Bonjour Invité

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Ludvik : Au bord de l'abîme

Notre troupe se rue dans les couloirs de la forteresse. Guidés par Thibault et Stephan, nous trouvons facilement le point de contrôle qui marque la limite des sorts de protection tissés autour du nexus. Cédric pulvérise le portail et ses défenses, et nous passons sans prendre la peine de finir le travail, nos hommes s'en chargeront pour nous. Une seule chose compte pour moi, retrouver mon frère. Avant que quelque chose ne lui arrive.
- Un bouclier anti-magie, dit Cédric. À partir d'ici, seule la force comptera.
- La force... et le pouvoir de Magnos.
- Oui... et eux, de quoi disposent-ils ?
- On ne va pas tarder à le savoir.

En effet, nous parvenons à un barrage qui semble avoir été hâtivement monté. Nous nous lançons à l'assaut, mais une pluie de flèches s'abat sur nous. Nous parvenons à contrer la plupart d'entre elles grâce à nos pouvoirs, mais il y en a trop, et plusieurs de nos hommes s'effondrent, les autres continuent cependant leur progression, bouclier levé, et foncent vers l'obstacle, bien décidés à en venir à bout.
Sans le secours de la magie, le combat dure cette fois nettement plus longtemps, et un cri d'alarme derrière nous nous fait comprendre que nous sommes tombés dans un piège.
Émergeant d'une porte dérobée, d'autres soldats nous prennent à revers. Nous sommes pris entre deux feux, et nos pertes sont lourdes. J'ordonne une retraite, et presse mes hommes contre les nouveaux arrivants. Cette porte me donne une idée... elle sera plus facile à prendre que cette barricade.

Nous y parvenons... mais c'est juste. Nous ne devons guère être plus d'une vingtaine lorsque nous parvenons à verrouiller la porte et à souffler un peu. Utilisant nos pouvoirs avec parcimonie, nous refermons les blessures les plus graves avant de repartir. Le couloir court le long du tunnel principal. Nous savons que nous allons être attendus à l'autre extrémité, mais nous n'avons pas le choix.
Nous rencontrons un autre groupe de soldats et fonçons sur eux. Le choc est brutal, furieux. Nous devons faire vite... et nos armes ne font pas de cadeaux.
Le dernier soldat tombe sous nos coups, et une idée me vient.
- Ced, où peut être le focalisateur du bouclier ?
- Dans la direction générale que nous suivons, mais j'ignore où exactement.
- On doit à tout prix le détruire, ou nous allons nous faire massacrer. Ils sont trop nombreux.
- Tout à fait d'accord.
- Je vais essayer de le localiser plus précisément, dit Marc en se concentrant.
Il reste silencieux tandis que nous reprenons notre progression, puis tend un doigt dans une direction précise.

- Par là...
- D'accord, dès que nous pourrons y aller, j'irai seul, vous, vous partez vers le nexus.
- Pas question, Lud, c'est de la folie !
- La Dissimulation de Magnos n'autorise qu'une personne, tu le sais.
- C'est moi qui devrais y aller, dans ce cas ! J'ai plus d'expérience que toi.
- C'est la raison pour laquelle tu dois rester pour soutenir mes hommes.
- Mais...
- Je serai prudent, Marc. Bon, allez, reprends-je plus fort, au pas de course ! Trouvons le bout de ce tunnel !
Nous le trouvons en fait assez rapidement. Je pense que nous avons raté plusieurs autres passages dissimulés (ce couloir m'a semblé bien long) mais nous n'avons pas le temps de les chercher, et nous devons économiser notre énergie.
Nous nous déversons dans une salle de garde, et un autre combat féroce s'engage. À peine en avons-nous fini (en laissant encore cinq de nos hommes à terre) que je m'éclipse par une porte latérale en me concentrant fortement.

Je dois être seul, je suis seul, seul au monde, personne ne pense à moi, personne ne m'entend, personne ne me sent, personne ne me voit, je suis moins qu'une ombre, moins qu'un souffle, moins qu'un esprit, je marche indétecté...

La litanie se poursuit dans mon esprit tandis que je croise des gardes indifférents. Leur regard m'évite, se détourne, m'ignore. Je sens mes forces m'abandonner à grande vitesse, et je dois m'arrêter pour boire une potion afin de pouvoir continuer. Gardant dans mon esprit la direction indiquée par Marc, je poursuis mon chemin, monte un escalier, et vacille sur le palier. Une autre potion... tiendrai-je jusqu'au bout ? Cette technique est dangereuse, elle tire sur ma vie elle-même. Si je m'évanouis en l'utilisant, je ne me réveillerai jamais. Et je disparaîtrai de ce monde sans laisser la moindre trace... Les jeunes ignorent tout de cette technique, ils ne sont pas encore prêts. Moi-même, je doute de l'être... mais je n'ai pas le choix.

Je ressens les flux du mana qui émanent d'une porte. Je reviens dans le monde réel, et bois ma dernière potion d'énergie. Je ne pourrai pas revenir de la même façon, mais ça devrait aller.
Utilisant mon pouvoir régénéré sur le sceau magique qui bloque la porte, je le fais sauter, ainsi que le verrou, et entre dans la salle. Un cristal violacé se trouve au centre, pulsant faiblement. Un coup d'épée là-dedans et...
- Je savais que tu viendrais, dit une voix.
Un homme sort de l'ombre, l'épée dressée, et s'interpose pour protéger le cristal.
- Mon seigneur sait de quoi tu es capable. Il a anticipé ton mouvement et m'a placé là. Tu ne passera pas.
- Philippe ? C'est moi, Lud... Ludo, ton frère !
- Mon seigneur a ordonné ta mort, dit-il en abattant son épée.
Nos lames s'entrechoquent avec violence, et je dois rapidement donner le meilleur de moi-même. Je me souviens d'un détail qui ajoute encore à mon désespoir de devoir affronter mon propre frère : cette épée, c'est Jean qui la lui a donné. L'une des armes d'exception que j'ai fait forger. J'y ai mis une petite part de mon âme, ce qui permet à toute personne qui la manie de maîtriser tout ce que je sais de l'escrime. Jean n'aurait eu aucune chance de survivre sans cette arme, lui qui était venu de la Terre par accident.
Mon désir de protéger celui qui est devenu un ami sincère va aujourd'hui nous mettre tous en danger de mort. Car tant que je ne pourrai pas détruire le cristal, aucune magie ne pourra aider les autres...

KLO7514

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Ah, encore un problème  tout à fait inattendu! Sacré frangin qui  vient à nouveau mettre son nez où il ne faudrait pas. Que va-t-il lui arriver, à ce "frérot"? Décidément, Ludo n'a pas de chance. Souhaitons qu'il désarme  Philou sans lui faire trop de mal et qu'il puisse le "désenchanter"  ou le ramener  sur son épaule si Philippe tombe dans les pommes mais pas dans un nouveau piège après destruction du fichu cristal violet.

inny-2

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Au-delà des Ténèbres

Ludvik

- Phil, je t'en conjure, reprends tes esprits !
- Mes pensées sont tout à fait claires, répond-il avant de me porter un coup vicieux.
Je ne fais que me défendre, ne pouvant me résoudre à l'attaquer. J'enrage contre les protecteurs, contre le destin, contre tout ce qui nous a amenés dans cette pièce, face à face. Mon seul espoir est de l'amener à lutter contre son conditionnement, mais... la magie est à l'œuvre ici. La situation est désespérante. Seule la magie pourrait le libérer, seul le fait de briser le cristal pourrait permettre l'utilisation de magie, seul le fait de le tuer me permettrait d'atteindre ce cristal. C'est sans issue...
Sauf si je ruse.
Reculant, je me concentre sur mon amulette... je n'ai droit qu'à un seul essai. Aucun droit à l'erreur.
Philippe avance avec moi pour ne pas me laisser de répit, comme prévu.
C'est le moment où jamais...

Marc

- Ce n'est pas bon du tout !
- Ils se sont bien joués de nous... ils ont dû se retirer des défenses extérieures et nous laisser croire que nous les avions réduit à néant. Nous ne pouvons pas continuer comme ça, dit Jean.
- Nous aurions dû aller tous ensemble vers le focalisateur.
- Ça n'aurait fait que les attirer tous sur notre chemin...
- Mais qu'est-ce qu'il fait ? Il aurait dû me laisser y aller.
- Voilà d'autres hommes, derrière nous ! Crie l'un de nos hommes, épuisé.
- C'est la fin...
- Attendez... ce sont nos hommes ! Ils nous ont enfin rattrapés !
- Des renforts ? La Lumière soit louée...
- Nos adversaires aussi reçoivent des renforts...
- Mais d'où sortent-ils comme ça ?
- Du Nexus, comprend Cédric. Ils reçoivent des renforts des autres mondes...

Cédric

Il est temps... je ne peux pas lancer de sorts, mais les objets magiques, eux, ne sont pas affectés. Je ne pensais pas devoir utiliser ceci maintenant, toutefois.
Je sors de ma poche une petite statuette, de la taille de mon pouce, et la lance devant nous.
- Reculez !
Un golem se matérialise au beau milieu des soldats adverses. J'ignore totalement ses mots de contrôle, mais ce n'est pas nécessaire... il se fait attaquer et réagit aussitôt en faisant un carnage.
- Reculez, revenons à la salle de garde !
Je ne sais pas combien de temps la statue tiendra le coup, mais elle est dure à tuer, et elle ira là où elle verra du monde, et donc, droit sur nos ennemis.
Nous avons gagné un répit... mais pour combien de temps ?

Jean

Les bruits de combat se sont éloignés, et nous ressortons prudemment lorsqu'ils sont devenus inaudibles. Nous reprenons notre progression et sommes effarés en voyant le résultat de la magie de Cédric. Ce qui est inquiétant, c'est qu'elle peut très bien se retourner contre nous...
Un autre groupe important de mercenaires descend à notre rencontre après avoir sécurisé les niveaux supérieurs de la forteresse. Comme nous le pensions, tout cela n'était qu'un piège... mais pour qui ? Pour nous ? C'est nous faire trop d'honneur... ou nous craignent-ils à ce point ?
Une explosion secoue le tunnel, et un nuage de fumée émerge de son extrémité.
- C'est quoi ça ?
- On dirait qu'ils ont décidé de ne plus faire semblant, commente Cédric alors qu'une autre explosion retentit devant nous.
- Faire semblant ?
- Je ne sais pas à quoi ils jouent, quel est leur plan, je ne comprends rien à ce qu'ils font... et ça m'inquiète lourdement. Il est évident qu'avec les ressources des autres mondes, ils auraient dû avoir des armes plus mortelles à nous opposer. Pourquoi nous avoir accueilli avec des épées et des flèches, dans ce cas ?
- Peut-être ne peuvent-ils les utiliser sans autorisation. Et leur chef doit être sérieusement occupé pour les avoir ainsi laissés à eux-mêmes.
- Ça ne me plaît pas du tout, ça...
- Replions-nous, dit Marc. S'ils ont décidé de sortir leurs armes lourdes, nous n'avons aucune chance. Nous devons revenir dans la zone de magie.
- Et Ludvik ?
- Je vais le chercher. Vous, allez-y !

KLO7514

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Oh oh...Ced arrivera-t-il "au bon moment" aux côtés de Ludo en assez mauvaise posture pour briser le fichu cristal violacé?
Nous devrions l'apprendre demain soir. Et quand donc les "nexus" seront-ils complètement détruits? Encore une énigme à résoudre. mais il me semble que nos héros sont précisément au bon endroit pour le faire.
À demain donc, KLO.

inny-2

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Impossible décision

Thomas

Cédric a dressé un mur de force devant nous, aussitôt après que tout le monde soit sorti du bouclier anti-magie. Nous poussons un soupir de soulagement. D'autant que nous voyons arriver des gardes équipés d'étranges armes, qui se mettent en position pour nous viser. Ils semblent attendre quelque chose... mais quoi ? Devinent-ils qu'un mur invisible nous protège ? Je ne sais pas qui est derrière tout ça, mais il me semble bien informé...
Notre retraite nous a coûté cher, des attaques-surprises ont été lancées, et des pièges dressés sur notre chemin... est-ce un stratège génial, ou y aurait-il un traître parmi nous ?
D'autres ennemis se mettent en position... et s'ils s'attendaient à ce que le mur tombe ? Cédric le maintient en place, mais s'il lui arrive quelque chose...
Je me détourne pour le regarder. Il semble réfléchir intensément à la situation. Je commence à m'inquiéter sérieusement pour Ludvik et Marc...

Je me déplace pour rejoindre Ced, et le protéger au cas où. J'ai un mauvais pressentiment... Mon frère me rejoint, semblant inquiet lui aussi. Il a dû comprendre, lui aussi...
- Je le sens mal, me dit-il. Si on nous prend à revers, on sera coincés contre cet écran.
- Pas le choix, on doit rester là et espérer que Ludvik mène sa mission à bien. Mais tu as raison... envoie quelques hommes.
- Tu es très bon à ce jeu, Thomas.
- Je suis épuisé, dis-je... j'ai utilisé trop d'énergie pour soigner mes blessures, et d'ailleurs, elles ne sont pas vraiment guéries... je ne suis pas en état de le faire. Capitaine, envoyez des hommes veiller à ce qu'on ne nous prenne pas par surprise.
- Très bien.
- Tu devrais te reposer, se radoucit Thibault. Ne reste pas debout comme ça.
- Si jamais il y a un problème, mieux vaudrait que je sois sur mes deux jambes.
Je me suis souvenu des recommandations de Ludvik. Toujours faites en sorte que l'adversaire vous sous-estime, et ce sera sa dernière erreur. Si l'un de nos hommes est un traître, il me considèrera comme négligeable. Mais lequel ? Il y a trop de monde, ici...

Marc

Par la Lumière ! Je n'aurais jamais cru que la dissimulation serait si épuisante, mais au moins, elle m'a sauvé la vie. J'allais tout droit dans une embuscade... une fois celle-ci contournée, j'ai pu rejoindre le niveau où se trouve le focalisateur. Des bruits de combat... je presse le pas, laissant tomber le voile qui me dissimulait, et débouche dans une pièce circulaire, dans laquelle Ludvik et Philippe s'affrontent violemment.
Lud est blessé, et semble épuisé. Je me rue dans la pièce, et me précipite pour l'aider au moment même où mon amour tombe à terre. Je me fige en voyant Philippe s'agenouiller sur lui, pointant sa lame sur sa gorge.
- Lâche ton arme, me dit-il, ou je le tue.
- Brise le cristal... dit Ludvik.
- T'as pas intérêt... lâche ton arme tout de suite !
- Brise-le ou nous sommes tous perdus !
- La ferme !
- Fais-le pour les enfants !
Philippe frappe violemment Ludvik pour le faire taire, mais trop tard... j'ai compris le message. Reste à décider (et vite) si je peux vraiment le faire... et perdre l'homme que j'aime. Ou laisser les protecteurs gagner, et condamner tous ceux qui comptent pour moi, y compris notre fils Stephan... que faire ?

Jean

Finnadan est partie en arrière avec les mercenaires. Je sais qu'elle excelle, mais je ne peux que m'inquiéter. Ce combat ne ressemble pas aux autres... La magie nous fait défaut, et tout va de travers.
Le nombre de nos adversaires, déjà. C'est affolant.
Je me rapproche des jeunes, mes fils qui font ma fierté, et qui sont cause de bien des soucis, ces derniers jours...
Je dois bien avouer qu'ils se battent bien. Depuis la fin de notre dernier conflit, il y a vingt-cinq ans, nous sommes restés méfiants. Nous avons compris que tant la Lumière que les ténèbres n'hésitaient pas à se servir des mortels comme de vulgaires pions. Et qui sait dans quel nouvel orage nous allions nous retrouver ?
Eh bien, on le sait, maintenant... et on a rudement bien fait de veiller à ce qu'ils sachent se défendre.
- Vous tenez le coup ?
- Thomas est blessé, papa, mais il ne veut pas se reposer.
- Non, ça va. Si je m'assois, je ne pourrais pas me relever, ça c'est sûr, quand bien même ce serait une question de vie ou de mort.
- Eh bien je te relèverai, moi, lui dis-je en l'emmenant sur le côté. Tu dois te ménager, Thomas.
- Ça va, papa, fait-il, énervé.
- Non, ça ne va pas. Assis-toi contre le mur. Je vais regarder tes blessures. J'ai des potions, si besoin, je...
- Papa ! Chuchote-t-il. Thibault et toi avez tout gâché, fait-il, l'air résigné.
- Quoi ? Que veux-tu dire, dis-je aussi tout bas, commençant à m'inquiéter.

Thibault

C'est le moment. Thomas écarté, plus rien ne peut m'empêcher d'accomplir la mission si soigneusement préparée par mon maître, et qui avait commencé avec mon évasion arrangée de la salle de conditionnement.
Je suis fier de mon seigneur. Son plan est une pure merveille. Ses plans, devrais-je dire, car il les tisse sans cesse, intriqués les uns dans les autres jusqu'à ce que tout le monde s'y perde. Et maintenant, il est temps d'obéir aux ordres. Concentrant le pouvoir qui m'a été instillé, je le libère dans le dos de Cédric, un sourire d'exultation aux lèvres.
C'est alors que Jean me percute, me projetant à terre.
- Noooon !
Je lutte contre lui, mais Cédric lance des ordres, et je suis rapidement maîtrisé et assommé.

Stephan

- Je craignais quelque chose de ce genre, dit Cédric... Oh, Thibault... tu as trop souffert, bien trop, dans ce conflit...
Je me précipite vers lui, affligé.
- Thib... oh, non, c'est pas vrai !
- Regarde s'il a une amulette de communication, Stephan, vite !
Je me concentre et commence à sonder son corps, la localisant rapidement.
Sortant ma dague, je l'extrais de sous sa peau et la tend à Cédric, qui commence à se concentrer fortement.
- Prions qu'il soit encore temps...
- Je t'en prie, Ced, libère-le !
- C'est ce que je fais...

KLO7514

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Alors : après Philippe c'est Thibault, les "ennemis intérieurs" sous contrôle et malgré eux! C'est triste de devoir en arriver là. Pout Thib, grâce à Ced, il pourra y avoir un mieux. Mais le fait de casser ce fichu cristal libérera-t-il des maléfices concoctés par le fameux "Seigneur" qui a réussi en partie à "retourner" en sa faveur des familiers de nos héros les jeunes et les vieux? Ça devient angoissant... Et Ludo s'est-il fait trouer le gosier par son "cher" frangin?

inny-2

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Le prix de la liberté

Marc

- Ton maître le sait aussi bien que moi... si tu tues Ludvik, je détruirai ce cristal. Et je sais pertinemment que si je lâche mes armes, tu le tueras de toute manière... nous sommes dans une impasse.
- Certes... mais combien de temps tiendras-tu ?
- Pas longtemps, car je sais qu'il a envoyé du renfort... aussi le seul choix qui me reste... est celui-ci, dis-je en concentrant mon pouvoir et en projetant ma dague vers le cristal.
Philippe pousse un cri et utilise son propre pouvoir, déviant mon arme qui se plante avec violence dans le mur.
- Grave erreur, me dit-il avant de plonger son arme dans la gorge de Ludvik.

Markam

- Le rituel est accompli, Seigneur.
- Il était temps ! Le piège va pouvoir se refermer... J'ai perdu le contact avec Thibault, Cédric doit être mort, maintenant. Plus rien ne peut s'opposer à nous.
Markam entre dans la salle de conjuration, plongée dans l'obscurité la plus totale. Condition nécessaire pour l'invocation d'un esprit des ténèbres...
Les protecteurs l'ont capturé lors de l'avant-dernière guerre des ténèbres, et l'ont asservi, scellant son essence dans une prison dont il ne peut sortir qu'en étant invoqué par le rituel approprié. Et contraint d'obéir, bien sûr. Mais cela reste dangereux et n'est utilisé qu'en dernier recours...
Toutefois, les forces de Ludvik et de ses amis ne sont pas du genre que l'on sous-estime sans goûter rapidement toute l'amertume de la défaite... aux grands maux, les grands remèdes.
- Shök'no'draar ! Par les sceaux qui te tiennent prisonnier, je t'ordonne de m'obéir en tout point, et de respecter tant la lettre que l'esprit de mes ordres !
Silence. L'entité nous hait à un point qu'aucun mortel ne saurait imaginer. Il est temps de diriger cette haine vers une cible appropriée...
- Empare-toi du couloir marqué par les runes et tue tous ceux que tu y trouveras ! Maintenant !
Silence.
- Résister ne sert à rien... tu le sais. Veux-tu expérimenter une nouvelle fois la souffrance du sceau de punition ? Très bien.
S'avançant, Markam pose ses mains sur l'autel et les fait glisser lentement le long de l'appareillage de cristal, lisant les runes au toucher et les prononçant doucement jusqu'à trouver la bonne.
C'est à ce moment-là que le sort de Cédric le frappe, traversant ses défenses en utilisant le canal qui le relie à l'amulette de Philippe.
Hurlant de douleur, il porte ses mains à sa tête, renversant le sceau et le projetant dans la salle, le faisant voler en éclats.
L'instant d'après, une chose faite de haine et de ténèbres s'empare de son âme avant de franchir la porte.
Hors de tout contrôle.

Thibault

J'ai plongé hors de mon corps aussitôt libéré de l'emprise du sortilège. Trop étourdi pour pouvoir lancer un sort, je peux toutefois me rendre très utile en dégageant la voie pour mes amis.
Je leur dois bien ça.
J'enrageais de ne rien pouvoir faire, mais maintenant c'est terminé. Il ne me reste que la vengeance.
Je parviens au niveau des soldats et de leurs étranges armes, en choisis un sur le coté et plonge en lui.
Lisant dans ses souvenirs, j'apprends qu'ils ont pour ordre de ne pas nous laisser avancer... mais pourquoi ? C'est inquiétant... ça sent le piège à plein nez. Je lui fais activer son arme et viser ses camarades.
L'instant suivant, je flotte dans le couloir dévasté, sidéré. Ils sont tous morts...
Pourquoi, mais pourquoi n'ont-ils pas attaqué avec ça ?
Je retourne en arrière et plonge dans le corps de Thomas.

- C'est Thibault ! Merci de m'avoir libéré, Ced. J'ai dégagé la voie devant... mais c'est trop bizarre, ils avaient ordre de nous bloquer et d'attendre... alors qu'ils auraient pu faire un carnage ! Ça sent le piège.
- Tu as raison... nous devons retrouver Ludvik et Philippe et sortir de là le plus vite possible. Vous, prenez son corps et ressortez. Dites aux autres de se préparer au départ. J'ai un mauvais pressentiment...
- À vos ordres.
- Ça va, Thomas ? Excuse-moi d'être entré à l'improviste. Je te laisse le contrôle.
- Je suis content de te retrouver.
- Moi aussi.


Marc

Je me précipite vers Ludvik lorsque Philippe s'effondre. Il n'est qu'assommé, heureusement. La lame ne lui a rien fait... jeter mon arme contre le cristal a détourné son attention vers elle le temps nécessaire pour que je lance mon pouvoir là où je voulais qu'il porte. Lorsque son épée a touché la gorge de Ludvik, une violente décharge électrique a projeté Philippe en arrière, l'assommant net.
Un souffle de mon pouvoir ranime mon homme, qui cligne des yeux et sourit en me voyant.
- Phil ?
- Dans les pommes. Ça va aller ?
- Oui. Le cristal ?
- Je m'en occupe, dis-je en me relevant et en récupérant mon arme. Je pulvérise le focalisateur d'un coup puissant et sens l'écran anti-magie s'effondrer, ainsi que le sort empêchant la téléportation.
- Les autres ne devraient pas tarder maintenant.
- Oui, mais on a un autre problème... les protecteurs ont certainement envoyé des gardes vers cette salle, ils nous faut bouger...
- Trop tard... ils arrivent, et ils ont l'air nombreux.
Nous les entendons, en effet... il n'y a pas d'autre issue, il va nous falloir tenir.

Stephan

Guidant les autres vers le cœur du sortilège, je m'arrête brusquement en le sentant se briser.
- Je l'ai senti aussi, dit Cédric. Bonne nouvelle... dépêchons-nous de les rejoindre.
Nous entendons des bruits de combat devant nous et pressons le pas, déboulant dans le dos d'un groupe de gardes et les frappant sans merci jusqu'à ce que le dernier soit à terre.
- Filons d'ici, dit Marc.
- Tout à fait d'accord. Demi-tour !
Le sol se met à vibrer tandis que nous revenons au tunnel principal. Nous nous mettons à courir, de plus en plus inquiets.
- Que se passe-t-il ?
- Aucune idée !
Nous nous ruons hors de la forteresse, retrouvant le reste de nos hommes. Cédric commence à invoquer le pouvoir de l'ondine pour nous transporter tous loin d'ici.

- J'ai un sentiment d'échec malgré tout, dit Ludvik. J'aurais voulu voir cette forteresse tomber en ruines...
Comme si le destin n'attendait que cela, le sol se met à trembler fortement, projetant tout le monde à terre et rompant l'appel de Ced. La forteresse s'effondre sur elle-même, soulevant un nuage de poussière.
- Mais...
- Serait-ce dû à la destruction du nexus ?
- Le Phœnix ! Je l'avais oublié !
Lud se concentre et secoue bientôt la tête.
- Askash a vaincu le gardien de l'Harmonique. Il attend...
- Qu'est-ce qu'il attend ?
Le sol entre en éruption, projetant haut dans le ciel de gros blocs de rochers qui sont projetés si loin qu'ils retombent bien au-delà de nous.
Le nexus apparaît alors, complexe enchevêtrement d'énergies toujours changeantes.
- Si ce n'est pas le Phœnix, qu'est-ce qui fait ça ?
- Non... Askash dit que les ténèbres sont là... elles se connectent au nexus...
- Quoi ?!

Je m'avance vers eux.
- Qu'est-ce qu'il attend, alors ? Pourquoi ne pas tout fermer ?
- Les Rêveurs...
- Quoi ?
- Il attend que les rêveurs retournent sur Terre. Lorsque le nexus a été reconnecté, deux mille cinq cent jeunes adolescents ont été choisis pour servir de liens vivants pour relier notre monde sans magie à Outremonde. Je... je ne peux pas les laisser mourir sur Terre et plonger autant de familles dans la douleur. Ce qui se passera si le nexus est fermé avant qu'ils n'y retournent.
- Je crains qu'on ne paie un prix terrible si rien n'est fait maintenant ! Je ne sais pas d'où sort cette entité des ténèbres, mais ça ne présage rien de bon. Elle gagne en puissance en ce moment même !
- Je ne peux pas, Ced. Mon cœur ne le peut pas, et sachant cela, Askash attend.
- Très bien... dans ce cas, je n'ai qu'une chose à faire.
- Quoi ?
Faisant jaillir la lame de lumière de l'extrémité de son bâton, Ced se concentre sur le nexus et se téléporte.
- Cédric !

De terribles déchaînements d'énergie émanent du nexus, devant nous.
- Il est le seul à pouvoir mener un tel combat, et il le sait. Il savait que ce moment viendrait, quand il a accepté de porter cette arme et de devenir le champion de la Lumière.
- Non ! Il n'a jamais voulu ce destin ! Il a été manipulé, comme nous tous ! Maudite soit la Lumière ! Si seulement je pouvais mettre la main sur ce damné serviteur de la Lumière...
- Nous ne pouvons qu'attendre, malheureusement...
- Ced...
Le combat dure, ce qui est peut-être rassurant... nous l'encourageons en pensée, priant pour qu'il s'en sorte...
- Les Rêveurs commencent à partir ! Dit Ludvik.
- Tant mieux... puissent-ils se dépêcher...

L'attente est terrible, nous ne pouvons rien faire, faisant face à des forces qui nous dépassent...
- Ça y est ! Dit Ludvik. Vas-y, Askash ! Ferme les mondes, isole-les à jamais, et mets fin à toute cette folie... détruis l'Harmonique !
Pendant un moment, rien ne semble se passer... puis une extraordinaire colonne de flammes jaillit du nexus, engloutissant le combat entre Cédric et les ténèbres, et ne laissant rien derrière elle, rien qu'un cratère vitrifié...
- Non... c'est pas vrai... Ced ?
Seul le silence nous répond.
- Askash... qu'as-tu fait ? Pourquoi... pourquoi ne réponds-tu pas ?
- Ludvik...
Nous nous retournons tous, et voyons Cédric, un pauvre sourire aux lèvres.

- Ced !
- Je suis désolé... Askash a tout donné pour sauver tous les mondes. Il nous a quitté et nous ne le reverrons pas avant des siècles.
Ludvik se jette dans les bras de son ami, et il faut un moment avant que Ced puisse continuer.
- Il m'a sauvé avec le peu qui lui restait de forces...
- Et les ténèbres ?
- Affaiblies par l'assaut d'Askash, elles n'ont pu résister à mon bâton, mais il a été détruit en même temps. C'est fini... c'est bel et bien fini.
- Alors, rentrons chez nous. Pour de bon, cette fois.
Cédric acquiesce, et appelle l'ondine qui nous ramène vers nos foyers. Une fois ce qui reste de notre armée déposée près du pays sans ciel, nous nous téléportons au royaume Valnari, où tout à commencé.
Et aucune force au monde ne nous en fera repartir, cette fois.

Enfin...
Je l'espère.

FIN

KLO7514

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Hé bé, cette fois cela va être "le Repos du Guerrier" pour tous ces héros, sauveurs de mondes et spécialement de notre bonne vieille Terre qui, une fois encore, l'a échappé belle!
Un très grand, que dis-je, un immense merci à Inny pour avoir créé ces palpitantes aventures et un hyperbolique merci à son truchement, Inny-2, qui, chaque soir que fait le Seigneur (pas celui auquel s'adressaient encore Thibault et Philippe avant le miraculeux redressement de situation) nous a donné les séquences retrouvées.
Et une bise à tous ceux qui le voudront bien.
KLO 7514.