Hier, 04:16 PM
Chapitre 25
J'ai la tête complètement à l'envers. Si le mot confusion veut dire quelque chose il s'applique à ce que je vis...
Je suis incapable de penser de façon cohérente. Mes idées jouent avec ma raison comme une boule de flipper qui rebondit de façon imprévisible et erratique...
Je marche sans dire un mot à côté de Robin, mécaniquement, en mode automatique sans avoir l'impression d'avoir une quelconque volonté. Je le suis, tel un zombie, le regard dans le vide...
Robin est perdu dans ses pensées lui aussi. Il joue machinalement avec le ballon et soudain s'arrête.
— Thomas, on s'assied un instant ? Thomas ?
— Oui d'accord si tu veux mais tu sais j'suis pas trop capable d'avoir une discussion intelligente...
— Moi non plus rassure toi ! C'est juste que je sais pas trop quoi penser...
— Alors on est deux car pour moi ça va dans tous les sens. Je suis encore sous le choc, je passe de la peur à la joie... Oh Robin j'ai eu si peur ! et je me jette dans ses bras.
— Thomas fais gaffe il y a plein de monde !
— Oui t'as raison ! On a fait suffisamment de conneries pour aujourd'hui...
— On s'en sort vraiment bien. Quand j'ai vu le début de la conversation avec Birgit j'ai cru que t'avais raison qu'elle allait nous jeter comme des pestiférés... pas toi ?
— Oh ben moi tu sais à part chialer... j'étais pas en état de penser...
— Ouai mais tu sais je crois que ça l'a vachement touchée. Elle a vu qu'on s'aimait et qu'on méritait mieux que la façon dont elle nous traitait...
— En tous les cas, elle a super bien réagi, j'en reviens toujours pas.
— Oui comme elle disait elle a été choquée et après elle a réfléchi et elle s'est un peu mise à notre place.
— Elle a parlé avec son cœur. Elle est géniale ! Mais putain qu'est-ce qu'elle m'a fait peur quand elle était en colère...
...
— Tu sais Robin, je me demande comment réagirait ma mère si je lui disait que je suis gay ? Comme Birgit ?
— Je sais pas moi non plus, mais comme Birgit, ce serait super car même s'il y a un premier moment difficile, après elle a vraiment été super compréhensive...
...
— Et pour ce soir ?
— Ecoute, laisse ce soir pour ce soir ! Là, franchement j'ai besoin de me défouler. Allons jouer au foot avec les autres. Ça va nous faire du bien de ne plus penser à rien pendant une heure ou deux.
— D'accord ! T'as raison on va se vider un peu la tête et j'en ai vraiment besoin...
...
On s'est bien éclaté au foot. Il y avait Franz et Maxim, le petit frère d'Angelika, Kathrin était là aussi, et les quatre Kirchman. On a joué sur la pelouse, dans le gigantesque jardin de Franz, à trois contre trois d'abord, sans gardien avec des tous petits buts et ensuite avec Kathrin et Angelika comme gardien. C'était super sympa. Les filles étaient un peu passoires mais ça a donné lieu à pas mal de fous rires et à la fin on en pouvait plus. On était autant crevé physiquement que vidé dans la tête. Exactement ce qui nous fallait.
Après on s'est installé sur la terrasse et nous avons bu comme des trous.Frau Keller, la mère de Franz est venue nous voir et on a discuté un peu. Elle nous a dit qu'on était les bienvenus chez eux et qu'elle appréciait beaucoup que Franz soit notre copain car elle aimait beaucoup la France, elle y avait vécu deux ans et qu'elle espérait y retourner bientôt. Elle nous a félicité pour notre niveau en allemand, bref que des compliments...
...
De retour chez les Kirchman, je n'en mène pas large. On a pas pu en reparler avec Robin, on était tout le temps avec Andreas et Florian, et je commence à gamberger sec...
Le repas se déroule comme à l'accoutumée, tranquillement. Dieter raconte une histoire qui s'est passée à son boulot, Birgit lui parle de ce qu'elle a acheté pour leurs vacances et nous, nous parlons de notre foot chez Franz et surtout des toiles énormes des deux gardiennes...
Une fois le dessert englouti, fromage blanc avec des framboises du jardin, alors que nous nous apprêtons à quitter la table, Birgit prend la parole.
— Etwas ist Heutzutage geschehen und ich hätte gern dass, wir alle eine Diskussion darüber hätten. (Quelque chose s'est passé aujourd'hui et j'aimerai qu'on ait tous ensemble une discussion la dessus.)
Dieter et les trois garçons la regardent interloqués, se demandant peut-être pour l'un ou pour l'autre quelle connerie il a pu faire et ce qui va leur tomber dessus....
Je suis tout d'un coup repris de frayeur et je regarde furtivement Robin qui n'a pas l'air bien lui non plus. Nous nous installons dans le salon et attendons la suite...
— Birgit : Also Heutzutage, habe ich zufällig entdeckt dass, Thomas und Robin sich liebten. Ich bin überrascht gewesen und ich glaube dass es besser für jemanden hier es zu wissen und ich möchte auch ihre Reaktion haben... (Aujourd'hui, j'ai découvert par hasard que Thomas et Robin s'aimaient. J'ai été très surprise et je crois que c'est préférable que chacun ici le sache. J'aimerai également avoir votre réaction...)
Une bombe aurait explosé dans le salon que ça n'aurait pas fait plus d'effet ! Je me tasse dans mon fauteuil, je voudrais disparaître. Robin, assis sur un gros coussin, plonge presque sous la table basse...
— Ihr seid Schwul! (Vous êtes PD !) dit spontanément Florian avec une mimique de dégout. Das ist Drekig !
— Florian man sagt nicht Schwul sondern Gay oder Homosexual, klar! (Florian on ne dit pas PD mais gay ou homosexuel, c'est clair!) le reprend vertement son père.
— Birgit : Was meinst du genau Florian ? (Que veux-tu dire exactement Florian ?)
— Florian : Ich meine die Homosexuale sind nicht normal, es ist wie eine Krankheit, man muss sich pflegen lassen und was sie machen ist schmutzig! (Les homosexuels ne sont pas normaux, c'est une maladie et il faut se faire soigner et ce qu'ils font est sale!)
— Dieter : Und was machen sie? (Et que font-ils ?)
— Florian : Vati du weißt es doch! (Papa tu le sais!) dit-il gêné.
...
— Birgit : Andreas was meinst du? (Andreas, ton avis ?)
Andreas prend son temps, il nous regarde tous les deux, un peu gêné et finit par répondre à sa mère.
— Andreas : Also es ist für mich keine Überraschung. Ich wusste schon dass Thomas gay war, weil wir beide davon schon gesprochen hatten. Dass Robin und Thomas sind verliebt, war ich nicht sicher aber ich hatte es gewusst... (Ce n'est pas une surprise pour moi. Je savais déjà que Thomas était gay car nous en avions parlé ensemble. Que Thomas et Robin s'aiment, je n'en étais pas tout à fait sûr mais je m'en doutais...)
Also das ist mir ganz egal dass sie gay sind. Sie sind meine Freunde und DAS IST WICHTIG für mich. (Surtout cela m'est complètement égal qu'ils soient gays. Ce sont mes amis et c'est Ça QUI EST IMPORTANT pour moi!)
Dieter regarde son grand fils longuement mais ne dit rien puis il regarde Birgit les yeux remplis, je crois, d'émotion et de fierté et tourne enfin la tête vers le petit Michaël.
— Dieter : Und du Michaël was hast du denn verstanden? (Et toi Michaël qu'est-ce que tu as compris ?)
Le petit garçon réfléchit avec application et déclare du haut de ses six ans.
— Michaël : Ich habe verstanden dass Thomas und Robin sich lieben (J'ai compris que Thomas et Robin s'aiment)
— Dieter : Ja und was bedeutet es? (Et qu'est-ce que ça veut dire ?)
— Michaël : Sie küssen sich... wie Andreas und Kathrin... (Ils s'embrassent... comme Andreas et Kathrin...)
— Andreas : Michaël !
— Birgit : Das lerne ich ! (Ça, je l'apprends!) dit Birgit étonnée alors qu'Andreas tout rouge devient à présent le centre d'intéret provisoire de la conversation...
...
— Dieter : Ich möchte auch ein Wort sagen. Ich werde nicht über ihr ein Urteil fällen. Aber für mich und während circa noch zehn Tagen, ihr gehört zu meiner Familie und ich bin sehr stolz darauf. (Je voudrai rajouter un mot. Je ne veux porter aucun jugement de valeur mais simplement vous dire que pour encore environ une dizaine de jours vous faites partie de ma famille et que j'en suis très fier.)
— Thomas : Dieter das betrifft mich sehr, vielen Dank (Ça me touche énormément Dieter, merci beaucoup) lui réponds-je les larmes aux yeux.
— Dieter : Nein Thomas, keinen Dank bitte, ich meine es, das ist alles. (Non Thomas, ne me remercie pas, je le pense, c'est tout.)
Et se tournant vers Florian
— Ich hätte gern dass du ein bisschen nachdenkst, und dass du eine wirkliche Meinung aufbaust und diese idiotische und böse Vorurteile verlässt, wir könnten in ein paar Tage davon wiedersprechen, oder? (J'aimerai bien que tu réfléchisses un peu, que tu te fasses ta propre opinion et que tu abandonnes ces préjugés imbéciles et méchants. On pourrait en reparler dans quelques jours, d'accord ?)
— Ja Vati. (Oui Papa)
— Birgit : Also, ich möchte ein Regel dieses Haus verändern, wenn ein Tür zu ist, muss man unbedingt erstens klopfen, zweitens warten auf ein Antwort und NUR dann einzutreten.
Das ist für alle hier und für alle Schlafzimmer dieses Haus. Klar? (Je voudrai changer une règle de cette maison. Quand une porte est fermée on devra premièrement frapper, deuxièmement attendre la réponse et SEULEMENT après entrer. C'est valable pour tout le monde ici et pour toutes les chambres. C'est clair ?)
— Klar! répondons nous tous en coeur.
— Birgit : Thomas, Robin, wollt ihr dass ihre Liebegeschichte geheim bleibt oder ist es ihr egal? (Thomas, Robin voulez-vous garder votre histoire reste secrète ou cela vous est égal ?)
— Thomas : Ich glaube es wäre leichter wenn es geheim bleiben würde. (Je crois que ce serait plus facile si ça restait secret)
— Robin : Ja, das meine ich auch. (C'est aussi mon avis)
— Dieter : Denn das ist unseres Geheimnis und niemand soll davon sprechen sonst werde ich sehr geärgert sein... (Donc c'est notre secret et personne ne doit en parler sinon ça risque de m'énerver...) dit-il en regardant tout le monde et même s'il finit sa phrase en souriant ça n'en veut pas moins dire...
— Birgit : So ich glaube dass diese Diskussion nicht unnötig war, wirklich nicht, Danke alle für ihre Offenheit und gute Nacht (Bien je crois que cette discussion n'a vraiment pas été inutile, merci à tous pour votre franchise et bonne nuit)
— Gute Nacht Mutti, gute Nacht Birgit répondons nous en coeur.
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J'ai la tête complètement à l'envers. Si le mot confusion veut dire quelque chose il s'applique à ce que je vis...
Je suis incapable de penser de façon cohérente. Mes idées jouent avec ma raison comme une boule de flipper qui rebondit de façon imprévisible et erratique...
Je marche sans dire un mot à côté de Robin, mécaniquement, en mode automatique sans avoir l'impression d'avoir une quelconque volonté. Je le suis, tel un zombie, le regard dans le vide...
Robin est perdu dans ses pensées lui aussi. Il joue machinalement avec le ballon et soudain s'arrête.
— Thomas, on s'assied un instant ? Thomas ?
— Oui d'accord si tu veux mais tu sais j'suis pas trop capable d'avoir une discussion intelligente...
— Moi non plus rassure toi ! C'est juste que je sais pas trop quoi penser...
— Alors on est deux car pour moi ça va dans tous les sens. Je suis encore sous le choc, je passe de la peur à la joie... Oh Robin j'ai eu si peur ! et je me jette dans ses bras.
— Thomas fais gaffe il y a plein de monde !
— Oui t'as raison ! On a fait suffisamment de conneries pour aujourd'hui...
— On s'en sort vraiment bien. Quand j'ai vu le début de la conversation avec Birgit j'ai cru que t'avais raison qu'elle allait nous jeter comme des pestiférés... pas toi ?
— Oh ben moi tu sais à part chialer... j'étais pas en état de penser...
— Ouai mais tu sais je crois que ça l'a vachement touchée. Elle a vu qu'on s'aimait et qu'on méritait mieux que la façon dont elle nous traitait...
— En tous les cas, elle a super bien réagi, j'en reviens toujours pas.
— Oui comme elle disait elle a été choquée et après elle a réfléchi et elle s'est un peu mise à notre place.
— Elle a parlé avec son cœur. Elle est géniale ! Mais putain qu'est-ce qu'elle m'a fait peur quand elle était en colère...
...
— Tu sais Robin, je me demande comment réagirait ma mère si je lui disait que je suis gay ? Comme Birgit ?
— Je sais pas moi non plus, mais comme Birgit, ce serait super car même s'il y a un premier moment difficile, après elle a vraiment été super compréhensive...
...
— Et pour ce soir ?
— Ecoute, laisse ce soir pour ce soir ! Là, franchement j'ai besoin de me défouler. Allons jouer au foot avec les autres. Ça va nous faire du bien de ne plus penser à rien pendant une heure ou deux.
— D'accord ! T'as raison on va se vider un peu la tête et j'en ai vraiment besoin...
...
On s'est bien éclaté au foot. Il y avait Franz et Maxim, le petit frère d'Angelika, Kathrin était là aussi, et les quatre Kirchman. On a joué sur la pelouse, dans le gigantesque jardin de Franz, à trois contre trois d'abord, sans gardien avec des tous petits buts et ensuite avec Kathrin et Angelika comme gardien. C'était super sympa. Les filles étaient un peu passoires mais ça a donné lieu à pas mal de fous rires et à la fin on en pouvait plus. On était autant crevé physiquement que vidé dans la tête. Exactement ce qui nous fallait.
Après on s'est installé sur la terrasse et nous avons bu comme des trous.Frau Keller, la mère de Franz est venue nous voir et on a discuté un peu. Elle nous a dit qu'on était les bienvenus chez eux et qu'elle appréciait beaucoup que Franz soit notre copain car elle aimait beaucoup la France, elle y avait vécu deux ans et qu'elle espérait y retourner bientôt. Elle nous a félicité pour notre niveau en allemand, bref que des compliments...
...
De retour chez les Kirchman, je n'en mène pas large. On a pas pu en reparler avec Robin, on était tout le temps avec Andreas et Florian, et je commence à gamberger sec...
Le repas se déroule comme à l'accoutumée, tranquillement. Dieter raconte une histoire qui s'est passée à son boulot, Birgit lui parle de ce qu'elle a acheté pour leurs vacances et nous, nous parlons de notre foot chez Franz et surtout des toiles énormes des deux gardiennes...
Une fois le dessert englouti, fromage blanc avec des framboises du jardin, alors que nous nous apprêtons à quitter la table, Birgit prend la parole.
— Etwas ist Heutzutage geschehen und ich hätte gern dass, wir alle eine Diskussion darüber hätten. (Quelque chose s'est passé aujourd'hui et j'aimerai qu'on ait tous ensemble une discussion la dessus.)
Dieter et les trois garçons la regardent interloqués, se demandant peut-être pour l'un ou pour l'autre quelle connerie il a pu faire et ce qui va leur tomber dessus....
Je suis tout d'un coup repris de frayeur et je regarde furtivement Robin qui n'a pas l'air bien lui non plus. Nous nous installons dans le salon et attendons la suite...
— Birgit : Also Heutzutage, habe ich zufällig entdeckt dass, Thomas und Robin sich liebten. Ich bin überrascht gewesen und ich glaube dass es besser für jemanden hier es zu wissen und ich möchte auch ihre Reaktion haben... (Aujourd'hui, j'ai découvert par hasard que Thomas et Robin s'aimaient. J'ai été très surprise et je crois que c'est préférable que chacun ici le sache. J'aimerai également avoir votre réaction...)
Une bombe aurait explosé dans le salon que ça n'aurait pas fait plus d'effet ! Je me tasse dans mon fauteuil, je voudrais disparaître. Robin, assis sur un gros coussin, plonge presque sous la table basse...
— Ihr seid Schwul! (Vous êtes PD !) dit spontanément Florian avec une mimique de dégout. Das ist Drekig !
— Florian man sagt nicht Schwul sondern Gay oder Homosexual, klar! (Florian on ne dit pas PD mais gay ou homosexuel, c'est clair!) le reprend vertement son père.
— Birgit : Was meinst du genau Florian ? (Que veux-tu dire exactement Florian ?)
— Florian : Ich meine die Homosexuale sind nicht normal, es ist wie eine Krankheit, man muss sich pflegen lassen und was sie machen ist schmutzig! (Les homosexuels ne sont pas normaux, c'est une maladie et il faut se faire soigner et ce qu'ils font est sale!)
— Dieter : Und was machen sie? (Et que font-ils ?)
— Florian : Vati du weißt es doch! (Papa tu le sais!) dit-il gêné.
...
— Birgit : Andreas was meinst du? (Andreas, ton avis ?)
Andreas prend son temps, il nous regarde tous les deux, un peu gêné et finit par répondre à sa mère.
— Andreas : Also es ist für mich keine Überraschung. Ich wusste schon dass Thomas gay war, weil wir beide davon schon gesprochen hatten. Dass Robin und Thomas sind verliebt, war ich nicht sicher aber ich hatte es gewusst... (Ce n'est pas une surprise pour moi. Je savais déjà que Thomas était gay car nous en avions parlé ensemble. Que Thomas et Robin s'aiment, je n'en étais pas tout à fait sûr mais je m'en doutais...)
Also das ist mir ganz egal dass sie gay sind. Sie sind meine Freunde und DAS IST WICHTIG für mich. (Surtout cela m'est complètement égal qu'ils soient gays. Ce sont mes amis et c'est Ça QUI EST IMPORTANT pour moi!)
Dieter regarde son grand fils longuement mais ne dit rien puis il regarde Birgit les yeux remplis, je crois, d'émotion et de fierté et tourne enfin la tête vers le petit Michaël.
— Dieter : Und du Michaël was hast du denn verstanden? (Et toi Michaël qu'est-ce que tu as compris ?)
Le petit garçon réfléchit avec application et déclare du haut de ses six ans.
— Michaël : Ich habe verstanden dass Thomas und Robin sich lieben (J'ai compris que Thomas et Robin s'aiment)
— Dieter : Ja und was bedeutet es? (Et qu'est-ce que ça veut dire ?)
— Michaël : Sie küssen sich... wie Andreas und Kathrin... (Ils s'embrassent... comme Andreas et Kathrin...)
— Andreas : Michaël !
— Birgit : Das lerne ich ! (Ça, je l'apprends!) dit Birgit étonnée alors qu'Andreas tout rouge devient à présent le centre d'intéret provisoire de la conversation...
...
— Dieter : Ich möchte auch ein Wort sagen. Ich werde nicht über ihr ein Urteil fällen. Aber für mich und während circa noch zehn Tagen, ihr gehört zu meiner Familie und ich bin sehr stolz darauf. (Je voudrai rajouter un mot. Je ne veux porter aucun jugement de valeur mais simplement vous dire que pour encore environ une dizaine de jours vous faites partie de ma famille et que j'en suis très fier.)
— Thomas : Dieter das betrifft mich sehr, vielen Dank (Ça me touche énormément Dieter, merci beaucoup) lui réponds-je les larmes aux yeux.
— Dieter : Nein Thomas, keinen Dank bitte, ich meine es, das ist alles. (Non Thomas, ne me remercie pas, je le pense, c'est tout.)
Et se tournant vers Florian
— Ich hätte gern dass du ein bisschen nachdenkst, und dass du eine wirkliche Meinung aufbaust und diese idiotische und böse Vorurteile verlässt, wir könnten in ein paar Tage davon wiedersprechen, oder? (J'aimerai bien que tu réfléchisses un peu, que tu te fasses ta propre opinion et que tu abandonnes ces préjugés imbéciles et méchants. On pourrait en reparler dans quelques jours, d'accord ?)
— Ja Vati. (Oui Papa)
— Birgit : Also, ich möchte ein Regel dieses Haus verändern, wenn ein Tür zu ist, muss man unbedingt erstens klopfen, zweitens warten auf ein Antwort und NUR dann einzutreten.
Das ist für alle hier und für alle Schlafzimmer dieses Haus. Klar? (Je voudrai changer une règle de cette maison. Quand une porte est fermée on devra premièrement frapper, deuxièmement attendre la réponse et SEULEMENT après entrer. C'est valable pour tout le monde ici et pour toutes les chambres. C'est clair ?)
— Klar! répondons nous tous en coeur.
— Birgit : Thomas, Robin, wollt ihr dass ihre Liebegeschichte geheim bleibt oder ist es ihr egal? (Thomas, Robin voulez-vous garder votre histoire reste secrète ou cela vous est égal ?)
— Thomas : Ich glaube es wäre leichter wenn es geheim bleiben würde. (Je crois que ce serait plus facile si ça restait secret)
— Robin : Ja, das meine ich auch. (C'est aussi mon avis)
— Dieter : Denn das ist unseres Geheimnis und niemand soll davon sprechen sonst werde ich sehr geärgert sein... (Donc c'est notre secret et personne ne doit en parler sinon ça risque de m'énerver...) dit-il en regardant tout le monde et même s'il finit sa phrase en souriant ça n'en veut pas moins dire...
— Birgit : So ich glaube dass diese Diskussion nicht unnötig war, wirklich nicht, Danke alle für ihre Offenheit und gute Nacht (Bien je crois que cette discussion n'a vraiment pas été inutile, merci à tous pour votre franchise et bonne nuit)
— Gute Nacht Mutti, gute Nacht Birgit répondons nous en coeur.
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