Bonjour Invité

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Quatrième hors-série phrasette :
Je me relève tant bien que mal, ma tête pesant des tonnes. Je m’appuie contre le mur, constatant que mon équilibre est légèrement instable…

— Merde ! Ou je suis moi ?

La pièce, que je ne reconnais pas, est chichement éclairée par une loupiotte au haut du mur et n’a pas de fenêtre. C’est une chambre assez spartiate que je devine dans cette pénombre et le brouillard cérébral qui ne m’a pas quitté.
Il me faut une paire de minutes pour réaliser que je suis à poil, que mes fringues sont aux abonnés absents, que je n’ai aucune idée de comment j’ai pu atterrir ici et que le tangage et cette espèce de ronronnement qui bourdonne à mes oreilles, que je croyais sortis de mon imaginaire, sont bels et bien réels ! Tilt !!!

 *Putain ! Dans quel bordel je m’suis fourré encore, j’suis sur un bateau qui navigue et… *

Mon questionnement s’arrête là, la porte s’ouvre et un gars, sourire aux lèvres, avec un plateau de victuailles en mains fait son entrée.

— Alors, la belle au bois dormant, bien dormi ? Houlà, à voir ta tête, tous tes neurones ne sont pas connectés. Rit-il, en déposant son fardeau sur la petite table qui occupe l’angle de l’endroit avant de tendre la main vers l’interrupteur et allumer le plafonnier qui m’ébloui un peu.

Ben, là ! Je suis de nouveau avec des questions qui se télescopent dans ma boite crânienne et que ma bouche n’arrive pas à formuler, mes yeux sont écarquillés et pourtant je ne parviens pas à croire ce qu’ils voient.
Imaginer : après mes premiers raisonnements -sans répondre à aucune de mes interrogations- la présence soudaine de ce mec relance mes ?????, !!!!! et !?!?! car le gaillard qui me fait à présent face, les mains sur les hanches, a pour tout vêtement un bâchi (bonnet de marin) blanc posé sur son crâne chauve. D’ailleurs, en parlant de ‘chauve’, hormis cils et sourcils, son corps n’a pas la moindre trace de pilosité, même pas un duvet ou une ombre de repousse sur ce… géant, (proche des deux mètres, à vue d’œil) superbement battit -et pas que du côté musculaire- qui, pointant une chaise, m’invite de la main à passer à table, puis se retourne pour verser du café dans les tasses qu’il a amené. L’arrière vaut l’avant, ce type, que je classe dans les 35 - 40 ans, peut rivaliser avec bien des sportifs de 10 ou 15 ans plus jeunes, sans compter le pendule XXL qui se balance à son bas ventre.

Il a de quoi me foutre des complexes, pourtant, je suis plutôt bien équipé et mon physique, du haut de mes 166 cm - hélas, à 24 printemps, j’ai déjà fini ma croissance - n’est pas sans musculature, loin de là. Mes années dans l’équipe universitaire de gymnastique m’ont bien servies… mais on ne concourt pas dans la même catégorie. Même ma pilosité sombre me semble soudain moins virilisante, à présent que je me compare à cet Hercule glabre comme le marbre. Je suis tellement à côté de mes pompes que je le rejoins, bras ballants, en faisant fi de ma nudité… Pas que je sois pudique, l’habitude des vestiaires.
Il me laisse m’installer puis, prend la seconde chaise où il s’assied à califourchon, les bras croisés sur le dossier.
Sa bite est, avec ses grosses couilles sur lesquelles elle repose, en totale exposition et, malgré sa flaccidité, son gland réussi a glissé son ‘’nez’’ de trois bons centimètres entre les barreaux. Ainsi mise en lumière, la couture de sa circoncision tranche plus claire sur son bronzage intégral.
Mon regard remonte son torse et, après son sourire qui fait de jolies fossettes sur sa mâchoire carrée, fini son trajet dans des iris gris bleuté qui m’observent avec bienveillance.
Je dois avoir l’air d’un abruti complet car son sourire s’accentue avant qu’il ne reprenne la parole.

— Tu es toujours dans le noir, dirait-on, Jérôme ? Boit ton café et mange un peu, si ton estomac est d’accord. Je vais essayer pendant ce temps de t’éclairer les idées.

Comme pour lui donner raison, mon estomac fait des borborygmes, et l’attrait des aliments est une bonne raison pour calmer ma curiosité et le laisser raconter, sans l’interrompre car ma maman m’a appris que l’on ne parle pas la bouche pleine.
Donc, je mords dans le premier croissant que j’empoigne, en attendant ses explications.

 — Bien, je vois que tu n’as pas perdu l’appétit. C’est déjà ça ! Se marre-t-il.
Tu te rappelles que tu faisais la tournée des bars quand on s’est rencontrés ?

Je dodeline de la tête, entre oui et non, me souvenant que j’étais parti pour me cuiter méchamment, ma nana - la salope pour qui j’avais même accepté la pratique régulière du pegging, jusqu’aux gros modèles - m’aillant largué et viré de son appartement la quinzaine passée pour un gars friqué. Elle m’a baisé, au propre comme au figuré. Ce qui m’a fait retourner chez mes parents qui me les cassent depuis avec leur « On te l’avais bien dit ! » condescendants. Et mon connard de patron, lui m’avait lourdé hier après-midi pour raison de restriction budgétaire… mon cul, oui !
 En réalité, ce faux jeton voulait mon poste pour y installer prochainement son neveu. Je lui souhaite bonne chance au vieux, Kevin, son parent, a fait des stages pendant les dernières vacances et ce n’est ni le courage, ni l’intelligence qui le caractérise, ce jeune pistonné n’est même pas foutu de mettre trois mots d’anglais l’un derrière l’autre convenablement -moi qui suis parfait bilingue et baragouine assez bien l’espagnol. Tout ça pour faire plaisir à sa frangine.
Bref ! La tournée des grands ducs, oui, mais de cette rencontre…

 — Aucun souvenir ! Je marmonne, la bouche à moitié pleine.

— Ok, tu étais bien entamé quand tu as poussé les portes du pélican rose sur le port et tu nous as raconté tes déboires professionnels et privés. Tu as fini par nous demander ce que nous faisons comme taf et par la même occasion si on n’embauchait pas. A l’affirmative, tu m’as demander d’envoyer un message à ton paternel pour le prévenir que tu t’absentais pour six mois et que tu les recontacterais ultérieurement. Ensuite, nous sommes montés à bord, tu as signé ton engagement et on t’a amené en cabine pour que tu cuves. Comme tu as dégueuler sur le trajet, on a fait un crochet par les douches pour te refaire une beauté. Tes affaires personnelles sont dans le tiroir de la table de chevet et tes fringues sont à la lessive mais tu ne vas pas en avoir besoin avant un bon moment. Notre prochaine escale n’est que dans trois jours et pour l’instant les cabines ne sont occupées qu’à 60 %. Le capitaine te laisse 48 heures pour connaitre le navire et assimilé les bases du boulot.
Au fait, je suis, Fabrice, le chef des stewards et tu seras sous mes ordres, au cas où tu l’aurais aussi zappé.

J’ai les neurones en vrac mais avec mon deuxième café certaines bribes de ma virée nocturne refont surface. J’ai un vague souvenir d’être monté sur un grand navire de croisière… soudain, dans toute cette purée de pois, une question me returlupine, la raison que je sois à poil, il vient de me la donnée. Mais lui ???
Ok, la température est relativement élevée, pour autant elle ne m’explique pas qu’il ne soit pas habillé un minimum… et pourquoi vient-il de me dire que je n’aurai pas besoin de mes fringues avant un moment ? Surement que je vais recevoir un uniforme…

Ce doit-être un devin car avant que j’ouvre la bouche, Fabrice reprend, en tirant de sous l’assiette de viennoiseries des papiers et me tend l’un d’eux :

— Bon ! Jérôme, il te manque quelques précisions importantes. Comme tu sembles avoir oublié notre conversation d’hier, voici le double de ton contrat pour les six mois à venir. Comme tu peux le constater, le salaire est d’une belle somme. Je peux te dire que, en plus de ton salaire, les clients sont généreux en pourboire et qu’il m’est arrivé de faire doubler ma cagnotte à la fin du voyage, sans compter les ‘’cadeaux’’ reçus de certains. il y a un dédit – assez onéreux – en cas de rupture de contrat de ta part, sauf force majeure et, évidemment, une clause de confidentialité. Bien entendu, tu seras logé, nourri, blanchi et équipé par la compagnie.
Maintenant passons à la partie croisière. Nous sommes à bord du ‘lovely boy’
La sérénité, la liberté et la convivialité sont au rendez-vous dans cet endroit où tout le monde vit en harmonie, de 18 à 88 ans, selon notre slogan !
Mais je ne vais pas te refaire notre historique !
Voici la brochure publicitaire du navire. Jettes-y un œil, pendant que je termine mon café. Après je répondrai à tes questions ! Ensuite on ira faire le tour du bâtiment et tu feras connaissance des collègues et de nos passagers.

Je commence la lecture,

« La façon ludique de naviguer…

Prince Désir Cruise est un service de croisière, naviguant depuis divers ports de toute l'Europe vers des destinations ensoleillées.
Célébrez la vie avec des vacanciers partageant les mêmes idées dans des destinations authentiques, savourez des spécialités locales, détendez-vous et amusez-vous sous le soleil en parcourant ses différents itinéraires.  Les Caraïbes, l'Amérique du Sud, l'Espagne et les iles Canaries ou les îles grecques en sont les circuits vedettes.
Il existe des options de partage de cabine pour les voyageurs en solo, une seule place peut être réservée dans une cabine double spacieuse avec des lits simples. La deuxième place sera comblée selon vos affinités.
Les croisières comprennent les petits-déjeuners, un dîner de bienvenue du capitaine, ainsi que des services de ménage quotidien à bord par notre équipe d'experts.
Les autres repas et boissons à bord peuvent être facturés, si vous optez pour un restaurant gastronomie ou bar VIP, mais l'équipe est également là pour vous recommander les endroits où manger et dîner à bord du navire, avec différents choix de cuisine, compris dans votre forfait. Les navires disposent également d'une connexion Wi-Fi gratuite et des serviettes de plage sont mises à disposition autour de la piscine. Chaque cabine dispose d'une salle de bain privée avec WC / douche et climatisation. Services en cabines (repas, boissons,…) possible avec petits suppléments.
boutiques, wifi gratuit, forfait croisière, activités à bord, longue traversée ou saut d'île en île. »


Suivent, quelques photos de différents navires, à quai ou en mer. Tout cela m’a l’air fort sympathique. Sourire aux lèvres, je lève les yeux vers Fabrice qui sirote son café. Fabrice ne dit rien mais n’a surement rien perdu de ma lecture, puisqu’il me fait le geste de tourner le dernier feuillet.

Encore la photo d’un bateau. Celui-ci est lettré Lovely Boy et dessous se trouve un nouveau texte.

« Le navire de croisière Lovely Boy a également d’autres spécificités, il est petit et de style humain, avec seulement 100 cabines (180 passagers max), ce qui vous permet de faire assez facilement connaissance de vos compagnons de voyage, seul, en couple ou en groupe.
Et, comme pour nos autres croisières, il est entièrement destiné à une clientèle gay mais celle-ci est exclusivement ‘’naturistes à bord’’, les passagers -et du capitaine au simple mousse- vogueront dans la nudité totale. (hors montée ou descente lors des escales)
Caractéristiques
•   croisière naturiste gay, divertissement gay, (Gogo parties, la nuit blanche, le repas du capitaine, tirages au sort et concours divers à bord)
•   Soirées à thème avec DJ
•   Performances d'artistes et chanteurs, animations journalières de drag Queens
•   2 piscines extérieures et 2 jacuzzis
•   Gym et spa, Discothèque, bars, salons et restaurants
Bon voyage en notre compagnie ! »
***

— Hein ? Mais...

ô moment de stupeur ! À présent, après pareil électrochoc, j’ai le palpitant qui fait du rodéo et ma cervelle est en surchauffe tellement ses rouages tournent à plein régime. J’ai la chair de poule. Ma gorge nouée m'empêche de parler.
Je suis complètement ahuri et, croyez-moi, ma gueule de bois n'a plus rien à y voir !
Dans le coltard, il y a peu, j’ai un flashback en accéléré de la veille ! Je suis sous le choc.


— Jérôme, quelque chose me dit que tu as fini par remettre tout en place, du moins les détails de notre conversation !
— Donc tu es… J’arrive à articuler, faiblement.
— Gay, Oui !
— Et tout l’équipage est…
— Aussi !
— Évidemment, les passagers sont…
— Aussi !
— Oh ! Et la conversation d’hier était bien…
— Mais oui !
— Alors, j’l’ai pas rêvé ce…
 — Mais non !

*Mon Dieu ! Dite-moi que ce n’est qu’un cauchemar et que je vais me réveiller. * un immense frisson me parcours l’échine, accompagné de sueurs froides. Je me suis avachi sur mon siège, les bras pendant sur les côtés. Inerte, tel un pantin à qui ont a coupé les fils !
Sans un mot, Fabrice se penche, posant une chaude paluche sur ma cuisse gauche et de l’autre, me caresse délicatement les cheveux, le cou, la joue, l’épaule...

J’ai fermé les yeux, ma tête a le tournis. Finalement, cette mains amicale me fait du bien et la chaleur qui irradie de l’autre remonte jusqu’à mon estomac tourmenté et m’apaise…


Maintenant, il me faut appréhender la réalité et les six mois à venir…



… Vous imaginerez la suite !
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Coucou Daniel,  :)

Parler de bites dressées, le week-end de l'ascension me semble un bon timing !  ;)

 :-* :-*

Coucou @fablelionsilencieux.

Bien vu. Dans ce récit, une journée qui sera étalée sur année, ce sera peut-être la seule érection, comme il n’y a qu’une fête de l’Ascension. Disons plutôt la seule érection matinale, il pourrait y en avoir une post-méridienne, une vespérale, une nocturne...
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Coucou Daniel,  :)

Parler de bites dressées, le week-end de l'ascension me semble un bon timing !  ;)

 :-* :-*
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Gay / Re : Au camp scout (Ado - gay) (reprise Docti)
« Dernier message par Lange128 le 27 mai 2022  »
Bonjour @Philou0033 et merci pour cette suite.

Aurélie, la fiancée de J-P, arrive. Elle a aussi l’esprit très ouvert et accepte sans problème l’homosexualité, Ben est aussi convié pour fêter ce grand jour.

Le père a perdu une partie de ses facultés à la suite d’un AVC, ce sont malheureusement des choses qui arrivent.

Gaby et Chris vont passer la nuit ensemble, je m’imagine que ce sera une nuit très sensuelle…

Je te souhaite un très bon week-end et t’embrasse.
Daniel
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Mehdi répondit : « Personne ne sait s’il est gay ou pas, on ne lui connaît aucun partenaire, ni aucune famille. Il doit être asexuel et se consacrer uniquement à son travail. »
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Bonjour @Lange128 !

Voilà Maël en compagnie de Mehdi, ils prennent leur petit déjeuner ensemble.
Petite conversation sur la bandaison du "matin" (ou au réveil). Bien entendu Maël raconte la visite du capitaine dans sa cabine. Le capitaine est-il gay, sachant qu'il aime voir les queues de ses "hommes" dressées ?

Merci Daniel pour ces suites.

Déjà très bon week-end!

Je t'embrasse!
Philou

Bonjour @Philou0033 et merci pour ton commentaire.

Sujet de conversation intéressant pour le petit déjeuner, Mehdi ne semble pas non plus gêné de parler de queues dressées. Le nombre d’homosexuels pourrait être plus élevé sur ce vaisseau que dans la réalité (comme dans beaucoup de mes récits), mais c’est aussi pour brouiller les pistes, sinon ce serait trop facile à deviner avec qui Maël découvrira l’amour « avant le coucher des deux soleils ».

Je te souhaite un très bon week-end et t’embrasse.
Daniel
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Bonjour @Lange128 !

Voilà Maël en compagnie de Mehdi, ils prennent leur petit déjeuner ensemble.
Petite conversation sur la bandaison du "matin" (ou au réveil). Bien entendu Maël raconte la visite du capitaine dans sa cabine. Le capitaine est-il gay, sachant qu'il aime voir les queues de ses "hommes" dressées ?

Merci Daniel pour ces suites.

Déjà très bon week-end!

Je t'embrasse!
Philou
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Gay / Re : Ce que Sylvain voulait...
« Dernier message par Philou0033 le 27 mai 2022  »
Bonjour @Louklouk ,

à nouveau une superbe petite histoire qui voit un hétéro goûter au plaisir gay.
Parfois la révélation dépend de peu de chose, aussi bien Sylvain que Nicolas on pu avancer dans leur sexualité et découvrir l'amour au masculin!

Merci pour ce bon moment de lecture!

Déjà bon week-end.

Je t'embrasse!
Philou
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Gay / Re : Fabrice passe à l'acte
« Dernier message par Philou0033 le 27 mai 2022  »
Bonjour @Louklouk ,

belle petite histoire reprenant des mots très bien placés. C'est ta patte à cent pour cent.
Merci pour cet agréable moment de lecture!

Je t'embrasse!
Philou
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Gay / Re : Au camp scout (Ado - gay) (reprise Docti)
« Dernier message par Philou0033 le 27 mai 2022  »
Nous sommes toujours dans le salon de la famille de J-P et de Chris. Augustine regarde ses deux garçons. Elle sait maintenant que l’aîné, Jean-Pierre, aime les filles et que le second, Christophe, aime les garçons.

On sonne à la porte et c’est J-P qui va voir qui arrive. Deux minutes plus tard il entre dans le salon avec une jeune fille. J’ai déjà vu cette tête quelque part, mais je ne sais plus où. J-P nous dit à Gaby et à moi :

J-P : « Voilà, je vous présente ma fiancée, Aurélie.

Nous : Bonjour Aurélie.

J-P : Aurélie, je te présente Phil et Gaby.

Aur : Bonjour les garçons. J-P m’a beaucoup parlé de vous. Je m’aperçois qu’il n’a pas menti, vous êtes resplendissants.

Nous : Merci, c’est très gentil.

Aug : Bonjour ma chère « fille », assied-toi près de nous. J’ai une nouvelle à t’annoncer, à moins que mon cher Jean-Pierre t’ait déjà dit de quoi il retournait avec son jeune frère !

Aur : Je suis tout ouïe Augustine !

Aug : Eh bien voilà, Gaby est en fait le petit-ami de Chris !

Aur : J-P m’avait parlé de Phil qui était homo et qui avait un ami, mais je n’étais pas au courant pour Gaby et Chris. Si je peux me permettre, je leur souhaite d’être heureux !

Chris se lève et va faire un câlin à sa belle-sœur. Des larmes coulent une nouvelle fois sur ses joues. Gaby ne sait plus où se mettre, il a le visage empourpré. Je suis très content de voir qu’Aurélie elle aussi à l’esprit très ouvert. Je suis aussi étonné de savoir qu’elle soit au courant de mon orientation sexuelle. Je me dis alors que si J-P lui en a parlé, c’est qu’il sait ce qu’il fait et qu’il est au courant de l’ouverture d’esprit de sa chérie.

Chr : Merci Aurélie, si tu savais comme j’avais eu peur en le disant à mes parents. Ils l’ont très bien pris et j’ai pu, par la même occasion, leur présenter Gaby.

Aur : Je suis contente pour toi Chris. Bien sûr c’est la même chose pour Gaby. Vous êtes super les garçons.

Chr : J’en profite pour remercier non seulement mon grand frère, mais aussi Phil et Ben. C’est grâce à eux que j’ai pu sortir de ma carapace et enfin oser m’affirmer tel que je suis. C’est surtout Phil qui m’a donné le courage de m’affirmer. Puis c’est grâce à eux que j’ai connu Gaby.

Aug : Je me suis rendu compte que Phil a, pour toi, une place importante, car tu me parles souvent de lui. Je ne sais pas si tu t’en es seulement aperçu !

Chr : Non maman, depuis que je les connais, je sais enfin que je peux avoir confiance en moi, que j’ai enfin compris ce qui m’arrivait. C’est grâce à eux que j’ai accepté le fait que je me sentais effectivement gay. Je suis désolé, mais c’est ma nature !

De nouvelles larmes viennent perler sous les paupières de Chris. Gaby ne résiste pas et va prendre son chéri dans ses bras. Aurélie les regarde et elle sourit, elle semble très heureuse de voir qu’ils se soutiennent l’un l’autre. Puis elle tourne la tête vers moi et me dit :

Aur : Tu es vraiment incroyable. Je suis certaine que tu as le cœur gros comme ce n’est pas possible. Je sais ce qui s’est passé lors du camp, J-P m’en a parlé.

Moi : C’est gentil de me faire tous ces compliments.

Aur : Au fait Benoît n’est pas là, j’ai tellement envie de le connaître !

Aug : Oui, c’est vrai, Ben n’est pas avec toi. Tu peux l’inviter, j’ai aussi envie de le connaître !

Moi : Je vais le contacter. Puis-je téléphoner ?

J-P : Suis-moi Phil, c’est par ici. »

Je téléphone donc à Ben. Je lui explique ce qui s’est passé, soit le coming-out de Chris, la venue d’Aurélie, la copine de J-P et ensuite leur demande pour qu’il vienne nous retrouver. Ben s’absente un moment pour prévenir Arlette de l’invitation qui lui est faite. Il revient et me dit qu’il arrive, le temps de faire le trajet. Nous raccrochons.

Ben arrive et c’est J-P qui va lui ouvrir la porte et qui l’introduit dans le salon où nous sommes installés.

Ben : « Bonjour.

Aug : Bonjour Benoît, je suis heureuse de te connaître !

Ben : Merci. Phil m’a dit que cela s’était très bien passé pour Chris.

Aug : Oui, effectivement Chris nous a expliqué qu’il est gay et il a aussi présenté son ami, Gaby.

Ben : Je suis très heureux de voir que Chris ait pu passer au-delà de ses peurs et ainsi oser exposer son orientation sexuelle !

Aug : Je sais Benoît que toi et Phil vous avez été d’une aide précieuse pour mon fils Chris. Je tiens à t’en remercier et c’est pour cette raison que je voulais te rencontrer.

Aur : Moi aussi je suis heureuse de connaître. Jean-Pierre m’a souvent parlé de toi et de ton ami Phil. En te voyant, je peux aisément comprendre que Phil ait craqué pour toi !

Ben : Merci.

Ben s’empourpre quelque peu. Tous ceux qui sont présents peuvent s’en rendre compte. Chris s’approche de Ben et il l’enlace pour le remercier d’être venu. C’est ensuite au tour de la maman de faire l’accolade à mon chéri.

Aug : Je propose que nous fêtions cette annonce et la présence de ces deux « anges » qui ont su aider Chris et Gaby. J-P tu veux bien t’occuper du champagne, Aurélie veux-tu m’aider à préparer les amuse-gueules. »

Nous sommes tous souriants. Je sais que c’est un très grand jour pour nos deux amis Chris et Gaby. Nous aidons aussi à apporter les plateaux d’apéritifs et les verres. Augustine me demande également de prendre la limonade qui est dans le réfrigérateur. Nous sommes maintenant tous installés dans le salon. J-P se charge d’ouvrir les bouteilles de champagne. Pour le papa, c’est un verre de limonade qui lui est présenté. Nous buvons alors à la santé de Chris et Gaby.

J-P vient se placer entre Ben et moi. Il nous explique que son papa ne peut plus boire d’alcool à cause de la médication qu’il suit depuis quelques années. Il explique qu’il a fait un AVC et que depuis lors il n’est plus le même. Il comprend ce qui se passe, mais il ne sait plus s’exprimer de manière cohérente ce qui fait qu’il ne dit pratiquement plus rien.

J-P s’absente quelques minutes. Il revient ensuite avec son appareil photo, c’est un reflex dernier cri. C’est l’occasion, à la demande de sa maman, de prendre des photos de cet événement. J-P place alors ses parents et les deux ados pour prendre deux à trois photos sous des angles différents. Puis c’est au tour des deux ados d’être seuls sur la pellicule. Aurélie insiste aussi pour qu’ils s’embrassent. Ils ont le visage rosi par cette séance photographique.

Aug : « Je souhaite, si vous êtes d’accord, que Ben et Phil se joignent à nos deux amoureux !

Moi : Pas de souci, c’est une excellente idée.

Ben : C’est la même chose pour moi.

J-P : Vous aurez droit à avoir chacun une photo lorsque j’aurai développé le film et tiré les clichés.

Nous nous plaçons tous les quatre devant la cheminée. Nous nous tenons deux par deux. J-P commence à prendre les vues désirées.

Aur : Vous pouvez vous embrasser les deux couples !

J-P : C’est une bonne idée. Soyez certains que les tirages resteront à l’abri de tout regard indiscret ! »

C’est alors le moment de montrer aux autres que nous nous aimons. Nous nous embrassons sans retenue, nos langues se retrouvant pour notre plus grande joie. Gaby voyant ça, s’applique à faire de même avec Chris. N’ayant plus honte, Chris embrasse à pleine bouche son Gaby d’amour. Des applaudissements se font entendre. Nous éclatons tous de rire.

J-P veut terminer par une photo d’ensemble prise en enclenchant le déclencheur. Nous nous plaçons tous de façon à être sur la photo de famille. Je me rends compte que ce sera pour eux un très bon souvenir. Je suis franchement très content de voir nos deux amis heureux et unis par un amour qui va encore grandir.

La fête se termine, il va être temps de rentrer. Ben téléphone à Yves pour qu’il vienne nous rechercher. Il est plus prudent d’être pris en charge pour le retour à la maison, car nous avons probablement bu plus que de raison. Augustine étant si heureuse de voir enfin son second fils « nager dans le bonheur » qu’elle n’a pas pu s’empêcher de fêter dignement cet événement. Yves annonce qu’il sera là dans les dix minutes.

On sonne à la porte. C’est Augustine elle-même qui va ouvrir. Elle insiste pour que le papa de Ben reste un instant et qu’il prenne une flûte de champagne avec ceux qui sont présents. Augustine et Yves discutent ensemble. Ils parlent de leurs enfants et pour certains de leurs différences.

Je sens, au moment de partir, que Gaby est anxieux. Je pense savoir ce qu’il veut, tout comme Chris d’ailleurs : ils souhaitent rester et passer la nuit ensemble. Je lui suggère d’abord de demander à Augustine si elle est d’accord. Si oui, Gaby doit téléphoner à Danielle, sa maman, pour lui signaler ce qui s’est passé et ce qu’il souhaite. Je vois alors une lueur dans les yeux de Gaby, une lueur d’espoir.

Finalement Gaby à l’autorisation de rester loger chez Chris. Le visage de chacun des ados s’éclaire d’un large sourire. Nous nous disons aurevoir. Chris et Gaby me disent encore une fois merci de les avoir aidés et conseillés. Augustine nous fait la bise et nous dit que nous sommes les bienvenus chez elle. Yves salue tout le monde et nous montons ensuite dans la voiture.
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