Récits érotiques - Slygame
Sujet collectif :à chacun son histoire !!! (OS-TOUS GENRES-TOUS STYLES) - Version imprimable

+- Récits érotiques - Slygame (https://recit.slygame.fr)
+-- Forum : Récits érotique (https://recit.slygame.fr/forumdisplay.php?fid=3)
+--- Forum : Tout thème (https://recit.slygame.fr/forumdisplay.php?fid=7)
+--- Sujet : Sujet collectif :à chacun son histoire !!! (OS-TOUS GENRES-TOUS STYLES) (/showthread.php?tid=7)



RE: Sujet collectif :à chacun son histoire !!! (OS-TOUS GENRES-TOUS STYLES) - fablelionsilencieux - 01-11-2023

Halloween
[Image: MKbrVak4X5a_F86i-PUWMAEL06L.jpg]
La Fête des courges
— Armel, tu viens chez moi chez moi vendredi prochain ? Je fais une soirée pour Halloween ! s'exclama le beau Vincent.
— Allô qui ? Tu fais des après-midis enfantines pour demeurés qui bouffent même pas la soupe de potiron de leur mère, pour s'enfiler des bonbons en buvant du coca ?
— Ouh ! T'es en forme toi, ce soir !
— Y a pas un français qui sait ce que c'est, la fête aux courges ! Et tu veux fêter ça ?
— Calme-toi ! C'est juste un prétexte, oui... Je sais bien, que t'as raison, m'enfin... tout le monde s'en fout, des sorcières et des citrouilles ! Et y aura pas que du coca, tu le sais bien ! Allez, fais un effort : t'es le plus drôle de la bande !
— J'te promets rien, désolé...

On raccrocha. Armel était stupéfait que le beau Quentin, un excellent ami de longue date et le contraire d'un abruti, eût décidé de prendre part à ces idioties... Il regrettait de ne point  participer à ces agapes, mais décidément, ce folklore débile lui était du dernier insupportable !

Trois jours plus tard, il avait oublié cette conversation — on était en deuxième année de fac, et il travaillait sérieusement — quand Quentin le rappela :
— Ciao bello ! C'est rapport à la soirée de vendredi... J'aurais un service à te demander...
— Y te manque une courge pour le bouquet final ? J'me vois très bien en citrouille pour le haut, et tutu et collant noirs pour le bas...
— Arrête, t'es pas drôle...
— Tu vas quand même pas me demander de me présenter avec un concombre dans le cul, comme clou de la soirée ?
— Armel ! Arrête !... Jamais je te demanderais des conneries pareilles... quoique le coup du concombre, ça pourrait être une idée... Non ! J'ai un cousin que mes parents ont invité à faire escale chez nous cette fin de semaine. mais vu qu'ils sont barrés, il va se retrouver devant les autres et... je l'ai pas vu depuis deux ans, mais c'était un mec très timide.  Et pas trop porté sur...
— …les folies potagères ! Oui, et alors ?
— Ben... il fait les mêmes études que toi, il a ton âge et... je me suis dit que tu pourrais peut-être lui tenir compagnie. Vous pourrez vous foutre de la gueule des autres dans un coin, si vous voulez, en picolant toute la soirée ! Il est super gentil, je te jure !
— Oh... je sais pas, vraiment...
Mais Quentin, qui était un fort joli garçon, fit du charme à son ami et emporta le morceau.

C'est le moment de dire qu'Armel se savait gay, mais restait puceau, par timidité, laquelle contrastait furieusement avec son humour endiablé et son esprit vif. Les autres de la bande ne lui parlaient pas de ce qu'ils avaient tous deviné, ou faisaient des allusions toujours exemptes de méchanceté : c'était comme une chose entendue.
Quentin était le super beau brun qui fait des sourires à tout le monde — Armel aussi, d'ailleurs, dans un autre genre — et qui n'était pas dragueur : il était toujours le dragué. et il ne savait pas dire non...

La filière choisie par Armel n'était pas des plus fréquentes, aussi finit-il par se dire que sa lâcheté devant le beau Quentin serait peut-être compensée par une nouvelle connaissance intéressante...

Vint le vendredi fatidique. Prié d'arriver un peu  plus tôt pour faire connaissance avec ledit cousin, il tomba sur un Florentin d'un gabarit semblable au sien, non une gravure de mode, mais un joli visage ouvert et souriant, qui le mit tout de suite en confiance.
— Le cousin m'a dit que tu n'étais pas croyant... rapport aux sorcières... et je suis de ton avis. M'enfin, je l'ai aidé à terminer la décoration, et pour un peu, je trouverais ça marrant... sauf que l'orange ni le noir ne sont mes couleurs !
Il était drôle, ce cousin-là, et apparemment beaucoup moins timide que ne l'avait présenté Quentin. Et surtout, il ne manqua pas de rire aux saillies d'un Armel qui avait trouvé son public du soir.

— Florentin m'a dit que si on s'emmerdait dans ta crèche de débiles, on prendrait le tram pour aller dans un bar à putes ! déclara soudain Armel.
— Ooooh ! s'écria Florentin, jamais dit ça !
Mais on éclata de rire. Juste avant l'arrivée des premiers — il y aurait là une douzaines de loupiots... dont la plupart avaient fait un effort vestimentaire : le noir et l'orange prédominaient donc. Et le dernier arrivé eut un véritable triomphe : il s'était fendu d'une citrouille creusée faite avec ses petites mains... Quentin vira une des lampes du salon pour la mettre à sa place.

— Bon, je vois que le niveau est relevé, ce soir, souffla Florentin à Armel... C'est mon premier Halloween !
— Pourtant, la fête des courges, c'est quasiment tous les soirs, en ville ! répliqua Armel, faisant exploser Florentin.
On leur en demanda la raison :
— On se demandait combien de litres de soupe t'avais congelé, Martin, après avoir vidé ta citrouille !

La soirée était lancée. Et faute d'alcool de cucurbitacées, on avait prévu des spiritueux en nombre... où la vodka-orange et le planteur tenaient bien évidemment le haut du pavé.

Il apparut assez vite que ces jeunes gens avaient pris la chose au sérieux : un étudiant en histoire y alla même de son couplet sur la nature et l'origine de cette fête. Et deux nanas avaient même fait de petits cakes au potiron...
Et les autres avaient toute une théorie de jeux d'ados prélevés sur Internet. D'où vint que les conversations finirent par tourner en rond... autour des citrouilles, justement. Armel et Florentin se regardaient, dès qu'une énormité était proférée : ils furent vite sur la même longueur d'onde.

Au point qu'Armel s'autorisa :
— T'as un ticket avec Aurélie... la belle blonde à droite.
— Hein ?
— Elle te mate de moins en moins discrètement. Tu sais ce qu'on va faire ? Je vais aller en cuisine, et toi au buffet...
De fait, quand Armel revint de la cuisine une bouteille en main, c'était Florentin, qui était dans celles de l'Aurélie !

Armel fit comme si de rien n'était, et frôla même Florentin au buffet. Aurélie était une fort jolie fille, qui avait oublié d'être bête... mais ce soir, elle était à fond dans le monde fascinant de la courge !

Avec un brin de perversité, Armel fit le tour de la pièce pour papoter ici et là, et surtout pour voir la tête de Florentin, aux prises avec l'efficace Aurélie.
Or donc, il croisa enfin le regard du garçon, qui lui parut désespéré : il se décida à aller lui porter secours et s'approcha du couple, tout sourire. On échangea quelques propos, avant que quelqu'un demandât si on pouvait faire un petit jeu. la salle hurla, et les garçons en profitèrent pour détaler... non sans avoir promis à la belle qu'on la soutiendrait en pensée et en vœux...

Revenus dans leur coin, les garçons se regardèrent, et pouffèrent.
— T'es quand même un beau salaud, toi ! fit enfin Florentin, tu le savais qu'elle me tiendrait la grappe comme ça, hein ?
— C'est une demoiselle bien élevée : pour le reste, elle ne le tient pas devant tout le monde...
Florentin dut sourire. Le jeu commença, et vite, Florentin souffla :
— Ça me gonfle, tout ça !... Si on se tirait ?
— Tu veux réellement aller au putes ?
— Mais non, Ducon ! On embarque assez de kérosène pour traverser l'Atlantique-Nord, et se barre dans ma chambre !
— Ah oui ! Comme c'est plus près, on aura du rab !

Par chance, Aurélie tournait le dos aux garçons, et seul Quentin les vit s'esbigner en douce. Armel lui fit un geste explicatif. Un passage par la cuisine permit de préparer une expédition que le pôle Nord n'aurait pas désavouée !

Au premier étage de cette belle maison de ville logeaient les parents de Quentin. Lui était au second, où se trouvait aussi une salle de bains, et deux chambres d'amis. La plus grande avait été attribuée au cousin de passage.
Armel avait déjà dormi ici, mais sur le canapé de la chambre de Quentin. Il découvrit avec surprise cette belle chambre, fort vieillotte, mais pleine de charme.
On en commenta d'abord le décor, le verre en main, avant qu'Armel s'enquît de l'état des relations de Florentin avec Aurélie.
— La barbe, oui !
— T'en as déjà une chez toi ?
— Non, c'est pas le problème !
— Elle est super mignonne, non ? Et pas conne ?
— Oui, mais... pas ici, ni comme ça. Non ! Bon, on oublie ! Tu sais quoi, je vais aller me doucher !
— Pour te débarrasser de son enivrante odeur ?
— Ta gueule ! J'ai chaud ! Pas toi ?
Et Florentin se déloqua complètement devant un Armel ébahi. Le mec lui ressemblait, en un peu plus velu peut-être.
— Tu peux venir, s'tu veux : y a une douche italienne au moins pour trois ! Allez !
Coincé, Armel se défit lui-même, et suivit le garçon à la douche, effectivement spacieuse.
— Ouf ! Ça fait du bien de se débarrasser de ces relents de courge, non ? attaqua Florentin.
— Et de bac à sable, surtout !
On rigola... alors qu'Armel vit Florentin se savonner fort lascivement la quéquette... qu'il avait du reste fort ressemblante à la sienne... et la faire croître aussi.
Le garçon le regarda alors dans les yeux ; troublé, Armel trouva cependant la ressource de souffler :
— Une qui va être contente, c'est l'Aurélie, de savoir que tu bandes en pensant à ses p'tit nichons, alors quelle est en train de gagner la Courge d'Or de la soirée !
— Toi, c'est le Concombre d'Or, que tu vas gagner.

Saisi, Armel ne sut que dire. Sous le petit bruit de la douche s'établit alors un silence qui dura de longues secondes. Florentin bandait complètement, alors, et il regarda la bite d'Armel.. qui se crut obligé de se la prendre, mollement.
— Je t'aide, tu veux ? souffla Florentin en se penchant à son oreille.

Et de saisir la quéquette d'un Armel qui... qui... banda, et plus vite que ça ! Soudain, ses défenses venaient de lâcher, et il sut que le moment était arrivé. Mais que son cœur battit, à cet instant !
Les manœuvres commencèrent donc sous la douche. Par de doux baisers, puis de plus bavouilleux. Ce qu'Armel avait espéré de tout temps était là ! Il avoua à Florentin son ignorance, et s'entendit répondre :
— Et si on apprenait ensemble ?

Les choses furent du dernier tendre, vraiment. Or, quand il s'agit de retourner à la douche, on en fut retenu par des bruits de voix, issant de la salle de bains. Florentin y alla voir, et revint aussitôt :
— La porte était pas fermée... Merci de ton cadeau !
— Quoi ? sursauta Armel.
— L'Aurélie est en train de sucer Martin... À part ça, rien à signaler !
On pouffa de concert, et la chambre possédant un lavabo, on s'y entresavonna gentiment.

— Je sais pas s'il l'a percée avec sa bite, sa citrouille, mais il a l'air bien monté le Martin ! déclara alors Florentin. Mais j'ai pas eu l'impression qu'y bandait vraiment... Faudrait pousser l'Aurélie dans l'escalier... pour le consoler !

La suite dépassa les espérances de ces deux polissons. Florentin avait tout éteint, et entrouvert la porte : aussi entendit-on cet échange :
— T'es vraiment nul !
— Désolé, mais... je tiens pas la vodka, moi ! gémit Martin. Promis, la semaine prochaine...
— Ciao !
— Victoire ! souffla Florentin à l'oreille d'Armel.

On attendit qu'Aurélie quittât les lieux pour se risquer : la salle de bains étant allumée et la porte grand ouverte, on y entra sans prévenir, pour trouver le joli Martin — car c'était un beau brin de brun que ce mecton — penché sur les toilettes... son super petit cul musclé et poilu offert à l'admiration des foules.

— Ouh ! Ça va pas ici ! T'as besoin d'aide ? demanda Florentin.
Martin ne répondit pas, car il dégueula à cet instant. Florentin incita alors Armel à lui poser la main sur une fesse, comme lui.
— Vire le maximum ! encouragea Florentin.
L'autre toussa encore un moment avant de se relever.
— Oh ! C'est vous ! Ffff... j'avais trop bu.
— Bon, ça va aller mieux : on se douche, si tu tiens debout ?

Les minets prirent chacun Martin par un bras et le menèrent à la douche... où ils le savonnèrent avec application, l'un s'occupant des couilles et de la raie, l'autre du joli rondin. Qui ne tarda pas à roidir, du reste.
— S'cusez, les mecs ! J'étais tellement pas bien que j'ai pas réussi à bander, t't à l'heure, quand... on m'a sucé.
— Qui ? Promis, on te jure le secret !
— Ben... Aurélie. Qu'est pourtant pas trop nulle, mais...
— Pas grave : ça va aller mieux maintenant... surtout que nous, on est des pros ! — mensonge, comme vous savez.
— Hein ? Mais... Vous...
— Chut ! fit Florentin en essuyant le garçon, puis en le menant à sa chambre en le tirant par la bite — bel objet, oui !

Là, les deux mecs s'occupèrent de son cas, tandis que ce bel enfant soupirait comme un perdu. Et il fut prié de gicler sur les museaux réunis de ces garçons, qui s'entrelécherent avec avidité... sous le sourire benêt de Martin.
Prié, après un coup de planteur, d'aller saluer l'Aurélie, il remonta, et accepta de dormir avec les garçons... après moult petites façons qu'on lui prodigua sans réserve.

Au matin, ce fut un Quentin effaré qui découvrit les trois minets enlacés : sans nouvelles, il avait ouvert sans bruit.
Descendus après de nouvelles folies, ces jeunes gens trouvèrent là encore deux nanas et un mec. Et l'on bruncha le plus bourgeoisement du monde. Quand on fut entre soi, Florentin déclara, tout sourire :
— Quentin ! Martin a accepté d'être mon témoin... pour mon dépucelage... et Armel aimerait que tu sois le sien !
— Aaaah ! Mais vous êtes...
— C'est ça qui arrive, quand on convoque les sorcières... et les courges !

Quentin assura, comme Martin, et même... Quentin accepta les remerciements en nature de ces Messieurs. Revenu toutes les fins de semaine, Florentin mena la danse... et l'on finit par mettre Martin dans les bras d'un Quentin bien étonné !



RE: Sujet collectif :à chacun son histoire !!! (OS-TOUS GENRES-TOUS STYLES) - KLO7514 - 01-11-2023

Cours-je? Ne dérapé-je pas trop? Y'a un début à tout, même à l'incroyable : ci-dessus, nous sommes gâtés -et ci-dessous aussi ! La pauvre Aurélie n'aura donc pas son content ce soir orgiaque ; c'est très dommage pour elle et même décevant. Mais que faire lorsque l'estomac refuse d'envoyer son contenu vers les 7,589 mètres qui le suivent? seule solution : retour à l'orifice supérieur.
Je soupçonne, une fois encore -à moins qu'il n'y ait un "copié-collé" toujours possible : si c'est le cas, c'est bien réussi*, "foi d'animal, avec intérêt et c'est le principal!"
Donc, notre cher amateur de bulles emporte mes suffrages.
-------------------------------------------------
*Nos frères ultramontains ont une formule, reprise dans un conte par l'inénarrable Alphonse : "Si non e vero, e ben trovato."


RE: Sujet collectif :à chacun son histoire !!! (OS-TOUS GENRES-TOUS STYLES) - Lange128 - 01-11-2023

J’ai lu récemment sur un autre forum le post de quelqu’un qui proposait de faire un trou dans une courge pour y enfoncer son pénis et se masturber, après avoir mis un préservatif et passé la courge au micro-ondes avant. Il proposait également un second trou pour un ami.

Je n’ai pas pas l’impression que les sensations seraient extraordinaires. Je craindrais aussi qu’un mauvais esprit s’empare de mon pénis et ne me le rendre qu’en échange de mon âme. Je préférerais utiliser une pêche…

Tout ça pour vous dire que j’ai renoncé à écrire une histoire avec cette idée.



RE: Sujet collectif :à chacun son histoire !!! (OS-TOUS GENRES-TOUS STYLES) - lelivredejeremie - 02-11-2023

Plutôt rusé de la part d'Armel de jeter Florentin dans les bras de la jolie et pas bête Aurélie, puis d'attendre le résultat du test, qui confirme que leur complicité et un humour partagé ne seraient pas tout ce qui les rapprocherait.
Autant que le style, c'est le procédé qui sort ensuite le théoriquement hétéro Martin des bras de la demoiselle pour l'envoyer sur le matelas de la chambre d'amis entre les deux garçons farouchement anti-Halloween qui me fait accuser Louklouk d'une lecture addictive de plus Smile


RE: Sujet collectif :à chacun son histoire !!! (OS-TOUS GENRES-TOUS STYLES) - fablelionsilencieux - 03-11-2023

Coucou les gens,

Je livre l'ordre des auteurs par défi "Halloween":

1 - @lelivredejeremie
2 - @Louklouk


RE: Sujet collectif :à chacun son histoire !!! (OS-TOUS GENRES-TOUS STYLES) - fablelionsilencieux - 03-11-2023

en cours, le choix de @bech !

[Image: MHlqCegVLra_change-voiture.jpg]


Ensuite, le choix de @Lange128 !

[Image: MHunMho587a_b9717377465z.1-2018102421333...l.1-0.jpeg]


Ensuite, le choix de @lelivredejeremie !

[Image: MIdl1DlGWUa_undefined.jpg]


Et le  "CONCOURS NOEL 2023"


https://recit.slygame.fr/showthread.php?tid=274


RE: Sujet collectif :à chacun son histoire !!! (OS-TOUS GENRES-TOUS STYLES) - fablelionsilencieux - 03-11-2023

Sixième  tram/inondation

[Image: MHlqCegVLra_change-voiture.jpg]




"♪♪♫♫♪ Le sam'di soir , après l'turbin, en juillet vingt-et-un ♫♪♪♫ " Gustave sortait de son travail à l'Hôtel de Ville de Paris. Ce poste d'huissier, après sa démobilisation de 1919, semblait calibré pour ses 22 ans. Le récent conflit l'avait épargné et il songeait plutôt à profiter pleinement de la vie. Il demeurait seul dans Arcueil, petite ville de banlieue sud. Coup de chance : il n'avait pas besoin de grimper à la station de départ de la Ligne de Sceaux devant le jardin du Luxembourg : depuis l'avant-guerre, une ligne de tramways électriques partant de l'avenue Victoria, juste en face du célèbre édifice, allait finir sa course dans sa petite agglomération. La 93, désormais équipée des toutes récentes motrices série 500 de la STCRP ," Société des Transports en Commun de la Région Parisienne", le menait à quelques pas de son petit logement dans la Cité-Jardin. 
Mais, en ce début de mois d'été, la météo jouait des tours à la population laborieuse : voilà presque trois jours qu'il pleuvait sur le Bassin parisien qui avait rarement mérité ce nom de...bassin. Il pleuvait donc à Sceaux et, hélas, à seaux. Espérant une accalmie, Gustave avait laissé son parapluie à la maison : fatale erreur! Ce fut donc avec une joie non dissimulée qu'il monta dans le véhicule, presque mouillé jusqu'aux os.
Il préféra rester debout en seconde classe, sur la plate-forme centrale. Le tram démarra. Et voilà qu'à l'arrêt Place du Châtelet, il voit monter un joli blond aux splendides yeux noisette tout aussi mouillé que lui. Coïncidence ? Voilà que le nouvel arrivé se place presque en-face de Gustave, se tenant à la barre verticale pour éviter les cahots. Jeune aussi, le blondin était un tout petit peu plus petit que Gustave. Ce dernier, assez joli garçon à l'éclatant regard bleu-ciel, était brun et, vieille habitude ramenée de l'armée, coiffé en brosse. Il pouvait apercevoir quelques cheveux fous de son vis-à-vis. En effet, selon la mode en usage, les garçons couvraient leur chef d'une casquette mais pas à la mode des "Apaches" qui hantaient encore les abords des barrières.

La motrice freina assez brusquement avant de traverser le boulevard Saint-Germain et Gustave s'en vint "atterrir" presque dans les bras de l'autre voyageur. Se redressant, il  s'excusa et ne put s'empêcher de regarder ce dernier dans les yeux. Puis, tous deux, éclatèrent de rire. Ce fut alors le début d'une conversation très animée et fructueuse. Après quelque présentation, on en vint à parler de la pluie et du beau temps et, vu les circonstances, surtout de la pluie. On déplora qu'elle tombât en si mauvaise époque. Puis, on parla de leurs emplois respectifs. Henri était employé à la comptabilité de la Samaritaine, le grand magasin où, selon la réclame, "on trouvait tout". Il habitait un nouvel ensemble de petits pavillons à l'entrée d'Arcueil. Un peu partout, c'était en effet le grand développement des lotissements. Gustave apprit ainsi qu'Henri  avait un an de plus que lui mais, en contrepartie, 2 cm de moins ; qu'il avait le baccalauréat tout comme lui -chose peu courante à l'époque pour des garçons de classes populaires.

Passent la Glacière, la rue Boussingault, la place de Rungis. Mais voilà : au moment de s'engouffrer sous la Poterne des Peupliers surplombée des boulevards "militaires" devenant peu à peu "des Maréchaux", l'eau de la Bièvre toute proche avait subitement envahi la chaussée sur un bon mètre de hauteur! Le wattman bloque les freins in extremis et déclare : «Mesdames et messieurs, je suis désolé mais je ne peux pas aller plus loin. Je suis obligé de vous faire descendre. Pour rejoindre Gentilly et les au-delà, vous devrez remonter la rue du Moulin des Prés puis essayer de rejoindre vos domiciles en passant par la porte d'Italie et redescendre ensuite  sur votre droite.» D'ailleurs, les employés d'octroi, habituellement sous les ponts, avaient quitté leur travail depuis assez longtemps en voyant l'eau monter rapidement
Peu ravis d'une telle aventure et toujours sous la pluie, les deux gars décidèrent de chercher un restaurant puis, si possible, une chambre d'hôtel pour la nuit. Suivant les rails, ils revinrent donc sur leurs pas, si j'ose dire, et débouchèrent sur le grand carrefour de la place de Rungis. Chic : un restaurant était là, ouvert. Ils y entrèrent après s'être vigoureusement essuyé les pieds et purent enfin s'installer à une table. Mais, pour trouver un hôtel dans les parages, il n'y fallait pas compter aux dires du patron. Et, comme à Waterloo raconté par le grand Victor, il pleuvait toujours.
Henri, qui connaissait un peu ce coin du XIIIe arrondissement, eut alors une idée : «Et si on allait dormir ...dans un wagon?" Il existait, en ces temps reculés, une ligne circulaire de chemin de fer, la "Petite Ceinture" et certaines gares comportaient des voies pour les messageries et autres colis. C'était justement le cas de cette gare de "La Glacière-Gentilly" où 2 voies desservaient une assez grande halle aux marchandises, laissant deux autres voies en extérieur. Ayant envisagé négativement d'autres solutions, les deux garçons payèrent l'addition puis, courageusement, s'élancèrent vers l'entrée de la gare. Une rame de wagons semblait les attendre, certains porte ouverte. Il faisait encore un peu jour et, à la quatrième investigation, Henri s'écria : «Là!». Il aida Gustave à grimper puis ils repoussèrent la porte. Par les panneaux baissés, un peu de clarté pénétrait dans le wagon. Ils trouvèrent même un stock de couvertures, bien pliées et propres, ce qui était plutôt bon signe. Puis, constatant l'état de leurs vestes et pantalons voire des chemises, il leur fallut retirer ces vêtements mouillés qu'ils suspendirent à des crochets internes. Il ne faisait pas très chaud. 
Les voilà en caleçon et, sans doute pour se réchauffer plus vite, ils se rapprochèrent l'un de l'autre. Henri, sans doute le plus hardi, se mit insensiblement à caresser le dos de Gustave. Celui-ci, après un frémissement, ne bougea pas, tourna la tête vers Henri, lui fit un large sourire et approcha ses lèvres de celles de son compagnon d'infortune. Alors, les caresses ne concernèrent plus seulement le dos de Gustave mais aussi celui de Henri et, tout délicatement, les mains descendirent vers  les caleçons. Ces derniers refuges corporels glissèrent simultanément et l'on vit alors deux splendides organes entourés de poils bruns et blonds se redresser fièrement, comme au lever des couleurs.
Cela ne les effraya pas le moins du monde. Sans doute leur revinrent alors quelques souvenirs de guerre où, dans les tranchée, certains besoins masculins devaient être assouvis. Précautionneux, ils étalèrent quatre couches de couvertures sur le plancher de la "caisse". Puis, ils revinrent à touche-touche. En cadence, ces messieurs, entamèrent donc des mouvements salutaires et hygiéniques d'abord manuellement. À tour de rôle, certain orifice de chacun reçut de la visite d'abord linguale puis digitale et enfin d'un membre estimé. Pour cette dernière entrée, ils y allaient de bon cœur, lentement en d'amples coups de reins ou beaucoup plus rapidement avec les bruits de gorge idoines et adaptés à la situation. Inutile de dire que les "french kisses" faisaient aussi partie de la fête.
Au bout de presque une heure de ce régime et après l'écoulement presque simultané de ce liquide assez épais qui ne demandait qu'à venir prendre l'air, les deux garçons s'étendirent sur les couvertures en mettant une dernière sur leurs académies encore frémissantes. Mais, un quart d'heure plus tard, Henri qui était contre le dos de Gustave, ne put s'empêcher de passer la main par-dessus le bassin de son compagnon pour vérifier un détail.
Rassuré à ce sujet, il avança encore le bas de son ventre et, entendant ces mots : «Encore, vas-y», n'hésita pas une seconde de plus à la grande joie de Gustave. Et l'on refit une seconde tournée, d'abord sur le côté puis, Gustave s'étant placé à plat-ventre, Henri accéda à son dos en s'étendant sur lui. Enfin, sentant venir l'ultime moment, ils se remirent de côté pour que Gustave pût aussi être soulagé de cette seconde offensive. Enfin, ils finirent par s'endormir, bien serrés l'un contre l'autre.
Au petit matin de ce dimanche, coup de chance, leurs vêtements avaient un peu séché et c'est presque secs, aidés en cela par le soleil revenu, qu'ils se dirigèrent vers la boulangerie qui fait le coin de la place avec la rue de Gentilly. Le restaurant de la veille au soir ouvrait tôt, même le jour de repos. Ils se firent servir une grande tasse de café "à la chaussette" que le patron leur apporta dans la cafetière en aluminium.
Enfin, d'un pas alerte, ils remontèrent vers le Parc de Montsouris, bifurquèrent sur la gauche et passèrent la "frontière" porte de Gentilly. De là, par les hauteurs, ils piquèrent droit sur Arcueil, abandonnant sans regret les "Fortifs" derrière eux.
Arrivés devant le logis d'Henri, ce dernier invita Gustave à passer la journée avec lui. Ce dernier accepta et, à peine la porte refermée, Henri le plaqua contre le mur du couloir, planta sa bouche contre la sienne en même temps qu'il faisait tomber veste, chemise et pantalon de son nouveau copain. Gustave ne fut pas en reste, accomplissant la même chose sur Henri. Et, cette fois, on n'eut pas le loisir de contempler longuement les caleçons qui disparurent le temps de le dire !
Au repas de midi, il fut donc décidé d'alterner l'occupation des domiciles : une semaine chez Gustave, une semaine chez Henri. Et il va sans dire que les congés seraient pris ensemble, utilisant fréquemment les trains vapeur de la Ligne de Sceaux pour aller à la campagne du côté de Limours, grâce à la toute proche gare d'Arcueil.
Si la France ne se repeupla  avec ces deux garçons, ils furent au moins heureux un peu plus d'une quinzaine d'années.


RE: Sujet collectif :à chacun son histoire !!! (OS-TOUS GENRES-TOUS STYLES) - emmanolife - 03-11-2023

Très bien documenté !
Ce n'est pas Montpellier, mais Paris, c'est très bien aussi !


RE: Sujet collectif :à chacun son histoire !!! (OS-TOUS GENRES-TOUS STYLES) - lelivredejeremie - 03-11-2023

Leur temps imparti de bonheur m'a fait lever un sourcil, avant de recadrer l'époque et d'y ajouter une quinzaine d'années :'/ Pourtant, c'était une période insouciante, mais le fait d'avoir survécu à la guerre avec tous ses membres devait probablement participer à cet état d'esprit ¯\_(ツ)_/¯

Clairement très documenté, en effet, au point que, sans connaitre, le décor semble facile à se figurer, c'est blindé de petits détails qui le cadrent bien. Après, certains, dans l'intimité, sont p-ê un peu idéalisés, mais la vie se nourrit aussi d'imagination, de jolies histoires, de rêves et d'idéaux. Un texte doucement nostalgique, ce qui me donne une idée de l'auteur Smile


RE: Sujet collectif :à chacun son histoire !!! (OS-TOUS GENRES-TOUS STYLES) - Louklouk - 03-11-2023

Je verrais assez bien KLO dans le rôle du prof d'histoire polissonnée des tramways urbains...


RE: Sujet collectif :à chacun son histoire !!! (OS-TOUS GENRES-TOUS STYLES) - Lange128 - 03-11-2023

Je pense plutôt à @KLO7514 qu’à @Nostalgique, vu les nombreuses précisions ferroviaires et parisiennes.

La première fois que je suis allé à Paris, c’était fin 1977 et j’avais 19 ans, j’ai passé plus de temps dans le métro et le RER nouveau-né que dans les musées, les théâtres et les hôtels de passe (aujourd’hui ce serait l’inverse, sauf pour les hôtels de passe…) et je me souviens de la ligne de Sceaux et de ses fameuses automotrices Z23000.

C’était aussi l’époque où je regardais plus les automotrices que leurs charmants occupants (ou alors je les regardais déjà sans savoir pourquoi).



RE: Sujet collectif :à chacun son histoire !!! (OS-TOUS GENRES-TOUS STYLES) - bech - 03-11-2023

Moi aussi je reconnais KLO7514, à la fois pour la richesse des détails sur des périodes "historiques" (et plus le Paris du début du siècle dernier, il connaît) et aussi pour certains traits d'humour assez recherchés.

Ce récit m'a aussi fait penser qu'ai siècle dernier, on pouvait facilement dormir dans le hall d'une gare ou sur un quoi. Je me souviens de l'avoir fait une fois à Bordeaux, une fois à Avignon (réveillé à 4 H du matin par un vigile alors que mon train était 2 bonne heures après). J'ai aussi dormi en gare de Berlin lors de la première fin de nuit de 1990.

Maintenant, au moins en France, ce n'est plus possible. Même en tachant de me planquer en gare de Narbonne un jour de trafic perturbé où je n'avais pas pu arriver à destination, le chef de gare a utilisé une lampe projecteur pour s'assurer qu'il n' avait plus personne sur les quais et j'ai du partir.


RE: Sujet collectif :à chacun son histoire !!! (OS-TOUS GENRES-TOUS STYLES) - fablelionsilencieux - 05-11-2023

Coucou les gens,

Je livre l'ordre des auteurs par défi "tram/innondation":

1 - @Louklouk
2 - @lelivredejeremie
3 - @Lange128
4 - @bech
5 - @gaetanbg
6 - @KLO7514


RE: Sujet collectif :à chacun son histoire !!! (OS-TOUS GENRES-TOUS STYLES) - fablelionsilencieux - 05-11-2023

Premier micro

[Image: MHunMho587a_b9717377465z.1-2018102421333...l.1-0.jpeg]

Ce jour-là, la boite d’informatique où je travaillais avait sa soirée annuelle, très simple pour ne pas dépasser le budget : une tente installée sur le parking, des buffets froids et les grillades de la direction générale. On avait fait appel à moi pour l’animation musicale car j’étais un DJ amateur. Pendant le repas, je me contentai de passer une playlist susceptible de plaire à tout le monde et de vérifier que le micro fonctionnait bien pendant le discours du CEO.

J’étais juché sur petite estrade de palettes en bois récupérées après la dernière livraison de serveurs et je pouvais observer tous mes collègues assis autour de longues tables. Je repérai le jeune apprenti qui avait aidé à installer les serveurs. Il était seul au bout d’une table, le plus souvent occupé avec son smartphone. Je me demandai si c’était plutôt un geek ou un nerd, mais il n’avait pas de grosses lunettes et avait un physique… comment dire, il était craquant avec ses cheveux roux mi-longs et il avait un tee-shirt qui sortait de l’ordinaire : celui de la dernière production de « Starmania » mise en scène par Thomas Jolly. Je comprendrais pourquoi plus tard.

La première animation de la soirée après le repas fut un karaoké. Je fus comme d’habitude déçu des prestations, mais ça mettait de l’ambiance, certaines personnes dansaient mieux qu’elles ne chantaient. Le chef des RH eut du succès. Je reconnais qu’il était un peu meilleur que les autres et je ne le dis pas parce qu’il m’avait accordé une augmentation.

Le dernier sur la liste était le jeune apprenti et cela m’avait étonné. Avait-il des talents cachés ? Je n’avais pas fait le rapprochement tout de suite, il s’appelait Lucas, prénom très courant. J’espérais que cela le ferait sortir de sa réserve et lui permettrait de se rapprocher de ses collègues. Il vint vers moi, timidement, monta sur l’estrade. Je lui demandais ce qu’il désirait chanter, il me répondit :

— As-tu « Starmania » ?
— Oui, cela revient à la mode avec cette nouvelle tournée. Quel titre ?
— « Le S.O.S. d’un terrien en détresse ».

Quelque chose d’étonnant se passa, les conversations cessèrent. La prestation de Lucas fut parfaite, il réussit même les passages très haut de manière naturelle, comme les contre-ténors, sans voix de fausset. Il fut chaleureusement applaudi et on lui demanda un bis.

— Que choisis-tu ?
— « La chanson de Ziggy ».

Il y eut un vote à l’issue du karaoké et, comme prévu, ce fut le directeur des RH qui gagna, suivi de très près par Lucas qui était de nouveau assis au bout de la table. Je remis en route une playlist et me rendis vers lui.

— J’aimerais te parler, puis-je t’offrir quelque chose à boire ?
— Tu peux, mais les boissons sont gratuites.
— Exact, ta logique est implacable. Que désires-tu ?
— Un verre de vin rouge.

J’allai en chercher deux puis je m’assis.

— Tu n’es pas déçu ? lui demandai-je.
— Non, pourquoi ?
— Parce que tu n’as pas gagné.
— C’était la première fois que je chantais devant autant de monde et j’avais le trac. La deuxième place est très bien, je ferai mieux la prochaine fois.
— Ce sont des lèche-culs, fis-je, ils ont tous voté pour le directeur. Tu aurais pu aussi chanter « Le Blues du businessman », « J’aurais voulu être un artiste ». On t’a déjà dit que tu as du talent ?
— Ma mère, répondit-il en riant, et d’autres. Ma professeur de chant. Mais être un artiste est compliqué, on ne peut pas en vivre à moins d’être très connu, je dois d’abord apprendre un métier.

Je découvris qu’il était assez bavard, il me parla longuement de sa passion pour le chant et moi je lui racontai comment j’étais devenu DJ amateur. Il m’interrompit :

— Je dois rentrer, sinon je vais rater le dernier train.
— Tu ne veux pas rester ? Je vais maintenant faire une prestation plus personnelle. Tu pourras danser.
— Je suis moins doué. Bon, je reste, je passerai la nuit au bureau, j’ai l’habitude lorsqu’il y a des problèmes.
— Je t’invite chez moi, j’habite en ville.
— Je ne te dérange pas ?
— Je n’ai qu’un chat, si tu n’es pas allergique aux poils.
— D’accord, je vais informer ma mère.

Lucas tapa un message sur son smartphone, la réponse vint immédiatement. Il eut cependant l’air troublé.

— Quelque chose ne va pas ?
— Non, c’est bon, elle m’a écrit : « Mon petit Ziggy ». C’est mon surnom, ma mère est une fan de Starmania et il y a longtemps qu’elle m’appelle ainsi. Elle me met ensuite : « Bonne nuit et bien du plaisir avec ton ami, il s’appelle comment ? ».
— Denis, fis-je.
— Je m’en souvenais. Je trouve bizarre qu’elle m’écrive « bien du plaisir ».
— Tu analyses trop, elle voulait surement dire du plaisir pour la fin de la soirée, pas pour la nuit.
— Je ne sais que penser.
— On en reparle plus tard.

Je montai sur l’estrade et j’animai le reste de la soirée pendant une heure environ. Beaucoup dansèrent mais pas Lucas, il délaissa son smartphone et j’eus l’impression qu’il m’observait sans arrêt. Je fus à mon tour troublé.

En rentrant chez moi à pied, une marche de vingt minutes, nous restâmes silencieux, puis Lucas me dit soudain :

— Je n’ai rien pour la nuit, tu me prêteras une brosse à dents ?
— Oui, j’en ai une neuve, et aussi un pyjama si tu veux. Il sera un peu trop grand je pense. Il y a encore quelque chose dont nous devons parler, je n’aimerais pas de malentendu entre nous.
— Je t’écoute.
— J’ai un canapé qui se transforme en lit mais il n’est pas très confortable. Tu pourrais donc aussi dormir dans mon lit, en tout bien tout honneur.
— Laisse-moi encore un moment pour réfléchir.

Nous arrivâmes chez moi, j’habitais un appartement. Oscar, mon chat, ne fut pas enchanté, il était jaloux lorsque je ne rentrais pas seul. Il se rendormit en me tournant ostensiblement le dos.

— Je t’offre encore quelque chose à boire ? demandai-je à Lucas.
— De l’eau seulement, je veux avoir les idées claires.

Nous nous assîmes sur le canapé.

— Ça va ? fis-je.
— Ça va. C’est la première fois que je suis seul avec un homme, tu dois me comprendre.
— Je te comprends.
— Et puis, chanter Ziggy en public, c’était faire implicitement mon coming out, c’était aussi la première fois.
— Oui, c’était une soirée spéciale pour toi.
— Alors j’hésite pour coucher avec toi, pour autant que tu sois aussi gay, tu ne me l’as pas encore dit.
— Oui, je suis gay. Je n’aimerais pas que tu aies l’impression que je profite de la situation.

Lucas réfléchit encore quelques instants avant de dire d’une voix très faible, presque inaudible :

— Ma mère m’ai écrit que je devais avoir du plaisir, c’est bon, je n’ai pas besoin de pyjama.

Je me penchai vers lui et chuchotai :

— C’est un joli surnom, Ziggy, je peux l’utiliser ?
— Seulement si c’est pour la vie.
— Je vais attendre un peu. Faisons d’abord connaissance.

Je le pris dans mes bras, il eut un mouvement de recul puis se détendit, Je le caressai, passant mes mains sous son tee-shirt.

— On retournera voir « Starmania » tous les deux ? fis-je.
— J’ai eu un pressentiment, j’ai déjà acheté trois billets.
— Trois ?
— Un pour ma mère, elle sera ravie de faire ta connaissance, Denis.

J’ouvris sa ceinture, baissai la fermeture éclair de sa braguette et glissai ma main, je sentis son membre grossir sous l’étoffe du boxer. Je le dégageai, il était très dur, et long par rapport à son corps frêle.

— Elle te plait ? me demanda-t-il en riant.
— Mais oui, mon petit Ziggy.
— C’est pour la vie, alors ? Pour ma bite ? Ou pour moi ?
— Les deux ![/size]


RE: Sujet collectif :à chacun son histoire !!! (OS-TOUS GENRES-TOUS STYLES) - Louklouk - 05-11-2023

Je dirais : Jérémie, mais j'ai un [petit] doute.