Bonjour Invité

lelivredejeremie

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Plutôt amusant, et léger, surtout les passages concernant la mamy, curieuse mais finalement assez cool, elles le sont généralement, je me dis  :)
Juste un peu étrange qu'au terme d'un séjour +- long, Gregory appelle toujours Côme 'Mr Dusapin', est-ce par éthique, ou pour se moquer parce qu'il s'est viandé sur le tronc d'un conifère qui traversait la piste devant lui ?  ;D
Some girls can make my day, but only boys make my hole weak.

KLO7514

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Pas mal ce p'tit conte bien troussé sinon...retroussé. Quoique, à l'hosto, le Grégo ne s'est pas privé de retrousser le drap pour avoir une vue "générale" sur le panorama (du lac ) de...Côme 8) chez Dusapin.
Hors sujet mais à propos du patronyme du skieur. Pub : «Si vous avez un percement à  faire sur bois, pierre, béton, métal... et quelle que soit la dureté, une seule marque : BEAUSAPIN car Beausapin, roi des forêts ♪♫♫♫♪...»
Bien à vous tous et ne cherchez pas trop à percer le secret!
KLO.

stuka132

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Plutôt amusant, et léger, surtout les passages concernant la mamy, curieuse mais finalement assez cool, elles le sont généralement, je me dis  :)


oui  en general  , elles le sont....   sauf  au mariages du cousin  ou inlassablement  elle me repetait " alors  bientot ton tour??" ce qui m'agacait, ne pouvant  repondre!!! jusqu au deces de l oncle où arrivé au cimetierre  j ai vu  celle ci  ,  ces mots me sont revenus en tete!!! mais  je n ai pas ose  ce jour la   lui servir !!! ;D ;D ;D

Lange128

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  • Bis repetita placent
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Ma grand-mère m’avait reproché, alors qu’elle était âgée et avait de la peine à marcher, de ne pas lui donner le bras correctement, et c’était, à son avis, parce que je n’avais pas d’amie. J’avais été surpris de ce reproche.
Récits en cours :
Deux cousins - Deuxième partie
Nouvelles

Récits finis :
Un samedi à Whitby
Joël chez l'urologue (medfet)
L'invasion des Spermiphages - Le retour (gay cette fois)

Immunité (SF, gay, derniers épisodes)
Suite et fin de ce récit ici. Vous pouvez en lire le début, le début de « Deux cousins » ainsi que mes anciens textes sur Gai-Éros où je publie sous le pseudo de Jules1291 :
Ma page personnelle sur Gai-Éros

Nostalgique

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« Le facteur remplaçant se déniaise en tournée »

Depuis des années, à croire qu'il était immortel, mon facteur avait une tête de croque-mort  à faire peur au point que je n'allait chercher mon courrier que l'après-midi afin d'être certain de ne pas le rencontrer au pied de mon immeuble. Soyons clair, professionnellement je ne pouvais rien lui reprocher et pour tant j'avais peur de lui, peur qu'il m'annonce une mauvaise nouvelle qu'il aurait concocté lui-même.
J'attendais une lettre urgente aussi je descendais après le passage de notre postier mais à onze heures il n'avait toujours pas paru, midi, toujours rien. L'après-midi était finissante, aucun courrier n'avait été délivré. Que se passait-il, notre croque-mort avait-il rejoint le royaume des morts ? Était-il un mort vivant ou un vivant mort ?
Je m'apprêtais à contacter l'administration des postes lorsqu'un soir la sonnette de ma porte se manifesta par un très appel, presque timide. Un très jeune éphèbe était à la porte, d'une beauté angélique avec un vêtement blanc tellement léger qu'on pouvait admirer son corps comme s'il venait de naître. Je le pris immédiatement par la main pour le faire entrer chez moi malgré ma tenue légère, j'étais nu car entrain de me coucher. J'avais l'impression de le connaître sans pourtant réussir à mettre un nom sur son visage. Il avait l'air de parfaitement connaître mon appartement car il m'amena directement dans ma couche de 200 cm de large ce qui me donnait beaucoup de liberté pour accueillir mes hôtes et me permettais toutes les fantaisies issues de mon esprit et mes hormones. Déjà je salivais à la perspective d'un baiser très personnalisé, mon sexe avait immédiatement réagi sachant pertinemment ce que j'allais attendre de lui, mon gland était déjà pourvu du nécessaire pour glisser sans problème dans le cul que je devinais sous le léger linge qui couvrait mon visiteur inconnu. Mon visiteur jouait de tous ses attraits en me caressant
Ma télévision était éteinte depuis un bon moment lorsque j'entendis une publicité proclamant "Prenez l'élixir "éternel" qui vous donnera une nouvelle jeunesse pour le restant de votre vie.
Cette réclame n'était pas encore achevée que j'entendis un grand éclat de rire, sardonique. Mon éphèbe dont je me promettait mont et merveille avait disparu, dans mon lit j'avais mon croque-mort avec son sexe flasque qui jetait des éclairs et qui croquait mes testicules qu'il avalait gloutonnement.
Mon réveil sonnait 7 heures, j'étais seul dans mon lit, dans un bain de sueur et de sperme. A 9 heures, mon croque-mort sonnait à ma porte pour me délivrer la lettre urgente que j'attendais.




lelivredejeremie

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Moralité, les garçons trop beaux, apparemment parfaits et apparus de nulle part, il faut s'en méfier, même en rêve, ils vous laissent avec le souvenir d'un plaisir qu'on n'a même pas réalisé  :(
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KLO7514

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Ah, quels moments désagréables notre subconscient nous procure-t-il dans nos rêves!Cela tient parfois du cauchemar et peut nous faire faire des mouvements de défense dans notre sommeil : l'armoire du grand père proche de mon lit (l'armoire, pas le grand père!) en sait quelque chose. Elle reçut un beau jour ou plutôt une "belle" nuit, un grand coup de pied de votre serviteur, en plein sur la partie centrale, en un «boom» lugubre qui réveilla madame à mes côtés. J'en fus quitte pour lui expliquer que je repoussais ainsi un gorille vindicatif voulant l'atteindre de ses pattes velues. Le fier chevalier ne sut jamais la suite de cette histoire ni ce qu'il advint du gorille! Seule, une légère trace persista sur son petit orteil gauche durant quelques jours.

fablelionsilencieux

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Hospitalisé, troisième lit:



Ça fait cinq minutes que Tomasz m’assomme de reproches, et je commence à en avoir légèrement plein le cul, c’est-à-dire, à tous les coups, bien plus que lorsqu’il l’occupait réellement ! Vu que bon, '‘la taille ne compte pas', faut le dire vite, ses douze centimètres ne m’ont jamais fait trop planer. Puis que 'vite' s’applique pas mal à lui, aussi… Raison pour laquelle je m’étais le plus souvent résigné à des branlettes bien plus satisfaisantes, tout comme, à son endroit, à des fellations rapidement conclues. Sauf que la dernière, j’avoue, n’était pas un trop bon plan.
— Tu vois, Tomasz, ça me saoule un peu que tu parles des dégâts à ta caisse de Kéké, alors que mon téléphone est intact mais depuis deux jours que je ici, la jambe en extension, tu ne t’es pas donné la peine d’appeler une seule fois.
— OUAIS, deux jours où je cours les garages pour faire réparer à moindre frais, au mieux, j’en ai pour TROIS MILLE BOULES, tu comptes participer ? Après tout, C’EST DE TA FAUTE, TU SUCES TROP BIEN ! J’ai juste… un peu perdu le contrôle.
— A quatre-vingt à l’heure sur l’autoroute ! On s’en sort bien, je me dis, et j’admets que c’était un peu inconscient, mais je l’ai juste fait parce que tu l’as exigé en me menaçant de me planter sur une aire d’autoroute à Pétaouchnok, ET TU L’AURAIS FAIT !
C’est à ce moment-là que la porte s’est ouverte sur l’homme en blouse blanche, la quarantaine séduisante, jamais vu, qui a regardé Tomasz de haut en bas, et a posément dit "Jeune homme, vous allez laisser mon patient en paix, ou je vous fais expulser de l’hôpital par la sécurité, sans parler de poursuites pour agression."
Mon mec… mon désormais ex, qui n’a jamais été très courageux, s’est liquéfié et est sorti de la chambre comme un voleur, me laissant presque certain que je ne le reverrais plus jamais. Sans grand regret.
— Merci, et je suis désolé, c’est un sale con" ai-je murmuré.
— Pas de quoi" a-t-il répondu de sa voix grave, "’Je ne suis pas ici que pour poser des bandes de contention, mais parfois pour faire la loi" a-t-il ajouté en passant un doigt léger sur ma jambe jusqu’à mon pied, avant de glisser sur mes orteils découverts "Joli, ça. Et pas que ça. Il est peut-être un… ce que tu as dit, mais il a bon goût" a-t-il conclu, avant de quitter ma chambre avec un sourire indéfinissable.
'C’était quoi, ça ? Ce mec serait un fétichiste du pied ? Au moins un truc que Tomasz m’aura épargné' ai-je alors pensé.

Il a fallu trois jours avant que, bataillant avec mes béquilles, je croise le médecin qui m’avait… sauvé de Tomasz, à la cafétaria de l’hosto, et que les conditions de notre première entrevue me pètent à l’esprit.
— Ça va mieux ? Il t’a laissé tranquille" a-t-il gentiment questionné.
— Oui, merci, bien mieux. Et oui aussi, mais…
— Mais ?
— C’est pas que… Sauf que oui, ça me tracasse un peu, vous… avez entendu notre… conversation ?
— Plus une altercation, à mon sens, ce garçon devrait apprendre à gérer sa colère, mais sinon, oui, désolé, je passais quelques-uns de mes patients – dont tu n’es pas - en revue avec l’infirmière-chef devant ta chambre, et je n’ai pas pu m’empêcher d’entendre.
— Les conditions de l’accident… Vous avez dû me trouver très stupide. Sinon, ne me jugez pas, s’il vous plait.
— On commet tous des erreurs" a-t-il murmuré, complice.
— Pas vous, en tout cas pas professionnelles, vous ne seriez plus là.
— Ah ! Non, je voulais dire… à propos de ce qu’on pense être des sentiments, et vraiment, je ne te jugerais jamais.
— ?
— Hmmm… Toi, tu peux comprendre, j’imagine, alors… Je me suis marié, et j’ai une fille, Sophia, que j’adore, mais avec sa mère, ce n’était pas idéal. Pas… mon idéal, à tout le moins. Là, nous divorçons. Hmmm, je ne sais pas pourquoi je te raconte tout ça.
— Oh !
— C’est ainsi. Mais même si je ne suis pas ton médecin, nous ne devrions de toute manière pas avoir cette conversation.
— Pourquoi ? J’aime bien… déjà, parler avec vous ! Les mecs de mon âge…" ai-je soufflé, aussi faussement innocent – mais aussi avec autant d’innuendo - que je le pouvais.
Il m’a regardé très sérieusement, puis a lâché à voix basse "Parce que j’ai près de vingt ans de plus que toi, mais que pour être parfaitement honnête, là, j’aimerais remonter le temps, juste sortir de la fac, et entamer mon internat, ma vie pourrait être tellement différente."

(***)

Le jour où j’ai quitté l’hôpital, une infirmière m’a remis une copie de mon dossier médical que j’ai ouvert par curiosité, pour y trouver, collé sur la deuxième page, un post-it disant 'En cas de problème, si mon collègue en charge de ton dossier ne peut pas se libérer, prends rendez-vous avec moi, je te trouverai une place… dans mon calendrier professionnel, déjà' suivi de son cachet 'Tobias Kalsheuer – Orthopédie'.

(***)

— Aaah ! Toby… A… attends !
— Je t’ai fait mal ? Ta jambe ? Je pensais qu’en missionnaire… mais veux tu qu’on passe en cuillère ?
A moitié par réflexe, et peut-être un peu pour le rassurer, j’ai pressé le mollet de ma jambe valide sur sa taille.
— Non, c’est… pas ça, juste que… j’allais jouir ! Et sans… Sans me toucher. C’est…
— Vraiment ?
— Tu le sais très bien, ça ne m’arrive qu’avec toi, ça, mais j’ai aussi quelques trucs dans ma manche, docteur… Continue, lentement, profondément…
— Soit, mais toi, arrête… les… contractions de tes… Ooooh… tes muscles périnéaux et… ton sphincteeer ! Aaah !
'Quand d’autres en oublient presque leurs seconds prénoms, il reste médicalement technique jusque dans l’orgasme', me suis-je dit, en l’imaginant, plus que je ressentais vraiment, se répandre en moi.

Nous avons enfilé un boxer, pour trouver Sophia dans la cuisine, tartinant un toast de Nutella, qui sans lever les yeux a grogné "vous faites du bruit en dormant, puis t’as parlé… de facteur, je crois".
— De… ?
— Oui, je l’ai entendu aussi, ça. Mais tu l’as prononcé… sphacteur, avec s-p-h" ai-je murmuré à l’attention de Toby sur un ton espiègle.
— J’ai… rêvé qu’il m’apportait un très… très beau cadeau" a-t-il balbutié, tout en me jetant un regard fiévreux. "Sinon, ça s’appelle ronfler, ma puce, c’est un truc de grandes personnes".
— Papa ne ronflait pas avec Maman’’ m'a-t-elle lâché, perdant déjà intérêt au dialogue.
'Vraiment ?' ai-je mimé des lèvres en tournant le visage – et une grimace perverse - vers Tobias, dont les yeux fixaient le plafond, avec un air faussement innocent…

emmanolife

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Sûr qu'il n'y aura pas de commentaire du Renardeau cette fois-ci, parce qu'on reconnait clairement sa patte. C'est enlevé, charmant, un peu plus trash que ce qu'il produit actuellement pour scribmuche, pour le plus grand plaisir de ses lecteurs. :)

KLO7514

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Ooooh, que voilà un bienfaisant thérapeute qui prend bien soin des patients, surtout quand ils ne sont pas vraiment les siens à l'hôpital. Mais, une fois la sortie signée et l'entière liberté retrouvée, une autre vie commence -et aussi ...UN "vi" nouveau, presque comme  le "beaujolpif" le 16 novembre !
Un bien joli petit conte, agréable à lire. Merci à monsieur son auteur...quel qu'il soit.
KLO.

fablelionsilencieux

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Hospitalisé, quatrième lit:



Il lui sembla être beau, ce docteur-là, à Nicolas... avant qu'il perdît les sens.
En cette nuit de juin, il s'était retrouvé aux urgences, et il se réveilla le lendemain matin endolori et seul dans une chambre évidemment blanche.
Une infirmière parut, entre deux âges et engageante, qui lui fit avaler quelques cachets. Il reprenait vie, ce gentil mecton de vingt ans, après l'agression dont il avait été l'objet la nuit précédente. Homophobe, l'agression.
Et vers midi, ayant récupéré, il s'entendit dire qu'il pouvait y aller. Or il allait vers la sortie en empruntant un long couloir lorsqu'il croisa un mec en blouse blanche... en lequel il reconnut son agresseur.
Une seconde plus tard, il se retournait et le héla :
— Eh, Monsieur ! La sortie, c'est bien par ici, ou par là ?
Et pas de doute, l'air du mec était celui du sale con qui lui avait intimé de le sucer avant qu'il ne lui tordît les couilles... et qu'il en reçût un fameux ramponneau.1
Le mec ne le reconnut apparemment pas, mais c'était lui, pas de doute ! Du coup, il alla vers le bureau des infirmières, qu'il venait de quitter, et il demanda :
— J'ai absolument besoin de voir le médecin qui m'a reçu hier soir, aux urgences, s'il vous plaît !
— Il n'est pas ici dans la journée, et ne commence son service qu'à vingt-deux heures trente. Laissez-lui un message, on lui donnera !
— Mais... Oh... Oui, oui !
Où Nicolas précisa que la chose était de la dernière importance, laissant son adresse mail, et son téléphone.
Le soir même, un samedi, il était appelé, à dix heures et demie du soir.
— Bonsoir ! Vous vous êtes évanoui, alors que vous commenciez à me raconter votre histoire, une agression, en apparence... Je connais ça... Mais en quoi cela a-t-il une importance si grande ? demanda une voix douce.
— Monsieur... Docteur... si vous avez une minute...
Et Nicolas de conter son aventure, à la stupéfaction du médecin.
— Oui, c'est grave. Avez-vous porté plainte ?
— J'y vais demain matin.
— Pourrais-je vous y accompagner ? Je termine mon service à sept heures demain matin et...
Bien sûr, que Nicolas accepta ! Et bien évidemment aussi qu'il commença à se faire de jolies petites histoires dans sa tête, alors qu'il n'avait vu le docteur que quelques minutes, et en étant mal en point... Il ne savait même du reste la couleur des ses yeux, ni celle de ses cheveux !
Dimanche matin : rendez-vous au commissariat. Il hésitait à entrer quand une main se posa sur son épaule :
— Nicolas ? Bonjour !
Ah oui, qu'il était beau, le docteur ! Assez grand, mince, avec un joli visage fin et ouvert, lui donnant à la fois un air masculin et une allure enfantine... Des yeux bleus et un adorable sourire complétaient ce délicieux ensemble.
On entra donc au commissariat, et le docteur y alla aussi de son témoignage. Puis il pria Nicolas en un café voisin.
— Mais... vous allez pas dormir, Monsieur ? osa Nicolas.
— Non, je dors avant d'aller bosser. Et puis... si on se tutoyait ? Moi, c'est Rémi.
— Oh ! C'est rare, ça... et joli aussi.
— Merci, fit le docteur avec un sourire à damner les anges.
Avant de soumettre Nicolas à un interrogatoire serré, mais tout en finesse... au point qu'iceluy ne se rendit compte de rien. Avant tout, cependant, il comprit que Rémi était un mec bien, sérieux, et s'intéressant à lui. Et il en avait besoin, Nicolas !
— Cette histoire me pose un rude problème, tu sais ? Je vais devoir t'aider à confondre le coupable, et l'on verra ça comme si je dénonçais un collègue... Mais bon ! Je n'ai pas le choix. Il faut poursuivre le combat et...
— Le combat ? coupa doucement Nicolas, étonné.
— Contre l'homophobie. Une de mes petits cousins a fait une tentative de suicide à seize ans ; il s'en est sorti mais il a quitté la famille et on ne l' a plus jamais revu.
— Oh !...
— Je me promets de le retrouver un un jour ou l'autre, mais là, je commence ma carrière, et j'ai beaucoup de boulot à l'hôpital. Et puis... je ne vis pas seul... J'ai une copine.
— Ah !
— Nous nous reverrons donc, car je compte bien agir contre ton agresseur, et vite !
Les choses ne traînèrent pas, en vérité, car l'agresseur fut convoqué par la police dès le lendemain. Il mentit, évidemment, mais une confrontation, le surlendemain, avec Nicolas lui fit perdre de sa superbe.
Le docteur témoigna contre lui, arguant de propos maintes fois entendus, et le malandrin fut envoyé devant le juge, et renvoyé de l'hôpital.
Non sans que Rémi lui fît passer un examen de conscience, si l'on peut dire, devant le psy de l'hôpital. D'où l'on apprit que ce jeune homme n'avait jamais digéré la gaytitude de son p'tit frère...
— Et toi, comment tu vas, maintenant ? demanda Rémi à Nicolas une dizaine plus tard.
— Oh !... Je... j'ai toujours peur de sortir et...
— Tu veux que je t'accompagne ?
— T'as ta vie, et rien à faire avec moi...
— Je ne suis pas prisonnier de ma vie, tu sais ? Et si je peux t'aider, un peu, à reprendre confiance en toi...
— T'es gentil, mais...
— Oui ?
— Oui.
Le soir même, on était au Héron rond, brasserie sympa au style très altmodisch,2 devant une vaste chope de Leffe.
— Ici, c'est un endroit tranquille, non ? demanda le docteur avec son sourire ravageur.
— Faudrait juste pas en sortir !
— Tu seras pas tout seul, ce soir.
On causa donc fort gentiment, et Nicolas se sentit en confiance avec ce mec, qui avait pile sept ans de plus que lui mais ne le faisait jamais sentir.
— Bon ! J'te raccompagne chez toi ? dit enfin Rémi.
On quitta donc l’établissement, cependant encore bien animé, vers onze heures. Et paf ! On tomba juste sur une scène déjà connue : une agression dans une ruelle voisine.
Où Rémi surprit grandement Nicolas en sautant sur l'agresseur pour le neutraliser d'une simple clé de judo.
— Tiens ! Patrick ! On dirait que t'as pas tout compris, toi ! Bon ! Tu viens causer chez moi, ou tu préfères les flics ?
Car le mec était l'agresseur de Nicolas... qui tremblait dans son coin.
Toujours bloqué par Rémi, le mec accepta de suivre, tandis qu'il fut demandé à la victime de ne pas porter plainte — mais Rémi lui demanda son numéro de téléphone.
Le docteur logeant tout près, le nommé Patrick, dûment tenu par le bras, y fut mené incontinent.
— Hop ! Tout le monde à poil ! ordonna le docteur, à l'intense surprise d'un Nicolas qui suivit pourtant le mouvement... comme son agresseur.
Il ne fut pas déçu, ce loupiot-là ! Car outre que le docteur était d'une exquise finesse délicatement velue, la brute homophobe était une authentique et esthétique merveille : entendez qu'elle était velue de sombre, cette bestiole, et très joliment musclée. Et pourvue d'une belle petite gueule d'amour... Tête à claques, aussi, mais enfin...
— Bon ! Puisque tu sembles aimer les bites, mon gars Patrick, t'en a d'jà deux à sucer, là ! C'est parti !
— Maiiis !... bêla le mecton, tandis que Rémi lui mettait d'autorité sa jolie mais encore molle pine sous le nez.
— Hop ! T'ouvres la bouche, ou c'est la guillotine !
— Nooon ! gémit le mec en ouvrant péniblement la bouche.
Ce bel objet enfourné, Rémi se tourna vers Nicolas :
— Tu me donnes la tienne, mon grand ?
— Mais... Tu...
— Viens, bébé.
Ô le sublime instant qu'iceluy ! Car oncques il n'avait été sucé, le jeune Nicolas. Dire qu'il trouva ça bien serait mentir, car il fut vite aux anges, ce minet ! Et banda, banda !...
— Allez, Patrick, maintenant tu suces notre petit pote, hein ? T'as une belle queue, tu sais ? Allez, j'te branle !
Ainsi fut fait. Le gars Patrick était rudement équipé d'un  épais braquemart non mutilé. Superbe engin, en vérité, révélé dès avant que le docteur le manipulât.
Patrick suça donc sa ci-devant victime. Et ma foi assez gentiment... tandis que Rémi lui agitait le rondin.
Vite, donc, les choses s'établirent en toute urbanité : on se fit une gentille partie à trois. Où même le supposé homophobe fut prié de niquer le docteur... tout en bouffant la rondelle de Nicolas, qui se faisait pomper le nœud par Rémi. Or donc, un beau moment, comme vous le devinez.
— Quand on vous dit que les homophobes sont en bonne part des gays refoulés ! dit enfin Rémi.
— Non ! Je suis pas... comme ça, moi, protesta Patrick.
— Dis pas que t'as pas pris ton pied avec nous !
— Non, mais...
— Peut-être que... il aime le sexe, tout simplement ? osa timidement Nicolas, venant au secours d'un Patrick qui eut un genre de sourire.
— Patrick ? demanda le docteur.
— Oui, je crois que c'est ça.
— Bon ! Merci Nicolas ! Donc toi, est-ce que t'es capable, maintenant, de plus casser la gueule aux gays... avec qui t'aimerais t'envoyer en l'air, au contraire ?
— Euh... fit le mecton en baissant les yeux.
— Si t'aimes le cul... ça, on l'a bien vu... tu dois être capable de l'assumer... et de pas tout mélanger. T'es p'têt' bisexuel, tu crois pas ?
— Je sais pas... murmura le garçon, piteux, oui, p'têt'...
— On va se revoir, tous les deux : faut qu'on cause.
On relâcha le garçon, et Rémi prit Nicolas en ses bras.
— Bien, comme tu l'as défendu !
— Oh ! Je pensais pas que...
— Mais t'avais sans doute raison. Je vais le cuisiner un peu plus. Il te plaît, n'est-ce pas ?
— Oh ! fit Nicolas en rougissant vivement.
— T'es un gentil mec, toi, continua Rémi en venant prendre doucement la bouche du jeune homme.
Moment de tendresse, s'il en fut ! Nicolas ne savait plus trop où il en était, en vérité. Oui, le docteur était adorable, et bi affirmé, lui... mais le rude Patrick lui avait fait de l'effet, aussi ! Et même... il l'avait trouvé non seulement excitant, mais attirant. Bref... pas clair, tout ça !
Nicolas eut cependant le courage de s'en ouvrir à Rémi.
— Te mets pas la rate au court-bouillon ! répondit celui-ci en un grand sourire, et laisse venir ! Apparemment, il est calmé, et... il commence à aimer la vie. Sa vraie vie.
Quelques jours plus tard, appel de Rémi :
— J'ai parlé longuement avec ton p'tit con de Patrick... Il a convenu de ce que je pensais... et il m'a bien sucé, et plus si... Je vais le faire réintégrer à l'hôpital. Je crois pas que ce soit un mauvais mec... Maintenant, c'est à toi de t'en faire un pote... de baise d'abord... voire...
De fait, ce fut un Nicolas totalement éberlué qui reçut, une semaine plus tard (semaine entièrement passée à se branler en pensant au viril Patrick) un appel de son excitant agresseur.
— Je voudrais... m'excuser... si tu veux bien... Nicolas.
Une demi heure plus tard paraissait chez Nicolas la jolie brute. Une chaste étreinte fit cependant bander Nicolas... ce qui fit sourire Patrick.
— P'tain... t'es chaud, toi ! souffla celui-ci.
— J'essaye de t'imiter.
— Oh !
La suite fut celle que vous espériez : des plus charmantes. Après avoir dûment enculé Nicolas, puis l'avoir fait jouir de la belle façon après une pipe olympique, Patrick tenta de s'excuser de son agression ; Nicolas le laissa parler (conseil de Rémi), et l'assura de sa bienveillance... devant le juge.
Dès lors se mit en place une relation d'abord timide — Nicolas ne voulait pas brusquer Patrick — mais sympa. Une fois par semaine, on passait une soirée sexe... sans aller bien au-delà que ce qu'on faisait toujours : Patrick baisait Nicolas, puis le suçait et le faisait gicler.
Un matin, Nicolas reçut cette invitation de Rémi :
— Tu viens chez moi ce soir... avec Patrick, hop !
Il était à poil, le fin docteur, quand il ouvrit à Nicolas.
— Je sais pas s'il t'a dit, ton connard, mais... il est prêt pour passer à la vitesse supérieure...
— Hein ? Mais quoi ? coupa Nicolas, achevant de se déloquer.
— Il a fini par m'autoriser à l'enculer... mais j'ai pensé que c'était à toi de le dépuceler. Il est prêt pour ça, ce soir... mais je lui ai pas dit que tu serais là.
— Rémi ! Mais t'es fou !
— Je sais qu'il te baise toutes les semaines... et tu n'aurais pas envie de le lui faire aussi... alors que tu me l'as fait ? Et que tu l'aimes, surtout... non ?
— Oh, ça... murmura Nicolas en baissant les yeux.
On sonna : Patrick, qui eut une seconde d'effroi en apercevant Nicolas, nu dans le salon. Mais qui se déshabilla sans moufter, tandis que les autres échangeaient des regards complices... Et Rémi déclara à voix basse :
— Tu sais que Nicolas te trouve vachement beau, Patrick ?
Le garçon sourit maladroitement, et contraint... mais qu'il fut beau, à cet instant, aux yeux de Nicolas !
Un signe de Rémi indiqua à Nicolas d'aller bouffer la velue rondelle de Patrick... et les choses s'engagèrent avec délicatesse. Rémi incita ces jeunes gens à s'unir le plus étroitement et... son plan réussit parfaitement. Mieux ! Patrick osa dire à Nicolas qu'il aimerait le voir plus souvent.
Depuis, les choses se sont bien améliorées, dans la commune ! Bien qu'on aille de temps à autre prendre les conseils du docteur, on y va plus par courtoisie que par réel besoin, car... ces jeunes gens on fait des progrès, en l'art de l'amour.
Mais on n'y va pas non plus à reculons, car... chez le docteur, on ne s'ennuie pas ! Surtout depuis qu'il a recruté un brancardier, noir Antillais de toute beauté, qui se prête à toutes les fantaisies de ces Messieurs... sans jamais quitter un sourire à damner les soviets les plus atrabilaires !

lelivredejeremie

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Dr Rémi pousse la conscience professionnelle vraiment très loin, déjà l'empathie poussée au-delà du strict cadre médical (et encore  ::) ), puis enfoncer un collègue, sur un cas tristement banal, il faut dire... Ensuite, son 'investissement personnel' dans la thérapie de reconstruction de Patrick, de la part d'un supposé hétéro en couple, qui ne l'est donc pas tellement...

Après, j'ai un grief de base contre les médecins, pour des trucs, mais il y a un Rémi dans l'immeuble, qui pourrait être un Nicolas, et qui me plait (argument à la c**, je sais), du coup, le perso prend du crédit  :)

Pas de bulles, cette fois, mais des tournures de phrase très Loukloukiennes, je pense  ;)
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KLO7514

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Avec un très léger retard dû à des travaux de voie -et de nuit- sur la ligne, j'ai réussi à venir profiter d'un nouveau petit conte charmant aussi bien que charmeur. Les ..."corps médicaux", si j'ose le dire ainsi, révèlent leur splendeur et leurs ébats. Ainsi donc, le beau et fin Rémi, sportif accompli, utilise sa bonne connaissance de l'art martial pour "s'assurer" de Patrick : clé de bras suite, sans doute, à immobilisation. Puis, tout simplement en saisissant du pouce et des autres doigts la main de l'agresseur, pliant celle-ci, voilà l'imparable moyen de le mener "gentiment" à la maison. En forçant un tantinet davantage la "cuiller" du tapeur, la douleur est quasi insupportable et l'impétrant obéit au doigt et à l'œil.(Le truc m'a été enseigné par mon frangin, 6e dan au judo).
Ici, pas de suspense pour trouver "M. l'Auteur" qui nous a assez souvent proposé de bien agréables histoires au langage délicieusement "Grand Siècle" : notre ami  amateur de bulles de bonnes provenances et au "look"(bis) parfait.
Bonsoir à tous,
KLO.

fablelionsilencieux

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Coucou les gens,


Avis aux lecteurs et lectrices,
Notre cher Daniel -Lange128- a écrit une phrase qui m’a fait cogiter

« PS Nous pourrions laisser une fois les lectrices et lecteurs publier une photo, les auteurs doivent se taper tout le travail. »

Donc je demande aux peuples silencieux de m’envoyer par MP une photo avant le 15 février minuit (en respect avec la charte, bien entendu) choisie sur le web.

Copier le lien de celle-ci, style :
http://--------etc----------.jpg

 pour me le faire parvenir et que je puisse reposter l'image ultérieurement (ça ne fonctionne pas avec un document ne contenant ou ne finissant pas par .jpg - du moins, pas de façon à être intégré au texte)
Au format inférieur à 700Xxxx, pour pouvoir faire le transfert sans sortir du cadre. (Mais pas trop petit non plus)

Je sélectionnerais l’une des photos pour le prochain texte et, suivant le nombre de clichés qui me seront parvenus, j’organiserai un nouveau défi photo(s)