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Florian 18 ans surdoué ou Le don de guérir (livre 2) (tome 4) - Version imprimable

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Florian 18 ans surdoué ou Le don de guérir (livre 2) (suite 3) - laurentdu51100 - 03-09-2020

2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (48 / 150) (Vendredi) (Paris) (Yuan) (fin)


« Fin d’après-midi »

Yuan rentre de la fac et dépose ses affaires dans sa chambre avant d’aller ouvrir à son perroquet, il s’arrête net dans le couloir entre les deux chambres quand il aperçoit l’attaché-case de son père rangé dans un coin près du meuble à chaussures.

- P’pa !!! T’es là ???

Personne ne répond, Yuan pense alors tout naturellement que son père est sorti et qu’il rentrera plus tard dans l’après-midi, il ouvre la porte de la chambre d’ami et reste un instant figé en la découvrant vide de toute présence.

- « Coco » !!! Arrête de jouer t’es pas marrant !!!

Force lui est de constater que tout comme son père, le perroquet n’est pas dans l’appartement et Yuan se demande bien où ils sont passés tous les deux.

Il prend son mal en patience et profite d’être seul pour préparer le dîner en attendant leur retour, car il ne fait aucun doute pour lui qu’ils sont partis il ne sait où ensemble.

Yuan sourit malgré tout en imaginant la scène de la rencontre entre son père et l’oiseau particulièrement bavard, il regrette juste de ne pas avoir été là pour y assister et soupire en se disant qu’il en aura très certainement le récit dès leur retour.

Il termine de mettre les épluchures à la poubelle quand il entend des voix dans le couloir qu’il reconnaît aux intonations et qui lui amène déjà un fou rire par anticipation, comprenant au peu qu’il en entend que son père a droit à une mise en boîte de la part du volatile.

- « Rhrra !!! Respire pépère !! On est arrivé !! Rhrra !!! »
- Oui bon !! C’est facile de se moquer quand on se fait porter pendant tout le trajet !!
- « Rhrra !! T’es trop lourd !! Rhrra !!! »
- Vas-y !! Dis que je suis gros !!
- « Rhrra !!!! C’est toi qui l’as dit !!! Rhrra !!! »

Yuan entend la clé entrer dans la serrure et quelques secondes plus tard il ouvre les yeux en grand d’étonnement, en voyant son père en costume trois-pièces d’une élégance certaine dont il ne l’a certainement pas habitué à avoir.

- P’pa !!! Qu’est ce qui t’est arrivé ??

Ming sourit jusqu’aux oreilles.

- Tu en penses quoi mon fils ? J’en jette un max, non ??
- Depuis le temps !! Tu t’es enfin aperçu de ton look ridicule Hi ! Hi ! Qu’est ce qui t’a décidé enfin à t’habiller plus classe ??
- Tu demanderas ça à ton piaf !! C’est quand il s’est foutu de ma poire que j’ai compris qu’il y avait un problème.
- Tu y auras mis le temps p’pa !!

« Coco » s’envole jusque sur l’épaule de Yuan pour y chercher sa caresse, il regarde Ming l’air vexé et le brave homme éclate de rire.

- Il est vexé regarde le Hi ! Hi ! Pas vrai le piaf ??
- « Gros pépère !!! »
- Piaf !!
- « Gros pépère !!! »

Yuan est mort de rire.

- Mais c’est fini vous deux oui !!! On croirait des gosses de maternelle Hi ! Hi !

Ming plisse les yeux d’amusement.

- Ou as-tu trouvé un coco pareil ??
- Nous l’avons acheté avec Thomas et « Flo » !! Comme tu as pu t’en rendre compte, « Coco » est très intelligent et Florian a utilisé son « don » pour la développer encore plus, voilà le travail maintenant Hi ! Hi !
- « Rhrra !!! Florian rouquemoute !! Rhrra !! »
- (Ming) Tu ne dois pas t’ennuyer avec lui ?
- C’est rien de le dire p’pa, mais toi ? Tu aurais pu me prévenir de ta visite ? Je serais rentré plus tôt, tu restes longtemps en France ?
- Hélas non fiston, j’ai beaucoup de travail en ce moment et je dois encore faire signer quelques papiers à Florian avant de repartir.
- Tu n’as qu’à venir avec moi à Reims ? Mon train part dans deux heures, juste le temps de manger et de prendre une douche.
- Et ton oiseau ?
- J’ai des nouveaux copains, des frangins qui n’habitent pas loin et qui vont le prendre chez eux, faut juste le déposer en partant.
- Pourquoi ne le prends-tu pas avec toi ?
- Ça le dépayserait trop et puis il adore être avec « Jo ».
- Je comprends !! Tu passes le week-end chez les Viala ?
- En fait je couche chez « Pat » mais nous allons à la répète du vendredi et je passe mes journées avec « Flo ».
- Je pourrai venir à la répétition ?
- Bien sûr quelle question, « Antho » et la bande seront contents de ta visite.
- De toute façon il fallait que je voie Florian, nous prendrons la limousine.
- Si tu veux, le dîner va être prêt !! Tu n’as qu’à nous servir l’apéro dans le salon en attendant.

Chacun part donc dans son coin, Yuan à la cuisine et son père se servir un verre ainsi qu’à son fils, « Coco » se perche sur un dossier du canapé près de Ming qui machinalement tend sa main libre pour le caresser.

Yuan entend le cri que pousse son père et sourit en comprenant qu’encore une fois « Coco » a réussi son petit effet.

- Yuan !! Viens vite !! C’est ton perroquet !! Il… est… mort !!
- (Depuis la cuisine) Pas grave p’pa !! La poubelle est près du placard, tu n’as qu’à le mettre dedans, nous la descendrons en partant !!

Yuan éclaté de rire, imagine la tête de son père et en effet le brave homme horrifié en a les yeux qui lui sortent des orbites en entendant les paroles totalement indifférentes de son fils, alors que la pauvre bête est étendue près de lui sans vie.

2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (49 / 150) (Vendredi) (Chez les Viala) (L’invitation)


« Dix-neuf heures »

Annie vérifie qu’il ne manque rien sur la table qu’elle a dressée spécialement pour ses invités, elle ne connaît André que par ce qu’elle en a entendu de lui par son mari et Florian et elle se sent un peu stressée des inconnus chez elle.

Ne connaissant pas l’âge exact du petit-fils de celui-ci, elle part du principe qu’il est assez grand pour se tenir à table et que de toute façon il sera toujours temps de voir au cas où.

Il ne manque plus qu’eux, la fratrie comme à son habitude s’est installé dans le salon devant un jeu vidéo qui déchaîne de toute évidence les passions guerrières des garçons.

Les cris qu’ils poussent en sont la preuve flagrante, aussi Annie s’amuse beaucoup à les observer s’escrimer à réaliser les meilleurs scores.

Aurélien n’étant pas à son plus grand étonnement, le dernier à se faire entendre.

Frédéric sort de son bureau visiblement satisfait d’avoir tout son petit monde à la maison, il vient prendre sa femme par la taille et comme elle, s’amuse de l’ambiance passionnée du salon.

« Tic » et « Tac » sont aux pieds de leur maître depuis qu’il est rentré, leurs yeux perçants fixés intensément sur lui visiblement heureux de l’avoir enfin retrouvé et de pouvoir passer du temps près de lui, même si ce n’est comme en ce moment que pour rester figés à le dévorer du regard.

« Ding ! Dong ! »

- (Frédéric) Je crois que ce sont nos invités qui arrivent !! Arrêtez votre jeu les garçons, nous ne tarderons pas à nous mettre à table si nous sortons ensuite pour écouter Anthony.

Annie ouvre la porte et se retrouve devant un couple souriant quelque peu plus âgés qu’elle et son mari, accompagné d’un adolescent châtain blond tout frisé comme un caniche, au regard étrangement absent.

- Bonjour !! Je suis Annie l’épouse de Frédéric, vous avez trouvé facilement ?
- Bonjour, enchanté de faire enfin votre connaissance !! Frédéric nous parle beaucoup de sa charmante épouse et je suis heureux de constater que vous êtes encore plus belle qu’il vous a décrite.

Annie est charmée et se retourne vers son mari.

- Dis chéri !! Tu ne m’avais pas dit que ton ami savait si bien parler aux femmes ??

Frédéric arrive à son tour amusé.

- Si j’avais su je ne l’aurais pas invité Hi ! Hi ! Comment tu te sens « Dédé » ?

André prend sa femme à témoin.

- Comme un jeune homme pas vrai ma chérie ?

Frédéric voit bien les joues de la femme d’André rosir brusquement, se demandant bien pourquoi mais ne voulant pas la mettre mal à l’aise il les prie d’entrer et les débarrasse de leur manteau.

André fait les présentations.

- Carole mon épouse et Gauthier mon petit-fils !

Annie présente à son tour ses garçons.

- Et le dernier il n’y a pas besoin de vous dire qui c’est Hi ! Hi !
- (Carole avec un grand sourire) Le fameux Florian à qui nous devons tant je présume ?
- Enchantez madame !!

André sourit de l’étonnement de sa femme quand Florian au contraire des trois autres garçons ne lui serre pas la main mais vient l’embrasser sur les deux joues, ensuite suit un enchaînement de faits qui le fige tout comme sa femme dans un étonnement proche de l’ahurissement.

Florian tout naturellement s’est tourné vers le jeune Gauthier et lui fait la bise, il plaque ensuite son front sur celui du garçon en plongeant ses yeux dans ceux de l’adolescent, restant ainsi de longues secondes où plus un bruit ne résonne dans l’appartement, chacun retenant son souffle en attente du pourquoi de son geste.

***/***

Je vois une étrange flamme loin tout au fond de son regard et je m’y accroche en tentant de la faire remonter à la surface, elle semble lentement se rapprocher me faisant comprendre qu’une forte intelligence quoique semblant différente émane de ce garçon.

Son monde est à la marge du nôtre, n’y retenant que le strict minimum pour survivre alors que sans doute pour lui tout ce qui pour nous est la vie normale, doit lui paraître incompréhensible et probablement effrayant, malgré tout la flamme dans ses yeux s’avive à mon contact.

Quelque chose se passe que je ne comprends pas sur le coup, cette chose semble l’attirer comme s’il entendait des paroles qui lui expliqueraient comment se connecter à la réalité.

Cela me revient d’un coup comme un boomerang, j’entends alors dans ma tête d’abord un son diffus et confus qui prend soudainement un sens et dont les paroles me deviennent soudainement compréhensibles.

***/***

« Conversation mentale »

- Enfin !! Après toutes ces années, nous pouvons "enfin" communiquer !!



2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (50 / 150) (Vendredi) (Chez les Viala) (L’invitation) (suite)


- Qui est tu ??
- Te sens-tu prêt à recevoir cette information ?
- Oui !!
- Alors voilà ce que je suis !!


***/***

J’ai l’impression soudaine que ma tête va exploser, des milliers d’images et de sons compressés entrent dans mon cerveau en quelques nano-secondes, c’est comme une lumière où toutes les couleurs s’entremêleraient dans un arc-en-ciel aveuglant.

Un mouvement de recul décolle mon front de celui du garçon qui tout comme moi très certainement, se retrouve hébété par ce qu’il vient de nous arriver.

La douleur dans mon crâne disparaît aussi rapidement qu’elle est venue, je ne ressens rien de plus qu’avant le contact et je n’en connais pas plus sur l’entité en moi, sûrement que mon mouvement de recul a interrompu la communication avant qu’elle ne soit terminée.

Carole se précipite affolée vers Gauthier pour le prendre dans ses bras, Le garçon se laisse aller contre elle les jambes flageolantes.

- Mon Dieu !! Que lui arrive-t-il ? Mon chéri !! Tu m’entends mon chéri ??
- Tout va bien grand-mère !!

André me regarde le visage livide, ses yeux se tournent ensuite vers sa femme et son petit-fils.

- Il t’a répondu !!!! Comment est-ce possible ??

Il se précipite sur eux et prend son petit-fils par les épaules en le regardant dans les yeux.

- Tu te rappelles qui je suis mon chéri ?
- Oui grand père !

Frédéric me prend par un bras et m’attire un peu plus loin.

- Qu’est-ce qu’il se passe enfin ??
- Gauthier est autiste, tu ne le savais pas ?
- Et comment j’aurais su ça moi !! C’est la première fois que je le vois et que j’en entends parler !! Qu’est-ce que tu lui as fait ?
- Moi rien !! Mais apparemment la… « chose »…. Qui est dans ma tête s’est réveillée, je pense que ce jeune garçon va petit à petit remettre les pieds sur terre et ça grâce à un extraterrestre Hi ! Hi ! Je trouve ça plutôt fort !! Pas toi ?

Frédéric ne sait quoi répondre, tenter de sourire à la plaisanterie alors qu’en même temps l’émotion d’André et de Carole lui amène les larmes aux yeux.

- (Annie) Si nous passions à table ? Je pense qu’il faut laisser du temps à votre petit-fils pour que lui-même comprenne ce qu’il lui arrive, de plus ce n’est peut-être qu’un effet temporaire du contact avec Florian alors gardez espoir mais ne vous emballez pas et attendez d’autres signes s’il y en a avant d’en espérer trop de cet instant qui quoique troublant n’est peut-être rien de plus qu’un moment de lucidité propre à cette maladie. Gauthier est bien autiste n’est-ce pas ?

Carole qui serre encore plus fort le garçon :

- Oui !! Physiquement il paraît normal mais mentalement il est dans son monde, très loin de nous le plus souvent.
- (André) Il nous surprend souvent, par exemple il adore la musique et il est capable d’écrire des pages et des pages de notes qui pour nous ne veulent rien dire.
- (Frédéric) Il faudra nous montrer ça !! Les amis de mes fils sont musiciens, ils comprendront certainement ce qu’il couche sur le papier et vous diront ce qu’ils en pensent.

Annie est semble-t-il particulièrement bien renseignée sur le sujet.

- C’est le propre de l’autisme d’être très fort sur une matière, pour beaucoup ce sont l’observation ou les mathématiques, alors pourquoi pas la musique !! Mais mettons-nous à table sinon ça va finir par carboniser en cuisine Hi ! Hi ! Quand à ce qu’il en est de la musique, nous verrons bien comment Gauthier réagira ce soir en écoutant nos amis.

Chacun s’installe donc à table, l’apéritif et ensuite l’entrée permettent à toute la tablée de mieux faire connaissance et les rires commencent à fuser à droite à gauche en instaurant une ambiance amicale que tous apprécient.

Gauthier ne dit plus rien depuis les deux phrases répondant aux questions de ses grands-parents, il semble ailleurs et sa tête dodeline jusqu’au moment où ses yeux fixent le petit rouquin en face de lui et que des paroles inintelligibles ne ressemblant à rien de ce qui se parle sur terre, résonnent dans la pièce.



2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (51 / 150) (Vendredi) (Chez les Viala) (L’invitation) (fin)


***/***

« Traduction »

- Mon esprit s’est échappé dans ce corps.
- Pourquoi ?
- Parce que c’était l’unique occasion, que tu es prêt et que je n’ai plus rien à t’apprendre, ton esprit tout comme ton corps sont arrivés au point où nous en étions avant l’ascension et tu connais maintenant toutes les raisons qui ont fini par détruire notre monde, protège le tien de cette folie.
- Je ne me sens pas autrement qu’avant ce soir pourtant ?
- Ah oui, le crois-tu vraiment ? Où as-tu appris notre langue alors ? Il n’y a ni livres, ni films sur cette planète où tu aurais pu l’apprendre tu le sais bien. Ton esprit trouvera ce qu’il a besoin de savoir au moment où il en aura besoin, ce serait trop brutal de t’éveiller à toutes ces informations d’un seul coup.
- Pourquoi m’as-tu quitté ? Ai-je fait quelque chose de mal ?
- Bien sûr que non jeune humain !! Juste que tu étais prêt et que le temps était venu pour moi de retrouver les miens pour préparer ta venue.
- Tu sais donc ??
- Depuis le commencement oui !! C’est d’ailleurs pour cette raison que je suis entré dans ce corps qui est aussi devenu le tien.
- Qu’arrivera-t-il après ?
- Je ne peux te révéler ce qui sera !! Je peux juste t’affirmer qu’il sera nécessaire d’en passer par là et tu sais très bien pourquoi !
- Combien reste-t-il ?
- Seul toi peut connaître la réponse à cette question, nous avons juste été là au bon moment pour que tout ceci puisse être.
- Tu ne peux vraiment pas m’en dire plus sur ce qu’il adviendra ensuite ?
- Je pourrai en effet mais cela ne t’aidera pas dans l’immédiat, sache seulement que les réalités sont multiples.
- Je tâcherai de m’en souvenir !! Qu’en sera-t-il de ce garçon dont tu occupes maintenant l’esprit ? En feras-tu comme tu as fait pour moi ?
- Tu sais bien que c’est impossible, il est trop ancré dans sa réalité et ma présence en lui n’a pu se faire que grâce ou à cause de son manque de résistance, mais ce ne sera que temporaire et tu devras m’aider à ce que je retrouve la partie de mon peuple qui m’attend afin que nous puissions être assez puissants pour préparer ton retour après que tout ce qui doit être fait sera terminé.
- Veux-tu que je fasse revenir la pierre qui te sert d’enveloppe corporelle ?
- Non !! Il y a trop longtemps même pour moi que je l’ai quitté et il me faudra l’aide des miens, fais emmener le garçon dans la clairière.
- Pourras-tu rendre à ce garçon le sens des choses avant de le quitter ?
- Le veux-tu ?
- Bien sûr que oui !! Ses grands-parents le méritent, ils ont donné tout leur temps pour lui.
- Alors comment pourrait-il en être autrement !! Sache que cet humain n’est pas malheureux et qu’il vit une vie intérieure très riche, un peu comme toi tu le fais d’une certaine façon.
- Merci !!
- C’est à moi de te dire merci jeune humain !! J’ai retrouvé grâce à toi un sentiment et des sensations que j’avais fini par oublier avec le temps.
- Et tu m’en as fait découvrir d’autres assurément !!
- Je t’aime jeune Florian ! Sache-le !
- Maintenant je comprends ce que tu es et surtout ce que tu as été.
- Je suis « un » et je suis « tous » !


***/***

Les convives écoutent ces paroles dénuées pour eux du moindre sens, le fait que Florian parle le même langage rassure ses proches et laissent les grands-parents du jeune Gauthier dans une expectative totale où l’ahurissement est et de loin, l’expression la plus visible sur leurs traits.

Le jeune autiste déconnecte visiblement une nouvelle fois de la réalité, son regard étrangement révulsé à nouveau perdu dans son moi intérieur.

Guillaume en prenant nerveusement la main de Florian assis à côté de lui.

- C’était quoi ce langage ?
- Celui d’un passé très reculé ou encore d’un avenir très éloigné qui sait !!
- Comment se peut-il que Gauthier le connaisse ?

Ne voulant pas trop en dire :

- Transfert !!
- (Aurélien surpris) Tu veux dire ?

Il montre sa tête puis la mienne d’une main rapide.

- Pfttt !!! Comme ça !!
- Exactement !
- (Guillaume curieux) Il n’est plus avec toi ?
- On dirait bien oui !
- (Guillaume toujours) Que vas-tu faire maintenant ?
- Gauthier doit se rendre dans la clairière pour qu’il retrouve les…

Je me reprends devant ses grands-parents qui ne doivent pas comprendre grand-chose à toute cette conversation pleine de sous-entendus.

-… Ses esprits !!
- (Damien) Comment sais-tu tout ça ?
- Parce que nous venons d’avoir une conversation ensemble je te rappelle !

Damien comprend enfin de quoi il retourne.

- Tu as parlé avec E-T ??? Qu’est-ce qu’il te disait ?

Je souris d’un air moqueur mais la poitrine oppressée d’une grande appréhension intérieure en lui mettant mon index d’abord sous les yeux, puis en le pointant vers le ciel.

- Rentrer ! Maison ! Hi ! Hi !




Florian 18 ans surdoué ou Le don de guérir (livre 2) (suite 3) - laurentdu51100 - 03-09-2020

2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (52 / 150) (Vendredi) (Paris) (Sacha)


Sacha entend les pas et ouvre la porte à la volée avant que son ami n’ait eu le temps de frapper, ils se regardent quelques secondes et avec un grand sourire, se jettent dans les bras l’un de l’autre.

Sacha après l’avoir fait entrer :

- Toujours aussi beau gosse « Max »
- J’allais te faire la même remarque figure toi !!
- (Sacha) Tu te rappelles l’école ??
- Comment oublier six ans de ma vie ?
- Cinq pour moi, je te revois ce jour-là quand tu es venu vers moi en me disant que je te plaisais et que si je voulais être ton copain, je n’avais qu’à te suivre pour partager ta chambre.
- (Maxence amusé) Ce que tu as fait sans hésiter si je me souviens bien !
- J’avais trop peur de tout ce qu’il m’arrivait alors et tu as été comme une bouée à laquelle je me suis accroché pour ne pas sombrer dans la dépression.
- Hum !! Juste pour ça ?
- J’avoue que non Hi ! Hi ! J’ai aussi flashé sur ce beau petit blond qui est devenu un de mes meilleurs amis, la preuve que déjà à cette époque-là je t’avais bien jugé !!
- Nous formions un sacré groupe !! Il n’était pas bon venir nous chercher des noises !!
- As-tu des nouvelles des autres ?
- Non jamais !! Mais tu sais très bien pourquoi !! Je devais me réinventer une vie pour pouvoir un jour reprendre du service, et toi ?
- Pareil sauf que moi du service, je n’en ai pas manqué depuis la sortie de l’école !!
- Tu étais le meilleur avec « Stan ».

Maxence voit le regard de son ami s’assombrir.

- Il lui est arrivé quelque chose ?
- Il est très certainement mort et c’est la raison de ma présence ici, as-tu déjà entendu parler d’un certain Florian De Bierne ?
- Non !! C’est lui qui a eu « Stan » ?
- Je ne le pense pas, en fait c’était cet homme la mission de Stanislas, il devait découvrir ce qu’il était réellement et pourquoi la DST le protège.
- Je peux me renseigner ?
- OK mais soit prudent !! Je n’ai pas eu l’ordre de te « réveiller » et beaucoup des nôtres se sont déjà fait prendre à vouloir trop s’approcher de ce gars, surtout n’utilise pas l’informatique !! C’est la première chose que je ferai surveiller à leur place.
- Comment tu vas faire alors ?
- J’ai la liste des agents en sommeil dans la région, comme pour toi je leur demanderai juste d’ouvrir l’œil mais de ne surtout pas montrer qu’ils s’intéressent un tant soit peu à cet homme. Par contre il me faudrait une couverture, je dois pouvoir répondre à une éventuelle demande d’identification, je me rappelle que c’était ta spécialité.
- Ça l’est toujours et en plus tiens-toi bien !! Je suis flic !! Alors je devrais pouvoir te trouver ça assez facilement, il faut juste me laisser un peu de temps pour réunir les documents et les falsifier.
- Combien de temps ?
- Minimum une semaine quand même !! Il me faudra juste quelques photos d’identité.
- OK, je te ferai ça demain, j’ai vu une cabine au centre commercial.
- (Maxence grimace) Je préfère les faire moi-même, ce sera plus facile à retoucher. Tu as donc oublié nos cours la dessus ?
- Ce n’était pas ceux que je préférais !!
- Sinon !! Comment se sont passées ses six dernières années depuis qu’on ne s’est pas vu ?

Sacha déroule les grandes lignes des différentes missions essentiellement en Europe de l’est où il a pu assouvir son besoin d’affirmer son autorité mais aussi son appétit pour d’autres activités dont il préfère adoucir la réalité pour ne pas choquer son copain qu’il se rappelle beaucoup moins sujet à la cruauté que lui.

Maxence l’écoute avec envie, combien il aurait aimé vivre une vie aussi trépidante que celle de son ami !! Alors que lui est resté ici à Paris depuis sa sortie, sans jamais avoir été appelé une seule fois. Se demandant même s’ils ne l’auraient pas oublié, ce qui visiblement n’est pas le cas puisqu’il se trouvait dans la liste que détient son ami.

- Et tes amours dans tout ça ?
- Je viens de prendre une claque !
- Raconte ?
- J’ai juste failli oublier que dans notre métier il ne faut pas s’attacher plus que nécessaire.
- Tu es tombé amoureux ?

Sacha fronce les sourcils un bref instant.

- Oui !! Enfin je crois !! Mais je me suis repris à temps heureusement, et toi ? Les amours ?
- Bof !! Je profite un peu de l’uniforme pour me taper quelques jeunes zonards pris en flag, mais ça craint avec mes coéquipiers.
- Toujours ton besoin de prendre de force pour éprouver du plaisir ?
- Tu sais comment je suis !! En plus c’est plus fort que moi, j’aime trop les voir se soumettre et se forcer à tout accepter alors qu’ils sont de toutes évidences de pures hétéros.
- Chacun ses secrets cachés.
- Tu aimais bien ça pourtant à l’époque, rappelle-toi ?
- Peut-être oui !
- Sauf que toi il fallait les faire vraiment souffrir et ça n’avait plus rien à voir avec le cul !!
- Le principal était qu’on y trouvait chacun notre compte.
- Exact, c’était le bon temps, on se vidait les couilles plusieurs fois par jour à cette époque et de parler de ça, ça me donne une idée qui pourrait remettre notre petite équipe comme au bon vieux temps et te permettre en plus d’avoir ta couverture.

Sacha sourit l’œil brillant.

- Joindre l’utile à l’agréable ? Hum… oui !! Pourquoi pas !!


2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (53 / 150) (Vendredi) (Paris) (Antoine)


« Vingt-trois heures »

C’est arrivé aux portes de Paris après avoir passé la nuit et la journée entière avec sa nouvelle famille, qu’Antoine surpris regarde le compteur de la voiture.

Celui-ci indique deux cent vingt kilomètres heures, il reporte son regard vers Maurice qui fixe la route en écoutant la radio.

- Il n’y a pas des limitations de vitesse comme chez nous, en France ?
- Bien sûr que si !!
- C’est normal de rouler aussi vite alors ?
- Je suis pressé figure toi et il va falloir que je te trouve un endroit pour passer la nuit, c’est trop tard pour t’emmener à Begin et chez moi il y a déjà un invité.
- Je peux dormir à l’hôtel ?
- On va essayer d’éviter si tu veux bien !! Je préférerais que tu restes sous surveillance, on ne sait jamais !!
- Ah !! Je comprends !!

Maurice installe son portable sur l’adaptateur main libre et cherche dans son agenda à qui il pourrait demander ce service, un sourire lui vient quand il lit le nom de Victor et sa décision est vite prise, il se tourne alors vers le jeune homme en souriant.

- Je vais te présenter à des tout nouveaux amis de ton cousin, tu verras, ils sont assez spéciaux pour que tu t’intéresses à eux.
- Ah oui ? Qu’est-ce qu’ils ont de spéciaux ?
- Tu t’en rendras vite compte mon garçon Hi ! Hi !

Antoine marque la surprise devant l’air soudainement enjoué de cet homme qui jusqu’à présent lui semblait plutôt coincé du cul, quoique très sympathique au demeurant et il le regarde envoyer l’appel, puis attendre que quelqu’un réponde.

"À la troisième sonnerie."

- Allô !!
- Victor ? C’est Maurice !!
- Un problème patron ??
- Plutôt un service, j’ai avec moi un jeune homme qui nous sera très utile dans notre enquête !! Il connaît de vue celui qui remplace Stanislas, seulement le gars en question le croit mort alors je ne voudrais pas prendre de risques inutiles et dès demain il ira à Begin, je t’expliquerai ça plus en détail une fois chez toi si tu es d’accord pour l’héberger cette nuit.
- Pas de problèmes patron, les garçons lui feront de la place !!
- C’est aussi ce que je m’étais dit !! En plus c’est le cousin de Florian alors je ne pense pas qu’ils feront la grimace quand tu leur diras.
- Sacré coïncidence ça patron !! Vous arrivez quand ?
- Un petit quart d’heure, ça roule bien à cette heure !!
- Entendu !! On vous attend patron
- (Une voix) « Rhrra !!! Salut Patron !!! Rhrra !!! »

Maurice éclate de rire :

- Tiens !! Il est là celui-là ?? Qu’est-ce qu’il fait chez vous ? Hi ! Hi !
- (Victor amusé) C’est toujours mieux que dans une poubelle !!

Maurice entre dans Paris et diminue sa vitesse, plus attentif au trafic.

- Tu me raconteras ça tout à l’heure, je ne doute pas que ça doit être passionnant !!

Il raccroche et jette un coup d’œil amusé vers Antoine qui bien sûr se demande bien de qui peut bien provenir une telle voix si spéciale.

- C’était qui l’autre gars ?
- Un autre copain de ton cousin Hi ! Hi !
- Il en a encore beaucoup ?
- Certainement encore plus que tu ne l’imagines, Florian est un garçon très attachant et de ce fait il a beaucoup d’amis.
- Comme ceux d’où nous venons ?
- De la même trempe oui !! Comment as-tu trouvé Thomas et ses copains au fait ? Je ne t’ai pas demandé !!

Antoine rougit ce qui ne manque pas d’amuser encore plus Maurice qui connaît maintenant les penchants du jeune homme.

- Ça doit te laisser rêveur pas vrai ?
- C’est le moins qu’on puisse dire d’eux !! Les autres sont tous comme ça ?
- Niveau physique je te répondrai oui, ton cousin a aussi le « don » de choisir ses amis dans les magazines peoples Hi ! Hi ! Par contre ils sont tous en couples, certains comme Florian avec Thomas et d’autres de façons plus conventionnelles.
- Je n’ai pas de chance alors !!
- Je ne dirais pas ça si j’étais toi.
- Et pourquoi donc ? Ce sera bien moi le seul célibataire si je comprends bien ?
- Ils l’étaient tous aussi au début et crois-moi ça n’a pas duré longtemps, ton cousin encore une fois doit y être pour beaucoup dans tous ces rapprochements.
- Encore un « don » ?
- Tu ne crois pas si bien dire !! Thomas a dû t’en toucher deux mots, je ne sais pas jusqu’où il t’a révélé ce qu’est ton cousin mais tu t’en feras très vite une idée dès que vous vous connaîtrez.
- Je le rencontrerai quand ?
- Hum !! Le connaissant je dirai très bientôt, Thomas ne tardera pas à lui parler de toi et connaissant le loustic, je ne serai pas étonné de le voir débouler d’ici peu et même peut-être dès ce week-end, qui sait ?
- C’est un vrai pigeon voyageur ce mec ?
- Il ne tient pas beaucoup en place je te l’accorde !! Ah !! Nous arrivons chez Victor, il ne reste plus qu’à trouver une place pour garer la voiture et vu le quartier, ça ne va pas encore être de la tarte !!


2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (54 / 150) (Paris) (Vendredi) (Romain)


« Début de soirée »

C’est en transportant un énorme baluchon presque aussi grand que lui, que Romain arrive devant l’appartement de Jean-Baptiste et qu’il sort fièrement le trousseau de clés que lui a donné son nouveau et premier petit copain, il entre en se débarrassant aussitôt de son fardeau puis soupire de soulagement.

Il ne leur a pas fallu bien longtemps après les ébats et découvertes de ce matin pour que la décision de son emménagement soit prise et mise en œuvre dans la foulée, Romain ouvre la porte de la chambre et sourit en la refermant pour se tourner vers l’autre chambre qu’il partagera dorénavant avec Jean-Baptiste.

Il est seul dans l’appartement car son copain l’a averti qu’il terminait son service plus tard que lui, Romain en profite donc pour ranger ses affaires dans l’armoire maintenant commune et il est agréablement surpris de constater qu’une moitié a été libérée de toute évidence spécialement pour lui.

Il sourit, amusé en voyant ses uniformes à lui près de ceux différents de son ami, autant par la coupe que par la taille et se rappelle quand le fourrier l’a vu entrer dans la pièce pour y prendre son paquetage lors de son incorporation.

Il est reparti ce jour-là avec à peine le quart de ce qu’il aurait dû recevoir, sa taille n’étant pas et de loin, celle qui était tenue en réserve et il lui a fallu attendre plusieurs semaines pour toucher enfin ce qui lui revenait, passant cette période en civil sous le regard moqueur mais aussi amusé des autres militaires qui voyaient arriver vers eux cette crevette aux allures de clown.

Il s’imagine Florian à sa place et éclate tout seul de rire rien qu’à l’image qui lui passe par la tête, imaginant son ami et les réflexions que lui ne se serait pas privé de faire pour leur rabattre leurs caquets, ce que lui-même bien sûr n’a pas osé car beaucoup trop intimider à l’époque pour ça.

Romain profite qu’il soit seul pour visiter de fond en comble l’appartement, s’imprégnant d’où sont rangées les choses pour qu’elles lui viennent naturellement dans les mains quand il en aura besoin.

« Toc ! Toc ! »

Romain sursaute car il ne sait comment réagir, ne voulant pas mettre son ami en porte à faux avec le ou la visiteuse qui se demanderait ce qu’il peut bien faire seul chez Jean-Baptiste.

« Toc ! Toc ! »

- « JB » ? C’est « Lis » ! Tu es là ??

Romain recule et bute sur un tabouret de la cuisine.

- Ouvre « JB » ! Je t’ai entendu ! Je sais que tu es là !

Romain soupire et pense à juste titre qu’elle va avoir une drôle de surprise en le voyant, il décide alors d’aller lui ouvrir pour ne pas qu’elle s’imagine autre chose et commence à alerter les voisins.

Il se retrouve en face d’une grande jeune femme, mais pour lui elles sont beaucoup comme dans son cas à sembler grandes.

Lisbeth sourit de façon espiègle en baissant les yeux sur lui. Elle se doute bien de qui est ce garçon mais par contre elle est agréablement surprise et pour le coup questions surprises elle est servie, quand elle le regarde en détail de la tête aux pieds.

Elle ne peut que constater que tout ce qu’elle voit lui plaît, que ce soit le corps fin mais pas maigre du jeune homme ou encore sa bouille craquante qui la regarde, visiblement gêner d’être découvert seul dans l’appartement de son frère.

- Bonjour ! Tu dois être Romain je présume ?
- Heu ! Oui ! Jean-Baptiste vous a parlé de moi alors ?
- Mon frère n’a jamais eu de secret pour moi et tu n’as pas à t’inquiéter, je suis parfaitement au courant pour vous deux.
- (Romain surprit) Depuis quand ?
- Quelques jours !
- Impossible, puisque nous nous sommes déclarés que depuis ce matin !
- Peut-être pourrions-nous avoir cette discussion ailleurs que sur le palier ?
- Oups ! Excusez-moi !

Lisbeth entre et referme derrière elle.

- Je savais que « JB » était retombé amoureux mais il n’était pas sûr de la réciproque, je crois comprendre que maintenant il ne se pose plus ce genre de questions !
- Comment ça retomber amoureux ?
- (Lisbeth étonnée) Il ne t’a pas dit pour Nicolas ?
- C’est qui celui-là ?
- C’était devrais tu plutôt dire, Nicolas est mort d’un accident il y a deux ans et mon frère en a été longtemps très affecté, jusqu’à il y a quelques jours je dirais. Je pense que tu y es pour beaucoup, maintenant c’est à lui et non à moi de te parler de Nicolas, il le fera certainement quand il se sentira prêt. Parlons plutôt de toi ! Comment trouves-tu mon petit frère ?

Romain a les yeux qui brillent de malice quand il répond :

- Grand !


2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (55 / 150) (Paris) (Vendredi soir) (Chez les Novak)


Victor entre dans la chambre des triplés.

- Faites de la place les garçons ! Vous allez avoir un invité cette nuit !

Jordan avec une moue de contrariété.

- C’est quoi encore cette embrouille p’pa ??
- Il n’y a pas d’embrouille, c’est de la faute à qui si nous n’avons plus de chambre d’ami ? À trois gamins qui trouvaient leur chambre commune trop petite il me semble et qui n’ont pas voulu se séparer ! Vous n’avez à vous en prendre qu’à vous s’il n’y a plus un seul endroit dans cette maison pour accueillir un invité.
- (Johan) Oui mais il n’y a pas de place ici non plus ?
- (Victor) Il y a trois grands lits, vous n’aurez qu’à vous organiser et en plus ce n’est que pour le reste de la nuit et vu l’heure !
- (Jonas) C’est qui p’pa ?

Victor retient un rictus de moquerie.

- Un homme qui est sous surveillance de nos services, mon patron m’a demandé ça comme un service et je ne pouvais pas le lui refuser vous comprenez bien !
- (Jordan dégoûté) Un vieux en plus ! Manquait plus que ça !
- (Johan amusé) Bah ! Il aura qu’à coucher avec Jonas, depuis le temps qu’il rêve d’un homme dans son lit Hi ! Hi !
- (Jonas) Ça va pas la tête, non mais ! Tu me prends pour qui ?
- (Johan en riant) Pour un gros PD ma poule Hi ! Hi !
- (Victor) Débrouillez-vous entre vous ! Ils seront là dans cinq minutes !

Les trois frangins attendent que leur père soit sorti pour donner leurs impressions.

- (Jordan toujours furax) C’est quand même un comble ! Pourquoi les parents ne le prennent-ils pas dans leur chambre ? Après tout c’est pour faire plaisir à son patron !
- (Johan) Ce n’est pas une cata non plus ! Nous rapprochons deux lits et nous dormirons tous les trois, en plus ce ne sera pas la première fois.
- (Jonas soupire) Sauf que demain matin nous ne pourrons pas faire nos exercices de tir !
- (Johan) Ça y est ! Le pervers qui se réveille Hi ! Hi ! On se rattrapera dès qu’il sera reparti, demain c’est samedi rappelez-vous !

« Ding ! Dong ! »

- (Johan) Tiens justement les voilà qui arrivent ! Ne bougez pas, je vais jeter un œil pour voir la tronche du vieux !

***/***

Victor va ouvrir la porte et fait entrer son patron et le jeune homme qui l’accompagne, un sourire lui vient aux lèvres quand il le voit distinctement.

Le garçon visiblement intimidé n’est guère plus âgé que ses fils, légèrement plus petit que les triplés c’est un beau garçon bien découplé aux cheveux bruns à la coupe militaire et au regard d’un vert si intense que c’est la première chose que l’on remarque en sa présence.

Victor sourit quand il voit les yeux du garçon marquer l’étonnement d’une façon si comique, il tourne la tête pour voir ce qui l’a transformé aussi soudainement et aperçoit un de ses fils qui lui aussi a un moment de bug quand il comprend qu’ils se sont fait encore une fois jouer par leur père.

Maurice bien sûr ne rate rien du manège et attend la suite en se doutant bien que s’il n’y a qu’un des triplés qui est apparu, c’est qu’ils vont encore tenter de faire tourner en bourrique le nouvel arrivant surtout qu’il n’a pas prévenu Antoine justement pour cette raison.

Une fois que son patron lui a présenté Antoine, Victor à son tour présente sa femme et les fait asseoir dans le salon avant d’entamer la conversation.

- (À son fils) La chambre pour notre invité est prête « Jo » ?
- Presque p’pa ! Justement c’était pour prendre des draps propres que je suis venu.
- (Catherine sa mère) Tu sais où ils sont et tu ne me mets pas les sales en vrac par terre comme à ton habitude.
- Oui m’man ! Je vais déjà emmener les sales avant comme ça ce sera fait.

Johan n’attend pas la réponse et file dans la chambre, il démonte alors vite fait les draps d’un des lits devant ses deux frères qui se demandent bien ce qu’il lui arrive. Jordan perçoit quand même le petit clin d’œil que lui fait son frère en montrant Jonas de la tête et n’est donc pas surpris de recevoir les draps à la figure.

- (Johan) Tiens ! Emmène-les à la buanderie en passant par le salon surtout, comme ça, tu verras le papy qui va pieuter avec nous.
- (Jordan) OK j’y go !

***/***

Antoine revient à peine de sa surprise d’avoir vu ce grand rouquin magnifique aux cheveux dressés à l’iroquoise, que ses yeux une nouvelle fois prennent cet air d’étonnement qui doit lui venir de son père vu qu’apparemment aux dires des personnes qui le connaissent, son cousin aurait le même.



Florian 18 ans surdoué ou Le don de guérir (livre 2) (suite 3) - laurentdu51100 - 03-09-2020

2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (56 / 150) (Paris) (Vendredi soir) (Chez les Novak) (suite)


Il voit donc revenir à peine une minute plus tard le jeune beau mec qui avait déjà attiré son attention, seulement en plus de le voir ce qui lui semble normal puisqu’il était parti pour, réapparaître en tenant la brassée de draps, il se montre également avec une tenue de nuit entièrement différente et c’est ce qui lui a amené cette expression incrédule.

Jordan tout comme son frère avant lui bugue un bref instant, il comprend alors pourquoi ce clin d’œil de Johan et sourit à son tour.

- Je vais prendre les propres m’man !!

Catherine cache difficilement son amusement car elle a bien compris que c’est un autre de ses fils qui vient apparaître dans le salon et que le jeune Antoine va avoir la surprise de sa vie quand il comprendra la supercherie.

Les adultes se taisent le temps que Jordan fasse l’aller-retour à la buanderie et retourne dans sa chambre non sans jeter encore une fois un regard en passant à celui qui va passer la nuit avec eux.

***/***

Les deux frangins le voient arriver les bras chargés, Johan claque gentiment une cuisse de Jonas.

- À ton tour !!
- Je dis quoi moi ?
- N’importe quoi !! Qu’il manque un oreiller par exemple, dépêche-toi qu’il comprenne bien que tu n’as pas eu le temps de te changer.

***/***

Antoine cette fois encore a les yeux qui s’exorbitent de surprises, le rouquin à peine rentré dans la chambre en ressort avec encore une fois une tenue de nuit entièrement différente des deux premières, ce qui lui semble impossible vu le peu de temps où il l’a quitté des yeux.

Jonas qui bien sûr le cherchait du regard, ou tout du moins le vieil homme annoncé par Johan, en reste bouche bée quand il aperçoit à son tour qu’il s’est fait avoir en beauté. Mais ce n’est rien par rapport à l’énorme bouffée de chaleur qui lui remonte des reins en plongeant ses yeux dans ceux du jeune homme qui paraît tout autant étonné et troublé que lui.

Antoine lui aussi à la gorge qui s’assèche brusquement, il reconnaît le symptôme qui ressemble en tout point à celui éprouvé lors de sa première rencontre avec Sacha et reste interloqué de ne le ressentir qu’au troisième passage du jeune rouquin.

Victor remarque aussitôt la différence d’avec ses deux autres fils et comprend tout de suite que quelque chose se passe entre les deux garçons qui restent immobiles visiblement troublés par la vision qu’ils ont l’un de l’autre.

- Qu’est ce qui te manque cette fois-ci ?
-…
- Hou ! Hou ! Mon fils !! C’est à toi que je parle !!
- Hein !! Quoi ?? À oui !! Il manque un oreiller !!

Jonas se force à détourner son regard du jeune invité et part aussitôt en direction de la buanderie chercher ce pour quoi il était censé être venu, Antoine sourit alors comprenant d’un seul coup le subterfuge.

- Ce sont des jumeaux pas vrais ?
- (Maurice amusé) Qu’est ce qui te fait dire ça mon garçon ?
- Déjà le changement de vêtements éclair, je me disais bien que ce n’était pas possible de le faire aussi vite et j’imagine qu’ils l’ont fait exprès pour s’amuser à mes dépens ?
- (Victor avec le sourire) C’est leur jeu favori, tu les as très vite percés à jour !! Bravo petit !!
- (Maurice) Et ensuite ? La deuxième chose qui t’a mis la puce à l’oreille ?

Antoine devient subitement rouge vif, ce qui fait sourire les deux hommes qui se sont aperçus de l’échange sans équivoque de regard entre les deux garçons.

- C’est disons heu !! Une impression !!
- (Catherine curieuse) Quelle impression ? Moi je n’arrive toujours pas à les reconnaître alors j’aimerais que tu m’expliques.

Victor voit bien la gêne du jeune homme et lui vient à l’aide en répondant à sa place.

- Mon petit doigt me dit que notre « Jo » et ce jeune homme vont très vite devenir des amis très proches.

Catherine d’abord surprise remarque alors le visage en feu du jeune Antoine, elle comprend alors ce que son mari veut dire par là et son visage s’illumine d’un grand sourire, ayant déjà inconsciemment apprécié ce beau brun au regard si troublant.

- Et bien !! Vous m’en direz tant !! Si je m’attendais à celle-là !!!

Deux garçons restés planqués dans un coin du couloir ont assisté eux aussi à la scène entre leur frère et le jeune invité, ils repartent en catimini vers leur chambre et referment silencieusement la porte derrière eux, ils se regardent alors avec un ahurissement non feint.


2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (57 / 150) (Paris) (Vendredi soir) (Chez les Novak) (fin)


- (Johan) Nous voilà bien maintenant !! Il ne manquait plus que ça !!

Jordan hoche la tête en signe d’accord avec son frère.

- Va falloir surveiller notre « Jo » s’il commence à tomber amoureux de tous les mecs pas trop mal qui lui passent devant les yeux !
- (Johan troublé) C’est sûr !! Maintenant ce gars me rappelle quelqu’un, pas à toi ?

Jordan réfléchit un bref instant.

- Moi aussi en fait mais je n’arrive pas à mettre le doigt dessus, c’est sûrement en rapport avec son visage ou plus exactement ses yeux.

Johan tilte d’un coup.

- Florian !!! Ils ont la même expression quand ils sont surpris Hi ! Hi !
- Tu crois qu’ils seraient apparentés ?
- Et pourquoi non !! Maurice surveille Florian il me semble, une affaire d’espionnage si j’ai bien tout compris alors pourquoi pas !!
- Tu crois qu’Antoine a un rapport avec cette histoire ?
- Ça se pourrait mais ça n’a peut-être aussi rien à voir et rien ne dit en plus que nous avons vu juste, si ça tombe il n’y a aucun rapport entre eux et c’est simplement une ressemblance, reconnaît qu’à part ses yeux il n’a rien en commun avec la crevette.
- Bah !! Nous verrons bien !! C’est Jonas qui m’inquiète le plus pour l’instant.
- Et pourquoi donc ?? Il a plutôt l’air sympa Antoine ?
- Peut-être mais je croyais que « Jo » était amoureux de « Flo » !!
- (Johan) Ce n’est pas toi qui lui as dit qu’il vaudrait mieux qu’il se trouve quelqu’un d’autre ? Tu sais très bien que Florian est déjà plus que pris !!
- (Jordan soupire) Je n’en sais plus rien !! Je t’avouerai que ces histoires de mecs me dépassent un peu et puis je ne voudrais pas qu’elles nous séparent de notre frère.
- Pourtant nous ne pourrons rien y faire ! (Johan sourit) À moins de devenir comme lui et qu’on se tape le même pour nous trois Hi ! Hi !

Jordan sourit à son tour.

- Merci ! Très peu pour moi, beurk !! Je n’ai rien contre ça mais je ne me vois pas sucer une queue ni me faire trouer le cul !

Des bruits arrivent dans leur direction et leur font cesser la discussion.

- (Johan) Planque toi dans la salle de bains, les voilà !! Je pense qu’il doit bien se douter qu’il y a anguille sous roche, laissons-lui croire que nous sommes des jumeaux avant de lui porter l’estocade Hi ! Hi !

***/***

« Juste avant, dans le salon »

Antoine sent son cœur faire un bond dans sa poitrine quand le jeune rouquin réapparaît à sa vue, il n’a pas le temps de s’en remettre qu’un autre personnage arrive et le laisse dans un état d’ahurissement total qui déclenche un fou rire général dont Jonas n’est pas le dernier malgré que pour lui aussi le cœur batte à tout rompre.

- « Rhrra !!! Bonsoir tout le monde !!! Rhrra !!! »

C’est « Coco » qui jusque-là était resté tranquillement dans la cuisine à décortiquer ses graines et qui une fois son repas terminé, vient voir ce qu’il se passe dans le salon en se posant sur l’épaule de Jonas.

Il fixe Maurice avec une nette expression de foutage de gueule que celui-ci ne manque pas de remarquer.

- « Rhrra !!! Ça va patrrron !!! Rhrra !!! »
- (Maurice mort de rire) Te voilà toi ? Ton maître en a eu si marre que ça de t’entendre donc ? Qu’il t’a laissé en pension ici !!

« Coco » le regarde bizarrement.

- « Rhrra !!! Non misssssié !! Bwouana Yuan trèèèès triste laissssssé moi misssssié !!! Rhrra !!! »

L’étonnement dans le salon est à son comble d’entendre non seulement l’animal prononcer les paroles aussi clairement mais aussi et surtout de comprendre aussi bien ce qu’on lui dit et répondre du tac au tac aux piques de Maurice avec un tel humour.

Antoine est bien sûr et ça se comprend, le plus étonné de tous, n’ayant encore jamais eu l’occasion d’être en la présence de « Coco » et une nouvelle fois son visage prend cet aspect comique du plus bel effet que même l’oiseau remarque et ne se prive pas de s’en moquer.

- « Rhrra !! Faiiis pas cette tête laaa !! Rhrra !! On croirrrraiiiit le rouquemoute !! Rhrraaaaa !!! »



2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (58 / 150) (Paris) (Vendredi) (Romain) (fin)


Lisbeth apprécie l’humour de celui qui très certainement deviendra rapidement et officiellement son beau-frère, il est l’antithèse de Nicolas aussi bien physiquement que mentalement elle s’en rend bien compte mais c’est sans doute ce qu’il fallait à son frère pour pouvoir envisager un jour comme cela vient de se produire, une nouvelle relation durable et sincère en tournant définitivement la page sur le passé.

Le fait qu’il ne puisse jamais trouver une quelconque similitude d’avec son ancien amour devrait l’aider à vivre de nouveau et à profiter enfin de sa jeunesse avec ce petit gars qui de toute évidence ne manque pas de charme lui aussi, même si elle ne se sent pas attirée comme elle l’était pour Nicolas.

C’est tant mieux pense-t-elle, car ça a été difficile pour Lisbeth quand elle a fini par comprendre qu’elle n’avait jamais eu aucune chance et que leur ami d’enfance avait toujours préféré son frère à elle qu’il considérait à juste titre comme une sœur.

Comme à chaque fois que Lisbeth repense à ce grand blond magnifique trop vite disparu de leur vie, la jeune femme en a les yeux qui se voilent d’une immense tristesse et Romain comprend qu’un terrible malheur dont ils ne se sont toujours pas remis les a frappés durement et qu’ils n’en ont encore pas fait le deuil.

- Il devait être exceptionnel ce garçon ?

Lisbeth sourit tristement en essuyant les quelques larmes qui se sont échappées bien malgré elle de ses yeux.

- Exceptionnel est un bien petit mot pour définir « Nico », il ne méritait pas de nous quitter aussi vite. La vie est souvent injuste et frappe ceux qui l’aimaient le plus, Nicolas la dévorait à pleines dents, toujours souriant et je ne retrouverais jamais quelqu’un comme lui. Jean Baptiste a de la chance lui, il t’a trouvé toi !!
- Ça t’arrivera aussi tu verras, il te faut juste être patiente. Il n’y a pas de raisons que tu n’aies pas toi aussi une deuxième chance de trouver le garçon qui fera de nouveau battre ton cœur, tu le rencontreras un jour sans que tu t’y attendes et ce jour-là tu sauras que c’est lui. Nicolas sourira de là où il est j’en suis certain, il s’effacera alors pour te laisser la place de ne plus penser qu’à l’autre.

Lisbeth fixe Romain, étonnée d’autant de compréhension et de gentillesse venant d’une personne qu’il y a encore quelques minutes, ne la connaissait pas.

- J’espère que « JB » se rend compte de la chance qu’il a de t’avoir !
- C’est réciproque tu sais ?

Lisbeth regarde sa montre et soupire.

- Je vais devoir partir, tu lui diras que je suis passée ?
- Bien sûr !! (Il l’embrasse) Reviens vite nous voir !

Lisbeth a la main sur la clenche de la porte quand elle se tourne une nouvelle fois vers Romain.

- Ne lui parle pas de « Nico », attends que ça vienne de lui. Mon frère s’est éloigné de quasiment tout le monde depuis deux ans, j’espère qu’il reprendra contact avec nos parents maintenant que tu es là.
- Pourquoi ? Il leur reprochait quelque chose ?
- (Lisbeth hésite) Il y a une chose que je ne t’ai pas dite !! Nicolas a perdu ses parents quand il n’avait que quelques mois et ce sont nos parents qui l’ont adopté, ils ont aussi perdu un fils quand j’ai perdu un frère et « JB » son amour. Depuis Jean-Baptiste a coupé les ponts, pourquoi ? Je n’en ai pas la moindre idée !! Sans doute a-t-il toujours eu peur des reproches qu’ils auraient pu lui faire, l’accident a eu lieu le jour même où ils sont partis pour vivre ensemble alors que nos parents voulaient qu’ils restent encore quelque temps chez eux. Ils les trouvaient trop jeunes tu comprends ? Sans doute aussi ne voulaient-ils pas se retrouver seuls du jour au lendemain.
- Ils lui en veulent ?
- Bien sûr que non ! Mais Jean Baptiste en est sûrement persuadé et du coup ils ont perdu leurs deux fils, en deux ans mon père en a pris dix et ma mère ne parle presque plus, elle s’est renfermée sur elle-même. L’ambiance à la maison n’est plus ce qu’elle a été et j’avoue que moi aussi j’ai de plus en plus de mal à m’y rendre.

Romain l’écoute sans rien dire, cette famille brisée l’attriste au plus haut point et lui aussi sent les larmes monter, prêtes à sortir devant un tel désastre familial.

- Dis-leur que nous viendrons bientôt leur rendre visite et que plus jamais ils ne seront laissés aussi longtemps seul et sans nouvelle.

Lisbeth entend toute la sincérité dans les paroles de Romain et le prend dans ses bras en laissant cette fois s’échapper les larmes qu’elle retenait vaille que vaille avec plus ou moins de succès.

Un long moment passe ainsi avant qu’elle ne desserre son étreinte et quitte cette fois ce garçon que déjà elle apprécie de tout son cœur.

***/***

« Quelques heures plus tard »

Un bruit de clé prévient Romain du retour de son copain, il attrape son manteau et ne lui laisse qu’à peine le temps d’entrer dans l’appartement que déjà il le prend par la manche et le repousse en dehors, Jean-Baptiste regarde son « petit » petit ami stupéfait de son geste visiblement décidé.

- Hé !! Mais qu’est-ce qu’il te prend ??
- Désolé mon pote mais nous sortons !!
- Où on va ??
- Là, c’est toi qui vas me le dire !!


2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (59 / 150) (Reims) (Vendredi soir) (Musique)


***/***

« Vingt-trois heures, au hangar »

La musique bat son plein, le groupe étant particulièrement déchaîné ce soir-là. Gauthier depuis le début du concert ne quitte pas des yeux la scène, ceux-ci semblant émerveillés par les lumières et les déhanchements bien souvent clownesques du bassiste qui en l’occurrence n’est autre que Florian déjà trempé de sueur tel la même crevette du groupe ACDC.

Les grands-parents du jeune autiste n’en reviennent pas du spectacle se passant à la fois sur l’estrade, mais surtout près d’eux de leur petit-fils qu’ils voient pour la première fois attentif plus que quelques secondes à la vie qui l’entoure.

Anthony sourit en s’approchant du micro, il s’apprête à débuter son tour de chant et ressent dans tout son corps le changement autour de lui des personnes qui déjà et même avant de l’entendre chanter, sont dans l’émotion de ce qui va suivre pour encore une fois ravir leurs oreilles.

Seuls André, son petit-fils et son épouse ne réagissent pas et pour cause comme les autres spectateurs, ils ressentent néanmoins que quelque chose se prépare et se tournent étonnés vers leurs amis, surpris d’un tel changement de comportement subit.

***/***

« Dehors derrière une des fenêtres du hangar »

L’homme tape sur l’épaule de son comparse qui arme aussitôt sa caméra pendant que lui oriente le micro extrêmement sensible via ses écouteurs camouflant entièrement ses oreilles.

La musique redémarre, ils mettent alors en marche leur matériel de professionnel en s’efforçant d’en obtenir le son le plus pur et l’image la plus nette qui soit et ça sans se laisser prendre eux-mêmes par la mélodie, mais surtout par la voix qui leur déclenche une chair de poule sur tout le corps.

***/***

« Dans la salle »

Florian de dos à son public se démène comme un forcené, ne se rendant de toute évidence pas compte de la vision qu’il leur donne et qui leur amène les larmes aux yeux d’un fou rire incontrôlable.

Plié en deux, les fesses en arrière dans son pantacourt poils de carotte tout comme sa chevelure folle et tortillant du derrière tel Donald dans les meilleurs Disney, tout en arrivant à sortir des sons d’une force et d’une pureté exceptionnelle de sa guitare électrique.

***/***

« Derrière la vitre »

Le cameraman n’arrive pas tout comme son ingénieur du son à détacher son regard de ce garçon qui à lui seul monopolise toute l’attention et les soubresauts du matériel montre à quel point ils sont eux aussi pris dans une hilarité irrésistible.

***/***

« Dans la salle »

Yuan et Ming se tordent sur leurs chaises, pris d’une envie pressante ne demandant qu’à s’extérioriser et d’un geste commun se lèvent pour sortir se soulager dans la cour, les toilettes leur semblant bien trop loin pour y arriver à temps.

Ils se soulagent l’un près de l’autre, riant encore des pitreries somme toute involontaires mais au combien burlesques de Florian quand ils aperçoivent les deux hommes grimpés sur l’appui de fenêtre.

Yuan en remballant vite fait son matos :

- Hé !! Vous là-bas !! Qu’est-ce que vous faites ici !!! C’est une propriété privée !!




Florian 18 ans surdoué ou Le don de guérir (livre 2) (suite 3) - laurentdu51100 - 04-09-2020

2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (60 / 150) (Reims) (Vendredi soir) (Musique) (suite)


Il n’a pas le temps d’en dire plus que les deux curieux sautent déjà à terre et s’enfuient à toutes jambes en direction des champs, Yuan s’apprête à leur courir après quand son père le retient fermement par un bras.

- Ne fais pas ça !! Ça peut être dangereux, nous ne savons pas qui sont ces gars et surtout pour quelles raisons ils ont fait ça !!

Yuan comprend que son père a raison et se contente alors de passer un appel à Dorian pour le prévenir de ce qu’il vient de se passer.

***/***

« Quelques minutes plus tard »

Les deux hommes comprennent vite qu’ils ne sont pas poursuivis et s’arrêtent déjà essoufflés de leur course imprévue quand plusieurs torches les aveuglent brusquement, les obligeant à mettre leurs bras devant leurs yeux pour soulager leurs rétines mises à mal par la lumière crue.

Quatre hommes armés s’approchent alors d’eux, l’un d’entre eux d’une voix puissante :

- Police !! Posez votre matériel au sol et levez les mains bien en vue !!

Comprenant au son de la voix que ce n’est pas une plaisanterie, ils s’exécutent non sans protester vivement.

- Nous sommes journalistes !! Vous n’avez pas le droit d’entraver notre travail !!
- Rien ne vous autorise à entrer dans une propriété privée ! Suivez-nous jusqu’au poste et contrôlez vos paroles !!

Deux des agents les prennent assez brusquement par la manche et les entraînent vers deux véhicules garés un peu plus loin le long de la route pendant que les deux autres retournent à leur poste d’observation en prévenant leur supérieur des derniers événements.

***/***

« Poste de police »

Gérôme écoute avec attention le rapport d’intervention de son équipe, il n’est pas vraiment surpris de ce qu’il entend car il s’y attendait depuis un moment déjà.

Depuis le bug sur les réseaux sociaux d’internet pour tout dire, s’étonnant même qu’ils aient mis aussi longtemps avant de découvrir d’où provenait cette bande sonore qu’on mit Damien et Guillaume sur « You Tube ».

- Effacez toutes les traces de l’enregistrement et rendez-leur leurs matériels !!
-…
- Gardez-les ce week-end histoire de les faire réfléchir au fait qu’ils ne peuvent pas tout se permettre impunément, je préviens qui de droit et il enverra très certainement quelqu’un pour leur faire la leçon.
-…
- Entendu !! Je vous envoie une équipe pour remplacer vos collègues !
-…
- Prévenez Yuan et Ming que nous avons pris les choses en mains et qu’ils n’ont pas à s’inquiéter !
-…
- Bon travail les gars !
-…

Gérôme raccroche et se tourne vers Dorian avec un petit sourire qui en dit long sur l’inquiétude qu’il ressent.

- Les hyènes ont flairé leur proie !! Ils ne vont plus vouloir la lâcher maintenant !
- Ils sont là pour qui d’après toi ? Florian ou Anthony ?
- Peut être les deux, qui sait !!
- Quelle poisse !!!
- De toute façon il fallait bien que ça arrive un jour ou l’autre, laissons Maurice gérer ça à sa façon !! Il ne s’en est pas trop mal tiré jusque-là, non ?
- Ce n’est pas tant pour Florian que je m’inquiète, il nous a déjà prouvé qu’il avait des ressources pour s’en sortir. C’est plutôt pour « Antho » que je me fais du souci, tu sais comment il est ?
- C’est sûr !! Lui qui veut rester dans l’anonymat, il est servi !!

***/***

« Dans la salle »

Le concert se termine sans qu’apparemment personne à par Yuan et son père ne se soit aperçu de quelque chose, André est surpris quand son petit-fils lui tend quelques folios remplis de son écriture rapide, il jette un œil vite fait dessus et se lève brusquement pour les tendre à Florian.

- Qu’est-ce que c’est ?
- A toi de me le dire !! Gauthier vient juste de me les confier, je suis quasiment certain qu’il vient d’écrire cette musique tout en vous écoutant.


2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (61 / 150) (Reims) (Vendredi soir) (Musique) (fin)


Le groupe curieux s’approche derrière eux.

- (Stéphane) Ça m’a l’air plutôt bon à première vue !!
- (Dylan) Je dirai que c’est plus pour du violon ! T’en pense quoi Alice ?

La jeune fille lit la première page en hochant la tête avec intérêt, celle-ci battant la mesure de cette mélodie qui de toute évidence semble lui plaire quoiqu’elle en ressente fortement déjà toute la tristesse et l’émotion qu’elle dégage.

Je peux essayer si vous voulez, seulement il serait bien il me semble que quelqu’un m’accompagne au piano mais le hic c’est qu’il n’y a seulement qu’une partition et c’est dommage.

Je vais m’asseoir derrière le synthé et le régler sur piano à corde.

- Vas-y ma grande !! J’ai la partoche dans la tête !!

Alice sourit et pose les folios sur le chevalet près d’elle, quelques accords pour se mettre au diapason avec la mélodie et la voilà qui se lance, aussitôt accompagnée par son ami tout souriant comme de coutume et ne semblant pas chercher ses notes mais au contraire laissant ses doigts pianoter avec légèreté sur le clavier avec maestria et douceur.

Carole sent la pression de la main de Gauthier dans la sienne, elle se tourne vers lui avec le visage marquant toute l’affection qu’elle a pour son petit-fils différent que des parents trop jeunes leur ont très souvent confié, les larmes lui viennent alors quand elle voit celles du jeune autiste qui marque une fois de plus et ce dans la même soirée qu’il est devenu conscient des choses qui l’entourent.

Les yeux brillants du jeune garçon fixent avec avidité le couple de musiciens qui joue sa composition exactement comme elle lui était venue en l’écrivant, les larmes qui coulent maintenant sur ses joues dénotent de l’émotion intense qu’il ressent en cet instant précis et son visage devient pour un temps comme celui d’un jeune garçon tout à fait normal, simplement ému par une musique qui le touche profondément.

Carole reporte son regard sur le jeune pianiste qui par sa seule présence a permis d’occasionner tout ce changement, elle comprend mieux alors les paroles de son mari qui depuis presque maintenant deux ans n’arrêtait pas de lui vanter des qualités qui lui semblaient alors disproportionnées et dont elle n’était pas loin de penser alors qu’elles étaient très certainement exagérées, dues sans doute à quelques actes réussis malgré son jeune âge.

Maintenant elle commence seulement à percevoir ce qu’est en réalité ce petit rouquin qu’elle n’a découvert que ce soir pour la première fois et qui lui a fait une si forte impression, tant au repas en parlant cette langue étrange avec Gauthier, qu’au cours de cette soirée où il a joué si magnifiquement de la guitare et maintenant du piano, comme l’aurait fait le meilleur des professionnels.

Anthony écoute lui aussi cette musique sortie d’un esprit différent des autres, elle lui amène des paroles qui lui prennent les tripes et lui font s’écouler les larmes de ses yeux éteints, trop tristes pour ce garçon ayant connu un grand malheur affectif dans la perte brutale de celui qui était et restera toute sa vie dans son cœur.

Il entonne alors d’une voix vibrante chargée de l’émotion la plus pure les paroles qui s’échappent involontairement de ses lèvres, Baptiste et Rémi restés près de lui les entendent, leurs yeux à leurs tours s’humectent de larmes.

- (Chant) Toi celui qui trop vite nous as quittés
je pense à toi hiver comme été
mon cœur jamais ne saurait t’oublier
mon père que toujours j’ai aimé !
Je te rejoindrai un jour pour l’éternité
sans que plus jamais rien ne nous fasse nous quitter…


2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (62 / 150) (Dans la région de Meaux) (Vendredi soir)


***/***

« Une petite maison en proche banlieue »

Le téléviseur est allumé et le couple le regarde plus par habitude que par plaisir, l’homme aux cheveux gris n’est pourtant âgé que de quarante-six ans mais en paraît beaucoup plus et sa femme fixe l’écran les yeux dénotant d’une terrible affliction.

Lisbeth est à l’étage, debout au milieu d’une chambre où tout est resté figer depuis plus de deux ans et bien qu’elle se dise à chaque fois qu’elle ne devrait pas le faire, c’est plus fort qu’elle et elle ne peut s’empêcher d’y entrer le regard triste à contempler les posters, ainsi que l’agencement tout masculin de la pièce.

C’est dans cette chambre que vivaient Nicolas et Jean-Baptiste depuis qu’ils avaient avoué leur amour à leurs parents, cinq ans de bonheur qu’elle n’oubliera jamais même si elle aussi avait espéré partager sa chambre avec ce magnifique garçon plein de gentillesse qu’avaient recueilli ses parents alors qu’il n’était encore qu’un bébé.

Un cadre datant déjà de quelques années, montre les deux garçons alors encore adolescents, mais déjà avec ce regard qui ne trompe pas sur ce qu’ils ressentaient l’un pour l’autre et le visage enjoué du grand blond ne dépareillait pas de celui rêveur du beau brun qu’était devenu son frère après une période post-adolescente moins en harmonie avec son apparence actuelle.

Pourtant déjà à cette époque, Nicolas n’avait d’yeux que pour Jean-Baptiste et ce malgré son acné récurrente tout comme son corps poussant sans s’occuper des proportions et lui donnant cet aspect de culbuto qui lui a valu à l’époque tant de moqueries.

Il s’est bien rattrapé depuis reconnaît-elle en souriant, sauf que Nicolas n’est plus là pour en profiter tout comme ses parents qui depuis l’accident n’ont plus eu de nouvelles de leur fils.

Lisbeth soupire en s’essuyant les yeux des larmes que cette chambre lui amène à chacun de ses passages, elle va pour redescendre rejoindre la tristesse ambiante du salon occupé par ses parents qui depuis ne se parlent quasiment plus, quand quelque chose la pousse à se diriger vers la fenêtre.

Ce qu’elle voit alors lui amène un sourire resplendissant, lui faisant oublier toutes ses pensées moroses qui la prennent à chacune de ses visites depuis quelque temps.

Un grand jeune homme brun qui se laisse visiblement entraîner pour ne pas dire traîner par un petit gars au visage inspirant la sympathie et dont elle vient de faire récemment pour son plus grand plaisir la connaissance.

Lisbeth dévale alors l’escalier à leur rencontre, elle arrive à la porte d’entrée et l’ouvre à la volée avant qu’ils n’appuient sur la sonnette, sautant dans les bras de son frère avec un tel plaisir qu’il en manque de s’étaler par terre de surprise.

Les effusions ne durent que quelques secondes, elle leurs prend la main pour les faire entrer dans le pavillon en glissant juste à l’oreille de Romain.

- Merci !!

Une voix manquant d’entrain demande :

- Il y a quelqu’un ? Lisbeth !! C’est toi qui as ouvert la porte d’entrée ?
- Oui maman !!
- Si c’est un représentant, nous avons tout ce qu’il nous faut !!
- T’inquiète maman, je gère !!

Jean-Baptiste n’est de toute évidence pas des plus rassuré de se retrouver là ce soir, il a très vite compris où voulait l’emmener Romain et a tenté de protester sans que celui-ci ne veuille rien entendre, il a fini par se laisser entraîner et n’a pas desserré les lèvres de tout le trajet sans que ça perturbe plus que ça son ami, bien décider lui à le ramener ici pour qu’il se réconcilie d’avec sa famille.

Les deux adultes tournent la tête vers l’entrée du salon et voient apparaître un jeune garçon inconnu, suivi rapidement par leur fille souriante, Jean-Baptiste étant resté hors de leurs vues pour l’instant et hésitant encore à faire les quelques pas qui le feraient se découvrir à eux.

- (Lisbeth) Papa ! Maman ! Je vous présente Romain ! Romain, voici Jean-Charles et Sophie mes parents !

Jean Charles esquisse un bref sourire.

- (Romain) Bonsoir !
- Enchanté jeune homme !
- Moi de même monsieur ! Madame !!

Sophie est visiblement surprise par l’aspect adolescent du garçon.

- Qui est ce jeune homme ? Ton petit copain ?
- (Lisbeth amusée) Pas du tout ! Hi ! Hi !

Un silence palpable qui dure un moment gagne le salon, jusqu’à ce qu’une voix grave et virile les fasse sursauter et leurs yeux s’écarquiller de surprise devant celui qui apparaît alors à leur vue.

Jean Baptiste prend tendrement Romain par les épaules.

- C’est le mien !


2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (63 / 150) (Paris) (Samedi matin) (Chez les Novak)


« Dans la chambre des triplés »

Antoine se réveille le premier, il tourne aussitôt la tête vers les deux grands lits accolés où dorment encore les trois garçons tellement semblables qu’il n’en revient toujours pas.

Seul le haut de leurs visages sort des couettes, les chevelures rousses en crête-de-coq et les fronts d’un blanc laiteux mouchetés de taches de rousseur minuscules qu’il admire avec un réel plaisir, sentant déjà qu’une amitié très forte le pousse vers eux.

Tout du moins pour deux d’entre eux car pour le troisième il en va tout autrement, il repère tout de suite Jonas au milieu de ses frères qui l’enserrent chacun d’un bras protecteur autour de sa poitrine.

Il ne saurait dire ce qui lui fait le reconnaître sans doute d’erreur car la ressemblance est vraiment frappante, il sent pourtant que c’est lui aux tiraillements de son cœur quand il le fixe plus particulièrement.

Les yeux fermés, ils ressemblent à des anges et Antoine ne se lasse pas de les contempler, un mouvement du plus éloigné de lui fait glisser la couette et offre à sa vue le corps du plus proche, son slip déformé par une érection matinale du plus bel effet qui le fait sourire en sentant bien qu’il tient lui aussi la même forme olympique depuis qu’il a ouvert les yeux.

Johan qui est à l’autre bout ouvre les yeux à son tour, il remarque plusieurs choses qui lui amènent un sourire caché heureusement par le drap qui lui recouvre toujours partiellement le visage.

La première c’est leur nouveau copain qui a le regard braqué sur Jordan, la deuxième est l’excroissance qui ne prête à aucun doute sur ce qu’il se passe dans son caleçon et enfin la dernière va vers où est fixée l’attention d’Antoine, la bandaison de Jordan étant sans équivoque tout comme la sienne et certainement celle de Jonas d’ailleurs.

Johan repense à cette fin de soirée où ils ont discuté longtemps pour apprendre à mieux se connaître et où lui est apparu clairement le rapprochement entre les deux garçons, rapprochement empreint d’hésitations et de timidités qui l’a fait sourire tout comme Jordan qui lui faisait des petits clins d’œil comiques à la moindre occasion.

Johan apprécie déjà beaucoup Antoine, son caractère, sa gentillesse évidente mais aussi il doit bien le reconnaître même si pour lui à l’encontre de Jonas cela ne lui fait aucun effet, son physique agréable ainsi que son visage d’une beauté certaine aux airs de ressemblance du moins pour la partie supérieure avec celui dont ils ont appris avec surprise qu’ils étaient apparentés et dont il le considère déjà comme un ami voire même encore plus fort que ça.

Maintenant l’idée lui plaît bien qu’entre son frère et le jeune américain quelque chose de sérieux se développe petit à petit, il ne voyait pas d’un bon œil que Jonas tombe amoureux de Florian qui déjà a tout ce qu’il faut et ne doit pas être en manque d’affection avec Thomas qui, il doit également le reconnaître est un garçon d’une rare beauté pour ne pas dire qu’il en reste scotché quand il se retrouve près de lui.

Un mouvement près de lui attire son attention, son regard croise alors celui de Jonas qui ouvre lentement les yeux et lui sourit comme à chaque fois qu’il se réveille avec ses frères près de lui.

Un petit clin d’œil de connivence avec un léger mouvement de tête vers l’autre lit alerte Jonas qui regarde discrètement dans la direction que lui indique son frère et remarque immédiatement les yeux d’Antoine rivés sur les parties intimes en plein émoi de Jordan.

Antoine est tellement obnubilé par cette vision qu’il ne s’aperçoit pas que les deux autres frères sont réveillés, sa main libre, l’autre étant coincé sous son corps, masse depuis quelque temps déjà la raideur se trouvant à l’étroit dans son boxer et dont l’excitation imbibe le sous-vêtement, dévoilant une tache de plus en plus large sur le devant du boxer blanc.

Jordan finit lui aussi par se réveiller mais contrairement à ses frères, s’étend de tout son corps en souriant, faisant encore plus saillir son membre viril à la vue de leur invité.

- Waouh !! J’en tiens encore une bonne Hi ! Hi !

Il fixe l’entrejambe d’Antoine qui vient d’ôter rapidement sa main.

- Houlà !! Toi aussi on dirait !!

Le visage d’Antoine devient rouge vif, Jordan comprend alors qu’il le matait depuis un moment et se tourne vers ses deux frères parfaitement éveillés eux aussi.

- Il y a eu du matage de queue on dirait Hi ! Hi ! Bande de cochons !! Pas un pour rattraper l’autre !

Il fait voler les deux couettes en même temps et sourit en constatant qu’il avait vu juste.

- Ne dites surtout pas que c’est des conneries, vous mouillez tous les trois du calbute comme des gonzesses Hi ! Hi !




Florian 18 ans surdoué ou Le don de guérir (livre 2) (suite 3) - laurentdu51100 - 04-09-2020

2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (64 / 150) (Paris) (Samedi matin) (Chez les Novak) (fin)


Jonas a les yeux étincelant d’excitation.

- Je crois qu’on avait tort hier en disant que ce matin il n’y aurait pas d’exercices de tir, pas vrai les gars ?
- (Johan amusé) Notre invité en a de toute évidence envie autant que nous et comme ce n’est pas et de loin le papy qu’on croyait, il n’y a qu’à le faire participer Hi ! Hi !

Jonas dévore Antoine du regard.

- Allez !! Ne reste pas dans ton coin, viens nous rejoindre, je vois bien que tu en crèves d’envie !

Johan pince doucement le flanc de son frère.

- Ne va pas me faire croire qu’il n’y a que lui !!

Antoine sent la chaleur de ses joues tout comme venant de son front et ne se fait pas d’illusion quant à ce que ça se remarque, il est déstabilisé par la façon qu’ont les triplés à aborder ce sujet pour lui des plus intimes et ce n’est qu’en voyant bien qu’ils le regardent tous les trois de façon amicale, qu’il se décide à les rejoindre sans plus craindre qu’ils lui aient fait cette proposition uniquement pour se moquer de lui s’il entrait dans leur jeu.

Johan et Jonas se poussent un peu pour lui faire de la place, Antoine se lève d’un bond pour se glisser dans la zone libérée en passant au-dessus de Jordan et en venant se lover tout contre Jonas qui en frémit au contact du corps chaud de celui qu’il voit déjà comme beaucoup plus qu’un éventuel ami.

Ça fait tout bizarre à Antoine de se retrouver aussi intimement près des triplés, il a l’impression de voir le même garçon dans un jeu de glace et son trouble augmente encore plus quand son corps entre en contact avec eux, même au toucher ils sont semblables avec une peau douce et chaude que le fait frissonner.

Jonas n’en peut plus, il se débarrasse d’un geste souple et fluide de son slip, très vite suivit de ses deux frères qui observent alors avec curiosité les réactions d’Antoine.

Celui-ci sent son sexe pulser et craint le pire, il respire plusieurs fois à pleins poumons pour retrouver la maîtrise de son corps et se débarrasse à son tour de son boxer dans le devant entièrement tâché commençait à lui être inconfortable.

Pour les triplés l’impression est tout autre, c’est la première fois qu’ils se retrouvent nus avec un autre garçon et la vue de celui-ci leur fait un drôle d’effet, habitués qu’ils le sont à avoir sous les yeux des anatomies entièrement identiques.

Le fait d’avoir une autre vision du corps d’un garçon les trouble, chacun à sa façon regarde ou touche ce corps différent du leur et si pour Johan et Jordan c’est purement par jeu et par curiosité, pour Jonas par contre il en va tout autrement et le jeune garçon commence à souffler fortement d’une indescriptible excitation dont il perd subitement le contrôle.

Un premier jet fuse sous les regards surpris de ses frères et d’Antoine qui sous la vision de cette éjaculation inattendue part à son tour sans ne plus pouvoir rien contrôler.

Plusieurs jets d’un blanc crémeux s’échappent alors de ces deux sexes tendus sous le regard à la fois surpris, amusé et moqueur des deux frères moins avancés qu’eux et c’est normal, dans cette petite partie matinale.

- (Johan rieur) Incident de tir !!
- (Jordan) Inspection des armes !!

Les deux frères en riant attrapent chacun le sexe de celui qui est près de lui et le palpent sur toute la longueur sous le regard amusé de Jonas mais surtout celui couvert de honte d’Antoine.

- (Johan) Un petit problème de réglage du percuteur je crois bien Hi ! Hi ! Voyons voir ça !!

Jordan en pinçant doucement le gland d’Antoine entre deux doigts qui malgré toute la gêne qu’il éprouve n’en débande pas et reste raide comme un bout de bois.

- C’est réparé on dirait Hi ! Hi !

Il montre à tous ses doigts poisseux.

- Mal nettoyé ! Juste un excès de graisse Hi ! Hi !

Malgré tout, les deux frères préfèrent se lever et laisser seuls les deux rapides de la gâchette, ils s’enferment dans la salle de bains pour se finir comme ils en ont l’habitude, c’est après quelques minutes de silence que Jonas et Antoine entendent alors.

- Feu à volonté !!
- Hé !! Fais gaffe où tu vises quand même !! J’ai reçu une balle dans le pied !!
- Oups !!! Désolé Hi ! Hi ! Je pensais que le chargeur était vide !!


2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (65 / 150) (Afrique)


« Quelques jours plus tard »

Aomé, Taha et quelques autres garçons de leurs âges reviennent de la chasse, celle-ci a été visiblement très bonne car c’est pliant sous le poids de leurs charges qu’ils rentrent au village sous les yeux ravis des femmes et des quelques vieillards qui les voient rentrer.

Okoumé et ses chasseurs rentrent à leur tour manifestement beaucoup moins chanceux, ne ramenant que deux antilopes d’une journée d’absence pourtant longue.

Ils ont droit alors à la moquerie des plus jeunes mais ne s’en offusquent pas car le principal étant qu’il y ait de quoi nourrir la tribu.

Okoumé voit Taha nouer un jeune phacochère derrière son dos et se dirige vers lui en souriant.

- C’est pour le dispensaire ?
- Oui père ! Ça les changera un peu de leur ordinaire.
- Tu as vu Naomé ? Il rend visite à ses parents, tu pourrais repartir avec lui.
- Naomé est ici !!!
- Oui ! Il est arrivé ce matin juste avant que nous quittions le village pour la chasse.
- Dans ce cas je vais voir s’il veut bien repartir avec moi, la jungle est plus sûre à deux.

Okoumé a un petit sourire en coin.

- Attends-le hors du village, je vais le prévenir moi-même.
- Père !! Il faut que je te parle !!
- Qu’as-tu à me dire mon fils ?
- C’est au sujet de Naomé père !
- Vous êtes toujours amis ?
- Bien sûr !!
- C’est bien alors !! Je t’écoute mon fils.
- Te rappelles-tu de notre dernière conversation à son sujet père ?
- Comme si c’était hier et d’ailleurs cela ne date pas de si longtemps que ça.
- Eh bien j’ai réfléchi depuis à tes paroles et je suis allé chez le père Antoine il y a quelques jours, j’y ai rencontré « Nao » et je voulais mettre vraiment les choses au point avec lui, qu’il ne se fasse pas de fausses idées si je continuais à le voir tu comprends ?
- Que lui as-tu dit ?
- Que j’aimais les femmes et que je n’étais pas comme lui.
- Comment a-t-il réagi ?
- Il a commencé à pleurer père et je ne l’ai pas supporté, j’aime vraiment les femmes père !
- Mais ? Car il y a un « mais » n’est-ce pas ?
- C’est là où je n’y comprends plus rien père, quand je l’ai vu pleurer, je ne l’ai pas supporté et je l’ai pris dans mes bras pour l’embrasser.

Okoumé fixe son fils intensément.

- Aimes-tu aussi les garçons ?
- Non père ! De cela je suis certain ! Mais j’aime Naomé et lui seul.
- As-tu… !!!
- Oui père !! Avec lui je suis bien et il est prévenu que je prendrai un jour une épouse, crois-tu que je pourrai faire un bon époux si je reste aussi avec « Nao » ?
- Là mon fils, seul toi peut répondre à cette question ! Naomé ne vois et j’en suis convaincu n’a toujours vu que toi, pour lui c’est plus simple même si ça lui a fait quitter le village. Toi par contre, les questions que tu te poses prouvent bien que ton esprit est troublé et ta vie en sera fortement marquée. C’est possible oui d’avoir une épouse en aimant également une autre personne, que ce soit un garçon ne change rien ou si peu. Quelques hommes dans notre tribu je le sais aiment plusieurs femmes et je vois bien tout ce que ça leur occasionne comme tourments. Rien que le fait de garder ce secret les mine et leur vie en est affectée, ils ne sont pas forcément heureux d’avoir à toujours se cacher. Le secret quand il est découvert gâche leur vie pour toujours et ils sont montrés du doigt comme un exemple à ne pas suivre, leurs enfants les renient souvent. Voudrais-tu qu’il en soit ainsi pour toi mon fils ?
- Tu ne me renies pas toi ?
- Parce que je fais partie de ceux qui comprennent.
- Que me conseilles-tu alors ?
- Quoique je te dise, un jour tu me le reprocheras. C’est à toi de mener ta vie comme il te semble juste, le seul conseil que je peux te donner est d’en parler franchement avec celle qui sera la mère de tes enfants, qu’elle ne le découvre pas par hasard.
- Elle ne voudra jamais de moi c’est sûr !!
- C’est qu’elle ne t’aimera pas vraiment alors et cela t’évitera de passer ta vie avec une personne dont il n’y aura pas d’amour dans son cœur.
- Tu crois que mère l’aurait accepté ?
- (Okoumé sourit) J’en suis convaincu mon fils, ta mère et moi sommes ensemble depuis notre plus jeune âge.

Il voit l’air surpris de son fils.

- Hé oui !! Moi aussi j’ai transgressé les coutumes mon fils.
- Toi père ??
- Ta mère ment sur son âge depuis la naissance d’Aomé sinon les chiffres démontreraient qu’elle l’a eu avant celui requis par nos sages.

Taha tombe des nues.

- C’est pour ça qu’elle m’a toujours paru si jeune alors ?
- (Okoumé acquiesce) Ta mère n’avait que treize étés quand ton frère est né, sa famille bien sûr est au courant et garde également notre secret, ta mère a quitté sa tribu juste avant que ce ne soit trop visible. Beaucoup font comme s’ils ne le savaient pas, notre amour les a touchés car il a toujours été sincère. Vous mes enfants en êtes les fruits et nous vous aimons, rien ne saurait faire, que nos dieux en soient témoins, qu’il en soit autrement.

Taha enlace son père, touché au fond du cœur par ses paroles, Okoumé au bout d’un long moment le repousse tendrement.

- Va attendre Naomé à la sortie du village, je vais l’avertir que tu l’y attends.
- Je pourrai très bien le faire moi-même père, ce n’est pas la peine de te déranger pour ça.
- (Okoumé sarcastique) Vois-tu mon fils un bambou mort ne pointe jamais fièrement vers le ciel.
- (Taha étonné) De quoi parles-tu donc ?

Il voit alors le rictus amusé de son père en posant les yeux sur son étui pénien et comprend alors où il veut en venir, son teint change alors de confusion.

- Oh !!!

2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (66 / 150) (Aix en Provence)


Thomas revient de chez Chloé et arrive devant chez son oncle en claquant la portière de la voiture, Nathalie sa tante l’a vu arriver et lui ouvre la porte, ravie de sa visite mais étonnée également qu’il soit venu en voiture.

- (Après les embrassades) Depuis quand tu as le permis ?
- Depuis hier après-midi, je voulais vous faire la surprise.
- Et bien tu as réussi !! C’est ta voiture alors ?
- Pas encore, en fait le garage me la fait essayer et je dois la ramener avant ce soir.
- Elle est belle, tu vas l’acheter ?
- (Thomas sourit) Il y a des chances, en plus je peux l’avoir à un super prix et avec une garantie d’un an.
- (Nathalie curieuse) Pourquoi ça ? Elle n’est pas neuve ?
- Bien sûr que non ! Elle est bien entretenue c’est tout, les cousins sont là ?
- Ils ne devraient plus tarder, Mathis est à son match de foot et Léa est partie voir une copine, tu peux les attendre et dîner avec nous si tu veux.
- Une autre fois ma tante, je dois encore passer montrer l’auto à Éric et « Raphi » pour qu’ils me disent ce qu’ils en pensent, ensuite il faudra que je la ramène au garage.

Il sort une enveloppe qu’il lui tend.

- Qu’est-ce que c’est ?
- Un cadeau de Florian pour les cousins

Il sourit en voyant sa tante soupeser l’enveloppe avec curiosité.

- Ce sont des abonnements de TGV pour qu’ils puissent aller à Reims quand ils le souhaitent.
- Non !! Rien que ça !! Ça ne doit pas être donné, il est fou !!
- Je viens d’en apporter un également à Chloé et j’ai aussi ceux pour mes deux zigotos, j’ai hâte de voir la tête qu’ils vont faire Hi ! Hi !
- Et toi ?
- (Thomas surpris) Quoi moi ?
- Tu n’en as pas pris un pour toi aussi ?

Thomas regarde sa tante avec étonnement.

- Je t’avoue ne pas y avoir pensé !
- Et je suis sûre que Florian non plus, pas vrai ?
- C’est vrai !
- Vous pourriez quand même penser à vous de temps en temps.
- Ne t’inquiète pas ma tante, si j’ai envie de prendre le train j’ai ce qu’il faut pour et Florian le sait très bien puisque nous avons des comptes communs.
- Tu l’as mis au courant pour ton permis ?
- Il aura la surprise Hi ! Hi ! Bon ! Ce n’est pas que je m’ennuie mais le temps passe vite et j’ai encore pas mal de trucs à faire aujourd’hui, tu feras la bise de ma part aux cousins.

***/***

« Dans la chambre d’Éric, quelques minutes plus tard »

Un coup de Klaxon appuyé fait se lever les deux garçons qui vont droit à la fenêtre pour voir qui fait autant de boucan un soir en semaine devant chez eux.

Ils arrivent juste au moment où Thomas sort d’une Mégane coupée noire, ils le voient lever la tête vers eux en souriant et claquer la portière pour se diriger tout droit vers eux.

- (Raphaël) Tu parles d’un cachottier !! Je ne savais même pas qu’il passait le permis !
- (Éric amusé) C’est un grand garçon tu sais.
- Tu insinues quoi là ?
- Que tu devrais aussi y penser.
- C’est juste le porte-monnaie qui bloque tu le sais aussi bien que moi et puis j’ai déjà un chauffeur.

La porte s’ouvre à la volée et Thomas entre dans la chambre, il reste figer un instant avant d’éclater de rire.

- Quelle vue les mecs !! Hi ! Hi !

Éric et Raphaël se regardent, d’abord surpris puis comprennent ce qui amuse leur copain.

Ils se retournent vers lui sans pudeur, n’ayant pas pensé à passer un sous-vêtement en se levant pour regarder à la fenêtre et se retrouvant nus devant Thomas ravi qui n’en perd pas une miette.

Raphaël s’approche de lui comme il le fait avec Florian quand il veut l’exciter, sa démarche féline fait assurément le même effet à Thomas qui devient rouge vif en comprenant son manège, sans pour autant pouvoir détourner son regard de son corps musclé à la toison rousse flamboyante.

- Alors beau blond !! Tu te rinces l’œil on dirait ?
- (Éric amusé) Laisse le tranquille « Raph » !!


2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (67 / 150) (Aix en Provence) (fin)


Le regard de Thomas se porte sur Éric avec reconnaissance et revient se fixer dans celui de Raphaël qui frémit sous l’intensité brûlante des magnifiques yeux bleus de son ami.

- C’est déjà assez dur comme ça, alors n’en rajoute pas tu veux bien ?

Raphaël comprend le trouble de son ami et devient soudainement honteux de l’avoir aguiché de la sorte, même s’il ne pensait pas réellement à le pousser plus loin dans ses retranchements.

- Excuse-moi Thomas ! Mais c’est dur aussi pour nous tu sais ?

Éric attrape son boxer qu’il enfile rapidement et lance le sien à Raphaël qui le prend en pleine poire.

- Alors arrête de déballer le matos sous son nez !! Elle est à toi la caisse garée en bas ?

Thomas regarde Raphaël enfiler son boxer en soupirant de frustration, si seulement « Flo » était là pense-t-il alors et il se tourne vers Éric pour lui répondre.

- Pas encore mais je pense que je vais la garder.
- Cool !! Tu vas pouvoir toi aussi balader ton rouquin, je suis sûr qu’il aimera ça Hi ! Hi !
- (Raphaël) Tu penses qu’il viendra nous voir avant pâques ? Ça fait trois semaines que nous ne l’avons pas vu et je t’avouerais qu’il nous manque, pas vrai Éric ?
- C’est sûr !! Vivement que tout ça soit terminer et qu’on se retrouve enfin tous ensemble !

Thomas hoche la tête en guise d’accord, il sourit soudainement en sortant une enveloppe de sa poche qu’il tend à ses amis.

- Vous nous manquez aussi et en voilà la preuve.
- (Raphaël curieux) C’est ce que je pense ?
- Ouvre, tu verras bien !

Raphaël jette un coup d’œil à Éric qui lui fait signe de la main de ne pas perdre plus de temps, il déchire alors l’enveloppe et en sort les deux Pass SNCF qu’il tend à son ami la main tremblante.

Thomas voit bien leurs troubles et s’en retrouve tout ému à son tour.

- Vous croyez donc qu’il n’y a que vous qui trouvez le temps long ? J’espère que vous viendrez à Paris d’ici quinze jours pour nous y rejoindre chez « Yu ».

Les deux garçons lui tombent dessus les yeux brillants, le sentiment très fort qui les unit alors les laisse sans voix un long moment et c’est Raphaël qui le premier pose la question qui doit aussi tarabuster Éric.

- Et « Yu » ? Il est d’accord ?
- Bien sûr, quelle question !!
- Je voulais dire qu’il ne vous aura plus pour lui tout seul.
- J’avais bien compris !!
- (Éric) Tu crois qu’il accepterait de… Enfin tu vois quoi ?
- Je vous retourne la question ?
- (Raphaël) Nous avons revu notre position à son sujet tu sais ? Pas vrai Éric ?
- Oui mais il faudrait qu’il en ait fait autant de son côté.
- (Thomas) Les dernières vacances vous ont rapprochés de lui on dirait et je suis convaincu qu’il en va de même pour Yuan, quand Florian a eu son coup de blues en pensant à toi, il a tout de suite proposé à ce que vous veniez nous rejoindre quand vous voulez.

Éric pâlit subitement.

- C’est quoi cette histoire de coup de blues ?

Thomas se rapproche d’Éric pour le prendre par la taille, voulant ainsi minimiser au maximum l’impact sur son copain de ses prochaines paroles et surtout qu’il ne se croit pas exclu alors que ce n’est pas du tout, mais alors vraiment pas du tout le cas.

- Allons Éric ouvre les yeux s’il te plaît !! Tu n’as donc pas encore compris que « Flo » a un gros faible pour « Raph » !



Florian 18 ans surdoué ou Le don de guérir (livre 2) (suite 3) - laurentdu51100 - 04-09-2020

2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (68 / 150) (Paris) (Bureau de presse de la chaîne TF1)


Les deux hommes attendent dans le couloir en tenant à la main leur matériel de prise de vue qu’ils ont pu récupérer, le rédacteur en chef les a convoqués suite à leur arrestation du week-end pour entendre ce qu’ils ont à lui dire sur ce qu’ils ont découvert.

Un étrange sourire sur leurs visages laisse à penser qu’ils vont le surprendre et les petits pas nerveux qu’ils font dans le couloir, prouvent qu’ils ont hâte de lui en faire la révélation.

La porte s’ouvre enfin, plusieurs collègues à eux en sortent et ils se saluent cordialement en se croisant, leur patron passe la tête hors de son bureau et leur fait signe d’entrer, ce qu’ils s’empressent de faire en se bousculant presque en passant la porte.

Une fois dans le bureau, ils prennent place sur des sièges que leur montre du doigt l’homme grisonnant ayant déjà repris sa place sur son fauteuil et attendent que ce soit lui qui entame la conversation.

- Expliquez-moi ce que vous foutiez en tôle ? Et d’abord qu’est-ce que vous foutiez tout court dans une propriété privée !!
- On vérifiait une de nos sources patron !
- Sur quel sujet ?
- Le bug d’internet de l’autre jour, vous savez le gars qui prend aux tripes quand il chante ?

Le rédacteur en chef se lève d’un bond.

- Ne me dites pas qu’il vit en France ??
- Et bien si justement !! Nous étions planqués à l’écouter quand nous nous sommes fait repérer et les flics nous ont cueilli presque aussitôt, comme s’ils étaient déjà là !! Plutôt bizarre non ?
- Peut être un pur hasard !
- Hum !!! En pleine campagne ? Alors que c’est plutôt du ressort de la gendarmerie ? Désolé patron mais je trouve ça gros quand même, pour moi il y a anguille sous roche.
- Et je présume qu’ils vous ont confisqué les bandes ?
- C’est évident patron, sauf qu’ils ne sont de toute évidence pas au fait de ce nouveau matériel et que j’ai eu le temps d’en faire une copie sur le disque dur intégré qui sert de sauvegarde à la caméra avant qu’ils ne me la confisquent.

L’homme ouvre un placard où se trouve un écran plat.

- Montrez-moi ça !!!

***/***

« Un petit quart d’heure à peine plus tard »

L’homme s’essuie les yeux en éteignant l’écran, il se tourne vers les deux journalistes le visage encore marqué par le fou rire qui l’a pris en visionnant le film.

- Mais qu’est-ce que c’est que ce clown à la guitare ??
- Un clown peut être, sûrement même !! Mais qui joue drôlement bien en douce !!
- Au point que vous n’avez jamais même une seconde pointé votre caméra sur celui qui chantait, alors que c’était sur lui que portait votre recherche d’informations !!
- Nous ne pensions pas nous faire repérer aussi vite patron et c’était tellement drôle que je ne pouvais pas détacher mon regard de ce gamin déchaîné !
- De ses fesses plutôt, parce que pour le reste on ne voit pas grand-chose à part que c’est un rouquin !
- La prochaine fois nous ferons plus attention patron.

L’homme les regarde soudainement avec sérieux :

- Il n’y aura pas de prochaine fois !!
- Pardon !!
- Vous m’avez très bien entendu et je ne me répéterai pas !!
- Mais enfin patron ! Pourquoi ?
- Secret-défense !! Vous savez aussi bien que moi ce que ça signifie je pense !!
- (Le journaliste incrédule) ???? Pour un groupe de jeune dans un hangar ??
- Un élément du groupe en particulier apparemment !! Ne vous approchez plus de ses jeunes gens vous m’avez bien compris ? Le patron a été très clair et à la façon dont il nous en a parlé, c’est qu’il a du bien se faire remonter les bretelles par un type du gouvernement suite à vos exploits non commandités.
- Et la liberté de la presse dans tout ça ?
- Elle ne doit pas enfreindre les règles et vous n’aviez pas à vous trouver en cet endroit sans l’autorisation de son propriétaire.
- Alors la prochaine fois nous pourrions attendre qu’ils sortent et les suivre pour en savoir plus ?

Le rédacteur en chef se relève brusquement et frappe du poing sur la table.

- Ne vous entêtez pas à vouloir mettre le doigt ou ça vous fera mal, c’est un conseil d’ami et je vous saurai gré pour votre bien à tous les deux de le suivre à la lettre. Bon Dieu !! N’avez-vous pas encore compris de qui on parle depuis que vous êtes entrés ? Ma parole ce n’est pas possible d’être aussi con !! Je ne tiens pas encore à voir les cadors de la DST ou des SG déboulés comme ils l’ont déjà fait à la régie pour stopper l’émission en plein journal télévisé et ensuite tout confisquer en bousillant la moitié du matériel !! Bien sûr que nous pourrions nous retrancher derrière le droit d’expression, et ensuite y avez-vous seulement pensé ? Qu’arrivera-t-il quand vous vous retrouverez sans-emploi avec vos noms écrits en rouge partout où vous vous présenterez ?
- (Le journaliste livide) Un de ses jeunes serait donc ce Florian De Bierne ?
- Ah !! Quand même !! Je commençais vraiment à désespérer !!

L’autre journaliste qui jusque-là n’a pas encore pris la parole.

- Patron !! Vous ne pensez pas que ce pourrait être le gosse à la guitare quand même ?

Le rédacteur en chef sourit en repensant à ce qu’il vient de visionner.

- Manquerait plus que ça Hi ! Hi ! Soyons sérieux allons !! Je pense plutôt à une des personnes qui les écoutaient jouer.


2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (69 / 150) (Thillois)


Mélanie déboule toute heureuse dans la cuisine et se jette dans les bras de sa mère qui la regarde en souriant.

- Qu’est ce qui te rend si joyeuse ?
- « Ludo » vient ce week-end maman !! Il m’a dit qu’il passerait me voir.

Fabienne regarde sa fille d’un œil attendri.

- Ah !! Je comprends mieux pourquoi tu es dans tous tes états, le beau Ludovic vient voir ma petite fille chérie.
- Maman !!!
- Qu’est-ce que j’ai dit ? Il n’est pas tout mignon ton « Ludo » ?
- Bien sûr que si mais c’est ta façon de le dire !!
- Qu’est-ce qu’elle a ma façon ? Et puis tu sais ma chérie, je commence à y être habitué aux beaux blonds aux yeux bleus qui entrent dans cette maison. D’ailleurs j’y pense, tu n’as pas vu les garçons ?
- Ils sont dans leur chambre, j’ai entendu Sébastien qui faisait de drôles de bruits et Sylvain qui faisait sa grosse voix.

Fabienne lève les yeux au plafond.

- Ce n’est pas la discrétion qui les étouffe ces deux-là !
- Qu’est-ce qu’ils font toujours enfermer là-haut maman ?

Fabienne gênée cherche ses mots.

- Tu comprendras quand tu seras plus grande, quand tu en feras autant avec ton « Ludo ».
- (Mélanie rougit) Oh !! Maman !!!
- (Fabienne amusée) Allez file !! J’ai encore le dîner à préparer et il ne se fera pas tout seul !

***/***

« A l’étage au-dessus, dans la chambre des garçons »

Sylvain sent le sexe de Sébastien qui pulse et arrête aussitôt ses caresses pour retourner à ses révisions en reprenant sa place devant son bureau.

Sébastien se trémousse sur le lit, pieds et mains attachés au montant de celui-ci, il subit les attouchements de son ami depuis déjà plus d’une heure et l’excitation dans ses reins est à son comble.

L’amusement du jour de Sylvain quand ils sont revenus du bahut, a été de le faire mettre nu et de l’attacher pour ensuite lui faire subir la pire des tortures, celle de le caresser jusqu’à la limite de la jouissance et de le laisser ensuite de longues minutes en plan pour reprendre ses révisions de cours.

Plus le temps passe et plus le beau blond étendu nu sur le lit n’en peut plus, son corps tendu n’attendant plus que la libération de ses sens par de bons coups de poignet salvateurs que son copain se garde bien de lui administrer.

- Salaud !!

Sylvain se tourne vers lui amusé.

- Qui ça ? Moi ?
- Finis-moi s’il te plaît !
- Allons ! Tu vois bien que j’ai du travail !
- Fais pas le vache !

Sylvain soupire faisant semblant d’être excédé, lui aussi bien sûr est nu le sexe bandé à outrance avec l’envie de libérer son chéri pour lui faire l’amour.

Seulement il ne l’a pas encore poussé à bout, du moins pas suffisamment pour qu’il devienne la chienne en chaleur qui il le sait bien leur amènera à tous les deux un orgasme dont il savoure déjà rien qu’à l’idée et il prend le temps de l’y amener pour ensuite se laisser aller dans ses bras qui alors seront enfiévrés par son envie de jouir.

Il se lève enfin après plusieurs minutes à l’entendre le supplier et vient s’agenouiller entre ses jambes.

Sébastien se tend encore plus dans l’attente d’un supplément de caresse, qu’il reçoit comme un doux supplice car lui aussi sait jusqu’où ça va le mener ensuite.

Le nez de Sylvain vient se frotter dans l’entrejambe aux poils blond à l’odeur sans pareil, sa langue ne reste pas inactive et lèche le corps de Sébastien avec une savante lenteur en commençant depuis l’entrée de la corolle béante d’excitation, jusqu’au bout du gland qu’il prend en bouche un court moment pour redescendre ensuite toujours avec une extrême lenteur vers son point de départ.

Il réitère l’opération plusieurs fois jusqu’à ce que lui-même n’en puisse plus, sentant son corps prêt à exploser aussi bien grâce au contact de la peau de son chéri qu’à ses cris de plaisirs ainsi qu’aux caresses lancinantes qu’il lui prodigue en faisant attention surtout à ne pas l’emmener au point de non-retour.

D’un geste sûr dû à l’habitude, il dénoue les deux cordelettes qui liaient Sébastien au pied du lit et tout en l’embrassant et le caressant, il remonte le long de son corps profitant de la saveur et de la douceur musclé de celui-ci, jusqu’à arriver au creux de son cou qu’il suçote avidement en appréciant son grain de peau granuleux tout en lui déliant cette fois-ci les mains.

Sébastien se lance alors sur lui tel un animal en rut et s’empale de suite jusqu’à la garde en poussant un gémissement de délivrance qui précède de peu l’explosion de ses reins dans une chaleur insoutenable qui le fait trembler de tout son corps et le délivre enfin de son envie de jouir qui jaillit sur le torse de Sylvain, lui-même étant dans la même osmose que son compagnon et se vidant dans un grondement d’orgasme à l’intérieur de ses chairs si pourvoyeuses de sensations divines.

Sébastien s’étale sur le corps de son ami, leurs lèvres se cherchent et se trouvent pour un long baiser de reconnaissance et d’amour partagé qui les laisse un long moment exsangue et sans force.


2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (70 / 150) (Reims) (Mardi fin d’après-midi)


« Ding ! Dong ! »

Émilie se redresse étonnée d’avoir de la visite à une heure pareille, elle claque gentiment les fesses des deux garçons nus allongés près d’elle dans le sofa.

- Allez-vous habiller !! Nous avons de la visite !!
- (Grégory bougon) Encore un enquiquineur de représentant, tu n’as qu’à pas répondre !

Julien sourit à sa copine :

- « Grég » a raison, laisse tomber et viens te rallonger près de nous ma puce.

Émilie se tâte quelques secondes, quand la sonnette retentit de nouveau.

« Ding ! Dont ! »

La jeune femme soupire alors en enfilant vite fait un peignoir de bain.

- Filez-vous deux !! Je vais l’expédier et lui faire passer l’envie d’emmerder le monde à celui-là !!

Émilie attend quelques secondes que les garçons disparaissent en courant dans la chambre, elle va ensuite ouvrir la porte prête à mordre l’insolent qui insiste aussi lourdement quand elle reste toute bête en reconnaissant son visiteur.

- Florian !!!

Je me retourne pour voir s’il y a quelqu’un d’autre, amusé.

- Heu !! Non c’est le surfeur d’argent !! Hi ! Hi !
- Faut plus qu’il se baigne alors !!
- Tes deux mâles sont présentables ? Je peux entrer ou tu vas me fermer la porte au nez ?
- (Émilie sourit) Qu’est ce qui te dit qu’ils étaient à poils d’abord ?
- On voit tes nibards alors j’imagine que j’arrive au mauvais moment Hi ! Hi !

Émilie referme d’un coup sec son peignoir.

- Oh !! Sale voyeur !!
- J’en ai vu d’autres tu sais et des sûrement moins bien gaulées que les tiens Hi ! Hi !
- Entre plutôt que de raconter tes conneries ! Qu’est ce qui t’amène ? Tu ne nous as pas habitués à nous rendre visite sans prévenir, surtout en semaine !

Les deux garçons sortent de la chambre avec un grand sourire aux lèvres de voir leur ami, qu’ils n’ont pourtant quitté que quelques heures plus tôt.

- (Grégory curieux) Il y a un problème « Flo » ?
- Mais non enfin !! Je n’ai pas le droit de venir voir mes amis sans raison ?
- (Julien) Bien sûr que si !!
- Pour être honnête avec vous, j’ai eu un coup de cafard et je n’avais pas envie de me montrer comme ça devant Annie, alors je suis venu vous faire un coucou pour me changer les idées.
- (Émilie) C’est Thomas qui te manque ?

Je hoche les épaules.

- Qui veux-tu d’autre !! En plus je n’ai eu aucune nouvelle du week-end, ce n’est pas dans ses habitudes pourtant !!.

Grégory prend son copain par les épaules en le secouant doucement.

- Tu as essayé chez ses parents ? Son boulot ?
- Je n’ai pas osé en fait !!
- Qu’est-ce que c’est encore cette histoire ?
- Je ne voulais pas l’inquiéter tu comprends ? Lui aussi doit trouver le temps long et si je lui montre que c’est pareil pour moi, il ne va plus fermer l’œil de la nuit, je le connais tu sais ?

Julien attrape le téléphone qui sort de la poche de son copain et après avoir vérifié, le lui met sous le nez l’air moqueur.

- Tu aurais déjà pu vérifier que le tien était allumé !! Il y a des moments où je me demande si tu es sur la même planète que nous mon pote !


2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (71 / 150) (Reims) (Mardi fin d’après-midi) (fin)


Il l’allume, il ne faut que quelques secondes pour qu’un nombre impressionnant de bips ne retentissent dans le salon, montrant qu’à l’instar de Florian qui croyait que personne n’avait cherché à le joindre, c’est en fait tout le contraire qui s’était produit.

- Houlà !! Pour le coup c’est Thomas qui doit s’inquiéter !! Il cherche à te joindre depuis hier !! Regarde-moi tous les textos qu’il t’a envoyés ?

Je lui prends fébrilement l’appareil des mains et constate qu’en effet, il n’y a presque que le numéro de mon « Thom Thom » et de la messagerie qui apparaissent dans la liste.

Mon moral remonte alors à toute vitesse et c’est avec le sourire que je m’installe tranquillement sur un fauteuil et que je parcours mes messages un à un, montrant à mes amis mon étonnement le plus complet à ce que je lis et qui m’amène rapidement une larme à l’œil d’émotion.

Émilie vient s’asseoir près de moi et me serre dans un de ses bras, inquiète d’un coup de me voir dans un tel état.

- J’espère qu’il n’y a rien de grave ?

Je m’essuie les yeux en souriant.

- Non au contraire, Maurice a retrouvé quelqu’un de ma famille qu’il a emmené chez mes grands-parents.

Julien est des trois le plus au fait de la vie de son ami.

- Ça a dû leur faire un choc !! C’est qui ?
- Un cousin du côté de ma mère.
- (Grégory surpris) Je croyais qu’elle était orpheline ?

Je relis le long texto de Thomas, ayant du mal moi-même à y croire.

- Apparemment non !! Elle aurait eu un frère qui vit en Amérique et mon oncle a eu un fils qui est actuellement à Paris sous la protection de Maurice.
- (Grégory sidéré) Le monde est petit tu te rends compte ? Pourquoi est-il sous sa protection ? À cause de toi ou pour une autre affaire ? Quel âge il a ? Et toi ? Qu’est-ce que tu vas faire ?

Je souris à mon ami qui est devenu d’un coup fébrile, m’envoyant les questions comme un tir de mitrailleuse.

- Je n’en sais pas plus que toi.
- Appelle Thomas alors !! C’est dingue cette histoire !!

Julien regarde Grégory en se moquant visiblement de lui.

- Arrête « Greg » !! On croirait que c’est ton cousin à toi qui vient d’apparaître dans ta vie Hi ! Hi !
- Je me mets à la place de « Flo » !! Tu imagines un peu le scoop ? Tu te crois seul au monde et d’un coup tu apprends que tu as une vraie famille !! C’est dingue, non ?

J’écoute d’une oreille en appelant mon chéri qui décroche à la deuxième sonnerie en m’engueulant presque tellement il était inquiet de ne pas pouvoir me joindre depuis hier.

Notre conversation dure un bon moment avant qu’il ne m’ait tout expliqué de ce qu’il en sait de cette histoire et que je raccroche enfin en me levant pour prendre congé de mes amis.

- (Émilie en m’embrassant) Tu vas faire quoi ?
- Je file à Begin !! Je préviendrais Yuan en route que je passerai la nuit chez lui.
- (Julien) A cette heure-là ? Tu ne peux pas attendre demain ?
- Pour faire la crêpe toute la nuit dans mon lit ? Hors de questions !!

***/***

« Vingt-deux heures ce soir-là, hôpital militaire de Begin »

- Qui va là !!

Une lumière aveuglante me fait fermer vivement les yeux, mes mains toujours tenant fermement la grille close que je m’étais mis à secouer pour attirer l’attention du planton enfermé dans sa guitoune.

- Florian ??? Qu’est-ce que tu viens faire ici à cette heure ?
- Ouvre !! Je dois voir quelqu’un, c’est urgent !!

La lampe torche s’éteint à mon plus grand soulagement, des pas rapides s’approchent alors et le planton déverrouille la grille qui s’ouvre alors dans un grincement étrange dans la nuit redevenue presque noire, simplement éclairée par un réverbère au loin et la lumière de la guérite à quelques mètres de là.

Je fais signe aux deux hommes qui m’ont conduit jusqu’ici sans poser de questions malgré l’aspect inhabituel de ma demande.

- Merci les gars !!
- De rien Florian, tu comptes ressortir avant demain ?
- Oui ! Je vais chez « Yu » après.
- D’accord !! On t’attend dans la voiture alors !!
- Allez plutôt casser la croûte, j’en ai au moins pour deux heures !!
- D’accord !! On prévient le service avant pour qu’ils envoient des renforts, on sera de retour vers minuit !!
- Entendu et encore merci, je vous revaudrai ça !!

Je les regarde s’éloigner et me tourne ensuite vers le soldat qui est resté figé près de moi.

- Tu ne saurais pas par hasard où loge le garçon américain qui est arrivé dernièrement ?
- Il a pris la chambre du maréchal des logis Duval je crois.
- OK merci !!

***/***

« Casernement de l’hôpital Begin »

Je marche le long du couloir silencieux, je vais pour frapper à la porte de la petite chambre qu’occupait Romain avant d’emménager chez Jean Baptiste quand je me sens ceinturer et soulever brusquement du sol, mon bonnet que j’avais rabattu sur mes oreilles à cause du froid vient heurter durement le menton du colosse qui me bloque les membres.

- Aïe !! Mais lâchez-moi enfin !! Grande brute !!



Florian 18 ans surdoué ou Le don de guérir (livre 2) (suite 3) - laurentdu51100 - 04-09-2020

2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (72 / 150) (Begin) (Le nouveau don)


Je me sens reposer au sol et j’entends alors un rire grave que je reconnais de suite et qui me rassure bien que je ne pense pas risquer grand-chose au sein de l’établissement.

- Titi !! Qu’est ce qui t’a pris de me faire une trouille pareille ?
- Oups !! Hi ! Hi ! J’ai cru voir un « ro » minet !! Hi ! Hi !
- Très drôle !! Si tu m’expliquais plutôt ce que tu faisais planquer dans le couloir ?
- Je suis de garde figure toi !! Le garçon que tu viens apparemment voir est sous surveillance.
- Ici !! Dans la caserne ??
- Ce sont les ordres !! Personne ne doit entrer dans cette chambre sans montrer pattes blanches.

- Je comprends pourquoi tu restes dans le couloir alors Hi ! Hi !

Je lui mets les miennes sous le nez.

- Tiens, regarde !! Elles le sont assez pour toi ?
- (Stephan) Faut voir Hi ! Hi ! Qu’est-ce que tu lui veux à ce gars, à une heure pareille ?
- Juste faire sa connaissance, c’est mon cousin !

Stephan sourit en plissant les yeux d’amusement.

- Je me disais aussi qu’il avait un petit quelque chose qui me rappelait quelqu’un et maintenant que tu me le dis, ça ne m’étonne plus du tout que vous soyez de la même famille.
- Il doit être beau gosse alors Hi ! Hi !
- Ça ira les chevilles !!

Je lui tire la langue.

- Dis plutôt que tu es jaloux de mon physique de rêve, gringalet !!

Une main attrape la ceinture de mon pantalon et me soulève sans effort apparent, amenant mes yeux en face des siens rieurs.

- Alors terreur ?

Je le fixe intensément dans les yeux, quelque chose se passe alors qui me surprend au plus haut point.

Mon esprit entre en lui et je peux y lire comme dans un livre ouvert, y découvrant l’énorme sympathie que je lui inspire ainsi que ce qu’il serait capable de faire à toute personne qui me voudrait du mal.

Cette sensation étrange m’amène un long frisson et me fait détourner le regard, ne voulant pas continuer plus longtemps ce qui pour moi est une atteinte manifeste à son intimité.

Stephan doit avoir lui aussi ressenti quelque chose de pas naturelle car son visage exprime alors une expression d’intense surprise.

Il me repose alors au sol en se reculant d’un pas.

- Qu’est-ce que tu viens de faire ?

J’essaie de garder un air le plus naturel possible pour répondre.

- Comment ça ?
- J’ai eu l’impression que tu étais dans ma tête !
- Tu sais bien que c’est impossible !!
- Alors dis-moi pourquoi tu as eu cette expression et que tu as détourné les yeux ?
- Mais non je t’assure !! Juste que je me suis senti soudainement gêner de te fixer comme ça !!

Stephan me regarde longuement, cherchant à comprendre ce qu’il vient de ressentir comme une intrusion dans son esprit et qui lui a fait poser cette question, maintenant il n’est sûr de rien et est prêt à penser que ce n’était qu’une impression sans réel fondement.

- Tu es un garçon étrange Florian, je préfère être du bon côté de la barrière avec toi, crois-moi, et je plains ceux qui auraient de mauvaises intentions à ton égard, je ne sais pas d’où me vient cette impression mais je suis certain que quelque chose de pas habituelle émane de toi.
- Ne dis pas de bêtises allons !! C’est juste le contexte de se retrouver ici en pleine nuit qui t’amène ces réflexions et rien d’autre.
- Tu as sans doute raison !! Allez !! Va faire connaissance avec ton cousin, je suis sûr qu’il sera aussi curieux que toi de te connaître enfin.

Stephan repart alors dans l’angle du couloir où il se rassoit sur la chaise qu’il a mise là pour prendre son tour de garde discrètement.

Je reste un instant planté sans ne plus rien faire que réfléchir intensément sur ce qu’il vient de m’arriver, je me concentre alors sur la seule personne qui compte plus pour moi que ma propre vie et je sens mon esprit partir loin d’ici et se connecter au sien.

***/***

« Aix en Provence, chambre de Thomas »

Thomas se redresse soudainement, une voix bien connue résonne dans sa tête nette et claire comme si la personne était près de lui et lui susurrait ses paroles à l’oreille.

- Thomas ? C’est « Flo » !


2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (73 / 150) (Begin) (Mon cousin/ma famille)


L’étonnement de Thomas est à son comble quand il comprend après l’avoir cherché partout du regard, que son ami n’est pas à ses côtés dans sa chambre.

- Florian ? Mais où es-tu ?
- A Paris !!

Le grand blond toujours dans un ahurissement des plus comiques, attrape son portable posé près de lui sur sa table de chevet et le met à son oreille.

- Hi ! Hi !
- Allô !!!
- Ne sois pas ridicule « Thom », tu vois bien qu’il est éteint !!
- Mais !!! ….. Comment !!! ….
- Tu as déjà entendu parler de la télépathie quand même ?
- (Thomas croit comprendre) J’ai une de ses choses dans la tête comme Taha et son frère ?
- Non t’inquiète !! C’est juste moi qui fais ça en me concentrant sur toi !! Par contre je ne vais pas pouvoir continuer longtemps, ça me pompe toute mon énergie.
- Encore un de tes « dons » qui se réveille ?
- On dirait bien oui ! Je dois couper la com sinon la facture va être salée, je t’aime !! Bisous mon Thomas !!

Mon esprit revient brusquement et me laisse avec une énorme impression de fatigue qui m’oblige à me retenir au mur du couloir.

***/***

« Afrique, clairière des arbres torturés »

Une brume opaque se répand sur les pierres, démontrant que celles-ci ressentent et communiquent entre elles.

- Son esprit s’est libéré !! L’enfant humain a trouvé son potentiel, il ne lui reste plus qu’à le développer.
- Il est comme nous avant l’ascension maintenant.
- Oui !! Il ne lui reste plus qu’à comprendre.
- De son inconscient viendra le savoir !
- Il le faut s’il veut vivre cette existence.
- Il n’aura bientôt plus le choix, son corps le ramènera vers ce qui doit être.
- Nous l’aiderons à revenir, il est celui que nous attendions et qui empêchera ce monde de sombrer comme le nôtre l’a fait à cause de notre ignorance d’alors, il y a si longtemps.
- Voilà donc la raison qui a poussé notre frère à entrer en lui, c’était pour le sauver mais aussi pour le former, il avait déjà senti en ce jeune carboné à peine né qu’il était habité par cet esprit pur.
- Pourquoi ne nous l’a-t-il pas dit ?
- L’aurions-nous cru ?
- Non !! Les chances que ce soit ça étaient trop infimes et pourtant !!!

***/***

« Retour à Begin »


Je prends sur moi pour ne pas que mon attente fasse revenir « Titi » en se demandant ce que je peux bien attendre à rester planter là devant cette porte depuis si longtemps, une grande bolée d’air m‘aide à combattre l’impression de lassitude et c’est maintenant d’une main redevenue ferme que je frappe à la porte pour découvrir enfin celui dont l’existence m’était encore il y a quelques heures complètement inconnue.

« Toc ! Toc ! Toc ! »

Un bruit de lit qui grince me prouve que quelqu’un est bien dans la chambre, j’attends alors avec impatience qu’apparaisse à ma vue ce garçon qui est de mon sang et dont j’avais toujours rêvé avoir rien que pour pouvoir être comme tout le monde avec une vraie famille.

Apparemment les coups frappés à sa porte n’ont pas été suffisants, je recommence alors un peu plus fort cette fois.

« Toc ! Toc ! Toc ! »

Une voix jeune et ensommeillée questionne alors.

- Oui ???
- Ouvre cousin !! C’est Florian !!

Je n’ai pas terminé ma phrase qu’une énorme boule d’émotion me remonte dans la gorge, ce simple mot de cousin que je viens de prononcer m’émeut plus que je n’y aurais pensé de prime abord et c’est avec une fébrilité manifeste que j’attends derrière cette porte que la personne dont les pas approchants vienne ouvrir et que je découvre enfin celui qui va sans aucun doute apporter un énorme changement dans ma vie.

Antoine n’est guère mieux dans l’instant présent que celui qui vient de s’annoncer à une heure si tardive, son cœur bat la chamade et ses mains tremblent de la même émotivité que celle qu’il a ressentie dans cette voix juvénile.

C’est donc dans cet état de trouble manifeste qu’il ouvre la porte et se présente devant celui qui pour lui également est sa seule famille.

Les deux garçons restent un long moment les yeux dans les yeux sans pouvoir ni bouger, ni prononcer la moindre parole.

Leurs regards étrangement semblables se fixent avec intensité, une lueur les allume alors de la joie intense qu’ils éprouvent de cette rencontre et qui sera, ils n’en doutent ni l’un ni l’autre, un tournant essentiel dans leur vie future.

Une personne qui assisterait à cette première rencontre, verrait tout de suite à quel point le courant passe entre ses deux grands adolescents quasiment du même âge, ne serait-ce déjà dans ce sourire marquant leur visage et prouvant sans contexte l’attirance qu’ils éprouvent déjà l’un pour l’autre.

Leurs yeux d’un vert éclatant presque magnétique, brillent d’émotions et c’est le jeune rouquin d’un naturel plus expressif que le grand brun qui se jette le premier dans ses bras, fondant littéralement en larmes trop longtemps retenues d’une émotivité dont il n’est et n’a jamais été maître.

Antoine lui aussi se laisse aller dans les bras semblant frêles mais non dénués de force de ce jeune homme qui l’attire déjà au premier contact et ses mains d’abord hésitantes, serrent à leurs tours les reins souples à la chaleur apaisante pour l’amener encore plus contre lui dans une étreinte tout amicale et, déjà ils le sentent bien tous les deux, fraternelle.


2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (74 / 150) (Paris) (Sacha)


« Au même moment en proche banlieue »

Les deux hommes restent à épier les faits et gestes des trois zonards qui de toute évidence dealent dans la nuit sombre et glauque de ce quartier à la réputation qui n’est plus à faire.

- Qu’est-ce qu’on attend ?
- Il faut les prendre en flag sinon ils ne se priveront pas d’aller porter plainte !
- Bah !! Quels sont les risques qu’ils nous dénoncent ?
- Minime, je te l’accorde mais il vaut mieux rester un minimum dans la légalité, rappelle-toi que nous ne sommes là ce soir que pour te montrer la procédure au cas où ils te mettraient avec un autre équipier.
- (Sacha narquois) Avec ce que tu m’as raconté, ce serait quand même étonnant pas vrai ?
- On ne sait jamais !! Tiens ! Voilà un client ! Attendons que la transaction se fasse avant d’intervenir.

Un jeune gars tout juste sorti de l’adolescence s’avance vers les trois autres personnes en rasant les murs, cherchant de toute évidence à rester le plus discret possible.

Les trois lascars semblent le connaître car ils arrivent directement vers lui en l’entourant le sourire aux lèvres, une poignée de mains et Maxence repère par habitude les petits sachets et les billets de banque qu’ils s’échangent subrepticement en profitant de cette soi-disant étreinte amicale.

- C’est bon !! On peut y aller, reste derrière moi et n’oublie pas que tu n’es pas encore assermenté alors pas de vagues.
- (Sacha moqueur) Oui chef !

Le jeune camé se prépare à repartir d’où il était venu quand il voit les deux ombres s’avancer vers eux et pousse un cri d’alerte.

- Vingt-deux les gars !! C’est les poulets !!

Les quatre jeunes se dispersent alors dans toutes les directions, Maxence a repéré celui qui l’intéresse dans le tas et qui a déjà eu droit plusieurs fois à se faire interpeller par lui, il s’exclame alors.

- Halte police !! Occupe-toi du client, je prends l’autre là-bas !!

La poursuite ne dure pas très longtemps, les deux hommes trop habitués aux sports extrêmes pour se laisser semer par des débutants et quelques minutes à peine plus tard, ils se retrouvent dans un coin tranquille avec les deux jeunes menottés qui n’en mènent pas large.

Disons plutôt que c’est celui qui a porté le pet qui tremble de s’être fait coincer, car pour l’autre c’est le sourire en coin qu’il se laisse emmener dans ce recoin sombre où il sait très bien ce qui l’attend.

- (Maxence) Main derrière la tête face au mur !! Reculez et écartez les jambes !! Allez plus vite !!

Maintenant les deux jeunes se retrouvent en équilibre précaire, le moindre mouvement les faisant chuter s’ils leur prenaient envie de vouloir s’échapper.

- Fouille celui-là, il connaît le manège et saura fermer sa gueule, moi je prends l’autre !!

Sacha commence à palper le jeune loubard qui se contente de ricaner, il lui sort des poches quelques sachets de came et une liasse déjà conséquente de billets qu’il glisse dans sa poche, voyant ça le mec commence à protester.

- Hé !! Le fric est à moi !!

Il reçoit alors une mandale qui lui fait voir trente-six chandelles, son visage change alors du tout au tout en comprenant que cette fois-ci il va y avoir du changement et que les deux flics sont du même acabit, ce qui n’est pas pour le rassurer.

D’ordinaire il ferme sa gueule de la fouille plus que poussée qu’il subit et se laisse ensuite emmener au poste où il en ressort le lendemain matin non sans avoir eu droit au préalable à un pelotage en règle du flic PD qui lui doigte le cul et lui pelote outrageusement la queue en faisant attention que son collègue ne s’en aperçoive pas.

Ça ne va jamais plus loin et le deal lui va bien puisqu’il ne perd que quelques grammes vite remplacés, seulement il sent bien que la donne vient de changer avec le ton et la baffe en pleine tronche que l’autre tâche vient de lui asséner sans retenir son coup.


2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (75 / 150) (Paris) (Sacha) (suite)


Maxence termine sa fouille des vêtements de l’autre jeune en lui soutirant la coke qu’il venait de s’acheter, il n’avait encore jamais eu affaire à ce gars et il doit reconnaître qu’il le fait déjà bien bander, la peur du jeune type est flagrante car il le sent trembler de tout son corps.

- Voyons voir si tu n’en caches pas ailleurs !!
- Je vous jure que non monsieur !!
- Ta gueule, bâtard !! Sinon tu vas en recevoir une comme ton pote.

Il lui remonte son tee-shirt, faisant apparaître son ventre mat de jeune rebeu et ses mains lui détachent son ceinturon pour ensuite lui baisser le pantalon et le slip jusqu’aux chevilles.

- Qu’est-ce que vous faites !!
- J’ai dit ta gueule !! Cambre bien ton cul que je regarde si tu ne planques rien à l’intérieur !!

Une énorme claque résonne dans la nuit, marquant la fesse gauche du jeune gars qui s’exécute alors en comprenant qu’il ne lui sert à rien de résister, si ce n’est de se faire défoncer la tête en plus du reste.

Maxence a le regard qui s’allume de plaisir à regarder sa victime qui a enfin compris qu’il valait mieux se laisser faire et ses mains prennent les deux fesses encore imberbes qu’elles écartent pour lui dévoiler l’anus plissé qui lui met le sexe en ébullition.

Sacha fait exactement comme son copain, sauf que lui en est déjà à le doigter en profondeur et sa victime serre les dents en n’osant pas protester, ayant déjà compris ce qu’il lui arriverait s’il s’y essayait.

Maxence entre à son tour son majeur dans le fondement du jeune arabe qui pousse un cri de douleur, le doigt étant entré sans aucune préparation et lui occasionnant une atroce brûlure.

- Aïe !!!

Maxence d’une voix excitée :

- J’ai dit ta gueule !! Je vais te mettre ma queue bien profond et tu n’as pas intérêt à la ramener si tu ne veux pas te retrouver aux urgences.
- Pitié non !! Pas ça !!
- Alors ferme ta gueule !! Tu m’excites alors ça ira vite et après je te laisserais repartir sans t’amener au poste, à moins que tu préfères cette solution ?

Le jeune ne dit rien et Maxence a un sourire de prédateur en comprenant qu’il a encore gagné et que ce jeune gars doit toujours vivre chez ses parents, préférant le subir plutôt à ce qu’ils connaissent ses propensions à se droguer.

Maxence jette un œil sur Sacha qui déjà pointe sa queue au bord du trou de l’autre mec qui serre les dents dans l’attente de la douleur qui ne saurait tarder à arriver.

- Mets une capote !! Ne va pas prendre de risques avec ce genre de mecs !

Il en sort une de sa poche qu’il lui envoie, Sacha déchire l’emballage et met le préservatif en un temps record, il enfile alors direct le jeune mec qui serre les dents sous la violence du geste.

- Mmmm !!!

Son doigt toujours planté dans l’anus de son jeune arabe, Maxence regarde son copain se déchaîner sur l’autre type et le défoncer avec ardeur tout en lui serrant fortement la gorge de sa main droite.

Il sourit en reconnaissant bien là la brutalité innée de Sacha et reporte son attention sur celui qu’il a sous la main, celui-ci ne bronche pas en observant ce qu’il se passe à côté de lui et ses yeux se couvrent de larmes en comprenant ce qui l’attend, il tourne son visage suppliant vers Maxence qui ricane alors en comprenant bien ses appréhensions.

- T’es puceau pas vrai ?
- Oui monsieur ! Pitié !!
- Tant mieux alors, ça va me faire faire des économies et en plus je préfère sans !!

Moins cruel que son copain, Maxence crache dans sa main et enduit son sexe de sa salive avant de pénétrer sa victime qui se cabre sous la douleur violente qu’il ressent sur l’instant où ce sexe lui semblant énorme écarte ses chairs pour le transpercer jusqu’à la garde.

- T’inquiète !! C’était le plus dur, maintenant tu vas prendre ton pied gamin !!

Les minutes qui suivent ne sont troublées que par les ahanements des deux hommes qui pourfendent avec un plaisir manifeste leurs deux victimes qui sont au bord de l’évanouissement, du moins pour l’une d’elles, sous les coups de boutoirs qui leur transpercent les intestins avec une excitation et une fureur sans commune mesure avec le plaisir qu’ils devraient normalement prendre avec un partenaire choisi et consentant.



Florian 18 ans surdoué ou Le don de guérir (livre 2) (suite 3) - laurentdu51100 - 04-09-2020

2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (76 / 150) (Paris) (Sacha) (fin)


Sacha en sueur prêt à jouir.

- Putain que c’est bon !! Quel cul de salope !!

Il passe sa main devant le gars et lui attrape la queue molle qu’il serre fortement lui faisant pousser un râle de douleur supplémentaire.

- Arrrhhh !!!
- Il ne bande même pas le connard !! Elle ne te plaît pas ma queue ? Puisque c’est comme ça, tu vas bouffer mon jus salope !!

Il se désemmanche avec brusquerie, lui arrachant une nouvelle fois une douleur terrible, ôte la capote et attrape le gars tremblant de terreur sourde pour le faire se retourner et s’agenouiller devant lui.

- Ouvre la bouche bâtard et ne t’avise pas à jouer au con si tu veux garder intacte ta petite gueule de zonard !!

Le gars obéit, préférant certainement ça à la sodomie précédente qui lui brûle toujours atrocement le ventre et prend en bouche avec écœurement le sexe suintant de sperme qui n’attendait que ça pour la pénétrer avec brusquerie jusqu’en fond de gorge afin de se finir et d’y lâcher sa jouissance en jets épais qui manque d’étouffer le jeune dealer qui en vomit ses tripes dès que Sacha le libère enfin, une fois son plaisir assouvi.

Maxence pourtant pas un tendre n’en revient pas d’une telle brutalité, il saillit son petit rebeu avec beaucoup moins de violence et constate même avec amusement que celui-ci, souvent vient au-devant des coups de reins qu’il lui porte avec vigueur pour son plus grand plaisir.

Un étrange sourire vient alors à Maxence qui passe à son tour la main devant le jeune garçon et constate qu’au contraire de l’autre, celui-là bande comme un poney et semble maintenant apprécié ce qui au début était un viol manifeste mais qui maintenant ressemble plutôt à un jeu de domination soumission que Maxence apprécie à sa juste valeur.

Il approche ses lèvres de l’oreille du jeune arabe et lui dit à voix basse pour que Sacha ne l’entende pas.

- On dirait que ça te plaît dis donc ?
- Humm !!
- On pourrait remettre ça une autre fois si tu veux ? Je te kiffe bien et t’as un bon cul de salope, je suis au commissariat du dixième si tu veux reprendre ta dose ! Pour un puceau ça a l’air de te mettre dans tous tes états d’avoir un bon mâle qui s’occupe de ton cul de lope.
- Humm !!

Le jeune en entendant ses paroles prend de l’assurance et c’est lui maintenant qui mène visiblement la danse en tortillant son cul pour bien exciter ce flic dont les paroles crues et sa façon possessive de profiter de lui, lui plaise de plus en plus.

La main de Maxence n’a pas quitté le sexe bandé du jeune gars, il sent soudainement au gonflement brusque de celui-ci qu’il ne va pas tarder à cracher son jus et accélère alors ses coups de reins jusqu’à la jouissance, se déversant alors en lui dans un orgasme rare en même temps qu’il le sent prendre son pied à son tour.

Sacha n’a rien remarqué de ce changement de comportement de son ami ainsi que de sa victime qui manifestement n’en est plus vraiment une et il s’acharne sur la sienne qu’il savate maintenant avec un sourire cruel, le dealer est plié en deux tentant par tous les moyens d’arrêter les coups portés à son abdomen et qui finissent par avoir raison de sa résistance, le faisant s’évanouir de douleurs.

Maxence s’en aperçoit, il remonte son pantalon et détache son jeune arabe en le poussant pour qu’il se sauve et n’ait droit à son tour au même traitement, il prend alors une voix rageuse en s’adressant à sa silhouette qui s’éloigne dans la nuit.

- Et ne t’avise pas à retomber dans mes pattes connard !!

Ceci étant fait, il revient vers Sacha et le prend par le bras pour le tirer en arrière afin qu’il cesse de savater le gars inanimé visiblement dans les vaps, il aperçoit malgré le manque de lumière, le filet de sang qui s’échappe de son anus et la grimace qui lui vient prouve à quel point il désapprouve autant de férocité gratuite.

- Laisse-le sinon tu vas finir par le tuer !!
- Il n’aurait que ce qu’il mérite !!
- Tu oublies où tu es Sacha !! Ils remonteraient vite à toi si les flics le trouvaient et alors adieu ton anonymat, ce n’est pas ce que tu veux, pas vrai ?

Sacha reste un instant sans répondre, il fixe son ami et un sourire de contentement apparaît alors sur son visage jusque-là aux traits défigurés par l’envie de meurtre.

- Tu as raison !! Putain ça fait quand même du bien !! J’adore ton plan et j’ai hâte de remettre ça, ça nous rappelle notre jeunesse pas vrai ?

Maxence ne voulant pas le heurter en lui répondant qu’il faudra qu’à l’avenir il apprenne à se contrôler, hoche la tête en lui rendant son sourire.

- Allez viens avant que quelqu’un finisse par passer par ici !! Rends-lui son fric qu’il puisse aller se soigner !!

Sacha sort la liasse et la glisse dans le slip baissé de sa victime.

- Tiens espèce de pute !! Voilà ton petit cadeau Ah ! Ah ! Ne viens surtout plus te mettre dans mes pattes, ce serait une fois de trop !!


2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (77 / 150) (Begin) (Mon cousin/ma famille) (fin)


« Au même moment, dans un contexte bien différend »

Antoine se sépare de l’étreinte d’avec Florian, il lui prend la main et l’emmène dans sa chambre en refermant la porte derrière eux.

Stephan sourit en redressant la tête dont les yeux observaient à l’angle du couloir la rencontre des deux cousins, il se rassoit confortablement cette fois et soupire en se disant qu’ils ont de la chance de s’être trouvés et lentement laisse le sommeil prendre le pas sur sa vigilance, sachant très bien qu’ils ne risquent rien et que cette garde maintenant que Florian est là, ne ressemble plus à grand-chose.

Ce n’est que deux heures plus tard environ que la porte s’ouvre à nouveau et que deux garçons en sortent en faisant le moins de bruits possibles.

Sur la petite table de travail, une feuille de papier, griffonner à la va-vite explique qu’Antoine sera de retour pour le début de la matinée et qu’il n’y a aucune crainte à avoir puisqu’il est entre de bonnes mains.

***/***

Le planton sourit en les voyant arriver vers lui, il se reprend très vite en se souvenant des instructions précises qui lui ont été données lors de sa prise de garde.

- Désolez les gars mais il n’y a que Florian qui peut sortir !!

Je le regarde surpris :

- Ah oui !, et de qui viennent ses ordres ?
- Du général lui-même !!
- Dans ce cas laisse tomber tes instructions, je verrai ça avec lui demain et tu n’auras qu’à dire que c’est moi qui ai insisté.

Voyant qu’il hésite.

- En plus regarde !! Tu vois les gars là-bas à côté du réverbère ? Ce sont des hommes de la DST qui veillent sur moi alors tu vois bien qu’Antoine ne risque rien.
- Dites-moi au moins où vous allez, si on me le demande !!
- Chez Yuan Tsu un ami à moi, il doit d’ailleurs toujours m’attendre et se demander quoi vu l’heure.
- Bon d’accord !! Mais si je me retrouve au trou par ta faute ?
- Je t’y rejoindrai et crois-moi ça fera un sacré ramdam Hi ! Hi !

Le planton soupire en se sachant vaincu d’avance et part récupérer les clés dans la guérite puis revient avec sa lampe torche pour nous faire sortir.

Une fois dans l’avenue, nous marchons tout droit vers mes cerbères qui en nous voyant remontent illico dans leur voiture, attendant que nous nous y installions avant de démarrer et de me demander la destination.

- On te dépose où « Flo » ?
- Chez « Yu » comme prévu les gars !!

Le trajet à cette heure se fait très rapidement et nous nous retrouvons très vite devant le porche de la résidence, je sors mes clés et compose les six chiffres, une fois dans l’escalier Antoine m’arrête en me retenant par la manche.

- Ton ami sait que tu amènes quelqu’un ?
- Déjà je n’amène pas quelqu’un mais mon cousin et d’une, et de deux ne t’inquiète donc pas pour ça, il y a de la place et Yuan doit mourir d’envie de te connaître si comme je n’en doute pas Thomas lui a déjà parlé de toi.
- Il est super-beau gosse !
- Qui ça ? Yuan ?
- Non !! Thomas !
- Qu’est-ce que tu crois Hi ! Hi ! Je sais choisir mes petits amis moi monsieur !!
- Tu dis ça à cause de Sacha ?
- Je ne pensais même pas à ce type !! C’était juste une boutade, relaxe !!
- Je peux te poser une question indiscrète « Flo » ?
- Bien sûr !! Je n’ai rien à cacher, surtout à mon tout nouveau et si charmant cousin.

Antoine rougit d’un coup sous le compliment, ce qui ne manque pas d’amener un sourire amical aux lèvres de Florian.

- Thomas est comme toi quand on lui fait des compliments, c’est trop marrant Hi ! Hi ! Allez pose ta question !
- Tu connais les triplés, qu’est-ce que tu en penses ?
- Ils sont cool, je les aime beaucoup mais je ne savais pas que tu les connaissais ?
- J’ai passé une nuit à Paris chez eux après qu’on soit revenu de chez tes grands-parents, il était trop tard pour que Maurice m’amène à Begin ce jour-là et j’avais débarrassé la chambre où je pieutais à l’ambassade pour me mettre à son service.
- Et ?
- Ils ont essayé de m’avoir avec leurs ressemblances Hi ! Hi !
- Essayez ?
- Bon d’accord !! Ils m’ont eu !!
- Et ?

Antoine regarde son cousin avec amusement.

- Tu ne devineras jamais ?
- Ah tu crois ça ? Il n’y en aurait pas un par hasard qui t’a fait te sentir comme un loukoum au soleil ?
- (Antoine ahuri) Tu es devin ou quoi ?
- Disons plutôt que je me suis senti comme toi !!
- ????????? What !!!
- Un loukoum Hi ! Hi !


2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (78 / 150) (Rencontre avec un bel asiatique)


Antoine incrédule regarde son cousin avec des yeux en billes de loto qui éclatent alors Florian dans un énorme fou rire.

- Qu’est-ce qu’il te prend ?
- C’est ta tête Hi ! Hi ! Je comprends mieux cet air de famille qui amuse Thomas.

Antoine a alors un sourire resplendissant qui trouble son cousin, le trouvant d’un coup super-mignon, alors que jusqu’à présent il n’avait pas fait attention à ce détail physique, trop pris par le besoin de faire connaissance et d’en savoir plus sur sa vie.

- (Antoine) Toi il t’appelle la grenouille et moi le crapaud, tu le savais ?
- Pffff !!! Tu sais les surnoms que mes amis me donnent sont nombreux, j’ai droit à peu près tout de leurs parts, ça va du rouquemoute à la crevette et j’en passe. Par contre des crapauds comme toi j’en fais mon quotidien sans problème Hi ! Hi !
- Ils m’ont prévenu que tu étais un sacré queutard et j’ai déjà rencontré trois de tes petits amis !!

Antoine d’un coup comprend les derniers mots qu’a prononcés son cousin et il le regarde soudainement bizarrement.

- Tu n’aurais pas des vues sur moi par hasard ?

Je le fixe intensément.

- Pourquoi tu en as toi ?
- Bien sûr que non !!
- Alors tu as ta réponse.
- Oui, mais pour Jonas ?
- Ah !! Nous y voilà !! Le beau « Jojo » !! Eh bien quoi Jonas ?
- Il me plaît beaucoup et je pense que c’est réciproque.
- Tiens donc ?? En voilà une nouvelle qu’elle est bonne !! Serais-tu comme tous les Américains, un peu coincé du cul ?
- Pourquoi tu me dis ça ?
- À cause de Jonas pardi !! S’il voulait rester avec nous deux, enfin disons plutôt avec nous trois en comptant Thomas, tu en penserais quoi ?

Antoine réfléchit visiblement troublé par la question, question dont il ne s’attendait de toute évidence pas et qui le laisse sans en trouver la réponse.

- Alors ?
- Je t’avouerai que je n’en sais absolument rien, à première vue ça me semble difficilement envisageable mais je t’avouerai que je n’y connais pas grand-chose dans vos coutumes, chez nous ça n’existe pas ou du moins pas à ma connaissance, surtout de la façon dont tu vois les choses. Quand ça arrive, c’est purement sexuel alors que je sens bien que pour toi ce n’est pas du tout dans cette idée que tu m’as posé la question.
- Le sexe joue un grand rôle aussi rassure toi mais c’est vrai que ma vision des choses est complètement différente, te l’expliquer en quelques minutes dans une cage d’escalier n’est certainement pas le lieu ni le moment adéquat.
- Mais tu me l’expliqueras ?
- Il le faudra bien si tu veux comprendre ma façon de voir ce genre de relations.
- Ce n’est pas sûr que j’y adhère tu sais ?
- Ce n’est pas ce que je te demande, laissons aller les choses à leurs rythmes et si elles se font alors il sera temps de reprendre cette conversation.
- Tu tiens vraiment à lui ?
- Oui !
- Ah !!

Je vois bien à la tête qu’il fait subitement que ça ne l’enchante pas vraiment de se savoir en compétition avec moi.

- (Antoine) Si je te disais la même chose sur un ou plusieurs de tes petits amis, tu réagirais comment ?
- À part Thomas ? Bien, rassure-toi !! Ils sont libres et d’ailleurs ils sont tous déjà sérieusement avec quelqu’un.
- Et si c’était Thomas ?
- Alors là tu devrais aussi m’accepter Hi ! Hi ! Parce que je peux te répondre sans risque de faire erreur, Thomas n’ira avec personne sans moi et idem pour ma part.
- Jonas devra aussi accepter Thomas s’il veut être avec toi ?
- Tu as tout compris mon cousin Hi ! Hi !
- Pfff !!! Et bien !! On n’est pas sorti le cul des ronces !! Hi ! Hi !

Je souris d’amusement à son expression qui venant d’un gars n’ayant jamais mis les pieds en France, dénote d’une certaine culture qui ne peut lui venir que de ses parents.

- Nous, on dit qu’on n’est pas dans la merde !!
- Nous, c’est quand on part chier à l’aveugle Hi ! Hi !
- Honnêtement, je vais te dire ce que j’en pense si tu veux !

Antoine subitement intéressé :

- Vas-y !! Je t’écoute !!
- Vous feriez mieux de semer de la pelouse Hi ! Hi !


2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (79 /150) (Rencontre avec un bel asiatique) (fin)


Le rire des deux cousins résonne suffisamment pour que Yuan l’entende et s’empresse d’aller ouvrir juste au moment où ceux-ci se présentent devant la porte.

Il reçoit aussi sec son copain dans ses bras qui l’embrasse rapidement sur les lèvres puis entre dans l’appartement en y entraînant l’autre garçon qui le fixe les yeux brillants de surprises.

Yuan reçoit le regard intense en plein visage et celui-ci marque à son tour le trouble du jeune asiatique devant un tel magnétisme.

Il comprend alors qui est ce jeune homme et lui sourit en refermant la porte derrière lui.

- Je constate que tu as appris pour ton cousin et que tu n’as pas eu la patience d’attendre qu’il fasse jour !
- J’avais trop envie de voir sa tête Hi ! Hi ! Antoine je te présente mon ami Yuan.

Antoine serre une main franche à son hôte.

- Le dernier de tes petits amis si je ne me trompe ?
- Pour l’instant oui Hi ! Hi ! Alors ? Tu le trouves comment ?

Antoine cherche ses mots pour définir le magnifique garçon qui attend en souriant sa réponse.

- Il ne dépareille pas des trois autres c’est certain !! Si j’ai bien tout compris, toi aussi tu es en couple ?
- Exact !

Antoine jette un œil rapide vers les fauteuils du salon.

- Il n’est pas là ?
- (Yuan amusé) Elle, tu veux dire ?
- Ah !! Parce que c’est une fille ?
- On dirait que ça t’étonne ?
- Un peu oui !! Maintenant je ne le devrais sans doute pas, avec tout ce que j’ai appris sur Florian et ses amitiés depuis que je suis en France. Ta copine aussi fait partie de votre petit groupe d’amoureux ?

Yuan lui fait un clin d’œil.

- Je la garde pour moi celle-là, comme « Flo » et « Thom » le font avec Raphaël et Éric.

Je m’assieds sur le canapé en leur faisant signe de m’y rejoindre.

- Oui !! Mais pour encore combien de temps ?
- (Yuan étonné) C’est bizarre, Patricia ne m’en a pas parlé ??
- Je ne pensais pas à elle Hi ! Hi !

Devant l’incompréhension évidente de mon ami, je crois bon de préciser :

- Ils vont venir bientôt nous voir ici et si mon instinct ne me trompe pas, ils sont dans une tout autre disposition vis-à-vis de toi depuis nos dernières vacances.
- Tu veux dire que…

Je hoche la tête en signe d’affirmation.

- Si tu en as envie toi aussi ça va de soi !!

Antoine écoute visiblement interloqué cette conversation des plus intimes et se pose la question qu’il prononce sans s’en rendre compte à voix haute.

- Et Jonas dans tout ça ?

Les yeux de Yuan se reportent vers lui surprit.

- Quoi Jonas ? Qu’est-ce qu’il vient faire dans cette histoire ?

Je crois bon de préciser à mon ami qui visiblement n’a pas suivi le même chemin de pensée que mon cousin.

- Antoine est amoureux de « Jo »

Yuan les regarde à tour de rôle et finit par éclater de rires.

- Vous n’êtes pas cousins pour rien vous deux Hi ! Hi ! Alors comme ça, il y aurait déjà de la rivalité entre vous et notre « Jo » en serait l’enjeu ? Je n’y crois pas Hi ! Hi ! Remarquez les gars, je vous comprends aussi, il est super-beau gosse notre nouveau copain et s’il me disait oui, je ne dirais pas non moi non plus.

Je reste un moment sans voix à comprendre l’implication des paroles de Yuan.

- Eh bien dis donc !! Quel renversement de position !! Ce n’est pas toi qui disais ne pas aimer les garçons à part Thomas et moi ?

Yuan avec un grand sourire qui fait frémir Antoine.

- Et ce n’est pas toi qui viens juste de me proposer la botte avec « Raph » et Éric ? Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis et j’ai appris à apprécier la beauté chez certains garçons, maintenant ça reste quand même dans le cadre de nos amis communs que j’aime aussi très fort et ne va pas croire que je vais changer au point de draguer des mecs dans la rue, ce n’est pas du tout le sens de mes paroles, ne t’y trompe surtout pas « Flo » !! Juste qu’à force d’être avec des mecs aussi sympas et craquants, je finis par ne plus savoir quoi en penser.
- Je ne te reproche rien bien au contraire !! Juste qu’il faudra que tu aies également cette conversation avec « Pat » si cela doit se faire.

Antoine est soufflé pour le compte.

- Et Bien on n’est pas sorti…

Je termine sa phrase amusé.

- Le cul des ronces ?? Je viens de m’en rendre compte figure toi !! !! En tous les cas, ils ne sont pas constipés en Amérique Hi ! Hi !



Florian 18 ans surdoué ou Le don de guérir (livre 2) (suite 3) - laurentdu51100 - 04-09-2020

2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (80 / 150) (Paris) (Préparation au congrès de Kyoto)


« Une semaine plus tard, un lundi matin très tôt »

- Ça ne sert à rien de stresser comme tu le fais Florian, il n’y a aucun risque je t’assure !!
- Tu iras dire ça à mes parents !!
- C’était un accident, tu le sais aussi bien que moi et il y a beaucoup moins de dangers à prendre l’avion qu’à faire un trajet en voiture ou même de traverser une rue à pied.
- Je n’y peux rien si j’ai la trouille !!

Émile quitte un instant la route des yeux pour regarder son jeune ami, il sourit amicalement devant le visage blême de celui-ci bien qu’il s’efforce depuis leur départ de Reims à le mettre en confiance et à lui faire entendre raison.

Ils sont sur l’A4 depuis un moment déjà et il sent bien que plus ils se rapprochent de l’aéroport et plus Florian se crispe d’appréhension, il comprend parfaitement ses raisons quoiqu’il les trouve disproportionnées étant donné qu’il n’en a aucun souvenir, étant bien trop jeune alors pour le marquer à un tel point.

***/***

Le service de sécurité du président est déjà depuis plusieurs heures sur les dents et filtre une à une les personnalités prenant place dans l’avion, Joseph déjà installé parmi les premiers les regarde faire d’un œil appréciateur tout professionnel.

Le staff qui va accompagner le président se compose d’une quarantaine de personnes sans compter bien sûr le service d’ordre et il les dévisage avec curiosité, cherchant à mettre une photo devant chaque nom de la liste qu’il a appris par cœur la veille.

Des dizaines de journalistes font les cent pas près de l’appareil et viennent interviewer les grands patrons ou hommes politiques connus qui feront partie du voyage.

Interprètes et secrétaires n’ayant pas droit eux à cette attention journalistique, ils montent dans l’appareil dans un complet anonymat en regardant impressionnés toute cette effervescence autour d’eux.

Le véhicule présidentiel arrive alors, les journalistes abandonnent aussitôt les sommités qui restent dépitées de ce désintéressement soudain sur leurs personnes pour s’agglutiner autour du véhicule qui vient de s’arrêter à quelques mètres du terminal.

***/***

Le président soupire devant cette cohorte qui flashe à tout va et lui bloque la sortie.

- Voilà les vautours !!
- Ils ne font que leur travail, vous devriez sourire pour votre image.
- Je ne fais que ça qu’est que vous croyez !! Vous avez des nouvelles du jeune De Bierne ?
- Il ne devrait plus tarder !! Est-ce une bonne idée de le mettre aussi tôt en avant de la scène ?
- Allons Maurice !! Vous n’allez pas encore une fois me faire votre discours alarmiste sur le bien-fondé de sa présence ! Vous savez aussi bien que moi que son anonymat ne tient quasiment plus et qu’il nous est de plus en plus difficile de museler la presse à son sujet.
- C’est qu’il est encore si jeune !!
- Assez âgé pour être à la tête de deux entreprises et d’obtenir un nombre impressionnant de doctorats, les résultats de ses derniers examens viennent d’être publiés et vous connaissez aussi bien que moi la bombe que ça va faire dans les journaux officiels, alors ne me parlez plus d’anonymat s’il vous plaît !! Le temps en est passé et il va bien falloir que notre jeune ami se montre enfin au grand jour, alors pourquoi ne pas commencer dès maintenant ? En plus je suis persuadé que sa présence sera bénéfique pour le congrès.

Le président observe un moment le visage crispé de son directeur des services secrets.

- Donnez-moi plutôt les vraies raisons qui vous perturbent à ce point !!
- Je crains pour sa sécurité monsieur !
- (Le président sarcastique) Ah oui !! Et pas pour la mienne ?
- Vous m’avez très bien compris !!
- Vous vous inquiétez pour rien Maurice !! Rappelez-vous que j’ai beaucoup d’amis là où nous allons et je leur ai fait la demande expresse d’une sécurité personnelle sur le jeune Florian.
- Vous avez parlé de Florian au gouvernement Japonais ?
- Il le fallait bien que croyez-vous donc !! Ils se seraient vite aperçus de ses « qualités » intellectuelles vous ne pensez pas ?

Le président pose sa main amicale sur la manche de Maurice.

- Essayez d’imaginer un instant les réactions des gens qui vont se retrouver en sa présence !!

Maurice sourit bien malgré lui à cette idée.

- Ils vont penser au premier abord que la France dont vous êtes le président est brusquement tombée sur la tête en emmenant un tel énergumène Hi ! Hi !
- (Le président sourit) Au premier abord très certainement, mais au deuxième y avez-vous seulement pensé ?


2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (81/150) (Paris) (Préparation au congrès de Kyoto) (suite)


« Dernier péage avant Paris, lundi matin tôt »

Émile voit son jeune passager se trémousser sur son siège et s’en inquiète.

- Qu’est-ce qu’il t’arrive ? Tu as des puces ??
- Je me demande comment il fait pour tenir dans des vêtements pareils !!
- Qui ça ?
- Thomas pardi !! Je n’arrête pas de me moquer de lui et maintenant c’est moi qui suis habillé en pingouin !!
- (Émile amusé) Ça fait plus sérieux comme ça Hi ! Hi !
- Pfff !!! Ça me démange de partout surtout et cette saloperie de cravate qui me sert le kiki !! Qui a bien pu inventer des instruments de tortures pareils !!
- Les personnes importantes la mettent comme une marque de reconnaissance.
- Ils auraient pu choisir un autre truc !! Je ne sais pas moi !! Un truc plus confortable !! Et puis c’est bien connu que la cravate c’est comme la queue des vaches !!
- (Émile curieux) Comment ça ?
- Ça cache le trou du cul qu’il y a derrière !!! Alors question reconnaissance, avoue que ce n’est pas le top !!

Une embardée du véhicule prouve à quel point la comparaison a pris Émile au dépourvu, il tourne son visage vers Florian resté d’un sérieux olympien en prononçant ces dernières paroles.

- Décidément ne change pas mon garçon Hi ! Hi !

Je me tourne à mon tour vers lui en lui faisant un énorme clin d’œil.

- Je n’en ai pas l’intention, rassure-toi.

***/***

L’hôtesse, une très belle jeune femme de type asiatique parcourt l’appareil en cochant les présents sur sa liste, elle retourne ensuite jusqu’au cockpit où le commandant et son second de toute évidence asiatiques eux aussi, la regardent d’un œil interrogateur.

- Il manque encore deux personnes commandant !
- Qui donc ?
- Un député et un chef d’entreprise monsieur !

Le pilote regarde sa montre en soupirant.

- Le temps se couvre, je n’aime pas ça !!
- (Le copilote) Le président doit s’impatienter !! Demandez-lui s’il veut attendre les retardataires, mademoiselle !!
- Tout de suite commandant !

L’hôtesse sort alors pour se rendre directement en première classe, elle passe devant deux fauteuils vides à proximité de ceux où se trouvent le président et son chef de cabinet.

Celui-ci l’aperçoit et lui pose la question.

- Nous décollons bientôt mademoiselle ?
- Dès que les deux dernières personnes auront pris place monsieur !
- (Le chef de cabinet agacé) De qui s’agit-il ?
- Du député Durieux et de monsieur De Bierne le PDG de la DBIFC monsieur.
- Dites au commandant que nous patientons encore cinq minutes et qu’après ça que ces deux personnes soient là ou pas, il devra décoller sans plus attendre.
- Certainement pas !!!
- Président ??
- Vous m’avez bien entendu !! J’ai dit certainement pas !! Nous ne décollerons que quand ces deux personnes seront dans l’avion, suis-je clair ?

Le chef de cabinet surpris du ton employé regarde avec effarement l’hôtesse qui préfère ne pas faire de commentaires, un véhicule traversant le tarmac encadré par quatre gendarmes à motos lui apparaît alors depuis le hublot.

- Je pense que ce sont eux qui arrivent !

Les deux hommes regardent dans la direction que leur indique l’hôtesse, ils voient un adulte et un jeune adolescent descendre rapidement du véhicule et le président ne peut s’empêcher de rire devant le spectacle qu’il découvre d’un Florian visiblement mal à l’aise, deux doigts cherchant désespérément à écarter la cravate de son cou et qui regarde avec effroi l’avion dans lequel il va devoir prendre place.

- Prévenez le commandant que nous allons pouvoir décoller mademoiselle, voilà nos deux retardataires Hi ! Hi !

Reprenant son sérieux devant l’air surpris de ceux qui l’ont entendu rire.

- Excusez-moi !!


2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (82/150) (Dans les airs) (Destination Kyoto)


« Quelques heures plus tard »

Bizarrement beaucoup de monde apparemment, éprouve le besoin d’aller aux toilettes et passe devant le fauteuil où un jeune garçon visiblement mal à l’aise évite de regarder du côté des hublots.

Une réelle envie d’assouvir un besoin naturel ou une extrême curiosité à venir observer ce jeune garçon roux, qui dépare manifestement des autres passagers ?

Émile n’est pas loin de penser que c’est sans doute la deuxième des solutions lui venant à l’esprit la bonne et s’en amuse fortement, sachant très bien que très peu connaissent l’importance de ce garçon tout du moins pour l’instant mais qu’au retour il en sera tout autrement.

Il s’attend au pire et déjà un film se déroule dans sa tête où son jeune ami se livre à ses pitreries dans les endroits les moins enclins à les recevoir et c’est pour cette raison qu’un sourire s’affiche en permanence sur ses lèvres et ce quasiment depuis le décollage de l’appareil.

Chacun de toute évidence cherche à percer le mystère de ce petit rouquin si mignon en costume et les bavardages vont bon train parmi les personnalités, qu’ils soient du monde politique ou privé et seuls les quelques hauts spécialistes de la recherche fondamentale ne semblent pas participer à ses commérages, sachant très bien ce que représente ce garçon pour avoir assisté à cette réunion extraordinaire quelques semaines plus tôt.

Réunion où il leur a donné un cours magistral, mais aussi et surtout après avoir été informé de la prochaine « une » des journaux officiels reconnaissant au susdit Florian De Bierne, les deux douzaines de doctorats tous avec mention excellence.

Mentions qu’il vient d’obtenir si brillamment, avec une désinvolture hallucinante qui a déjà fait le tour de la profession.

***/***

Joseph regarde et écoute avec attention, cherchant parmi les passagers celui ou celle qui ne serait pas ce qu’il ou elle voudrait paraître.

Il se trouve en première classe avec le staff des personnalités les plus importantes, un collègue que lui a présenté Maurice se chargeant des deuxièmes classes où se trouvent les secrétaires, les journalistes officiels ainsi que les hommes des services spéciaux rattachés à la protection des personnalités et c’est sans compter les interprètes qui seront utiles lors des différentes cessions.

Cet homme mûr au corps d’athlète et au visage dur a tout de suite convaincu Joseph de son professionnalisme et du bon choix de Maurice pour cette personne, y trouvant même un plaisir évident dès leur première rencontre à lui serrer la main.

Joseph sait reconnaître un « nettoyeur » quand il en voit un et d’ordinaire il n’apprécie pas plus que ça leur présence dans les parages où lui se trouve, mais ce Victor derrière ses apparences et sans aucun doute ses compétences en la matière lui inspirent confiance, satisfait même de l’avoir à ses côtés en cas de coups durs.

Il regarde sa montre, c’est l’heure d’inverser les places et pour lui de se rendre en deuxième classe pour y faire les mêmes introspections alors que son collègue va prendre la sienne pour les mêmes raisons.

***/***

Victor aperçoit Joseph que sa peau d’un noir de nuit ne peut échapper à son regard, prouvant combien cet homme encore jeune doit être d’une descendance miraculeusement non atteinte par les brassages et les métissages des siècles passés.

Il se lève à son tour et lui cède sa place le plus discrètement possible pour rejoindre l’autre partie de l’appareil, il aperçoit celui qui sans contexte ne peut être que Florian et sourit en comprenant maintenant mieux l’attirance de ses fils pour ce jeune garçon.

Il sort une photo de sa poche et s’arrête devant le petit rouquin qui ouvre les yeux en sentant sa présence et lui sourit amicalement alors qu’il ne le connaît même pas, Victor lui tend la photo en lui rendant son sourire qui change du tout au tout l’expression de son visage

- Tiens mon garçon !! C’est de la part de mes fils !!

Je lui prends le cliché des mains d’abord surpris par son geste, j’y reconnais de suite mes affreux « Jojo » encadrant en l’enlaçant affectueusement et en souriant jusqu’aux oreilles l’homme debout devant moi, je lis amusé le petit coucou écrit de leurs mains.

***/***

« Prends soin de notre papa « Flo », nous y tenons beaucoup !!»

***/***

Je reporte mon attention sur cet homme, ce que je ressens alors est un mélange de sympathie et d’une certaine réserve dont je n’arrive pas à en comprendre la raison, sentant bien dans cet homme une double personnalité.

Maintenant je sais aussi qu’il travaille pour Maurice et que celui-ci lui fait toute confiance, aussi c’est avec un grand sourire que je lui réponds.

- C’est vous Victor ?
- Exact, à entendre mes fils parler de toi, j’avais hâte de te connaître enfin.
- C’est marrant comme ils ne vous ressemblent pas !!
- Encore heureux !! C’est pour le coup que ma femme tournerait en bourrique Hi ! Hi ! Pour tout te dire, ils ressemblent à leur grand-père du côté de leur mère. Demande-leur un jour de te montrer une photo et tu comprendras de quoi je parle, le voyage se passe bien sinon ?
- J’essaye de ne pas trop y penser, j’ai une sainte horreur de l’avion.
- Nous avons fait la moitié du chemin, prends ton mal avec patience.

Je le regarde amusé.

- Ça le changera Hi ! Hi !


2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (83/150) (Destination Kyoto) (suite)


Victor comprend différemment les paroles du garçon et lui conseille de s’occuper plutôt que de rester dans ses pensées, il quitte ensuite Florian pour aller s’asseoir à la place que Joseph a laissée vacante.

Je réfléchis un instant et je décide de suivre son conseil, je me lève alors sous l’œil curieux d’Émile.

- Les toilettes sont à l’arrière, tu te sens bien « Flo » ?
- Ça va aller !! Juste que j’ai envie de me changer les idées, je vais voir s’il m’est possible de visiter le cockpit.
- Hum !! Je ne pense pas que ce soit permis pendant le vol.
- Je peux toujours essayer !
- Je serais toi, j’irais demander la permission au président avant !! Sinon tu risques de te créer des problèmes avec la sécurité ou avec l’équipage.
- Bonne idée !!

Je n’ai que quelques pas à faire pour me retrouver devant lui et ses yeux me fixent avec amusement, sans doute occasionné par mon accoutrement dans lequel je n’arrive décidément pas à être à l’aise.

- Un souci mon garçon ?
- Tu crois que je peux aller voir le commandant de bord ?

Le chef de cabinet sursaute devant le tutoiement utilisé, il tourne la tête vers le jeune rouquin ayant visiblement l’intention de le reprendre ouvertement.

Il n’en a pas le temps que déjà son patron lui pose une main sur le bras, stoppant ainsi ses velléités envers Florian.

- C’est sa façon d’être, il n’y a pas à s’en offusquer !!

Il cherche des yeux l’hôtesse et lui fait signe d’approcher, celle-ci s’empresse d’accéder à sa demande avec un sourire ravissant.

- Que puis-je faire pour vous monsieur ?
- Notre jeune ami voudrait visiter la cabine de pilotage, vous seriez bien aimable d’aller en demander la permission au commandant de bord mademoiselle.

La jeune femme pose son regard aux yeux délicieusement bridés sur le petit rouquin souriant.

- Je ne pense pas que ce soit un problème, si tu veux bien me suivre ?

Je ne me le fais pas dire deux fois et nous nous retrouvons très rapidement en tête de l’appareil, devant une porte métallique fermée près de laquelle se trouve un interphone qu’elle utilise en pressant le bouton d’appel.

- Oui !! Qu’y a-t-il ?
- Le président demande si un de ses invités peut venir vous voir commandant !! Il semble curieux de visiter le poste de pilotage.

- これは、まだですが本編のみ ! (Qu’est-ce c’est encore que cette histoire !!)
- これに伴う司令官は、赤毛の子供彼はそれはすべてちょうど好奇心 が強いです ! (C’est le gamin rouquin qui les accompagne commandant, il est juste curieux c’est tout !!)
- 彼は養樹園ここであることを教えて !とにかくそれは何も含まれていますのビューの場合は照明 ! (Dites-lui que ce n’est pas une nurserie ici !! De toute façon il n’y comprendrait rien, et si c’est pour la vue il n’a qu’à coller son nez aux hublots !!)

L’hôtesse se tourne vers moi visiblement désolée.

- Le commandant ne donne pas sa permission je suis navrée.

- まだ彼に感謝し、私はもはや赤ちゃん彼が考えているようだし、私 は彼と同じくらい確かに、デザインとこのアプライアンスの使用を 知っているにもかかわらず、彼を教えてください。 (Remerciez le quand même et dites-lui bien que je ne suis plus un bébé comme il semble le penser et que j’en connais certainement autant que lui sur la conception et l’utilisation de cet appareil.)

L’hôtesse me regarde avec des yeux devenus subitement ronds d’ahurissement et de surprise, l’interphone devait être resté enclenché car une voix en sort visiblement troublée.

- アクセス許可を付与 ! (Permission accordée !!)

Un déclic prouve que la porte vient de se déverrouiller, la jeune femme l’ouvre alors en me faisant signe que je peux entrer.

À l’intérieur, deux hommes se tournent vers nous et semblent étonner par mon apparence, un sourire amusé leur vient alors quand ils voient mon visage semblant s’émerveiller par l’instrumentation complexe qui les entoure.

- Alors comme ça, tu as ton brevet de pilote Hi ! Hi !



Florian 18 ans surdoué ou Le don de guérir (livre 2) (suite 3) - laurentdu51100 - 04-09-2020

2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (84/150) (Destination Kyoto) (fin)


- Je n’ai jamais prétendu une telle chose monsieur ! Juste que je connais parfaitement la conception de cet avion, maintenant si je reste suffisamment longtemps à vous observer, je pense qu’il me sera très facile d’en comprendre le maniement.
- (Le copilote moqueur) C’est quoi pour toi suffisamment longtemps ? Cinq ans ? Dix ?
- Une petite heure devrait suffire monsieur, je connais déjà la fonction de chacun de ces instruments.

L’homme se tourne vers son équipier.

- There is no shortage of air the minot !! (Il ne manque pas d’air le minot !!)
- It has leveling in all cases !! (Il a de l’aplomb en tous les cas !!)
- You believe that I am a liar ? (Vous croyez que je suis un menteur ?)

Les deux hommes se regardent incrédules.

- (Le commandant de bord) Tu parles combien de langues comme ça ?
- Quelques-unes pourquoi ?
- Pour rien, juste par curiosité !! Tu dois être un des traducteurs je parie ?
- Pas du tout monsieur, je suis un des chefs d’entreprises convié au congrès.
- (Le copilote surpris) Rien que ça ?
- Non en fait ! J’ai aussi mes diplômes de médecine et j’aide également à la recherche fondamentale à temps perdu, pour la médecine et l’armée.
- (Le commandant de bord) Tu m’en diras tant !! Tu ne te moquerais pas plutôt de nous par hasard ?
- Bien sûr que non !! Pourquoi ferais-je une chose pareille !!
- C’est justement la question que je me posais à l’instant ! Bon ! Admettons !! Tu voulais voir le cockpit et bien tu y es et je serais curieux de connaître tes impressions ?
- Vous devriez remonter l’assiette d’un degré commandant, sinon vous allez droit vers cette perturbation là-bas et ça risque de secouer grave !!

Les deux hommes portent leurs regards vers ce que mon doigt leur montre, ils réagissent rapidement et pendant que l’un d’eux désactive le pilote automatique, l’autre remonte légèrement le manche pour passer au-dessus de la forte dépression que nous allions certainement traverser si je ne les avais pas avertis à temps.

Ils restent attentifs le temps nécessaire à l’éviter et quand c’est chose faite, ils remettent l’appareil en automatique et se tournent de nouveau vers moi avec cette fois-ci une tout autre expression du visage.

- Comment savais-tu ce qu’il fallait faire aussi précisément ?
- A une époque j’étais très intéressé par l’aviation et j’ai beaucoup lu sur ce sujet.
- Et bien tu m’en diras tant !! Et c’était quand ?
- Il y a cinq ou six ans, mes parents sont décédés à cause d’un accident d’avion et je voulais comprendre ce qu’il avait bien pu leur arriver.
- Mais enfin !! Quel âge as-tu ?
- Dix-huit ans monsieur !

Il ne leur est pas difficile de faire la soustraction et ce sont les traits marqués par un ahurissement extrême qu’ils reportent leur attention sur moi.

- Incroyable !!
- Pardon ?
- Je disais que c’est incroyable !! Comment un garçon si jeune peut-il être tout ce que tu prétends être ? Et d’ailleurs comment peut-on l’être peu importe l’âge ?
- Vous ne me croyez toujours pas ?
- Et bien si pourtant !! C’est justement ça qui me semble ahurissant !! Peux-tu me dire ce que tu ne sais pas faire ?

Je les regarde amusé.

- Chanter Hi ! Hi ! C’est tout du moins ce que prétendent mes amis alors que moi je soutiens le contraire, vous voulez que je vous fasse une démonstration ? Comme ça, j’aurais votre avis !

Je n’attends pas de réponses de leur part et c’est en mimant un micro avec mon poing fermé devant ma bouche que j’entonne de bon cœur.

- Quoi ma gueule !! Qu’est-ce qu’elle a ma gueule !! Quelque chose qui ne va pas !! Qui ne te reviens pas !!……….

***/***

À l’intérieur de l’avion côté passager, ils entendent alors un énorme fou rire venant du poste de pilotage et se demandent tous ou presque dans quelle galère ils sont avec aux commandes des pilotes aussi enclins à la rigolade.

Seules quelques rares personnes dont Émile rit de bons cœurs, sachant très bien ce qui a déclenché cette brusque crise d’hilarité.

Le député en a les yeux qui pleurent, quand il voit le président dans le même état que lui et qu’il lui dit.

- Et ce n’est que le début !! Rendez-vous compte que nous n’avons même pas encore mis les pieds au Japon Hi ! Hi ! Non !! Décidément, je n’aurais manqué ce voyage pour rien au monde !!


2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (85/150) (Les autres nations)


« Russie »

« Quelques heures plus tôt »

L’avion est prêt à décoller, n’attendant plus que Vladimir dont l’arrivée imminente vient d’être annoncée et le reste de la délégation termine de s’installer en cherchant du coin de l’œil qui parmi eux n’est pas ce qu’il semble être.

Igor termine son rapport pendant que le véhicule arrive près de l’aéroport.

- Je vous assure qu’il y a une tromperie manifeste dans tout ce que nous avons appris récemment, maintenant reste à savoir laquelle.
- (Vladimir) Un rapport avec le garçon ?
- (Igor) Très certainement excellence !
- (Vladimir) Serait-il réellement ce que nous pensions de lui au début ?
- (Igor) Déjà j’aimerais savoir ce qui vous a poussés à vous intéresser à lui en particulier ? Rappelez-vous que je ne m’occupais pas de ce dossier à cette époque.

Vladimir sourit, ironique.

- Vous n’êtes pas très curieux pour mon chef des renseignements ! Enfin bon !! Je veux bien croire que vous avez été très occupés dernièrement !! Pour répondre à votre ignorance, sachez que tout commence par un accident et un décès. La mort précipitée lors de son arrestation du directeur des renseignements généraux dont plusieurs de nos sources nous avaient remonté l’information qu’il s’intéressait tout spécialement à un très jeune garçon surdoué, ensuite et c’est ce qui m’a décidé à l’époque à envoyer votre prédécesseur en France : Plusieurs clichés sur deux jeunes adultes victimes d’un très grave accident de voiture et dont plus aucunes traces n’apparaissaient quelques jours à peine après que ce même jeune garçon s’en soit occupé. Le reste vous le connaissez et voilà que le doute revient sur ce qu’il est réellement.
- (Igor) Nous l’apprendrons très vite !! J’ai mis en place un de nos meilleurs agents actuels sur cette mission !!
- (Vladimir cette fois sarcastique) J’ai déjà entendu ce refrain avec votre soi-disant fameux Stanislas !! Et où est-il maintenant ?
- (Igor blême) Je crains qu’il n’ait été découvert !!
- (Vladimir menaçant) Faites en sorte que cela ne se reproduise pas une nouvelle fois mon cher Igor !! Cette faute ne vous serait pas pardonnée et vous en connaissez parfaitement les retombées si ma confiance en vous venait à ne plus être ce qu’elle est encore.

Igor comprend la menace :

- Cette fois-ci nous avons pris toutes les précautions pour que tout se passe comme prévu monsieur.
- (Vladimir toujours menaçant) A mon retour j’espère en savoir plus sur cette affaire !! Déjà parce que je vais rencontrer ce Florian De Bierne et ensuite parce que vous me rendrez un rapport qui cette fois-ci reflétera l’exacte réalité de cette partie que nous jouons avec la DST Française. Nous prendrons ensuite les décisions pour clore ce dossier une bonne fois pour toutes, me suis-je bien fait comprendre ?
- Oui excellence.
- Très bien alors !! Nos hommes sur place sont-ils avertis ?
- Bien sûr excellence !! Ils seront à vos ordres au cas où vous prendriez une décision rapide et ont les instructions de suivre pas à pas les faits et gestes de ce garçon.
- (Vladimir satisfait) Très bien !! J’espère simplement que d’autres gouvernements n’aient des vues sur lui et réussissent là où pour l’instant nous nous sommes lamentablement cassé les dents.

Le silence s’instaure alors, chacun des deux hommes dans des pensées pas si éloignées que ça et c’est avec un léger sursaut d’étonnement qu’ils reviennent au réel en constatant l’arrêt du véhicule à quelques pas du terminal.

***/***

« En vol »

Vladimir observe les passagers de l’avion, il reconnaît quelques personnages important du parti, quelques industriels nouvellement arrivés depuis la privatisation des entreprises d’état mais aussi plusieurs savants qui devront répondre sur l’aspect écologique du congrès.

Aspect dont Vladimir reconnaît qu’il n’en a rien à faire, sa présence à Kyoto ne servant qu’à conforter des alliances militaires ou stratégiques avec certains pays contre un veto de sa part sur les résolutions qui pourraient leur être néfastes ou coûteuses pour leur économie.

Il finit par fermer les yeux pour revenir à des pensées beaucoup plus pressantes rien que pour assouvir sa curiosité, comme celle d’imaginer ce que peut être ce jeune homme dont l’intérêt qu’il a pour lui, a déjà coûté très cher tant en hommes qu’en retombées économiques.

Vladimir a un rictus en imaginant le face-à-face avec ce Florian, il ne doute pas un instant de l’impressionner suffisamment pour lui faire craindre d’aller contre sa volonté et d’accepter ses propositions d’entrer au service de son pays et donc au sien par la même occasion, s’il se révèle exact qu’il recèle un réel potentiel.

***/***

« Pékin »

« Réunion des dirigeants du parti unique »

- Notre président aurait dû vous envoyer là-bas maître Tsu !!
- (Ming) Il doit avoir ses raisons pour avoir décidé d’y aller lui-même.
- Les connaîtriez-vous ?


2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (86/150) (Les autres nations) (suite)


- S’il ne vous en a pas parlé, ce n’est certainement pas à moi de le faire !
- Est-ce en rapport avec vos dernières acquisitions ?
- Ça se pourrait oui, j’ai eu une longue conversation avec notre président à ce sujet.
- Mais enfin maître Tsu !! Pourquoi toutes ses cachotteries ? Ne sommes-nous pas vos égaux dans ce gouvernement ?

Ming se lève et s’apprête à les quitter, il se retourne néanmoins vers eux pour une dernière mise au point.

- Xi vous en dira plus à son retour, il voulait s’assurer par lui-même de l’exactitude de mes déclarations.

***/***

« À bord de l’avion emmenant les représentants de la république de Chine au congrès de Kyoto »

Xi Jinping ressasse encore une fois l’entretien qu’il a eu avec son ami Ming, celui-ci lui ayant demandé expressément à le rencontrer avant son départ pour Kyoto.

« Deux jours plus tôt, dans le bureau du président Xi à Pékin »

- Alors Ming !! Pourquoi tant d’empressement à vouloir me rencontrer sitôt ton retour d’Europe ?
- Je tenais à te parler avant que tu ne désignes lequel d’entre nous assistera au congrès de Kyoto.
- Te porterais-tu volontaire mon ami ?
- Je pense qu’une fois que tu m’auras entendu, il ne sera plus question qu’un autre que toi y aille personnellement.
- Tiens donc !! Voilà des paroles curieuses venant de ta part, qu’as-tu donc à me dire qui me pousserait à perdre mon temps là-bas ? Tu connais aussi bien que moi notre position quant aux décisions fort peu efficaces qui y seront encore prises cette fois-ci.
- Écoute donc ce que j’ai à te dire avant d’être aussi sûr que ce congrès sera aussi improductif que ceux qui l’ont précédé.
- Eh bien je t’écoute mon ami !

Ming va s’asseoir sur un des fauteuils du bureau et invite son interlocuteur à en faire de même.

- Installe-toi confortablement alors parce que ça risque d’être long.

***/***

« Deux heures plus tard »

- (Xi éberlué) En as-tu terminé de toutes ces révélations somme toute incroyables ?
- Mais vrai tu peux m’en croire !!
- Tu sais que je ne mets pas en doute tes paroles mon ami, mais reconnaît qu’elles sont pour le moins extraordinaires !!
- C’est pour cette raison que j’ai longuement hésité à t’en parler.
- Que craignais-tu donc ? Que je m’en prenne moi aussi à ce garçon auquel tu sembles tenir beaucoup ?
- J’avoue y avoir pensé oui !!
- Qu’est-ce donc qui t’as fait changer d’avis alors ?
- Peut-être le fait que je te considère comme un ami et aussi sans doute pour le bien-être de notre population, te rends-tu compte de l’impact de ces découvertes ?
- Bien sûr que crois-tu donc ? Je réalise aussi la puissance que va retrouver ce minuscule pays qui déjà dans l’état actuel où il se trouve, se prend pour le nombril du monde avec sa population totale qui ne dépasse pas celle de notre capitale.
- Ils sont fiers je te l’accorde volontiers, mais ils sont aussi pacifistes et je les connais bien pour y avoir longuement vécu, Florian est un garçon que je décrirais comme humain dans le sens le plus fort du terme. Il se voue aux autres sans jamais rien en demander en retour pour lui-même, pour lui les frontières n’existent pas et son intelligence est tel qu’il pourrait bien réussir là où jusqu’à maintenant tous ont échoué.
- Précise ta pensée mon ami !
- Faire de l’homme la priorité sur tout le reste et surtout en faire prendre conscience aux plus récalcitrants.
- Dois-je me sentir viser par tes paroles ?
- Comme nous tous je pense, il m’a fait comprendre que rien ne compte plus que les rapports entre les hommes et la nature qui nous entoure, il est comme investi d’une mission, celle de nous sauver de nous-même tu comprends ?

***/***

« En vol pour le Japon »

Xi Jinping sourit en se laissant aller sur son siège, Ming lui est apparu à l’occasion de cet entretien ce jour-là sous un nouveau jour et a su lui insuffler sa vision d’un monde pouvant retrouver un nouveau souffle.

Comme l’avait prévu son ami, il ne pouvait pas ne pas se rendre au congrès et son impatience de rencontrer ce jeune garçon lui a fait annuler toutes ses obligations pour les dix prochains jours afin d’y assister en personne.

***/***

Cette annonce aux organisateurs du congrès a fait l’effet d’une bombe, ceux-ci ne comprenant pas l’intérêt soudain de tous ses hauts personnages à y assister en personnes et renforcent les moyens de sécurités déjà mis en œuvre, craignant à juste titre des actes terroristes quand cet état de fait sera à la connaissance des médias du monde entier.


2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (87/150) (Les autres nations) (suite)


« États unis »

« A l’intérieur d’air force one, en vol vers Kyoto »

Le président Bush entre en vidéo conférence avec son ambassadeur se trouvant en France, le visage de l’homme apparaît alors sur l’écran et lui fait pousser un soupir de satisfaction d’avoir pu avoir la communication malgré le temps qui ne se prête pas aux liaisons satellites.

- Alors ?? Avez-vous la confirmation qu’il sera présent ?
- À l’instant monsieur !! Nos agents l’ont vu monter dans l’avion accompagné d’un autre homme.
- Donc nos informations étaient bonnes ?
- Il semblerait monsieur !
- Avez-vous pu en apprendre plus sur ce garçon ?
- Très peu monsieur, il semblerait toutefois qu’il aurait été reconnu comme docteur en médecine par ses pairs.
- Dans quelle discipline ?
- Toutes, monsieur !!
- Comment !!!
- Vous m’avez très bien entendu, je fais actuellement vérifier cette information qui m’a paru impossible à prime abord, mais il semblerait qu’elle soit exacte et j’en attends la confirmation de notre agent en place.
- Et Poutine dans tout ça ?
- Il semble avoir cessé de vouloir s’en emparer, son organisation en France est complètement démantelée à l’heure où je vous parle.
- Hum !! Cette histoire de leurre est peut-être la réalité en fait.
- C’est ce qu’avait l’air de prétendre monsieur Désmaré lors de notre entretien, mais ça me semble vraiment gros après ce que nous avons appris sur le garçon.
- Un surdoué parmi d’autres !
- Je pense que c’est beaucoup plus que ça monsieur, nos agents rapportent qu’un nombre important de leurs homologues Français ont interrompu depuis quelque temps leurs missions en cours pour la sécurité exclusive du jeune De Bierne.
- Vous avez fait du bon travail ambassadeur !
- Merci monsieur.
- Et pour le soldat Massery où en sommes-nous ?
- Il a été mis à la disposition des services Français comme convenu monsieur, nous n’avons aucune nouvelle de lui depuis.
- N’hésitez pas à me contacter directement si vous apprenez quelque chose de nouveau surtout !
- Je n’y manquerai pas monsieur.
- Fin de la communication !!

Le président Bush éteint sa liaison vidéo et se renfonce dans son fauteuil le visage mi-figue mi-raisin, les nouvelles n’étant pas vraiment celles qu’il attendait.

Ça fait quelques mois maintenant qu’il a entendu parler pour la première fois de ce chirurgien d’exception, un pur hasard qu’une toute jeune fille et son père, américains en vacances chez des parents éloignés, aient eu affaire à lui au sortir d’un grave accident de moto.

C’est lors de la rééducation de cette enfant une fois retournée au pays, qu’un rapport médical est parvenu jusqu’à ses services et qu’un de ses conseillers y a prêté suffisamment attention pour lui en parler lors d’une conversation des plus banales.

La méthode opératoire spectaculaire qui a rendu presque à cent pour cent la mobilité de la main tranchée de la fillette ayant suscité suffisamment de curiosité pour qu’il y prête attention et donne les instructions nécessaires à son service de renseignement pour en savoir plus sur le praticien ayant réalisé l’opération.

Jusque-là rien d’exceptionnel en soi, l’idée étant d’en connaître suffisamment sur son identité pour le cas où il serait opportun d’avoir recours à ses services pour des personnes d’importance capitale.

Ce n’est que dernièrement quand il a eu en mains le rapport du jeune soldat retrouvé par miracle alors que tous le croyaient perdu, que ce nom de De Bierne lui a tout de suite sauté à la figure et qu’il en a fait le rapprochement.

S’en est suivi ensuite des recherches qui ont mené à une autre affaire où ce nom est de nouveau apparu comme le principal récipiendaire du rachat d’une importante entreprise pharmaceutique ayant pignon sur rue et qui est passée brusquement sous la coupe d’un consortium jusque-là inconnu, créer de toutes pièces de toute évidence par ce même De Bierne déjà possesseur d’une importante société multinationale n’ayant aucun rapport avec la médecine cette fois-ci.

Le dernier coup porté à une curiosité déjà bien en exergue, fut quand le nom de Massery apparu lors des recherches sur cette société comme celui de l’épouse légitime de Pierre De Bierne fondateur de ladite entreprise et le rapprochement immédiat qui a été fait avec le jeune Massery que Maurice Désmaré a tenu à garder près de lui alors qu’une visioconférence ou même des clichés photos auraient largement suffi pour lui faire reconnaître ce Sacha Voltok.




Florian 18 ans surdoué ou Le don de guérir (livre 2) (suite 3) - laurentdu51100 - 04-09-2020

2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (88/150) (Les autres nations) (fin)


« Japon »

« Palais du gouvernement »

- Les premiers congressistes ne vont plus tarder à arriver, tout est-il prêt pour les recevoir ?
- Oui votre excellence ! Chaque pays se verra attribuer un hôtel différend pour ne pas craindre une nouvelle fois les esclandres de la dernière réunion.

Jun’ichirō Koizumi, élu Premier ministre du Japon depuis peu a un soupir d’exaspération en se rappelant les débuts de scandales dus à quelques remarques aigres douces entre plusieurs représentants de nations hostiles et qu’il a fallu étouffer dans l’œuf avant qu’elles ne prennent une importance démesurée.

- Ce serait désobligeant que de telles impolitesses se renouvellent !! Ce sont les paroles de l’empereur lui-même et vous savez tout autant que moi combien les interventions d’Akihito sont suffisamment rares pour qu’elles nous mettent en garde. Le peuple ne comprendrait pas que nous n’y prêtions l’attention nécessaire.
- N’ayez crainte excellence, tout a été fait dans ce sens.
- Qu’en est-il de la demande officieuse du gouvernement Français ?
- Nous en avons tenu compte et le service de sécurité sera particulièrement attentif comme il nous l’a été suggéré, sur la personne concernée par cette requête.
- (Jun’ichirō) Vous connaissez l’affection particulière que nous portons à monsieur Chirac, faites en sorte qu’il ne soit pas déçu et que son protégé passe son séjour sans souci. Maintenant que savons-nous de cette personne ?
- J’attends toujours de nos services un rapport le concernant, il apparaît déjà qu’il est très difficile pour nos agents d’obtenir quoi que ce soit le concernant excellence !! Nous avons même été avertis par le contre-espionnage Français qu’ils ne voyaient pas d’un œil amical notre curiosité et que nous devions cesser immédiatement nos investigations.
- Surprenant vous ne trouvez pas ?
- En effet votre excellence !! Un autre point toutefois qu’ont remarqué nos spécialistes et qui amène encore plus de questionnements, il a été remarqué que d’autres que nous mènent ou ont mené les mêmes recherches.

Jun’ichirō plisse les yeux visiblement intéressé.

- Qui donc ?
- En premier lieu les Russes, les Saoudiens et les Américains, mais nous soupçonnons également l’Inde, l’Australie et dernièrement la Chine de faire ou d’avoir fait des recherches similaires aux nôtres.

Jun’ichirō donne congé d’un geste au directeur du Naisho (service secret Japonais), toute cette histoire commence à attiser sa curiosité et il se doute bien qu’il doit y avoir cause à effet, l’importance de cet homme dont il n’avait jamais entendu parler avant cette demande de protection officieuse étant suffisamment importante pour que les plus puissantes nations s’y intéressent.

Il retourne d’un pas nerveux vers son bureau et convoque dans la foulée son secrétaire particulier, celui-ci apparaît quelques minutes plus tard le visage marqué par le ton inhabituel de Jun’ichirō et c’est après force courbettes en guise de marques de respect qu’il s’enquiert alors des besoins du Premier ministre.

- Votre excellence ?
- Annulez immédiatement tous mes rendez-vous pour les dix prochains jours et faites-moi affréter un transport rapide pour Kyoto, j’assisterais en personne au congrès pendant toute sa durée et non comme prévu pour la journée de clôture.
- Bien excellence !! Si je peux me permettre excellence ?
- Oui !! Qu’y a-t-il ?
- Peut-être que Son Excellence voudra profiter du voyage impérial !! Sa Majesté l’empereur s’y rendant également dans la soirée pour l’ouverture officielle du congrès qui aura lieu demain matin.
- Merci de m’y avoir fait penser, je solliciterai moi-même cet honneur à Akihito.
- Comme Son Excellence le voudra !! Je vais de ce pas réserver une résidence à Son Excellence pour la durée de son séjour.

Le secrétaire sort à reculons avec force courbettes, butant presque dans l’homme apparaissant à l’entrée du bureau sous l’œil mi amusé mi étonné de Jun’ichirō.

Le chef du Naisho semblant pressé d’apporter des nouvelles récentes au Premier ministre, en oublie quasiment le protocole et entre en lui tendant une pochette.

- Oui ???
- Nous venons à l’instant de recevoir ces clichés excellence, j’ai cru bon de venir vous les apporter au plus vite !

Jun’ichirō lui prend le document des mains, ouvre la pochette et examine rapidement son contenu, son visage montre alors un véritable ahurissement quand son regard se reporte sur son interlocuteur.

- Qui est ce jeune garçon ?
- L’objet de nos recherches actuelles votre excellence !!
- Impossible voyons !!
- Je vous assure qu’il n’y a aucun doute d’erreurs excellence !! Ses clichés ont été pris juste avant sa montée dans l’avion de la délégation Française.
- Ne serait-ce pas plutôt l’homme près de lui ?
- Nos services sont formels, c’est bien ce garçon excellence !

Jun’ichirō reste un instant muet de stupeur.

- Mais c’est un gosse !!!


2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (89/150) (Atterrissage)


« Aéroport international de Kansai »

Le régulateur de trafic pointe du doigt l’arrivée imminente de l’airbus de la compagnie Air France, il entre alors en contact avec le commandant de bord qui d’une façon très peu protocolaire lui demande.

- 着陸する許可を要求します。 (Demande autorisation d’atterrir !!)
- フライトのクリアランスを教えてください? (Veuillez nous donner vos autorisations de vol ?)
- それは私に知ってです !ちょっと、ちょっと ! 司令官 !フライトのクリアランスのだろうか、型は何言って? (Qu’est-ce que j’en sais moi !! Hé !! Commandant !! Il y a un type qui me demande les autorisations de vol, je lui dis quoi ?)

Le commandant de bord rentre dans la cabine et regarde atterré la place vide près du jeune rouquin.

- Mon copilote n’est pas là ?
- Il avait envie de prendre l’air Hi ! Hi !
- Sois sérieux Florian !! Tu vas nous faire avoir des ennuis si ça continue, il ne devait pas te quitter et d’abord qu’est-ce que tu as fait ? Ne me dis pas que tu as désactivé le pilote automatique !!
- Bah si !! Je commençais à m’ennuyer.
- Mais tu es fou ma parole !! Depuis quand as-tu fait ça ?
- Depuis un bon quart d’heure, reste zen commandant !! Je gère !!

***/***

- 私は繰り返す !ください私たちを飛行のクリアランスを与える ! (Je répète !! Veuillez nous donner vos autorisations de vol !!)
- あなたは私の大好きないが来る ! (T’énerve pas mon grand, ça vient !!)
- あなたの統率を拒否 ! (Déclinez votre identité commandant !)
- おっと !あなたを渡す 2 番目を待つ ! (Oups !! Attendez une seconde je vous le passe !)

***/***

- Mais veux-tu te taire enfin !!
- C’est l’autre gus qui me parle ! D’ailleurs vous feriez bien de lui répondre avant qu’il ne pète un plomb, il a l’air bien excité d’un seul coup.

Le commandant s’assoit à la place de son copilote, s’appareille et entre en relation avec la tour de contrôle, une longue conversation où les explications n’ont pas l’air de satisfaire entièrement le régulateur de trafic et il faut toute la finesse d’esprit du commandant pour le rassurer.

***/***

« En vue de l’aéroport »

J’écoute en me faisant le plus discret possible et j’applique à la lettre le plan de vol qui nous est transmis, ouvrant les volets libérant le train d’atterrissage au moment précis où j’entame la descente et commence la phase de décélération qui dirige tranquillement l’appareil en début de piste.

La visibilité est optimum, je redresse le nez de l’airbus pour qu’il garde son assiette et j’amène tranquillement l’avion vers sa destination, trouvant la manœuvre des plus facile à suivre.

***/***

Le commandant reste figé devant les cadrans et les diverses indications de l’ordinateur de bord où tout semble se passer pour le mieux, son regard incrédule se reporte sur le petit rouquin souriant jusqu’aux oreilles et paraissant parfaitement à son aise devant l’instrumentation pourtant complexe qu’il semble pourtant maîtriser parfaitement.

L’instant est tellement incroyable pour lui qu’il en oublie complètement de reprendre la main sur la manœuvre d’atterrissage en cours comme il devrait pourtant le faire, c’est le deuxième pilote en arrivant dans le cockpit qui le ramène à la réalité.

- Pourquoi tu ne m’as pas prévenu qu’on avait engagé les manœuvres d’approche ?
- Hein !! Comment ???

Le copilote s’aperçoit seulement alors que son collègue a les mains posées sur ses genoux, son regard fixe le manche juste au moment où il s’infléchit pour redresser l’appareil et que les roues avant atteignent le sol avec une douceur dont il n’aurait jamais imaginé l’avion capable vu sa masse.

Ses yeux se tournent alors exorbités vers l’autre siège où il se rend compte enfin de la personne qui pilote réellement l’avion.

Appareil qui termine son atterrissage en se posant comme une plume, les freins entrent rapidement en action sans brusquerie et l’avion entame bientôt le virage nécessaire qui va l’amener devant l’ouverture du terminal où il s’arrête en douceur pile-poil devant la balise de repérage.

***/***

« Tour de contrôle »

- 司令官の完璧な作戦だな !ブラボー ! (Manœuvre parfaite commandant !! Bravo !!)
- うん !それはクールだった !こんにちは!こんにちは! (Yep !! C’était cool !! Hi ! Hi !)


2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (90/150) (Reims) (Chez les Viala)


« Ding ! Dong ! »

Annie sort de sa cuisine pour aller ouvrir, étonnée d’avoir de la visite un jour en semaine en fin d’après-midi. Elle ouvre la porte et reste un bref instant surprise devant sa visiteuse avant de sourire en la reconnaissant.

- Béatrice ? Quelle surprise !! Mais entrez donc !!
- Je ne vous dérange pas ?
- Bien sûr que non, quelle idée !!

Annie laisse passer sa visiteuse et referme derrière elle, elle la conduit ensuite jusqu’au salon où elle la prie de s’asseoir.

- Puis je vous offrir quelque chose ?
- Non merci ça ira !
- Qu’est-ce qui vous amène ? Nous sommes pourtant voisines et nous n’avons pas eu jusque-là l’occasion de nous revoir depuis les fêtes de Noël, avouez que c’est quand même quelque chose !!
- Ce n’était pas l’envie qui me manquait, seulement mon travail me prend beaucoup de mon temps et ce n’est pas facile de vivre seule avec deux grands garçons encore en études vous comprenez ? En fait ça fait un moment que j’hésitais à vous rendre visite.
- (Annie surprise) Comment ça vous hésitiez !!
- (Béatrice gênée) Florian est là ? C’est lui que je suis venue voir en fait.

Annie comprend immédiatement ses raisons de voir Florian pour avoir participé à plusieurs conversations avec son mari et son fils de cœur au sujet d’Anthony.

- Je suis désolée mais il est parti depuis très tôt ce matin, à l’heure où nous parlons il doit être arrivé au Japon.
- (Béatrice surprise) Au Japon ??
- Anthony et Baptiste ne vous en ont pas parlé ?
- Je ne crois pas, non ! Mais mes fils parlent très peu de Florian quand ils sont à la maison.
- (Annie souriante) Je pense connaître le but de votre visite, mon mari ne devrait plus tarder de rentrer si vous voulez bien l’attendre. Je sais qu’il a beaucoup parlé avec « Flo » au sujet de la cécité d’Anthony, c’est bien pour ça que vous êtes venue n’est-ce pas ?

Béatrice lève les yeux pleins d’espoirs vers Annie.

- Vous croyez que c’est possible ? Qu’une opération pourrait permettre à mon fils d’être comme tout le monde ?
- Vous n’avez donc jamais consulté un spécialiste ?
- Bien sûr que si !! Plusieurs même et ça depuis son plus jeune âge, seulement ils ont tous eu le même diagnostic et surtout la même réponse qui pour eux est sans appel, Anthony a une malformation de naissance du nerf optique inopérable.
- Et qu’est-ce qui vous fait croire que ça pourrait être possible maintenant ?
J’en ai appris suffisamment sur Florian et je sais qu’il a demandé à Baptiste une copie des différents examens médicaux qu’a passés mon grand fils au cours de toutes ses années.
- Vous en avez parlé avec Florian ?
- J’ai essayé quand nous étions tous à Aix.
- Que vous a-t-il répondu ?
- Il a essayé de me faire croire que ce n’était juste que pour une thèse qu’il faisait en fac sur ce sujet, mais j’ai bien senti qu’il ne me disait pas tout et quand je le lui ai fait remarquer, il m’a juste promis qu’on en reparlerait.
- (Annie curieuse) Il ne vous a rien dit d’autre ?
- Juste que ce ne serait pas forcément une bonne chose pour Anthony, je n’ai pas vraiment compris ce qu’il voulait dire par là.
- Frédéric est plus au fait des raisons qui ont poussé Florian à vous tenir un tel propos, le mieux sera d’en parler avec lui.

***/***

« Une heure plus tard »

Frédéric rentre chez lui et s’étonne de voir les deux femmes en pleine discussion dans le salon, il remet tout de suite la mère de Baptiste et d’Anthony, comprenant que le moment qu’il redoutait venait d’arriver alors que Florian est malheureusement absent.

Il s’installe donc avec les deux femmes, Annie lui rapportant la raison de la présence chez eux de Béatrice et lui faisant un bref résumé de ce qu’elles se sont dites ainsi que les espoirs d’une mère de rendre à son fils ce qu’elle se reproche depuis toujours de ne pas lui avoir donné.

Frédéric sait que ses paroles vont faire mal et préfère que ce soit lui qui les prononce plutôt que Florian qui, il en est sûr, en éprouverait un profond tourment affectif.

- Florian n’opérera pas votre fils j’en suis désolé pour vous, pas parce qu’il ne croit pas possible que cette opération réussisse, non ! Il est même persuadé du contraire et croyez-moi Béatrice, si « Flo » dit qu’il peut le faire c’est qu’il s’en sent capable.
- Mais alors pourquoi ne le veut-il pas ? Anthony est son ami il me semble !!
- C’est justement pour ça qu’il ne le fera pas, sauf si cela vient d’Anthony et qu’il lui en ait expliqué avant ses raisons pour ne pas le faire.
- Mais de quoi a-t-il peur enfin ??
- Tout simplement que le cerveau d’Anthony n’accepte pas d’intégrer quelque chose qu’il n’a jamais perçu et qu’il prenne ça pour une agression.

Frédéric voit bien que Béatrice ne comprend pas.

- Florian craint à juste raison et je suis de son avis, qu’Anthony sombre dans la folie !! Vous parliez à l’instant d’amitié et c’est justement parce que votre fils est pour lui un ami très cher, qu’il n’acceptera jamais de lui faire prendre ce risque.


2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (91/150) (Tarmac de Kansai, Japon)


La délégation Française, une fois avoir quitté l’airbus après cette longue journée de vol est visiblement réjouie de pouvoir se dégourdir les jambes, chacun à sa façon appréciant l’air pur ainsi que la fraîcheur du soir.

La sécurité nippone surveille toute cette agitation d’un œil blasé, n’attendant de toute évidence que le moment où toutes ses personnalités étrangères vont enfin monter dans la navette pour Kyoto où ils pourront passer leur première nuit.

Florian descend parmi les derniers passagers, non sans avoir promis de ne jamais révéler à quiconque pour ne pas que l’information se retourne contre l’équipage, qu’il a mené lui-même l’atterrissage de l’appareil.

Maintenant il doit bien reconnaître que ça lui a enlevé sa peur viscérale et il lorgne déjà en pensées sur le jet de sa société, se voyant à ses commandes emmenant toute la bande en vacances dans un lieu paradisiaque.

- (Émile) Où avais-tu disparu tout ce temps ?
- Dans la cabine de pilotage, pourquoi ?
- Comme ça !! Je pensais te voir revenir dare-dare vu ce que tu m’as dit ce matin dans la voiture.
- Eh bien non !! En fait c’est tout le contraire qui s’est passé et j’ai bien l’intention de passer rapidement mon brevet de pilote.
- Et bien !! Tu parles d’un revirement !! Mais c’est tant mieux pour toi, vu ce que j’en sais sur ton compte et tu en auras bien besoin avec tous ces voyages qui t’attendent.
- Je crois qu’on n’attend encore une fois plus que nous Hi ! Hi ! Rejoignons le reste du groupe, j’ai hâte que cette journée se termine et surtout d’un bon lit.

***/***

« Kyoto, hôtel réservé à la délégation Française »

L’accueil tout protocolaire ne manque pas également d’une certaine chaleur due sans doute pour une bonne partie à l’amitié que ressentent les autochtones pour le président qui depuis son arrivée, n’a de cesse de serrer des mains avec une jovialité manifeste.

Le hall se vide petit à petit, quand les chambres sont attribuées et que les différentes personnalités sont conduites dans les étages.

Une suite constituée de deux chambres avec chacune une entrée individuelle et une porte de communication les séparant par un vaste salon confortable est attribuée au député Durieux et au sieur De Bierne qui aussitôt s’approprient chacun la leur et avec le même soupir de soulagement s’étendent sur le lit, vaincu par la fatigue du voyage.

***/***

« Premier jour, le matin tôt »

Émile ouvre les yeux et se lève, il passe une robe de chambre et rejoint le salon où le petit-déjeuner est déjà servi, montrant la discrétion du service d’étage.

Il s’installe donc à table en tendant l’oreille pour vérifier si Florian dort encore, la voix sans équivoque du jeune rouquin manque de lui faire recracher la première gorgée de thé qu’il venait de se servir.

- (Chant) Bien dormi… ! Toute la nuit… ! Il est huit heures… ! La bonne heure… ! Bien dormi… ! Envie de pipi… !

C’est le bruit sans équivoque qui suit les dernières syllabes qui a amené l’hilarité d’Émile, Florian ayant de toute évidence joint l’acte à la parole.

***/***

"Ouah !! Putain ça fait du bien !!"

Pensée du jeune homme en secouant la dernière goutte, une raideur persistante qui déjà l’a obligé à prendre une position des plus acrobatiques pour uriner, le fait sourire et lui donne l’idée d’inaugurer son arrivée à sa façon.

Il retourne donc s’allonger sur son lit après avoir ôté son caleçon et c’est avec un plaisir manifeste qu’il s’astique le mât de cocagne pour se donner le plaisir attendu.

***/***

« Sous-sol de l’hôtel, salle de surveillance »

- ちょうどそれを参照してください !ああ間違いなく、フランス語は必ず彼らの評判にこんにちは !こんにちは! (Viens voir ça !! Ah décidément ces Français ne manquent pas à leur réputation Hi ! Hi !)
- 何それはどうですか? (Qu’est-ce qu’il se passe donc ?)
- これはあなたを手放すべきではない子供です !我々 は彼らのスイートで彼のカメラをインストールするとき我々 はそれについて考えていなかった。 (C’est le gamin qu’on ne doit pas lâcher de vue !! Nous n’avions pas pensé à ça quand nous avons installé ces caméras dans leur suite.)

Un jeune homme visiblement nouveau dans la fonction s’approche avec curiosité des écrans de surveillance et comprend aussitôt l’amusement de son collègue, il pique direct un énorme fard qu’heureusement l’autre homme ne perçoit pas, trop obnubilé par le petit plaisir solitaire que s’offre le jeune rouquin.

L’homme reprend ses commentaires, visiblement estomaqué par la virilité en pleine gloire du petit Français.

- 見て、ギアに彼は私がある ! Pfff ! (Regarde-moi l’engin qu’il trimballe !! Pfff !!)



Florian 18 ans surdoué ou Le don de guérir (livre 2) (suite 3) - laurentdu51100 - 04-09-2020

2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (92/150) (Kyoto) (Premier jour)


« Dans la chambre de Florian »

Je sens la jouissance proche et j’accélère mes coups de poignet jusqu’à la délivrance qui m’amène un plaisir certain, quoique bien inférieur niveau sensations de celui que j’ai avec mes amis quand nous nous astiquons ensemble.

Maintenant ça a au moins le mérite de faire redescendre ma « tension » et de pouvoir me permettre de m’habiller sereinement sans ne plus avoir ces envies qui titillaient ma libido.

Ce n’est qu’au moment de sortir de la chambre, que j’entends un léger bruit sûrement imperceptible pour tout un chacun et que je remarque enfin la minuscule caméra pointée sur moi, difficilement repérable vu la façon dont elle a été dissimulée au-dessus du lustre.

Seul le petit bruit du moteur m’a fait être suffisamment attentif pour la découvrir, je retiens un sourire en me disant qu’il y en a qui ont dû bien se rincer l’œil.

J’entre dans le salon où je repère immédiatement son homologue, cette surveillance ne m’étonne qu’à moitié et je me doute bien de la pression qu’un tel rassemblement de personnalités doit avoir sur les services concernés par leurs protections, mais je pense que le minimum aurait été de nous en informer.

Connaissant parfaitement la culture Japonaise ainsi que leur correction légendaire, je m’étonne quand même que ça n’ait pas été le cas et j’en fais part aussitôt à Émile toujours occupé à prendre son petit-déjeuner.

- Souris !! Nous sommes filmés !!

En lui disant ça, je pointe du doigt l’endroit où est implantée la caméra, Émile tourne la tête visiblement en colère et je crois bon de le tempérer avant qu’il ne déclenche un esclandre.

- D’un autre côté c’est plutôt rassurant !!
- Bonjour l’intimité car je présume qu’ils en ont mis également dans les chambres ?
- Exact !! Je m’en suis rendu compte un peu tard Hi ! Hi !
- (Émile curieux) Comment ça un peu tard ?
- Ils m’ont pris en plein tournage Hi ! Hi ! Maintenant Rocco va passer pour un petit bras crois-moi.
- (Émile sourit) Voilà ce que c’est de dormir tout nu.
- S’il n’y avait que ça !! Ils ont eu droit à une séance d’interrogatoire en règle.
- ????????

Je mêle alors l’acte en mimant la chose, à la parole en lui faisant comprendre sans risque d’erreurs de quoi je parle.

- Tu vas cracher dis !! Ou il faut que je continue à te secouer encore longtemps comme un prunier ?

La tête d’Émile vaut le coup d’œil quand il recrache une partie de son petit-déjeuner, il lui faut quelques secondes à tousser comme un malade avant de se reprendre.

- Eh bien mon cochon Hi ! Hi ! Voilà un rapport d’activité qui n’a pas fini de faire parler de toi.
- Bah écoute !! Ils auraient pu prévenir aussi !!
- Parce que ça aurait changé quelque chose peut-être ?
- Bah oui quand même !! Je ne me serais sûrement pas servi du drap pour m’essuyer.

Émile lève les yeux au plafond, la candeur des réponses montrant à quel point son jeune ami n’éprouve aucune honte à ses manipulations solitaires et qu’il en parle avec naturel comme n’importe quel autre sujet de conversation.

Quand il reporte son regard sur lui, Florian s’est déjà servi son café et visiblement ne fait déjà plus cas de ses dernières paroles, celles-ci clôturant pour lui le sujet.

- Tu es vraiment un drôle de spécimen !!
- C’est la nature, on ne va pas en faire un livre non plus !! Au fait !! Tu connais l’emploi du temps de la journée toi ?
- Pas plus que toi !! Juste que c’est l’empereur qui doit ouvrir la session ce matin et après ça je pense que nous en saurons un peu plus.
- J’ai hâte que ça commence.
- Pas avant demain je pense !! Les Japonais aiment bien mettre tout un protocole d’accueil en place avant d’aller au vif du sujet.
- C’est la journée courbette alors ?
- On peut dire ça comme ça oui !! Ils sont toujours régis par de fortes traditions ancestrales dans chacune de leurs réceptions officielles et nous n’y couperons pas encore cette fois-ci.
- Tu crois que je pourrais m’habiller comme eux ?
- (Émile surpris) Quelle idée ??
- Ce sera toujours plus confortable qu’en costume et puis j’aimerais voir quel look je peux avoir en kimono Hi ! Hi !


2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (93/150) (Paris) (Commissariat du dixième arrondissement)


Maxence sort du bureau du commissaire, il retient avec difficulté le sourire de satisfaction à l’annonce qui vient de lui être faite et ce dit que décidément la chance est pour lui et que cette semaine commence plutôt bien.

Il vient d’apprendre l’arrivée d’un nouveau dont la demande de mutation depuis le nord de la France a été acceptée et que celui-ci devrait arriver dans la semaine, il a profité d’un moment d’inattention de son supérieur pour noter mentalement tout ce qu’il y a à savoir pour l’intercepter avant qu’il ne se présente pour sa prise de service.

L’affaire est trop bonne pour ne pas la prendre au vol et il pense avoir trouvé là l’occasion qu’il cherchait pour la nouvelle identité de Sacha, reste plus pour eux à mettre au point une stratégie efficace pour s’en débarrasser sans laisser de traces.

Pouvoir mettre en pratique toutes ces années de formation lui amène une joie difficile à dissimuler et c’est avec les yeux brillants d’excitations qu’il regagne son bureau sous les regards étonnés de ses collègues.

***/***

« Sortie du commissariat »

Abdel observe l’entrée du commissariat depuis l’autre côté de la rue, ça fait déjà plusieurs fois qu’il y vient et qu’il reste un moment dehors à attendre, finissant toujours par s’en aller n’ayant pas le courage nécessaire de faire le premier pas pour aborder le flic qui l’a fait triper comme il ne l’aurait jamais cru capable.

La drogue qu’il était venu chercher ce soir-là n’était pas pour lui mais pour son frère qui le charge depuis le début de le ravitailler, c’est pour cette raison qu’il était connu par les dealers et l’arrestation brutale qu’il a vécue l’a marqué plus qu’il ne l’aurait pensé.

La peur incontrôlable qu’il a ressenti, suivit par ce début de viol lui a déclenché finalement un plaisir intense qu’il n’a eu de cesse depuis d’analyser jusqu’à comprendre qu’en fait c’est son trip et que ce qu’il a vécu cette nuit-là n’était que la quintessence de toutes ses envies inconscientes.

La façon brutale dont le flic s’est servi de lui comme s’il n’était rien d’autre qu’un trou à bites, ne s’étant élancé après lui que pour qu’il lui serve de femelle l’a amené à un orgasme hors du commun.

Maintenant il aimerait revivre ces instants, devenir la chose de ce garçon qui malgré sa brutalité apparente ne lui a pas fait subir le même sort que l’autre gars et qui lui a fait comprendre qu’il apprécierait de le reprendre en mains, le laissant ensuite partir pour le protéger de son collègue visiblement déranger vu l’état d’acharnement qu’il a eu envers sa victime.

Abdel va pour faire demi-tour comme les fois précédentes, sachant bien qu’il n’aura pas encore cette fois-ci le courage de l’aborder alors qu’il en rêve la nuit, quand il le voit sortir du commissariat et que leurs yeux se croisent, le laissant d’un coup tremblant de tous ses membres d’appréhension.

Maxence encore une fois se dit que c’est son jour de chance quand il aperçoit et capte le regard fuyant du jeune rebeu si mignon, il ressent immédiatement une forte remontée de chaleur comprenant qu’il sera dorénavant tout à lui quand il en éprouvera l’envie.

Le brigadier traverse rapidement la rue et le prend sèchement par le bras pour l’emmener un peu plus loin dans un coin sombre et tranquille.

- Tu es revenu parce que ça t’a plu sale racaille !! Tu as besoin de te faire dresser c’est ça ?
-…

Maxence lui envoie une baffe qui lui rougit la joue mais dont il a retenu le coup pour une raison qu’il ne s’explique pas encore.

- Réponds quand je te parle !!
- Oui monsieur !

Maxence aperçoit les larmes du jeune garçon, celles-ci le troublent et il comprend enfin pourquoi il a retenu son coup, c’est tout simplement parce que ce mec lui plaît.


2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (94/150) (Paris) (Commissariat du dixième arrondissement) (fin)


Ça lui tombe dessus sans qu’il s’y attende et il lui prend le menton qu’il relève pour le fixer dans les yeux, le regard troublé du jeune Abdel n’est pas sans lui faire un drôle d’effet, aussi c’est d’une voix changée qu’il s’adresse à lui.

- Si j’accepte de te prendre en main, tu dois bien comprendre que tu devras m’obéir en tout !! Plus de drogue !!
- Je ne suis pas un drogué monsieur, la came n’était pas pour moi.
- Relève tes manches !!

Abdel s’exécute aussitôt et lui montre deux bras hâlés mais sans aucune marque de piqûres, Maxence lui rabaisse les manches visiblement satisfait.

- Bien !! C’est comment ton prénom ?
- Abdel monsieur !
- Alors écoute-moi bien Abdel !! Tu ne devras jamais me poser de questions et n’appartenir qu’à moi, j’aime particulièrement les petites lopes dans ton genre !! Tu devras être soumis sinon tu seras puni, disponible et prêt à assouvir toutes mes envies.
- Oui monsieur !
- Alors très bien !! Suis-moi que je te montre où tu vas vivre, parce que tu vas devoir très vite quitter tes parents !!
- Tout ce que vous voulez monsieur !
- Tu fais quoi dans la vie ?
- Je suis en fac monsieur !!

Maxence continue à le fixer dans les yeux, son cœur tape très fort dans sa poitrine et c’est le signe pour lui évident qu’il est tombé sous le charme de ce garçon, comprenant également qu’il devra dès lors lui assurer son avenir s’il veut continuer avec lui.

Les jeux sexuels qu’il compte avoir avec Abdel ne seront qu’une facette d’une relation que Maxence perçoit déjà comme exceptionnellement forte en sentiments.

- Tu devras travailler dur à la fac et ne pas me décevoir, je veux que tu réussisses ta vie tu comprends ? Montre-moi que sur ce point tu seras aussi obéissant.
- Promis monsieur.
- Tu as compris j’espère que tout ce qui nous arrive n’est plus un jeu ? Enfin que ce n’est pas que ça !!
- Pourquoi croyez-vous que je sois revenu si je ne l’avais pas compris monsieur.
- Peut-être juste pour le sexe et les sensations ?
- Au début oui certainement monsieur !
- Et maintenant ?

Il voit bien le trouble que lui occasionne la question, ses yeux aux iris sombres deviennent éclatants et Maxence ne peut que ressentir les sentiments forts qui déjà marquent ce jeune homme prêt à le servir et à tout quitter pour lui.

- Parle enfin !! Et pour cette fois pas de monsieur !! Mon prénom c’est Maxence !!

Le jeune arabe avale sa salive, son visage d’ange sourit alors en le rendant encore plus désirable pour ce garçon dur, élevé dans des conditions telles que beaucoup qui en connaîtraient ne serait-ce qu’une infime partie, ne pourraient qu’en être affecté et le plaindre de tout cœur.

La seule façon de survivre à cette enfance terrible, a été pour Maxence de se montrer encore plus cruel que les autres garçons de l’institut et d’y faire sa réputation pour qu’enfin on le craigne et qu’on le respecte.

Maintenant derrière cette couche de brutalité et d’indifférence qui est devenue au fil du temps pour lui sa façon d’être, se cache un reste d’enfant simple et bon, Abdel sans s’en rendre compte, commence à faire craqueler cette carapace qu’il a mise tant de temps à se forger.

- Je me sens bien avec toi Maxence ! J’espère juste que je ne serai pas pour toi qu’un mec jetable parmi d’autres parce que je suis prêt à tout quitter pour toi. Je suis encore jeune je sais, mais je sais maintenant à quoi j’aspire et c’est avec un gars comme toi qui saura me diriger et faire de moi sa propriété, avec qui je veux vivre.
- Alors viens !!
- Et pour mes parents ?
- Ne t’inquiète pas pour ça pour le moment, nous trouverons bien comment faire pour qu’ils acceptent que tu viennes vivre avec moi. Pour l’instant j’ai envie de toi et si tu es venu, c’est aussi je pense pour ça !!


2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (95/150) (Kyoto) (Premier jour) (suite)


« Palais des congrès »

Il commence à y avoir foule devant la porte principale et le service de sécurité se met très vite en mode panique, terminant par se houspiller à haute voix sous les regards courroucés des différents représentants étrangers qui y assistent.

Heureusement que ce n’est encore pas l’heure d’arrivée des chefs d’États, mais simplement de leurs collaborateurs et autres secrétaires, qui sinon en auraient très certainement fait toute une histoire quant à l’organisation de la réunion.

Malgré tout, les choses finissent par se calmer et une fois que le plus grand nombre a obtenu son droit d’entrée ainsi que sa place dans l’hémicycle, le calme revient pour la plus grande satisfaction des organisateurs qui voyaient déjà les reproches déshonorants infligés à leur encontre par l’empereur en personne, chose qui bien sûr aurait été inacceptable pour eux.

***/***

- Tu crois que je peux me balader un peu ?
- (Émile) Je t’ai expliqué les instructions du président et de Maurice pourtant !! Je ne dois te quitter que le moins possible.
- Pendant le congrès certainement, mais là il n’est pas encore commencé !!
- Tu joues sur les mots Florian !! Tu sais bien que c’est ta sécurité qui est primordiale pour le président.
- S’t’eu plais !! Il ne m’arrivera rien promis !!
- Comment tu sais ça toi ??
- Juste parce que je n’ai pas encore été présenté et que pour l’instant tout le monde me prend pour un sous-fifre sans importance.
- Sauf s’il y en a un qui a eu l’occasion de voir une photo de toi auparavant !!
- Oui mais avoue que le risque est minime que ce soit le cas !

Émile pousse un soupir en disant long sur ce qu’il pense de tout ça.

- Pfff !!! De toute façon tu n’en feras qu’à ta tête comme toujours.
- Merci « Mimile » !! Je te revaudrai ça !!

Le député n’a pas le temps de lui signifier une nouvelle fois son désaccord que Florian est déjà filé loin de lui, Émile se retrouve alors déconcerter et cherche des yeux quelqu’un qui pourrait lui venir en aide, il aperçoit un des agents de la sécurité qui était avec eux dans l’avion et Émile se dirige précipitamment vers lui.

- Excusez-moi monsieur mais je viens de perdre de vue Florian, vous pourriez prévenir vos collègues pour qu’ils le retrouvent.

Joseph ne semble pas surpris.

- Nous savons exactement où il est, ne vous inquiétez pas pour ça.
- Mais !! Comment ??
- (Joseph) Nous savions pertinemment qu’il ne resterait pas en place et qu’il vous fausserait compagnie à la première occasion, maintenant qu’il se croit seul il sera plus facile à surveiller.
- Comment ça plus facile ? Je ne comprends pas !!
- Rendez-vous compte qu’en cas d’intervention rapide, nous devions prendre votre présence en considération afin qu’il ne vous arrive rien à vous non plus.
- Ha !!! Pourtant ce n’est pas le propos qui m’a été tenu par le président et monsieur Désmaré.
- (Joseph) Ils vous parlaient de ne pas quitter Florian lors des réceptions ou encore pendant les sessions, aux moments où le monde est suffisamment compact pour que quelqu’un puisse s’approcher de trop près et avoir des intentions malveillantes, pas comme en ce moment quand il y a suffisamment d’espace pour que nous puissions agir rapidement et efficacement, comprenez-vous ?
- Bien sûr, oui ! Je n’avais tout simplement pas compris de façon aussi explicite, vous me voyez désoler de vous avoir fait perdre votre temps.
- (Joseph d’un ton aimable) Ce n’est rien monsieur le député et ça prouve que vous vous inquiétez réellement pour la sécurité de notre petit monstre.
- (Émile curieux) A vous entendre en parler, je pense que vous devez bien le connaître, n’est-il pas ?
- C’est surtout qu’il m’a aidé à un moment où j’en avais bien besoin, saviez-vous que je ne travaille pas pour l’État Français ? Enfin pas vraiment !!
- Non !! Pour qui alors ??
- Pour son altesse l’émir Hassan qui est très attaché à notre ami commun, il a sauvé son unique héritier d’une mort quasi certaine et fait depuis tout ce qu’il est en son pouvoir pour qu’il ne lui arrive rien de fâcheux.
- C’est très bien alors !! Je vais vous laisser continuer votre mission, merci pour toutes ces explications.

Joseph le salue et s’éloigne en entrant en contact avec ses hommes via son oreillette, il écoute le rapport d’activité des deux agents qui sont en charge de suivre Florian et stoppe net, le visage figé par une expression de stupeur extrême.

- Vous pouvez répéter ???
-…
- Non, surtout pas !! Prévenez immédiatement la sécurité nippone, surtout ne vous approchez pas vous m’entendez !! Je ne veux pas d’incident diplomatique majeur dès le premier jour !!





Florian 18 ans surdoué ou Le don de guérir (livre 2) (suite 3) - laurentdu51100 - 04-09-2020

2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (96/150) (Kyoto) (Premier jour) (suite)


« Dans le palais des congrès un quart d’heure plus tôt »

« Wouah !! C’est magnifique !! »

Je reste un moment ébahi par toute cette magnificence et c’est comme un enfant dans un parc forain, les yeux exorbités, que je m’avance et explore ce bâtiment tout aussi contemporain que grandiose.

À mon grand étonnement, personne ne semble faire attention à ma présence dans les lieux et pourtant je dois faire tache au milieu de tous ces Asiatiques en tenues folkloriques qui déparent bizarrement avec la modernité du palais.

Je sais très bien que ces vêtements ne seront portés qu’en l’honneur de l’empereur Akihito qui doit assister à l’ouverture de la session et qu’ensuite les costumes cravates reprendront leurs préséances.

Je parcours plusieurs couloirs, en ouvrant ici et là quelques portes par pure curiosité, juste pour voir ce qu’il peut bien s’y trouver de l’autre côté et souvent déçu de n’y apercevoir que des bureaux à l’agencement neutre, loin de l’harmonie et de la grandeur qu’offre la partie publique du bâtiment.

C’est le râle inquiétant d’un bébé qui me fait tendre l’oreille, en effet la quinte de toux rauque me permet de diagnostiquer sans trop de risque d’erreurs la très forte bronchite dont est atteint le pauvre petit père.

Inquiet pour lui, j’ouvre la porte pour passer ma tête à l’intérieur de la pièce où se trouvent plusieurs personnes, toutes penchées sur ce qui ressemble à un de nos landaus en plus exotique et dans lequel doit certainement se trouver le bébé malade.

Une seconde quinte encore plus forte que la précédente amène la panique à ces personnes qui de toute évidence sont prises de court par les événements très certainement inattendus pour eux.

C’est le sifflement s’échappant de ses poumons qui m’alerte sur l’importance d’une intervention immédiate, faute de quoi l’enfant risque de graves séquelles dues à l’étouffement voire même à y perdre la vie.

C’est donc ce qui me décide à entrer et à me diriger rapidement vers eux pour ensuite les repousser sans brusquerie afin de prendre l’enfant dans mes bras.

Je lui plaque une main sur la poitrine pour le retourner et de mon autre main avec deux doigts, je lui tape sèchement dans le dos jusqu’à ce que plusieurs glaires s’échappent de sa bouche.

Je sens immédiatement ses poumons reprendre de l’oxygène, son visage perd quelque peu de ses rougeurs et ses petits yeux me fixent avec curiosité jusqu’à ce qu’une nouvelle quinte « le » ou plutôt « la » reprenne car c’est bien d’une petite fille qu’il s’agit.

Je reprends alors mes clapings jusqu’à ce qu’une nouvelle série de glaires encore plus épais ne s’échappe une nouvelle fois de sa bouche.

***/***

Pendant que Florian s’occupe du bébé, les personnes qui jusque-là étaient restées sans réaction, trop sidérée par l’intervention du jeune garçon et surtout se rendant compte qu’il connaît parfaitement les gestes qu’il faut faire, commencent à reprendre leurs esprits.

Un des hommes sort rapidement de la pièce, pendant qu’une des femmes tend les mains pour récupérer son enfant en souriant de reconnaissance.

***/***

Je vérifie avant de la lui rendre que la fillette ne risque plus de s’étouffer, satisfait de constater à l’air reposé de son visage que cela va mieux.

C’est en lui rendant son sourire, que je lui dépose le bébé dans les bras non sans lui avoir fait un gros bisou tout mouillé avant qu’elle ne la prenne et la serre affectueusement tout contre sa poitrine en la berçant doucement.

- あまりにもハードを押さないでくださいあり、病院はすぐに作られ た、あなたの子供彼の年齢を持つ強力な気管支炎は肺炎に非常に迅 速に変えることができます。 (Ne la serrez pas trop fort et faite la hospitaliser rapidement, votre enfant fait une forte bronchite qui a son âge peut très vite tourner en pneumonie.)

La femme surprise de m’entendre parler dans sa langue.

- 若い男は誰ですか? (Qui êtes-vous donc jeune homme ?)
- 私は医師マダム、私はフランスの会衆の一部です。 (Je suis médecin madame, je fais partie de la délégation Française.)

Elle va pour répondre quand la porte s’ouvre de nouveau et que la salle se remplit d’hommes faisant visiblement partie de la sécurité, accompagnés par un vieillard qui semble avoir l’autorité sur eux.

Le vieil homme approche de la femme pour la tenir dans ses bras pendant que les agents de sécurité me font signe de sortir de la pièce immédiatement, ce que je trouve d’une incivilité manifeste mais je préfère obtempérer plutôt que de me faire remarquer plus que nécessaire alors que je ne me trouve pas de toute évidence dans un lieu où je devrais être.


2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (97/150) (Paris) (Sacha)


Sacha rentre à son appartement le visage souriant alors qu’intérieurement il est dans une rage folle, ça fait déjà plusieurs jours qu’il vérifie les données qui lui ont été confiées sur le réseau en place et il lui faut bien constater que celui-ci n’existe pour ainsi dire plus, il lui a même fallu mettre en sommeil la petite demi-douzaine d’agents qui répondent encore aux vacations.

Igor l’avait averti que ce serait sûrement le cas et qu’il ne fallait pas qu’il s’en fasse, qu’il avait mis un plan en œuvre pour rétablir rapidement de nouvelles cellules en y amenant des agents que personne cette fois-ci ne pourrait soupçonner.

C’est justement à cause de cette assurance de son chef que Sacha pique une colère noire sitôt chez lui, ses agents insoupçonnables se faisant cueillir un par un à peine font-ils leur entrée sur le territoire Français.

Sacha déballe le pc qu’il vient d’aller acheter, l’allume et y raccorde son téléphone portable pour obtenir une communication Ethernet, une fois chose faite ne lui reste plus qu’à créer un lien sécurisé et quelques minutes plus tard, le visage d’Igor apparaît dans le coin de l’écran visiblement chagriné et curieux de cette demande insolite de Sacha qui pourtant connaît tous les dangers d’une telle liaison.

- J’espère que tes motifs sont sérieux !
- Ils le sont crois-moi !!
- Qu’as-tu de nouveau à m’apprendre qui ne puisse attendre une vacation habituelle ?
- Tu dois immédiatement cesser d’envoyer de nouveaux agents, ils se font arrêter sitôt entrés en France !!

Igor devient subitement tout pâle.

- Comment est-ce possible ?
- Qu’est-ce que j’en sais ? Sûrement quelqu’un a-t-il mis la DST au courant de tes plans !!
- Impossible !! Je peux compter sur les doigts d’une main ceux qui les connaissent et j’ai entière confiance en eux !!
- Alors tu dois certainement être sous écoute !
- (Igor furieux) Me prends-tu pour un débutant ? Non, il y a autre chose !! Quelqu’un que tu aurais mis toi au courant ?
- Non !! Le seul qui aurait pu l’être n’est plus de ce monde, je l’ai fait supprimer à mon départ d’Afghanistan.
- T’en es-tu occupé toi-même ?
- Non ! Mais j’ai vu son corps avant de quitter le campement.
- Sacha tu me caches quelque chose ? Ce n’est pas dans tes habitudes de ne pas faire ce genre de travail par toi-même !! Stanislas s’est fait avoir justement à cause d’une personne qu’il croyait avoir tué, assure-toi que ce n’est pas de nouveau le cas !! En attendant je stoppe l’envoi d’agents, ils sont trop précieux pour prendre le risque d’en perdre davantage et je vais faire mener une enquête auprès de ton remplaçant là-bas, essaie d’en savoir plus de ton côté pendant que ton autre mission est en stand-by.
- Entendu patron !! J’aurais besoin de plus d’argent, il ne me reste presque plus rien de ce que j’ai trouvé à la consigne.

Igor fait la grimace et réfléchit un moment avant de reprendre la parole.

- Difficile maintenant que notre réseau n’existe plus, heureusement il y a une autre consigne où tu pourras trouver ce que tu demandes, elle ne date pas d’hier et elle était prévue au cas où il arriverait un coup tordu comme c’est le cas.

Igor note les coordonnées sur une feuille de papier qu’il plaque ensuite à l’écran pour que Sacha puisse le noter à son tour, une fois chose faite Igor fait un signe d’encouragement à Sacha et coupe la communication.

Sacha débranche le téléphone du PC et remet sa puce d’origine à l’intérieur, il détruit ensuite celle qui lui a servi pour la liaison Ethernet et ressort de l’appartement avec cette fois encore plus de questions en tête.

L’idée qu’Antoine serait encore en vie lui paraît démente, il a bien vu son corps ensanglanté traîner sur le sable par deux des combattants Tchétchène.

Maintenant il se rappelle également la façon dont Antoine pouvait circuler quasiment librement au sein du campement, les blagues amicales que ses hommes rudes avaient pour le jeune américain au fur et à mesure des semaines et un énorme doute lui vient alors à l’esprit.

Youssef a-t-il réellement fait tuer Antoine ou a-t-il juste fait en sorte que lui puisse le penser ? Non !! Décidément il ne peut le croire !! Le cri d’agonie était bien réel et ils n’auraient jamais eu le temps de monter toute cette cabale entre le moment où il a pris la décision de le faire abattre et celui où l’ordre a été exécuté.

Sacha arrive près de l’endroit où est caché l’argent qu’il vient chercher, il est encore tellement dans toutes cette affaire qu’il ne fait pas attention à ce qui pourtant aurait dû l’interpeller au premier regard et il enfourne les liasses de billets dans l’attaché-case qu’il a pris avec lui, refermant celle-ci une fois qu’il ne reste plus rien dans la cache.


2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (98/150) (Kyoto) (Premier jour) (suite)


« Palais des congrès, début de la cérémonie officielle d’ouverture »

Heureusement que j’avais pris la peine de visualiser les plans du palais avant de quitter la France, du coup c’est très facilement que je retrouve la grande salle en évitant les lieux non autorisés et que je me retrouve derrière Émile sans que celui-ci ne m’entende arriver.

Je vais pour lui faire une farce quand une main ferme m’attrape par l’épaule et me fait sursauter.

- Hé !!

Je me tourne et me retrouve nez à poitrine avec Victor qui ne peut s’empêcher de ricaner devant mon air surpris.

- Relaxe garçon, ce n’est que moi !! Évite d’aller fourrer ton nez partout s’il te plaît, ça ne se fait pas par ici et tu pourrais finir par t’attirer des ennuis.

Émile entend parler derrière lui et se retourne à son tour.

- Ah !! Tu es là !! Mais où étais-tu donc passé ?
- Je voulais juste visiter un peu le palais, je ne faisais rien de mal !
- (Victor) La cérémonie commence !! Ne t’éloigne plus sans prévenir c’est bien compris ?
- Oui papa !!!

Victor le secoue doucement par l’épaule.

- Ce n’est pas un jeu Florian !!
- Excuse-moi !! Je te promets de rester avec Émile.

Victor dubitatif devant l’air innocent que le jeune rouquin vient de prendre pour lui répondre.

- Hum !! N’oublie pas que je t’ai à l’œil.

La main relâche son étreinte et Victor s’éloigne rapidement, devenant vite invisible dans la foule qui maintenant se presse pour être au plus près de l’immense estrade où l’empereur va les honorer de sa présence.

- (Émile) Tiens !! Mets ça dans ton oreille !! Je l’ai réglé sur Français.

Je regarde l’oreillette amusé, la curiosité me fait la lui prendre et la mettre en place, trop curieux de connaître les traductions qui seront faites lors des diverses prises de discussions.

Je sais que quelque part dans le palais, des traducteurs de chaque nationalité sont enfermés dans des petites salles individuelles et vont passer leurs journées à retransmettre les paroles dans la langue natale de chaque intervenant.

J’aperçois un emplacement plus près de l’estrade où il y a la place pour deux personnes si nous faisons vite, j’attrape la main d’Émile et l’oblige à me suivre jusqu’à ce que nous l’ayons atteinte.

- C’est mieux ici, non ?
- Si tu le dis Hi ! Hi !

Si Émile s’est mis à rire, c’est tout simplement parce qu’à peine j’ai terminé de prononcer mes dernières paroles, deux armoires à glace se sont mis juste devant moi et du coup je ne vois plus grand-chose, j’essaie sans résultat probant de les faire se décaler un peu et n’ai droit en retour qu’à un regard noir de leur part.

- Faut pas vous emmerdez les gars !!
- (Émile) Chut !!! Voilà l’empereur qui arrive.

Je vais pour protester quand une voix puissante sort des haut-parleurs.

- 太陽が昇るの天皇明仁のサジダ前面光ライト、菊の王位の 5 分の 1 100 20 皇帝。 (Prosternez-vous devant Akihito, empereur du soleil levant, lumière des lumières, cent vingt cinquième empereur du trône du chrysanthème.)
- (Dans l’oreillette) Prosternez-vous devant l’empereur !

Je ricane surprit par la traduction des plus succincte.

« Hi ! Hi ! »

- (Émile) Quoi encore ?
- L’autre gus à l’autre bout du fil ne se casse pas trop le cul à traduire.
- Comment tu peux savoir ça toi ?
- Tout simplement parce que je comprends le Japonais.


2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (99/150) (Kyoto) (Premier jour) (suite)


Émile ne dit rien mais à son air je vois bien qu’il n’en pense pas moins, ça m’énerve de ne rien voir et j’essaie de me mettre sur la pointe des pieds mais bernique !! Les deux molosses sont bien trop grands et de toute évidence pas décidés de s’écarter d’un iota pour me permettre de suivre ce qu’il se passe sur la scène.

Le seul angle de vision que j’en ai se trouve aux deux extrémités, c’est là que j’aperçois les femmes qui se trouvaient dans la pièce avec le bébé et que l’une d’entre elles croise mon regard au moment où je suis sur la pointe des pieds.

***/***

Elle est d’abord surprise, puis visiblement amusée de voir le jeune homme essayé vainement d’apercevoir ce qu’il se passe sur l’estrade, n’entendant que les voix de ceux qui un à un présentent leurs respects à l’empereur.

La jeune femme s’adresse alors en s’inclinant à sa voisine, celle-ci l’écoute et lève les yeux dans la direction que lui indique une main discrète, un léger sourire amusé lui vient également aux lèvres quand elle aperçoit le petit rouquin ainsi que les contorsions qu’il s’escrime à faire pour voir quelque chose alors qu’il est noyé dans la masse de l’auditoire et fait un signe à un homme en uniforme qui s’approche d’elle avec un respect évident, lui parle à l’oreille en montrant à son tour la direction où de temps en temps apparaît une touffe de cheveux roux en bataille.

L’homme la quitte après maintes courbettes et disparaît de la scène, les deux femmes se regardant avec le même sourire complice.

***/***

Émile se retient de rire avec peine, les contorsions de son jeune ami, lui faisant presque oublier le rituel des présentations officielles.

- Tu veux que je te porte ?
- Chiche !!
- Hé !! Je disais ça pour rire Hi ! Hi ! C’est toi qui as voulu venir aussi près, je suis sûr que tu aurais mieux vu d'où on était tout à l’heure.
- (Furieux) Ce sont eux aussi !! Pourquoi ils ne nous laissent pas passer devant ?
- Parce qu’ils sont comme nous, sauf qu’eux, ils voient quelque chose et pas toi Hi ! Hi !

Je sais qu’il ne me sert à rien de répondre et je hausse les épaules en prenant finalement mon parti, me disant qu’il ne me reste plus qu’à attendre que tout soit terminé.

Les flashs des photographes crépitent dans tous les sens, allant jusqu’à couvrir la voix de celui qui continue à dérouler tous les noms de la dynastie du Chrysanthème et que notre traducteur toujours en économie de paroles en site que par leurs noms en faisant abstraction des titres qui vont avec.

***/***

Quatre policiers en tenues d’apparats fendent la foule depuis l’entrée principale, un autre les guide depuis un bureau vitré donnant une vision globale de la salle et les personnes se reculent, certaines curieuses alors que d’autres sont visiblement contrariés de cette bousculade.

Les derniers rangs s’écartent enfin, leur faisant découvrir le jeune garçon qui est le but de toute cette agitation. Le plus âgé des quatre s’approche alors et tapote doucement sur l’épaule frêle du jeune rouquin qui dépare de par son extrême jeunesse dans cette foule d’adultes d’un âge certain.

***/***

Je sens la main me presser l’épaule et je me retourne prêt à envoyer bouler l’importun qui veut certainement passer devant moi, la surprise de me voir encadrer par des policiers doit avoir encore une fois un aspect des plus comiques car plusieurs éclats de rire se font entendre autour de moi.

- よく私たちに従ってくださいするか、彼の側で持っている彼女の王 女殿下雅子を希望) (Voulez-vous bien nous suivre, son altesse la princesse Masako désire vous avoir à ses côtés.)
- クール ! (Cool !!)

Émile assiste à ce qu’il prend pour une interpellation, son visage devient soudainement livide quand il demande.

- Qu’est-ce qu’il se passe Florian ? Qu’est-ce qu’ils te veulent ?
- Rien !! Paraît qu’une princesse désire m’avoir à ses côtés.
- Qu’est-ce que tu racontes encore !!
- Je te jure que c’est vrai ! C’est sans doute en rapport avec le bébé malade que j’ai aidé tout à l’heure.

Je me tourne vers le policier.

- 私の友人がそれをすることができますもですか? (Mon ami peut-il venir également ?)
- 殿下は彼の存在になるに同意する場合は、私たちに従うこと、我々 が表示されます。 (Il peut nous suivre, nous verrons si son altesse accepte d’être mise en sa présence.)

Émile de plus en plus surpris.

- Tu parles vraiment le japonais ???
- C’est ce que je t’ai dit, non ? Allez !! Tu viens avec nous, ils sont d’accord !
- Qui ? Moi ? Devant la princesse ?
- Relaxe « Mimile » !! Elle est cool tu verras Hi ! Hi !




Florian 18 ans surdoué ou Le don de guérir (livre 2) (suite 3) - laurentdu51100 - 04-09-2020

2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (100/150) (Kyoto) (Premier jour) (suite)


Nous nous dirigeons donc vers une porte qui doit mener aux coulisses et cette fois les crépitements des photographes sont particulièrement axés sur nos personnes, sans doute espèrent-ils un scoop du genre « deux Français arrêtés lors de l’inauguration officielle du congrès » pour une raison qu’ils leur restent encore à découvrir.

Nous arrivons enfin au bout de notre périple, je comprends mieux le soulagement d’une vedette après un bain de foule sur ce coup-là et c’est avec un grand ouf de soulagement que nous nous retrouvons dans un couloir, plus que tous les six.

***/***

Émile l’air de rien ne détache pas son regard de Florian et reste confondu devant sa façon d’être, visiblement aussi à l’aise que s’il se rendait chez un de ses amis et c’est aussi avec un certain émerveillement qu’il l’écoute discuter avec le policier, la fluidité de ses paroles montrant à quel point il est féru de cette langue qui pour lui n’amène qu’une totale incompréhension.

Quelques pas de plus les amènent en vue de la scène devant un épais rideau suffisamment ouvert pour qu’ils puissent cette fois bien voir tous les intervenants.

***/***

- Tiens !! Je le connais aussi celui-là !!
- Qui donc ?
- Le grand-père en kimono devant le micro.
- Mais enfin Florian, tu dois faire erreur !! C’est Akihito l’empereur du Japon !!
- Ah oui !! Tu me diras, ça se tient puisque la femme qui nous demande de venir est sa belle-fille !!

Émile ne sait plus ce qu’il doit en penser.

- Tout ça en à peine une demi-heure où tu as disparu de ma vue !!
- Je dois être né sous une bonne étoile Hi ! Hi !
- C’est plus qu’une étoile là !! C’est une constellation !!

Le policier entre sur scène le plus discrètement possible, il s’incline devant le petit groupe de femmes puis doit certainement leur indiquer ma présence puisqu’elles se tournent aussitôt vers nous.

La mère de l’enfant prononce quelques paroles à voix basse et renvoie d’un geste l’homme qui s’incline à nouveau plusieurs fois en reculant.

Il s’adresse alors à ses subalternes avant de revenir vers nous.

- 殿下を待つをここに取った、彼女はあなたより良いこの場所でを参 照してくださいよ。快適な席を作ってみましょう。 (Son altesse vous prie de l’attendre ici, elle dit que vous verrez mieux à cette place. Nous allons vous apportez des sièges pour plus de confort.)
- 非常にありがとう、それは彼の部分に非常に親切です。 (Merci beaucoup, c’est très aimable de sa part.)
- 天皇は彼のテーブルの名誉を受賞を受け入れることも願っています 。 (L’empereur souhaite également que vous acceptiez l’honneur d’honorer sa table.)
- 寿司 !

L’homme retient difficilement son envie de rire, Émile bien sûr s’en aperçoit et pose la question qui le démange.

- Tu pourrais traduire ?
- Ah oui !! Excuse-moi, l’empereur nous invite à sa table.
- Akihito ??
- Tu en connais un autre toi ?
- Non bien sûr mais ça me paraît tellement incroyable toute cette histoire !!
- C’est un homme comme les autres, il veut juste me remercier je pense être intervenu au bon moment pour soulager le bébé.
- Et pourquoi il avait envie de se marrer ?
- Qui ça ?
- Le gars avec qui tu parlais.
- Qu’est-ce que j’en sais moi ?
- Allons Florian !! Tu as bien dû lui dire quelque chose pour qu’il reparte en se retenant de rire comme il vient de le faire ?

Je lui fais un clin d’œil amusé.

- C’est sans doute ma réponse quand il m’a demandé si j’acceptais l’honneur d’honorer la table de l’empereur.
- Et ?
- Quoi, et ?
- Tu lui as répondu quoi ?
- Qu’il n’y avait pas de "sushi" !! Hi ! Hi !



2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (101/ 150) (Kyoto) (Premier jour) (suite)


***/***

« Pendant ce temps-là, dans la salle des congrès »

Victor est avec Joseph près du président qui tout comme eux n’arrive pas à détacher les yeux de l’autre spectacle qui se passe juste en avant des coulisses.

Deux chaises où sont assis un jeune rouquin et un homme d’âge mûr quoique encore jeune, semblant tous deux dans leurs éléments en y trouvant même à les voir, objet à plaisanter pendant que l’empereur ouvre officiellement les dix jours de réunions internationales sur l’écologie et des moyens à mettre en œuvre pour contrecarrer efficacement le réchauffement annoncé de la planète.

- Regardez-les s’ils s’embêtent ces deux-là !!
- (Joseph) Et vous n’avez encore rien vu !!
- (Le président) Comment ça ? Expliquez-vous ?
- (Joseph) Ces messieurs vont partager la table de l’empereur ce midi, nous venons d’en être informé officiellement.
- (Le président surpris) Qui ça nous ?
- (Victor) Joseph veut sans doute parler des services de sécurité qui travaillent mains dans la main avec le Naisho.
- (Le président) Qui a le nez chaud ?

Joseph jette un regard surpris à Victor qui met discrètement sa main en cornet devant son oreille pour lui signifier la mauvaise audition du président.

- (Joseph plus fort) Je parlais du Naisho monsieur !!
- Ah !! Oui bien sûr !! Mais pourquoi notre jeune ami est-il déjà aussi intime avec l’empereur ? Le connaîtrait-il d’avant aujourd’hui ? Ce serait étonnant vous ne croyez pas ?
- (Victor) Peut être que Joseph a de quoi éclairer notre lanterne !

Joseph visiblement est au courant des dernières rumeurs :

- Il aurait donné les premiers secours à la princesse Aiko de Toshi, c’est la dernière-née des petites filles de l’empereur.
- (Le président) Et bien !! Vous m’en direz tant !!

***/***

Jun’ichirô est en plein questionnement depuis qu’il a appris la nouvelle, bien sûr il a tout de suite été mis au courant et a très vite fait le rapprochement dès qu’on lui a parlé d’un jeune Français aux cheveux roux retrouvé en compagnie de Son Altesse Impériale Masako dans une pièce privée du bâtiment, avec ce même garçon auquel une demande de protection spéciale lui était parvenue quelques jours plus tôt.

Qui est exactement ce jeune homme et surtout comment en si peu de temps a-t-il réussi là où beaucoup pour ne pas dire tous se sont cassé les dents toutes leurs vies, d’être mis en présence intime avec la famille impériale.

Les renseignements qu’il a reçus jusque-là n’allant que dans le sens de ses paroles quand il a prétendu être médecin et le dernier rapport venant de France va même plus loin en précisant qu’il était détenteur d’un nombre si impressionnant de diplômes en la matière, qu’il a demandé comme d’autres avant lui mais de ça il l’ignore, que soit fait au plus vite une recherche plus poussée pour éviter tous risques d’erreurs dans les informations déjà en sa possession.

Jun’ichirô se lève non sans avoir donné auparavant des ordres stricts pour renforcer encore la surveillance du jeune garçon, sachant très bien que ce qui n’était au départ qu’une demande personnelle d’un chef d’État apprécié est devenu depuis un impératif impérial.

Son honneur étant maintenant l’enjeu de la sécurité sans faille sur ce garçon et qu’il ne saurait y manquer sans qu’il lui en coûte à lui et sa famille.

***/***

La fin du discours impérial donne droit à une ovation respectueuse, comme seul la préséance et la tradition toujours aussi fortement ancrée dans les mœurs de cette population intransigeante sur les codes de la vie en société, peut en occasionner.

La princesse Masako rejoint alors en souriant le jeune garçon et son ami toujours assis, elle est suivie de ce qui doit être l’équivalent dans ce pays de dames de compagnie ou d’amies confidentes.

C’est en Français qu’elle s’adresse alors à eux, avec un fort accent qui fait sourire le petit rouquin et la trouble fortement de son regard vert et perçant comme elle n’en avait encore jamais vu jusque-là.

- Excusez mon beau-père, mais il n’a jamais su faire court dans ses discours en public.
- T’inquiète ton altesse !! J’avais le cul bien calé, pas comme ceux qui ne doivent plus sentir leurs guiboles à l’heure qu’il est Hi ! Hi !

Émile a les yeux ronds de honte.

- Allons Florian !! Contrôle ton langage !! Tu n’es pas avec tes copains là !!



2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (102/150) (Australie) (Agence de la DBIFC)


« Dans le bureau de la direction »

- Nous resterons longtemps ici ?
- (Franck étonné) Nous venons à peine d’arriver Thomas !! J’avais prévu que nous resterions au minima la semaine, les dernières coupes pour Ming vont se terminer et il y a des démarches commerciales en cours assez importantes qui requièrent ma présence. De plus nous devons mettre en route notre nouvelle stratégie d’achat de terrains et ou mieux qu’ici trouverons-nous autant d’espaces boisés à acquérir !!
- Ah !!

Franck observe le grand blond qui maintenant est devenu plus qu’un ami, presque un fils qu’il n’a jamais eu et comprend subitement pourquoi il n’a pas l’air heureux d’être là.

- Oh toi !! Tu t’inquiètes pour Florian, ose dire le contraire ?

Thomas esquisse un faible sourire.

- Je n’aime pas le savoir seul si loin de tous ses amis.
- Et de toi !!
- Aussi oui !!
- Hum !! Et tu comptes encore faire cette trombine pendant les deux prochaines semaines si je te comprends bien ?
- Je n’y peux rien si je m’inquiète pour « Flo ».

Franck s’assoit à son bureau, l’air de chien battu de Thomas l’affecte plus qu’il ne veut bien le montrer et une idée germe rapidement, lui ramenant très vite le sourire.

- Cette semaine je voulais que tu développes tes connaissances sur les négociations de nouveaux contrats, te sens-tu capable de prospecter seul afin de démarcher de nouveaux clients potentiels ?
- C’est en forgeant qu’on devient forgeron, pas vrai ?
- Exact mon garçon, l’adage est un peu éculé mais l’idée reste bonne.

Franck déplie une carte du monde, prend un feutre et encercle de vastes zones d’un trait fort, d’autres en pointillé et enfin, visiblement satisfait de lui s’adresse de nouveau à Thomas.

- Très bien !! Les zones que j’ai cerclées sont celles où nous avons déjà des comptes, celles en pointillé sont les nouvelles zones que nous sommes venues renforcer par des contrats d’achat de matières premières ainsi que de ventes de coupes à de futurs clients potentiels mais déjà en de bonnes voies d’aboutir, suite aux fréquentes visites de nos représentants.
- Qu’attends-tu de moi ?
- J’aimerais que tu choisisses une des zones libres et que tu t’essaies aux premières démarches commerciales que tu mèneras seul, il y a de grandes chances que ça ne rapporte rien et même que tu te plantes lamentablement, mais ça aura au moins le mérite de te faire les dents. Nous ferons ensuite le point de ce qui a cloché pour que ça te serve d’expérience par la suite.
- Tu me demandes d’aller seul dans un pays où nous n’aurions pas déjà un comptoir ?
- Wouah !! Fais gaffe mon gars sinon tu vas virer au brun Hi ! Hi !

Thomas sourit à cette pique amicale.

- Mon dieu qu’il est drôle !!

Le grand blond se penche sur la carte et son cœur s’accélère brusquement quand il comprend enfin la portée des paroles de son patron et que devant lui se tient un chapelet d’îles qu’il connaît bien pour y avoir passé plusieurs heures sur internet, rien que pour savoir où se trouve en ce moment son chéri.

Il prend à son tour le feutre et d’un geste sûr de lui rature la zone tout en surveillant du coin de l’œil son patron, son sourire enjoué lui fait alors comprendre que c’était bien là le but de toute cette histoire.

Thomas se retourne les yeux brillants d’une joie dévastatrice pour celui qui prend sans s’y être préparé ce regard de pleine face, Franck sent un long frisson lui remonter l’échine devant les iris d’un bleu si pur, presque irréel de ce garçon dont la joie avive encore plus la beauté de son visage aux traits parfaits.

- Merci !! Merci ! Merci ! Merci ! Mille fois merci !!
- Et bien que de bonheur tout d’un coup ? Je retrouve le Thomas que je connais et je préfère de loin celui-là à celui de tout à l’heure.
- Je fais comment pour y aller ?
- Tu te débrouilles, c’est aussi le but de ton apprentissage et je ne doute pas que pour retrouver Florian ça ne te pose pas de problèmes.

Thomas va pour quitter le bureau quand il se retourne amusé de l’idée qui vient juste de lui traverser l’esprit.

- J’aurai le droit à un pourcentage sur mes nouveaux clients ?

Franck surpris reste un instant comme figé, son visage fini par retrouver une expression normale et un sourire amusé le prend soudainement.

- Et bien dit donc !! Je vois que ça rentre plus vite que je ne le croyais, entendu !! Pour commencer nous allons y aller tranquille, disons un pour cent de la marge net.
- OK !! C’est cool !!
- Mais a une condition toutefois !! Il faudra me prouver que Florian n’aura pas joué un rôle dans la prise de marché, sinon ça ne comptera pas. Prends une carte gold de l’entreprise pour tes frais et surtout n’oublie pas les justificatifs, ils te seront demandés par le service financier à ton retour.
- J’ai vraiment carte blanche alors ?
- Bien sûr !! N’oublie pas que tu seras très bientôt le grand patron !!



2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (103/ 150) (Kyoto) (Premier jour) (suite)


« Début d’après-midi, réunion informelle des chefs d’États avant le début des discussions prévu le lendemain matin »

Par petits groupes fortement disparates, les chefs d’États ou leurs représentants, tiennent des mini-conférences afin d’essayer avant l’heure de connaître les positions que prendront leurs alliés et ceci pour leur glisser en toute « innocence » ce qu’eux aimeraient faire voter ou non.

Beaucoup sont quand même surpris d’y voir autant de grands de ce monde s’étant déplacés en personne, alors que rien dans ce congrès plus qu’un autre, ne serait-ce le rapprochement certain d’avec le précédent, n’affiche quoi que ce soit d’exceptionnel qui répondrait à leurs curiosités.

Malgré tout, ils remarquent bien que ceux qui d’habitude se font représenter, se pressent étrangement autour du président Français et cherchent de toute évidence à engager amicalement la conversation avec lui.

C’est bientôt si évident que beaucoup commencent à se demander ce qu’ils peuvent bien manigancer dans leurs dos et c’est très vite un attroupement dans le coin du salon où se trouvent les personnalités les plus importantes de la délégation Française, alors que le président américain justement serre la main à son homologue Français et engage la conversation.

- Bon voyage dear friend ? (Bon voyage cher ami ?)

Jacques avec une poignée de main amicale :

- Very good, Yes ! And you my dear George ? (Très bon, oui ! Et vous mon cher George ?)
- It can go ! But tell me ? I learned your recent trouble with the FSB ! (Ça peut aller ! Mais dites-moi ? J’ai appris vos récents démêlés avec le FSB !)
- I do not think that the place either indicate to talk about it, don’t you think dear friend ? (Je ne pense pas que l’endroit soit indiqué pour parler de ça, vous ne pensez pas cher ami ?)

Le président Bush observe autour de lui, semblant chercher quelqu’un de précis.

- But or so is this boy who stirs so much lust of our dear Vladimir ? (Mais où est donc ce garçon qui attise autant la convoitise de notre cher Vladimir ?)

Jacques sourit en pensant très fort « Nous y voilà », il regarde également autour de lui faisant l’étonné.

- It should be here yet ! Oh no ! Or do I head ! It must certainly end done with his imperial Highness. (Il devrait être ici pourtant !! Ah non !! Où ai-je la tête !! Il doit certainement terminer de dîner avec son altesse impérial.)
- I hope that you will present me it dear friend, after all you owe me well it. (J’espère que vous me le présenterez cher ami, après tout vous me devez bien ça.)
- It’s going to be ! (Ça va de soi !!)

***/***

« Pendant ce temps-là »

- Qu’est qu’on fait maintenant ?
- Je pense qu’on doit aller rejoindre les autres.
- Dans cette tenue Hi ! Hi !

Émile regarde Florian avec amusement, il doit néanmoins reconnaître qu’il en jette quand même dans ces nouveaux vêtements et certaines demoiselles de compagnie de la princesse ne s’y sont pas laissées tromper, déjà au moment du déshabillage quand son jeune ami s’est retrouvé quasiment nu devant elles.

Émile pourtant pas porté à regarder l’intimité des garçons, n’a pu manquer cette excroissance des plus révélatrices et les petits ricanements féminins autour de lui, qu’elles aussi n’étaient pas dupes de l’entrejambe avantageux du jeune homme.

C’est à table quelque temps plus tôt que Florian pendant la conversation, avait laissé sous-entendre qu’il aimerait revêtir une de leurs tenues traditionnelles et que l’empereur en personne avait donné aussitôt les ordres pour qu’il lui en soit apporter une.

Le voilà donc en parfait « petit » samouraï avec le casque qui lui cache entièrement sa chevelure rousse et l’effet sur Florian est tout autre que celui auquel le député s’attendait, loin de ressembler à un clown, ce à quoi il s’était préparé, mais tout au contraire cette tenue le rend encore plus attirant en faisant ressortir encore plus ses yeux verts sur son visage angélique.

- Elle te va très bien, tu devrais la garder pour te montrer en public.
- Bonne idée ça « Mimile » !! Comme ça, je reste incognito Hi ! Hi !
- Hum !! Pas vraiment, non !! Tu n’as qu’à regarder autour de toi et tu verras que c’est plutôt le contraire.

Émile voit le jeune homme observer les gens autour de lui avec attention.

- J’ai encore l’air d’un clown c’est ça ?
- Pas du tout je t’assure mon garçon, je dirais même que c’est le contraire.
- Pourquoi ils me zieutent comme ça alors ?
- Comme si tu ne le savais pas !!



Florian 18 ans surdoué ou Le don de guérir (livre 2) (suite 3) - laurentdu51100 - 04-09-2020

2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (104/ 150) (Kyoto) (Premier jour) (suite)


- Parce que je devrais ??
- Tu es un très beau garçon Florian, on a déjà dû te le dire et ces vêtements te rendent encore plus attirant, tu n’as qu’à voir toutes ces jeunes filles qui te regardent.
- Faudra que je me montre comme ça à mon « Thom Thom » alors !!

Émile sourit, comprenant bien qu’il n’y a aucune place de libre dans le cœur de Florian et que toutes ses œillades féminines portées sur lui ne lui font ni chaud ni froid, ses pensées étant exclusivement portées vers ce fameux Thomas qu’il espère rencontrer un jour rien que pour voir à quoi il peut bien ressembler.

Ça lui rappelle Baptiste l’ami de son fils et Émile sourit encore plus, le jeune homme lui ayant fait une très forte impression et il ne doute pas un instant que ce fameux Thomas soit de la même trempe pour avoir réussi l’exploit de prendre Florian dans ses filets.

- Tu vas le faire pâlir de jalousie Hi ! Hi !
- Pourquoi veux-tu qu’il soit jaloux ? Il n’y a aucune raison tu sais.
- Un autre garçon pourrait faire comme ces demoiselles et s’intéresser à toi, qui sais ?
- Tu crois que c’est ça qui le rendrait jaloux ?
- Le mot jalousie vient de là Florian, il n’est pas toujours ressenti consciemment et même souvent sans qu’il y ait de réelles raisons pour ça.
- En tous les cas entre Thomas et moi, ça ne risque pas d’arriver crois-moi !! Nous avons une entière confiance l’un envers l’autre et jamais rien ni personne ne viendra y changer quoi que ce soit. Bon !! Je vais faire comme tu dis et rester dans ses vêtements, allons plutôt voir ce que font les autres.

***/***

« Dans le salon de réception »

Vladimir depuis un long moment, discute avec son homologue chinois et il cherche à comprendre pourquoi il n’a pas pris son parti lors de son conflit avec le prince Hassan.

« Conversations traduites par leurs traducteurs respectifs, en Français pour une meilleure compréhension »

- Je ne m’attendais vraiment pas à un tel manque de soutien venant de ta part.
- Je ne pouvais pas agir autrement, tu as été beaucoup trop loin cette fois-ci en supprimant cet ambassadeur et en faisant croire à cet enlèvement.
- Tu es sûr qu’il n’y avait pas d’autres raisons ?
- Comme quoi par exemple ?
- Le garçon auquel je m’intéressais par exemple ?
- J’ignorais qu’il existait !! Je ne l’ai appris que très récemment et c’est d’ailleurs en grande partie la raison de ma venue ici.
- Ah oui !! Et qu’as-tu appris sur lui ?

Xi Jinping plisse les yeux d’intérêts soudains.

- Certaines choses qui si elles sont avérées, devraient ouvrir de nouveaux horizons et je ne tiens pas à ce que mon pays passe à côté par manque d’intérêt alors que d’autres vont en saisir l’opportunité.

Vladimir est surpris d’un tel langage sortant de la bouche de cet homme qui tout comme lui mène son pays à bout de bras, sans fioritures et surtout avec un manque certain d’humanité.

- Nous pourrions une nouvelle fois collaborer comme par le passé ?
- Que proposes-tu ?
- De mettre nos renseignements en commun et ensuite de prendre la décision qu’il conviendra en connaissance de cause.
- Et se mettre à dos le reste du monde ?
- Ce sont de bien grands mots !! Qui a entendu parler de ce garçon jusqu’à présent, tu peux me le dire ?
- Ne serais ce déjà tous ceux qui n’ont pas pris ta défense contre l’émir Hassan, tu rajouteras encore ceux avec qui nos relations sont tendues et tu t’apercevras que ça commence à faire du monde.
- Ne mélangerais-tu pas tout par hasard ? Quel rapport entre mes relations d’avec l’émir et ce garçon ?
- Tout est lié, ne t’en rends-tu pas compte ? Tes services d’espionnages n’ont plus l’air d’être ce qu’ils étaient !! Et d’ailleurs en parlant d’eux, j’ai entendu dire que tu avais subi de grosses pertes dernièrement.
- C’est juste un mauvais passage, le temps de faire la transition d’avec leur ancien patron qui n’était pas à la hauteur de mes espérances.
- Hum !! Pour revenir à notre présence ici tous les deux, qu’attends-tu toi de ce congrès ? Tu n’es pas venu toi non plus ici par hasard et comme je sais que tu n’en as rien à faire du réchauffement de la planète, permets-moi de te poser une nouvelle fois la question. Que viens-tu faire ici ?

Vladimir hésite à répondre ne sachant pas exactement jusqu’où vont les renseignements de Xi et ne voulant pas non plus lui avouer qu’il s’était peut-être laissé avoir dans une énorme tromperie dans laquelle il ne sortira pas indemne.

- Je viens chercher des réponses et ensuite je mènerai la politique qui me semblera la plus adaptée.
- Au risque d’un conflit international ?


2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (105/ 150) (Kyoto) (Premier jour) (suite)


- (Vladimir sarcastique) Depuis quand crains-tu ce genre de chose ? Venant de toi la question est des plus inattendue avoue le !! Nos deux pays sont trop puissants pour que quelqu’un ose même en pensée risquer de venir s’y frotter, tu connais aussi bien que moi ce qu’il en découlerait comme catastrophe et pas un pays n’osera faire le premier pas contre nous, tout au plus aurons-nous à subir quelques diatribes mais ce ne seront toujours que des paroles. L’économie actuelle ne peut se passer de faire du commerce avec nous sans qu’elle ne s’écroule comme un immense château de cartes.


Xi Jinping soudainement amusé :

- C’est une conversation plutôt inattendue tu ne trouves pas, partie sur le simple fait de la curiosité envers un jeune homme et qui nous amène dans une perspective de guerre mondiale, c’est poussé un peu loin les choses mon ami.
- Que proposes-tu alors ?
- De faire tout simplement ce pour quoi nous sommes venus, vérifier de visu ce qu’est exactement ce gamin qui défraie actuellement tous nos rapports d’experts. J’attends pour ma part une synthèse de l’enquête que mes services effectuent en ce moment même en France avant de songer à toute action quelle qu’elle soit. En attendant, j’ai bien l’intention de me faire une idée par moi-même et je te conseille d’en faire autant de ton côté tout en surveillant de près ceux qui comme nous s’intéressent à cette question.

Les deux hommes d’État restent un moment dans leurs pensées respectives, sachant bien qu’aucun d’eux n’a lâché une seule information sur ce qu’il connaît ou croit connaître.

La foule commence à se rendre vers la grande salle du congrès où chaque pays va y faire son discours d’intention dont les idées seront mises aux voix après de longues et âpres délibérations lors de la décision finale qui clôturera ce énième rassemblement.

Chaque délégation rejoint sa place attitrée et c’est en se retrouvant quasiment seuls dans le salon que Vladimir et Xi Jinping décident à leurs tours d’aller prendre place.

Les longues présentations commencent alors, de longues heures interminables pendant lesquelles chacun se présente et amène sa pierre à l’édifice qu’ils veulent construire en sachant très bien qu’il sera encore une fois difficile, voire impossible de concilier les intérêts de chacun à la survie de tous.

Le président Français amène à son tour la position de son pays ainsi que les diverses propositions qu’il compte mettre aux voix, il présente ensuite ses collaborateurs comme l’ont fait tour à tour chacun des chefs d’États ou représentants passés avant lui.

Bizarrement depuis qu’il a pris la parole, l’assemblée semble beaucoup plus silencieuse et attentive, laissant à penser que beaucoup plus de nations qu’il n’aurait pu le croire connaissaient la particularité qui a fait se déplacer les grands de ce monde.

Les paroles du président Français revenu sur le podium après la présentation de son staff, comme pour celles qui ont précédé, sont reçues dans chaque oreillette dans la langue natale de la personne en recevant la traduction.

- Je tenais à vous présenter moi-même mesdames et messieurs, la dernière personne venue avec moi pour représenter la France et qui à ma demande a accepté de m’assister lors de ce congrès. Pourquoi allez-vous penser ? Tout simplement parce que cette personne n’est pas quelqu’un d’habitué à ce genre de réunion, son jeune âge risque d’en surprendre plus d’un d’entre vous et je tenais à vous en avertir, ne vous fiez surtout pas à sa jeunesse car ce garçon possède une maturité que son âge ne laisserait pas à penser. Président-directeur général de la DBIFC que beaucoup d’entre vous connaissent ou en ont entendu parler, président-directeur général d’un consortium pharmaceutique réputé internationalement, docteur en médecine pluridisciplinaire aux diplômes acquis tout dernièrement avec mentions et enfin chercheur en biologie appliquée et en génie militaire, venant de mettre au point une bi thérapie sur la maladie d’Alzheimer qui sera commercialisé dans les prochaines semaines.

Une rumeur enfle dans la salle, les paroles qu’ils entendent étant tellement incroyables qu’elles font l’effet d’une bombe, certains mêmes rentrants directement en contact avec leurs traducteurs pour s’assurer qu’il n’y a pas d’erreurs.

Le président attend que le silence revienne pour poursuivre.

- Vous avez très bien entendu, il n’y a aucune erreur d’interprétation de mes paroles et je ne vous demande que de le laisser se présenter à vous, ensuite il répondra à toutes vos questions tant qu’elles resteront dans la perspective de ce congrès. Florian !! Viens mon garçon !!

Un silence plombe soudainement la salle, chacun attendant l’arrivée de cette personne annoncée avec autant de verve ; les têtes se tournent dans tous les sens pour chercher parmi eux celui qui va se lever pour rejoindre le podium.

Jacques commence à s’agiter et réitère sa demande d’une voix forte.

- Florian De Bierne !!!
-…

Un rire énorme, gigantesque même, venant de toute l’assemblée éclate alors quand le président sursaute d’un coup en sentant une main lui taper sur l’épaule, qu’il se retourne surpris pour se retrouver devant un tout jeune garçon lui arrivant aux épaules, vêtu en costume de samouraï et qui lui sourit, les yeux flamboyants.

L’aspect qu’il dégage alors met à mal les paroles précédentes du représentant de l’État Français quant à son extrême maturité et encore pire après qu’il ait prononcé sa première phrase d’un ton rieur.

- Crie pas comme ça papy !! Tu vas nous faire un infarctus Hi ! Hi !


2eme ANNÉE avant Pâques (deuxième partie) : (106/ 150) (Kyoto) (Premier jour) (suite)


Victor et Joseph se regardent les yeux remplis de larmes, leurs rires les faisant pleurer en se pliant en deux des douleurs que leur remontent leurs abdominaux mis à rudes épreuves sur ce coup-là, ils ne s’attendaient vraiment pas de l’entrée sur scène de Florian de cette façon si peu protocolaire.

La salle explose littéralement de rires devant autant d’aplomb et de désinvolture, beaucoup même commencent à chercher du regard avec inquiétudes où peuvent bien se trouver les toilettes, étant donné leurs âges pour la plupart avancés et les problèmes de prostates qu’ils rencontrent.

Tous les médias présents dans la salle braquent vers lui qui son micro, qui sa caméra et s’essaient à leurs tours de garder suffisamment de sérieux pour enregistrer ce qui certainement fera un scoop dans les journaux télévisés du monde entier.

Loin de prévoir tout comme ceux qui assistent en live à la scène qui se passe sous leurs yeux et qui est très éloigné de ce à quoi ils pouvaient s’attendre d’une telle réunion.

Un premier homme se lève dans la salle et prend la parole, tentant de garder le contrôle d’une voix qui ne demande qu’à partir dans les aiguës, encore prise dans un fou rire à peine contrôlé.

- Êtes-vous vraiment celui dont monsieur le président Chirac vient de vanter tant de mérites ?
- Comment ça ?
- Il faut être d’une extrême intelligence pour obtenir autant de diplômes à votre âge !

Florian prend alors sa tête de gogol primaire en louchant outrageusement et d’une voix digne d’un trisomique atteint au dernier degré.

- Pourquoi ? Ça ne se voit pas !!

Un tsunami déferle alors dans la salle, les rires en font trembler les vitres et ce n’est plus pendant les longues minutes qui suivent que glapissements de personnes cherchant désespérément à respirer en se tenant à deux mains, qui le ventre, qui les côtes, sous les spasmes de contractions douloureuses envoyés par leurs muscles noués.

Les traducteurs ont tous le nez collé à la vitre des petites salles où ils sont censés être au calme pour exercer leur métier sans que rien ne vienne les perturber, eux aussi ont les visages marqués par ce à quoi ils assistent et qui est loin de ce à quoi ils avaient été préparés.

Tous ou presque ferment les yeux pour ne plus voir le jeune samouraï au visage et à l’allure tellement expressifs, un semblant de calme revient alors, aussitôt mis à profit par beaucoup pour se diriger rapidement vers les toilettes.

Le président resté près de Florian lui glisse à l’oreille en tentant vaille que vaille de garder son sérieux.

- Eh bien mon garçon !! Voilà une entrée qui n’a pas fini de faire couler de l’encre.
- C’était pour mettre l’ambiance Hi ! Hi ! C’est certain que maintenant ils seront plus disposés à écouter les choses sérieuses et qu’ils verront je l’espère d’un autre œil ce pour quoi ils sont venus.
- Dans ce cas je te laisse, j’ai comme qui dirait moi aussi une petite envie à soulager.

***/***

« Dans la salle »

Que ce soit côté américain, russe, chinois ou autres, les dirigeants de ses grandes nations dévorent des yeux celui pour qui ils ont fait le déplacement, du moins pour certains d’entre eux et ce n’est pas son entrée en scène qui va leur ôter l’énorme curiosité qu’il leur inspire.

Aucun d’eux ne s’attendait à découvrir un énergumène pareil et tous ne souhaitent plus qu’une chose, se retrouver en sa présence pour mieux comprendre ce qui fait de ce garçon qu’il soit aussi précieux pour son pays.

Ils commencent malgré tout à en percevoir certaines facettes dans sa façon d’être et le ressenti qu’ils en ont après cette apparition des plus inhabituelles qu’il soit, conscients de l’attirance qu’ils éprouvent déjà pour lui alors qu’ils n’en connaissent encore pour le moment pas grand-chose.

L’affection est le premier qualificatif qui leur vient pour la plupart à l’esprit et qu’ils éprouvent chacun à leur façon, suivant leur culture, leur sexe, leur âge et leur éducation, c’est cette affection que ce jeune homme leur inspire dès qu’ils posent un regard sur sa silhouette fine et ses grands yeux qui même du plus éloigné qu’ils se trouvent, les marquent comme un fer rouge.

De grands yeux éclatants qui lui dévorent le visage, cernés de taches de rousseur qui le rendent incroyablement attirant et d’une beauté gracile mais à la masculinité incontestable, les femmes en étant plus sensibles que beaucoup des hommes, ne peuvent d’ailleurs pas en détacher leur regard et ce sont ces sentiments pour certaines maternels et pour d’autres d’un ordre plus intime encore, qui les font frissonner et se frictionner inconsciemment les bras avec leurs mains pour tenter de sortir de cette torpeur émotionnelle qui les a pris soudainement.

Petit à petit le calme revient tout comme ceux qui avaient quitté la salle, Florian juge le moment opportun pour reprendre la parole et cette fois-ci avec le sérieux qui n’aurait jamais dû le quitter, mais qui lui a permis de prendre cet ascendant qu’il ressent maintenant sur toutes ses personnalités importantes.

- Bien !! À mon tour de vous exposez mon projet dans les grandes lignes, nous aurons tout le temps pendant ces prochains jours pour y revenir en détail et s’il y a des questions, je me ferai un plaisir d’y répondre.

Un homme dans la salle se lève en prenant le micro placé devant lui.

- Is it true that you speak several languages, young man ? (Est-ce vrai que vous parlez plusieurs langues, jeune homme ?)
- Thats right Mr indeed ! (C’est exact en effet monsieur !)