Bonjour Invité

Louklouk

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Fabrice passe à l'acte
« le: 22 mai 2022 »
Hello !
Sur une liste de mots donnée par @fablelionsilencieux en 21, à lire en gras.

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Fabrice passe à l'acte

Kévin était considéré par ses parents comme un parangon de vertu filiale : gentil, sage, obéissant et bon élève, que voulez-vous demander de mieux à un mioche qui venait d'avoir son bac avec mention ?
Ce qui plaisait aussi, alentour, était l'inaltérable équanimité de ce joli p'tit brun à-z-yeux bleus, et son sourire éternel. Bref, en voilà un qui plaisait... surtout aux bonnes dames amies de sa mère. Car si vous n'avez pas compris que la description que je viens de vous en faire correspondait exactement à celle du gendre idéal, elles si !
Et quand on sait comme sont de nos jours les demoiselles de bonne famille... Bref, Kévin paraissait le rempart à tous les débordements que ces demoiselles s'apprêtaient à infliger à leurs dignes parents.
Mais on n'en était pas là, ce vendredi soir. Où un riche enfant de la classe invitait les diplômés du jour pour la soirée de la victoire. Ses parents avaient prudemment déserté le castel, et pas de doute, il n'y aurait pas de limites !
Comme bien vous pensez, Kévin était chaudement courtisé par ces demoiselles ; mais il n'avait officiellement jamais cédé. Toutefois, nul ne l'aurait dit puceau, compte tenu des attentions dont il faisait l'objet. Si... il y avait bien eu un beau macho qui l'avait qualifié d'« ornithorynque asexué », en public... et le surnom l'avait suivi un temps. Et Kévin en avait souri délicatement... comme à son habitude.
Ce soir-là, il y avait les heureux détenteurs du précieux parchemin, dont son pote Fabrice, gentil et timide garçon avec qui il avait dès la troisième noué une relation simple. Simple au point qu'on ne se faisait pas de confidences intimes, quand bien on était très souvent ensemble.
Et il y avait des filles ! Selon toute apparence, ces dames en voulaient, et leurs tenues minimalistes confirmaient l'impression. La plus drôle desdites mises étant celle de Marie-Solange, qui était arrivée avec une mantille noire chipée à sa mère... et qu'elle ne quitta pas de la soirée, même quand... Chut !
Or donc, ces mouflets avaient envie d'aller plus loin que d'habitude, et ce ne fut pas l'open bar qui allait les en empêcher ! La soirée se déroula comme toutes les réunions de ce type... à débiter des billevesées sans nombre, (pour ne pas dire des conneries... mais restons select !), en picolant comme jamais.
Il parut que ces demoiselles étaient chaudes, qui s'attaquèrent à la vertu des mectons avec la détermination d'un commando de paras...
M'enfin, il y eut des poches de résistance, çà et là... et tandis que presque tout le monde se défaisait de ses effets... certes légers, en ce début d'été, on entendit soudain :
— Eh, Fabrice, tu nous le montre, ton p'tit Carambar ? brama alors le rude et brun Thierry, gros macho pas si mal de sa personne, notez... et qui avait déjà la queue à l'air.
— Mon p'tit Carambar, je le montre que si on le déguste, tu vois ? répliqua le garçon sur un ton primesautier qui stupéfia l'assemblée.
Car ce serait peu dire qu'il passait pour le puceau intégral, ce minet-là ! Après quelques secondes, on hurla, et l'on applaudit aussi la réplique.
Et de loin, Kévin fut fier qu'il fût son ami, ce mecton-là... alors qu'il avait lui-même dans sa culotte la main de Sophie-Charlotte, qui lui faisait du bien au prépuce, tiens !
Sophie-Charlotte hurla alors :
— Moiiii ! Moi, je le déguste, ouiii !
Explosion de rire, stoppée net par un Fabrice qui tendit le bras à la façon d'un empereur romain.
— Non ! Ce sera Thierry ou personne !
— Hou ! hurla la foule. On veut voir, on veut voir !
— Rien du tout, les ravagés ! fit Thierry. Et pis quoi, encore ?
— T'as la trouille, hein ?
— Chuis pas comme ça, c'est tout, connards !
— Juste pour le fun, tu pourrais essayer, non ? insista Marie-Solange... suivi par un concert approbatif.
— T'embête pas, Thierry, on verra ça entre hommes, dit alors calmement Fabrice. Et je veux pas plomber la soirée !
— Ouaiiiiis ! hurla-t-on.
Avant de retourner à ses occupations... qui étaient donc de peloter un max. La Sophie-Charlotte souffla à Kévin :
— Il est gay, ton pote ?
— Chais pas, mais il a du cran !
— Ouais, pour faire fermer sa gueule à ce grand connard !
— Tu le trouves pas sexy ?
— J'me le suis fait... Bel engin, mais y sait pas s'en servir. Ou c'est ma tronche...
— T'en fais pas : ta tronche a encore de l'avenir, fit Kévin en approchant les lèvres de celles de la fillette, qui se laissa faire avec volupté — c'est qu'il était joli, Kévin !
La suite de la soirée fut ce que vous espérez : une mignonne orgie entre demi puceaux et presque pucelles. Néanmoins, Kévin put constater que nul ne toucha Fabrice, qui laissa planer doucettement sa main sur mainte jeune poitrine...
Thierry, lui, avait niqué au moins quatre minettes, selon les décomptes non de la préfecture, mais de Fabrice...
Lorsqu'il rajusta sa culotte, Marie-Solange cria :
— Eh, Thierry, tu nous tiens au courant, hein ? Pour tes aventures avec le Carambar de Fabrice ?
— Rêve pas, non !
— Siii ! hurlèrent les quelques rescapés.
— Fabrice ! ordonna Marie-Solange.
Le minet se leva, qui n'avait plus de chemise, mais toujours sa culotte, et il alla à Thierry.
— Prends juste ça dit-il en tendant une petite carte, j'veux seulement te parler. Tu m'appelles demain ?
— Euh...
— T'embête pas, Thierry, c'est entre nous. Juste deux ou trois mots, rien pour t'emmerder.
Contre toute attente, car Fabrice n'y croyait goutte, le rude Thierry l'appela le lendemain, vers deux heures.
— J'ai dit une connerie, hier, excuse-moi ! fit-il tout de suite.
— T'embête pas, j'te dis ! répondit calmement Fabrice. J'te demande pas de faire ce que j'ai dit... quoique. Non ! Pour rattraper ta bêtise... est-ce que tu voudrais pas que je te suce, moi ?
— Hein ? Mais... tu rigoles, là? sursauta le mec.
— Non. Ça me ferait plaisir.
— Mais... T'aimes les mecs, toi ?
— En fait, je sais pas encore vraiment et... j'ai envie d'essayer avec un beau mec... T'es magnifique, Thierry !
— Mais... ton pote Kévin ?
— Trop maigre. Et pis j'ai pas regardé sa queue. Mais j'ai vu la tienne... Ouais, t'es super beau, Thierry !
— Oh p'tain, mais j'y crois pas !
— T'embête pas, Thierry, j't'ai dit ! Ce sera seulement entre nous. Viens. J'te ferai une tisane de millepertuis, pour te faire passer la souffrance !
C'était en réalité le pertuis de Thierry que visait Fabrice... mais il s'abstint judicieusement de le préciser.
Et Thierry s'en vint donc, l'air le plus bêta du monde.
En guise de tisane, Fabrice lui servit une rasade de vodka subcarpatique, et attaqua, en se désapant :
— On se déloque ? Faut éviter la gêne, tout de suite ! J'm'en fous de ce que t'as dit hier soir... puisque ça nous permets de nous voir aujourd'hui. Hop !
Comme Thierry traînait un peu, Fabrice vint lui défaire la ceinture et baissa tout d'un coup culotte et boxer.
— Miam ! Toi au moins, tu te rases pas, et j'adore !
Thierry se laissa faire par cet étrange farfadet qui souriait tout le temps. Et qui le branla doucement un temps.
— Ouaouh ! Tu mouilles vachement... J'adore !
— Ça change des meufs ! laissa échapper Thierry.
— Tu vois que t'as bien fait de venir ! Oh, t'es miam de chez super bon, toi ! affirma Fabrice après avoir léché la grosse goutte qui issait du gland bien tendu de Thierry... Tu ressembles que de loin à un bananier, m'enfin t'as la banane de compète, toi !
— T'arrête jamais ?
Il suça jusqu'à l'ivresse, Fabrice, le beau vit de Thierry... tout en se demandant comment ce mecton avait bien pu arriver dans sa bouche !
Il suça si bien, même, que Thierry gémit, un temps plus tard : « Oh, je vais, je vais... » Il jouit comme y avait longtemps, le rude Thierry ! Et dans le gosier d'un Fabrice qui n'en refusa rien.
— P'tain... Première fois qu'on me le fait, ça...
— Tu me serres un peu, là ? demanda Fabrice.
Où Thierry fut d'une étonnante tendresse, tout en enlaçant vivement Fabrice. Et l'étreinte dura gentiment.
— Merci, M'sieur ! Trop bon, de t'avaler... Serre-moi ! En fait, j'aurais voulu que tu me la mettes... murmura enfin Fabrice. Tu crois que tu pourrais le faire quand même, un autre jour ?
— Oh, je... Tu voudrais vraiment ça ?
— J'te promets que ça te fera pas mal !
Obligé de sourire, Thierry se recula un peu pour considérer le visage de ce mec qui venait d'avaler son jus. On rebut un coup de vodka, en parlant de choses et d'autres. Et c'est en ayant promis d'enculer Fabrice (en des termes plus...) que Thierry s'en fut, en se demandant sur quelle planète il était arrivé.
Kévin, lui, avait passé un cap : il n'était plus puceau. Après lui avoir tripoté le prépuce un joli p'tit temps la Sophie-Charlotte avait réussi à s'en faire baiser, et ma foi, ce jeune homme n'avait pas trouvé ça pire qu'autre chose...
Il appela Fabrice peu après le départ de Thierry, et lui conta la chose. Mais il resta coi quand il ouït :
— Moi, j'viens de pomper Thierry. Et j'ai son ADN dans le gésier, vu que j'ai tout avalé.
— Aaaah ! fit enfin Kévin, sidéré. Mais... bêla-t-il.
— Remets-toi ! Il semblait content. Et il a promis de me dépuceler.
— Aaaah ! Mais qu'est-ce que tu dis, là ?
— Oh, toi, ça va pas trop : tu viens ?
Kévin accourut, et comme il restait de la vodka, il reprit des couleurs. Fabrice ne lui épargna aucun détail... comme il en exigea aussi sur ses propres galipettes avec la Sophie-Charlotte.
— Jamais, soupira enfin Kévin, j'aurais pensé que toi... et avec Thierry, en plus...
— C'est pas le plus moche de la classe !
— Et moi ? susurra Kévin en regardant ailleurs.
— Kévin ? fit Fabrice, stupéfait. Toi, mais... tu viens pas de me raconter que tu t'étais farci une chatte et...
Où Fabrice eut un appel : Thierry, qui le priait pour le brunch du dimanche matin... ses parents étant absents. Fabrice accepta tout de suite.
Tête de Kévin ! Fabrice parut réfléchir et souffla :
— Tu viens avec moi.
— Mais... tu viens pas de dire que...
— Alors tu acceptes de voir ça. Car j'ai bien l'intention d'y passer. Et c'est lui, mon candidat.
Effondré, le gars Kévin ! Et bien incapable de réagir, sur ce coup-là. Plusieurs coups de vodka plus tard, Kévin acceptait d'accompagner son pote... en enfer.
Kévin rentra chez lui, au fond du gouffre. Mais le dimanche matin, il suivait Fabrice chez Thierry. Qui eut un sursaut en le voyant paraître.
— Pas d'affolement ! fit Fabrice, c'est mon témoin de moralité. Et il a envie de mater, surtout !
Tête de Thierry ! Mais Fabrice savait ce qu'il voulait, et ce fut lui qui mena les débats... ordonnant qu'on se déloquât tout de suite. Et l'on sourit en voyant chez ce garçon un vaste tableau planté de clous portant des porte-clés :
— Mon grand-père était copocléphile... et j'ai pas osé jeter ça. Ça vous fait marrer ?
— Non, t'es un gentil mec, et pas question qu'on se foute de ta gueule. Surtout que tu vas... me faire des trucs sympas.
On trinqua, et ce fut à Fabrice de faire la conversation ; mais il parvint à faire sourire son monde. Surtout quand il demanda à Kévin :
— Elle a avalé ton bon p'tit jus, la Sophie-Charlotte ?
— Ah non, alors !
— Tandis que Thierry, lui... s'est fait tout boire.
— Arrête, Fabrice, fit Thierry, c'est pas le principal, ça.
— S'tu veux, Kévin... j'te suce pendant que Thierry me défonce, reprit Fabrice.
— Oh !... firent les deux autres, ensemble.
Ce fut pourtant ce qui se dessina tout de suite, car Fabrice présenta sa rondelle à Thierry et vint prendre en bouche le joli morceau de Kévin.
— Hep ! Chuis puceau, tu te rappelles ? ajouta-t-il à l'attention de son fouteur, alors tu me bouffes la rondelle comme un pro d'abord, hein ?
Thierry y alla comme un pro, effectivement. Et les choses se firent selon le protocole universellement admis.
Et c'est en faisant gémir son ami Kévin que Fabrice perdit la virginité. Mais aussi avec circonspection : car il s'efforça de ne pas le faire jouir...
Thierry bourra avec élégance, lui, et ce fut seulement après une demi-heure qu'il s'épandit ès profondeurs de Fabrice. Alors Fabrice s'écria :
— Maintenant tu viens, Kévin, vite !
— Non !
— Viens, j'te dis !
Bien sûr que Kévin alla mettre sa fine épée en Fabrice ! Avec précautions et émotions itou. Il n'osait pas, ce fin minet... quand une bonne claque sur la fesse, administrée par Thierry, lui donna le rythme.
Et là, il y alla du coup de reins, le jeune Kévin ! Comme s'il n'avait jamais attendu que ça...
— P'tain... y m'plaît, ton p'tit cul, Kévin ! souffla Thierry en le lui pelotant, tandis que Kévin fourrait, fourrait...
Lorsque Kévin eut débordé en son ami, on trinqua aux bulles, évidemment. Thierry, totalement décomplexé, fit :
— Vous vous voyez ensemble, les mecs ?
— Euh... non ! Et toi, tu te vois avec moi ? dit Fabrice.
— Mais... Non... Non ! Chuis quand même hétéro, non ?
— Bon ! Kévin, tu m'épouses, ou tu préfères Sophie-Charlotte ? Si c'est le cas, j'épouse Thierry direct !
— Non, non ! Moi !
— Eh ben voilà ! fit Thierry, tout sourire.
— Hep ! Toi, t'es convoqué comme témoin... de notre nuit de noces !
Ainsi fut fait, l'année suivante. Et le beau Thierry, qui niquait au moins deux nanas par semaine, devint aussi l'ami privilégié de ces Messieurs... Aux dernières nouvelles, il a fait beaucoup de progrès dans les arts mondains.     

24. III. 2022


lelivredejeremie

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Re : Fabrice passe à l'acte
« Réponse #2 le: 26 mai 2022 »
Même si je ne suis pas fan de l'exercice, qui impose de proposer au moins un mot tt à fait implaçable (copocléphile  ::)) j'approuve le bon Lion, ils se calent tranquille dans l'histoire, sans paraitre trop incongrus.
Après, il reste les rapprochements assez improbables, celui de l'invisible Fabrice et du roi Thierry de la promo (qui, IRL, se fendrait juste d'une sodo bâclée suivie de menaces si jamais...) puis du précédemment full hétéro Kévin qui n'hésite pas à visiter un rectum masculin, mais c'est du Louklouk, et au final, ça passe crème  ;)
J'aimerais parfois vivre dans ton monde imaginaire, le vrai manque de bons sentiments et d'ouverture d'esprit, mais toi, tu ouvres des perspectives que j'aimerais avoir vécues au lieu de les avoir juste rêvées  :)
Some girls can make my day, but only boys make my hole weak.

Philou0033

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Re : Fabrice passe à l'acte
« Réponse #3 le: 27 mai 2022 »
Bonjour @Louklouk ,

belle petite histoire reprenant des mots très bien placés. C'est ta patte à cent pour cent.
Merci pour cet agréable moment de lecture!

Je t'embrasse!
Philou