Bonjour Invité

fablelionsilencieux

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Les personnages de ces histoires, pas toutes, ont -parfois- des rapports non protégés. Il ne s’agit que d’un fantasme de l’auteur, et en aucun cas une incitation. Dans la vraie vie, pensez à utiliser des préservatifs !

D’après le principe du sujet collectif : à chacun son histoire.
Celui-ci est simple, écrire un texte plus ou moins long en s'inspirant d'une image (photo ou dessin) proposée par le joueur précédent.

Ce sont des récits -les miens en premiers- déjà sur Docti que je sauve de l'oubli. Si d'autres anciens textes de ACSH sont rajoutés par la suite la paternité de l'œuvre sera bien entendu respectée !

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Ils ont fini par l’acheter cette baraque… 

     

Dans son jus, mobilier du temps jadis et toiles d’araignées comprise et depuis c’est plan et re-plan, défilé d’architectes plus ou moins inspirés, plus ou moins talentueux, mais tous hors de prix… évidemment ils s’en foutent du prix, « budgets illimités » qu’ils ont dit, y sont pété de tunes ces vieux cons ! Surtout ne pas toucher au « cachet » de la cahutte, tout en lui faisant faire une cure de jouvence, passant de l’époque Napoléonienne au troisième millénaire d’un coup de crayon, écologique, domotique, acoustique, à énergie passive et j’en passe.

Cela durait depuis la toussaint, en sortant du cimetière ils avaient changé d’itinéraire pour ne pas repasser par la voirie en travaux traversée en venant, et ils avaient croisé le panneau mis là la veille, l’héritier récalcitrant, au bout de six ans de tractations, venait de signer avec les autres la vente de la propriété de l’aïeul passé de vie à trépas à l’âge de 101 ans, d’ailleurs ce ne sont pas ses neveux les héritiers mais les petits neveux, leurs parents mangeaient déjà des pissenlits par la racine alors que le vieillard pinçait toujours les fesses qui passaient à sa portée. « vieux cochons » disaient les mauvaises langues, « gentil et généreux » selon ses proches.

L’achat fut ratifié le lendemain et depuis la photo trône en bonne place dans l’entrée, puis moi, je n’aime pas ce manoir.

Il y avait toujours quatre concurrents en lisses, trois grosses boites d’architectes et un outsider, jeune et talentueux débutant plein d’idées novatrices et collant au cahier des charges à la virgule prêt.
on était fin juin et à part le remue-ménage des aller et venue de ces porteurs de tubes à dessins à l’appartement, rien n’avait été bougé sur place, seule une équipe de nettoyage était passée au début enlever les détritus du jardins et juste dépoussiérer le manoir, sans toucher à « l’authentique » disposition des lieux, pour que le visiteur éventuel s’en imprègne. Malgré le temps l’intérieur avait été épargné et peu de traces de squatteurs ou d’autres dégradations y étaient visibles, « ce qui en fait tout son intérêt ! » clamaient les proprios à qui avait la mauvaise idée d’en effleurer le sujet et ce malheureux avait droit, en long, en large et en travers au pédigré de la vieille bicoque -notre bébé, l’appelaient-ils- jusqu’aux désidératas des futurs travaux.
« Pour ma part on y fout le feu et on construit du neuf ! » osais-je dire un soir où ils étaient reparti sur La discutions, signatures ayant été apposées avec l’un des postulants maître-d ’œuvre. La fatigue, un reste de stress du bac, une poussée d’hormones ? Je ne saurais jamais exactement pourquoi mon masque avait craqué ce soir-là ! Mais, Dieux que je n’aime pas ce manoir !

que n’avais-je dit, exaspéré de les entendre tous les jours, du matin au soir ; on vivait manoir, on mangeait manoir, on dormait manoir et moi… je chiais manoir… ça leur suffisait pas l’appart à New-York, le chalet de 250m² à Courchevel, la villa à Saint-Trop -yacht à quai face à "Sénéquier"- et notre petit pied à terre parisien de tous les jours, loft de 300m² avec vue sur la tour Eiffel ?
Ben non ! Et du haut de ma majorité toute fraiche ( quatre petits jours) je le clamais haut et fort mon raz le bol de l’acquisition immobilière de mes bourges de parents ! Entre plats et dessert, comme on demande le sel, le souk complet et total en six secondes, d’une phrase j’étais passé de fils aimant et aimable, unique héritier de la fortune familiale, à … petit ingrat égoïste qui n’en fout pas une, … le cul dans le beurre trop longtemps … et sans considération pour le « dur » labeur de ses géniteurs … , patati -paternel- et patata -maternel- et patatras -pauvre de moi-, annulé le voyage aux Seychelles, confisquées les cartes de crédits, renvoyé au garage le 4X4 flambant neuf reçu en soufflant mes bougies, torpillé par le fond le mois d’août sur le yacht et le mot qui tue fut prononcé :

—Tu es majeur et peut partir voir si c’est mieux ailleurs, mais si tu restes tu ne récupèreras tes privilèges qu’après le travail que l’on va te confier...

Oh l’horrible menace, accompagnée des postillons de mon père, sa figure rouge vif à une dizaine de centimètres de la mienne qui devait être livide devant la perspective de mon inscription prochaine aux restos du cœur -pas comme donateur ou même bénévole, non- dans la fille avec les autres !

—… et en attendant tu es consigné en chambre, tu as une heure pour choisir, dans l’immédiat j’exige ton portable et ton ordinateur sur mon bureau dans deux minutes … Bouge-toi, allez ! Tic-tac, cent trois secondes…

Fini l’ado blasé, rebelle, libre et révolutionnaire dans sa tête, choc brutal avec la réalité des choses, ils me tenaient par les couilles en tenant les cordons de ma bourse !   
Cinquante sept minutes après y avoir déposé ma vie sociale virtuelle, et une migraine me vrillant les tympans, je toquais à la porte du bureau de mon père avec autant d’enthousiasme que Louis monta à l’échafaud, bien que ses maux de crane y furent soignés d’une façon radicale, je m’étais contenté de deux cachets effervescents dans un verre d’eau.

—Entre ! … Quel est ton choix ? attaqua le bourreau dès mon entrée dans l’arène.

C’est la tête basse et enfoncée entre mes épaules -protégeant mes oreilles-, mes mains tremblantes aux fonds des poches de mon jeans -protégeant ma q…- que je donnais réponse au matador me faisant face :

— Le travail, papa ! soufflais-je, en levant les yeux.

— À la bonne heure, fiston, nous allons pouvoir causer. Se détendit-il. Voilà ce que nous avons décidé ta mère et moi, pour cette réponse : tu as jusqu’au 15 août pour inventorier les biens et mobiliers du manoir, de la cave au grenier, pièce par pièce, avant leurs mises en gardiennage le temps des travaux. Ce sera ta punition ainsi que ta participation au chantier. Qu’en dis-tu ?

— Heuuu, je suis d’accord bien sûr, mais seul je ne pense pas y arriver … j’ai déjà pas idée de comment faire !

— Pas de soucis pour ça, tu ne seras pas seul mon grand, reprend tes affaires -pointant du regard mes gadgets électronique sur l’angle de sa table de travail- et prépare tes bagages, je t’y amène demain matin !

— ok, à demain ! Bonsoir, papa !

— Bonsoir Junior, dors bien.

***
Nous étions là vers les onze heures et mon père me faisait faire le tour des dernières pièces, vérifiant l’électricité et l’eau au passage tout en m’expliquant ce qu’il attendait de mon labeur, quand le bruit d’un moteur et quelques coups de clacksons se firent entendre, « Ah, le voici qui arrive » fit le paternel en se dirigeant précipitamment vers la sortie, moi sur ses talons, mais de loin, pensif à la tâche ingrate qui m’était insidieusement tombée dessus. Dieux que je n’aime pas ce manoir !
J’entendais son speech au débit rapide alors que je n’étais pas à la porte.

— Bonjour, vous avez fait bonne route ? Nous n’attendions plus que vous. Je vous abandonne avec Junior, ses bagages sont dans sa chambre, celle d’à côté vous attend, je me sauve j’ai tout juste le temps d’arriver au bureau pour ma vidéo-conférence. Bonne journée à vous deux. Bisous fiston ! cria-t-il pour finir.

— Bisous papa ! accompagna le bruit de sa portière et il démarrait en trombe que je n’avais pas encore vu le nouvel arrivant, caché par sa voiture, la tête penchée dans son coffre à la pèche aux valises.
Le *clac* du haillon fit échos à la claque visuelle résultant de la disparition métallique de mon champ de vision, j’avais devant moi le jeune architecte tout sourire. Jamais je ne l’avais vu de si près, ni regardé avec autant d’attention.
Fini le costume informe et terne de ses visites à mes parents. Il portait une chemise à carreau largement ouverte sur son torse musclé et glabre, avec un bermuda beige qui révélait des cuisses puissantes de sportif.
Aussi brun que j’étais blond, le teint mat, l’œil noisette et une fossette au menton. J’estimais entre 25 et 30 ans cette représentation parfaite de l’icône mâle. D’ailleurs si j’étais planté, en version Horse Guard aux grilles de Buckingham Palace, sur le perron du manoir. Je n’étais pas seul au garde à vous, une érection, aussi soudaine qu’inopinée et douloureuse, déformait très visiblement l’entre jambes de mon pantalon, et ce sans que je ne pense à le cacher, ma pauvre cervelle ne parvenant pas à reprendre le contrôle de mon corps.

— Bonjour moi c’est Fabrizio, tu me montre le chemin si tu veux bien ! … Oh, j’espère que ça ne te dérange pas que je te tutoie, on va vivre à deux jusqu’à la mi-août et j’aimerais autant que nous nous sentions bien ensemble, sans chichis ni tralala ! fit-il en me fixant sous la ceinture, une lueur grivoise dans le regard.

C’est comme ça que débuta les deux mois les plus merveilleux de ma vie, enchainant sur des années de bonheur et à l’âge de prendre ma pension avec mon architecte de mari, c’est vers notre coin de paradis que la balance de nos cœurs a penché.

J’ai toujours dit que j’aimais ce manoir !...   

Fin




 

fablelionsilencieux

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Le vélo rouge,


 



*BANG ! * Ouille…
Nom-de-Dieu-de bordel-de-merde-de-saloperie-de-ferraille-à-la-con…


Au bouquant, je me retournais. Le jeune homme qui venait de me dépasser avait pris une méchante gamelle sur les pavés mouillés.

Ils continuait à jurer contre sa monture, tout en essayant de se relever.

M’approchant pour l’aider, je constatais que, si le destrier rouge n’avait pas une griffe, il n’en était pas de même pour son cavalier. Sa cuisse et son flanc avaient pris le choc, son cuissard, au côté déchiré jusqu’à la hanche, laissait voir une belle estafilade sur la peau mise à nu. Partie du genoux et dévoilant l’aine, l’échancrure involontaire remontait à la taille du cascadeur en herbe. Sans sous-vêtement. C’est l’élastique de l’habit en lycra qui, seul textile ayant résisté à la chute, garantissait un semblant de dignité à son porteur. Et ce n’était pas son tee-shirt, moulant et un peu court, qui ferait rempart !

Après lui avoir donné un coup de main pour se relever, je mis l’objet criminel au piquet, en pénitence contre le mur.

Puis, en bon samaritain, je lui proposais de venir chez moi désinfecter la plaie. Mon logement n’étant pas à plus de cent mètres,

1/ Le gamin tombe dans les pattes d’un psychopathe et...

2/ Le jeune homme tombe sous le charme de son sauveur et...

3/ L’ado tombe dans une crise de parano, ameute le quartier en criant au viol et...

4/ L’enfant tombé est soigné à la sacristie par le curé et...

 …

ou

Le sportif, tout émotionné encore, fut pris en charge par son sauveur, bibliothécaire de son état. Puis, vite mis nu et soigné diligemment, à grand renfort de Betabine pour la blessure et de bonnes rasades de crémant pour son réconfort, c’est tout étonné qu’il se retrouva l’étendard au plus haut et...



« à chacun sa chute »

bech

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Je ne voie pas ce qui te fait dire au début "Les personnages de ces histoires ont des rapports non protégés".

Et sinon, pour le vélo rouge, il y a eu plusieurs suites, mais je me rappelais celle du préleveur d'organes qui y a renoncé avec ce jeune et beau mec.
Mais tu n'es pas l'auteur de cette suite.

fablelionsilencieux

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Je ne voie pas ce qui te fait dire au début "Les personnages de ces histoires ont des rapports non protégés".

Et sinon, pour le vélo rouge, il y a eu plusieurs suites, mais je me rappelais celle du préleveur d'organes qui y a renoncé avec ce jeune et beau mec.
Mais tu n'es pas l'auteur de cette suite.
Coucou @bech, j'ai rectifié ma phrase, puisque il n'y a pas de scène explicite dans chacune de mes histoires .
Et la deuxième mouture du vélo rouge, partant de mon récit multichoix, vient d'un "Anonymous", en effetftp://

fablelionsilencieux

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 Réchauffement climatique,                                           

Chaud, chaud à être malade, chaud à en crever, chaud à vouloir vivre à poils !

Nous sommes en 2036. Le mois de juin commence seulement et les températures sont déjà caniculaires. Malgré les rares vêtements que je porte -un bermuda et une chemisette de cotonnade- en sortant du bureau, une chape de plomb m’enveloppe instantanément. Les badauds que je croise sont tous en sueurs, accablés par cette fin de journée moite et étouffante. Des gamins jouent, nus ou quasi, dans les fontaines. Les autorités ferment les yeux sur la nudité dans les parcs et jardins, fussent-ils privés ou publics, tant que le comportement n’est pas répréhensible. (bien que quelques érections intempestives -et souvent contagieuses en groupe- soient parfois visibles chez de jeunes males, aux plaisirs des curieux)

Leur uniforme étant lui-même réduit à sa plus simple expression.


Avec des températures avoisinant les 35 degrés, la population ne se vêt plus qu’au minimum et de tissus les plus léger possibles, souvent en voile ou à mailles, ayant la faculté d’être traversés par le peu de vent tiède soufflant par moments. Je presse le pas, j’ai hâte de rentrer prendre une douche et retrouver une fraicheur relative, la plupart des climatiseurs ne pouvant atteindre, de leurs réglages basse consommation, que dix degrés de moins sur la température extérieure. En passant la porte d’entrée le bruit d’une machine à coudre m’amène à découvrir mon homme nu et en pleine création de recyclage, notre pauvre toutou cherchant la fraicheur du carrelage sous sa chaise.

Toutes, à peu de chose près, nos fringues en jeans sont sorties des armoires prêtent à perdre jambes, bras ou tout autre morceau afin de s’alléger et ainsi reprendre vie d’une nouvelle manière.
Il est beau mon chéri, mon double, je ne résiste pas à le prendre en photo, à l’instant même où il se rend compte que je suis rentré. Il abandonne sur le champ ses travaux de coutures et vient me faire un de ces câlin dont il a le secret.

La lippe gourmande et l’œil égrillard, c’est de sa voix sensuellement rauque qu’il me déclara.

― Je t’attendais pour passer sous la douche ! tout en terminant de me déshabiller.
 
Son érection appuyée contre la raie de mes fesses, n’avait rien de climatique… mais, celui-là, quel agréable réchauffement !!!

fin

fablelionsilencieux

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coup de matraque

Fort évidemment, vous vous en doutez, dix minutes, une bosse et quelques ecchymoses après ce cliché, je me trouvais au fond du panier à salade, direction le commissariat pour une nuit de violon.
La manifestation avait tourné court pour beaucoup d’entre nous et toutes les cellules étaient déjà en surcharges au moment de mon arrivée. C’était du travail à la chaîne, pour se faciliter les choses on défilait l’un après l’autres. Fouille sommaire, contrôle d’identité, empreintes et photos ne prirent guère plus d’une demi-heure avant que je ne suive un pandore au sous-sol.

J’étais dans les derniers du lot, les suivants seraient distribués dans les commissariats ayant une plus grande capacité d’accueil. Ici le quota était largement dépassé. La file indienne que je suivais comme veau pour l’abattoir m’indiquait la marche à suivre. Au bout du couloir il fallait se déshabiller jusqu’au calbut et mettre ses fringues dans un panier étiqueté à notre nom, puis passer dans la pièce adjacente et se foutre à poils, là, deux gardiens œuvraient pour la fouille au corps et, sous vêtement remis, l’on ressortait de l’autre côté, en direction des cachots.

J’étais l’avant dernier, un solide malabar en survêt me suivait et un jeune planton fermait la marche.
Plus qu’un devant moi et j’allais devoir me dévêtir, j’avais de plus en plus chaud.

Ma participation, presque involontaire, à la manif n’était vraiment pas prévue ce matin lors de mon habillage et, sous mon costume, ma peau intégralement épilée avait pour toute protection un fin string en dentelle rose.
Mon prédécesseur franchissait la porte alors que j’enlevais ma veste, dans le couloir nous n’étions plus que deux avec le jeune policier, celui-ci demanda au grand costaud d’en faire autant afin de gagner du temps. Nous ne portions plus que nos pantalons et il semblait aussi mal à l’aise que moi de devoir ôter ce dernier bout de tissu, c’est cote à cote et de concert que ceux-ci descendirent sur nos mollets… la tête que nous devions faire devait valoir son pesant d’or… lui, tout en muscles et joliment bronzé, avec un jock-strap clouté en cuir noir plus que bien rempli, moi, crevette d’albâtre en froufrou fuchsia translucide !

C’est, venu de notre dos, le coup de sifflet admiratif du flic qui nous sorti de cet état de stupeur.

En nous retournant vers lui, on put constater un sourire coquin sur sa bouille et qu’une seconde matraque prenait place dans son uniforme. Ça allait être notre tour et pour éviter l’homophobie de ses collègues il nous fit mettre nu, prit nos parures fantaisistes en poche et vint avec nous à la fouille sous prétexte de devoir nous mettre à l’isolement pour rébellion et puis enregistrer nos déposition à chaud, les étages étant encore tous occupés et en ébullitions.




La nuit fut courte et agitée avec ces deux lascars et ce ne fut pas plaie ou bosse la partie la plus douloureuse au matin…

Fin

emmanolife

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Merci, cher Lion, pour ce florilège.

fablelionsilencieux

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Voie ferrée !!

 
J’ai beau être geek et n’avoir la majorité que depuis peu, je fais pourtant partie d’une équipe de bénévoles éco-responsables depuis déjà trois ans, les Anti-inciviC ou les « A-C ».
L’action du moment, ce jour-là, était le ramassage des détritus laissé dans la nature par des touristes criminels ou inconscients, se foutant de l’impact de ceux-ci sur la faune et la flore environnante à plus ou moins long terme.

Lors de l’attribution des surfaces à couvrir, je m’était arrangé pour avoir la parcelle la plus éloignée du terrain, en bordure de l’ancienne voie ferrée, de peur à avoir à nouveau à me coltiner la pipelette de service. Cette bonne femme arrivait à parler plus qu’elle ne respirait, très gentille et très serviable, mais très, très insupportable et le souvenir de notre dernière sortie me hérissais toujours les poils d’effrois. « Moulin à parole et voix de crécelle ! » comme dirait mon père.

Short court de running bleu roi, tee-shirt au couleur de l’association, gants de protection et grosse chaussures de randonnées aux pieds, j’en étais à remplir mon deuxième sacs quand sortant des fourrés et, grimpant sur le talus, une vision insolite s’offrit à ma vue.
Un homme nu avançait lentement sur l’un des rails, jeune, peau totalement glabre et fort bien fait, il ressemblait à un funambule sur son fil … costume à paillettes en moins !

J’ai eu le réflexe de sortir mon iPhone pour prendre une photo en vitesse, avant de poursuivre ma montée.

Le bruit de mes pas sur le ballast le fit se retourner et, si la vue de face confirmait la plastique toute aussi lisse et impeccable que celle de dos, son visage aux traits harmonieusement anguleux m’offrit, lui, un timide sourire et son regard semblait légèrement dans le vague. Il ne pensa même pas à couvrir le morceau de choix qui pendait entre ses jambes.

—Bonjour, vous allez bien ? Vous me semblez un peu perdu, je peux vous aider ?

—Oui, me dire où nous sommes ? Je n’ai aucune idée de la façon, ni du comment j’y suis arrivé ! Je me suis réveillé dans une espèce de cabane vide au bord d’une clairière un peu plus loin il y a quelques minutes, alors que dans mon souvenir je prenais un dernier verre avant de rentrer dormir … et puis, mis à part la gueule de bois, plus rien !

—On se trouve sur l’ancienne voie ferrée, à l’arrière des terrains qui jouxtent le parc d’attraction.

—Mince ! Je vois où c’est. Ça fait une trotte pour retourner chez moi et dans ma tenue c’est pas gagné. Ricana-t-il.

—Eh bien, on peut dire que vous le prenez plutôt pas mal, c’est assez surprenant je dois dire. Me grattant la tête, perplexe devant le bonhomme. Vous voulez que je prévienne la police ou quelqu’un d’autre, à moins q…

—Holà, du calme mon gars ! J’ai dit que je savais pas où ni comment, j’ai pas dit que je savais pas pourquoi je suis là. Comme tu connais déjà tout de mon anatomie, fit-il, pivotant sur lui-même en écartant les bras, tu peux bien savoir comment cette histoire de fou a commencé et tu peux me tutoyer.

Il m’expliqua, sans rentrer dans les détails, que s’il se trouvait dans cette galère c’était à la suite du pari de trop et que c’était pas un pari comme un autre celui-là, le dernier de l’année, c’était LE pari qu’il ne fallait pas perdre. Le pari le plus stupide qu’il ait jamais fait…

—Putain ! cette idée à la noix que j’ai eu de dire « chiche ! »
Ça m’apprendra à être têtu comme une mule et à avoir un esprit de compétition hors normes qui m’embarque dans du casse-gueule même quand je ne suis pas sûr de mon coup.

… Et il l’avait perdu son pari !

Avec ça pas question de marche arrière ni que le gagnant se contente de plates excuses.
Celui-ci jubilait, quand il lui prouva noir sur blanc qu’il avait raison.

Perdant habituel, pensant surement à sa vengeance future avec délectation, après la dernière humiliation qu’il avait subi par sa faute : un week-end habiller en soubrette sexy et talons aiguilles à obéir aux ordres des colocs de fac présents ces jours-là (six sur les dix de la maisonnée, si j’ai bien suivi ses explications, d’une sorte de fraternité sportive), ce qu’il n’arrivait pas à digérer.


il lui fallut admettre ses torts, accepter sa défaite en public et attendre l’exécution de la revanche du looser.


Le perdant, selon les termes, devait être ‘kidnappé’ en quelque sorte, entre la date des derniers examens et avant le jour du départ de tous en vacances, une semaine plus tard. Ensuite, emmené à un endroit situé dans un rayon de 20 km, il devait revenir par ses propres moyens et, dans la tenue du moment, sans un autre bout de tissu, sans aide extérieure pour se déplacer et évidemment sans l’intervention des forces de l’ordre, être rentré avant les douze coup de minuit.
Persuadé d’en être le futur gagnant il n’avait pas fait préciser les limites, cherchant déjà à imaginer la tenue de déguisement la plus ridicule possible pour son rival … et, celui-ci sûr de son coup, ayant toutes les cartes en mains avait trouvé l’extrême : à poil, en tenue d’Adam sans même l’ombre de la plus petite feuille de vigne !



— Alors, dit-il avec un sourire en coin, tu comprends mon dilemme ?

Je n’avais pas quitté des yeux son anatomie durant toute son explication et je ne m’étais pas rendu compte que lui surveillait depuis peu l’excroissance grandissant dans mon fin et petit short de sport.

Et, alors qu’il prononçait sa dernière phrase, j’admirais la montée inexorable de son engin.

—… Enfin ! mes dilemmes ! reprit-il en tanguant du bassin, son sexe roide jouant le métronome.

Je devais Avoir viré instantanément au rouge cramoisi, tant mes joues de puceau me brulaient …
Il tendit le bras et, tirant sur la lanière de la pochette que je portais en bandoulière, me fit venir contre lui.
Il me prit par la nuque d’une main afin d’avoir sa bouche à hauteur de mon oreille

—J’ai l’impression que je ne te laisse pas indifférent, vu la façon dont ceci s’est déployé. Fit-il, malaxant de l’autre main mon entre-jambe.

Je n’ai pas eu le temps de penser à répondre que j’avais déjà sa langue dans ma bouche, mes neurones s’entrechoquant plus vite qu’une bille de flipper lancée à toute allure dans une partie endiablée.

Depuis le temps que je fantasmais au prince charmant via mes lectures ou les vidéos sur mon ordi, ici, il m’en tombait un du ciel, prêt à l’emploi et mieux sous tous les angles que dans mes rêves les plus fous.

Mais, si mon cerveau était partiellement HS, mes mains ne l’étaient pas et se mirent en mode autonome, elles commencèrent une exploration méthodique de toutes les parties à leurs portées. Je ne leurs connaissais pas cette fonction (pilotage automatique en temps de brouillard neuronal) pourtant très utile.


Je ne sais plus trop comment nous avons franchi l’orée des arbres mais nous y sommes passés et il avait dû m’y entraîner, car j’ai souvenir que sa main encerclait mon poignet.


Une fois dans le sous-bois, où une petite clairière au sol moussu nous attendait, je lui dis qu’il est mon premier et avoue une petite appréhension.

—N'empêche mon joli, on est là pour se faire du bien et que du bien, pour toi, je prendrais le temps qu’il faut, après je pourrais encore finir mon gage dans le chrono imparti.

Il arbora à nouveau ce sourire insolent et lubrique, lâcha mon bras et doucement me retira mon t-shirt, dévoilant sous ses yeux mon corps fin d’ado, peu musculeux, blanc et imberbe, tout son contraire et, en un mot pour moi, “imparfait”.
Pourtant, alors qu’il faisait glisser mon short sur mes pieds,  libérant ma trique en me mettant nu, il me dévorait des yeux comme si il voyait la plus belle et alléchante des pâtisseries.


outre mon phone, mes clés, mon portefeuille et quelques autres babioles, je trimballais depuis plus de six mois, à côté d’une boite de tic-tac presque vide et mon vieux couteau suisse, la boite de capote + gel distribuée lors du passage au bahut d’une équipe de prévention sur les MST.
Je les sortis de leur cachette dans un moment de lucidité…



*Coupure pub, interlude et pose d’un bandeau « scène coupée par le CSA » (conseil supérieur de l'audiovisuel) *



…Après ce moment de pure folie il partit, non sans m’avoir donné toutes ses coordonnées et roulé une dernière pelle, habillé d’un de mes grands sac poubelles transformé en poncho.

Il fut rentré avant l’heure, et l’autre enragé le traitant de tricheur et de mauvais perdant, se fit remonter les bretelles par l’un des condisciples servant de juge « Tu as précisé : sans un autre bout de tissu ! Hors le sac est en plastique, donc chalenge de fin réussi ». Il fulminait encore le lendemain en partant, sachant que dans deux mois il risquerait à tout instant d’avoir la monnaie de sa pièce, c’était leur dernière année…

Comment je connais la suite ?!


Il me l’a raconté de vive voix, entre deux gros câlins.



Fin

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(Pour la petite histoire, alors que les tourtereaux forniquaient dans la boisée :
 
Le SAMU fut appelé pour une mamy ayant fait un malaise cardiaque, la vue inratable depuis la grande roue de Walibi ou elle avait pris place avec ses petits-fils -des jumeaux fêtant leurs 16 ans- lui avait été fatale au moment où, après son indignation primaire de catho coincée et déjà proche de l'apoplexie, alors qu'elle avait en ligne de mire "l'action" -mieux-que-dans-un-porno-sorti-des-meilleurs-studios-gay-du-moment-la-gymnastique-rythmique-de-leurs-couple-phare-hunk+twink, se retournant pour reprendre souffle, elle compris pour sa descendance; vu que ceux-ci regardaient l’abomination mains en fond de poches et se masturbaient de concert, une lueurs lubriques d’envie à l’œil … synchrones ils jouirent dans leurs calbut à l'instant où la vieille émettait un gargouillis bizarre, blanche comme un linceul et les mains sur le cœur, s'effondrait sur le sol de la cabine ...

 et avec cet extrait vous n'avez pas une ligne sur les galipettes des garçons qui, eux, n'entendirent même pas les sirènes hurler !


emmanolife

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Une nouvelle rencontre ! Si mignonne, si peu cochonne ! Merci, Lion.

fablelionsilencieux

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Drôle de rêve,

Salut moi c’est Jamie Fox et j'ai fait un drôle de rêve !

Une vieille caravane avait été transformée en poulailler et un renardeau, l’ayant découvert, y vint nuitamment dans l’espoir d’y faire bombance de chair. Il trouva le moyen d’y pénétré et dans cette pénombre complice, il rêvait de se frotter à un tendre poulet, aux cuisses charnues, à la poitrine délicate et au croupion alléchant. Le passage par lequel il s’était faufilé le conduisit à une porte cadenassée. Forcé de faire demi-tour ? avant, il réfléchit à une autre solution. Rien, pas le moindre trou de souris ou glisser sa truffe, à part une forme indistincte qu’il venait de repérer dans un coin si noir qu’il ne l’avait vu en entrant. Il allait partir, résigné, la queue entre les pattes, quand la masse qu’il fixait bougea et se mis à avancer. Bloquant toute possibilité de retraite, le coq venait de se réveiller. Surveillant l’intrus, il étira ses membres, ce qui fit ressortir sa puissante musculature. Une lueur lubrique dans l’œil (Il est de notoriété publique que les gallinacés sont très portés sur la chose) il se rua sur le jeune canidé…

Le charivari et les actes barbares qui suivirent furent si bestial et paillard que l’on m’impose ici la censure ! (Ce fut hard et hot)


Tout est que, aux aurores le petit chasseur roux reparti la démarche laborieuse, une agréable douleur au bas des reins et avec un air béat sur la face. Alors que, perché sur le toit, le coq chantait plus fort que jamais l’éveil de l’astre solaire !

C’est à ce moment là que ma mère à tambouriné sur la porte de ma chambre en criant au travers « Debout, la marmotte ! il est déjà 11 heures, tu as assez dormi ! ».
Douché et habillé, je la retrouvais en cuisine où elle préparait le repas dominical. Je lui fis la bise et dis :

—Hum, ça sent bon ! Qu’est-ce qu’on mange ?
— Poulet sauté sauce chasseur !
?!?

Fin

fablelionsilencieux

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Coming out !?!

- Benoit ?... Benoit ?... Tu es où mon… Ah, tu es là mon lapin, tu avais disparu et j’ai eu peur. Je vois que tu as trouvé de vieilles photos.

- Oui papy ! C’est papa quand il était jeune, là, mais c’est qui dans l’eau ?

- Ah, là, c’est daddy, lui c’est Daniel si je me souviens bien, et puis tonton Tim, là, la tête à côté du ponton. Daddy et papa allaient fêter leurs 16 ans, c’est l’année ou ils ont fait leur dernier grand camp de vacances.
Et c’est ce jour-là qu’il a avoué avoir des sentiments autres que d’amitié à ton daddy.

- Ben ! Comment tu le sais ?

- Ha, ha ! c’est la première chose qu’il m’a raconté en rentrant, tonton Tim, en tant que grand frère et présent sur place, a été le premier à l’apprendre le lendemain et moi trois jours plus tard à leurs retour. Puis, quand les photos ont été développées, il m’a précisé en me la montrant « c’est le soir de sa prise que j’ai eu le courage d’ouvrir mon cœur, j’avais une de ces trouille ! Bien plus que le ‘chiche, tous à poils dans l’eau !’ qui avait été crié par l’un de nous. »

- Mais pourquoi il avait peur, il était pas content de devenir son chéri ?

- Si, bien sûr, mais malgré tout c’est jamais évident de ‘déclarer sa flamme’ comme on disait de mon temps, en plus à un garçon, même s’il savait que pour nous ça ne poserait aucun soucis, mon frère, son tonton Fred, ayant depuis longtemps fait son coming-out auprès de la famille et ça n’avait pas trop fait de dégâts, les coincés ont été virés vite fait bien fait par notre paternel et pour moi ça ne changeait rien, c’était mon grand frère, point ! qu’il vienne avec un copain n’y changeait rien et mes fils ont eu l’éducation pour ne pas voir cette différence comme anormale. Donc pour lui c’était plus la peur de perdre un ami cher que de nous dire sa découverte des amours garçonnier. Six mois que Daddy avait atterri dans notre village avec ses parents et que, depuis, une amitié grandissait sans cesse, je pense qu’il a dit oui, avant la fin de la question sur sa participation au camp. Ils allaient être deux sous tente, tout un mois sans en connaître sa finalité.

- Et après ?

- Après… l’amour de vacances que certains croyaient feu de paille… ils sont restés ensemble et, études finies, ils ont annoncé leur mariage, puis à leurs vingt-cinquième année ils ont voulu un enfant. Tu as débarqué, démarche comprise, vingt-six mois plus tard d’une mère porteuse, mais tout ça tu le sais déjà.
Puis, douze ans plus tard, nous sommes réuni pour ton anniversaire… et toi tu te planque ici !?…


-… Papy ?

- Oui mon grand !

- J’ai… je… je dois te dire quelque chose… je suis amoureux !

- Ben alors mon grand, c’est normal à ton âge les premiers coups de cœur !

- Oui, peut-être… mais c’est une fille !!

- Ha, ha, ha, ha ! Et tu crois que les papas vont dire quelque chose pour ça, tu es trop, toi ! Comme tous bons parents qui se respectent, c’est le bonheur de leur enfant qui doit primer, rien d’autre et comme ils t’adorent, garçon, fille, couleur ou religion n’y changerons rien. Crois-moi.
Allez ! Tu viens, on doit nous attendre pour souffler tes bougies… petit Roméo !

fablelionsilencieux

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Lui, moi, nous, l’éternité…


Moi, l’obscur, le sans grade, le sans titre, l’insignifiant, le roturier moins que rien… Gervase Bloempot, malgré ma dégaine de manant, passager clandestin, il m’avait remarqué !

Lui, l’aristo, le hautain, vicomte Alonzo de Santa Carolo di Minécarbona, ce milord venu d’Italie, le teint mat sur un masque blasé de convenances, la chevelure aussi sombre que son regard d’encre de Chine. Avec cet aspect froid et rigide des gens de sa condition, aussi raide que son faux col derrière le nœud papillon virginal de son smoking de soirée. Il m’avait souri !

Ma tête sous mon indisciplinée blondeur refusait ce que mes billes d’azur incrédules lui avaient fournies comme images. Il m’avait touché l’âme !

Saturé des mondanités de première classe, il était descendu après diner s’encanailler avec les joueurs de la troisième classe. Il avait pris place à mes côtés durant la partie de dés. Perdant sans sourciller des sommes vertigineuses pour le commun. Comme si cet argent ne représentait rien pour ce personnage ténébreux. Son aura mystérieuse m’attirant telle la flamme d’une bougie fascine les papillons de nuit. C’est à ce moment-là que nos regards se sont croisés … recroisés … entamant une discussion muette … semblable si dissemblable s’apprivoisant … et, au bout des trois quarts d’heure suivant son arrivée, l’invitation à l’accompagner fumer une cigarette dans les coursives. La belle excuse !

Sans besoin d’échanger de paroles, nous nous sommes enfoncés dans les entrailles du navire, une calle contenant des murs de caisses marchandes a perçu nos premiers mots, contenu nos premiers contacts et c’est là, caché entre coque et cargaison, nus sur de vieilles couvertures que nous avons laissé libre cours à nos débordements masculins … tantôt réceptacle, tantôt pourvoyeur, toujours demandeurs.
Actes sublimés par l’osmose créée de notre plus qu’improbable rencontre. Mieux surement, dans cet espace exigu peu éclairé et bercé des ronronnements de moteurs, que dans un palace avec un autre que lui … et ses yeux me témoignait la réciprocité de sentiments.
Enfin repus du charnel mais affamés de connivences spirituelles, entre baisers et caresses, nous avons pu échanger des mots …


— Si je ne comprends pas tout à ce qui m’arrive, j’ai au moins une certitude bien acquise, en partant pour l’Eldorado vers ce monde nouveau et meilleur, j’ai découvert avant même d’y débarquer le bonheur … je t’aime Alonzo !

— Je t'aime aussi blondinet, tu m’entends, je t'aime Servase, ce que nul n’était parvenu à faire jusqu’ici tu l’as fait ! Tu as volé mon cœur et je ne sais pas encore comment nous allons faire pour avoir un futur commun, mais rien ni personne ne pourra nous séparer... jamais !

— C'est si bon de t’entendre Alonzo, ma vie sera désormais à tes cotés...

Un immense choc secoue et fait trembler tout le navire, soudain avec un bruit atroce et grinçant la coque se déchire alors qu’une immense vague d'eau glaciale jaillit dans la calle, emportant les deux amants dans la mort et l'amour éternel.

Nous sommes le 14 avril 1912, il est 23 h 40.
Le Titanic va bientôt envoyer ses premiers signaux de détresses !

· · · — — — · · · ;  · · · — — — · · · ;  · · · — — — · · · ;  · · · — — — · · · ;  · · · — —


Fin ··−· ·· −·


bech

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Vu le titre de la discussion, je peux moi aussi mettre une histoire que j'ai publiée dans cette rubrique.



Terry : Bien dormi chéri ?
Willy : Impec ! Et toi ?
Terry : Idem, mais j'ai été réveillé par la lumière et je suis déjà sortie faire un tour.
Willy : Il fait toujours aussi beau.
Terry : Oui, un ciel bleu sans nuages.
Willy : Comme d'habitude ...
T : Remarque à l'époque où il y avait du temps gris, qu'on ne pouvait pas sortir sans se mouiller, c'était pas forcément plus agréable.
W : C'est sûr, mais il devait y avoir moins de problèmes.
T : Pas évident, il arrivait qu'il y ait des inondations.
W : Ouais, comme quoi, on est passé d'une extrémité à l'autre.

T : Ça te dirais de faire un peu de toilette ?
W : Tu es fou, avec quoi ?
T : , avec quelques copains, on a trouvé ce qu'il faut.
W : Tu sais, le savon sec, c'est pas génial, je préfère éviter de l'utiliser trop souvent, ça irrite la peau.
T : Ouais, le savon sec effectivement, mieux vaut de pas l'utiliser trop souvent. Moi, ça fait 3 semaines et demie que je ne me suis pas lavé.
W : Pareil. Mieux vaut éviter ce genre de décapant. Un lavage, ça fait 3 jours de peau qui pèle et des démangeaisons.
T : Justement, pour aujourd'hui, on a mieux à te proposer.
W : Quoi ?
T : De l'eau !
W : Tu es fou, au prix que ça coûte !
T : T'inquiètes, comme je viens de le dire. On a ce qu'il faut.
W : Mais ça va faire de l'eau qui ne sera pas disponible pour boire.
T : Ça tu sais très bien que ce n'est pas un problème. Avec le recyclage de la sueur et des urines, on ne meurt quand même pas de soif.
W : Oui, c'est vrai que le progrès technique issu de l'exploration spatiale, ça a du bon.
...
W : Mais c'est quand même pas croyable comme les choses ont changé en quelques dizaines d'années. Tien, je vais te raconter une histoire.
T : Vas y.
W : Hé bien, mon grand oncle, quant il était jeune, il est allé faire une randonnée dans les calanques de Marseille.
T : Et alors ?
W : Bien entendu, il avait pris de l'eau, mais après une journée de marche, il ne lui en restait plus beaucoup.
T : La mer ne devait pas être loin, mais à cette époque là, on ne devait pas vendre des gourdes désalinisatrices.
W : En effet, et donc, il arrive à une calanque où il y a quelques habitants, et il demande de l'eau à une maison.
T : Normal, s'ils ont des robinets.
W : Il n'y en a pas à cet endroit là. Et d'ailleurs, le monsieur lui a répondu : "ici, l'eau, elle est plus chère que le pastis !"
T : Déjà à cette époque là ?
W : Peut être pas. D'ailleurs, mon grand oncle a pensé que ce marseillais se foutait de lui. Il a donc continué sa randonnée avec le peu d'eau qui restait.
T : Effectivement !
W : Mais tu connais pas la meilleure ?
T : Non.
W : Hé bien, quelques années après, il est revenu faire une randonnée dans ce secteur.
T : Et alors ?
W : Même problème pour l'eau. Il en a demandé à des gens, et on lui a répondu que l'eau était plus chère que le pastis !
T : Ces marseillais se sont donnés le mot.
W : Oui, sauf que cette fois là, il a pensé à demander combien coûtait le pastis.
T : Et alors ?
W : Hé bien, ils l'offraient ! Donc, il a bu un ou deux verres de pastis avec les habitants de la calanque, et après, ils ont été d'accord pour remplir sa gourde d'eau.
T : Hi hi, comme quoi, il fallait y penser...
W : Du reste, de nos jours, l'eau est presque aussi chère que le pastis.
T : C'est sûr.
W : Ils ont baissé les taxes sur l'anis, ce qui fait qu'en France le pastis est au même prix qu'en Espagne, mais avec la difficulté d'avoir de l'eau, on n'en boit pas souvent.

Le téléphone de Terry se met à sonner.

Terry : Allo ... oui, oui, on va arriver ...
Willy : Qui c'était ?
Terry : Félix et David. Allez viens, tu vas pouvoir faire une bonne toilette.
Willy : C'est assez bizarre que tu proposes ça, en plus, pourquoi ce serait à moi d'en profiter ?

Terry serre Willy dans ses bras et l'embrasse sur la bouche.

T : T'inquiètes, comme je l'ai dit. Tu te pose trop de questions. Allez viens, éventuellement, on s'habillera après.
W : C'est sûr ! On ne va pas mettre des vêtement pour les enlever juste après à cause de la toilette.
T : Il y a encore moins de 10 ans, les gens le faisaient.
W : Ouais. C'est au moins l'avantage des nouvelles lois, avec cette chaleur, on n'est pas obligés de s'habiller.
T : En plus, ça évite la lessive. Juste des draps de lit au bout de quelques semaines.
W : C'est sûr. Dire qu'il y a 50 ans, dans certains familles, ils faisaient plusieurs lessives pas semaine !
T : Autre temps, autres moeurs. S'il n'y avait pas eu le changement climatique, on serait peut être encore forcés de s'habiller.
W : Oui, même pour se baigner dans la mer. Ils avaient un vêtement spécial appelé maillot qu'ils mettaient sur la plage.
T : Et ça me rappelle ma petite cousine la première fois que ses parents l'ont emmené à la mer ... lors d'une baignade il y avait des vagues, et même si ses parents la tenaient par la main, elle est tombée et elle s'est mise à pleurer.
W : Elle s'est fait mal ?
T : Non. Mais elle avait mouillé le maillot.
W : Hi hi.

Terry fait un bisou à Willy et l'entraîne dehors en le tenant par la main.
T : Bon, c'est pas tout ça, on va la faire cette toilette ?

T : Voilà, on arrive.
W : On n'est pas les seuls.
T : Ouais, bon, voilà, il y a bien 2 litres d'eau pour se laver et du vrai savon comme avant ...
W : Wouaou ! Le luxe ! Mais je ne comprends toujours pas pourquoi, c'est moi qui aurai ce privilège.
T : T'occupes pas de ça comme j'ai dit, profites d'une bonne toilette.
W : Avec 2 litres d'eau, on pourrait faire ça à deux. Et un peu de nettoyage ne ferait pas de mal à tes beaux cheveux.
T : D'accord si tu veux mon amour.

Terry serre Willy dans ses bras et l'embrasse de nouveau.

Willy : Et qu'est-ce qu'ils font les autres. Même Mikaël vient de sortir son nouveau holloscope ! Hé, les gars, vous connaissez comme moi la loi sur le droit à l'image. Holofilmez tout ce que vous voulez, mais pour les publications, je dois donner l'autorisation et s'il y a des bénéfices, je mérite bien 30 % sur le recettes, étant l'acteur principal.
Raph : T'en fais pas, on connaît les lois.
Mikaël : Et même si ça te parais bizarre Willy, on n'a aucune mauvaise intention.
Willy : D'accord. En plus, c'est vrai que d'ici 10 ou 20 ans, des holofilms d'un mec qui se douche, ça risque d'être rare.
Terry : Raison de plus pour en profiter maintenant, mon chéri.

Terry se plaque derrière Willy avec les bras contre sa poitrine.

Terry : Allez, vas y, En versant un peu d'eau sur nos têtes, on en profitera tous les deux et effectivement, tu as raison, c'est plus économique que si tu te lavais tout seul. En plus, je pourrais te savonner et toi aussi.

Willy verse de l'eau sur sa tête en mettant le seau un peu en arrière pour que Terry en profite aussi. Ensuite, les 2 garçons se font face et chacun prend du savon pour frictionner les cheveux de l'autre. Pour le rinçage de la tête, Terry s'arrange pour que l'eau coule sur leur poitrine. Les deux garçons se frictionnent et se savonnent mutuellement. Willy oublie ses camarades venus les observer et plusieurs d'entre eux holofilmer la scène pour profiter pleinement de l'instant présent.

Willy : Mmmmm. Oh oui, ça faisait longtemps qu'on n'avait pas eu l'occasion de se laver.

Willy : Mmmmm. C'est bon. Dans le dos aussi. Oui, c'est ça. Mmmmm. A l'entrejambe.

Terry : Mmmmm. Tu avais raison mon pote, c'est encore mieux d'en profiter tous les deux, vas y mon amour.

Les deux garçons, continuent à se frictionner les différentes partie du corps.

Willy : Woaouh, c'est super. Trop bien ! Et en plus, on va être tous propres !

10 minutes après, les deux garçons viennent de se sécher avec une serviette.

Terry : Alors, mon chou, ça va ?
Willy : Oh oui, ça fait du bien d'être propre ! Mais je n'ai toujours pas compris pourquoi c'est moi qui ai eu ce privilège, même si je t'en ai fait profiter.

Terry : Pour tes vingt ans mon chéri.
Le groupe des autres garçons : Joyeux anniversaire, joyeux anniiveerrsaiiiiire ...

Terry embrasse Willy.

Willy : Comment, on est déjà le 1er avril ?

Willy regarde sa montre qui lui confirme la date. Il saute sur Terry qu'il embrasse fougueusement.
Willy, finit par poser la tête contre l'épaule de Terry et sanglote.

Willy : Merci mon pote, c'était une très bonne idée.
Terry : Et tu sais, je ne suis pas le seul à avoir travaillé pour qu'elle se réalise.

Willy s'écarte de Terry pour faire face aux autres garçons. Après leur éteinte, les pénis de Terry et Willy monte vers le ciel. Willy a les yeux remplis de larmes et se les essuie d'une main.

Willy : Merci les gars, c'était un superbe cadeau d'anniversaire et pour les holofilms, c'était une bonne idée de conserver un souvenir de cette douche. Vous me montrerez ça. J'ai envie de fêter ça avec vous tous. Ça vous dit de faire la fête ?

Le groupe de garçons (après quelques applaudissements) : Ouais !

Le groupe de garçons : Joyeux anniversaire, joyeux anniiveerrsaiiiiire ...
« Modifié: 08 août 2020 par bech »

fablelionsilencieux

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Tu a bien fait, les textes de ACSH sont tous les bienvenus !
De plus ça nous permet de (re)lire (pour les anciens) nos petits délires...