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Florian 18 ans surdoué ou Le don de guérir (livre 3) (Tome 4) - Version imprimable

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CHAPITRE 159 (372) (Camping de la dune) (Nuit de lundi à mardi) (Présentations) (fin)


***/***

Je ne mets pas bien longtemps à rejoindre « cousin » qui s’était arrêté contre un arbre et restait là immobile, les yeux perdus dans ses pensées.

- Tu nous fais quoi là ??

La surprise de m’entendre le fait sursauter, il ouvre les yeux en semblant étonné de me voir seul devant lui.

- J’avais juste envie d’être seul cinq minutes !!
- Ça m’étonnerais beaucoup tu sais ?? Je pense au contraire que tu te sens seul tout le temps, surtout arrivé le soir !! C’est quoi ton problème ?? Tu n’es pas homo, de ça j’en suis quasi sûr !! Alors c’est quoi ?? Tu penses que nous te mettons à l’écart à cause de ça ?? J’avoue que tu as sans doute un peu raison, mais rien qu’un tout petit peu !! Maintenant si tu veux qu’on te chambre sans arrêt ce n’est pas un souci non plus tu sais ?
- Au moins je sentirais que vous vous intéressez un peu à moi !!
- C’est donc bien de ça qu’il s’agit !! Tu penses que nous t’acceptons juste parce que tu es le fils d’Alain et le cousin de Mathis et de Chloé ?? Avoue que ce serait faux-jeton de notre part, tu crois réellement que nous sommes tous comme ça ??
- Non, bien sûr !!
- Alors quoi ??
- Vous êtes tous accompagnés et moi je me retrouve seul le soir comme un con, c’est juste un moment de blues rien de plus.
- Mathis aussi est seul, tu pourrais sortir avec lui et d’ailleurs il n’est pas encore rentré, il doit s’être fait des amis au camping alors pourquoi tu ne cherches pas à en faire autant ?? J’ai repéré quelques belles filles qui semblaient seules, tu devrais aller voir si c’est bien le cas et si tu veux je t’accompagne ??
- Hi ! Hi !
- Quoi ?? Qu’est-ce que j’ai dit de si drôle ??
- Je ne te vois vraiment pas draguer une fille !!
- Hummm ! Pas faux !! Mais je ne parlais pas forcement de drague, du moins pour moi et je peux t’aider à trouver des copines, après ça ce sera à toi de voir Hi ! Hi ! C’est quel genre de filles ton kiffe ??
- Les rousses plutôt petites et fines !!
- Hééé !! Ne me regarde pas comme ça j’ai l’impression que tu es en train de me décrire Hi ! Hi !
- Pffttt !!! N’importe quoi !!
- Je t’assure que si pourtant !! Bon !! Il ne nous reste plus qu’à te trouver ça, en fait j’ai ça en catalogue Hi ! Hi ! Mais elles ne sont pas ici.
- Elles ??

Je lui mets l’image que j’ai eue de Victor quand il pensait très fort à ses filles, les triplées sont gaulées comme moi genre petit format mais d’une beauté qui me rappelle celle de leurs homologues masculins de l’autre réalité.

- Waouhhh !!! Comment tu fais ça ?? Déjà l’autre jour avec la vie de Thomas !!
- Dis-moi plutôt comment tu les trouves ??
- Top de chez top !! Elles existent vraiment ??
- Bien sûr qu’elles existent, j’ai été surpris autant que toi tu sais parce que dans mes souvenirs c’étaient des garçons !! Comme quoi d’une réalité à l’autre les choses peuvent être différentes.
- Tu me les présenteras ??
- Bien sûr !! Par contre pour le reste ce sera à toi de voir.
- Le reste ??
- Elles ne vont pas te tomber toutes les trois dans les bras, faut quand même pas rêver mon grand !! En plus la logique voudrait qu’il y en ait une au moins qui soit lesbienne.
- Tu tiens ça d’où encore ?
- Ce serait un peu long à t’expliquer, alors on fait quoi ? Un peu tard pour la drague ce soir, demain si tu veux je reste avec toi pour que tu te trouves une copine.
- (Thomas sourit) Je suis curieux de voir comment tu vas t’y prendre Hi ! Hi !
- C’est comme pour les garçons ou guère différent d’avec eux, alors ça devrait le faire et puis je t’ai parlé d’amies pas de cul !! Du moins pour moi !! On rentre à la base ?? Les autres étaient inquiets de te voir partir comme ça, tu sais ? Attends-toi au retour de bâton quand nous rentrerons !
- Comment ça ??
- Tu voulais qu’ils te charrient ? Tu risques d’en avoir pour ton argent Hi ! Hi !

***/***

Nous retournons rejoindre le groupe en marchant tranquillement, je vois bien au sourire de Thomas qu’il va beaucoup mieux et que notre petite conversation lui a fait du bien, je suis moi-même content de l’avoir eue avec lui car je dois reconnaître qu’il avait un peu raison de faire la gueule.

Nous arrivons donc sur la terrasse où apparemment les copains des filles semblent avoir été acceptés, mais surtout se sentent visiblement à l’aise parmi la bande et j’arrive donc derrière eux en leur plaquant une bonne main au cul à chacun qui les fait sursauter.

- Wouah !! C’est du bon petit popotin de grain bien ferme ou je ne m’y connais plus, bon choix de recrutement les filles !! Pour les prochains, amenez-nous les un peu moins grands Hi ! Hi ! En plus ils ont la “beau gosse” attitude !! Alors que rêver de mieux ??

Je fais un clin d’œil à Thomas qui visiblement s’amuse beaucoup et je reporte mon attention sur les deux frangins qui en sont encore à se demander quoi.

- Vous avez déjà choisi lequel de vous deux passe la nuit en premier avec nous ou pas ??

Dylan se retourne vers Léa mort de rire.

- Tu avais raison, c’est bien celui-là le plus cinglé de tous Hi ! Hi !


CHAPITRE 160 (373) (Paris) (Mardi matin) (Ailleurs) (Vivant sans l’être)

*

« Hôpital militaire Bégin, chambre de quarantaine à sécurité renforcée »

Bip ! Bip ! Bip ! Bip !

Le son lancinant de l’appareillage électronique est le seul bruit qui résonne dans cette pièce, gardée vingt-quatre heures sur vingt-quatre depuis plusieurs mois par un important dispositif militaire.

***/***

« Quelques mois plus tôt, cabinet du médecin légiste »

- Je ne peux pas signer cet acte de décès, ni pratiquer les examens d’autopsie demandés !!
- Mais pourquoi donc enfin !! Je sais ce que représente ce garçon pour beaucoup de gens, mais nous devons connaître la cause de son décès.

Le médecin lève les yeux étonnés sur cet homme à la carrure impressionnante.

- Les personnes qui vous envoient ne vous ont donc rien dit ??
- Dit quoi ??
- Ce garçon n’est pas mort !! Enfin pas dans le sens strict du terme, son corps non seulement est en parfaite santé mais en plus il a un pouvoir de régénérescence étonnant !!

Victor s’oblige à s’asseoir tellement l’annonce lui a fait un choc.

- Pas mort vous dites ?? Comment est-ce possible et s’il n’est pas mort, pourquoi ne respire-t-il plus ?? Pourquoi son cœur ne bat il plus ??
- Calmez-vous je vous prie !! Je suis conscient du choc que vous pouvez ressentir, je sais que vous étiez particulièrement attaché à ce garçon et je peux vous assurez que son corps vit toujours, dans un extrême état de ralenti mais il vit.
- Qui d’autre est au courant ??
- Il n’y a que votre patron, vous, moi et mon assistant, rendez-vous compte que vous ne nous l’avez amené que fort tard dans la nuit et que mes constatations ne datent que de quelques heures à peine, j’allais l’autopsier comme prévu quand j’ai eu un doute au vu de plusieurs choses qui ne collaient visiblement pas.
- Expliquez-vous ??
- Le corps était encore chaud alors que le décès était annoncé depuis deux jours et de plus aucune rigidité cadavérique des membres ni du visage, j’ai donc pris le temps de prendre son pouls et c’est là que je me suis rendu compte qu’il battait à un rythme très lent, de l’ordre d’un battement toutes les quinze secondes tout comme sa respiration qui elle est d’une insufflation toutes les dix minutes environ.
- Quel est votre diagnostic docteur ?
- C’est une impossibilité médicale, aucun être humain ne peut vivre avec un rythme aussi lent.
- Aucun humain dites-vous ? Mais si justement ce garçon ne l’était pas tout à fait, cela expliquerait-il son état actuel ?
- Comment voulez-vous que je le sache ?? Ce serait une sorte de robot alors ?
- Bien sûr que non !!
- Pourtant ça se tiendrait avec mes dernières découvertes, savez-vous que toutes les synapses de son cerveau sont éteintes ?
- Et c’est grave ??
- C’est ce que nous appelons en jargon populaire la mort cérébrale !!
- Donc il est bien mort alors ??
- Puisque je vous dis que non !! Il devrait l’être, normalement son corps ne devrait plus pouvoir réagir seul et nous aurions dû l’appareiller pour maintenir ses fonctions vitales artificiellement !!
- Je ne vois pas trop le but d’une telle manœuvre ??
- C’est une pratique assez courante sur un corps qui vient de cesser de vivre, pour ensuite prendre le temps d’obtenir l’autorisation de la famille en vue d’un éventuel don d’organes !!
- Comment expliquez-vous qu’il se maintienne en vie tout seul dans ce cas ?
- Je ne l’explique pas, tout juste j’oserais exprimer une hypothèse !!
- Allez-y !!
- Ce corps n’a plus d’âme, il est comme…. Comment dire….. En attente ou en jachère !! Vous comprenez ??
- J’ai saisi l’idée !! Bien !! Rien de tout ceci ne doit sortir sans autorisation, nous allons faire transférer le corps pour pratiquer des analyses plus poussées.

***/***

« Aix en Provence, deux jours plus tard »

Le cercueil est exposé dans une des salles du funérarium, Franck assiste à sa mise en place avec un visage bien loin de celui qu’on pourrait attendre de lui à un moment pareil.

Il est accompagné de Maurice qui lui aussi quoique sérieux, ne semble pas plus attristé que ça d’être là.

- (Franck) Ça va être difficile à faire avaler !!
- (Maurice) Pourtant il est essentiel que personne ne se doute de rien !!
- (Franck) Cette histoire de dernière volonté est un peu tirée par les cheveux et si Thomas avait été en état d’assister à tout ça, je ne doute pas un instant du scandale qu’il ferait à ne pas pouvoir voir une dernière fois le visage de son Florian.
- (Maurice) Il n’y a que toi qui a autorité à prendre cette décision depuis que Thomas est hospitalisé, j’ai donné des instructions pour qu’il se « repose » le temps qu’il faudra !!


CHAPITRE 161 (374) (Paris) (Mardi matin) (Ailleurs) (Bégin)


« Retour au présent »

Le général Mathéi semble avoir pris plusieurs années et perdu une bonne quinzaine de kilos depuis ces derniers mois, tellement l’inquiétude le ronge de ne pas trouver la méthode ou la médication nécessaire à faire revenir à la vie celui qu’il avait fini par considérer comme un second fils tellement il lui était attaché.

Comme chaque jour depuis que son corps a été mis en quarantaine sous sa responsabilité, il se rend à son chevet pour lui parler en sachant très bien que c’est inutile et que s’il le fait, c’est plus pour sa santé mentale à lui qu’autre chose.

Depuis trois mois le corps du jeune rouquin a subi tous les examens possibles et imaginables pour tenter de comprendre l’incompréhensible, sans que rien n’y fasse et que le mystère reste entier.

Cette fois ci donc n’échappe pas à la coutume, sauf que ce jour-là quand il arrive devant les deux plantons de garde, ceux-ci le préviennent qu’il y a déjà un visiteur et comme les personnes autorisées sont suffisamment peu nombreuses, Marcel se doute bien de qui ça peut être.

Aussi c’est sans être surpris outre mesure qu’il voit Maurice assis au chevet de Florian, sans que celui-ci ait perçu sa présence.

Une boule d’émotion serre le cœur du général en apercevant de profil le visage cette fois encore ravagé de tristesse, de cet homme qu’il a appris au fil du temps à apprécier et qui est devenu un véritable ami avec qui tout peut être dit et entendu.

- Hum ! Hum !

Maurice sursaute car il était encore cette fois reparti dans ses souvenirs de cette époque somme toute heureuse où il côtoyait celui qui maintenant n’est plus qu’un corps sans vie.

- Ah !! C’est toi !! Excuse-moi mais j’avais la tête ailleurs.
- J’ai vu ça mon ami !! Toi tu restes silencieux, sans doute perdu dans tes souvenirs alors que moi je lui fais la causette à dire tout ce qu’il me passe par la tête dans l’espoir de le faire réagir.
- Je n’arrive pas à me faire à l’idée qu’il n’est plus là (Sanglot) Je n’y arrive pas !!!

Marcel s’approche jusqu’à pouvoir lui poser une main sur l’épaule et la serrer doucement pour lui montrer combien il partage sa peine.

- Surtout de l’avoir là devant nous resplendissant de santé !!
- Tu as appris quelque chose de nouveau ?
- Nos experts en perdent leur latin, toutes les analyses montrent combien son corps est plus complexe qu’il n’y paraît !! Il nous faudra des années pour en comprendre ne serait-ce qu’une infime partie, regarde le !! Il n’a besoin de rien pour rester tel quel, ni boisson, ni nourriture, ni aide de quelque sorte que ce soit !! Sa température reste stable, tout indique que son corps est en parfaite santé !! Même son cerveau est sain, toutes les analyses sont formelles !! C’est juste comme si sa pensée n’était plus là.
- (Maurice) Depuis l’échange entre Thomas et Benjamin, nous savons bien où elle est !! Juste que je ne comprends pas pourquoi son corps ici résiste à la mort, d’après Benjamin et surtout Antonin, c’est bien le même Florian qu’ils ont connu là-bas avec le même corps que celui qui est devant nous.
- Je suis comme toi, je nage complètement !! Tout ceci est impossible et pourtant…

***/***

« Dispensaire du père Antoine, en fin d’après-midi ce mardi-là »

Les travaux tiennent le planning et la première aile sera opérationnelle d’ici la fin du printemps prochain comme prévu, Antonin fait fonction de maître d’ouvrage quand il est présent sur le chantier et termine la mise au point de quelques détails avec les architectes du projet ainsi qu’avec la maîtrise d’œuvre.

Les plans de Florian sont exécutés comme s’il s’agissait d’une bible, faisant s’élever ces tours magnifiques qui donneront ce côté mille et une nuits à la construction une fois celle-ci complètement achevée.

Il a hâte de reprendre l’avion pour faire le bilan de sa mission avec Benjamin, ce qu’il a appris est trop important et même si ça lui donne des frissons dans le dos, il sait bien qu’avec son ami ils devront en passer par là pour s’assurer qu’ils ont bien vu juste avant de mettre le plan des entités en action.

Un immense espoir qui lui redonne cette joie de vivre qu’il avait perdue déjà en grande partie avec la « mort » de Florian et définitivement au « départ » de Thomas dans cette autre réalité qu’il n’a lui-même eue que très peu de temps pour la connaître.

Antonin comprend bien Benjamin qui se sent seul et perdu, il en va de même pour lui qui passe ses journées dans le travail pour oublier ses deux chéris ou du moins ne pas trop y penser.

Ils ont bien tenté un rapprochement sentimental une nuit où ils étaient ensemble, rien que pour voir si ça serait pareil et ça s’est terminé par un énorme fou rire mais aussi par un très fort resserrement d’amitié entre eux deux.







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CHAPITRE 162 (375) (Camping de la dune) (Mardi fin d’après-midi) (La promesse)


Cette journée semble particulièrement propice à la bonne humeur générale de notre groupe qui voit les quelques petits nuages qui auraient pu subsister s’estomper avec nos nouvelles connaissances, en effet depuis que les filles nous ont présenté leurs copains et après les petites mises en boites qu’ils ont subies avec je dois bien le reconnaître une simplicité et un humour que j’apprécie particulièrement, « cousin » à son tour s’est trouvé avec eux deux nouveaux copains pour qui comme pour lui la gent féminine semble avoir une importance primordiale côté libido.

Ils sont donc tout naturellement tous les trois sur un coin de plage à discuter, alors que le reste de la bande se baigne en chahutant.

- (Dylan) Tu crois qu’il va le faire ?
- (Cousin) Je pense qu’il en est capable !!
- (Kévin amusé) C’est un drôle de zigoto quand même votre Florian, je dois bien le reconnaître Hi ! Hi ! Mais je le vois mal aller draguer des gonzesses !!
- (Dylan) Je veux être là pour voir ça !! Décidément !!! Il n’est vraiment pas possible ce mec Hi ! Hi !
- (Cousin) Vous allez très vite en devenir tellement accrocs, que vous ne voudrez plus le quitter je vous en donne ma main à couper !!
- (Dylan) Moi je le trouve marrant à toujours être en train de faire le guignol Hi ! Hi !
- (Kévin) En tout cas son petit copain est un vrai Playboy, je n’avais jamais vu un gars aussi bien foutu !! Parole !!
- (Dylan) Les autres n’ont rien à jeter eux non plus, Chloé et Léa n’ont rien à leur envier, c’est une sacrée chance pour nous de les avoir comme amies.
- (Cousin curieux) Juste amies ?
- (Kévin) Disons que nous apprenons les uns les autres à mieux nous connaître sans aller jusqu’à…. Tu comprends ??
- (Cousin) C’est marrant, je ne les voyais pas aussi prudes !!
- (Dylan) Oh !! Mais ce n’est pas le cas je te rassure, juste que nous avons voulu mettre des limites à notre relation en sachant pertinemment qu’à la fin de ces vacances, ce sera fini pour de bon !!
- (Cousin étonné) Vous n’avez pas envie de continuer à vous voir ?
- (Dylan) Bien sûr que si, qu’est-ce que tu crois !! Mais faut pas non plus rêver, nous habitons à l’autre bout de la France et nous sommes encore en étude pour de longues années.
- (Cousin) Je comprends, même si je trouve que vous baissez les bras un peu rapidement !! Vous restez encore longtemps ici ?
- (Kévin) Jusqu’à samedi, nous repartons dimanche matin à la première heure pour éviter les bouchons.
- (Cousin) Les filles sont au courant ?
- (Dylan) Oui, t’inquiète !! D’ailleurs pour nous c’est déjà une semaine de plus que prévue avec elles, un bonus en quelque sorte parce qu’elles nous avaient dit qu’elles ne restaient là que deux semaines.
- (Cousin) Vous tenez vraiment à elles ? Je veux dire …. Vous les aimez vraiment ?
- (Dylan livide) Qu’est-ce que ça change puisque de toute façon c’est mort !!
- (Cousin) Vous devriez en toucher deux mots à « Flo », il trouverait sûrement une solution pour vous aider !! Chloé et Léa sont comme deux sœurs pour lui et s’il sent qu’elles pourraient avoir le cœur brisé, il fera tout j’en suis certain pour que ça n’arrive pas !!

Dylan regard son frère, l’espoir semblant subitement transformer les deux garçons qui se sourient.

- Eh bien c’est à étudier !! En attendant tu ferais bien de lui rappeler sa promesse de te trouver une copine, je me demande comment il va s’y prendre !!
- (Cousin amusé) Comme avec vous deux peut être Hi ! Hi ! Une bonne main au cul en leur proposant de finir la nuit dans son lit avec Thomas !!
- (Dylan) C’est la bonne méthode pour se prendre un vent Hi ! Hi !

Kévin pour sa part préfère ne rien dire et botter en touche, il se rappelle trop bien de ce moment de surprise à sentir la main du petit rouquin lui peloter les fesses et il se rappelle aussi très bien du trouble qu’il a ressenti quand ensuite Florian leur a fait sa proposition, s’étant étonné à ne pas y trouver immédiatement les mots nécessaires à le rembarrer une bonne fois pour toute alors que son frère ne s’est pas gêné de le faire.

Kévin secoue la tête pour y chasser cette pensée qui depuis ce matin le perturbe et lui revient en boucle, il se lève en faisant signe aux deux autres d’en faire autant.

- Allez les gars !! Allons mettre votre petit rouquin au pied du mur !! Je pense qu’on va bien s’amuser Hi ! Hi !

***/***

Je les vois arriver de loin et vu la direction qu’ils prennent, je me doute bien que c’est vers nous qu’ils se dirigent.

- Voilà vos copains qui viennent aux nouvelles les filles !!
- (Chloé) Ton cousin a l’air de bien s’entendre avec eux ?
- (Léa) Ça va sûrement l’aider à se décrisper, il ne lui manque plus que de se trouver une fille pour que tout baigne pour lui.
- Oups !!

Elles se tournent vers moi en me dévisageant avec étonnement.

- (Chloé) Qu’est-ce qu’il y a encore ??
- (Léa) Ne va pas nous dire que lui aussi va virer homo ?
- Meuuuuh non !!! Juste que je lui ai promis hier qu’on irait tous les deux pour lui trouver une copine !! Ton cousin manque un peu d’assurance quand à ce qui est d’aborder les gens et en particulier les filles, alors je lui ai promis de lui donner un petit coup de mains c’est tout ! Tout de suite !! Qu’est ce vous allez chercher !! Pffttt !!!
- (Chloé) Faut toujours que tu te mêles de tout, tu ne peux pas pour une fois foutre la paix aux gens ?? Thomas n’a pas besoin de tes services !! Il est assez grand pour savoir ce qu’il a à faire !!


CHAPITRE 163 (376) (Camping de la dune) (Mardi fin d’après-midi) (La double découverte inattendue)


Léa semble tout autant surprise que je le suis de cette claque verbale inattendue que je viens de me prendre, Chloé le voit bien et hausse les épaules le visage soudainement fermé, préférant s’éloigner plutôt que de subir nos questions qui ne manqueraient pas d’arriver.

Les deux frères et « cousin » stoppent également en la suivant des yeux, visiblement surpris eux aussi de la voir partir avec cet air revêche.

- (Kévin) C’est quoi l’embrouille ?
- (Cousin) Venez !! On va très vite le savoir !!

Nous voyons Chloé qui croise Mathis sur son chemin, la conversation entre eux deux ne dure que le temps de le dire et laisse Mathis à son tour dans l’expectative de ce qu’elle lui a sans doute répondu.

Celui-ci vient alors nous rejoindre en courant.

- Vous vous êtes engueulés avec Chloé ??
- Bah, non !! Du moins pas que je sache !!

Nous lui racontons en quelques mots les dernières minutes avant qu’elle ne nous quitte, Mathis semble aussi étonné que nous.

- Ne cherchez plus !! Elle doit avoir ses règles Hi ! Hi !

Nos trois copains sont presque arrivés sur nous quand une chose me frappe particulièrement et me laisse à réfléchir sur un autre sens à donner aux dernières paroles de mon amie et alors que je m’attendais bien à la réaction d’un des garçons au moins au départ de celle-ci, force m’est de constater que ça ne vient pas de celui auquel je m’y serais le plus attendu.

Je garde ça pour le moment pour moi en me disant que peut-être je me trompe et comme pour Mathis juste avant, nous leur faisons un petit débriefing de la situation.

J’ai à peine terminé mes explications, qu’une autre chose me frappe et qui cette fois vient de Mathis, j’avais déjà remarqué la façon qu’a Kévin de le détailler de la tête aux pieds en me disant que ne le connaissant pas il a dû le prendre pour Thomas tout en lui trouvant certainement quelques points qui ne collent pas avec le souvenir qu’il en a de mon chéri absent cette après-midi pour cause de ballade en ville avec Yuan alors que « Math » n’était pas avec nous hier soir.

Donc côté Kévin rien de plus naturel qu’il cherche à comprendre ce qui lui semble bizarre, par contre la réaction de Mathis ne colle pas du tout avec son caractère assez spécial vis à vis d’inconnus et alors que je m’attendais à une réflexion limite agressive de sa part comme il nous y a si bien habitués envers ceux qui le détaillent d’un peu trop près, nous avons droit tout au contraire à un de ses plus beaux sourires presque niais à fixer son homologue en taille et en blondeur.

Je reporte mon attention sur « cousin » qui regarde s’éloigner Chloé le visage de plus en plus sombre.

- Tu devrais aller la voir !!
- Qui ça ? Moi ?
- Oui, toi !!
- C’est plutôt à Kévin d’y aller, c’est sa copine après tout !!
- Pourquoi ? Ce n’est pas la tienne ??
- Tu sais très bien que si !! Ce n’est pas ce que j’ai voulu dire !!

Avant d’aller plus loin dans mes propos, je m’autorise une légère entorse à mes principes en allant lire dans l’esprit de Chloé et de « cousin » ce qui à cette minute même est la pensée pas forcement consciente mais très certainement la plus importante pour eux, un petit sourire me vient alors en même temps que je me rends compte que cette réalité à encore quelques surprises à me faire découvrir.

- Tu veux bien faire ce que je te demande ? Profites-en pour tenter de savoir ce qui lui a pris à se mettre en colère, mon petit doigt me dit que c’est pour beaucoup à cause de toi quand je lui ai parlé de notre idée pour te trouver une copine.

Le petit clin d’œil que je lui fais en terminant ma phrase le fait d’abord sursauter et s’interroger sur sa raison d’être, puis un petit sourire se dessine enfin sur ses lèvres quand il semble enfin avoir pris conscience du double sens de mes paroles.

- Non !! Tu crois que ?? Ben merde alors!! ….J’y vais !!

Je le regarde s’éloigner à son tour quand je sens la main de Kévin qui vient se poser sur mon épaule.

- Ce n’est pas ton copain Thomas ou alors je l’ai mal vu hier ?
- Bien sûr que non, c’est son petit frère Mathis !! Ah !! C’est vrai qu’il n’était pas là cette nuit, je comprends que tu te poses la question et tu ne seras certainement pas le dernier à te la poser !! « Math » !! Tu viens que je te présente à nos nouveaux copains ?

Dylan semble seulement s’apercevoir de sa présence, il lui tend la main en souriant.

- Salut !! Moi c’est Dylan !
- (Mathis) Alors comme ça, c’est toi le copain de ma sœur ?
- Il semblerait en effet !!

Mathis sourit et montre Kévin du doigt.

- C’est ton frère ? Vous vous ressemblez beaucoup à part la couleur des cheveux !!
- En effet !! C’est Kévin mon petit frère.

Mathis tend avec empressement la main à Kévin qui la lui serre avec enthousiasme mais aussi plus longuement que l’a fait son frère.

- Avoue que tu m’as pris pour Thomas Hi ! Hi ! J’ai bien vu ta tête depuis tout à l’heure.
- J’avoue que la ressemblance est tellement frappante que je m’y suis laissé prendre Hi ! Hi !

Je les regarde avec amusement.

- Tu as eu de la chance de ne pas t’en prendre une surtout !! C’est un vrai bouledogue d’habitude avec ceux qui le dévisagent comme tu viens de le faire, et de même que si je ne te savais pas hétéro, j’aurais très bien pu imaginer un coup de foudre entre vous deux Hi ! Hi !

***/***

Mathis fusille Florian du regard.

- On t’a déjà dit que parfois tu parles trop ? Non ? Et bien comme ça c’est fait !!


CHAPITRE 164 (377) (Paris) (Mardi soir) (Bégin)


Le général Mathéi s’apprête à quitter son bureau pour rentrer chez lui, quand un visiteur inattendu est annoncé au poste de garde.

Tellement inattendu qu’il met en effervescence le service de sécurité de la caserne, au point de créer un certain affolement qui heureusement fini par très vite s’estomper pour ensuite permettre de recevoir ce visiteur important comme il se doit.

Les trois véhicules noirs accompagnés par six motards de la gendarmerie nationale finissent par pénétrer dans l’enceinte de la caserne hôpital pour stopper quelques dizaines de mètres plus loin sur la place principale.

Le général arrive à son tour encore sous le coup de l’étonnement, il salue l’homme imposant par sa stature tout comme par sa fonction à la tête de l’état.

- Monsieur le président ?? Personne ne nous a informés de votre venue ??
- J’en suis le premier fautif, cette décision vient juste d’être prise et est surtout amenée par une forte curiosité de ma part à venir constater de visu l’état de nos soldats, je parle bien sûr de ceux qui étaient donnés comme désespérés. J’étais également curieux de connaître vos sentiments sur cette journée que vous avez vécue avec qui vous savez.
- Par quoi commençons-nous monsieur ?
- Allons saluer nos courageux soldats !

Le général acquiesce de la tête en priant d’un geste de la main le président de le suivre, celui-ci fait signe aux personnes qui l’accompagnent de rester où ils sont et c’est sans plus de protocole qu’il fait le même geste invitant le général à passer devant.

***/***

« Une demi-heure plus tard, bureau du général »

- Et bien !! Cette visite m’a fait comprendre beaucoup de choses qui jusque-là ne m’avaient été que contées et j’avoue que je ne m’attendais pas à voir ses hommes en aussi bonnes voies de guérisons, cela tient du miracle !!
- C’est également ma façon de voir les choses monsieur, seul le fait d’avoir pu assister de visu à une partie des interventions m’a convaincu que je ne rêvais pas.
- Ce garçon semble avoir plusieurs décennies d’avance sur nos meilleurs spécialistes, je suis convaincu maintenant que monsieur Désmaré avait vu juste dès le départ sur la valeur qu’il représente.
- Si je peux me permettre une question monsieur le président ?
- Vous pouvez général !!
- C’est au sujet d’une phrase qu’a prononcé ce jeune homme et qui depuis tourne en boucle dans ma tête, il m’a dit qu’il entrait normalement cette année en première année de médecine à l’université !! C’est sans doute une pointe d’humour assez particulière duquel il semble être prolixe ??
- Pas du tout !! C’est l’exacte vérité au contraire et si vous connaissiez le passé trouble de ce garçon je suis certain que vous ne voudriez pas le croire !!
- Qu’entendez-vous par passé trouble ?
- Ce garçon était particulièrement bien connu des services de police comme délinquant notoire.
- Nous parlons bien de la même personne ?? J’avoue avoir du mal à croire qu’il ait pu être ce que vous dites !!
- Pourtant c’est l’exacte vérité croyez-moi !! Il faut quand même que je vous explique certaines choses, il va de soi que rien ne devra sortir de ce bureau et si je m’autorise à vous en parler, c’est juste parce que vous faites partie de ceux qui sont impliqués sans le savoir dans ce qu’est devenu ce garçon après son accident.

Le président explique alors ce que lui en a appris mais surtout compris de toute l’histoire, le visage exprimant une incrédulité totale du général ne peut que le faire sourire en se rappelant dans quel état d’esprit il était lui aussi quand quelques semaines plus tôt Maurice est venu lui en parler pour la première fois.

- (Marcel) Et bien !! Quelle histoire !! Maintenant je comprends mieux pourquoi il m’a nommé par mon prénom alors qu’il n’était pas censé le connaître !! Pffttt !!! Je n’aurais pas été témoin de certaines choses, j’avoue qu’il m’aurait été difficile de croire un récit pareil.
- Vous comprenez pourquoi nous apportons autant de discrétion possible sur son existence, une chose apparaît pourtant maintenant comme une certitude aux dires de nos spécialistes en la matière !! Ce garçon ou bien n’est pas de cette planète, ou alors il représente le dernier maillon de l’évolution de notre espèce !!
- Houlà !!! Comment vous y allez !! Il y a certainement une explication moins fantastique pour ne pas dire fantaisiste sur sa véritable nature !!
- Je crains bien que non général !! Ce que nous avons en mains de son dossier médical corrobore complètement ces hypothèses et je vous avouerai franchement que l’une comme l’autre me fait froid dans le dos sur ce qu’elles impliquent pour notre futur !!
- Vu comme ça, c’est évident qu’il ne faut pas ébruiter tout ça au grand public avant d’en connaître le fin mot, nous avons de la chance que ses particularités soient utilisées pour le bien de tous et si une chose m’apparaît certaine sur ce garçon, c’est l’altruisme et le dévouement qu’il prête à ces semblables.
- Sachez que j’en suis parfaitement conscient et que c’est très certainement cette seule raison qui me fait le laisser libre de ses mouvements, ce qu’est devenu ce garçon depuis sa sortie du coma ne prête à aucuns doutes sur ses intentions pacifistes !! Il est lui-même plutôt perdu dans ce qui lui arrive, sa mémoire revient petit à petit à dire d’expert et je pense sincèrement qu’il ne nous apportera que des bienfaits ainsi que des connaissances nouvelles si nous le laissons tranquille.
- Je ne peux qu’opter dans ce sens monsieur, il dégage de lui trop de bonté pour qu’il en soit autrement.





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CHAPITRE 165 (378) (Paris) (Mardi soir) (Siège de la DST)


Joseph a beau tourner et retourner en boucle tous les éléments qu’il a de son arrestation, il ne comprend absolument pas comment il a pu se faire prendre comme un débutant.

Le plus déroutant pour lui c’est la connaissance que semblait avoir de lui le petit rouquin qu’il était chargé de surveiller, l’intuition déjà la veille avec le grand blond magnifique que celui-ci ne le dévisageait pas comme un inconnu lui revient également à l’esprit et met encore plus de trouble dans ses pensées.

Son arrestation somme toute arbitraire par les deux agents de la DST lui reste dans la gorge et ce malgré la façon plutôt « amicale » qu’ils ont mis ensuite pour opérer son transfert jusqu’à Paris, où il se retrouve depuis enfermé dans une cellule en attendant son interrogatoire.

Un dîner correct lui a été servi quelque temps plus tôt en lui signifiant qu’après son repas, il serait interrogé par le grand patron lui-même ainsi que par un éminent psychiatre dès que celui-ci serait arrivé.

Autant Joseph peut comprendre la présence du directeur de la DST, même si ça lui semble bizarre qu’il se charge en personne de ce genre d’interrogatoire, autant la venue annoncée du psy le laisse dans l’incompréhension totale quant à la raison de sa présence.

Des pas venant dans sa direction lui font comprendre qu’il saura bientôt à quoi s’en tenir sur toutes ces interrogations qu’il se pose et quand les deux hommes se présentent à la grille de sa cellule, son étonnement redouble de plus belle devant leurs sourires loin de ce à quoi il s’attendait.

Deux tours de clé libèrent la grille.

- (Maurice) Si vous voulez bien nous suivre ?

Joseph se lève sans une parole, tant il est dans son analyse de la situation dans laquelle il se trouve et qui une fois encore lui amène tout un tas de questionnements, ne serait-ce que ce ton de voix poli et cordial avec laquelle on vient de lui parler.

Il suit donc les deux hommes jusqu’à un bureau spartiate, toujours dans ses réflexions sur cette façon pour le moins inattendue qu’ils ont eu de l’aborder.

- Asseyez-vous je vous prie, monsieur N’Goumbou !!

Joseph en entendant son véritable nom de famille sursaute, comment peuvent-ils le connaître alors qu’il ne l’a jamais utilisé et toujours pris des noms d’emprunt lors de ses missions.

Il préfère une nouvelle fois ne pas répondre afin d’attendre ce qu’ils pourraient encore lui révéler sur ce qu’ils connaissent de lui, Philippe n’est pas dupe et sourit en se faisant la réflexion que cet homme est bien comme l’a si bien dépeint Florian, un expert dans sa profession.

Maurice lui aussi a déjà bien jugé l’homme en face de lui et il poursuit donc.

- Nous connaissons très bien à quelles activités vous vous adonnez, ou plutôt devrait-on dire, vous vous vendez !! Nous voudrions juste connaître celui qui vous paie pour cette mission, mais surtout savoir en quoi elle consiste !!
- …..
- Je comprends bien l’inconfort de votre position actuelle, un de mes amis est donc venu à ma demande pour m’aider à vous convaincre que nous n’avons rien contre vous et que si vous coopérez, vous ressortirez libre dès ce soir sous réserve bien sûr que vous n’ayez pas de mauvaises intentions envers Florian ! Le jeune homme que vous étiez chargé d’espionner !!
- De mauvaises intentions !! Quelle idée !! J’étais chargé entre autre de protéger ce garçon !!

Joseph se mord les lèvres d’avoir trop parlé, mais ça a été plus fort que lui et l’idée même qu’il puisse avoir accepté une telle mission l’a mis hors de lui, prouvant ainsi qu’ils ne le connaissent pas aussi bien qu’ils semblent le dire ou le croire.

Philippe a entendu toute la sincérité dans la réponse toute en indignation de Joseph, il se détend donc en faisant un petit signe de tête à Maurice lui signifiant que tout va bien.

- (Philippe) Donc il n’y a aucune raison de taire l’identité de votre employeur ?
- Ce n’est pas dans mes habitudes de révéler pour qui je travaille !!
- (Maurice) Il va peut-être falloir envisager faire une entorse à vos habitudes si vous voulez sortir rapidement !!
- ….
- (Philippe) Florian vous a connu comme un ami, un très bon ami même !! Le saviez-vous ? Non, bien sûr !! Alors écoutez donc ce que j’ai à vous dire, sans doute y retrouverez-vous quelques similitudes d’avec votre vécu !!

Philippe narre alors tout ce que lui a appris Florian sur Joseph, il évite pour l’instant la partie concernant les réalités alternatives en se contentant de coller au plus près aux activités passées de l’espion international qu’est cet homme.

Joseph bien sûr l’écoute avec attention, autant certaines choses correspondent à ses activités passées que d’autres lui font hausser les sourcils d’incompréhension, ce qui aide beaucoup Philippe à faire le bilan du vécu réel de Joseph dans cette réalité.

Philippe termine ses explications par une série de suppositions sur l’identité de son employeur actuel.

- Il n’y a pas tant de choix dans l’identité de la personne qui vous paie, Florian a sauvé des personnes importantes en utilisant ses capacités exceptionnelles de chirurgien ! Je ne vois donc que deux probabilités, celle venant directement de la famille impériale du Japon ou du chef d’une des plus grandes mafias du même pays !!
- Votre jeune protégé semblait n’avoir qu’une possibilité en tête, quand il m’a posé la question.
- (Maurice) Quoi qu’il en soit, dites bien à cette personne que nous nous chargeons nous même de sa sécurité et que la présence d’autres personnes n’amènerait rien de plus si ce n’est peut-être de commettre des erreurs !! Vous pouvez partir monsieur N’Goumbou !! Je vous conseille néanmoins d’aller parler avec Florian, je suis certain que vous y trouverez des réponses à toutes ces questions que vous vous posez sans doute encore !! Il sera j’en suis certain heureux de savoir qu’ici encore vous êtes son ami !! Bien le bonsoir et excusez-nous de ne pas vous faire raccompagner, de toute façon je suis certain que vous préférez cette solution plutôt que celle de risquer de vous faire repérer avec le contre-espionnage Français !!


CHAPITRE 166 (379) (Camping de la dune) (Mardi soir) (Sur la dune)


Thomas pousse un ouf de soulagement quand il voit la silhouette de Florian, assis en haut de la dune avec ses bras autour de ses genoux repliés.

Celui-ci avait fermé son esprit depuis le dîner qu’il avait passé étrangement silencieux, ce qui n’est pas et de loin dans ses habitudes, Thomas se souvient d’un moment identique où c’est lui qui avait éprouvé le besoin de s’isoler pour faire le point suite à une farce qui s’était retournée contre lui et qu’il avait mal pris à cette époque.

C’est donc avec une certaine émotion, qu’il vient s’asseoir aux côtés de son chéri en lui entourant les épaules de son bras.

- Qu’est ce qui ne va pas ?
- Rien !!
- Je sais bien que c’est faux, je te connais trop tu sais !!
- ….
- Tu ne crois pas que ça te ferait du bien d’en parler ?
- Je n’arrête pas de faire des gaffes !! Mes souvenirs de là d’où nous venons sont trop forts et j’oublie souvent qu’ici les gens n’ont pas le même vécu, ni la même façon de voir les choses !!
- (Thomas soupire) C’est cette réflexion de Mathis qui te met dans un état pareil ??
- Disons que s’en était une de trop !!

Je tourne ma tête vers Thomas, mes yeux lui montrent bien tout le doute que je ressens de ne pas être à ma place.

- Tu crois que j’ai tort de vouloir tous les retrouver ?
- Je ne dirais pas ça, juste qu’il faut t’attendre à avoir encore des déceptions !!
- Notre monde me manque !!
- Je suis bien placé pour te comprendre, c’est pareil pour moi !! Mais ici au moins nous sommes ensemble et c’est l’essentiel, le reste finira par s’arranger.
- Tu le crois réellement ?
- J’en suis certain !! Et puis tout ne va pas si mal que ça ici, nous avons retrouvé nos amis les plus proches.
- Pas tous tu le sais aussi bien que moi.
- Ça ne saurait tarder, je sais que tu penses à « Dami » et à sa famille !!
- Tu crois qu’ici aussi nous serons amis ??
- Y a-t-il un seul de tes souvenirs où ce n’est pas le cas ??
- Non !!
- Alors tu vois !!
- Je souris à mon chéri en étant conscient des efforts qu’il fait pour me remonter le moral faisant abstraction de ses propres griefs envers ce monde où ceux qui lui sont proches le considèrent quasiment comme un inconnu.

De penser à sa famille, me fait penser à la mienne et je me fais la réflexion que je devrais également être plus présent envers mes parents, alors que bizarrement je n’éprouve pas le besoin de penser à eux.

Sans doute à cause justement de cette autre vie où je ne les ai jamais connus et qui est pour moi celle à laquelle je me raccroche inconsciemment comme à une bouée, celle qui me manque tant.

Thomas me fixe avec tristesse.

- A quoi tu penses là ? Je n’aime pas te sentir malheureux !!
- Je me disais que j’étais égoïste à laisser mes parents sans nouvelles et j’ai réalisé pourquoi !! Je ne me fais tout simplement pas à la chance que j’ai ici de les avoir près de moi en vie.
- Appelle-les demain, tu verras qu’après ça ira mieux !! Tu traverses juste une période de remise en question, admets une bonne fois pour toute que les choses ici sont différentes et ça passera comme pour n’importe qui d’autre, tu n’es tout simplement pas habitué à vivre ces périodes qui sont le lot commun de chacun. La vie n’est pas faite que de joie, tu es en train de t’en rendre compte et je suis sûr que « Math » n’a pas pensé à mal en te disant ce qu’il t’a dit, juste qu’il s’est senti gêné parce qu’il y avait sûrement un grand fond de vérité et qu’il ne voulait pas l’admettre devant Kévin.
- C’est comme avec Chloé, je devrais plus réfléchir avant de parler.
- (Thomas surpris) Ah !! Je n’étais pas au courant que tu t’étais embrouillé avec elle ?
- Pas vraiment en fait, c’est juste que je n’avais rien vu venir avec Thomas et elle a pris la mouche quand je lui ai dit que je lui avais promis de l’aider à se trouver une copine.
- Chloé et « cousin » ?? J’y crois pas !! Décidément plus rien ne devrait m’étonner !! Tu n’as pas à t’en vouloir tu sais, j’aurais sûrement fait pareil. Wouahh !! Elle cachait bien son jeu en tous les cas, mais alors ?? Ça veut dire que nos trois potes de Reims devront se trouver quelqu’un d’autre ?? Remarque on aurait dû s’en douter, déjà avec « Yu » et « Toinou » !! Un coup de chance que « Raphi » et Éric se soient trouvés, eux !!
- J’ai l’impression que quelque chose cloche dans tout ça, je n’arrive pas à savoir d’où me vient cette idée mais c’est comme si les choses n’étaient pas à leur place.
- J’ai une question qui me vient d’un coup, c’est au sujet de Thomas !! As-tu un seul souvenir de l’avoir connu avant ici ??
- Aucun !!
- Et pour Jean Baptiste ??
- Je connaissais son existence mais il n’y a que dans cette réalité qu’il existe pour nous de façon réelle, c’est comme pour les triplés qui ici sont des filles !! L’accident mortel d’Erwan et le suicide de Mathis !! Trop d’événements diffèrent, je ne sais pas si c’est un signe du destin ou une façon de me faire comprendre quelque chose d’important !!
- A quoi tu penses ??
- Que peut-être nous arrivons au bout de toute cette histoire et que la boucle se referme, déjà toutes ces vies qui me reviennent depuis quelques temps !! J’en ai parfois mal au crâne !! C’est comme si je terminais quelque chose, un processus, une reconstruction ou un truc dans le genre et j’ai l’impression que c’est comme un puzzle qui commence à prendre forme, j’aimerais vraiment savoir comment tout ça va finir !!


CHAPITRE 167 (380) (Camping de la dune) (Mercredi matin) (Réveil)


« Chambre de Thomas et Florian »

C’est Thomas cette fois ci qui se réveille le premier après une mauvaise nuit à chercher le sommeil, ne s’endormant finalement que très tard pour ouvrir les yeux beaucoup trop tôt à son goût.

Il resserre ses bras autour de la taille de son chéri, lové en boule contre lui comme à son habitude et ce seul geste suffit au grand blond pour se sentir subitement beaucoup mieux, le plus important pour lui étant de le savoir à ses côtés.

Thomas repense à leur conversation de la nuit, conversation qui a sans doute été l’instigatrice de son insomnie alors que Florian sitôt couché s’est endormi comme un bébé.

Il faut dire aussi que cela faisait longtemps qu’il n’avait eu l’occasion de passer une bonne nuit et qu’il devait en avoir bien besoin, pour ne pas réclamer au moins un câlin avant de s’endormir.

Une des mains de Thomas caresse innocemment sans même qu’il s’en rende compte, la poitrine imberbe douce et chaude de Florian qui se soulève doucement au rythme de sa respiration, savourant ce grain de peau dont il ne se lassera jamais.

Tout ça se fait machinalement sans vraiment d’intention particulière, juste pour son plaisir inconscient d’être en contact avec celui qui depuis toujours ne fait qu’un avec lui.

Son doigt titille avec la légèreté d’une plume le téton érigé qui frémit sous la caresse, faisant se blottir encore plus le petit rouquin contre le ventre chaud de Thomas qui cette fois réagit par un long frisson de bien-être qu’accompagne une forte érection qui prend sa place entre les deux petits globes fessiers accueillants.

La chaleur de ce contact traverse très vite le tissu des deux sous-vêtements, mettant à mal la libido de Thomas qui se retient d’aller plus loin pour laisser son chéri terminer sa nuit.

C’est bien sûr sans compter sur les réactions du corps de Florian qui vient se lover encore plus fort à cet endroit précis en faisant onduler ses reins de bien-être pour sentir encore mieux le sexe bandé lui frotter l’œillet déjà en manque d’affection.

Thomas sent une main lui prendre la fesse pour venir se plaquer encore plus fort tout en accélérant l’amplitude de ses coups de reins pour profiter de toute la longueur de cette hampe bien raide qui l’excite au plus haut point.

Un petit son de plaisir s’échappe de la gorge de Florian à chaque passage du gland de Thomas contre son petit trou palpitant.

- Ahh !....Ahh !....Han !....Han….

L’excitation de Thomas à se sentir ainsi désiré devient tellement forte qu’il ne se contrôle plus, amplifiant les coups de reins langoureux de son chéri par les siens au moment où il sent l’extrémité de son sexe s’écraser sur la corolle affamée qui semble vouloir l’engloutir même au travers du tissu des deux boxers.

- Aahhh !!.... Hannn !!....

La main de Florian crochète nerveusement le sous vêtement de son chéri pour le faire descendre, lui faisant comprendre par ce geste qu’il est maintenant parfaitement conscient et réveillé, voulant recevoir en lui ce qui depuis plusieurs minutes lui envoie des ondes de plaisirs dans tout le corps.

Thomas se soulève suffisamment pour que son boxer descende le long de ses cuisses, en faisant autant sur celui de son chéri en lui posant doucement ses lèvres dans le cou pour le lui mordiller avec passion.

Les sous-vêtements sont à peine ôtés, que leurs corps s’imbriquent une nouvelle fois en les faisant tous deux soupirer du plaisir de sentir leurs corps libérés et la hampe frémissante retourne tout naturellement se frotter entre les deux globes accueillants, pour cette fois trouver la voie libérée de tout obstacle jusqu’à l’entrée palpitante qu’elle investit d’un petit coup de reins viril qui fait pousser un feulement de plaisir du petit rouquin à la saillie sans faiblesse qui le remplit de si belle façon.

Leurs deux corps ne font plus qu’un, le sexe turgescent de Thomas palpite de l’orgasme qui lui enfle les reins, le gland massant la prostate de Florian qui envoie mille piques de plaisirs dans tout son corps et quand le moment d’abandon total arrive, c’est la main douce de Thomas qui vient donner les quelques caresses nécessaires au sexe vibrant de l’envie de jouir de son chéri pour le libérer en même temps que le sien dégorge sa manne en le tétanisant d’un plaisir toujours plus puissant.

Ce n’est que quelque temps plus tard, quand leurs cœurs ont cessé de battre la chamade et que leurs respirations ont repris un rythme normal, que les deux amoureux se tournent l’un en face de l’autre pour se donner un baiser tout en tendresse et en remerciement de cette jouissance qu’ils se sont une fois encore offerts pour débuter cette nouvelle journée de la meilleure des façons qui soit.





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CHAPITRE 168 (381) (Aix en Provence) (Mercredi matin) (Pierre & Hélène)


« Chez les De Bierne »

Michel et Maryse terminent leur petit-déjeuner, quand un bruit de moteur s’arrêtant devant chez eux leur fait lever les yeux vers la fenêtre de la cuisine.

La lumière sur le toit du taxi leur amène un sourire, leurs enfants étant les seuls à leur connaissance à utiliser régulièrement ce moyen de transport.

La voix grave de Pierre parlant au conducteur leur amène la preuve qu’ils avaient vu juste encore cette fois, Michel faisant signe à sa femme que c’est lui qui se charge d’aller ouvrir.

- Prépare donc un bon café !! Je pense qu’ils en seront enchantés !!
- Ils auraient pu prévenir de leur arrivée, je ne suis même pas encore habillée !!

Michel ne s’attendait pas à cette réplique et lève les yeux au plafond en soupirant.

- Ah !! Les femmes !!

***/***

Pierre sort les valises du coffre qu’il referme ensuite avant de faire signe au conducteur que c’est bon, Héllène l’attend devant la petite porte donnant sur le jardin toujours aussi fleuri et qui fait depuis toujours la fierté de son beau-père.

- Quel plaisir j’éprouve à chaque fois de revoir cet endroit !!
- (Pierre sourit) Et moi donc !!

La porte s’ouvre et son père apparaît les yeux brillants du bonheur de leur visite.

- Surprise !!!
- (Michel) C’est sûr Hi ! Hi ! Je vous croyais encore à l’autre bout du monde !!

Pierre embrasse son père avant d’entrer dans la maison pour y déposer ses bagages, il va ensuite embrasser sa mère et revient s’asseoir dans le salon en poussant un gros soupir de satisfaction.

- Piouuu !!! Ça fait du bien de retrouver ses racines !!
- (Héllène) Des nouvelles des enfants ??
- (Maryse amusée) Des ??
- (Pierre) Comment se passe les vacances de nos deux loustics ??
- (Michel) On ne peut mieux !! Mais vous devriez plutôt dire, vos trois loustics !!
- (Héllène étonnée) Comment ça trois ?
- (Pierre) Laissez-moi deviner !! Florian et Antonin ont retrouvé leur Thomas je parie ??
- (Michel surpris) Vous étiez déjà au courant ??
- Et comment nous aurions pu le savoir ?? J’ai juste fait la déduction au ton que tu as pris pour nous le dire, alors comme ça ils l’ont retrouvé ??
- (Héllène curieuse) Il est aussi beau que sur les croquis de mon fils ??

Maryse hoche la tête en repensant à sa rencontre avec Thomas.

- Il est encore plus magnifique en réel, je crois bien que c’est le plus beau garçon que je n’ai jamais vu de ma vie !!
- (Michel) C’en est même plutôt troublant, mais je dois avouer que votre mère a entièrement raison !!
- (Pierre) Eh bien !! Vous m’en direz tant !! Où était-il cacher depuis tout ce temps ?
- (Michel amusé) Tu ne vas jamais le croire Hi ! Hi ! Juste avant que Florian le trouve, il était dans notre agence d’Aix en Provence !!
- (Pierre ahuri) Nooonn !! Qu’est-ce qu’il faisait donc à l’agence ??
- Il en était le Président directeur général aux dernières nouvelles Hi ! Hi !

La tête de leurs enfants éclate un maximum les deux vieillards qui s’amusent comme des fous, repensant à celle qu’eux ont fait quand ils ont appris la vérité sur le retour de Thomas.

Dire que Pierre reste sans voix à entendre la réponse de son père à la question qu’il lui a posé serait une gageure, tellement son visage marque l’ahurissement à essayer d’en comprendre le sens.

- Il doit y avoir une explication rationnelle à tout ça !!
- (Michel) Oh !! Mais il y en a une !! Maintenant dire qu’elle est rationnelle, je n’irai pas jusque-là Hi ! Hi !
- (Héllène) Il l’a fait revenir depuis son autre réalité !!

Tous la regardent avec surprise, surtout ses beaux-parents qui eux savent bien qu’elle a vu juste sans comprendre par quel cheminement de pensée elle y est arrivée.

- (Michel) Comment as-tu deviné ?
- Il ne pouvait en être autrement, comment un Thomas inconnu aurait-il pu remplacer celui que Florian aime ? Une fois cette question posée, la réponse paraît toute simple !! Je suis quand même curieuse de savoir comment Florian a bien pu s’y prendre pour le ramener jusqu’à lui ?
- (Michel) Il a fait comme qui dirait, un échange de personnes !!
- (Pierre) Si tu nous expliquais ça depuis le début papa, ce serait peut-être plus facile pour nous de tout comprendre ?


CHAPITRE 169 (382) (Camping de la dune) (Mercredi matin) (Chloé, Léa & Mathis)


Sitôt la vaisselle du petit-déjeuner nettoyée et rangée, Léa attrape son frère par le bras en faisant signe à son amie de les suivre.

Une fois suffisamment éloignés du reste du groupe, elle s’arrête en mettant ses deux poings serrés sur ses hanches visiblement en colère.

- Maintenant vous allez me dire ce qui vous a pris d’envoyer paître Florian comme vous l’avez fait hier ?? Vous le connaissez pourtant !! C’est un garçon à l’émotivité à fleur de peau et le bilan de tout ça est qu’il n’a plus décroché une parole depuis !!
- (Chloé) Il n’a qu’à se mêler de ce qui le regarde aussi !! Pourquoi voulait-il que Thomas ton cousin, ait besoin à tout prix d’une copine !! Il est bien assez grand pour savoir ce qu’il a à faire.
- (Mathis) Oh, toi !! Si tu n’es pas jalouse, ça y ressemble bien !!
- (Léa étonné) Jalouse de qui ??

Elle voit bien le regard devenu fuyant de son amie, ça lui fait comme un flash dans sa tête.

- Non !!! Ne me dis pas que tu as des vues sur mon cousin ?? J’y crois pas, la louze !!! C’est bien toi qui l’a presque engueulé en lui disant d’arrêter de te regarder comme il le faisait ??
- (Mathis) Vu la trombine qu’elle tire en ce moment, j’ai bien l’impression que si !! Remarque j’ai rien contre Hi ! Hi !
- (Chloé) Dis plutôt que ça t’arrange !! Eh bien oui, voilà !! Thomas ne m’est pas indifférent, vous êtes contents ??
- (Léa) Kévin devient quoi dans tout ça ?
- (Chloé) Il n’a jamais été question de quoi que ce soit de sérieux avec lui, ce n’est pas comme toi avec Dylan !!

Chloé fixe Mathis d’un air moqueur.

- Et puis ne me dis pas que ça te dérange, Florian a bien vu comment tu étais avec lui !!
- (Léa) S’il avait vu juste, pourquoi l’envoyer bouler comme vous l’avez fait ??
- (Mathis) Ça m’a échappé, j’ai eu peur que Kévin le prenne mal s’il n’était pas comme moi !!
- (Léa) En attendant celui qui l’a pris mal, c’est « Flo » !! Il a déjà assez de difficultés à trouver ses marques sans que vous en rajoutiez, surtout quand en plus il a raison !! Ses paroles vous ont aidés à y voir plus clair et vous devriez plutôt le remercier.
- (Chloé) Tu as raison !! Je vais aller lui parler et ensuite j’irai voir Kévin !!
- (Léa) Et pas Thomas ?

Chloé pique un léger bol avant de répondre avec un petit sourire en coin.

- Avec lui c’est déjà fait, nous voulions juste attendre un peu avant de vous en parler !!
- (Léa surprise) Hé ben ma vieille !! Tu m’en diras tant !! ….Raconte !!

Chloé hésite quelques secondes avant de prendre sa décision, elle soupire en leur faisant signe de venir s’installer un peu plus loin et une fois chose faite, elle commence son récit au moment où elle a quitté Florian juste après avoir poussé son coup de colère.

***/***

« Flash-back »

Chloé marche en envoyant des coups de pieds rageurs dans le sable, la colère qu’elle éprouve trouve en partie son exutoire quand elle croise Mathis et que son ami lui demande si tout va bien.

- Un problème Chloé ??
- Occupe-toi donc de tes fesses !!

Cette brève conversation a eu lieu sans qu’elle s’arrête plus de quelques secondes, elle ne voit donc pas le visage ahuri de Mathis qui cherche encore à comprendre ce qui lui arrive.

Malgré tout d’avoir pu vider son sac même brièvement, lui a fait du bien et elle peut maintenant commencer à réfléchir sur la cause réelle de son emportement soudain contre Florian.

Chloé n’est pas dupe, connaissant très bien le nom que l’on donne à sa façon d’agir et rien que le fait d’y penser la calme dans un sens et l’énerve encore plus dans un autre.

C’est vrai qu’au début les regards trop souvent fixés sur elle de Thomas l’agaçaient au plus haut point, croyant qu’il ne voulait que se rincer l’œil à mater les nichons et les fesses d’une fille et c’est donc tout naturellement quand elle a appris qu’il restait avec eux, qu’elle lui a mis cet ultimatum de lui foutre la paix s’il voulait qu’ils deviennent amis.

Chloé s’avoue franchement que ça a bien été le cas, si bien même qu’elle a commencé à le regarder avec d’autres yeux et s’apercevoir que finalement Thomas était tout à fait le type de garçon avec qui elle aimerait aller plus loin, se réjouissant de plus en plus de sa présence quand il était près d’elle ainsi que leurs conversations qu’elle avait apprises à apprécier.

Quand elle a entendu Florian lui dire qu’il avait promis à « Thomas » de l’aider à se trouver une copine, c’est la jalousie qui a déclenché cette colère soudaine qui lui a fait envoyer bouler son meilleur ami et le quitter avec la rage au ventre.

Maintenant Chloé se sent un peu perdue, n’osant pas encore faire demi-tour ni ne sachant pas comment revenir auprès de ses amis après sa sortie et ses paroles virulentes, ce sont des pas rapide s’approchant d’elle qui la ramène à la réalité en la faisant se retourner juste au moment où Thomas arrive sur elle.

- Qu’est-ce que tu viens faire ?? Ce n’est vraiment pas le moment, va plutôt te chercher ta copine avec Florian !! Ça avait l’air de bien l’amuser en plus !!




CHAPITRE 170 (383) (Camping de la dune) (Mercredi matin) (Chloé, Léa & Mathis) (fin)


« Suite du flash-back de Chloé »

« Thomas » la regarde ou plutôt la dévore du regard, cet air revêche qu’elle a en ce moment lui donne encore plus l’envie de la serrer dans ses bras.

- Je crois bien qu’il me l’a déjà trouvé !!

Chloé devient blême quand elle lui répond d’une voix presque éteinte.

- Qu’est-ce que tu attends pour courir après elle alors ??
- Je ne sais pas si tu l’as remarqué, mais c’est exactement ce que je viens de faire !!

Chloé tourne machinalement la tête pour regarder derrière elle, ce n’est que quand elle s’aperçoit qu’il n’y a personne que le déclic se fait dans sa tête et son regard vient de nouveau se fixer dans celui de Thomas qui maintenant sourit en la prenant par les épaules.

- Que de temps perdu !! Moi qui pensais que je n’étais pas ton genre, surtout après tout ce que tu m’as dit au début !!
- Qu’est ce qui te fait dire le contraire aujourd’hui ?
- Toi !! Mais aussi l’allusion de Florian qui m’a ouvert les yeux, tu sais Chloé !! Je n’ai jamais été vraiment timide comme beaucoup pourraient le penser, c’est juste qu’au fond de moi je savais depuis le premier jour vers qui je voulais aller et ça ne me disait rien de chercher ailleurs, tu comprends ce que j’essaie de te dire au moins ?
- ….

Thomas voit bien le trouble et l’émotion qui empêche son amie de répondre, il la serre contre sa poitrine en lui embrassant doucement le front et frissonne quand les doigts fins de Chloé viennent lui prendre les omoplates en le caressant doucement.

Ses lèvres descendent alors sur son petit nez, puis sur sa lèvre supérieure avant de venir se plaquer sur sa bouche dans un baiser tout en tendresse qui très vite trouve réponse pour finir par un long baiser fougueux où les langues enfin se découvrent.

***/***

- (Léa) Wouahh !! C’est chaud !! Alors comme ça tu l’aimais sans le savoir et lui pareil ??
- (Chloé) Je te jure qu’avant ça je ne le voyais que comme un ami, sans doute à cause de ce que je lui avais dit au tout début.
- (Mathis) Et Kévin dans tout ça ? Tu le jettes comme une vieille chaussette ? Laisse-moi quand même te dire que ce n’est pas cool !!
- (Léa) Là, je suis bien obligée d’aller dans le sens de mon frère et reconnaître qu’il a raison !!
- (Chloé) Pourtant ça a toujours été très clair avec lui !! Juste une amitié de vacances et rien de plus, ce n’est pas parce que tu es tombée amoureuse de son frère que ça change quoi que ce soit !!
- (Mathis surpris) C’est vrai alors?? Tu es réellement amoureuse de Dylan ??

Léa observe son frère avant de répondre, cherchant à lire en lui si l’idée lui déplait ou au contraire s’il est content pour elle et si elle n’a pas la réponse en le regardant, elle voit bien quand même qu’un petit air de satisfaction marque son visage.

- Ça veut dire quoi ce sourire ??
- (Chloé) Tu veux un dessin ?? Kévin est dans la ligne de mire de ton frère et il voit d’un bon œil que tu revoies Dylan, à mon avis et sauf imprévu, Kévin ne va pas rester seul très longtemps une fois que je lui aurais parlé.
- (Léa ahurie) Mais !!! Kévin est hétéro ?? Qu’est ce qui te fait dire qu’il pourrait s’intéresser aux garçons ??
- (Chloé) Rappelle-toi des conversations que nous avons eues avec eux, ils nous ont bien avoué qu’ils étaient comme nous et qu’ils manquaient d’expériences, c’est d’ailleurs pour la même raison que nous avons décidé de sortir avec eux au début.
- (Léa) Oui !! Et alors ?? Je ne vois pas le rapport !!
- (Chloé) Kévin est vierge comme son frère malgré ce qu'il voulait bien lui laisser croire et tout comme nous deux, il a voulu savoir ce que ça fait d’avoir une copine mais rien ne dit que cette expérience est la seule qu’il est prêt à tenter, c’est d’ailleurs en parlant de ça que je me rends compte que ce que nous faisions ne lui était pas forcément aussi agréable que je m’attendais de la part d’un garçon.
- (Mathis) Tu commences à m’intéresser ma grande, maintenant tu nous dois des détails sur ce qui te fait dire ça !!

Voyant que son amie n’est pas décidée à en dire plus, Mathis change de tactique en proposant une sorte de jeu.

- Ok !! Je vois que tu n’as pas trop envie d’en parler et ça peut se comprendre, maintenant j’aimerais quand même savoir à quoi m’en tenir sur Kévin !! Ne me regardez pas comme ça, c’est vrai que quand je l’ai vu j’ai craqué pour lui !! Et alors !! Il n’y a pas de mal à ça pas vrai ?? Je vais vous poser quelques questions et vous ne répondrez que par oui ou par non, comme ça il n’y aura pas besoin d’aller dans les détails qui vous gênent !! D’accord ??
- (Chloé) Pffttt !! Bon d’accord !!
- (Léa) Pas de soucis, tant que ça reste dans les généralités.
- (Mathis) Ok !! Je commence !! Vous n’avez rien fait tous les quatre ?
- (Les filles) Nonnn !!
- (Mathis) Donc juste en couple, c’est mieux en fait pour la suite !! Vous les avez vus tout nus ?
- (Les filles amusées) Ouiii !!
- (Mathis) Et eux, ils vous ont vues ?
- (Les filles) Ouiii !!!
- (Mathis) D’accord !! Bon !! Vous les avez faits jouir ?
- (Léa) Oui !
- (Chloé) Heu ! Pas vraiment !
- (Mathis) Comment ça pas vraiment ?
- (Chloé) En fait j’ai essayé, au début il était tout dur donc ça allait bien ! Mais ça n’a duré que le temps de le dire et c’est lui qui s’est terminé tout seul parce qu’il voulait me faire plaisir et qu’il savait que j’étais curieuse de voir comment ça faisait.
- (Mathis) Ok !! Et vous avez recommencé souvent ?
- (Léa) Oui ! Enfin, trois ou quatre fois !
- (Chloé) Non ! Après cette fois-là il n’a jamais voulu le refaire, juste que nous nous sommes contentés ensuite de nous toucher et de nous embrasser.
- (Mathis) Dernière question !! Ils vous ont fait jouir ?
- (Léa) Oh ! Oui !!

Chloé regarde avec amusement sa copine qui se rend compte seulement maintenant de la façon disons-le, plutôt enthousiaste qu’elle a eu de répondre et qui d’un coup pique un fard digne de ce nom.

- Hi ! Hi ! Dis donc, il te fait de l’effet ton Dylan !!
- (Mathis) Tu n’as pas répondu ?
- (Chloé) C’était plaisant sans plus, sans doute avait-il du mal avec le mode d’emploi !! Maintenant que j’y pense et surtout devant la réaction de Léa, j’imagine qu’il doit être beaucoup plus doué avec son engin qu’avec le nôtre !!
- (Mathis) C’est tout ce que je voulais savoir, ce que j’ai entendu me suffit pour tenter ma chance et d’ailleurs sa poignée de mains m’avait déjà donné à réfléchir, tu me diras quand tu vas aller lui parler ?
- (Chloé) Tu veux venir avec moi ??
- Pourquoi pas ? On est mercredi et ils partent dimanche, alors il n’y a pas de temps à perdre !! Je pense que ce sera plus facile à quatre pour garder le contact après les vacances si nous avons envie de nous revoir.
- (Léa) Je vois que les choses s’arrangent ou devraient s’arranger pour vous deux, mais avant tout ça il faut vraiment que vous alliez voir Florian !! Il ne se sent pas bien et je n’aime pas ça du tout, ça vous ferait plaisir s’il sortait de votre vie ?
- (Mathis) Tu ne trouves pas que tu pousses un peu loin le bouchon quand même ?
- (Léa) Vous verrez bien le jour où il ne sera plus là, il sera alors trop tard pour se poser la question !!



Re : Florian 18 ans surdoué ou Le don de guérir (livre 3) (Tome 4) - laurentdu51100 - 19-09-2020

CHAPITRE 171 (384) (Camping de la dune) (Mercredi matin) (Kévin & Dylan)


« Fin du petit déjeuner, sous l’auvent de la caravane familiale »

La famille Doutey est encore à table, profitant de ces rares moments où ils sont tous réunis et ce matin-là, François le père de famille envoie des signaux gestuels de la tête à Carole sa femme vers leurs deux garçons qui semblent étrangement silencieux.

- (Carole) Quelque chose qui vous préoccupe les garçons ?
- (Dylan) On est vraiment obligés de repartir dimanche ??
- (François) Je dois rouvrir l’office lundi matin, il faut bien reprendre le travail !
- (Carole) C’est à cause de vos deux copines ? Vous saviez très bien tous les deux comment ça finirait, il y en aura d’autres !!

Dylan se lève brusquement, la réponse de sa mère le faisant bondir et c’est après avoir fusillé du regard ses deux parents, qu’il préfère s’éloigner avant de dire des choses qu’il regrettera forcément un jour.

Carole s’adresse alors à son autre fils qui est resté sans réaction devant la colère de son frère.

- Mais qu’est-ce qu’il lui prend ?? Je n’ai rien dit de mal !!
- (Kévin) Pour Dylan, Léa n’est pas qu’une simple copine !! Il l’aime vraiment et je crois que c’est réciproque !!
- (François) Manquait plus que ça !!

Il regarde son épouse avec un léger sourire moqueur.

- Ça ne te rappelle rien chérie ?
- (Kévin curieux) De quoi tu parles P’pa ?
- Nous nous sommes connus moi et ta mère quand nous avions à peu près votre âge, il y a fallu user de ruses dignes des sioux pour continuer à nous voir !!
- Du genre ??
- Ta mère a changé de cursus universitaire pour me retrouver, ses parents n’y ont vu que du feu Hi ! Hi !
- (Carole) Nous nous aimions beaucoup et j’aurais tout fait pour ne pas perdre ton père, mais toi ? Tu en es où avec Chloé ?
- Comme tu l’as dit, ce n’est qu’une copine !! Mais je t’assure que c’est vraiment du sérieux pour Dylan !!
- (François) S’il tient vraiment à cette jeune fille, il devra se battre pour la garder !
- Mais P’pa !! Nous habitons à l’autre bout du pays !! Léa est vraiment une fille bien vous savez !! D’ailleurs c’est le cas pour tous ceux qui l’accompagnent, j’aimerais moi aussi resté en contact avec eux.
- (François) Il ne tient qu’à toi et à ton frère de faire comme nous l’avons fait avec ta mère et trouver une solution, qu’est-ce que vous attendez de nous ?? Que l’on quitte la région pour venir s’installer par ici ? C’est hors de questions !!
- (Carole) C’est une épreuve qu’il vous faudra traverser, elle ne vous rendra que plus fort dans vos sentiments mais aussi dans votre détermination et la façon de prendre en main votre vie future.
- (François) Tu es sûr que Chloé n’est qu’une amie pour toi ? Tu défends rudement bien les intérêts de ton frère si c’est le cas, ou alors il y a quelqu’un d’autre et nous ne savons pas tout ??

Kévin hausse les épaules, il se lève à son tour pour prendre la même direction que son frère quelques minutes plus tôt.

- Pffttt !!! Tout de suite, qu’est-ce que tu vas chercher !! Je me préoccupe pour Dylan, c’est tout !!

Les parents restent un moment sans voix, quand enfin Carole se tourne vers son mari et lui pose la question qu’elle a en tête depuis le départ de son cadet.

- J’ai l’impression qu’il nous cache quelque chose, Tu as vu sa réaction quand tu lui as demandé s’il y avait quelqu’un d’autre ?
- (François) Possible en effet !! Maintenant si tu veux tout savoir, je commence à regretter d’être venu !! Je sens que les complications ne font que commencer, jusque-là on avait évité la crise d’ado et nous nous prenons les deux en même temps en pleine poire !!
- Avoue que Dylan n’a pas tort, Léa est une très belle jeune fille et en plus du peu que j’ai pu parler avec elle, elle ne manque pas d’intelligence ni de gentillesse.
- Là tu marques un point Hi ! Hi ! C’est vrai qu’ils se sont trouvé des filles canons !! Mais à vouloir jouer avec le feu, on se brûle !! C’était couru d’avance qu’à l’approche du départ, nous aurions droit à la scène quatre de Roméo et Juliette.
- (Carole) Ne pourrait-on pas les aider ? Rappelle-toi ce que nous pensions à l’époque de l’indifférence de nos parents !!
- Les…. Comment ça les ??? Tu parles de tes deux fils ou de ton aîné avec sa copine ??
- Je ne sais pas trop en fait, C’est sûr que Kévin nous cache quelque chose mais il aime aussi beaucoup son frère !! Du coup je ne sais plus trop qu’en penser.
- (François) Tu sais quoi ? Je pense qu’il ne faut pas s’en mêler pour le moment, une fois que quelques semaines se seront passées nous y verrons certainement beaucoup plus clair et il sera toujours temps d’en reparler si vraiment l’un ou l’autre de nos garçons ressent toujours les mêmes sentiments, je ne souhaite rien d’autre qu’ils soient heureux tu le sais bien.

Carole sourit à son mari qui vient de dire exactement ce qu’elle attendait de lui, elle se lève pour venir l’embrasser en même temps qu’elle aperçoit trois silhouettes dans l’allée venir dans leur direction.

- Tu sais que je t’aime toi ?? Tiens, tiens !! Quand on parle du loup, ou plutôt devrais-je dire des louves !! Voilà les filles qui arrivent avec un de leurs copains, il me semble que c’est un des frères de Léa, le plus jeune !! Oui !! C’est bien lui, je serais curieuse de connaître les parents pour avoir eu des enfants aussi magnifiques !! Ce garçon est tout simplement à croquer et je ne te parle pas du grand frère, Brrrr…. !!


CHAPITRE 172 (385) (Camping de la dune) (Mercredi matin) (Mathis)


« Un peu plus tôt »

C’est en trainant la patte que Mathis suit sa sœur et sa copine pour rejoindre le groupe où Florian se trouve, celui-ci les voit arriver en se demandant bien ce qu’ils lui veulent encore.

Ce n’est que le sourire de Léa qui le rassure quelque peu, restant tendu malgré tout dans l’attente de connaitre leurs intentions.

- (Chloé) Je m’excuse pour hier « Flo », je réalise maintenant que tu ne pouvais pas savoir et j’en profite pour officialiser devant vous tous avec « Thomas le brun » Hi ! Hi ! Je précise pour ceux qui s’imagineraient des choses entre moi et « Thomas le blond » !!
- Vous cachiez bien votre jeu tous les deux !!
- (Chloé) Je n’en savais rien en fait, c’est juste ma crise de jalousie qui m’a fait comprendre ce que je ressentais vraiment pour Thomas.
- (Mathis) Puisque on en est aux excuses, accepte les miennes pour t’avoir envoyé bouler hier !! J’ai eu la honte devant Kévin qu’il me regarde comme un anormal.
- Il n’y a pas que toi qu’il regarderait comme ça alors !! Pour ma part je me sens également fautif, je ne sais souvent plus où j’en suis avec tout ce qui tourne dans ma tête.
- (Mathis soulagé) T’inquiète « Flo », nous savons tous par quoi tu passes !! Juste une dernière question ? Qu’est-ce que tu attends pour sourire maintenant qu’il n’y a plus d’embrouilles ??

Je me force à lui faire plaisir, mais le cœur ni est pas du tout car ma migraine devient de plus en plus forte et c’est bien la première fois que je ne me sens pas très bien depuis que j’ai investi cette enveloppe corporelle.

- C’est bon pour moi, ne vous faites pas de bile !! Juste que je n’ai pas eu mon compte de sommeil, je pense que je vais aller me recoucher une paire d’heures.

C’est donc sans plus s’en faire que ça, que les deux filles et Mathis repartent pour rejoindre l’emplacement des deux frères afin d’avoir une discussion avec Kévin, Léa pour sa part en profite juste pour voir Dylan qui lui manque décidément de plus en plus.

***/***

Ce n’est qu’en vue de la caravane que Chloé commence à se poser la question de comment s’y prendre pour expliquer à Kévin qu’ils ne seront jamais plus que des amis et qu’elle a décidé de cesser le simulacre de couple qu’ils donnaient vis-à-vis de tout le monde.

Léa va directement embrasser Martine avec qui elle a déjà eu plusieurs fois l’occasion de discuter, hésitant ensuite à en faire autant avec son mari.

- Bonjour monsieur !
- Tu peux me faire la bise tu sais !!
- Volontiers Hi ! Hi !

Une fois les politesses faites, Léa pose la question qui lui brûle les lèvres depuis qu’elle est arrivée en ne voyant pas les garçons.

- Dylan et Kévin sont encore couchés ?
- (Martine) Ils ne se sentaient pas bien, ils sont sans doute partis faire un tour !!
- (Chloé) Ils sont malades ?
- (Martine) Je dirais plutôt qu’ils dépriment parce que nous arrivons bientôt à la fin de notre séjour ici.
- (Léa) Je les comprends, moi-même j’ai comme une boule à l’estomac qui semble peser chaque jour davantage !!
- (Martine) C’est la même chose pour Dylan et Kévin s’inquiète pour son frère.

Martine observe Chloé qui n’a pas réagi à ces paroles dites justement pour voir leurs réactions, alors que visiblement Léa devient toute pâle et prouve par la même qu’elle ressent quelque chose de fort pour son aîné.

C’est donc à Chloé qu’elle s’adresse pour en avoir le cœur net.

- Toi et Kévin, ce n’est qu’une amitié de vacances pas vraie ?
- (Chloé) C’était bien comme ça que nous l’avions vu ensemble, par contre je pense sincèrement qu’il en va tout autrement pour mon amie.
- (Martine) C’est ce que j’ai cru comprendre devant la réaction de Dylan tout à l’heure, j’espère que vous trouverez une solution qui évitera le déchirement que peut être une grande amitié quand elle doit se terminer à cause de la distance.
- (François) Nous avons subi ce genre d’expérience ma femme et moi, pourtant nous sommes toujours ensemble et nous avons surmonté cette épreuve parce que nous avions tous deux à l’époque la volonté qu’il fallait pour ne pas nous perdre de vue.

Léa légèrement gênée d’avoir une telle conversation avec les parents de son chéri, va pour répondre quand celui-ci accompagné de son frère apparaît depuis l’arrière de la caravane.

- (Dylan) Vous ne voyez donc pas que vous rendez Léa mal à l’aise avec vos questions ? Viens ma (Il appuie spécialement sur le mot pour bien mettre les choses au point vis-à-vis de ses parents) « chérie », nous avons à parler tous les deux !!

Ils les regardent tous s’éloigner, quand ils ont disparu de leur vus c’est au tour de Chloé d’amener la raison de sa venue à Kévin qui reste figé comme captivé en dévisageant Mathis qui lui fait comme s’il ne s’était rendu compte de rien mais qui jubile intérieurement.

- Kévin je suis venu pour te parler de ce qui s’est passé hier.

Le garçon réagit enfin quand il perçoit le regard curieux que portent sur lui ses parents à le voir semblant aussi « concentré ».

- Allons un peu plus loin si tu veux bien !! Tu peux venir aussi si tu veux « Math » !!


CHAPITRE 173 (386) (Camping de la dune) (Mercredi matin) (Mathis) (fin)


Ce n’est que quand ils sont suffisamment éloignés des parents de son copain, que Chloé s’arrête pour le prendre par le bras.

- Je suis amoureuse de Thomas, j’espère que tu ne m’en veux pas et que nous resterons amis ?
- Nous n’étions rien d’autre il me semble ? Alors pourquoi cela changerait-il ?
- Je suis contente que tu le prennes comme ça, j’avais peur qu’il en soit autrement !
- Bah !! Tu as bien dû te rendre compte que ce n’était pas « ça qu’est ça » nous deux !! En fait je serais un fieffé menteur si je te disais que j’en suis surpris, j’ai voulu profiter de ce que vous nous aviez proposé pour m’en assurer et le bilan me semble assez clair.

Chloé sourit à Kévin, appréciant tout autant sa franchise que la façon à peine voilée d’avouer ce qu’il est en réalité.

- C’est peut être aussi bien comme ça, au moins maintenant tu sais à quoi t’en tenir !! Oserais-je dire que tu as de la chance ? Sûrement, oui !!
- (Kévin) Comment ça, explique-toi ?
- Et bien figure toi que je connais quelqu’un avec qui tu pourrais devenir « ami » et voir si ça marche mieux qu’avec moi !!
- (Kévin) Je pense que je vais faire une pause sentimentale, de toute façon il est un peu tard maintenant pour me présenter une autre de tes amies.
- Tu m’as mal compris, je ne parlais pas d’une mais d’un ami !! Mathis ?? Tu veux bien lui faire un dessin s’il te plaît ?? Apparemment les paroles de Florian hier ne l’ont pas choqué autant que toi Hi ! Hi !

Mathis reste un instant ahuri des paroles de Chloé qui le jette littéralement dans les bras de Kévin, il prend le parti d’en rire et c’est donc sur le ton de la plaisanterie qu’il s’approche du jeune homme en lui faisant un clin d’œil amusé.

- Voyons voir si j’arriverai à te garder tout dur dans mes doigts, ou si cette fois encore tu vas être obligé de te finir tout seul juste pour me montrer comment ça fait Hi ! Hi !

Chloé sent qu’il est temps pour elle de les laisser seul et que ce sera le seul moyen pour que Kévin se détende, visiblement troublé de ce qui lui arrive sans savoir si c’est sérieux ou juste pour se moquer de lui.
Elle rebrousse donc sa route pour repasser devant le auvent de la caravane où les parents de Kévin s’arrêtent de parler pour la regarder avec curiosité s’éloigner seule par le chemin par lequel ils sont arrivés tous les trois.

- (François) Quelque chose me dit que nous allons très vite avoir une réponse à nos questions de tout à l’heure !!
- (Martine) De quoi tu parles ??
- C’est vrai que tu tournais le dos à tes fils quand ils sont revenus tantôt, sinon tu comprendrais de quoi je parle !! Maintenant je préfère en rester là, c’est possible que je me fasse aussi une mauvaise analyse de tout ça.
- J’ai le droit de savoir quand même !! Depuis quand tu me caches des choses de peur de faire erreur ?? C’est nouveau ça !!
- Tu n’as pas trouvé bizarre la présence du frère de Léa, alors qu’il n’était question que des sentiments que nos garçons éprouvaient ou pas envers leurs copines ??
- Je ne vois pas où tu veux en venir ??
- Pourquoi Chloé est-elle repartie seule ?
- Arrête !! Tu m’énerves là !! Dis-moi ce qui te tracasse et cette fois ne tourne pas autour du pot, tu veux bien !!
- Juste que nos deux fils avaient le même regard quand ils ont vu que leurs amis étaient là, tu as bien compris j’espère le message de Chloé et celui de Kévin juste avant au sujet des amitiés de vacances !! Oui ?? Alors explique moi pourquoi ou plutôt pour qui Kévin avait ce même regard brillant qu’avait Dylan pour sa « chérie » comme il l’a si bien appelé devant nous au cas où nous n’aurions pas compris le message sur les sentiments qu’il éprouve pour elle?

Martine comprend enfin où veut en venir son mari, l’étonnement lui donne un regard tellement ahuri qu’il en fait sourire François.

- Je vois que tu percutes enfin Hi ! Hi !
- Et ça te fait rire ?? Où tu as été cherché des bêtises pareilles, je me le demande !!
- Je t’avais prévenue que c’était juste une impression, c’est toi qui voulais à tout prix savoir et maintenant que je te l’ai dit, tu m’en veux de l’avoir fait !!
- Tu te rends compte de ce que tu insinues avec des propos pareils ??
- Que notre cadet pourrait être attiré par les garçons ? Tu as dit toi-même que le frère de Léa était à croquer et il me semble que l’aîné est lui déjà en couple avec un garçon si mes souvenirs sont bons, ça me fait penser que c’est Kévin qui nous en a parlé et je m’étais déjà fait la remarque qu’il prenait ça vraiment bien, alors que Dylan lui a répondu que ça lui faisait bizarre mais qu’ils étaient sympas quand même !!

Martine devenue blême se lève pour entrer dans la caravane en claquant la porte après avoir fusillé du regard son mari, celui-ci soupire en se disant que décidément ce n’était pas la meilleure idée que ces vacances et que celles-ci signent très certainement le commencement d’une source d’ennuis desquels il se serait bien passé.

***/***

Mathis et Kévin se retrouvent seuls, chacun ne sachant plus où se mettre maintenant qu’ils ne sont plus que tous les deux et c’est bizarrement celui auquel on se serait le moins attendu qui reprend la conversation sur le sujet qui bien sûr les obnubile autant l’un que l’autre.

- Je ne cherche pas comme avec Chloé, que ce soit clair !!
- (Mathis surpris) De quoi tu parles ??
- Je savais que je n’étais pas attiré par les filles, j’ai juste voulu essayer en sachant pertinemment que ce n’était que pour m’en assurer et qu’il n’y aurait rien de durable entre nous, ce qui n’est pas le même cas de figure avec un garçon ou plutôt devrais-je dire avec « le » garçon qui me plairait assez pour envisager d’aller plus loin.
- Tu crois que je te drague juste pour m’amuser ?? Tu n’as vraiment pas percuté sur ce qu’a dit Florian hier, tu imagines bien j’espère que des mecs je peux en avoir autant que je veux et quand je veux, seulement ce n’est pas mon truc et je préfère les envoyer paître direct avant qu’ils me pètent les couilles !!
- T’énerve pas !! C’est vrai que tu ressembles à un bouledogue Hi ! Hi ! Tu vois que j’ai écouté ce qu’il a dit ton Florian !!
- Pffttt !!!
- Dis-moi plutôt c’est quoi ton truc ??
- J’attendais de tomber sur le mec qui me ferait avoir envie de me serrer contre lui, de l’embrasser, le câliner et de lui faire l’amour !! Alors imagine quand je t’ai vu hier !! Mon cœur s’est mis à battre comme jamais et je n’arrivais pas à détacher mon regard de toi !!
- Ma parole !! Mais c’est une déclaration ?? Je te taquine mais pour moi ça a été pareil, juste que je suis un peu surpris que ça aille aussi vite !!
- Tu le seras moins avec l’habitude, tu verras !!
- L’habitude de quoi ??
- D’être en contact avec Florian par exemple !!
- ??????????????




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CHAPITRE 174 (387) (Paris) (Ailleurs) (Mercredi matin) (Vivant ????)


« Bureau du directeur de la DST »

Une table a été installée spécialement pour la réunion prévue ce matin-là, Maurice l’ayant organisée à la demande de celui qui est arrivé depuis peu en prenant la place de Thomas.

Il y a fallu bien sûr les explications d’Antonin, heureusement témoin de l’échange entre les deux garçons qui sont en fait la même personne mais dans des réalités différentes.

Celui qui avant se prénommait Benjamin, s’est découvert très vite des capacités autant d’adaptation que d’intelligence hors du commun et après analyse, il s’avère que l’opération qu’il aurait subi au cerveau en serrait le principal déclencheur tout comme les examens poussés qu’il a accepté de passer pour avaliser son histoire l’ont démontré.

Sont déjà présents à cette convocation particulière la majorité des personnes s’y étant vue invité, soit le général Mathéi, Philippe Espinach, Benjamin ou plutôt « Thomas » Louvain, Frédéric Viala, Franck Legendre et ne reste plus à attendre qu’Antonin qui revient directement d’Afrique et que Maurice s’est occupé de faire prendre en charge par deux de ses hommes dès son arrivée à l’aéroport.

Philippe est assis à droite de « Thomas » quand à bout de patience d’attendre, il lui demande.

- (Philippe) Tu ne peux vraiment pas nous en dire un peu plus avant l’arrivée d’Antonin ?
- Il ne devrait plus tarder et je préfère que nous soyons tous là, ce que je vais vous demander est suffisamment spécial pour qu’il soit préférable qu’il soit présent avec ce qu’il doit apporter d’Afrique.
- (Maurice) Tu pourrais au moins nous dire quel sera le sujet de cette réunion, que nous puissions nous y préparer !!
- Cette réunion a pour but principalement de préparer le retour de Florian et de Thomas dans cette réalité.

Cette simple phrase dite sur un ton badin, a l’effet d’une bombe sur ceux qui l’ont entendue.

- (Frédéric) J’espère que tu as des arguments sérieux !! Tu connais mes sentiments sur tout ce qui concerne mon f… !! Enfin je veux dire Florian ??
- Si tous ici autour de cette table, vous jouez honnêtement le jeu !! Je suis certain que nous y arriverons !!
- (Franck) De quel jeu parles-tu ?
- C’est encore trop tôt pour moi d’en parler, Antonin vous en dira plus quand il sera là.

Maurice prend son téléphone et se renseigne sur la prise en charge d’Antonin, visiblement stupéfié par ce qu’il apprend.

- Bien sûr que vous les amenez tous les deux !! Combien de temps encore pensez-vous avant d’arriver au bureau ?
- ……..
- Entendu !! Faites au plus vite !!

Maurice raccroche, il se retourne ensuite vers « Thomas ».

- Pourquoi ne pas nous avoir dit qu’il amenait Taha avec lui ?
- Parce que rien n’était sûr, nous avons eu quelques soucis avec le gouvernement du cru et il a fallu qu’un « ami très puissant » fasse en sorte que tout s’arrange, je n’ai pas été averti des résultats mais vous m’en voyez enchanter qu’il ait réussi !!

***/***

« Deux heures plus tard »

L’arrivée d’Antonin accompagné du jeune Masaï grand ami de Florian et de toute sa bande, est vécue avec un certain empressement pour ne pas dire un empressement certain à passer rapidement au vif du sujet.

Taha depuis son arrivée, ne détache pas des yeux « Thomas », s’étonnant de le voir aussi rajeuni et même s’il en avait été averti par Antonin, le voir de près perturbe Taha toujours fortement impliqué dans ses croyances.

- (Maurice) Bien !! Nous voilà tous réunis, si nous passions au but de notre présence à tous ici ce matin ?
- (Antonin) Avant toute chose, il nous faut une réponse de votre part !! ….Où est passé le corps de Florian ??
- (« Thomas ») Nous avons besoin de cette information capitale, ne dites surtout pas qu’il est enterré à Aix car nous savons que le cercueil est vide.
- (Philippe) Comment….
- Comme je l’ai dit tout à l’heure, nous avons un ami très puissant et qui de plus est entièrement dénué de scrupules, il nous a été certifié que la tombe ne contient qu’un cercueil vide !! Alors je repose la question, où est le corps de Florian ?? Vous comprenez bien l’importance de cette question ?
- (Maurice) Il est dans un lieu où nous pouvons l’étudier !!
- (Antonin) Bien !! Maintenant la question cruciale pour la suite, est-il toujours vivant ? Je parle du corps bien sûr car je sais très bien où se trouve son esprit !!
- (Frédéric stupéfait) Vivant ?? Comment ça vivant ??
- (Antonin) Apparemment tu es le seul à ne pas être au courant vu la tête que font les autres !!
- (Marcel) C’est exact, nous avons tenu cette information secrète pour ne pas créer une émeute auprès de la population !! Vous savez aussi bien que moi comment ils ont perçu le décès de celui qui a tant fait pour eux.
- (Frédéric) Mais !! Comment est-ce possible enfin ??
- (Marcel) Comme à chaque mort inexpliquée, nous procédons à une autopsie et vous vous doutez bien que vu l’importance de Florian, celle-ci était encore plus nécessaire que pour n’importe qui d’autre. Force a été de constater que son corps se régénérait et que malgré un encéphale en complète inactivité, son corps gardait toutes ses fonctions vitales et même plus puisque il apparaît depuis lors comme dans une santé exceptionnelle, sans qu’il soit besoin de le brancher à un quelconque appareillage de survie ni même à l’alimenter.
- (Frédéric) Hi ! Hi !.... Excusez-moi, mais c’est nerveux !! Je pensais à mon plus jeune fils qui dirait que c’est certainement comme Blanche-Neige qui attend le baiser de son prince charmant pour revenir à la vie !!
- (Antonin sourit) En fait l’image est bonne, je dirais que c’est un peu ça !!

Il prend son sac qu’il avait amené avec lui, l’ouvre et en sort une météorite de la taille d’un gros caillou, qu’il pose ensuite précautionneusement sur la table devant tout le monde.

- (Franck) Qu’est-ce que c’est ? Un caillou ?
- (Maurice) Une des entités de la clairière ? Où l’as-tu trouvé ? Je l’ai fait fouiller de fond en comble sans qu’on y trouve la moindre trace de leur existence ??
- (Antonin) Elles ont toujours été là pourtant, juste que vous ne les voyiez pas !!
- (Maurice) Est-elle ….Habitée ??
- (Antonin) Bien sûr qu’elle l’est !! Et par la seule entité qui a vécu avec Florian jusqu’à ses dix-huit ans, celle que nous avons ramené avec Gauthier après qu’il ait pu migrer dans sa tête.
- (Maurice) Pourquoi l’avoir amené ici ?
- (Antonin) Pour s’assurer que le corps de cette réalité est bien celui de Florian.
- (Marcel) De qui d’autre pourrait-il venir ??
- (Antonin) Je me suis mal exprimé, je voulais dire le vrai corps de ce qu’est Florian !! Pas celui des réalités où ils meurent quand Florian meurt et que son étincelle d’esprit rejoint l’âme errante.


CHAPITRE 175 (388) (Bégin) (Ailleurs) (Mercredi fin de matinée) (Explications)


- (Maurice) Tes explications sont encore plus incompréhensibles que tes premières paroles !!
- (Antonin) Ce que j’en sais me vient des entités suite à mon voyage en Afrique, c’est un récit qui pourrait sembler fantastique si nous n’étions pas déjà en pleine fiction !! Ce que j’en ai compris c’est qu’il y a environ mille ans, l’unique qui est le nom que donnent ces mêmes entités au dieu auxquelles ils croient et qui serait à leurs sens le créateur de tout ce qui existe dans l’univers, aurait toujours selon eux, perdu son sens de la compassion universelle pour entrer dans la démence. Il aurait dans un dernier sursaut de bon sens, accepter d’être mis dans une sorte de quarantaine ou un truc dans le genre sur une multitude de planètes qu’il a créé à l’identique situées toutes au même endroit et séparées seulement par un léger décalage de l’espace-temps, des univers parallèles en quelque sorte. Pour se faire un peuple entier a sacrifié son propre monde qui a volé en éclats pour que ces habitants après une évolution de l’espèce qui les avait fait déjà depuis des millénaires intégrer la masse rocheuse de la planète elle-même, soient éparpillés sur toutes ces réalités dans le but de surveiller l’arrivée de l’infime partie morcelée de l’esprit de l’unique qu’ils appellent l’étincelle de vie. Le but de tout ça étant de redonner ces valeurs perdues à leur dieu en lui faisant vivre et revivre à quasiment l’infinie la vie d’une personne normale, mais aussi d’écarter le plus possible de celles qui garderaient les traces de folies afin que l’âme errante qui n’est rien de plus que le regroupement progressif de ces parcelles d’esprit redevienne pure en réintégrant son corps d’origine une fois que toutes ces vies humaines qu’il devra vivre en rédemption de sa folie seront arrivées à leurs fins.

Antonin regarde son auditoire avec le sourire devant la façon qu’ils ont de dévorer ces paroles, il boit une gorgée du verre d’eau posé près de lui et poursuit ses explications.

-Vous avez je pense compris que cette âme errante est le Florian que nous avons connu, elle retrouve sa puissance au fur et à mesure qu’elle se renforce par toutes les parcelles d’esprit qui la rejoigne et c’est ce qui a occasionné ses « dons » qui sont apparus à notre Florian.
- (Frédéric) J’entends bien ton histoire, mais le « don » de guérir était déjà en lui à sa naissance ??
- Les entités ont d’abord pensé que c’était parce qu’une d’entre elle était entrée dans la tête du bébé, leurs capacités de soigner étant innées dans leurs gênes depuis des milliers de générations.
- (Franck) Et ce n’était pas le cas ?
- Maintenant ils pensent que non !! Du moins, pas dans cette réalité où nous sommes !!
- (Franck) Qu’est ce qui leur a fait changer d’avis ?
- Les souvenirs de Florian entre autre !! Il a bien été soigné dans beaucoup de ces réalités parallèles, mais pas dans toutes car dans celles où l’avion ne s’était pas scratché dans la jungle, la maladie inscrite dans les gênes du bébé s’est développée.
- (Philippe) La myopathie !! C’est bien de cette maladie qu’il est question ? Je me rappelle que tu m’en avais parlé à ton retour de l’autre réalité !! Que s’est-il passé pour les autres vies ??
- Ils ont soigné le bébé, mais après ça il pouvait être sujet à n’importe quels accidents ou maladies qui pouvaient être mortels pour lui !! Seul le corps de l’unique a cette propriété avec bien sur l’âme errante qui comme les entités peut réparer à peu près tout sur un corps biologique grâce à la puissance de l’esprit.
- (Maurice) Cette âme errante ou l’unique comme ils l’appellent serait donc Florian ? Le Florian que nous avons connu ?
- L’unique est en effet Florian mais l’âme errante n’est pas tout, il y a aussi le corps et seulement la réunion des deux lui fera revenir toute sa puissance ainsi que toute la mémoire de ce qu’il est.
- (Frédéric) Je ne comprends pas alors !! Pourquoi l’a-t-il quitté si c’est le bon ??
- D’après l’analyse des entités, il y aurait plusieurs raisons !! La plus importante étant que l’âme est encore trop incomplète pour avoir résisté à l’immense chagrin que Florian a eu en apprenant le décès de ses grands-parents et qui lui a fait renier cette réalité que vous connaissez tous, pour s’approprier bien involontairement un de ses corps mourants.
- (Maurice) Il y a d’autres raisons ?
- Une autre serait que la puissance des prières n’a pas encore atteint le stade ultime qui le fera redevenir entier, c’était la deuxième condition à son retour que les peuples aient oubliés la haine dans leurs cœurs que ces actes avaient engendrée avant sa mise en quarantaine.
- (Marcel) Le corps que nous détenons serait le sien alors, puisque il se répare tout seul ?
- C’est justement le but de cette réunion, nous devons nous en assurer !!
- (Philippe) Qu’arrivera-t-il ensuite, s’il s’avère que c’est bien le cas ?
- Nous pourrons alors tenter de le faire revenir avant qu’il n’y ait plus que celui-là et qu’il y revienne de façon naturelle, ce qui pourrait encore prendre une centaine d’années.
- (Philippe) Admettons que nous y arrivions, sera-t-il redevenu l’unique ou simplement le Florian amélioré des quelques souvenirs de vies qu’il aura grappillés en cours de route ??
- Il sera très certainement le même, mais avec d’autres « dons » et toujours d’après les entités, sa mémoire ne lui sera pas encore rendu de ce qu’il était avant.
- (Philippe) Pour quelle raison ?
- Parce que comme je l’ai dit tout à l’heure il n’est pas encore temps, les prières quoique de plus en plus ferventes n’ont apparemment pas encore atteint la force nécessaire pour qu’il reprenne sa place dans l’univers.
- (Marcel) Pffttt !!! Le pire c’est que nous prenons tout ça comme argent comptant !!
- (Benjamin) Ça expliquerait aussi pourquoi il n’a aucun souvenir de la vie qu’il a eu là d’où je viens !!
- L’étincelle de vie a été annihilée par les entités quand le bébé a été à leurs portées et qu’ils ont soigné son traumatisme, seulement le mal était déjà en lui et c’est pour ça qu’il a tant de difficultés maintenant à retrouver ceux qu’il aime dans ton ancienne réalité.
- (Frédéric) Il doit se sentir perdu !! Nous devons tout faire pour qu’il nous revienne, je le souhaite de toute mon âme pour que la joie regagne le cœur de toute ma famille.
- (Maurice) Comme c’est le cas pour nous tous et sans doute celui de tous ceux qui l’ont côtoyé de près ou de loin !!

Franck montre du doigt la météorite toujours posée sur la table.

- Nous entend-il ?
- Bien sûr, mais seul il n’a pas la puissance de vous répondre !! Tout juste pourrait-il vous envoyez des images dans votre sommeil.
- Comment saurons-nous alors si c’est le bon corps ?
- Nous le savons déjà après ce que vous venez de nous révéler.
- (Maurice) Pourquoi vouloir allez le voir alors ?
- (Taha) Notre dieu des pierres du ciel vous réserve une surprise Hi ! Hi !


CHAPITRE 176 (389) (Bégin) (Ailleurs) (Mercredi fin de matinée) (Réanimation)


- (Maurice) Une dernière question avant de nous rendre là où est le corps de Florian, pourquoi la présence de Taha est-elle nécessaire ? Je ne dis pas ça contre toi mon garçon, je suis au contraire heureux de te revoir crois le bien !!
- (Taha) Mon frère Akim est resté dans la clairière des dieux, je suis relié à lui de la même façon que la fois où j’ai connu Florian au cirque.
- (Maurice) Y a-t-il une raison spéciale à ça ?
- Nos dieux veulent savoir ce qu’il en est, ils sont aussi curieux que nous autres humains Hi ! Hi !
- (Maurice) Ils savent donc ?
- (Taha) Bien entendu et ils accélèrent la récolte de leurs frères !!
- (Philippe surpris) La récolte ???
- (Taha) Ils approfondissent les recherches des autres dieux tombés loin d’eux cette nuit-là où mon père a trouvé le bébé, saviez-vous que mon peuple l’appelle toujours cheveux de feu ?
- (Philippe amusé) J’ai toujours bien aimé ce terme Hi ! Hi !
- (Maurice) Bien !! Maintenant que nous connaissons tout ce qu’il y a à savoir pour le moment, je vous propose que nous nous rendions à Bégin pour connaître ce que cette entité nous réserve !!

***/***

« Une demi-heure plus tard, en route vers Bégin »

Le véhicule à hydrogène comme seul ceux qui en sont équipés, peuvent depuis le nouveau décret mondial sur la préservation de la planète être autorisés à circuler dans les grandes villes à toutes heures de la journée, les amène vers leur destination dans un silence de cathédrale.

Benjamin comme à chaque fois qu’il s’en fait la réflexion, n’en revient toujours pas de cet air pur qu’il respire ici comme partout ailleurs et principalement dans cette ville débarrassée de ce dôme de pollution aux conséquences désastreuses sur la santé de ses habitants.

Il comprend ce que les bienfaits de Florian ont apporté au quotidien des habitants de ce monde, espérant juste qu’il ait le temps de faire de même dans celui d’où il vient et cela avant qu’il n’y retourne.

La ville est comme transformée, les murs partout où son regard se porte ont été nettoyés et repeints en lui donnant une fraîcheur et un charme fou qui amène cet air de sérénité épanouie aux gens qu’ils croisent.

Maurice voit bien où l’attention du jeune homme se porte et sourit en s’adressant à lui.

- C’est là un des derniers cadeaux de Florian avant qu’il ne nous quitte, tout comme l’immense fortune qui est la tienne suite à la fabrication et à la vente de tous ces médicaments miracles.
- Sais-tu ce que peut être ma plus grande tristesse ?
- Le fait de ne jamais plus le revoir quoi que tu fasses ?
- Exactement !! Thomas le suivra et je retrouverai ma famille, mais je ne reverrai jamais celui qui m’a sauvé de la vie végétative qui m’était destinée. Antonin l’a appris durant son bref séjour sur mon monde, il me l’a dit pour que je comprenne mieux ce qu’est Florian.

Un silence suit les dernières paroles du jeune homme, tous comprennent bien ce qu’il ressent et ne trouvent pas les mots qui de toute façon seront toujours insuffisant pour le soulager de la peine qu’il éprouve.

Ce n’est qu’à l’approche de Saint Mandé où se trouve la caserne hôpital, que leurs esprits se libèrent de cette oppression compatissante et qu’ils retrouvent cet allant de curiosité pour ce qui les attend.

Le premier véhicule avec le général à l’intérieur permet de ne pas perdre de temps avec le planton de garde, celui-ci saluant en reconnaissant son supérieur et s’empressant ensuite d’ouvrir la barrière, non sans regarder avec curiosité qui sont ces personnes non-annoncées arrivant à cette heure.

Ce n’est que quelques minutes plus tard de marche à pied qu’ils s’arrêtent devant la porte d’une chambre, prenant le temps de mettre des vêtements appropriés pour pénétrer dans cette pièce visiblement aseptisée et d’une blancheur à en faire mal aux yeux, où seul un grand lit occupé d’une silhouette menue que tous reconnaissent comme celui qui chaque jour qui passe leur rappelle le chagrin qu’ils ressentent du manque de sa présence et de sa joie de vivre.

Antonin s’approche du lit en tenant la météorite d’une main tremblante et la dépose avec douceur sur le front du jeune rouquin dont il est toujours follement épris, semblant seulement endormi.

« Thomas » regarde Frédéric amusé.

- Voilà ton prince charmant, Blanche-Neige ne devrait pas tarder à s’éveiller !!

Une lueur brève et bleutée apparaît et disparaît tout aussi rapidement, suivie presque immédiatement d’une crispation du visage de Florian.

L’étonnement de tous est à son comble quand les yeux s’ouvrent et parcourent la pièce avec avidité en s’arrêtant sur chacun des hommes présents.

- Je retrouve bien là le corps du jeune humain avec qui j’ai cohabité !!

D’entendre cette voix grave à l’opposé de celle de leurs souvenirs, fait sursauter le groupe stupéfié malgré tout de l’entendre parler.

- (Philippe) Êtes-vous l’entité qu’a apportée Taha ?
- Qui d’autre humain, pourrais-je être ??
- (Philippe) Je reconnais que ma question peut paraître stupide, mais c’est tellement inattendu !! Est-ce bien le corps que vous recherchiez ??
- Je vous ai connu beaucoup plus vif d’esprit, humain !! Ce ne pouvait pas être autrement après ce que nous en savions déjà, ce corps est celui immortel du seul dieu vivant, il a été créé au commencement de tout pour que l’unique puisse communiquer et s’imprégner de la nature de ses créations, il n’a pas toujours eu cette forme humaine mais a connu celle de tout ce qui vit et pense dans l’univers.
- (Marcel) Comment ça !! Je ne comprends pas ??
- Ce n’est que le jour où il créa notre système planétaire et que quelques dizaines de milliers d’années plus tard, il revint vers nous pour voir comment nous avions évolué. Il a pris alors l’apparence qui était la nôtre pour vivre quelques temps au sein de notre peuple, comme il aimait le faire partout où la pensée intelligente prédominait sur une planète.
- (Philippe) Mais à ce que j’en ai retenu, c’était il y a fort longtemps ?? Pourquoi a-t-il gardé cette forme alors que votre peuple n’existait plus ?? N’a-t-il jamais cherché à se replonger dans d’autres races plus jeunes ??




Re : Florian 18 ans surdoué ou Le don de guérir (livre 3) (Tome 4) - laurentdu51100 - 19-09-2020

CHAPITRE 177 (390) (Bégin) (Ailleurs) (Mercredi fin de matinée) (Réanimation) (fin)


- C’est là qu’il a connu celui qui sera son unique amour !! Le premier des élus !!
- (Frédéric) Thomas !!!
- Nous l’appelons Thomasss, mais c’est bien la même personne et il est le seul parmi vous tous sur ce monde, qui soit celui des origines !! Vous autres ayant été recréés à l’image de nos lointains ancêtres pour que l’unique revive ces jours qui pour lui ont été suffisamment merveilleux qu’il n’éprouve plus le besoin de modifier cette enveloppe que j’habite actuellement.
- (Frédéric) Est-ce que mes fils font partie de ces élus ??
- Comment pourrait-il en être autrement, ainsi que pour vous tous dans cette pièce !!
- (Maurice) Qu’allons-nous devenir après toute cette histoire ?
- Je ne comprends pas le sens de cette question ??
- Disparaîtrons-nous de la même façon que nous avons été créés ?
- Ce monde est bien réel rassurez-vous !! Vous continuerez à vivre et à évoluer pour un jour devenir un membre à part entière de l’empire, quand vos connaissances seront suffisantes pour conquérir l’espace !!
- (Antoine) Ce n’est pas pour demain !!
- En effet !!

Un assez long silence suit ces dernières paroles, chacun faisant la synthèse de ce qu’il vient d’apprendre pour en comprendre ou du moins tenter de la faire le sens réel.

- (Benjamin) Qu’allons-nous faire maintenant ??
- Nous devons ramener ce corps là où sont mes frères !!
- (Maurice) Et ensuite ??
- Préparer le retour de l’unique !!
- (Philippe curieux) Comment comptez-vous vous y prendre ??
- Nous allons faire en sorte que l’âme errante fasse également le même déplacement en contactant nos frères dès que nous aurons la puissance nécessaire pour le faire !!
- (Philippe) C’est possible ??
- Nous trouverons le moyen pour que ce le soit !!
- (Frédéric) Et après ?? En admettant que vous y parveniez ??
- Nous devrons très certainement faire mourir le corps qu’il utilise et ensuite lui indiquer la voie pour qu’il retrouve celui qui est le sien !! Ensuite ce sera à vous de faire en sorte qu’il puisse reprendre le cours de sa vie en attendant qu’il retrouve la mémoire de ce qu’il est !!
- (Maurice soucieux) Après l’annonce de sa mort !! Ce ne va pas être une chose facile, vous vous rendez compte du bouleversement qui s’en suivra ?? Ce garçon a bouleversé le monde entier par sa disparition et il faudrait que nous le sortions à nouveau de notre chapeau comme si de rien était ??
- C’est parce que vous n’avez pas ressenti les changements comme nous pouvons le faire !!
- (Maurice) Les changements ?? Quels changements ??
- Certaines choses doivent garder leurs secrets, vous n’êtes pas encore prêts à les entendre aussi je m’en garderais bien !! La décision sera la sienne et rien n’y pourra changer si c’est contre sa volonté, peut-être qu’il voudra tout simplement poursuivre l’histoire comme elle est actuellement vécue ou peut-être pas !!
- (Frédéric ému) Tout ce qui m’importe est de retrouver celui qui pour moi est considéré comme un fils, qu’importe le moyen pour y arriver !!
- (Maurice) Nous devrons vous cacher pendant tout ce temps qu’il nous faudra pour organiser votre voyage de retour, en attendant le mieux serait peut-être de rester dans cette pièce vous ne pensez pas ??
- Pas nécessairement humains, vous oubliez déjà les explications qui vous ont été fournis !!

Philippe réfléchit rapidement sur ce qu’ils ont appris et qui a amené ces paroles à l’entité habitant le corps de Florian, une lueur de compréhension lui vient alors et qu’il exprime à haute voix en prenant le risque de se faire moquer de lui.

- Vous pouvez changer d’apparence ??

Le visage du jeune rouquin s’illumine d’un sourire quand il répond.

- Votre esprit est particulièrement perspicace humain !! Je peux en effet modifier provisoirement l’apparence de ce corps, seulement je ne peux utiliser qu’une de celles qui étaient les siennes avant celle-ci et que cette enveloppe a gardé en mémoire.
- (Antonin amusé) Pas un petit bonhomme vert quand même Hi ! Hi ! Pour le coup les amerloques vont penser que vous vous êtes échappé de la zone cinquante et un !!
- Comme je vous l’ai dit, l’unique a pris l’apparence d’innombrables créations avant de décider de conserver définitivement celle-ci et la plus crédible pour vous est encore celle que je vais vous montrez !!

Le corps de Florian devient alors comme flouté le temps de la transformation qui se fait sous les regards consternés et ahuris de ceux qui sont présents à y assister.

L’homme qui se relève alors ne ressemble plus en rien au jeune rouquin, mais plutôt à un très vieux monsieur de type incontestablement asiatique avec la moustache et le bouc tressés lui tombant sur la poitrine, le regard du même vert émeraude que celui qu’ils connaissent tous.

Le vieil homme sourit devant les visages stupéfiés qui le fixent bouche bée, c’est Philippe qui le premier reprend le contrôle de la parole.

- Florian a vraiment eu cette apparence ??
- C’est comme ça qu’il est apparu aux premiers humains de sa création et aussi il y a très longtemps aux yeux de votre monde.
- Isanagi !!

L’entité hoche la tête en souriant.

- Vous êtes décidemment très perspicace !!


CHAPITRE 178 (391) (Camping de la dune) (Mercredi après-midi) (Nostalgie)


Je suis une nouvelle fois seul en haut de la dune à réfléchir sur tout ce qu’il m’arrive depuis ma sortie du coma, mes conversations avec Thomas me reviennent et me confortent dans mon envie de retrouver ce monde qui pour moi est le seul où je me sois senti vraiment bien.

Je me demande si je dois poursuivre la recherche de ceux que j’aime, en sachant qu’ils ne seraient forcément pas comme ce que j’attends d’eux et rien qu’à cette idée mes poils se dressent sur mes bras, pensant surtout à la fratrie Viala et aux affres que je pourrais ressentir si leurs amitiés n’étaient plus les mêmes envers moi.

C’est là que je prends conscience qu’il me serait insupportable que ce soit Aurélien, Guillaume mais aussi et surtout Damien qui ne m’accepte pas comme les frères qu’ils sont pour moi tous les trois, c’est d’ailleurs en y réfléchissant bien la raison primordiale qui me fait toujours reporter le jour de cette rencontre.

Je repasse dans ma tête et pour moi seul tous ces merveilleux instants que nous avons partagés pendant ces deux années passées ensemble, les larmes venant brouiller ma vue d’un commencement de désespoir à ne jamais en revivre d’autres avec eux.

Les farces que nous organisions avec Guillaume, les rigolades monstres devant l’éternel comportement baba-cool d’Aurélien et surtout cette complicité de chaque instant avec mon « Dami », celui pour qui maintenant que j’y pense me fait éclater en sanglots d’un manque viscéral d’affectif fraternel.

Il me faut un long moment avant de reprendre le dessus sur ce début de dépression, qui si je le laisse gagner du terrain va finir par me pourrir la vie.

J’y arrive enfin en reniflant très fort et en essuyant mon visage d’un revers de mon bras, reprenant ma contemplation de l’océan qui finit par me calmer et surtout réussit à me faire retrouver le sourire, conscient qu’il ne sert à rien de se lamenter sur quelque chose que je ne contrôle pas.

Je me remémore ce que j’ai réussi ici depuis mon éveil dans ce corps, comme changer le passé pour éviter le décès de Mathis ou encore d’Erwan et réparer tant que possible ce que l’autre avait cassé avec un plaisir maléfique que je n’arrive encore pas à comprendre, comme ci il avait en lui tout ce qui pouvait être le plus horrible dans un esprit humain.

D’ailleurs pourquoi ne me rappelais-je de rien de cette vie de brutalité gratuite, de drogue et de luxure alors que des souvenirs d’autres moi arrivent encore et toujours plus nombreuses au point d’amener ces migraines qui deviennent de plus en plus insupportables.

C’est comme si mon esprit n’avait plus la capacité d’engranger toutes ces vies qui entrent en moi sans que j’en connaisse ni le pourquoi ni le comment et encore moins la raison de cet afflux maintenant quasi permanent qui va finir par me rendre malade.

Peut-être que ce corps n’est plus capable d’en emmagasiner autant et qu’il va finir par exploser telle une cocotte-minute à la soupape de décompression bouchée, cette image amène en moi une crainte que ce soit bien là ce qu’il risque de m’arriver et une peur insidieuse commence à me prendre, me faisant trembler d’appréhension sur un futur proche où je pourrais en devenir fou à force de douleurs mentales.

Je ne sais pas si c’est le fait de penser à ça ou pas, mais une douleur fulgurante me traverse le cerveau et la tête brusquement me tourne pour finir par ne plus voir qu’un grand vide noir…..

***/***

« Bip ! Bip ! Bip ! »

Mes yeux s’ouvrent, agacés d’entendre encore et toujours ce son lancinant qui ne m’apporte que des changements radicales dans ma vie, une fois encore mon regard se porte sur une pièce blanche d’hôpital où je me retrouve encore une nouvelle fois relié à toutes sortes d’instruments.

Mon cœur se serre de terreur et d’appréhension de me retrouver dans une autre réalité et de devoir encore tout recommencer d’une nouvelle expérience de vie que je vais prendre comme un train en marche, ma main tâtonne terrifié à la recherche de la poire d’appel d’urgence qu’elle finit par trouver et je l’actionne avec fébrilité, attendant ensuite que quelqu’un réponde à cet appel.

Des pas précipités se font entendre dans le couloir, suivit d’une brève conversation à voix basse avant que ma porte ne s’ouvre et qu’une jeune femme apparaisse visiblement soucieuse, retrouvant néanmoins rapidement le sourire en constatant que je semble aller bien.

- Et bien jeune homme, vous voilà revenu parmi nous ? Je connais quelques personnes qui vont être content de l’apprendre !!


CHAPITRE 179 (392) (CHU de Bordeaux) (Vendredi matin)


« Bureau du directeur »

- Ça semble avoir fonctionné encore cette fois, mais ça a été beaucoup plus long que la fois précédente et je ne sais vraiment pas combien de temps la rémission durera avant que ça le reprenne !!

L’homme qui vient de parler est le même chirurgien qui a eu à faire avec Florian lors de son précédent évanouissement et que Maurice a fait venir en urgence à Bordeaux dès que Thomas l’a appelé complètement paniqué en retrouvant son chéri inanimé sur la dune, le corps recouvert d’une transpiration malsaine qui lui a donné la peur de sa vie de perdre encore une fois celui qu’il aime.

Le directeur du CHU est là également, ainsi que Maurice et Philippe qui lui aussi est accouru dès qu’il a appris la nouvelle.

- (Le directeur) Je ne connaissais pas cette posologie consistant à injecter du venin d’abeilles pour ce genre de pathologie pour le moins surprenante !!
- (Maurice) Hélas pour vous, il n’est pas dans mon intention de vous en révéler plus que le stricte nécessaire !!

Le directeur se tourne vers le chirurgien.

- A combien de pourcentage de conscience dites-vous que son cerveau aurait atteint ?? Le chiffre qui m’a été donné me parait inconcevable !!
- Quatre-vingt-dix-huit pour cent monsieur !! Il est redescendu autour des soixante-dix pour cent après l’injection, c’est encore beaucoup trop et je ne sais absolument pas quoi faire pour le ralentir à une mesure plus raisonnable et comme je vous le disais plus tôt, il serait étonnant qu’il s’en sorte à la prochaine alerte de ce genre !!
- (Maurice soucieux) Qu’arriverait-il si c’était le cas ?
- (Le chirurgien) Comment voulez-vous que je le sache ? Ce qui arrive à ce garçon ne s’est jamais présenté jusqu’à présent, au mieux il pourrait entrer en coma prolongé et au pire il pourrait en mourir !!
- (Philippe) Peut être que nous devrions revoir toutes ces mesures, qui sait si elles n’ont pas baissées depuis avant-hier soir ??

Le directeur active un lien sur son pc, pendant qu’il reprend la parole pour lui répondre.

- Nous l’avons laissé connecté, je vais vous dire ça tout de suite !! ….Mon dieu !!
- (Maurice livide) Quoi ???
- Il vient de se réveiller, ses constantes indiquent qu’il est sorti de son coma !!

Il termine à peine sa phrase que la sonnerie de son téléphone résonne dans la pièce.

- Allo !! Oui !!!
- ….
- Je viens de m’en apercevoir, je vous remercie mademoiselle !!
- ….
- Nous arrivons, prévenez ce jeune homme que ses amis sont là !!
- ….

Le directeur jette un œil sur ses visiteurs en raccrochant le combiné et se lève avec un signe de la main vers eux leur indiquant la sortie.

- Allons-y !! Suivez-moi !!

***/***

« Chambre de Florian, quelques minutes plus tôt »

L’infirmière s’approche de moi avec son magnifique sourire qui me fait chaud au cœur, même si je ne sais toujours pas où je suis et surtout dans quelle réalité, je lui pose donc indirectement la question.

- Où sommes-nous ? Que m’est-il arrivé ??
- Vous êtes depuis avant-hier soir au Chu de Bordeaux, vos amis vous ont trouvé inanimé sur votre lieu de vacances !!
- Quel jour sommes-nous ? Vendredi ?
- C’est exact !! C’est très bien d’avoir pu faire le calcul aussi rapidement, ça prouverait que votre cerveau n’a pas été atteint lors de votre coma !!
- Qu’est-ce que j’ai au juste ??
- Pour ça il faudra voir avec le chirurgien qui s’occupe de vous, il est venu d’Aix en Provence à la demande expresse de vos parents.
- Mes parents ??
- L’homme qui s’est présenté nous a dit être de votre famille alors j’ai pensé que…. Mais attendez !! Je vais prévenir le directeur que vous venez de reprendre conscience, il me semble qu’ils sont eux aussi présent ce matin !!

***/***

« Retour au présent »

Maurice accompagné des trois hommes présents avec lui dans le bureau, traverse un long couloir au pas de charge et est trop inquiet de ce qu’il vient d’apprendre pour pouvoir desserrer les dents et répondre à la question que lui pose en boucle Philippe depuis qu’ils ont quittés l’aile administrative de l’hôpital.

- Tu y comprends quelque chose à ce qui lui arrive ??
- Non !! Et c’est justement ce qui me dérange le plus, ça ne correspond pas à l’idée que je commençais à me faire sur ce qu’il pourrait être !!
- Je repars à Paris sitôt que je l’aurai vu, j’attends des nouvelles d’Afrique et peut-être que j’en saurai plus, je te tiendrai au courant t’inquiète !!


CHAPITRE 180 (393) (Bureau de la DST, Paris) (Vendredi soir) (L’entité)


« Plus tard dans la soirée »

De retour à son bureau situé à Paris, Maurice est quelque peu rassuré sur l’état de santé de Florian et cherche à comprendre ce qui a bien pu lui arriver, sans bien sûr trouver une quelconque réponse suffisamment satisfaisante à son goût.

S’il est encore au siège de la DST à cette heure tardive, c’est juste parce qu’il attend son équipe de retour d’Afrique accompagnée du jeune Masaï du nom de Taha et ça pour deux raisons dont la première sera de l’héberger chez lui pendant son séjour Parisien, la seconde étant bien sûr de connaître ce qu’il a à révéler de si urgent à Florian.

Les rapports rédigés par son équipe et qu’il a étalés sur son sous-main sont suffisamment explosifs pour qu’il les ait lus plusieurs fois au point de les connaître quasiment par cœur.

Des météorites ayant une conscience et qui recherchent une âme errante, sont ce qu’il pourrait appeler un délire purement fantaisiste s’il n’y avait pas eu auparavant toutes ces choses plus ou moins surnaturelles et ce depuis qu’il connaît un certain petit rouquin auquel il s’est attaché comme à un fils, fils qu’il lui a d’ailleurs rendu et qui depuis lors, lui fait lui vouer une reconnaissance éternelle.

Maurice en est donc là dans ses pensées quand un bref coup à sa porte de bureau lui fait lever les yeux vers celle-ci et répondre d’un ton marquant l’impatience qui le tenaille depuis qu’il attend leur venue.

« Toc !! »

- Oui !! Entrez !!

Camille accompagnée de son collègue et ami Patrice ainsi que du jeune Taha tout timide, entrent dans le bureau d’un pas assuré et une fois la porte refermée derrière eux, elle entame aussitôt les présentations.

- Patron !! Voici Taha le fils d’Okoumé, il est investi d’une mission qui affirme-t-il ne doit plus attendre plus longtemps !!
- (Maurice) Et bien parle mon garçon, je sais que tu connais très bien notre langue et que tu t’y exprimes naturellement.
- (Taha souriant) C’est grâce au vieux père blanc du dispensaire.
- J’ai en effet entendu beaucoup de bien de cet homme, le père Antoine si je ne m’abuse ?
- (Taha) C’est exact !!

Maurice lui montre les papiers étalés sur son bureau.

- Ceci est le rapport de mes agents sur les quelques semaines passées en Afrique à te retrouver et à organiser ton départ, il y est dit qu’une « entité » ou quel que soit son nom aurait investi ton esprit pour t’accompagner !! Confirmes-tu ce fait ??
- J’ai bien un des dieux des pierres du ciel dans ma tête monsieur !!
- C’est donc comme ça que tu les appelles ??
- Ils ne nous ont pas donné d’autres noms !!
- Je comprends !! ….Bien !! Que veut donc ce…. « Dieu » exactement !!
- Parler au garçon qui a des cheveux de feu !!
- Peut-être pourrait-il avant ça me donner le but réel de cette rencontre qu’il souhaite avoir avec ce jeune garçon ?

Taha reste un moment comme déconnecté du présent, entrant en contact avec son jeune frère pour faire la liaison avec les dieux des pierres et celui qui est en lui.

- Le but n’est que de vérifier qu’il est bien une émanation recevable de ce pourquoi nous sommes missionnés sur cette planète primitive, humain !!

Maurice sursaute d’entendre de tels propos.

- C’est l’entité qui me parle ?
- Non, c’est toujours moi mais je ne fais que répéter mots pour mots ce qu’il me dit par la liaison qui me relit à mon jeune frère Akim !!
- Recevable ?? Pouvez-vous m’expliquer ce que vous entendez par là ??
- Ce serait bien trop long.
- (Maurice choqué) Il faudra bien pourtant nous révéler ce que vous savez sur Florian !! Comprenez qu’il est hors de question que j’accède à votre demande sans en connaitre le but exact, Florian est sous la protection de mon pays et nous ne saurions le laisser approcher par quelqu’un ou.... quelque chose, qui le demanderait sans en connaitre ses motivations !! De plus en prétendant venir de l’espace et se faisant passer pour des dieux à des peuplades non civilisées….
- Que vous faudrait-il pour croire à mes paroles, humain ??
- Figurez-vous qu’heureusement Florian nous avait déjà parlé de votre existence dans une réalité qu’il aurait vécu et garder en souvenir, je suis donc convaincu de votre bonne fois !! Juste que je n’arrive pas à comprendre quelle importance pour vous il y a de le rencontrer et je ne vous amènerai pas à lui tant que je n’aurais pas de réponse, de plus sa santé actuelle nous préoccupe et il n’est pas en état de recevoir des visites pour le moment.
- (L’entité) Son état de santé dites-vous ?? Mais c’est impossible voyons !! Son corps ne peut subir aucun traumatisme physique quand l’âme errante est en lui, nous nous serions donc trompés et il ne serait que celui que nous avons soigné en ôtant l’étincelle de vie malfaisante qui était en lui ?? Pourtant les reflux du continuum…. ??

Maurice ne retient qu’une chose ayant une importance significative pour lui dans tout ce verbiage décousu de sens, c’est qu’ils ont la possibilité de guérir Florian puisqu’il vient d’affirmer l’avoir déjà fait et Maurice se rappelle bien en quelle circonstance puisque le rapport sur la guérison miraculeuse du bébé que Florian a été, est en sa possession.

- Pourriez-vous le guérir à nouveau ??
- Ça me parait impossible, humain !!
- Comment ça impossible ?? Vous avez dit vous-même l’avoir déjà fait ??
- Pour ça il faudrait que vous m’autorisiez à entrer en contact avec lui et il me semblait bien que vous vous y refusiez !!




Re : Florian 18 ans surdoué ou Le don de guérir (livre 3) (Tome 4) - laurentdu51100 - 19-09-2020

CHAPITRE 181 (394) (Bureau de la DST, Paris) (Vendredi soir) (L’entité) (suite)


Maurice est visiblement pris de court par la réponse marquée d’un certain humour, maintenant sa décision est vite prise et la santé du jeune rouquin primant avant tout, il fait signe aux deux membres de son équipe de le suivre pendant que Taha semble obnubilé par tout ce qu’il découvre dans son bureau.

- Vous en pensez quoi ?
- (Patrice) Je serai amené à lui faire confiance, après tout ce que j’ai pu voir là-bas !!
- (Camille) Pareil pour moi patron !!
- Bien !! Dans ce cas qu’attendons-nous pour l’emmener à Bordeaux voir Florian !!
- (Patrice) Bien patron !! Nous nous en chargeons de suite !!
- (Maurice) Peut être souhaiteriez-vous que d’autres s’en occupent ? Vous méritez bien quelques jours de repos après cette mission !!
- (Camille) Et rater l’occasion de rencontrer celui qui prétend être notre ami ?? Vous n’y pensez pas patron !! Après tout ce que nous avons entendu sur lui, ou sur ce qu’il pourrait être ??
- (Maurice amusé) Je comprends bien votre impatience, moi-même ne ratant jamais une occasion pour être en sa compagnie !!

***/***

« Samedi matin, CHU de Bordeaux »

Mon mal de tête semble avoir disparu, pour le moment tout du moins et c’est donc avec le sourire que j’ouvre les yeux ce matin-là, en me disant que je vais très certainement bientôt pouvoir retrouver mes amis.

J’entends des pas dans le couloir qui s’arrêtent devant ma porte, suivi de paroles voulant se faire discrètes mais que je comprends parfaitement.

- Il faut que j’entre seul !!
- Il n’en est pas question !! Nos ordres sont très clairs à ce sujet, nous devons pouvoir rendre compte de tout ce qu’il se passera entre toi et le garçon !!
- Entendu humains !! Mais surtout ne dites rien et laissez-moi faire !!

***/***

Je reconnais parfaitement les voix des personnes derrière la porte, de plus la dernière phrase prononcée par Taha me fait comprendre qu’il est une nouvelle fois habité par une des entités de la clairière.

J’en profite alors pour envoyer mon esprit dans celui qui vampirise le jeune Masaï par sa présence, je cherche à connaître ses véritables intentions et je reste un moment scotché par ce que je peux y lire, la pensée de l’entité étant obnubilée au sujet d’une âme errante qui pourrait avoir pris possession de ce corps dans lequel je suis.

Je frissonne d’appréhension quand je comprends le but réel de sa présence ici et des actions qu’il a l’intention de mener envers moi au cas où il s’avérerait que ses craintes soient fondées.

L’entité ressent ma présence dans son esprit, ce qui le conforte dans ce qu’il cherchait à apprendre en faisant ce long voyage et ne voulant pas que je poursuive mon introspection mentale, prend la seule décision qu’il lui reste encore pour garder pour lui le secret qu’il n’est pas encore temps de dévoiler.

Un vide soudain me fait revenir dans mon corps, comme projeter en dehors de Taha par une force phénoménale qui me laisse un instant sous le choc.

Une forte exclamation vient alors depuis le couloir de ma chambre.

- Tu ne te sens pas bien mon garçon ??
- J’ai…. J’ai perdu….. J’ai perdu le contact avec mon frère !!!

***/***

« Dans la clairière des pierres »

Akim sent lui aussi le contact se couper brusquement avec son frère, il s’en inquiète fortement en se tournant vers l’amas de météorites qui abrite les dieux et ne peut que constater une agitation inhabituelle dans la surbrillance de la brume bleutée qui les entourent.

***/***

« Conversation mentale entre les entités »

- Notre frère s’est sacrifié !!
- Il connaissait le risque !!
- L’âme errante est devenue très puissante !!
- Nous savons à quoi nous en tenir maintenant, il doit encore ignorer qui il est !!
- Peut-être est-il déjà trop tard ?? Qu’a-t-il pu lire dans l’esprit de notre frère avant que celui-ci s’en rende compte ??
- Quelque chose d’anormal s’est passé qui n’aurait pas dû être !!
- Comment avoir la connaissance maintenant que notre frère n’est plus ??
- N’en savons-nous pas déjà suffisamment pour faire une analyse cohérente ??
- Qu’avons-nous appris !!
- L’âme errante est puissante mais le corps semble trop faible, à ce stade elle devrait pourtant avoir intégrer son corps immortel pour se reconstituer et bientôt retrouver sa véritable identité, quelque chose qui n’aurait pas dû arriver s’est passée !!
- A nous d’essayer de comprendre mes frères !!
- Nous devons communiquer avec nos autres frères, il est temps d’interrompre le silence que nous nous sommes jadis imposés.
- En mesures-tu les conséquences si l’empire capte les signaux, c’est beaucoup trop tôt pour ça !!
- Avons-nous d’autres choix mes frères ??
- Il en reste un !! Nous n’aurons même pas à intervenir !!
- Parle mon frère !!
- Ce corps va mourir, quelque chose encore inexplicable a fait que l’âme errante y soit entrée et s’en est emparée, les pensées de l’unique vont très vite saturer le cerveau du corps qu’il a créé à son image !! C’est d’ailleurs ce qui vient de commencer il me semble ?? Ses maux de tête en sont une preuve flagrante car même lui ne pourra rien y changer, le cerveau humain ne peut supporter le savoir et les souvenirs du seul dieu vivant, il n’a pas été conçu pour ça !! Rien ne pourra jamais être conçu pour ça à part bien sur l’enveloppe créée par l’unique à cette intention et qui lui sert à être au plus près de ses créations.
- Pourrons-nous accepter de ne rien faire, pensez mes frères aux souffrances de tous ces corps encore en vie qui le recevront de plus en plus puissant à chaque étincelle de vie qui rajoutera ses souvenirs à ceux qui déjà sont beaucoup trop nombreux ?? Nous devons stopper ce cycle infernal !!



CHAPITRE 182 (395) (CHU de Bordeaux) (Vendredi soir) (Une idée qui fait son chemin)


« CHU de Bordeaux, chambre de Florian »

Taha tout comme Camille et Patrice viennent de partir, j’ai été vraiment heureux de les revoir même si encore une fois pour eux je ne suis qu’un étranger.

La perte du contact avec son jeune frère a bien sûr mis Taha dans tous ses états et je n’ai rien pu en tirer de plus que ce que j’avais déjà lu dans les pensées de l’entité.

Bizarrement je semble me détacher de plus en plus de cette réalité comme si j’avais enfin pris le parti de ne plus essayer de revivre à tout prix ce que j’avais connu dans celle qui a fait pendant presque dix-neuf ans mon bonheur le plus complet.

La preuve en est que je n’ai pas cherché à renouer, que ce soit avec le jeune Masaï, qu’avec Camille ou encore Patrice en les laissant quitter la chambre sans rien dire alors qu’il y a peu j’aurais tout fait pour redevenir leur ami.

J’ai enfin compris je pense que si je dois rester ici, ce sera uniquement avec les personnes qui croiseront mon chemin que je devrais me lier et non plus en cherchant à recréer des liens d’un autre temps, ce qui hélas a été perdu pour toujours ne saurait se répéter indéfiniment.

J’ai déjà eu la chance d’avoir retrouvé quasiment ceux qui m’étaient les plus proches, même si quelques différences dans la formation des couples m’ont surpris.

Ayant bien compris que Mathis, Léa et Chloé sont véritablement amoureux, il me paraît évident qu’ils ne vivront pas avec la fratrie Viala ce bonheur d’être ensemble que je leur ai connu mais qu’ils en connaîtront un autre tout aussi fort avec leur chéri respectif.

La profonde nostalgie de Thomas de son ancienne vie me devient alors plus compréhensible car elle est aussi devenue mienne, me sentant de moins en moins à ma place dans ce monde et qui plus est cette impression est fortement renforcée depuis que je prends conscience de la fragilité inhabituelle de mon corps.

Je n’ai aucun souvenir d’avoir subi autant de souffrances que celles de ces maux de têtes qui me prennent de plus en plus fréquemment et qui me laissent à chaque fois un peu plus fragile alors que pourtant de nouveaux « dons » apparaissent.

Je me demande s’il n’y a pas cause à effet et si ce qui me renforce d’un côté d’une certaine façon, n’est pas justement ce qui m’affaiblit de l’autre.

Il faut que j’en sache plus sur cette âme errante qui obnubilait tant l’esprit de l’entité, j’ai bien compris qu’il pensait que je pouvais être cette chose et que cette seule pensée le troublait, pour ne pas dire l’effrayait à l’idée qu’elle ou plutôt que je puisse avoir intégré un corps qui ne me correspondait pas.

J’essaie de rassembler le puzzle en assemblant toutes les données que j’ai pu récolter jusque-là, je finis par lâcher l’affaire en soupirant de frustration avant que tout ça ne finisse par me redonner mal au crâne.

La pensée de Thomas devient plus présente et me redonne le sourire, comprenant que lui aussi s’inquiète pour moi et cherche à me redonner le moral que lui-même a bien du mal à conserver.

- Essaie de dormir mon amour !! Demain Patrice te ramènera au camping et je pourrais te serrer dans mes bras !!
- Jusqu’à la prochaine crise !!
- Ne pense pas à ça !! Tout le monde ici s’inquiète sur ce qu’il t’arrive, ils ne comprennent pas et du coup je ne te raconte pas l’ambiance, te revoir demain avec nous devrait leur faire retrouver le sourire.
- J’ai tellement hâte de vous retrouver tous et que tu me prennes dans tes bras…. Antonin me manque tu sais ?
- A moi aussi !!
- Tu as compris que je ne parlais pas de celui qui est ici pas vrai ?
- Nous parlons bien du même !! Tu crois qu’on pourrait le faire revenir ? Même si ce n’est que pour quelques heures ? Nous pourrions faire l’amour tous les trois et avoir des nouvelles de là-bas ? Savoir comment mes parents ont réagi à ma disparition ?
- Je sais qu’ils te manquent !!
- Tu voudrais bien essayer ?
- Bien sûr !! J’en ai autant envie que toi, il faudra qu’Antonin soit là également pour que ça fonctionne car il faut que vous soyez tous les deux pour y arriver !! Il y a un risque pour que je te perde, tu le sais !!
- J’ai confiance en toi, je suis certain que tu sauras me retenir !! La première fois tu as été surpris, cette fois ci tu sauras mettre la puissance de ton esprit pour que ça n’arrive pas.

J’hésite longuement, sentant mes larmes couler d’une détresse que je n’arrive soudain plus à juguler.

- J’ai peur de prendre ce risque !! J’ai peur de te perdre une fois encore, je t’aime tellement fort !!
- Calme-toi mon amour !! Au pire ce ne sera que pour quelques heures !!
- Comment ça ??
- Si ça marche deux fois alors pourquoi pas trois ?? Il te suffira de recommencer le processus pour que je revienne !!
- Tu vois ça à ta fenêtre toi ?? Je ne sais même pas si ce que j’ai mis dans la tête des Antonin peut encore se produire, ni comment ça se déclenche.
- Tu veux terminer ta vie ici ?
- Bien sûr que non !! J’ai compris que ce n’était pas là ma place
- Alors nous devons essayer de comprendre, de trouver un moyen pour retourner tous les deux là-bas et la meilleure façon de le faire, c’est encore de tenter le coup pour comprendre comment ça fonctionne.
- Tu oublies juste une chose qui me parait essentielle ??
- Dis-moi ??
- Il faudrait qu’il y ait un autre moi pour le transfert et je te signale en passant que d’où nous venons, je suis censé être mort !!


CHAPITRE 183 (396) (Ailleurs) (Camping de la dune) (Samedi matin) (Un bien étrange personnage)


Jean regarde son fils qui cet été encore l’aide à tenir les rênes du camping, son visage toujours aussi marqué par la perte de son ami Florian et aussi bien Raphaël qu’Éric qui ne se quittent pour ainsi dire jamais, font de gros efforts pour contrer la dépression qui les mine.

Ils doivent reprendre le matin même le chemin de retour pour Aix en Provence, pour une semaine où les parents d’Éric tenaient à les avoir un peu pour eux avant qu’ils reprennent le travail et que les deux amoureux reviennent ensuite terminer la saison au camping.

La joie de vivre qu’ils avaient tous connue est maintenant une chose du passé et rien pas même l’aisance financière conséquente pourtant que leur a léguée Florian, n’arrive à leur faire reprendre le dessus sur l’immense perte affective qu’ils éprouvent tous.

Jean soupire en essuyant d’un geste se voulant discret, la larme qui s’écoule sur sa joue et tente de revenir à ses comptes pour ne pas sombrer lui aussi dans la morosité familiale de ses derniers mois.

C’est à ce moment-là, qu’il entend l’arrivée d’un véhicule à ses pneus crissant sur le gravier de l’entrée du camping et que se tournant vers la fenêtre, il aperçoit le véhicule noir qu’il reconnaîtrait entre mille.

C’est donc d’un pas rapide qu’il sort de son bureau pour accueillir ceux qui sont devenus des amis rien que par le lien commun qu’ils avaient tous avec le jeune rouquin disparu.

Jean reconnaît Maurice et Philippe qui se tiennent à l’avant du véhicule, ainsi que Taha assit à l’arrière avec un étrange petit bonhomme sans âge sortant tout droit des films de Gengis Kan qu’il regardait avec plaisir dans son enfance.

- (Jean) Quel bon vent vous amène mes amis ?
- (Maurice sourit) Un vent d’espoir mon ami… Un vent d’espoir !!

Jean observe Maurice avec attention, son visage semblant pris dans un rêve éveillé et il se tourne alors vers Philippe en fronçant les sourcils d’un air interrogatif.

- (Philippe) Pourrions-nous parler dans un endroit plus tranquille ?
- (Jean) Mais bien sûr !! Suivez-moi jusqu’à mon bureau où nous serons au calme pour discuter !!

Il tend ensuite la main à Taha, visiblement autant heureux que surpris de sa présence.

- Je ne te savais pas en visite dans notre pays mon garçon ?
- C’est que ça a été décidé très vite !!

Jean se tourne vers le vieil homme asiatique au physique si particulier.

- Je n’ai pas l’honneur de vous connaître ?

L’asiatique s’incline très bas les deux mains jointes en signe de respect.

- Pas sous cette forme j’en conviens !!

Maurice coupe court à la prochaine question qui ne manquerait pas d’arriver.

- C’est une des raisons de notre visite, attendons d’être au calme et nous vous dirons tout ce qu’il y a à savoir.
- Ah !! D’accord !!

Ce n’est qu’une fois tous à l’intérieur de la pièce et que celle-ci se retrouve porte verrouillée, que les explications sont données à Jean et que celui-ci au fur et à mesure qu’il comprend enfin de quoi il en retourne, regarde de plus en plus fixement l’étranger qui n’a pas encore repris la parole mais dont le sourire est sans équivoque sur l’amusement qu’il éprouve à voir l’ahurissement grandissant de leur hôte.

- (Jean) Et bien ça alors !!
- (Philippe amusé) C’est aussi ce que j’ai ressenti en apprenant toute cette affaire Hi ! Hi !
- (Jean) C’est quand même difficile à croire que j’ai le corps de Florian en face de moi !!

Maurice tire les rideaux en faisant ensuite signe à l’entité qu’il peut lui donner la preuve que tout ce qui s’est dit depuis leur arrivée est bien l’exacte vérité.

Le petit homme redevient alors brumeux pendant la transformation, pour laisser ensuite apparaître le corps et le visage tant regrettés de Florian et reprenant presque immédiatement l’apparence qui lui sert de couverture une fois certain qu’il n’y a plus d’ambiguïté pour Jean sur l’exactitude de leurs révélations.

- (Jean stupéfié) Et bien ça alors !! Et vous pensez vraiment que ça va marcher ?? Je veux parler de faire revenir Florian dans son corps ??
- (L’entité) Le doute n’est pas possible, seul le temps sera la variable à prendre en compte !!

L’entité reprend les explications qu’il a déjà donné quand il a pris possession du corps de l’unique, faisant comprendre que l’âme errante qui n’est en fait que la reconstitution progressive de l’esprit de l’unique ne pourra rester dans un corps qui n’a pas été conçu pour elle.

- (Jean surpris) Pourtant Antonin nous a bien dit qu’il avait retrouvé le même Florian dans cette autre réalité ?? Je n’y comprends plus rien !!
- (L’entité) Ce n’est qu’une image, une copie humaine de ce corps que j’habite et qui se trouve devant vous, un corps conçu spécialement depuis le début des temps à l’accueillir et qui n’a d’humain que l’image qu’il donne !!





Re : Florian 18 ans surdoué ou Le don de guérir (livre 3) (Tome 4) - laurentdu51100 - 19-09-2020

CHAPITRE 184 (397) (Paris) (Samedi matin) (Chez les Novack) (Le petit frère chéri)


C’est le soleil entrant par la fenêtre de la chambre qui réveille les triplées, celles-ci ouvrant les yeux avec un ensemble parfait qui tenterait à démontrer que leurs horloges internes sont parfaitement accordées à l’image de leur physique gémellaire.

D’aucun dirait en les voyant que ce sont des filles magnifiques, d’une beauté rare avec leurs cheveux roux en crêtes de coq surplombants un visage rond tout en finesse et un corps de rêve pour la gent masculine qui reste souvent en pâmoison devant le spectacle dès qu’elles apparaissent en public.

Autant Josiane et sa sœur Joëlle en rajoutent surtout quand le ou les garçons leur plaisent, autant cela énerve Joanne qui n’a pas envers le sexe masculin le même engouement que ses sœurs et à part pour un seul d’entre eux, cultive même une indifférence certaine pour eux.

Joanne ne regardant pour sa part que les beautés de son propre sexe, qui lui amènent souvent des bouffées de chaleur rien qu’à la vue d’une belle poitrine ou d’un joli minois.

Les triplées toujours aussi raccords, se lèvent d’un commun accord pour le seul plaisir qui depuis maintenant de longues années leur donnent l’envie de se lever le matin et qui fait de cette journée comme de toutes les précédentes avant celle-ci, la plus radieuse qui soit.

Les filles en effet n’ont qu’une seule et unique chose dans la vie qui compte plus encore que ce qu’elles ressentent pour leur trio gémellaire, cette chose qui va vers ses dix-huit ans s’appelle ....Jonas.

D’un an et demi plus jeune que ses trois sœurs, mais d’une ressemblance si frappante qu’on aurait pu croire à des quadruplés s’il n’y avait eu cet écart d’âge quand même visible entre eux.

Le seul garçon trouvant grâce auprès de Joanne qui éprouve envers lui comme d’ailleurs ses deux autres sœurs à n’en point douter, un amour fraternel si fort que parfois il en devient étouffant pour Jonas qui ce matin-là encore les entend arriver pour venir le cueillir au lit comme chaque matin depuis qu’il en a le souvenir mais surtout depuis quelques années avec une particularité encore plus intéressante pour le jeune ado qu’il est encore.

Il s’allonge alors sur le dos les jambes écartées en fermant les yeux, sachant que c’est au tour de Joëlle d’officier ce matin sur sa bandaison alors que Josiane lui dévorera avec gourmandise son petit trou et que Joanne s’occupera de ses lèvres et de ses tétons à grands coups de langues et de bisous qui le mettra en érections pour le faire geindre comme un animal au bord de l’extase et ce jusqu’à ce que son jus parte en longues fusées napper la gorge gourmande qui le reçoit.

Chacune son tour comme chaque matin depuis que ses sœurs l’ont surpris à l’âge où les garçons commencent à découvrir leur corps et que tenant entre deux doigts son sexe tout raide, elles l’ont vu émerveillées se raidir de tout son corps dans un gémissement d’orgasme et ont décidé que ce serait désormais à elles d’amener Jonas à l’extase suprême, chose qui maintenant est réglé comme un métronome chaque matin de cette façon toujours la même qui est celle qui plait le plus au jeune garçon et chaque soir avant de s’endormir où c’est lui qui vient dans leur chambre pour cette fois participer à leurs plaisirs mutuels.

Ce matin-là donc ne dérogeant pas des autres, Jonas ferme les yeux avec un soupir de satisfaction en n’attendant plus que son corps soit l’objet de toutes les intentions bienveillantes de ses sœurs.

La porte qui s’ouvre doucement et se referme tout aussi discrètement, des pas légers qui s’avancent vers lui en le raidissant encore plus qu’il ne l’est déjà et la couette qui doucement glisse au pied du lit, le laissant nu au regard de convoitise qu’il imagine bien.

Les lèvres douces qui se posent sur son gland pour recueillir le pré-cum qui déjà suinte abondamment et dévoile par la même qu’il n’est plus aussi endormi qu’il n’y paraît.

Une seconde bouche qui a son tour vient prendre ses lèvres dans un doux baiser, alors que le troisième, délice suprême pour Jonas, glisse sa langue humide vers sa corolle palpitante d’envie.

Toutes ces attentions font vite grimper le jeune rouquin dans un plaisir des chairs fulgurant, l’orgasme le clouant une fois de plus tel un tsunami en le faisant déverser sa gourme en longs jets qui viennent tapisser la gorge accueillante qui n’en laisse pas perdre une goutte.

- Ahhrrr !!!

Jonas ouvre enfin les yeux pour capter ceux émerveillés de ses sœurs posés sur lui, l’adoration qu’il peut y lire lui amène un sourire radieux qui les récompense plus que n’importe quelle parole qu’il aurait pu prononcer.

Bien sûr ce qu’il vit depuis quelques années lui a donné une précocité sur les mystères du sexe que ses copains lui envieraient si seulement ils savaient, déjà que certains d’entre eux aimeraient bien qu’il fasse l’entremetteur pour qu’il leur présente ses frangines.

Seulement Jonas a dans son cœur un secret qui le travaille de plus en plus souvent, ses expériences féminines restant néanmoins plutôt soft puisqu’il ne s’agit que de masturbation et que bien sûr il ne lui viendrait jamais à l’idée d’aller plus loin avec ses sœurs que ses doigts et sa bouche pour leur retourner le plaisir qu’il reçoit d’elles.

Pour revenir au secret qui le tenaille, il faut savoir que Jonas a été amoureux et que son cœur s’est retrouvé brisé quand le garçon parce que c’est bien d’un garçon qu’il s’agit, ne s’intéressant pas à lui ne pensait qu’à un autre de ses camarades qui ne semblait d’ailleurs pas comprendre ce qu’il lui voulait.

C’est sûr que « JB » était alors plus mature et certainement plus intéressant à regarder que lui qui faisait encore enfant à cette époque, sa puberté s’étant déclenché bien plus tard que beaucoup de ses camarades.

Un an et demi s’était passé depuis qui l’ont métamorphosé en un jeune homme à croquer au dire de ses sœurs et qui d’ailleurs ne s’en privent pas depuis lors, ces dix-huit mois lui avaient fait oublier quelque peu son intérêt premier pour les garçons.

C’était du moins vrai jusqu’à cette publicité où il a retrouvé non pas Damien son amour secret, mais le fameux « JB » accompagné de garçons tous aussi magnifiques les uns que les autres et qui lui a remis depuis l’image de son « Dami » en tête.


CHAPITRE 185 (398) (Paris) (Samedi soir) (Chez les Novack) (L’aveu)


C’est son père qui sans le savoir mit le feu aux poudres ce soir-là, une exclamation de sa part marquée autant de surprise que de colère fit que toute la famille vint vers lui pour comprendre ce qu’il se passe et c’est en voyant les dernières images de la fameuse publicité, que Jonas comprit que son père avait un lien avec ce groupe de garçons dont « JB » fait partie.

- (Jonas) Pourquoi tu t’énerves comme ça papa ?
- C’est cette pub qui m’a mis les nerfs !!

Jonas vient s’asseoir près de son père sur le canapé en posant avec douceur sa tête sur son épaule, geste qui bien sûr a le don de ramollir Victor au point qu’il en fait sourire le reste de la famille qui connaissent très bien l’amour immense du père envers son fils et réciproquement.

Amour encore plus fort s’il ne pouvait qu’avec le reste de la famille et qui quand le jeune garçon comme en ce moment précis est en plein câlin, le met dans une béatitude qui donne à son visage une douceur d’expression rêveuse bien loin de son apparence virile habituelle

Jonas ronronne quelques secondes quand la grosse main de Victor lui caresse sa chevelure dressée à l’iroquoise identique à celle de ses sœurs, puis revient sur la réponse de son père qui lui amène la curiosité de savoir ce qui a bien pu dans cette pub pourtant super cool amené ce genre de réflexion à son paternel

- Tu sais que je connais un des garçons de cette pub p’pa ?
- Tiens donc ?? Un copain à toi ??
- Pas vraiment, non !! Disons plutôt que c’était le copain d’un gars que je voulais avoir comme ….ami !!

Victor a bien perçu l’instant d’hésitation qu’a eu son fils en terminant sa phrase, connaissant l’histoire de Florian et surtout le lien qu’elle a avec sa famille, il commence à se poser des questions sur le fait qu’il n’a peut-être pas assez pris toute l’histoire au sérieux du fait que Maurice n’a fait allusion qu’aux triplées.

Ce qui bien sûr a eu de quoi sur le coup rassurer Victor, connaissant les appétences de Florian uniquement dirigées vers la gent masculine.

Il avait juste oublié Jonas dans l’affaire et que celui-ci justement connaisse un des garçons de la bande, pique autant sa curiosité sur la sexualité véritable de son fils que de connaître de quel garçon il s’agit.

- De quel garçon parles-tu ??
- Celui de la pub ou l’autre ?
- Commence par celui de la pub, dis-moi où tu l’as connu ??
- « JB » était dans le même lycée que moi depuis la première où il est arrivé en milieu de cycle, jusqu'en terminale.
- Et l’autre garçon, celui avec qui tu voulais être ….ami ??
- Qui ça ?? Damien ?? Bah !! Il ne m’a jamais percuté de toute façon, je n’étais visiblement pas son style à cette époque-là et puis ça fait un an qu’il n’est plus là alors c’est un peu de l’histoire ancienne tu sais ?
- Tu n’aurais pas quelque chose sur le cœur mon grand ? À la façon dont tu en parles de ce Damien, on aurait juré que tu tenais vraiment à être son…. Ami !!

Jonas se pelotonne dans les bras de son père comme un jeune chat en manque de caresse, celui-ci sourit encore plus attendri par cette marque de tendresse et de sa main libre fait signe au reste de la famille de les laisser seuls.

Une fois chose faite, son regard se reporte dans celui de son fiston qui semble attendre de lui la question qui enfin le libérera de ce secret qui lui hante le cœur.

- Tu aimais ce garçon plus qu’un ami n’est-ce pas ?

Victor ressent alors l’énorme soulagement venant de son fils que ce soit lui qui pose la question, les yeux de Jonas toujours fixés dans les siens commencent à libérer les larmes qu’il retenait depuis bien trop longtemps.

C’est d’une voix presque imperceptible qu’il répond.

- Tu ne m’en veux pas d’être comme ça ?

Victor serre son fils très fort contre sa poitrine, ses yeux brillants d’humidité.

- Comment en vouloir au soleil de briller !! Comment en vouloir au ciel d’être bleu au printemps !! Comment en vouloir à la personne qu’on aime le plus au monde d’être ce qu’elle est !! Bien sûr que je ne t’en veux pas !! Tu es mon soleil !! Mon ciel bleu !! Le fils que j’aime le plus au monde !!
- (Jonas sourit) Faut dire aussi que je suis un peu le seul Hi ! Hi !

Victor l’embrasse sur le front en reniflant d’émotion.

- Tu m’as très bien compris, nigaud !!

Un silence se fait entre le père et le fils qui profitent l’un comme l’autre de ces minutes précieuses de tendresse, en sachant très bien que les occasions se feront tout naturellement de plus en plus rares et que chacun les gardera précieusement dans son cœur pour le reste de son existence.

C’est Victor qui reprend la parole.

- Tu penses toujours à ce Damien ??
- Je croyais l’avoir oublié tu sais !! Mais cette pub m’a tout remis en mémoire, tu aurais connu « Dami » !! Je… Je…. Enfin !! De toute façon je n’ai jamais pu lui adresser la parole et je ne sais même pas ce qu’il devient depuis le temps, alors….
- Je connais très bien ses parents !!

Jonas en a les yeux qui s’élargissent en soucoupes de surprise quand il entend les paroles de son père.

- De quoi !!!!!


CHAPITRE 186 (399) (Paris) (Samedi soir) (Chez les Novack) (La promesse)


Victor sourit, content de l’effet qu’a eu son annonce et il s’installe confortablement en serrant toujours son fiston contre lui afin de poursuivre la discussion.

- Tu m’as très bien entendu, je connais la famille Viala et j’ai entendu parler de leurs trois fils, qui sont d’ailleurs impliqués eux aussi dans l’affaire qui m’occupe actuellement.
- Une affaire ? Quelle affaire ?
- Oh !! Rien de bien important, juste que disons…. Ils nous aident à la protection d’un des garçons que tu as vus dans la pub, c’est d’ailleurs ce qui m’a surpris et mis de mauvaise humeur quand je les ai reconnus, cette pub n’aurait jamais dû paraître justement à cause de cette ….protection. Tu comprendras bien que je ne peux t’en dire plus puisque ça concerne mon travail, juste te préciser pour te rassurer qu’ils n’ont tous autant qu’ils sont rien à se reprocher.

Un silence suit ses paroles, Victor voit bien l’ombre de tristesse figer un instant le visage de Jonas.

- Je dois rendre visite aux Viala, peut-être voudras-tu m’accompagner ??

Victor n’a pas fini sa phrase que déjà son fils le couvre de bisous, décidément ce soir-là son cœur de père est mis à rude épreuve pense-t-il en souriant.

- Hé !! Fiston !! Du calme !!
- Je t’aime trop papa, tu le sais ça ??
- Figure toi que je m’en doutais un peu Hi ! Hi ! Bien, alors c’est dit !! Lundi nous irons chez les Viala, je vais les prévenir de ma démarche auprès d’eux afin d’être sûr qu’ils pourront me recevoir.
- Tu….Tu…..ne vas pas leur dire ce que je t’ai dit quand même ?
- Bien sûr que non, allons !! Je te donne juste l’occasion de rencontrer leurs enfants, après ça ce n’est plus mon affaire.
- Et pour maman et les filles ??
- Je pense qu’elles aussi apprécieront un câlin Hi ! Hi ! Tu t’inquiètes pour rien tu sais, nous t’aimons tous très fort et je suis certain que tout se passera bien, surtout si tu es honnête avec elles comme tu l’as été avec moi.
- S’te plait p’pa !!

En disant ça, Jonas donne des petits coups de reins nerveux sur le flanc de son père qui en a les yeux qui brillent d’amusement de le voir agir ainsi, comme du temps où il était encore enfant et qu’il voulait obtenir son aide sur quelque chose qu’il n’osait pas demander à sa mère.

- Allons !! Tu n’es plus un gamin quand même ??
- Siii !!! P’pa !! S’te plait !!

Un mouvement qu’il perçoit du coin de l’œil fait sourire Victor.

- Je ne pense pas que mon intervention soit bien nécessaire, n’est-ce pas mesdames les curieuses qui écoutent aux portes ??

La mère et ses filles sortent alors du couloir où elles s’étaient entassées pour écouter la conversation, trop curieuses de savoir ce que Jonas allait répondre à la question de son père juste avant que celui-ci leur demande de les laisser seuls entre hommes.

Il va de soi que l’annonce même si elle a été dite en sous-entendu, les a stupéfiées autant pour la mère que pour les triplées et encore certainement plus pour les trois sœurs depuis qu’elles s’occupent activement de l’éducation de la sexualité de leur cadet.

Jonas quitte alors les bras de son père pour rejoindre le temps d’un bref câlin de quelques secondes ceux de sa mère pour ensuite aller se précipiter sur ses sœurs qui le rassurent en l’emmenant avec elles comme une garde rapprochée dans leur chambre.

- Je ne l’ai pas vu venir celle-là !!
- (Victor) Et moi donc ?? Pourtant j’aurais dû !!
- A cause de cette affaire pour ton travail ?

Victor hésite quelques secondes, soupire un bon coup et fait signe à son épouse de venir le rejoindre sur le canapé.

- Tu devras garder tout ce que je vais te dire pour toi, ça va te paraître incroyable mais sache avant que je commence que tout ce que tu vas entendre est l’exacte vérité.
- Pourquoi veux-tu m’en parler ?
- Parce que ça concerne aussi notre famille, je pensais jusque-là que le fait que les triplées soient des filles nous mettrait en dehors de cette affaire !! C’était en oubliant Jonas, je viens juste d’en prendre conscience !! Alors écoute moi bien, tu me poseras toutes tes questions quand j’en aurai fini et pas avant, c’est bien compris ?
- Je t’écoute !!

Victor reprend alors tout ce qu’il a appris depuis le début, le temps passe sans aucune interruption de la part de sa femme qui l’écoute on s’en doute bien avec les yeux ronds de surprise et ce n’est qu’une fois qu’elle a compris que son mari avait fini, qu’elle lui prend les mains en disant.

-Il faut vraiment que je croie tout ce que tu viens de dire ??
- J’ai eu cette réaction-là moi aussi quand mon patron m’a confié cette mission, je sais que c’est dur à avaler mais je te jure que c’est l’exacte vérité.
- Et tu comptais nous le présenter quand ton petit génie ??

Victor sourit car il sait parfaitement ce qu’il se passera quand Florian entrera pour la première fois chez lui et qu’il le présentera à sa famille.

- Maintenant que tu es au courant, à la première occasion je te le promets !! En attendant tu pourras le voir autant que tu le voudras en regardant cette pub sur les maillots de bains, c’est le jeune rouquin qu’on voit juste à la fin du clip Hi ! Hi !
- Pourquoi ris-tu de la sorte ? Je ne vois pas ce qu’il y a de drôle !!
- Regarde cette pub et tu comprendras vite Hi ! Hi !




Re : Florian 18 ans surdoué ou Le don de guérir (livre 3) (Tome 4) - laurentdu51100 - 19-09-2020

CHAPITRE 187 (400) (Camping de la dune) (Samedi soir) (Questionnement)


La journée s’est passée dans la joie et la bonne humeur avec le retour de l’enfant prodigue, de revoir Florian souriant a fait vite oublier la raison de son absence pour la plupart d’entre eux.

Mais hélas ou heureusement pas pour tous, Antonin pour sa part ressent depuis le retour de Florian un malaise venant de ses deux amants qui lui ferment de plus en plus souvent leur esprit.

Il comprend bien que ce n’est pas porté contre lui mais juste qu’ils ont des préoccupations d’un genre qui ne lui plairaient pas vraiment, même s’il est bien conscient combien le monde d’où ils viennent doit leur manquer.

C’est Jean Baptiste qui le fait sortir de ses pensées.

- Ouhouh !! Tu es dans la lune depuis tout à l’heure, un souci ?
- On peut dire ça comme ça, oui !! J’ai l’impression que Florian et Thomas nous préparent quelque chose !!
- Tu as lu ça dans leurs pensées ??
- Pas vraiment, non !! C’est juste une impression pour l’instant, les hospitalisations de « Flo » sont de plus en plus rapprochées tu ne trouves pas ??
- Bah !! De la fatigue sans doute !! Tu sais bien qu’il ne peut pas être malade avec son « don » !!
- Hum !! En théorie oui, mais je me demande quand même s’il n’y a pas quelque chose qu’il veut nous cacher.
- Tu penses à quoi en disant ça ??
- Si j’en avais seulement la moindre idée !!
- Tu sais « Anto » !! Florian ne te mentirait pas si tu lui posais la question, il t’aime trop pour ça.

Antonin s’assombrit avant de fixer « JB » dans les yeux.

- C’est aussi la question que je me pose, nous aime-t-il nous ou aime-t-il toujours ceux que nous remplaçons ??
- Explique-toi tu veux bien, parce que là je ne vois pas où tu veux en venir !!
- Nous sommes les doubles parfaits de ceux qu’il ou même devrais-je dire "qu’ils" aimaient dans l’autre réalité, seulement nous n’avons pas leurs vécus et je pense qu’autant Florian que Thomas commencent à s’en rendre compte de plus en plus.
- Bah !! Ça viendra !! De toute façon ils n’ont pas vraiment le choix et ils doivent bien se rendre compte qu’ils comptent beaucoup pour nous.
- Tu sais quoi ??
- Non !! Dis-moi ??
- Je serai à leurs places, je me demanderais toujours ce qu’ils peuvent devenir et ne serait-ce que mon autre moi par exemple, d’après ce que j’en sais ça ne m’étonnerait pas plus que ça qu’il soit resté célibataire.
- Alors que toi non ??
- J’extrapole peut-être mais j’ai bien compris depuis le début que je n’avais pas tout à fait la même vision des choses que mon homologue dans l’autre monde !! Toi par exemple, tu en es la preuve concrète et je ne pense pas que l’autre Antonin aurait même envisagé de se partager sérieusement avec quelqu’un d’autre que Florian et Thomas, j’en ai assez entendu parler pour en être certain.
- Et tu penses que cet autre Antonin leur manque ??
- Je ne pense pas vois-tu !! J’en suis convaincu !!

Jean Baptiste regarde son ami avec étonnement, cette idée lui semble absurde et il devait se l’ôter de l’esprit, surtout avant que ça ne le mine et qu’il s’en fasse tout un monde alors que l’entente entre eux lui a toujours semblée parfaite, voire idéale en les comblant plus qu’il n’aurait jamais imaginé que cela puisse se faire.

- Là tu délires mec !! Parles-en avec eux avant que tu te fasses un film !!
- C’est bien dans mon intention figure toi !!
- D’ailleurs où sont-ils nos deux zouaves ??
- Ils sont là-haut sur la dune avec le jeune black qui est arrivé avec Florian cet après-midi, j’ai cru comprendre qu’ils avaient beaucoup de choses à se dire.
- Beau gars en tous les cas !!
- Comme nous tous !! Encore un mystère lié à Florian et que nous ne comprendrons sans doute jamais !!
- (« JB » surpris) Un mystère ??
- Regarde notre groupe et ouvre un peu les yeux tu veux bien ? Tu ne sais pas ce que je donnerai pour y voir un mec ou une gonzesse normal qui ne soit pas une gravure de mode !!
- Ce n’est qu’une histoire d’appétence, rien de plus !!
- Mon œil oui !! Ça n’existe nulle part ailleurs des groupes comme le nôtre, ce n’est pas naturel si tu veux tout savoir !! C’est du moins ce à quoi je pense de plus en plus en nous regardant.
- Tu expliques ça comment ??
- Je n’en sais rien, c’est comme si nous aussi avions été créés dans un but bien précis.
- Houlà !! Qu’est-ce que tu vas chercher encore !! Je sais bien que l’histoire de Florian tout comme celle de Thomas est déjà surréaliste, mais avec toi ça devient du grand n’importe quoi Hi ! Hi !
- Si tu le dis bouffi !!

Antonin sourit à son chéri, en n’en pensant pas moins qu’il y a quand même anguille sous roche et qu’il va devoir interroger Florian pour tenter d’y comprendre un tant soit peu quelque chose.

C’est donc d’un bon pas qu’il part rejoindre ses deux autres chéris pour en avoir le cœur net, il les trouve facilement comme prévu assis en cercle tous les trois avec le jeune Masaï et en pleine discussion, au point qu’ils ont un moment de stupeur montrant combien il vient de les surprendre quand il vient s’asseoir auprès d’eux.


CHAPITRE 188 (401) (Camping de la dune) (Samedi soir) (Espoir de retour)


Taha sourit au nouvel arrivant, le trouvant plutôt sympa comme d’ailleurs la plupart de ceux qu’il a croisés depuis son arrivée au camping.

- (Antonin) Je ne vous dérange pas ?
- Bien sûr que non, quelle question !! D’ailleurs tu ne pouvais pas tomber mieux !!

Antonin regarde Taha avec étonnement, bien sûr ça me fait sourire car j’imagine sans peine à quoi il pense.

- Ce n’est pas du tout ce que tu crois Hi ! Hi !

Antonin rougit violemment quand il comprend qu’il s’est fait capter.

- Ça me rassure !! A quoi pensais-tu en disant que je ne pouvais pas mieux tomber ?
- J’aimerai faire un petit test et pour ça j’ai besoin de toi et de Thomas, nous sommes exactement à l’endroit où l’échange s’est fait.
- Tu veux renvoyer « Thom » dans l’autre réalité ?????
- Loin de moi cette pensée !!! Je voudrais juste voir s’il y a possibilité de communiquer avec ton homologue et Benjamin, savoir un peu ce qu’il se passe là-bas tu comprends ?

***/***

« Dans l’autre réalité au même moment »

Antonin suivi de Benjamin, de Taha et de l’entité dans le corps qu’ils savent être celui de Florian mais avec une apparence toute autre sortie d’un âge reculé de leur passé, arrivent eux aussi sur la dune à l’endroit même où Benjamin se rappelle bien que tout a basculé pour lui.

Comme mû par une étrange prémonition, ils s’assoient eux aussi en cercle en se tenant la main.

- (Benjamin) Tu te rappelles comment ça s’est passé ??
- (Antonin) Pas vraiment, un truc bizarre dans ma tête comme si j’avais en moi des équations qui s’affichaient à une vitesse phénoménale !! Un peu comme le rebootage d’un pc si tu vois ce que je veux dire ?
- (Benjamin) Tu penses pouvoir te remettre en situation pour que ça se reproduise ?
- (Antonin) Pffffff !!!!! Alors là !!! Tu me poses une sacrée colle !! En plus nous ne nous y attendions pas, puisque c'est venu depuis l'autre réalité!!
- (L’entité) Peut être que je peux vous aider, pour ça il faut que tu m’autorises à sonder ta mémoire.
- (Antonin inquiet) Ce n’est pas dangereux ??
- (L’entité sourit) Tu n’as pas à t’inquiéter humain !! Tu ne sentiras rien, je vais juste rechercher le code que t’a imprégné l’uni… ton ami et qui a permis le transfert, j’essaierai ensuite de ne garder que la partie te concernant sans que cela affecte ni « Thomassss », ni ton ami ici présent.
- Tu veux dire que moi seul ferai le voyage ??
- (L’entité) Tu connais maintenant l’importance de l’enjeu, tu devras révéler ce que tu sais à tes amis et mettre en œuvre le plan.
- Mais !!! Pourquoi ne pas les faire revenir dès maintenant ??
- Parce que ce corps que j’habite doit rester absolument ici, pour que ton ami…. Florian le retrouve et que tout reprenne un sens, nous lui éviterons ainsi beaucoup de perturbations et de douleurs, pour vous cela vous permettra de retrouver plus vite vos amis.
- (Benjamin) Tu te rappelleras de tout ??
- (Antonin) Ce n’est pas si compliqué que ça quand même, expliquer à Florian qu’il n’est pas dans le bon corps et qu’il risque de mourir avec beaucoup de souffrance, lui donner ensuite pour instruction de rejoindre la clairière des pierres d’ici une semaine jour pour jour pour que vous retourniez tous les deux dans l’autre réalité avec l’aide et la puissance des entités.

***/***

« Retour sur la dune avec Florian et ses amis »

- (Thomas) Et comment tu comptes t’y prendre ??
- Il faut que je renvoie Antonin aux nouvelles !!
- (Antonin) De quoi !!!!!
- Pas longtemps !! Rassure-toi, juste le temps que tu te renseignes auprès de Benjamin et de nos autres amis !! Qu’ils aillent voir les entités au cas où il y aurait une solution quelconque pour que nous retrouvions notre vie la bas.
- (Antonin) Tu veux donc nous quitter ?? C’est ça que je te trouvais bizarre depuis ton retour de Bordeaux ?? Mais pourquoi m’envoyer moi ??
- Parce que pour moi ce n’est pas possible puisque je suis censé être mort là-bas et que toi dès que tu descendras la dune, tu seras rappelé à cette réalité comme la première fois.
- Qui te dit que ça fonctionnera cette fois encore ??
- Il n’y a aucune raison que ça ne le fasse pas, c’est inscrit comme ça dans ce que j’ai mis dans ta tête puisque à l’époque ce n’était que Thomas qui était visé !!
- (Thomas nerveux) Et si je suis emmené comme l’autre fois ??
- Ça n’arrivera pas !!
- Comment peux-tu en être aussi sûr ??
- Comment !! Tout simplement en allant déclencher moi-même ce qui est dans l’esprit d’Antonin et qu’avant ça je ferais attention à ce que cela ne se reproduise pas !! En quelque sorte je vais trafiquer la serrure, sans laisser le coffre se vider complètement Hi ! Hi !
- (Antonin) Tu es sûr que je pourrai revenir ??

Je suis conscient qu’en disant ça, il pensait à Jean Baptiste.

- Tu te souviens de mes paroles quand vous vous êtes déclarés avec « JB » ? C’était prémonitoire au cas où nous pourrions rentrer chez nous ou être projetés ailleurs pour ne pas que tu te retrouves seul !! Mais pour l’instant rien n’est fait et je ne sais même pas si c’est possible !!


CHAPITRE 189 (402) (Camping de la dune) (Samedi soir) (Espoir de retour)


Antonin soupire un grand coup avant de hocher piteusement la tête en signe d’accord, j’entre alors dans son esprit en faisant fi de tout ce qui n’est pas lié à ma recherche et je retrouve enfin les schémas de transfert qui y sont toujours imprégnés, reprenant depuis le début pour désactiver ce qui me semble lié à Thomas.

Je lance alors la séquence sans imaginer une seule seconde que de l’autre côté il en va de même, l’amplitude de puissance conjuguée devient alors si forte que toutes les barrières de protections que j’avais mises en place sautent et que je nous sens tous aspirés dans le même maelström, ressentant l’attraction qui me rejette de mon corps pour le réintégré dans la micro seconde en me laissant une impression de fatigue comme si je venais de courir le marathon de New York à fond les gamelles.

***/***

« Quelques secondes plus tôt dans l’autre réalité »

Antonin lève le bras juste au moment où l’entité s’apprête à faire l’introspection de son esprit.

- Peut-être devrais-tu reprendre l’apparence réelle de Florian avant ? Qui sait ce qu’il pourrait se produire, j’imagine la tête de nos amis de l’autre côté si ils voyaient apparaître un vieil homme à la place de « Flo » Hi ! Hi !
- (L’entité) Il n’est pas prévu que je sois du voyage, jeune humain !!
- Il n’était certainement pas non plus prévu que j’y sois la première fois et pourtant ça a été le cas !! Inutile de prendre quelque risque que ce soit, de plus nous sommes seuls ici et personne ne s’en rendra compte.

L’entité semble réfléchir pendant quelques secondes, son corps se recouvre alors comme d’un brouillard jusqu’au moment où il réapparaît dans l’enveloppe charnelle bien connue de tous.

Le trouble des trois copains est bien compréhensible, tout comme l’énorme sourire de satisfaction de retrouver enfin le physique atypique de leur ami.

- (Antonin) Ça me fait tout drôle à chaque fois, je devrais pourtant m’y habituer !!
- (L’entité) Prépare toi au voyage jeune humain et surtout rappelle-toi que ta mission est essentielle pour retrouver ton ami perdu.
- (Antonin) On attend quoi là ??

L’entité sourit puis concentre son esprit pour trouver les codes sources que l’unique lui a mis en mémoire, il finit par trouver ce qui l’intéresse en restant subjugué par la complexité du challenge.

L’interaction nécessaire au transfert étant pour une part inscrite dans les gênes du jeune humain modifiés à cet effet par le « don » de création de l’unique.

Un dilemme se pose à l’entité qui comprend bien alors qu’il n’a ni le pouvoir, ni le savoir de modifier quoi que ce soit du processus de transfert.

Sa décision pourtant est vite prise car l’enjeu étant beaucoup trop important pour qu’il n’hésite même qu’un bref instant à le déclencher et malgré qu’il ne contrôle rien des conséquences de son action, il envoie l’onde de pensée nécessaire au déclenchement du processus de transfert.

Comme pour ceux de l’autre réalité, il ressent lui aussi l’énorme puissance qui se met en œuvre et comprend qu’elle n’est pas due qu’à son action, son esprit étant comme aspiré pour revenir presque immédiatement dans son corps suivi d’un coup de fatigue encore jamais ressenti depuis les millénaires où ceux de son espèce ont acquis l’ascension.

***/***

Il fait complètement nuit quand j’ouvre enfin les yeux, tournant aussitôt mon regard autour de moi pour trouver mes amis encore endormis et assommés eux aussi par la puissance déchaînée.

Une étrange sensation de plénitude me prend soudainement, comme si quelque chose de fondamental venait de changer que je n’arrive pas encore à définir mais qui déjà m’amène un bien-être peu commun.

Je sonde l’esprit de mes amis ce qui déclenche très vite une grimace de déception, constatant que ce sont bien les mêmes et que donc mon stratagème pour obtenir des informations a lamentablement échoué, pourtant j’ai bien ressenti l’afflux extraordinairement puissant d’énergie engendrée quand j’ai déclenché le processus inscrit dans les gênes d’Antonin.

Ceux-ci se réveillent en regardant hébétés autour d’eux.

- (Antonin) Thomas ?? Florian ?? Mais alors !! Je suis toujours avec vous ??
- Il semblerait bien en effet !! Quelque chose a dû foirer !! Pourtant il s’est passé un truc, c’est certain !!
- (Thomas) Peut-être que nous avons été refoulés, j’ai ressenti quasiment la même chose mais en cent fois plus fort que la fois où je suis arrivé avec « Tonin » !! Enfin l’autre « Tonin » !! C’est à n’y rien comprendre !!
- (Antonin) Ça m’a fait la même impression que Thomas en fait !!
- (Taha) Moi ça m’a fait bizarre, comme si mon corps pendant un bref instant n’existait plus !!
- Quelque chose a foiré c’est sûr !! Maintenant je suis trop crevé pour retenter l’expérience !!
- (Antonin) Peut être que ce que tu avais mis dans ma tête ne peut fonctionner qu’une fois ??
- Mouaihhh !!! Et merdeeee !!! Nous voilà coincés ici pour de bon mon pauvre Thomas, je le crains !!
- (Thomas) Bah !! Je ne me faisais pas trop d’illusion de toute façon, puisque d’où nous venons tu n’existes plus !!
- (Antonin) On serait mieux aux mobil-homes vous ne croyez pas ?? Il fait noir comme dans le cul d’un nègre ici !! Oups !!! Excuse-moi Taha, c’était juste une expression sans connotation raciste de ma part.


CHAPITRE 190 (403) (Camping de la dune) (Samedi soir) (Chez nous)


Nous nous relevons tous les quatre puis nous redescendons lentement la dune en direction du camping, chacun dans ses pensées et ce n’est qu’une fois sur le chemin menant à notre emplacement que je m’arrête pour attendre les autres.

Thomas me rejoint le premier en me souriant, essayant de me remonter le moral de l’énorme déception qui marque encore mon visage.

Antonin accompagné de Taha arrivent ensuite en nous regardant avec des yeux ronds d’étonnement, l’éclairage des réverbères du camping semblant lui ramener une pensée en tête.

- (Antonin) Hé !! Il faudrait peut-être reprendre le corps du vieil asiatique avant de risquer de se faire repérer !!

Je fixe Antonin avec étonnement, ne comprenant pas un mot au sens de ses dernières paroles et Thomas aussi surpris que moi, le fixe à son tour avec le même air de stupeur.

- De quel vieil asiatique tu parles ??

***/***

« Dans l’autre réalité »

Benjamin, Taha, Antonin et l’entité font eux aussi le même état des lieux, reconnaissant à leur tour que leur tentative a échoué malgré la puissance qu’ils ont perçue et qui les a assommés suffisamment longtemps, pour que la nuit soit déjà installée à leur réveil.

Eux aussi se relèvent pour redescendre lentement la dune jusqu’au camping pour retrouver Jean qui leur a promis un emplacement pour pouvoir se reposer jusqu’au lendemain où ils doivent repartir pour Paris.

L’entité s’arrête pour attendre les autres, c’est Benjamin qui le rejoint en premier avec le visage reflétant sa tristesse d’avoir échoué alors qu’il y croyait tellement.

Antonin accompagné de Taha arrivent ensuite en les regardant les yeux ronds d’étonnement, l’éclairage des réverbères du camping semblant lui amener une pensée en tête.

- (Antonin) J’étais pourtant persuadé que vous étiez habillés autrement tous les deux ??

Benjamin se regarde puis en fait autant sur l’entité dans le corps de Florian.

- Tu dois faire erreur !! Mais ça me fait penser qu’il serait peut-être bon que vous repreniez l’apparence du vieil asiatique avant que nous croisions quelqu’un.
- (Antonin ahuri) De quel vieil asiatique tu parles ??
- (L’entité) Je n’ai plus ce pouvoir !! Ce corps n’est plus celui que j’ai connu, celui-là n’a plus cette possibilité !! Il est ....mortel !!

Taha ahuri d’essayer de comprendre les dernières paroles de Florian observe ses amis à son tour, quelque chose dans l’apparence du grand blond lui semble avoir changé aussi il s’approche de plus près pour en avoir la certitude, Benjamin s’apercevant qu’il le dévisage lui demande.

- Pourquoi tu me fixes comme ça ??
- (Taha) Tu sembles avoir rajeuni !!

Antonin entend le jeune Masaï, il s’approche à son tour et pousse une exclamation de surprise qui fait sursauter Taha.

- Mais….tu n’es pas Thomas…tu….es….Benjamin ?????

***/***

« Dans l’autre réalité »

Antonin suite à la réponse venant de l’entité, regarde avec surprise celui qui occupe le corps de son amour et pousse soudainement un cri sortant du cœur qui fait sursauter ses trois amis, le regardant comme s’il était brusquement devenu fou.

Il se jette ensuite dans les bras de Florian et de Thomas en pleurant à chaudes larmes, Taha regarde la scène visiblement dépassé par la réaction du blondinet jusqu’à ce que lui aussi remarque la différence qui ne lui avait pas encore sauté aux yeux très certainement à cause de la nuit.

Pendant ce temps Antonin tremblant de tous ses membres, arrive à peine à faire sortir des mots cohérents de sa bouche.

- Florian !!! Thomas !!! C’est….bien….vous ??




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CHAPITRE 191 (404) (Camping de la dune) (Samedi soir) (Chez nous) (fin)


Mon cœur ne fait qu’un bond quand je ressens le corps d’Antonin venir se plaquer tout tremblant contre le mien et celui de Thomas, un petit coup de sonde mentale pour me convaincre que nous ne rêvons pas et qu’autant « Tonin » que Taha, ne sont plus les mêmes que ceux que j’ai sondés quelques minutes plus tôt en me réveillant.

Plusieurs détails me reviennent alors à l’esprit, expliquant l’étrange sensation de bien-être que j’ai ressentie quand j’ai repris conscience en haut de la dune.

En premier lieu la pureté de l’air mais aussi et surtout la disparition presque miraculeuse de la douleur lancinante qui s’était installée insidieusement dans ma tête depuis plusieurs semaines.

Thomas a les lèvres appuyées contre celles de notre chéri qui me dévore des yeux, tandis que sa langue se mélange avec passion avec celle de mon amour.

Je comprends alors avec une joie immense que nous venons de retrouver cette réalité qui nous manquait autant à Thomas qu’à moi-même, mon bonheur est tellement fort que mes jambes ne me tiennent plus et que je doive m’asseoir un moment, très vite rejoint par mes amis et la bouche d’Antonin qui se plaque maintenant sur la mienne, laissant mon Thomas avec un sourire béat sur le visage et qui s’assoit à son tour en cherchant à faire le tri dans toutes les informations qui lui passent dans la tête.

Seul Taha semble quelque peu soucieux, ce qui ne manque pas de me troubler au point où je me détache doucement des bras et des lèvres de « Tonin » pour lui poser la question.

- Tu n’es pas heureux de nous retrouver ?
- Bien sûr que si !!
- Qu’est ce qui te trouble alors ??
- Le dieu des pierres nous a prévenus qu’il ne fallait pas que l’échange se fasse maintenant parce que tu ne te retrouverais toujours pas dans ton vrai corps !! Seul Antonin devait aller de l’autre côté pour te mettre en garde et ensuite te transmettre les instructions que lui ont données les dieux.

L’esprit d’Antonin s’ouvre à nous et nous pouvons y lire son vécu de ces derniers mois, sa tristesse, son désespoir puis la suspicion et enfin l’espoir de ces derniers jours, mais aussi l’immense amour qu’il nous voue ainsi que tout le travail qu’il a abattu en faisant fi de sa vie privé pour poursuivre mon œuvre et venir en soutient à Benjamin pour qu’il s’intègre dans un monde qui n’était pas le sien.

Je suis autant ému que mon Thomas de découvrir que personne d’autre depuis notre disparition n’a pu trouver une place dans son cœur et nous souriant de l’essai qu’il a eu avec Benjamin alors qu’ils se sentaient tous les deux si seuls, se terminant par un fou rire énorme qui nous amène à nous aussi un faible sourire aux lèvres.

J’estime qu’il y a un temps pour tout, celui de faire le tri dans tous les renseignements que je viens d’obtenir et celui qui me semble le plus important à l’heure actuelle qui est de nous occuper d’Antonin pour lui prouver que notre amour envers lui est toujours aussi fort.

Je le reprends dans mes bras pour le câliner avant de laisser Thomas s’en occuper à son tour pendant que j’interroge Taha sur ce qui était prévu pour les prochaines heures car je me doute bien de n’y retrouver ni mes amis ici ni les mobil homes pour nous accueillir.

- Comment deviez-vous passer la nuit ??
- (Taha) Jean nous attend pour savoir si nous avons réussi ce que nous devions faire et il nous a réservé un endroit pour coucher ce soir.
- Tu peux te charger d’aller aux nouvelles ?
- (Taha surpris) Vous ne venez pas avec moi ??

Je regarde Antonin blotti comme un enfant dans les bras de Thomas et me retourne ensuite en souriant vers le jeune Masaï.

- Nous préférerions que notre retour ne soit pas divulgué tout de suite tu comprends ?? Nous avons besoin de nous retrouver tous les trois avant que tout ne vienne à fourmiller autour de nous.

Taha me rend mon sourire, ému lui aussi de la vision qu’il a d’Antonin dans les bras de Thomas.

- Je comprends qu’une fois la vérité révélée au grand jour, vous soyez un moment sans avoir une vie privée !!
- Tu es un véritable ami Taha !!
- Je n’oublierai jamais que grâce à toi je vis avec celle que j’aime.

J’enserre Taha dans mes bras, appréciant comme il se doit cet instant magique de sentir ce garçon à la musculature ferme qui n’a pas hésité à mettre sa vie en danger pour moi et qui depuis est devenu un véritable ami, réussissant même à me guérir de ma phobie de l’Afrique grâce à l’humanité qu’il dégageait et qu’il m’a convaincu qu’un peuple aussi droit ne méritait pas de disparaître.

Un bref baiser amical sur ses lèvres.

- Va voir Jean, invente ce que tu voudras mais cette nuit n’est pour moi et mon Thomas que pour Antonin !!

Taha se redresse avec la souplesse d’un fauve, il disparaît bien vite de ma vue et c’est avec les yeux humides d’un bonheur ineffable, que je vais me blottir à mon tour contre mes deux amants.


CHAPITRE 192 (405) (Camping de la dune) (Samedi soir) (Nuit d’amour)


« Une heure plus tard »

Nous entrons dans le mobil home que Jean nous a fourni pour la nuit, Antonin nous tenant serré tour à tour moi et Thomas de peur très certainement de nous perdre encore une fois, ce à quoi je le sens bien il ne s’en remettrait pas une seconde fois.

J’ai aimé l’Antonin de l’autre réalité, je me rends compte malgré tout qu’il n’y avait pas le même ressenti que celui que j’éprouve en ce moment même à tenir les hanches fines et douces de mon « Tonin », il manquait à son homologue cette tendresse, cette pudeur tout comme cette exclusivité dans son cœur telle que je la ressens dans celui de « Tonin » qui depuis qu’il nous a retrouvé n’a jamais osé nous poser ses mains au-dessous de la ceinture alors que l’autre Antonin ne s’en serait pas privé depuis longtemps.

Nous ouvrons les deux valises que Taha a ramenées depuis l’accueil du camping, cherchant à l’intérieur le nécessaire pour prendre une bonne douche avant de nous mettre au lit.

Ce n’est qu’un bon quart d’heure plus tard que nous nous enfermons dans la chambre qui contient le lit double, alors qu’après nous avoir souhaité bonne nuit Taha s’est enfermé dans la seconde équipée elle de deux lits jumeaux.

Thomas est le premier à entrer dans le lit bientôt suivi par moi en laissant suffisamment d'espace entre nous deux pour que « Tonin » y trouve sa place, nous sommes conscients l’un comme l’autre qu’il va nous falloir le ré-apprivoiser car il semble bloqué debout devant le lit avec sa serviette toujours nouée autour des reins.

Thomas lui envoie un de ses sourires destructeurs dont il a le secret et qui fait frémir notre petit blondinet qui s’en mord les lèvres, sa pudeur entrant en guerre ouverte avec son envie de venir nous rejoindre et se serrer contre nos deux nudités, le devant du drap de bain commençant à se soulever d’une façon qui ne laisse aucun doute sur l’avance qu’a déjà pris son corps sur son éducation puritaine.

- Éteins et viens nous rejoindre « Tonin », tu ne vas quand même pas passer toute ta nuit debout Hi ! Hi !

L’idée de se retrouver dans le noir semble le décider à agir enfin, un clic suivi aussitôt du noir profond dû au manque de lumière et un corps venant s’étendre timidement entre nous, nous laisse un instant immobile n’osant ni l’un ni l’autre faire le premier pas vers ce corps que nous désirons si fort que nos sexes tendus en deviennent douloureux.

C’est « Tonin » qui est allongé sur le ventre alors que nous sommes sur le dos et qui nous caresse le visage avec une tendresse qui m’amène un fort élan d’émotion, en lâchant d’une petite voix empreinte d’une sincérité innocente.

- Je n’ai eu personne depuis que vous êtes partis, je n’aurais pas pu vous comprenez ?

J’entends ses paroles et mon cœur comme celui de Thomas se serre d’une forte culpabilité de ne pouvoir à notre tour lui faire ce genre de déclaration, sa sensibilité est tellement forte qu’il ressent ce que nous n’osons lui avouer comme si nous l’avions fait de vive voix.

- Je sais que ce n’est pas réciproque et je ne vous en veux pas, moi je n’ai pas pu c’est tout.
- (Thomas ému) Nous t’apprécions aussi pour ça mon « Tonin », il n’est pas tant l’heure des excuses mais plutôt des câlins !! Il sera temps d’en reparler, ce soir nous ne voulons qu’être avec toi.

Doucement presque d’une façon aérienne, nos mains s’emparent de son corps pour des caresses qui le font très rapidement gémir et se tendre de plaisir, jusqu’à ce qu’il n’en puisse plus et qu’à son tour il nous les rende avec une tendresse telle que nos corps en tremblent d’une forte émotion qui très vite nous submerge, l’envie de lui faire l’amour devenant trop forte.

Bientôt nos corps n’en font plus qu’un, chacun alternant les rôles en passant d’actif à passif pour le bonheur de tous et quand à mon tour c’est mon corps qui vient s’allonger sur le sien, pour que mon sexe palpitant fouille nerveusement entre ses petites fesses ardentes; Il cherche l’œillet frémissant qui s’offre à lui sans retenue, pour que j’entre d’un trait dans ses chairs.

Arrive le moment où je sens mon pubis toucher ses globes fessiers, sous un râle d’orgasme de mon blondinet qui en mord l’oreiller en tendant son corps pour encore mieux me recevoir.

Je le redresse à quatre pattes pour lui prendre les hanches en continuant à aller en lui de façon énergique, tandis que Thomas en profite pour glisser sa tête sous son corps et lui prendre le sexe en bouche pendant que ses mains triturent pour l’une son joli sac de couilles, qui remonte sous la caresse vers son scrotum sous la douceur du contact et que l’autre s’insinue insidieusement vers mon petit trou, pour y entrer deux doigts qui viennent masser la petite protubérance de ma prostate.

Ca me fait geindre comme un jeune chiot, jusqu’à ce que je sente les larmes brûlantes de mon jus sortir en cascades et tapisser l’intimité de mon blondinet, qui se sent partir loin dans un plaisir qu’il n’avait plus connu depuis des mois.

L'orgasme le laisse sans force en s’affalant sur le lit, envoyant à son tour dans un grand cri de pâmoison sa crème épaisse dans la gorge de Thomas qui l’avale en fond de gorge sans en perdre une goutte.

Le reste de la nuit passe en câlins langoureux, suivi de périodes de déchaînements intenses jusqu’à ce que le soleil perce les rideaux de ses rayons et nous plonge dans un sommeil se voulant réparateur.


CHAPITRE 193 (406) (Camping de la dune) (Dimanche matin) (Vivant)


Taha se lève assez tôt ce matin-là, les yeux encore bouffis du manque de sommeil et du regain d’énergie qu’il lui a fallu pendant la nuit lors de ses masturbations incessantes, il a réussi toutefois à se retenir de rejoindre ses amis en sachant pertinemment que ce ne serait pas une bonne idée.

C’est donc un peu beaucoup au radar qu’il sort du mobil home pour se diriger jusqu’au restaurant afin d’y prendre un copieux petit-déjeuner.

Il met quelques longues minutes à remarquer les hommes de la DST qui les ont accompagnés la veille jusqu’au camping depuis Paris et qui sont restés sur ordre de leur patron qui est reparti sur Paris le jour même, un petit signe de la tête venant de lui les décide à changer de place pour venir s’asseoir à sa table.

Leurs visages marquent la surprise de voir l’état de fatigue apparente du jeune Massaï, ne comprenant pas ce qui a bien pu le mettre dans cet état en seulement un après-midi et une nuit de présence ici.

- Ont-ils réussi ce qu’ils étaient venus faire ici cette nuit ?

Taha prend le temps de boire son café avant de relever la tête vers eux pour répondre à la question.

- Ça n’a pas fonctionné comme prévu.
- Le petit homme avait pourtant l’air sûr de lui ??
- …..
- Nous cacherais-tu quelque chose par hasard ? D’ailleurs où sont le petit homme et tes deux compagnons ??
- (Taha) Antonin dort encore, quant à Benjamin et au dieu des pierres dans le corps de mon ami ….je…. ne pourrai pas vous dire exactement ni où ils sont, ni ce qu’ils font !!

Les deux agents se redressent sur leurs chaises, visiblement inquiets envers ceux qu’ils sont chargés de surveiller.

- Que veux-tu dire par là ?? Ils ne sont plus avec vous ??

Le deuxième agent qui n’avait pas parlé jusque-là, prend la main de Taha en la serrant très fort.

- Qu’est-il arrivé cette nuit ?? Qu’est ce qui n’a pas fonctionné comme prévu ??

Le jeune Masaï hésite car il ne sait pas s’il est temps de révéler ce qu’il sait, alors que ses amis semblaient tenir à garder encore quelques temps le secret.

Les deux hommes voient bien son hésitation, un étrange sentiment de panique commence à les gagner en comprenant qu’il s’est réellement passé quelque chose de suffisamment important pour que le jeune homme en face d’eux soit aussi réservé.

Sa mine fatiguée avec son visage aux yeux cernés n’annonce rien de bon, ni d’ailleurs le mutisme dans lequel il semble se renfermer et le plus âgé se lève pour sortir son portable, s’éloignant suffisamment pour pouvoir passer un coup de fil discret à son patron.

- Allô patron !!
- ….
- Il semblerait qu’il y ait eu un problème cette nuit, nous sommes avec le jeune Masaï qui refuse de nous dire ce qui est arrivé exactement mais il semblerait que l’entité et le jeune Benjamin aient disparu.
- ….
- Nous allions le faire patron, je tenais juste à vous en informer avant !!
- ….
- Entendu patron, je vous le passe, j’espère qu’il vous en révélera plus qu’à nous !!

L’homme se rapproche de son collègue et de Taha toujours assis en silence à la table du restaurant, il lui tend alors l’appareil en insistant d’un geste impérieux de la main pour qu’il le prenne.

- C’est le patron !! Il veut te parler !!

Taha porte le portable à son oreille.

- Allô !!
- ….
- C’est moi, oui !!
- ….
- Désolé !! Ils ne sont plus là !!
- ….
- L’échange ne s’est pas fait comme prévu et ce sont eux qui sont partis !!

***/***

« Bureau de la DST, Paris »

Maurice le téléphone collé à l’oreille se lève d’un bond, son visage marquant la stupeur la plus totale à l’annonce que vient de lui faire le jeune Masaï et son esprit cartésien lui amène en toute logique une pensée tellement folle, qu’il en bégaie presque en posant la question.

- Mais alors… Thomas et….Florian sont revenus….parmi nous…. C’est bien ça n’est-ce pas ?? Dis-moi que je ne me trompe pas !!
- ….

Le cœur de Maurice s’accélère, il se laisse aller dans son fauteuil qui gémit sous son poids et ses yeux s’embuent alors d’une joie tellement forte qu’il en tremble de tous ses membres.

- J’ai…bien entendu…ils sont bien là tous les deux ??…. tu confirmes ??
- ….
- Repasse-moi mon collaborateur s’il te plait !!

Quelques brèves secondes pourtant mais qui font trépigner d’impatience Maurice.

- ….
- Ne faites rien !! J’arrive !!
- ….
- Demandez-leur juste de ne pas sortir du camping et faites en sorte que personne ne puisse les reconnaître, c’est très important !!
- ….

***/***

L’agent coupe la communication en regardant avec effarement son collègue.

- Et bien dis donc, tu parles d’une affaire !! Bonjour le remue-ménage général quand ça va se savoir !!




Re : Florian 18 ans surdoué ou Le don de guérir (livre 3) (Tome 4) - laurentdu51100 - 19-09-2020

CHAPITRE 194 (407) (Camping de la dune) (Dimanche matin) (Décision cruelle mais estimable)


« Une heure plus tard, à l’intérieur du mobil home »

J’ouvre les yeux en me demandant où je suis, les souvenirs de la nuit me reviennent alors et je me redresse sur un coude en regardant autour de moi, pourtant rien ne semble avoir changé si ce n’est l’atmosphère générale qui embaume mes poumons d’une fraîcheur et d’une pureté sans pareille.

J’observe ensuite les deux corps alanguis encore endormis de mes deux chéris, mes yeux se mouillent de quelques larmes de joie d’être enfin revenu chez moi ou plutôt devrais-je dire chez nous et de pouvoir reprendre le cours de notre vie là où elle s’était interrompue.

Une pensée me vient des réactions dans l’autre réalité quand ils vont s’apercevoir de notre disparition, retrouvant à notre place Benjamin et un autre Florian qui ne sera plus celui qu’ils avaient appris à aimer, car je sais bien en ressentant un pincement au cœur que c’était le cas.

Je me dis que malgré tout je leur aurais ramené des êtres chers et qu’ils finiront par me pardonner de les avoir abandonnés sans prévenir, qu’ils finiront par comprendre que je suis retourné là où mon cœur était toujours attaché.

Je me rends compte avec amusement que pendant cette brève réflexion, j’ai posé mes mains sur les fesses de mes deux amours et que je m’étais mis à les caresser doucement, leur amenant des petits soupirs de bien-être alors qu’ils commencent à ouvrir les yeux.

- (Thomas) Bonjour mon amour !!
- (Antonin) Bonjour mon amour !!

Ils viennent tous les deux se serrer contre moi en me rendant mes caresses, leurs lèvres venant se joindre aux miennes dans un tendre baiser.

C’est Thomas qui semble à son tour revenir à la réalité et qui se redresse pour regarder autour de lui avec le visage épanoui de contentement.

- Ce n’est donc pas un rêve ?? Nous sommes bien revenus chez nous ??

Il n’attend aucune réponse et revient se lover contre nous en ronronnant, léchant les larmes d’Antonin qui depuis son réveil lui mouillent le visage de l’immense bonheur de nous avoir retrouvés.

Nous restons de longues minutes ainsi jusqu’à ce que le bruit de la porte principale du mobil home ne se fasse entendre et qu’apparaisse Taha quelques secondes plus tard à l’embrasure de la chambre, après avoir frappé un petit coup bref à celle-ci

- J’ai ramené du café et des croissants, mais vous avez le temps de vous lever puisque Maurice demande à ce que vous ne vous montriez pas le temps qu’il arrive.
- Tu as parlé avec Maurice ??

Taha raconte alors les événements qui se sont passés depuis son réveil.

- Je n’ai pas pu faire autrement que lui dire la vérité.
- Hé merde !!

Thomas me regarde surpris.

- Il fallait s’y attendre !!
- Je le sais bien, mais je pensais que nous aurions un peu plus de temps devant nous !!
- (Taha) D’après ce que j’ai compris, ça va faire du bruit partout l’annonce de votre retour.
- (Thomas) J’en connais qui vont devoir s’arracher les cheveux pour trouver une explication valable Hi ! Hi !
- (Antonin) Ça va faire un sacré ramdam toute cette histoire !!

Thomas me regarde fixement, le visage soucieux jusqu’à ce qu’une idée lui vienne qui très vite lui ramène le sourire.

- Sauf si rien de tout cela ne s’était réellement passé !!

Benjamin le regarde visiblement surpris.

- Allons « Thom » !! Le passé est le passé !! Nous ne pouvons pas revenir en arrière tu le sais bien !!
- (Thomas) Pourtant c’est déjà arrivé dans l’autre réalité, pas vrai « Flo » ?

Il explique alors comment j’ai fait pour empêcher le suicide de Mathis et l’accident d’Erwan, terminant son histoire par l’idée qui lui est venue subitement en tête.

- Il suffirait d’empêcher les soldats de faire du feu dans la clairière et nous retrouverions même papy et mamie bien vivants, tu en penses quoi « Flo » ??

Je prends un air abattu pour répondre.

- J’ai souvent pensé à cette solution qui serait sans doute la plus simple….
- (Thomas) Mais ???
- Mais je ne peux pas faire ça !!
- (Antonin) Pourquoi donc si tu l’as déjà fait ??
- Parce que dans ce cas Benjamin redeviendrait un légume dans l’autre réalité et Mathis comme Erwan seraient toujours morts, tu as connu Benjamin ?? C’était ton ami ?? Tu voudrais vraiment qu’il redevienne comme avant ??
- (Antonin sincère) Non bien sûr !! Mais toi tu retrouverais tes grands parents, pense y !!
- Oui, mais à quel prix !! Mes grands-parents ont eu une longue vie heureuse, nos amis là-bas commencent à peine la leur !! Tu voudrais que je la leur ôte ??
- (Antonin troublé) Non, bien sûr !! Mais….

Thomas vient me prendre dans ses bras, sentant bien combien cette décision a dû me coûter.

- Tu es vraiment un garçon hors du commun mon chéri, je pense aussi que tu prends la bonne décision même si elle nous peine tant tous les deux !!


CHAPITRE 195 (408) (Camping de la dune) (Dimanche matin) (On fait le mur ?)


Je souris tristement à mon Thomas, heureux malgré tout qu’il soit dans la même ligne de pensée que moi et c’est en retrouvant le sourire après avoir bien pesé le pour et le contre que je décide de ne plus revenir la dessus, décidant de reprendre le cours de ma vie à partir de maintenant.

- Si nous prenions ce petit-déjeuner ?? Il sera temps ensuite de voir comment nous allons reprendre nos vies en mains maintenant que nous sommes de retour !!

L’ambiance reste pesante et ça se comprend pendant que nous nous mettons à table, chacun restant dans ses pensées des changements qui auraient pu ou non avoir lieu et c’est encore une fois Thomas qui retrouve le sourire le premier en faisant sa proposition qui lui amène au fur et à mesure qu’il la formule un amusement certain, se terminant même par un éclat de rire à l’idée qu’il vient d’émettre.

- Ce serait amusant de faire la surprise de notre retour à nos proches !! J’imagine la tête de mes parents en nous retrouvant dans ma chambre alors qu’ils viennent réveiller Benjamin Hi ! Hi !
- Et moi la tête de Damien en ouvrant la porte de sa chambre et en nous trouvant en train de faire l’amour sur son lit Hi ! Hi !

Tous nos amis y passent chacun leur tour, les rires de plus en plus hystériques sortant du mobil home au fur et à mesure que chacun amène ses idées pour surprendre ceux qui ne sont pas encore au courant de notre retour.

Il nous faut un certain temps à tous pour retrouver notre calme, le fou rire n’étant jamais loin de nous reprendre et quand nous pouvons enfin avoir une conversation sérieuse, nous commençons à élaborer un plan pour mettre en œuvre toutes nos idées les plus délirantes.

- (Antonin) Il va déjà falloir changer ton apparence, ton visage est bien trop connu pour que nous puissions circuler sans problème.
- (Taha) Peut être que des vêtements suffiront pour passer inaperçus ?
- (Thomas) Ou encore ta mixture que tu as fait avaler à « Ludo » et à Joseph pour que leurs peaux changent de couleurs ?
- Ce serait marrant Hi ! Hi !
- (Antonin) Maurice te fera rechercher dès qu’il s’apercevra que tu n’es plus là c’est certain !!
- (Thomas) Il va nous falloir aussi de l’argent et des papiers !!

Antonin se lève et part fouiller dans les valises, en revenant bientôt avec des portefeuilles dans la main.

- Pour toi Thomas rien de plus facile, voilà ceux de Benjamin qui sont à ton nom et il y a ses cartes de crédits ainsi que pas mal de liquide, par contre pour toi Florian il va falloir trouver un moyen pour changer la photo Hi ! Hi !

Je le regarde surpris.

- Pourquoi donc ??

Antonin amusé me tend un des portefeuilles.

- Examine le toi-même Hi ! Hi !

Je l’observe un bref instant sans comprendre, je vois bien à l’éclat de ses yeux que je vais très certainement aller de surprise en surprise et après avoir ouvert le portefeuille, j’en sors une carte d’identité qui me fait le regarder les yeux ronds une fois que j’en ai pris connaissance.

- C’est qui ce gars ??
- C’est toi Hi ! Hi ! Tu ne te rappelles pas hier soir, quand je t’ai demandé de reprendre la forme du vieil asiatique ?
- Comment ça reprendre la forme ??

Antonin explique alors la découverte qu’ils ont fait avec Benjamin que son corps n’avait pas été enterré et les démarches qui s’en suivirent avec ensuite l’assistance de Taha pour aller interroger les entités ou plutôt les dieux des pierres comme les appelle Taha.

Il explique ensuite ce qu’il a appris de la bouche de l’entité, celui-là même qui était resté avec moi pendant quasiment toute ma vie, et il termine par l’aveu des autorités quant au fait que mon corps était resté parfaitement sain malgré que je l’aie quitté.

La visite à Bégin, l’entité qui s’est transféré dans mon corps et qui lui a redonné vie ainsi que ses explications quant à sa possibilité de se transformer à volonté dans une apparence qui aurait été la mienne dans un passé reculé.

J’écoute son histoire avec on l’imagine bien un ahurissement qui fait sourire aussi bien Taha qu’Antonin et d’une même expression de stupeur incrédule venant de Thomas.

- Vous êtes sûr que ça va vous deux ?? C’est quoi encore que ce délire ??
- (Antonin) Je te jure que c’est la vérité !! L’entité nous a même dit que tu ne pouvais que revenir dans ce corps car c’était le seul qui pouvait te recevoir sans mourir dans la douleur, il a parlé d’une âme errante qui devenait de plus en plus puissante au fur et à mesure qu’elle retrouvait toutes ses parcelles de vies.
- (Thomas) Ça expliquerait bien tes maux de tête et toutes les fois où tu t’es retrouvé à l’hôpital dernièrement??
- Pffttt !!! Tu m’en diras tant !! J’en connais qui vont avoir des explications à me donner d’ici pas longtemps !!
- (Taha) Si tu parles des dieux des pierres, ils disent que c’est trop tôt pour révéler ce qu’ils savent !! Que tu te rappelleras de tout quand le moment sera venu !!

Ça me rappelle quand j’ai tenté d’entrer dans l’esprit de l’un d’eux et qu’il a soudainement disparu de la tête du Taha de l’autre réalité, l’idée me vient alors que peut-être n’a-t-il pas disparu mais qu’il s’est comme qui dirait suicidé pour ne pas que je trouve les réponses à mes questions sur ce que je suis en réalité.

- Ouaih !! Bon !! Nous verrons ça le moment venu, pour l’instant réfléchissons au moyen de faire le mur Hi ! Hi !
- (Thomas) J’ai trop hâte de revoir toute ma famille !!
- Dans ce cas nous commencerons par eux, ils vont entendre à nouveau le matou qui miaulait à ta fenêtre Hi ! Hi ! Oh, putain !! J’ai hâte de voir la tête qu’ils vont faire !!

Thomas éclate de rire en me soulevant à la seule force de ses bras.

- Miaou !!
- Miaou !!

Antonin et Taha se regardent mi amusés, mi incrédules en plaçant leur index sur leur tempe en signe de folie.

- (Antonin) Ça doit être le transfert qui les rend comme ça Hi ! Hi ! J’espère juste que c’est provisoire !!


CHAPITRE 196 (409) (Paris) (Dimanche midi) (Comment ça disparus)


Maurice depuis ce matin tourne comme un lion en cage dans son bureau, l’immense joie tout d’abord de savoir les deux garçons de retour suivie ensuite de l’énorme coup d’assommoir d’apprendre qu’ils ont disparus du camping sans laisser de traces, lui faisant du coup annuler son voyage pour le bassin d’Arcachon en préférant rester en poste à mettre en place les équipes de recherche et à suivre les futurs événements.

Pourquoi ont-ils disparu ?? Voilà la question qu’il n’arrête pas de se poser depuis qu’il a appris leur disparition, sont-ils retournés de là où ils venaient comme la première fois avec l’Antonin de l’autre réalité qui n’était resté que quelques heures en compagnie de Benjamin avant que son homologue retrouve sa place avec suffisamment d’explication pour que tous acceptent le nouveau « Thomas » qui leur est tombé du ciel.

Mais si c’était le cas, Antonin et Taha seraient toujours là et Benjamin avec l’entité seraient sans doute réapparus eux aussi, non, décidément ça ne colle pas pense Maurice en ronchonnant.

L’idée d’un kidnapping lui vient bien à l’esprit mais il est vite mis de côté, car qui aurait pu savoir ce qu’ils étaient partis faire au camping à part les quelques personnes de confiance et ses agents les plus sûrs, ceux qui sont impliqués depuis le début dans la protection de Florian.

La dernière solution qui lui vient est sans doute celle qui paraît à Maurice la plus crédible, surtout connaissant la propension de Florian à faire ce qui lui passe par la tête quand il en a envie et ce particulièrement quand il s’agit d’une plaisanterie, Maurice devant bien reconnaître que son retour parmi les vivants doit lui donner matière à en réaliser plus d’une.

Un sourire finit quand même par remplacer sa mine contrariée car après réflexion il mettrait sa main à couper que c’est sans aucun doute possible la dernière solution envisagée la bonne, il reprend donc sa place sur son siège et en quelques coups de téléphone, convoque plusieurs de ses agents dont bien sûr ceux qui depuis l’apparition de Florian dans sa vie sont devenus pour lui de véritables amis.

***/***

« Bureau de Maurice, milieu d’après-midi »

Victor arrive le premier, étonné de cette convocation semblant si urgente mais surtout sans lui en révéler la cause et son étonnement augmente au fur et à mesure qu’il voit arriver en les reconnaissant forcément, les autres personnes convoquées.

Patrice accompagné de Camille arrivent en deuxième, suivis de près par Gérôme et Dorian semblant tout aussi surpris que lui de les retrouver ici et pour finir c’est Henry accompagné de quelques collègues à lui qui tous ont fait partie de l’équipe affectée au cirque l’année précédente.

Maurice fait signe au dernier qui entre de refermer la porte derrière lui, semblant signifier par là qu’il n’attend plus personne d’autre et c’est après leur avoir laisser quelques minutes à se saluer, qu’il se racle la gorge en faisant taire ainsi les discussions pour que chacun se tourne vers lui curieux d’entendre l’objet de leur convocation.


- Messieurs !! Permettez-moi déjà de vous remercier de la diligence qui a été la vôtre pour avoir répondu aussi rapidement à ma convocation, vous vous connaissez tous et vous avez appris à vous apprécier pendant les quelques mois où vous étiez rattaché à la protection de Florian !!

Victor sent une tristesse venant de tout son être comme à chaque fois qu’il pense ou que quelqu’un lui rappelle le souvenir du jeune rouquin, il peut lire les mêmes sentiments sur les visages de ses collègues et amis qui en entendant les paroles de leur patron, se sont figés dans une expression identique à la sienne.

Quelque chose pourtant éveille la curiosité de Victor, ce quelque chose n’est rien moins que le visage de son patron et ami qui quoique visiblement contrarié, n’a pas l’expression à laquelle il se serait attendu surtout venant de sa part alors que Victor connaît parfaitement l’état dépressif de Maurice depuis le décès de Florian.

C’est donc avec cette interrogation toujours à l’esprit, qu’il attend la suite qui ne saurait tarder et qui va très vite l’amener lui aussi à un changement d’attitude radicale, en comprenant la raison de ce manque d’émotion venant de son patron au rappel du lien puissant qui les rattache tous dans une amitié sans faille.

Maurice remarque lui aussi la tristesse de tous les visages pour la simple et bonne raison que son rappel avait été fait en toute connaissance de cause pour ré-ouvrir une blessure que le temps ne pourrait jamais cicatriser entièrement.

L’œil attentif de Victor prouve une fois de plus combien cet homme mérite la place qui est la sienne au sein de l’agence, se doutant bien de toutes les questions qui déjà lui viennent à l’esprit quand à cette réunion peu protocolaire.

C’est donc en le fixant tout particulièrement qu’il poursuit sa diatribe.

- Vous voilà tous à reprendre du service pour une mission en tous points identiques à celle que tous ici ont participé avant le malheureux événement qu’il est inutile je pense de vous rappeler et que je vais vous confier avec effet immédiat, qui prévaut bien entendu sur celles où vous étiez engagés à ce jour !!
- (Patrice surpris) Comment ça en tous points identiques ??
- Quelqu’un pourrait-il remettre en mémoire à notre ami ici présent en quoi consistait cette mission qui nous a tous valu cette amitié qui maintenant nous lie les uns aux autres ??
- (Dorian) La surveillance et la protection de Florian ??
- Exactement !!
- (Camille effarée) Mais enfin tu sais bien que c’est impossible puisque il est….mort !!!!

Maurice sourit car c’est exactement ce qu’il cherchait à leur faire dire.

- Et bien détrompez-vous tous !! C’est ce que nous croyions il n’y a pas encore si longtemps !! ….Mes amis !! ….Je peux vous le dire aujourd’hui, Florian !! ….Notre Florian, est bel et bien vivant et qui plus est, il est de retour depuis cette nuit avec Thomas dans notre réalité !!!




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CHAPITRE 197 (410) (Paris) (Dimanche après-midi) (La mission)


L’effet d’annonce est tellement détonnant qu’un lourd silence s’installe dans le bureau, tout du moins jusqu’à ce que les dernières paroles de leur patron fassent le tour dans leur tête et qu’ils en comprennent bien le sens sans équivoque possible.

Victor comprend mieux l’atmosphère particulière qui depuis leur entrée dans le bureau lui semblait moins pesante que depuis ces derniers mois.

- J’imagine que ce n’est pas une plaisanterie ??
- Me crois-tu capable de vous avoir fait venir pour ce genre de chose ? Florian et Thomas sont bien de retour, j’ai eu Taha au téléphone qui m’a confirmé être avec eux !!
- (Camille) Où sont-ils ??
- C’est là où ça se complique !! Il semblerait qu’ils aient disparu depuis !!
- (Henry) A part Taha, quelqu’un d’autre les a vus ?? Que sait-il de cette disparition ??
- En fait pour être honnête, il a disparu lui aussi tout comme Antonin qui était avec lui !!

Maurice voit bien à leurs expressions que le scepticisme commence à remplacer l’espoir qu’il pouvait lire sur leurs visages quelques instants plus tôt, il préfère alors leur raconter toute l’histoire depuis la convocation de Benjamin et ses soupçons sur la présence réelle du corps de Florian enterré dans le cimetière d’Aix en Provence.

« Quelques minutes plus tard »

- Voilà toute l’histoire et je vous assure qu’elle est bien tout ce qu’il y a de plus réelle !!
- (Patrice) Plus rien ne devrait nous étonner depuis que nous connaissons « Flo », il viendrait donc bien d’ailleurs ??
- (Victor) Ce n’est pas le plus important il me semble, je me fous bien de ce qu’il est !! Pour moi c’est comme un fils et je ne souhaite que de pouvoir de nouveau le serrer très fort dans mes bras !!
- (Dorian) Tu as complètement raison, de plus nous savions tous qu’il n’était pas comme les autres mais le plus important pour l’instant c’est de le retrouver, je pense moi aussi qu’il s’amuse à l’idée de surprendre tout le monde.
- (Camille) Ne lui ôtons pas cette joie bien naturelle après tout ce qu’il vient de vivre.
- (Maurice) C’est la raison principale de votre présence ici, vous allez former trois groupes !! Gérôme avec Dorian dans le sud, Patrice et Camille direction Reims, Victor et les autres à Paris !! S'il y a d'autres préférences à vous de vous arranger entre vous !! Je veux que vous le retrouviez sans qu’il ne se doute de rien, laissez-le faire ce que bon lui semble tant qu’il n’y a aucun danger pour lui !! A la moindre alerte !! Le moindre doute du contraire, vous sonnez l’alerte générale et vous serrez les rangs autour de lui, c’est bien compris ?? Il ignore certainement encore toute l’importance de ce qu’il représente depuis que ses recherches médicales sont commercialisées et que notre atmosphère a été entièrement purifiée, si quelqu’un venait à le reconnaître alors que tous le croient mort !! Brrrr !!! Je préfère ne pas imaginer la suite pour l’instant.
- (Gérôme) Les gens sont en dévotion rien qu’à prononcer son nom, que peut-il bien risquer qui t’inquiète autant ??
- Justement ça figure toi !! Ça me rappelle un spectacle donné à Bercy avec Johnny Hallyday, j’ai bien cru ce jour-là qu’ils allaient le démembrer tellement ses fans étaient devenus hystériques !! Son service d’ordre a été complètement submergé et il s’en est fallu de peu pour que le spectacle n’ait pas lieu, ses yeux quand il les a tournés vers nous étaient dans un désarroi total ce soir-là et j’imagine qu’il a dû avoir la trouille de sa vie, tout ça pour dire que je ne voudrais pas que ça se reproduise avec Florian.
- (Victor) J’imagine qu’il ne vaut mieux pas que je prévienne les triplés ??
- Laissons-lui le plaisir de la surprise qu’il leur fera Hi ! Hi !
- (Camille) Je trouve quand même étrange que tu n’envisages pas d’autres possibilités comme par exemple le fait qu’ils auraient pu avoir été enlevés ou encore qu’ils soient tous repartis dans une autre probabilité.
- (Patrice) Réalité ma grande !!
- (Camille) Si tu veux !! Ça ne change rien à ma question !!

Tous se tournent alors vers Maurice en attente de sa réponse.

- Je ne pense pas qu’il y ait eu enlèvement tout simplement parce qu’il n’y avait aucune raison pour que ça arrive et l’entité appelons-le comme ça puisque c’est comme ça qu’Antonin nous l’a présentée !! L’entité donc avait modifié le corps de Florian pour faire le voyage et je vous assure qu’il n’y avait plus rien à voir avec celui que vous connaissiez, donc je ne vois vraiment pas qui aurait pu avoir l’idée d’un enlèvement.
- (Victor) Tu oublies juste Benjamin et Antonin !! L’héritage qu’ils ont reçu en ont fait de parfaites victimes potentielles, ne serait-ce pour obtenir d’eux une forte rançon.

Maurice pâlit soudainement, n’ayant pas mais alors pas du tout pensé à ce cas de figure pourtant plus que plausible après réflexion, il finit néanmoins par retrouver son sourire quand il leur fait la remarque qui vient de traverser son esprit.

- Si c’est le cas, je plains les agresseurs Hi ! Hi ! Ça ne vous rappelle rien ? Il me semble que ceux qui s’y sont essayés ont très vite pris leurs jambes à leur cou Hi ! Hi !
- (Victor) C’est quand même une possibilité à prendre en compte tout comme celle qu’ils soient effectivement repartis ailleurs !!
- (Maurice) Pour cette option je peux affirmer que ce n’est pas possible, l’entité nous a expliqué qu’il fallait qu’il y ait un corps semblable en tout point de chaque côté pour que ça puisse se produire !! Je ne suis d’ailleurs pas certain que Florian soit revenu dans le bon corps, c’est encore une des choses importantes qu’il sera bon de vérifier sitôt que nous pourrons lui parler.

Il explique alors plus en détails ce qu’il n’avait pas révélé entièrement quelques minutes plus tôt.

- (Dorian) Pffttt !!! Décidément avec lui on n’a pas fini d’aller de découverte en découverte !! En attendant, tout ce que je retiens avec un plaisir pas possible c’est qu’il est revenu et je n’ai qu’une hâte, c’est de revoir sa frimousse le plus tôt possible.


CHAPITRE 198 (411) (Aix en Provence) (Dimanche soir) (Retour à la maison)


Tout est calme ce dimanche dans le lotissement qui a vu grandir Florian et Thomas, la nuit vient juste de tomber et personne dans la rue pour remarquer l’étrange manège des quatre silhouettes qui rasent les murs vêtus de la tête aux pieds de façon à ce que quasiment rien n’apparaisse de leurs corps.

Ils s’arrêtent devant le portillon donnant sur le jardin où vivaient les De Bierne et qui quoique toujours entretenu avec soin n’en demeure pas moins vide d’habitant depuis le décès de ses derniers occupants.

Un des quatre protagonistes passe souplement par-dessus la porte pour se diriger vers un vieux pot de fleur semblant abandonné là depuis des décennies, le soulève et en sort un trousseau de clés astucieusement caché dans un renflement central du pot.

Il ne faut plus que quelques minutes après ça pour que les quatre personnes entrent dans la maison en refermant avec soin derrière eux, ne reste plus qu’à ré enclencher le disjoncteur principal au tableau électrique pour qu’une lumière soit ensuite allumée dans une pièce où aucune fenêtre ne donne sur la rue.

Les vêtements tombent alors avec un soupir de satisfaction générale, venant des quatre garçons dans un ensemble parfait les faisant sourire.

- (Antonin) Ouf !! J’ai bien cru mourir de chaud sous ces fringues !!
- (Taha) Alors qu’est-ce que je devrais dire Hi ! Hi !
- (Thomas) C’était la seule solution pour passer inaperçu, vous le savez bien !!
- Inaperçu mon œil !! Habillés comme en plein hiver par un cagnard pareil, les gens ont dû nous prendre pour des barges Hi ! Hi !
- (Antonin) Je ne sais pas pour vous les gars, mais ça me fait tout drôle de me retrouver dans cette maison !!

Je capte du coin de l’œil le regard inquiet que Thomas porte sur moi, sans doute a-t-il encore en tête ma décision de ne rien changer du passé de cette réalité et c’est en fixant mes yeux dans les siens que je le rassure.

- Moi je suis bien content au contraire, j’ai tellement de bons souvenirs dans cette maison et d’ailleurs j’ai bien l’intention de continuer à y vivre même si ce ne sera certainement que pendant mes vacances.

Une question me vient alors à l’esprit.

- Raphaël habite où maintenant ? Je présume qu’il n’est pas resté tout seul ici après le décès de mes grands-parents ?
- (Thomas) Il n’a pas eu loin à déménager, les parents d’Éric ne se sont pas fait prier pour qu’il emménage chez eux dès son retour d’Afrique. Du moins c’était comme ça avant que je te rejoigne !!
- (Antonin) Je confirme que ça l’est toujours !!
- (Thomas) On s’installe ici pour cette nuit alors ?
- Difficile de faire autrement !! Nous allons devoir mettre des couvertures devant les fenêtres si nous voulons pouvoir circuler dans les pièces tranquillement sans se faire repérer, les volets ne sont pas suffisamment hermétiques pour ça.

Une fois chose faite, chacun se partage les tâches aussi bien de faire les lits des chambres que de mettre le chauffe-eau en marche forcée ou encore d’aller sortir des bocaux de conserves ainsi que des boissons de la cave.

Je dois bien m’avouer que autant le fait de retrouver la maison m’avait fait un immense plaisir, autant la visite de la cave avec tous ces bocaux amoureusement préparés et rangés par mes grands-parents m’amènent une tristesse soudaine qui un instant me paralyse en me renvoyant dans un panel d’émotions qui appelle mes larmes au plus grand désespoir de Thomas qui vient me prendre doucement par la taille.

- Il fallait bien que quelque chose de cette maison t’aide à faire ton deuil.

Je me blottis contre lui en laissant déferler toute la tristesse et tout le désespoir que je gardais au fond de moi et qui maintenant qu’ils se libèrent, m’envoient des coups de poignard dans le cœur.

***/***

Thomas voit Antonin accompagné de Taha qui descendent les premières marches, inquiétés par les pleurs qu’ils entendaient depuis l’étage et s’arrêtent net sur un signe de Thomas qui leur fait signe de reculer pour laisser à Florian le temps de pleurer enfin tout son soûl la disparition de ceux qui ont été tout pour lui depuis son plus jeune âge.

Il reste silencieux pendant un temps qui lui paraît des heures en se contentant de le tenir serré dans ses bras jusqu’à ce qu’il sente qu’il commence à se calmer, l’embrassant ensuite timidement jusqu’à ce que ses baisers lui soient rendus de plus en plus fiévreusement et que les yeux jusqu’alors noyés de chagrin commencent à briller d’une lueur dénotant tout l’amour que ressent pour lui son ami.

Quelques minutes encore avant que Thomas tente de s’écarter lentement de ce corps tout chaud qui commence à lui donner des envies beaucoup moins sages et pas forcément au moment le plus opportun qui soit, préférant s’emparer de quelques bocaux pour remonter rejoindre ses autres compagnons.

Il se tourne vers son petit rouquin juste avant de monter la première marche.

- Ça va aller mon chéri ?
- Oui !! Je vous rejoins dans un instant !! ….Hep, Thomas !!

Thomas qui s’apprêtait à remonter les marches, se retourne vers lui surpris.

- Oui ??
- Merci!!

Le grand blond comprend tout ce que représente ce simple mot pour son ami et lui envoie avec émotion son plus beau sourire, un murmure à peine audible sort alors de ses lèvres.

- Je t’aime !!


CHAPITRE 199 (412) (Aix en Provence) (Lundi matin) (Réveil)


Quand je me réveille ce matin-là, c’est avec une immense impression de plénitude que je n’avais plus ressentie depuis le voyage en Afrique à cause duquel je me suis retrouvé dans cette autre réalité fort différente de ce à quoi je m’étais attaché jusque-là.

Bien sûr je ne peux et c’est bien naturel, m’empêcher de penser à tous ceux que j’ai laissés là-bas derrière moi et qui ne doivent plus rien y comprendre, me doutant bien de la tristesse qu’ils doivent ressentir en ce moment même.

Je me dis pour ma défense, que je n’avais pas du tout prévu ce départ précipité et que j’ai été moi aussi pris dans un tourbillon d'événements auxquels je ne m’attendais pas du tout, ce qui quelque part dans mon esprit m’aide beaucoup à soulager ma conscience.

Maintenant je suis revenu et j’en suis très heureux, sentant bien au fond de moi que c’était ce à quoi j’avais toujours aspiré et cela depuis le début, retrouvant cette étrange impression sans en comprendre le pourquoi du comment que ce corps actuel correspond à cent pour cent à ce que je suis en réalité.

Je suis au top de ma forme ce matin sans qu’il y ait eu besoin de recharger mes batteries de quelque façon que ce soit et cette nuit tranquillement passée avec mon Thomas est resté très chaste, même si nous nous sommes enlacés toute la nuit dans les bras l’un de l’autre jusqu’au matin.

Mon esprit comme s’il était soudainement soulagé d’un carcan qui l’empêchait de libérer tout son potentiel, recommence à me titiller dans des équations complexes qui avant cette aventure m’amenaient souvent à me sentir détaché comme hors du temps à passer des heures à leurs résolutions.

C’est donc machinalement comme poussé par une forte impression de manque, que je me lève pour fouiller dans les tiroirs de ma chambre et en sortir avec le sourire quelques minutes plus tard un de ces fameux carnets qui ne me quittaient jamais et dans lesquels j’éprouvais le besoin d’y annoter toutes les idées ressortant de mes longues pérégrinations mentales.

***/***

Thomas s’éveille à son tour, réveil très certainement causé par le manque de présence soudaine contre lui du corps de son chéri qui lui amenait cette douce chaleur dont son propre corps ne peut plus que très difficilement se passer, tant la présence de son amour à ses côtés lui devient chaque jour de plus en plus indispensable.

Un sourire tout en émotion lui vient quand il le voit enfin, assis sur sa chaise devant son bureau à griffonner à une vitesse folle sur son sempiternel petit carnet, démontrant par ce simple constat que tout est ou du moins commence à rentrer dans l’ordre.

Le grand blond s’étire langoureusement avant de mettre à son tour les pieds au sol, se sentant reposé comme il ne l’avait plus ressenti depuis bien longtemps et c’est en contemplant toujours avec un forte émotion son petit rouquin qui ne semble même pas s’apercevoir de sa présence, qu’il s’habille pour passer ensuite aux toilettes soulager un besoin pressant avant de descendre au rez-de-chaussée en se gardant bien de déranger Florian alors qu’il est toujours perdu dans son monde de réflexion.

Antonin avec Taha sont déjà tous deux dans la cuisine à prendre le petit-déjeuner constitué de café et d’un paquet de biscotte retrouvé dans un placard, quand il y entre à son tour.

- Salut les gars !! Bien dormi ?
- (Antonin) Comme un gosse Hi ! Hi !
- (Taha) J’ai toujours du mal d’habitude avec vos lits trop mous pour moi, mais là j’avoue que j’ai passé une sacrée bonne nuit !!
- (Antonin curieux) Florian dort encore ?

Thomas lui fait signe de la tête que non en mimant la position de son chéri écrivant à toute vitesse sur son sempiternel carnet, ce qui fait bien sûr sourire Antonin bien au fait des « petites manies » de son petit rouquin chéri.

- Ça sent le retour des choses à la normale tout ça et je ne vais pas m’en plaindre, encore une découverte extraordinaire à plusieurs milliards de dollars qui va une fois de plus révolutionner le monde entier !!
- Tu sais ce qu’il pense de l’argent !! (Regard et grimace sur les biscottes) Va falloir que quelqu’un se dévoue pour aller rapidement faire des courses !!
- (Antonin amusé) J’ai compris Hi ! Hi ! Je m’y colle dès que j’ai terminé mon café !!

Thomas retourne dans l’entrée pour prendre son portefeuille, il compte l’argent liquide qu’il lui reste en grimaçant et revient vers Antonin en lui tendant quelques billets.

- Va falloir faire attention, les fonds ne sont pas inépuisables !! Ce serait dommage de se faire capter à tirer sur une carte bleue, nous avons encore besoin de quelques jours tranquilles et après ça n’aura plus d’importance !!
- (Taha) Maurice doit déjà être au courant, ses hommes ont dû faire leurs rapports depuis hier !! Rends-toi compte surtout après ce que je lui ai dit au téléphone, il doit angoisser à mort le pauvre !!
- (Thomas sourit) Je pense qu’il doit déjà connaître nos intentions, il connaît trop Florian pour ne pas avoir pensé lui aussi que nous voulions juste faire la surprise de notre retour à nos proches Hi ! Hi !
- (Antonin sceptique) Il peut aussi avoir en tête d’autres options moins plaisantes, nous devrions peut-être le mettre dans la confidence et lui expliquer nos intentions, après tout nous ne faisons rien de mal !!
- (Thomas) C’est à Florian de l’appeler, je verrais ça avec lui dès qu’il sera sorti de ses équations et qu’il aura remis les pieds sur terre !! Pour l’instant il est dans son monde et comprendrait tout de travers en entendant mes explications Hi ! Hi !
- (Antonin) Il y a longtemps que je ne t’ai pas vu aussi heureux Thomas, tu ne peux pas imaginer le bien que ça me fait de te retrouver comme ça !!

Une voix retentit dans l’escalier avec un bruit de pas précipités qui l’accompagne, les trois amis s’observent le fou rire au bord des lèvres quand le petit rouquin apparaît mimant une guitare dans les mains.

- Je marche seul dans la nuit noire !! Je suis un voyou, Hou !! Hou !! Ma dégaine sur le boul’vard !! J’fous l’malaise partout, Hou ! Hou !

Il s’aperçoit alors de l’énorme trouble de Thomas et abrège la chanson en souriant de toutes ses dents.

- Souris-moi mon gars !! Yehhh !!

C’en est trop pour le grand blond qui court s’enfermer dans les toilettes pour se laisser aller sans se retenir à toutes ces émotions qui le submergent, Florian surpris regarde ses amis restés près de lui.

- Qu’est ce qui lui prend ??

Antonin essuie les quelques larmes qui s’étaient échappés de ses yeux.

- C’est de te retrouver comme avant, il ne faut pas demander ce qu’il éprouvait comme malaise dans l’autre réalité !!




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CHAPITRE 200 (413) (Aix en Provence) (Lundi matin) (Rencontre imprévue)


« Un peu plus tard dans la matinée »

Antonin les bras chargés des courses qu’il vient de faire, essaie dans la mesure du possible de ne pas trop se faire repérer pour ne pas que quelqu’un s’interroge non pas de sa présence mais de la direction qu’il prend pour rentrer, direction qui risquerait de lui amener des questions auxquelles il ne tient pas vraiment à avoir à répondre.

C’est donc capuche du sweet-shirt sur la tête, qu’il se presse en surveillant chaque mouvement autour de lui et son esprit en est tellement obnubilé qu’il ne se rend pas compte que c’est justement cette façon d’agir furtive qui amène la curiosité sur lui.

***/***

Chloé sort de la boulangerie où comme chaque matin depuis qu’elle est en vacances, elle passe prendre le pain qu’elle ramène ensuite en petite foulée chez elle avant d’aller rejoindre ses amis à la piscine.

C’est la silhouette frêle d’un jeune homme habillé de la tête aux pieds par cette chaleur estivale, qui l’interpelle au point de la faire stopper net afin de mieux se concentrer sur son étrange attitude à raser les murs, les bras chargés de plusieurs sacs de provisions.

Bizarrement ce garçon ne lui semble pas inconnu, autant par son physique que par sa grâce naturelle et de là à très vite faire le rapprochement avec Antonin, le pas est très vite franchi ; Quelque chose, comme un étrange pressentiment la retient de l’interpeller alors qu’il semble faire tout justement pour ne pas que ça lui arrive.

Bien sûr la curiosité de Chloé ne tarde pas à prendre le dessus sur ses occupations somme toute pas si urgentes que ça, décidant par elle ne saurait dire quel pressentiment de le suivre pour en avoir le cœur net déjà une pour s’assurer que ce soit bien d’Antonin qu’il s’agit et de deux, savoir où il peut bien se rendre avec son chargement de nourriture.

C’est donc tout excitée qu’elle mène sa petite filature le plus discrètement possible, jusqu’à ce qu’elle s’arrête le front plissé d’un énorme sentiment d’étonnement en comprenant qu’il se dirige tout droit vers le pavillon des De Bierne.

Chloé attend quelques minutes pour être certaine qu’il ne va pas ressortir, pour ensuite entrer à son tour le plus discrètement possible et aller à pas de louve jusqu’à la fenêtre de la cuisine pour essayer de comprendre ce qui se trame dans cette maison qui normalement à part une femme de ménage une fois par semaine et le jardinier qui entretient le jardin, devrait être inhabitée.

Comme elle est un peu petite, Chloé monte sur un seau qui n’attendait qu’elle sur le côté du pavillon, découvrant petit à petit son visage à la fenêtre jusqu’à ce qu’elle y voie suffisamment et son regard lui démontre qu’elle ne s’était pas trompée et qu’il s’agit bien là d’Antonin et non d'un squatter quelconque qui a déjà commencé à déballer ses courses en discutant visiblement avec quelqu’un qui n’est pas encore dans son champ de vision.

Elle se redresse alors curieuse jusqu’à se mettre sur la pointe des pieds pour entrapercevoir un morceau du salon. Ce qu’elle y découvre alors lui amène une telle stupeur qu’elle en perd l’équilibre et se vautre par terre dans un bruit et un cri qui ne peuvent qu’ameuter ceux qui sont à l’intérieur de la maison.

***/***

Taha avec l’oreille sensible du chasseur est le premier à redresser la tête dans la direction où il a perçu le cri suivi d’une chute. Il se précipite vers la porte pour aller voir quel peut bien être ce qui l’a occasionné en se demandant si c’est un voleur ou un simple curieux s’étant aperçu que le pavillon était occupé.

Reconnaissant Chloé, il se précipite sur elle pour l’aider à se relever et son visage montre autant l’inquiétude qu’elle se soit fait du mal en tombant, que l’appréhension de ce qu’elle pourrait avoir eu le temps de voir par la fenêtre.

- Chloé ?? Tu t’es fait mal ?? Laisse-moi t’aider à te relever !!

***/***.

Chloé tremble de tous ses membres, non pas à cause de sa chute qui sur le carré de pelouse ne lui a causé aucune douleur mais de ce que ses yeux pendant quelques secondes ont vu et que son esprit refuse toujours à accepter, ce qui d’ailleurs a déclenché son sursaut de surprise qui a été à l’origine de sa dégringolade.

Elle accepte néanmoins la main de Taha qui l’aide à se relever, lui laissant ainsi le temps nécessaire pour qu’elle fasse le tri dans sa tête et qu’elle finisse par se convaincre qu’elle n’est pas folle, s’échappant comme une démente des mains de Taha qui la regarde entrer en trombe dans la maison en poussant quelques secondes plus tard un cri tellement strident qu’il en a une grimace d’inquiétude.

Il se précipite à son tour dans la maison pour trouver ses trois amis penchés sur elle, son corps inerte tenu par Thomas qui doucement va la déposer avec mille précautions sur le canapé du salon.

Taha prend le temps de bien refermer la porte d’entrée avant de les rejoindre, son visage marquant la même inquiétude que ses amis qui maintenant restent agenouillés tout autour d’elle.

***/***

Je lui prends le pouls d’une main en lui tâtant le front de l’autre, retournant ensuite mon attention vers mes amis pour les rassurer.

- Ce n’est rien heureusement !! Juste un évanouissement dû au choc émotionnel dû à la surprise, elle ne devrait pas tarder à rouvrir les yeux.
- (Antonin livide) C’est de ma faute !! J’aurais dû faire plus attention en rentrant !!
- Le mal est fait, ça ne sert à rien de culpabiliser !! Ah !! La voilà qui se réveille !!

J’approche mon visage du sien en souriant, heureux malgré tout de retrouver une de mes meilleures amies et quand je vois ses yeux s’ouvrir en marquant une stupeur proche de la frayeur la plus pure, je lui resserre ses mains dans les miennes en lui parlant d’une voix douce et rassurante.

- Bonjour ma puce !! Content de te revoir enfin !!

Sa réaction nous surprend tous quand elle encercle fougueusement mon cou entre ses bras en laissant échapper un torrent de larmes, son corps tremblant et hoquetant sans qu’elle puisse le moins du monde le contrôler.

- Florian !!! C’est bien toi ?? Oh mon dieu !!! (Crise de larmes l’empêchant de poursuivre) Tu étais mort !!! (Nouvelle crise de larmes suivie d’un début de rire hystérique) Comment est-ce possible ??


CHAPITRE 201 (414) (Aix en Provence) (Lundi soir) (Surprise, émotion, tendresse, mise au point et amour)


La journée s’est finalement bien passée, surtout une fois Chloé remise de ses émotions et que nous ayons pu tout lui expliquer, tout du moins ce que nous même nous en avions compris de toute cette aventure qui finalement nous ramène chez nous quasiment au point de départ avec le plaisir qu’il en découle.

Thomas et moi n’avons pas échappé à notre plus grand bonheur d’ailleurs à ce que notre amie soit toujours accrochée à nous comme une sangsue à nous embrasser pour un oui ou pour un non à la moindre occasion, comme tout aussi bien d’ailleurs quand il n’y en avait pas.

Ce n’est qu’une fois l’après-midi bien entamé qu’elle reçoit un coup de téléphone qui va nous donner l’occasion de mettre en œuvre une partie de ce pourquoi nous sommes là.

- Allô !!
- ….
- Ah c’est vous ??
- ….
- Vous êtes rentrés quand ??
- ….
- Ah !! Je comprends !!
- ….
- Ici tout va bien, oui !! Si vous voulez je passerai vous voir demain et nous pourrons nous raconter ces dernières semaines !!
- ….
- D’accord on fait comme ça !! Bisous les garçons, à demain et ne faites pas de folies cette nuit, les parents d’Éric ont l’oreille fine Hi ! Hi !
- ….
- Bisous !!

Chloé raccroche et va ranger son portable, quand elle revient au salon c’est avec le sourire aux lèvres.

- Vous avez de la chance, Éric et « Raphi » viennent juste de rentrer pour une semaine.
- (Thomas curieux) Pourquoi, ils étaient où ??
- (Chloé) Chez Jean pour lui donner un coup de mains voyons !! Tu connais suffisamment Raphaël pour savoir qu’il ne raterait ça pour rien au monde. C’est plus une question d’être en famille qu’une histoire d’argent maintenant que nous sommes tous bien pourvus de ce côté-là grâce à vous deux.

Antonin croit bon d’expliquer.

- Vous savez les gars, aucun de nous n’a pris la grosse tête à cause de l’argent que nous avons tous reçus !! Nous continuons tous nos études où notre vie comme si de rien n’était, juste que nous n’hésitons pas à la dépense quand il s’agit de nous voir !! Pour le reste il n’y en a pas un qui en abuse immodérément.

Il hésite en souriant.

- A part peut être « Ludo » qui couvre « Mél » de cadeaux Hi ! Hi ! Mais ça reste plus drôle qu’autre chose !!
- J’imagine Hi ! Hi ! Sinon pour en revenir à nos deux loustics ?? Ils vont donc dormir en face ce soir ??
- (Thomas) On leur refait le coup de l’échelle ?
- C’était justement ce à quoi je pensais !!

Je regarde l’horloge qui marque vingt et une heure.

- On va attendre encore un peu, histoire d’être certain qu’ils seront dans leur chambre !! - Tu devrais prévenir tes parents ma puce, ils vont finir par s’inquiéter !! Déjà qu’ils attendent toujours leurs baguettes de pain Hi ! Hi !
- (Chloé) Oups !! Je ferai mieux de rentrer en effet, vous me raconterez tout demain de toute façon !!
- Hummm !!! Tout je ne sais pas ma puce, ça va dépendre de l’émotivité de nos deux zigotos !!
- (Chloé) Vous avez donc l’intention de vous remettre ensemble ?
- Et pourquoi non ?

Chloé fixe Thomas en montrant bien par-là que c’est surtout à lui qu’elle s’adresse.

- Pour Yuan, Éric et Raphaël je comprends, mais pour Antoine ? Tu as mis « Flo » au courant pour vous deux ?
- (Thomas) Bien sûr qu’est-ce que tu crois !! Je lui parlerai, il comprendra et en plus ce n’est pas comme s’il était tout seul, lui aussi il a ses amis en plus de son amoureux.
- Tiens donc !! Je les connais ??
- (Antonin amusé) Luka et Raymond, depuis que tu es…. Enfin depuis que tu étais ailleurs, ils se sont beaucoup rapprochés d’Antoine et de Jonas. Il y a aussi Benjamin, le frère d’Anne et de Cindy qui sont avec Jordan et Johan et pour finir la liste de ce que tu ne connais pas encore, il y a Steven et son copain Michael qui sont de plus en plus proches de Chan et Dante !
- C’est tout ??
- (Chloé) Tu oublies Gauthier et Redwan qui se sont mis ensemble !!
- Je m’en serai douté un peu pour ces deux-là !! Ah oui, pendant qu’on y est du côté de Reims rien de neuf??
- (Antonin) Non par là-bas ça file le parfait amour en couple seulement, tout le monde n’est pas adepte de la partouze non plus heureusement !!
- C’est pour nous que tu dis ça ?
- (Antonin pâlit) Tant que ça reste avec « Yu », « Raph » et « Riquet » ça va !!
- Mais pas Antoine ? Bizarre non ?? Thomas était pourtant devenu proche de lui il me semble ??

Antonin fixe Thomas sans baisser un seul instant les yeux alors qu’il répond avec sa franchise habituelle à ma question.

- Je n’ai rien dit à l’époque parce que Thomas était encore trop choqué par ta disparition, mais j’ai toujours été contre !!
- Rassure-toi, moi aussi !! Même si j’ai fait exactement comme Thomas, sûrement pour les mêmes raisons mais dans l’autre réalité.

Je prends Antonin dans mes bras.

- Je te promets qu’il n’y aura jamais d’autres garçons que ceux avec qui tu acceptes de nous partager. Mais ne me demande jamais de ne plus les voir, je les aime presque autant que toi.


CHAPITRE 202 (415) (Aix en Provence) (Lundi soir) (Surprise, émotion, tendresse, mise au point et amour) (suite)


« Aux alentours de vingt-trois heures, dans la chambre d’Éric et de Raphaël »

La fatigue de la journée s’est si bien fait ressentir pour les deux amoureux, qu’ils dorment enlacés l’un à l’autre comme à l’accoutumée et qu’un simple câlin leur a suffi avant de se laisser aller dans les bras de Morphée, les laissant nus sous un simple drap à cause de la chaleur étouffante qui règne dans la chambre malgré la fenêtre grande ouverte sur la nuit sans étoiles.

Un léger bruit venant du dehors suivi d’un murmure de voix étouffées finit quand même par ôter le sommeil d’Éric qui depuis la mort de Florian et la disparition de Thomas, ne dort plus aussi profondément qu’avant car sujet à des cauchemars qui le ramènent trop souvent à ce jour d’Afrique où il a perdu une partie de lui-même.

Il croit un instant revivre en rêve une autre soirée, merveilleuse celle-là où ses amis sont venus les rejoindre en passant par la fenêtre.

Éric sourit en se serrant plus fort contre la peau douce de Raphaël, qui en exhale un petit râle de bien-être en sentant la force virile de son amoureux.

***/***

« Crac !!! »

- Chut !!

***/***

Éric redresse vivement la tête, cette fois-ci bien réveillé et conscient qu’il se passe quelque chose d’anormal, pensant instantanément à des voleurs voulant profiter de la fenêtre ouverte pour entrer dans la maison.

Il secoue alors Raphaël qui surpris ouvre les yeux en se demandant ce qu’il lui arrive, il va pour poser la question quand la main d’Éric vient doucement mais fermement se poser sur sa bouche et qu’il approche les lèvres de son oreille pour l’avertir de ce qui arrive.

- Il y a quelqu’un dehors !! Sans doute des voleurs, écoute !!

Raphaël se redresse sur les coudes en fixant la fenêtre et en tendant l’oreille aux bruits extérieurs, sur le moment il n’entend rien et va pour en faire la remarque à son chéri en se moquant gentiment de lui, quand un petit bruit le fait tressaillir et qu’apparaissent à la fenêtre les deux montants de ce qui ressemble étrangement à une échelle.

Comme pour Éric et pendant un bref instant, il lui vient aussi à l’esprit une de ses nuits mémorables et inoubliables passées avec Florian et Thomas.

Un grincement venant du bas de l’échelle le fait revenir à la réalité, entendant parfaitement cette fois quelqu’un qui monte les barreaux un à un et d’un geste de la tête à Éric, ils se lèvent tous les deux pour se placer de chaque côté de la fenêtre afin d’accueillir comme il se doit ceux qui ont l’audace de vouloir entrer chez eux sans y être invités.

Les deux garçons sont en pleine forme physique et ne sont pas des couards, c’est donc les poings serrés à leur blanchir les phalanges, qu’ils attendent de voir passer la tête du cambrioleur.

Une voix prononce alors une phrase sans doute destinée à son complice, qui même si elle est dite dans un souffle ne manque pas d’interpeller nos deux amis.

***/***

- Chut !! Attends que je jette d’abord un coup d’œil pour voir s’il y a quelqu’un !!

***/***

Éric et Raphaël sont de plus en plus déstabilisés à entendre ces deux voix qui bizarrement ne leur semblent pas inconnues, l’ombre d’un visage se présente à la fenêtre et semble scruter attentivement la chambre, avant de disparaitre subitement.

***/***

- Ils ne sont pas là !!
- Non !! Tu déconnes !!
- Je t’assure « Flo », le lit est vide !!

***/***

Les deux garçons dans la chambre restent un moment figés, comme si leur cœur était traversé par un pieu tellement le pincement qu’ils ressentent leur apporte une douleur peu commune.

***/***

Pendant ce temps-là sur l’échelle, les deux complices visiblement déçus continuent à discuter mais du coup beaucoup plus fort croyant la pièce vide.

- Qu’est-ce qu’on fait maintenant ?
- On n’a plus qu’à repartir, nous reviendrons plus tard !!
- Ok !!
- Aïe !! Tu m’écrases les doigts !! Tu pourrais attendre que je descende quand même !!

***/***

Raphaël s’avance pour voir si ce qu’il entend correspond à ce que son cœur est en train de lui dire d’une façon de plus en plus précipitée, il marche alors sur quelque chose qui traînait au sol et qui du coup s’échappe en allant frapper le mur un peu plus loin.

***/***

Thomas va pour répondre quand il entend le bruit venant de la chambre, il baisse la tête vers son ami en mettant un doigt en travers sur ses lèvres.

- Quoi ??
- Chut, j’entends quelque chose !!
- Tu n’as qu’à jeter un œil !!
- Ok !!

L’ombre de la tête réapparaît alors pour scruter de nouveau la pièce, seulement cette fois elle se retrouve devant deux visages livides et les lèvres tremblantes tordues d’émotions qui le regardent avec des yeux arrondis d’une stupeur sans pareille.




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CHAPITRE 203 (416) (Aix en Provence) (Lundi soir) (Surprise, émotion, tendresse, mise au point et amour) (suite)


Thomas sourit à ses deux amis avant de tourner la tête vers moi qui attend quelques barreaux plus bas

- Oups !!
- Quoi, oups ??
- Je crois bien qu’on vient de se faire capter !!
- Fallait s’y attendre avec ta démarche d’éléphant Hi ! Hi ! Qu’est-ce que tu attends pour entrer alors ? Je ne vais pas rester planté là toute la nuit !!

Thomas enjambe l’appui de fenêtre avec toujours son sourire aux lèvres, se retrouvant bientôt devant Éric et Raphaël qui eux n’ont pas bougé un cil tellement l’émotion qu’ils éprouvent les fige tels deux statues grecques.

Je peux enfin monter les quelques barreaux qui restent, pour à mon tour ressentir en les voyant toute l’émotion qu’ils éprouvent quand j’apparais à leurs vues ébahies qui semblent refuser ce que leurs yeux leur montrent.

Je saute lestement dans la chambre, pour ensuite passer une main devant leurs visages qui restent figés sans réaction.

- Ça va les gars ? Vous en faites une trombine Hi ! Hi ! On croirait que vous venez de voir un revenant Hi ! Hi !
- (Thomas) C’est un peu le cas reconnais-le !!

C’est Raphaël qui le premier semble revenir à lui, ses jambes soudainement devenues trop faibles au point que c’est un réflexe de Thomas qui le prend dans ses bras pour lui éviter la chute.

Je m’approche d’Éric inquiet que sa réaction n’entraine le même cas de figure et j’arrive à l’emmener jusqu’à son lit avant qu’il ne reprenne à son tour ses esprits.

Il me regarde complètement hébété, ses yeux fixés sur mon visage commençant à s’humidifier de larmes.

- Flo….rian !!! Mais…. !!!
- Tu croyais que je pouvais disparaître si facilement ?? Allons mon « Riquet » !! C’est mal me connaître !!

Raphaël se libère des bras de Thomas pour venir sur moi et me palper le visage comme s’il voulait être sûr que ses yeux ne le trompent pas et que ce n’est pas un rêve, me serrant ensuite à m’en étouffer, le corps entier pris de tremblement nerveux.

Thomas vient derrière lui et lui masse les épaules en lui parlant d’une voix douce, l’émotion de voir ses amis aussi fragiles et hagards pouvant se lire sur son visage.

- Calme toi, c’est bien nous !!

Il capte le regard d’Éric baigné de larmes posé sur lui, c’en est trop pour Thomas qui lâche Raphaël pour venir s’asseoir tout contre son ami d’enfance et lui ceinturer le cou de son bras, amenant son visage près du sien pour lui déposer un baiser qui libère enfin l’état de prostration affective que celui-ci ressentait depuis qu’il l’a vu apparaître à la fenêtre de sa chambre.

Raphaël sanglote à mes pieds, son visage enfoui dans ses mains posées sur mes genoux et une énorme boule affective me prend alors, m’empêchant quasiment de respirer.

Je suis perdu devant ce trop-plein d’émotion, comprenant alors seulement à quel point a été forte toute cette douleur qui a été la-leur durant tous ces longs mois où ils m’ont cru mort.

- Excusez-moi !!

Son regard surpris montre combien mes paroles lui semblent étranges, ne comprenant pas combien je me sens fautif de leur avoir infligé toute cette peine que je perçois en eux.

Je vais pour poursuivre quand sa main vient doucement se poser sur mes lèvres et qu’il me dise d’une voix presque inaudible.

- Chut !! Ne dis plus rien, il sera temps plus tard pour les paroles !! Embrasse-moi !! Montre-moi que c’est bien toi, que ce n’est pas un rêve !!

Sa main se retire avec la même douceur qu’elle s’était posée sur mes lèvres, vite remplacées par les siennes au goût si suave qu’elles m’en donnent le tournis et que je sente mon cœur qui s’emballe, nos langues se retrouvant enfin pour exprimer tout le manque de ces quelques mois privées l’une de l’autre.

Le poids de son corps nu pesant sur le mien me fait m’étendre sur le lit pour qu’il puisse me recouvrir, ses mains fébriles s’attaquant à mes vêtements pour les faire disparaître un à un jusqu’à ce que je me retrouve nu à mon tour et que nos deux sexes érigés se frottent en un doux ballet qui nous provoque rapidement dans des gémissements de plaisir.

Ses yeux flamboient dans les miens qui brillent de la même ferveur, sa peau contre ma peau nous envoie d’incessants frissons de volupté qui bientôt nous amènent des décharges d’adrénaline annonçant l’explosion prochaine d’une jouissance d'exception qui nous amène très vite un orgasme hors du commun.

Sa hampe pulse violemment contre la mienne qui se frotte virilement à la sienne pour maintenir le contact électrisant de notre délivrance, nos gorges libérant le trop plein de plaisir tandis que nos semences se mélangent sur nos ventres en spasmes fulgurants semblant n’en jamais finir et nous laissant exsangues de toute force après un dernier soupir s’échappant de nos poumons tétanisés.

***/***

Thomas et Éric sont restés comme statufiés devant ce déferlement de passion de leurs deux amis, spectateurs de la fusion de leurs deux corps qui plus que des mots font comprendre aux deux garçons combien ceux-ci s’étaient manqués.

C’est la main caressante d’Éric se glissant sous le tee-shirt de Thomas, qui met cette fois-ci le feu aux poudres entre les deux garçons pour qu’à leur tour ils libèrent l’énorme excitation qui tend douloureusement leurs sexes déjà humides du plaisir qu’ils réclament.

Thomas se redresse le temps d’envoyer ses habits aux quatre coins de la chambre, présentant son corps superbe à la vue d’Éric qui lui envoie un regard chargé de l’envie irrépressible de s’en emparer tout entier afin de se repaître à nouveau de cette perfection qui depuis l’adolescence le rend fou de désirs mais aussi de la joie immense que ce ne soit qu’avec lui et qu’avec lui seul qu’il ait accepté de le partager pendant toutes leurs années de découvertes adolescentes.


CHAPITRE 204 (417) (Aix en Provence) (Lundi soir) (Surprise, émotion, tendresse, mise au point et amour) (suite)


Les mains du grand brun viennent se poser délicatement sur les fesses rondes et charnues du grand blond, l’amenant lentement vers lui en le caressant pour en ressentir toute la douceur et la musculature ferme, son sexe turgescent au pubis gonflé recouvert de poils blonds s’avançant centimètres par centimètres de ses lèvres entrouvertes.

Thomas frémit au premier contact humide qui se pose sur son gland entièrement décalotté par l’énorme excitation qu’il ressent de l’approche tout en douceur de son ami, un coup de langue le fait soudainement gémir et qui est très vite suivi d’un autre encore plus marqué, puis d’un autre et encore d’un autre jusqu’à ce que celui-ci disparaisse entre les lèvres accueillantes et que sa hampe se sente aspirée alors qu’une langue délicieuse s’enroule tout autour pour lui envoyer des décharges dans tout le corps.

Éric s’applique pour le plaisir de son Thomas, il cherche à entrer en lui toute la vigueur de son ami et règle sa respiration pour pouvoir l’avaler entièrement, sentant sa gorge envahie par cette raideur sans défaut.

Thomas râle de plaisir, il sent lui aussi son gland passer régulièrement en fond de gorge et le contact du cartilage qui le resserre lui envoie des ondes de plaisirs qui très vite l’amènent au point de non-retour, ses reins se bloquent, son cœur s’accélère, l’orgasme enfle insidieux jusqu’à le tendre en prenant la tête de son ami par pur réflexe de fécondation et libérer son jus directement dans l’œsophage d’Éric qui avale tout dans un grognement de pur plaisir d’avoir en lui la crème épaisse et brûlante au goût unique qui lui tapisse les muqueuses.

Éric finit par repousser nerveusement le bassin de Thomas pour pouvoir aspirer goulûment l’air qui commençait à lui manquer, éructant quelques secondes pour récupérer de l’intrusion glorieuse qui lui a mis la gorge à rude épreuve.

Thomas allonge Éric sur le lit en l’embrassant fougueusement pendant qu’il se frotte à ce sexe lui semblant plus énorme encore que dans ses souvenirs et qu’il sent s’exciter contre ses fesses, sa main part alors sous la fourche de ses cuisses pour l’empoigner avidement et le diriger là où l’envie se fait trop forte, s’empalant d’un coup jusqu’à sentir les poils pubiens de son ami faire un coussin sous ses fesses écartelées par la puissance du membre viril lui remplissant l’intestin.

Il reste un moment immobile le temps qu’il s’habitue et que disparaisse la légère douleur due à l’intromission, ce n’est que quand une douce chaleur commence à lui chauffer le ventre qu’il commence le long va et vient d’abord prudent, puis de plus en plus rapide jusqu’à en devenir presque violent tellement l’intensité du plaisir commence à le rendre fou.

Il ressent le passage du gland massant sa prostate gonflée, lui amenant des décharges fulgurantes à chaque passage et libérant son jus qui coule sans jouir de son sexe redevenu aussi dur que du béton, claquant sur son ventre au rythme saccadé de plus en plus puissant qu’il s’octroie avec les lèvres pincées retenant les cris qu’il sent monter en lui.

Éric n’en peut plus, il en veut plus et le fait comprendre à Thomas en lui claquant plusieurs fois les fesses, celui-ci se désemmanche nerveusement pour s’allonger sur le dos les jambes repliées soutenues par ses bras qui dévoilent l’ouverture béante et palpitante de sa corolle élargie et affamée que son ami remplit une nouvelle fois sans se faire prier.

Le rythme devient plus violent, la hampe sortant presque pour reprendre le chemin perdu sans faillir et laissant à chaque fois Thomas en pamoison à râler tandis que son sexe se gonfle et s’écarte de son corps à chaque intromission quand le gland bute avec nervosité au fond de sa cavité anale.

Le temps semble arrêté, l’orgasme arrive alors en prenant le corps de Thomas en entier et son ami s’en aperçoit en sentant les muscles internes le traire en l’aspirant pour qu’à son tour il lâche tout, l’explosion est d’autant plus fulgurante qu’elle a été attendue avec impatience.

Le sexe de Thomas s’arque de la plus merveilleuse des façons sans qu’il ne soit besoin d’y apporter quelque aide que ce soit tant manuelle que buccale, déversant une quantité phénoménale de sperme en plusieurs jets d’une puissance rare qui frappent la chevelure blonde et le visage en pleine extase du grand blond.

Éric se cambre à son tour, le sexe enserré par l’orgasme de son amant et libère à son tour le feu qui lui monte des reins pour se répandre dans la gaine souple qui lui a amené ce plaisir sans pareil, tétanisé par une jouissance au diapason avec celle de Thomas et qui les laisse exsangues l’un contre l’autre à chercher leur souffle.

***/***

La joute sexuelle redonne l’envie aux deux autres protagonistes, c’est Raphaël qui ressent à son tour comme un besoin impérieux de se faire prendre tout comme Thomas juste avant lui par la matraque qui depuis plusieurs minutes lui remplit la main qui n’avait cessé de la câliner en ne ratant rien du spectacle donné par ses deux amis.

Un regard vers Florian qui le dévore des yeux, montrant que pour lui aussi l’heure de remettre le couvert est arrivé et voilà le beau rouquin qui se met à quatre pattes, les jambes écartées reins cambrés exposant ainsi son petit trou rose palpitant d’impatience qui reçoit en gémissant le sexe bandé qui lui avait tant manqué.

- Arrhhh !!! Ouiii !!


CHAPITRE 205 (418) (Aix en Provence) (Lundi soir) (Surprise, émotion, tendresse, mise au point et amour) (suite)


« Quatre heures du matin dans le chambre d’Éric »

Nous sommes tous les quatre enlacés et repus, heureux d’être à nouveau réunis et chacun a pu se laisser aller à révéler toutes ses émotions suite aux révélations que Thomas et moi leur avons données sur ce qu’il nous est réellement arrivé ainsi que la façon pour le moins étrange qui a permis notre retour.

- (Éric) Vous n’imaginez pas le choc que ça nous a fait quand on a reconnu votre voix tout à l’heure !! C’était comme si…je ne trouve pas mes mots….
- (Raphaël) Comme si nous revivions un rêve !! Une souffrance terrible !!
- (Éric) C’est exactement ça !! C’était….bizarre, mais je me sens revivre maintenant !! Vous ne pouvez même pas imaginer combien vous nous avez manqué !! Il ne s’est pas passé une seule journée sans qu’on parle de vous, nous vivions comme dans un cauchemar vous comprenez ?? Heureusement…enfin je dis heureusement, ce n’est pas forcement la bonne expression !! Disons que quand Benjamin est apparu et qu’Antonin nous a un peu raconté ce qu’il avait vécu dans l’autre réalité, le fait de te savoir vivant nous a un peu soulagés !!
- (Raphaël) On vivait bien sûr, mais c’était toujours avec une certaine tristesse comme si quelque chose en nous avait cassé !!
- Ça s’appelle la dépression il me semble !! Avec le temps ça aurait fini par passer !!
- (Raphaël) Pour certains peut être mais surement pas pour moi (il éclate soudainement en sanglot) Tu m’as trop manqué « Flo » !! Tu ne peux pas savoir !! (Nouveaux sanglots)

Je lui passe une main sur le visage en le dévorant du regard, tentant de le réconforter avec un sourire.

- Tsss !!Tss !! Allez !! C’est fini maintenant, nous sommes là tous les deux Thomas et moi nous allons reprendre notre vie comme avant avec vous deux et tous nos autres amis.
- (Raphaël) Jure-moi que tu ne nous laisseras plus « Flo » !! Jure le moi s’il te plait !! J’en ai besoin…. Je ne veux plus jamais revivre ça !!
- Je te le jure « Raphi », plus jamais si je peux l’empêcher !!

Éric troublé regarde Thomas qui lui sourit affectueusement.

- C’est pareil pour toi tu sais !! Ne nous fait plus jamais un coup pareil ou sinon je trouverai le moyen d’aller vous recherchez !!

Il réfléchit quelques secondes avant de reprendre la parole soudainement.

- Il faut prévenir « Yu » le plus vite possible !! Lui aussi doit savoir que vous êtes de retour, il est reparti dans son pays en emmenant sa fiancée et nous ne l’avons plus revu depuis, à chaque fois que nous l’avons eu au téléphone il a éclaté en larmes en disant que c’était trop dur pour lui. J’ai eu Ming aussi et il m’a confié qu’il craignait pour sa santé, des hommes à lui le surveillent nuit et jour de peur qu’il ne fasse une connerie !! Il vous aimait très fort, aussi fort que nous sauf que lui il était seul et n’a jamais voulu revenir vers nous pour…. Enfin tu vois quoi !! Nous voulions lui montrer qu’il comptait toujours autant pour nous mais même « Pat » a du mal à le comprendre, elle aussi est malheureuse je l’ai bien senti à sa voix !!

Je suis troublé autant par le sens des paroles de mon copain que par l’intonation qu’il y a mis et je comprends qu’il y ait matière à s’inquiéter, sachant comment était « Yu » avant de nous rencontrer et l’immense solitude qui était la sienne avant que nous devenions ses meilleurs amis.

- Il faut que je l’appelle !!
- (Éric soulagé) Viens !! Le fixe est en bas dans l’entrée !

Juste le temps d’enfiler nos boxers et nous voilà tous les quatre devant l’appareil que je décroche nerveusement pour composer le numéro des Tsu.

- ….
- 我可以跟你的主人是它吗?告诉他他是法国的一位朋友! (Pourrais-je parler à votre maitre s’il vous plait ? Dites-lui que c’est un ami de France !)
- ….
- 我非常感谢你太多! (Je vous remercie beaucoup !)

Nous attendons tous nerveusement, quand enfin quelqu’un à l’autre bout du fil me fait sursauter.

- ….
- Ming ?? C’est toi ?? C’est Florian !! Tu vas b.... Allô ?? Il y a quelqu’un ?? Allô !!

Thomas me regarde estomaqué.

- Tu as voulu le tuer ou quoi ?? Tu oublies peut être que pour lui tu es mort ??

Je regarde Thomas en comprenant qu’il a raison et que j’avais complètement oublié ce « détail », un long moment passe avant qu’une voix féminine et fortement inquiète me parvienne depuis le combiné.

- ….
- C’est toi « Pat » ?? Ming va bien ??
- ….

J’allais répondre quand Thomas me prend l’appareil des mains et le tend à Raphaël, lui faisant signe de continuer la discussion.

- Allô ??
- ….
- C’est…. Raphaël !!
- ….
- Je veux bien te dire qui c’était mais attends toi à un choc, comment va Ming ??
- ….

Raphaël se tourne vers nous rassurant.

- Il est encore sous le choc mais ça va !!

Il reprend la conversation avec « Pat ».

- Tu es toujours là ??
- ….
- Je rassurais juste les autres pour Ming !!
- ….
- Comment ?? Ah !! D’accord je le lui repasse !!

Il me tend le combiné en me murmurant.

- C’est Ming, il veut te parler !!