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Florian 18 ans surdoué ou Le don de guérir (livre 1) (tome5&6) fin - Version imprimable

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Florian 18 ans surdoué ou Le don de guérir (livre 1) (suite 4 et fin du livre 1) - laurentdu51100 - 20-08-2020

2eme ANNEE Fêtes de fin d’année : (49 / 150) (Pendant ce temps-là) (fin)


Maurice les regarde s’éloigner avec un sourire affectueux aux lèvres, c’est grâce à eux deux qu’il tient le coup et que sa fonction lui reste supportable alors que des fois il en a plus que marre.

Il soupire et se décide à composer ce numéro qu’il connaît par cœur et qu’il n’a pas mis en mémoire du fait de l’extrême prudence qui le caractérise.

Quand il raccroche quelques minutes plus tard, son humeur reflète ce qu’il vient d’apprendre et les ordres qu’il a reçu.

Priorité à la protection du jeune De Bierne quoi qu’il en coûte, suivre de près cette histoire Russe et enfin mettre en place l’accueil diplomatique de l’émir qui vient d’apprendre l’état de son fils et qui est en route pour le rejoindre avec un des experts médicaux de son pays.

Ordre qui ne lui pose aucun problème pour y obéir étant de toute façon dans la même priorité et les mêmes intentions que ce qu’il comptait faire ne serait-ce cet émir qui vient compliquer encore plus les choses mais dont il comprend parfaitement les motivations.

Il fait un signe à sa femme et son fils qui remontent aussitôt en voiture, Maurice ne peut s’empêcher de sourire en remarquant la curiosité qui anime leurs traits sur leurs visages.

- J’en connais qui aimeraient en savoir un peu plus, non ?
- (Martine) Et comme d’habitude tu ne nous diras rien, n’est-ce pas ?
- (Erwan) Ce qui est bizarre c’est que tu ne changes pas d’itinéraire alors que je pensais que nous allions rentrer chez nous.


Maurice en souriant à son fils :

- Ce qui bien sûr ne t’aurais pas fait vraiment plaisir ?
- (Erwan lui rendant son sourire) C’est clair !!
- (Maurice) Pour une fois que mon travail et tes envies vont dans le même sens, tu devrais en être satisfait fiston.
- (Erwan tilte aussitôt) Ça a un rapport avec « Flo » ? Je veux dire ton boulot actuel ?
- Exact !!
- Il n’est pas en danger rassure moi ?
- Je n’irais pas jusqu’à dire ça, mais il faut être vigilant et c’est ce que je m’évertue à faire.



La voiture reprend sa route et le silence se fait pendant de longues minutes jusqu’au moment où Martine n’y tient plus de lui poser une question qui la perturbe depuis tout à l’heure.

- Peux-tu au moins me dire ce que ce garçon représente pour toi ? Ça fait des années que tu en fais un mystère et je t’avoue que ça commence à me faire me poser tout un tas de questions.


Maurice tourne brièvement la tête vers elle :

- De quel genre ?
- Du genre, que représente-t-il pour toi, qui est-il et surtout quel rapport avec notre famille ?
- (Maurice amusé) Déjà rassure toi sur un point, ce n’est pas un fils que je cache dans mes placards Hi ! Hi ! Même si j’eusse aimé qu’il le soit, car depuis toutes ces années à le surveiller j’ai appris à l’aimer vraiment.
- (Martine ahurie) À ce point-là !!!
- Peut-être pas mais je n’en suis pas loin, demande à ton fils qui ne le connaît que depuis pas longtemps ce qu’il en pense déjà et tu comprendras certainement qu’il y a un quelque chose en ce garçon qui le rend particulièrement et très rapidement attachant. Pas vrai fiston ?


Erwan décroche un énorme sourire à son père qui le regarde dans le rétroviseur :

- Tu verrais le foin qu’il a déjà fait en une semaine avec les militaires Hi ! Hi ! C’est trop de la balle Hi ! Hi ! Ils lui mangent déjà presque tous dans la main, même le général Mathéi en est dingue. C’est simple, il lui donnerait le bon Dieu sans confession Hi ! Hi !


Maurice qui se dit qu’il va falloir qu’il aille y faire un tour rien que pour voir ça.

- Mais toi fiston ? Tu en penses quoi ?
- C’est déjà un super pote et depuis qu’il est retourné à Reims, je n’attends plus que de le revoir pour sa prochaine semaine à Begin.


Martine en se retournant vers son fils.

- À ce point-là ??
- Oh oui m’man !! Mais tu te feras ton opinion toi-même quand je te le présenterai.
- (Maurice) Ça répond déjà un peu à tes questions ? Du moins celles concernant notre famille, pour les autres sachent qu’il est très important pour notre pays et que son intelligence exceptionnelle n’a d’égal que son extrême habileté dans le métier qu’il s’est choisi ce qui en fait quelqu’un avec un énorme potentiel que nous ne pouvons laisser tomber entre de mauvaises mains.
- (Martine éberluée) Rien que ça ???
- Dans ce que je peux te dire ? Oui et c’est déjà beaucoup crois-moi !!
- Ah !! Parce qu’il y a encore autre chose ?
- (Maurice sérieux cette fois) Tu dois bien te douter que ce n’est pas tout, mais je ne peux t’en dire plus sans te révéler des faits qui sont classés « secret-défense » et que très peu de personnes connaissent.
- (Erwan) Tu parles de ses « dons » ?


Maurice donne un coup de volant involontaire tellement il est surpris des paroles de son fils.

- De quoi tu parles ? Quels « dons » ?


Erwan sent qu’il a visé juste et tente un bluff pour tenter d’en savoir plus.

- Il m’a dit certaines choses sur lui, je croyais qu’il plaisantait mais après ce que tu viens de nous dire, je me dis que peut-être ce n’était pas des conneries en fin de compte.

Maurice ne se laisse pas prendre et connaît suffisamment son fils et surtout sait reconnaître les vérités à l’intonation des voix des gens qui les professent pour se laisser avoir aussi facilement.

- Eh bien tu gardes tout ça pour toi surtout et tu n’en parles à personnes Hi ! Hi !


Erwan rougit en comprenant que son père n’est pas dupe.

- Bah !! J’aurais au moins essayé.


Maurice lui fait un clin d’œil dans le rétro.

- C’était bien joué mon fils, mais je ne serais pas ton père si je m’y étais laissé prendre.


2eme ANNEE Fêtes de fin d’année : (50 / 150) (L’équipe)


La femme de ménage sourit comme à chaque fois qu’elle passe devant cette chambre qui lui donne toutes les difficultés du monde pour y faire ce pourquoi elle est payée.

Encore ce matin-là, les bruits révélateurs qui s’en échappent ne la trompent pas sur l’activité de ces deux jeunes pensionnaires.

Se rappelant les deux magnifiques garçons plein de vie qui l’occupe, elle se dit qu’elle aimerait bien qu’ils lui fassent une petite place pour goûter elle aussi à leurs vigueurs et à leurs beaux corps.

Elle passe donc à la suivante en se promettant d’y revenir plus tard afin de leur changer les draps qui doivent commencer à sentir vue le genre de sport qu’ils subissent plus que régulièrement.

Pendant ce temps-là de l’autre côté de la cloison, Maxime et Julien se prouvent pour la deuxième fois depuis qu’ils sont réveillés combien ils sont contents d’être encore en ce bas monde.

Julien la tête dans l’oreiller et les reins cambrés de façons non équivoques reçoit les ardeurs de son ami qui pousse des « Han » plutôt sonores à chaque fois que son sexe disparaît dans l’intimité de son chéri offert à lui de si excitante manière.

Plus que quelques jours avant que leur « cure » ne prenne fin, faire l’amour sont la seule activité qu’ils ont depuis leur arrivée et ils s’y adonnent sans compter comme si leur retour à la vie n’était que temporaire.

Maxime sort entièrement de cette gaine si chaude et accueillante, il met une petite claque sur les fesses de son compagnon qui comprend qu’il veut en finir et que comme à son habitude, préfère le faire en le regardant et en l’embrassant.

Julien se repositionne donc sur le dos en soulevant ses cuisses avec ses bras pour représenter la chose encore béante sous les yeux brillants d’envie de Maxime qui d’un geste souple et viril reprend ses derniers coups de va-et-vient libérateurs.

Julien n’a que le temps de prendre son membre à pleine main pour lui donner également les dernières secousses qui l’amènent à son tour dans l’orgasme tant attendu.

Leurs semences fusent qui à l’intérieur de cette gaine chaude et soyeuse, qui sur sa poitrine et son cou tellement l’excitation était forte.

Ils n’ont que le temps d’un baiser doux et tendre qu’une sirène de police retentit au loin et se rapproche jusqu’à résonner dans la rue quasiment sous leurs fenêtres.

Ils n’y font bien sûr pas vraiment attention mais quand les portes claquent et que des voix commencent à discuter ferme, ils se lèvent pour aller à la fenêtre voir ce qu’il s’y passe.

- (Maxime curieux) Ils viennent ici apparemment ?
- (Julien) On dirait bien oui !! Tiens regarde !! Ce n’est pas la directrice du centre qui vient leur parler ?
- Si c’est elle !! Sans doute les a-t-elle appelés pour un souci quelconque ?
- Allons voir tu veux bien ?
- (Maxime amusé) Enlève d’abord les traces que tu as sur la poitrine sinon ils vont vite comprendre à quoi nous passons nos journées Hi ! Hi !
- Oups !! Tu as raison Hi ! Hi !


Maxime le regarde s’éloigner vers la salle de bains, rit en le rappelant :

- Hé « Ju » !! Essuie-toi le cul aussi pendant que tu y es Hi ! Hi !


Julien se met la main aux fesses et constate qu’il a raison.

- C’est pompier que tu aurais dû faire comme métier toi Hi !!! Avec ce qui sort de ta lance à chaque fois Hi ! Hi !

Maxime sourit comme un niais et finit lui aussi par se ressaisir et prendre ses affaires pour rejoindre son amant insatiable, tout comme lui, il le reconnaît volontiers.

En fait la réelle surprise qu’ils ont, c’est quand ils arrivent en bas de l’escalier et qu’ils voient la directrice les montrer du doigt aux deux gendarmes.

- Ce sont eux que vous cherchez messieurs !

Maxime et Julien se regardent avec étonnement, qu’est-ce que les flics peuvent bien leur vouloir pensent-ils.

Malgré tout sachant très bien qu’ils n’ont rien à se reprocher, ils s’avancent vers eux un pâle sourire aux lèvres dénotant quand même la surprise qu’ils ont qu’ils viennent ici spécialement pour eux.

Le plus âgé des gendarmes esquisse un sourire car il connaît bien l’effet que des hommes en uniformes peuvent faire aux personnes civiles.


- Bonjour messieurs ! Êtes-vous bien les deux infirmiers de l’équipe du docteur De Bierne ?
- (Maxime) Heu oui ! Pourquoi ?


Le gendarme surpris car en les voyant descendre il était sûr qu’ils étaient au courant et qu’ils les attendaient.

- Il ne vous a rien dit ?
- (Maxime) Non ! Dit quoi ?
- Ah !! Je pensais qu’il vous aurait prévenus !!
- (Julien amusé) C’est bien digne de lui ça !! Je suis sûr qu’il doit bien se marrer en imaginant notre tête Hi ! Hi !


Maxime en se promettant une petite vengeance.

- Il nous veut quoi le "docteur" De Bierne ?
- Il a besoin de reconstituer son équipe pour une intervention chirurgicale et nous sommes venus vous chercher, il y a urgence de toute évidence mais nous n’en savons pas plus.
- (Maxime) Dans ce cas messieurs allons-y ! Quand le devoir nous appelle !! Il ne vaut mieux pas le faire attendre.

Julien regarde son copain les yeux ronds d’admiration, il lui dit sous le regard amusé des deux gendarmes.

- Wouah !! Ça, c’est parlé comme un chef !!


2eme ANNEE Fêtes de fin d’année : (51 / 150) (Le jeune prince) (suite)


Florian et Patricia sont seuls dans une petite pièce qui leur a été spécialement mise à disposition et le jeune garçon examine avec soin les résultats des examens fait à Paris, l’IRM et les radios reçus par fichiers informatiques depuis la Salpêtrière.

Patricia hoche négativement la tête régulièrement montrant par ce simple geste combien tout ce qu’elle voit ou lit depuis tout à l’heure peut être désespérant.

- C’est pas gagné d’avance !! Tu en penses quoi « Pat » ?
- Au mieux, il pourrait rester paraplégique !! Je dis bien au mieux parce que ce n’est même pas sûr qu’il s’en sorte.


Je la regarde fixement.

- Tu crois que je dois faire comme avec « Maxou » et « Ju » ? Pour assurer le coup !!
- La question serait déjà de savoir si tu penses pouvoir faire quelque chose de manière plus orthodoxe, tu en penses quoi ?
- C’est faisable, mais ça va être au millimètre et je pense aussi qu’il lui en restera des séquelles. En plus il va souffrir pendant toute sa rééducation.
- (Patricia sourit) Déjà c’est une bonne chose que tu penses pouvoir lui sauver la vie.
- Oui pour ça il ne devrait pas y avoir de problèmes, du moins s’il est assez fort pour subir l’opération.
- Tu pourrais faire ça en deux temps, qu’est-ce que tu en penses ?
- C’était aussi mon intention figure toi, c’est bien que toi aussi tu y aies pensé. Tu as une bonne analyse des choses et tu feras un super toubib plus tard, tu sais « Pat » ? J’aime beaucoup travailler avec toi !
- C’est réciproque tu le sais bien et j’apprends beaucoup à ton contact.

« Toc ! Toc »

- Oui entrez !!!

La porte s’ouvre et le préfet apparaît devant eux, il tient son éternel téléphone dans la main et semble avoir quelques soucis au vu de son visage fermé par la contrariété.

- J’ai le père du garçon sur la ligne !!


Je ne comprends pas son problème.

- Oui et alors !!
- Il demande qu’on attende et que nous n’intervenions pas sur son fils, il amène un chirurgien avec lui et apparemment il voudrait que ce soit lui qui l’opère.
- Ils arrivent quand ?
- Pas avant demain matin ou très tard dans la nuit je crois !
- Dites-lui que ce sera sans doute trop tard si nous n’intervenons pas plus rapidement.

Il porte l’appareil à son oreille et répète mot pour mot ce que je viens de lui dire, la conversation monte d’un ton et il me tend son téléphone le visage cramoisi de colère retenue.

- Il veut vous parler, il insiste !!


Je soupire d’exaspération mais je lui prends quand même l’appareil des mains.

- Allô !!
- …………..
- Vous arriverez trop tard monsieur !! Il faut prendre votre fils en charge dès son arrivée.
- …………
- Il ne devrait plus tarder maintenant.
- ………..
- On m’a fait venir spécialement pour ça monsieur.
- …………..
- Dix-huit ans, pourquoi ??
- ………..
- Ce n’est pas ce que pensent les gens d’ici vous savez et j’étais à me plonger dans les examens de votre fils quand on m’a demandé de vous prendre au téléphone. Je peux faire quelque chose pour lui et je vous le redis, il ne survivra pas si nous attendons jusqu’à demain.
- …………
- Il les a reçus aussi ? Alors il doit vous faire les mêmes recommandations je pense !!
- …………
- Vous voyez bien que vous n’avez pas le choix !!
- ……….
- D’accord !! Passez le moi !!
- ………


Je lui réponds dans sa langue.

- Pas grave, je parle la vôtre couramment !!

Un blanc de quelques secondes suit mes dernières paroles en Saoudien, le temps qu’il se remette de sa surprise sans doute.

Une autre voix prend la parole dans sa langue cette fois.

- ……..
- Exactement !! Vous avez pu constater comme moi l’étendue de la lésion, j’ai déjà un schéma d’intervention mais je pense qu’il faut déjà dans un premier temps consolider ses fonctions vitales. L’opération serait trop aléatoire sans ça !!
- ……..

J’explique alors en termes techniques les différentes phases que j’envisage pour l’opération du jeune homme, le chirurgien m’écoute attentivement en me posant de temps en temps des questions pièges dans lesquelles bien sûr je ne tombe pas.

Dix minutes facilement plus tard, il repasse le téléphone au père du jeune homme.

Celui-ci continue à parler dans sa langue, soit pour juger de mes connaissances ou encore pour que le praticien près de lui comprenne.

Le jeu des questions-réponses dure encore plusieurs longues minutes jusqu’à ce qu’enfin il me donne l’autorisation tant attendue du bout des lèvres.

J’ai bien senti qu’à la fin de la conversation, il devenait plus amical et surtout plus confiant et c’est avec un sourire de soulagement que je lui repasse le préfet qui me prend le téléphone des mains en me fixant bizarrement.

Quelques minutes de salutations et de formules purement protocolaires et il raccroche enfin, visiblement soulagé de la façon dont les choses ont évolué.

- Eh bien !! Je ne sais pas ce que vous lui avez dit jeune homme, mais apparemment vous l’avez convaincu de vous laisser vous occuper de son fils. Lui parler dans sa langue a dû peser fortement dans la balance, je vais vous laisser car je dois faire mon rapport à mes supérieurs. Je vous ferai prévenir dès que l’hélicoptère sera là, d’ailleurs il ne devrait plus tarder.

Le préfet va pour sortir quand il s’arrête et se retourne une nouvelle fois.

- Je suis curieux là, mais où avez-vous appris à parler aussi bien cette langue ?
- J’ai dû voir un ou deux films quand j’étais plus jeune et puis aussi lire un bouquin ou deux !!

Le préfet hoche la tête en me fixant dans les yeux, il doit y lire que je ne me moque pas de lui et s’en retourne sans rien dire de plus mais avec une expression tellement comique que j’ai du mal à rester sérieux.

Patricia une fois la porte refermée :

- Pourquoi tu ne lui as pas dit où tu avais réellement appris l’arabe ?
- Mais je lui ai dit la vérité !! Pourquoi ? Tu ne me crois pas ? D’ailleurs ce n’est pas de l’arabe même si ça y ressemble beaucoup, c’est du Saoudien. L’arabe est un peu plus facile à parler, je peux te donner des cours si tu veux Hi ! Hi ! Demande à « Ludo » Hi ! Hi !




Florian 18 ans surdoué ou Le don de guérir (livre 1) (suite 4 et fin du livre 1) - laurentdu51100 - 20-08-2020

2eme ANNEE Fêtes de fin d’année : (52 / 150) (Le jeune prince) (suite)


Patricia fronce les sourcils, elle se dit que visiblement elle est loin d’avoir fait le tour de son ami et qu’il y a encore certainement un tas de choses qu’elle va apprendre sur lui au fur et à mesure de leur relation qu’elle souhaite la plus longue possible.

- Tu es un drôle de gars quand même « Flo », à te voir on ne dirait pas pourtant.
- (Amusé) Ah oui !! Et qu’est-ce qu’on dirait à me voir ?


Patricia part en live.

- Si je te le disais Hi ! Hi !
- Vas-y !! S’t’eu plaît !!!
- Tu fais plus penser à un clown qu’à un intello tu sais !! Le genre de gars que tout le monde voudrait comme copain pour s’éclater un maximum Hi ! Hi !

Elle redevient sérieuse :

- Mais dès qu’on gratte un peu la croûte, il y a un jeune homme remarquable juste en dessous et c’est formidable.


Je lui souris, ses paroles me touchent beaucoup.

- C’est gentil !


Patricia prend le jeune rouquin gentiment par la taille.

- C’est surtout sincère et je ne suis pas la seule à le penser.
- Dis-moi « Pat » ? Est-ce que je ressemble à un chinois tout mignon ?
- Hi ! Hi ! Pour ça non Hi ! Hi ! Pour ça faudrait que j’ai une imagination « débridée » Hi ! Hi !
- Alors si tu me lâchais hein !! Parce que là j’ai bien cru que tu me prenais pour « Yu » Hi ! Hi !

Loin de m’écouter bien au contraire, elle m’embrasse sur le front.

- M’enfin « Pat » !!

Elle sourit et m’en redonne un autre sur le bout du nez.

- Rhooo !!! Tu le fais exprès ?

Elle me dépose un baiser rapide sur les lèvres et enfin s’écarte de moi en souriant.

- T’es trop mignon « Flo », j’adore quand tu rougis comme ça.
- C’est malin !

Nous nous sourions et l’instant étant passé, nous retournons à l’étude du dossier médical du jeune Saoudien.

Un crissement de pneus et des portières qui claquent nous font lever les yeux de nos dossiers, Patricia va directement à la fenêtre et se retourne en souriant.

- Voilà Maxime et Julien qui arrivent, ils ont l’air en pleine forme.

Je reste debout sans rien dire, mon cœur s’accélère et je sens une énorme remontée d’émotion me serrer la poitrine.

Des pas dans le couloir et la porte qui s’ouvre à la volée me font sursauter, Maxime se jette sur moi et me prend dans ses bras en me claquant un énorme « smack » sur la joue.

- Tu m’as trop manqué « Flo » !!

Il voit mes yeux qui se couvrent de larmes et comprend aussitôt qu’il vient de mettre mes émotions à rude épreuve en déboulant comme il vient de le faire sans me laisser le temps de m’y préparer.

Sa main passe doucement dans mes cheveux et ses yeux à son tour se mettent à briller, je serre très fort mes bras autour de sa taille et je ne peux quasiment rien dire d’autre que…

- Toi aussi « Maxou » !! Toi aussi !!

Julien et Patricia nous regardent en souriant, ils comprennent que cet instant vaut de l’or pour leurs deux amis et que l’amitié qui les lie est de celles qu’on garde toute une vie.

Ils préfèrent sortir un instant afin de les laisser seul à leurs retrouvailles, une fois dans le couloir ils s’étreignent également comme deux grands amis qu’ils sont eux aussi.

Je sens mon corps trembler sous l’émotion qui m’étreint douloureusement le cœur, Maxime pleure à son tour et il nous faut un assez long moment pour pouvoir nous regarder à nouveau et commencer à en rire ensemble.

- (Maxime d’une voix douce) Je te dois la vie Florian, jamais je ne l’oublierais tu sais ?
- Et moi je n’oublierais jamais que j’ai failli te perdre, n’oublie pas ta promesse et ne nous fais plus jamais ça.

Les choses étant dites, nous nous séparons en essuyant nos yeux avec nos manches.

Ce simple geste nous fait sourire et clôt cet instant magique pour nous deux, c’est dans ces occasions si rares qu’on s’aperçoit combien nous tenons à certaines personnes plus qu’à d’autres et je sais qu’entre nous deux c’est maintenant à la vie à la mort.

- (Maxime) Eh bien !! Maintenant que j’ai retrouvé mon meilleur ami, peut-être voudra-t-il me dire ce que nous faisons là dans cet hôpital ?
- Ce que nous savons faire le mieux mon « Maxou », sauvé une vie !!!
- Elle doit être importante pour que tu sois là !!
- Elles sont toutes importantes pour moi « Max », toutes sans exceptions !!!

Maxime regarde dans la cour par la fenêtre où un hélicoptère s’apprête à s’y poser, son bras entoure l’épaule frêle de son copain et la lui frotte doucement.

- Je le sais bien « Flo », qu’elles comptent toutes pour toi !!


2eme ANNEE Fêtes de fin d’année : (53 /150) (Au cirque) (Une journée de rut et beaucoup de questions)


Pedro et Miranda ont rebâché la semi-remorque afin que les lions soient tranquilles, ils ont également déplacé le couple de tigre en rut eux aussi sur une autre semi pour les mêmes raisons.

Toutes les demi-heures à peu près, ils entendent les forts rugissements de leurs copulations et se sourient satisfaits de ce qui leur arrive.

Ils avaient déjà prospecté auprès d'autres zoos et de cirques amis et même voir concurrents afin de trouver un mâle et une femelle sevrés pour qu’ils puissent prendre la relève le moment venu.

Le coût exorbitant qu’on leur demande les avait fait réfléchir, maintenant l’espoir renaît d’avoir de un à quatre petits d’ici le printemps et ce sont eux qui se frottent les mains dorénavant.

Au pire s’il n’y a qu’un ou deux petits, ils envisageront un échange pour éviter les consanguinités.

À partir du troisième voire même du quatrième, c’est du tout bénéfice pour eux car la revente leur permettra d’acheter une compagne pour « Kinou » et de changer le porteur qui commence à accumuler les kilomètres et qui en aurait bien besoin.

- (Pedro) C’est quand même étrange tout ça !!
- (Miranda) Une véritable aubaine, oui !!
- Je ne parlais pas de ça, je pensais surtout à Florian. Je me demande si ce n’est pas grâce à lui si Némo a retrouvé toute sa vigueur.
- (Miranda surprise) Quelle vigueur ? Il n’a jamais été foutu jusque-là d’honorer sa femelle et c’est à l’âge qu’il a maintenant qu’il s’y met ?? C’est certain que l’intervention de Florian y a été pour quelque chose !! Maintenant de quelle façon ?? Mystère complet !!

Ramirez cherche ses parents pour leur annoncer un truc pas croyable dont il vient d’être le témoin direct, il les trouve près des cages et s’étonne qu’ils aient bâché celles des fauves.

- Qu’est ce qui se passe avec Némo ? Je n’arrête pas de l’entendre rugir, quelque chose le perturbe ?


Pedro en souriant à son fils.

- Il est amoureux alors j’ai fait comme Florian nous a conseillé pour qu’ils soient tranquilles quelque temps.
- Décidément !! C’est une épidémie !!
- (Miranda) De quoi tu parles ?
- J’ai eu le droit au même truc avec Akirou et Sun juste avant midi un peu après que Florian m’ait quitté, ils ont sailli leurs femelles comme si c’était la bonne époque pour eux et je vous jure qu’ils y allaient de bon cœur. Je n’ai même pas eu besoin de les aider cette fois-ci, mais ce n’est pas ça qui m’amène en fait. J’ai entendu Joaquim et son nouveau copain rirent comme des fous et vous ne devinerez jamais ce qui les amusait autant ?
- (Pedro) Si c’est la trouille qu’ils donnent avec « Kinou » à la bande de jeunes qui sont là en vacances, nous sommes au courant et je les ai rappelés à l’ordre tout à l’heure.


Ramirez toujours autant excité.

- Non !! Ce n’est pas ça !! Ils étaient près de Malou et Tumba et croyez-moi, le spectacle en valait la chandelle !!
- (Miranda croit comprendre) Ne me dit pas qu’eux aussi !!!
- Si justement !! Même que José et Mercedes leur ont demandé de ne pas rester aussi près parce que ça pouvait être dangereux pour eux !
- (Pedro écarquille les yeux) Il y a vraiment quelque chose de pas normal dans tout ça, d’abord les lions et les tigres, puis les chevaux et maintenant les éléphants !!! Et tout ça quasiment au même moment !!
- José dit que c’est la deuxième fois en plus de trente ans que ça leur arrive et il n’y croyait plus.
- (Miranda en souriant) Manquerait plus que les girafes s’y mettent et là on pourra se poser des questions car en captivité normalement elles ne se reproduisent pas ou alors il faut vraiment leur recréer un semblant de leur habitat naturel pour que ça ait une chance de se produire.


Pedro voulant en avoir le cœur net.

- Allons voir Miguel !! Si Nikki et Pita sont dans le même état d’esprit que le reste de la ménagerie.

Ils traversent le cirque rapidement, l’espace réservé aux herbivores étant éloigné le plus possible de celui des fauves pour maintenir leur tranquillité et éviter le stress qui serait permanent s’ils les sentaient sans cesse à proximité.

Ils trouvent Miguel et sa femme Carlotta en pleine conversation, c’est en s’approchant d’eux qu’ils comprennent avoir deviné juste.

Pedro sans même prendre le temps de s’arrêter près d’eux :

- Alors vous aussi ?? C’est arrivé quand ?
- (Miguel étonné) Juste avant midi pourquoi ? Ne me dites pas que chez vous c'est pareil ?


Pedro en hochant affirmativement la tête.

- Si c’est pareil et je suis certain que si nous faisons le tour du cirque, nous nous retrouverons devant le même cas de figure.
- (Carlotta) Qu’est ce qui a bien pu faire ça ? Nous n’allons pas nous en plaindre mais ce n’est pas normal.
- (Pedro) J’ai ma petite idée la dessus, va falloir que j’aie une conversation avec mes frères sur Florian. Je suis convaincu que Tony en sait plus sur ce garçon qu’il veut bien nous en dire !!


2eme ANNEE Fêtes de fin d’année : (54 /150) (Le jeune prince) (suite)


Maintenant que l’hélicoptère s’est posé, tout se précipite.

Des brancardiers emmènent le blessé directement vers l’aile qui lui a été réservé et il est vite installé dans une chambre de soins intensifs en attendant que les décisions soient prises pour son opération.

Un gendarme accompagné d’un infirmier nous guide dans les couloirs et nous laisse entrer seul dans la chambre.

Je m’adresse à l’infirmier :

- Pourriez-vous nous faire préparer des vêtements de travail rapidement s’il vous plaît.
- Bien sûr !! Je dépose tout ça devant l’entrée des douches près du bloc « C »
- Patricia ? Tu vas avec lui pour les bonnes tailles et tu nous attends là-bas ?
- Pas de soucis ! (Elle me regarde et sourit) Enfin j’espère !!

Je comprends ce qu’elle veut dire et je pressens que je vais encore me retrouver avec deux tailles minimum au-dessus de la mienne.

- Prends une paire de ciseaux au cas où !!

Je l’entends rire dans le couloir, ma curiosité reprend le dessus et je me tourne vers le lit pour voir à quoi ressemble ce garçon si important pour nos chers diplomates.

La peau mate, plutôt petit de corps mais quelque peu rondouillard avec de bonnes joues.

Le type Arabe pas vraiment prononcé, il pourrait ressembler à un européen si on ne le détaille pas trop.

Ne serait-ce son petit excès de poids, je le trouve assez séduisant mais avec un air encore enfantin qui me surprend car j’ai lu sur dans son dossier qu’il allait bientôt être majeur.

Je l’ausculte rapidement pendant que Maxime et Julien le raccordent aux systèmes d’assistance du centre en lui ôtant ceux sur batteries dont il a eu droit pendant le transport.

Il me paraît faible et je sors mon calepin pour y inscrire une ordonnance que je tends à Maxime.

- Fais lui préparer ça et tu ramènes les poches, il va en avoir besoin pour reprendre un peu de jus avant qu’on l’amène au bloc.
- (Julien) Tu prévois l’intervention pour quand ?
- Le plus tôt possible mais pas avant au moins deux heures, le temps que ça fasse effet.

J’évite de trop le bouger afin de préserver sa colonne et je palpe son corps à la recherche d’éventuels hématomes qui se seraient déclarés après l’IRM.

Je commencerai par sa cheville cassée pour voir comment son corps réagit et seulement ensuite si tout va bien, je m’attellerai au plus important en sachant très bien que je n’ai pas droit à l’erreur car si la moelle épinière n’est pas franchement sectionnée, ça ne tient qu’à un cheveu et si ça arrivait c’en serait fini de l’usage de ses jambes.

Je profite de ne pas pouvoir en faire plus pour l’instant, le sachant avec Maxime entre de bonnes mains pour rejoindre Patricia avec Julien aux douches.

Comme prévu les vêtements ne me sont pas adaptés et Patricia les ajuste au mieux avec quelques agrafes et épingles à nourrices qui me font ressembler à un clochard une fois sur moi. Ce qui bien sûr amène des sourires en coin de la part de mes deux amis.

Quand c’est au tour de Maxime de prendre sa douche, j’ai droit à un foutage de gueule en règle de sa part qui a au moins l’utilité de nous détendre et d’ôter complètement le stress qui commençait à nous prendre l’estomac.

Quand j’arrive au bloc pour y prendre mes marques et faire l’inventaire du matériel médical mis à ma disposition, je capte de suite les deux caméras sur trépied posé de part et d’autre de la table d’opération.

- Qu’est-ce que c’est que ça !!


L’infirmier qui apparemment nous a été détaché :

- Je vais me renseigner ! Il n’y en a jamais d’habitude !

Pendant qu’il part aux renseignements, je peste devant ce manque évident de confiance.

- C’est plouc city ici ou quoi ???
- (Patricia plus calme) À mon avis c’est encore une idée du préfet pour avoir le cul propre en cas de problèmes.
- Eh bien tu sais quoi ? Qu’il vienne et le fasse lui-même s’il a besoin de ça !!
- (Maxime conciliant) Ne t’énerve pas « Flo » !! De toute façon ça ne sert à rien et puis c’est peut-être une bonne chose finalement, ils verront bien comme ça que tu as fait tout ce que tu pouvais.
- (Patricia) Tu n’avais pas l’intention d’utiliser "tu sais quoi" quand même ?

Ils me regardent tous les trois et voient bien mon hésitation.

Maxime comprend et sourit :

- Au pire nous pourrions faire en sorte qu’elles se dérèglent, je trouve qu’elles sont vraiment près de nous et sans le faire exprès nous pourrions les bousculer un peu.
- (Julien) Tiens !! C’est vrai ça !!

Ce qu’ils ne voient pas, c’est la troisième caméra intégrée dans le plafond directement à l’aplomb de la table et dont le voyant vert est allumé montrant par là qu’elle est en service.


2eme ANNEE Fêtes de fin d’année : (55 / 150) (Le jeune prince) (suite)


L’infirmier revient et nous fait signe de sortir de la salle blanche, une fois dans le couloir nous voyons qu’il est accompagné du préfet qui aussitôt prend la parole.

- Ce n’est pas pour surveiller vos agissements que nous les avons mises.


Je lui réponds du tac au tac.

- Bien sûr que non !! C’est sans doute pour faire un reportage animalier !!
- Ne le prenez pas comme ça !! Ce garçon a une grande importance dans nos futures relations diplomatiques avec son pays et s’il devait lui arriver quelque chose, nous voulons démontrer à sa famille que ce n’est pas faute d’avoir fait tout notre possible pour lui.


Patricia me souffle à l’oreille :

- Ça se tient tu sais !!

Je vois bien dans le regard de mes amis que pour eux aussi l’explication tient la route et je n’insiste plus en me disant que leurs craintes vont sans doute m’empêcher de rendre ses jambes au petit prince si important pour eux.

- Bon d’accord !! Maintenant j’ai besoin de faire le point avec mon équipe, si vous pouviez nous montrer un coin tranquille avec du café bien serré ce serait parfait. D’ici deux heures vous pourrez faire préparer le garçon et l’emmener au bloc, si ça vous va comme ça bien sûr.
- (Le préfet surpris) Deux heures !! Tant que ça !!
- Le temps que les médicaments que je lui ai fait donner agissent, j’ai besoin que son rythme cardiaque se renforce et qu’il respire plus librement. Les risques seraient beaucoup plus grands sans ça et je suis sûr que vous n’aimeriez pas les prendre, pas vrai ?


L’infirmier n’attend pas la réponse du préfet qui pour lui est évidente.

- Suivez-moi !! Il y a une salle de repos pas loin et je vais vous y faire amener du café.

Nous laissons là l’homme qui de toute évidence rumine, n’ayant pas l’habitude d’être contredit dans ses décisions et nous passons deux heures studieuses à répéter la tâche de chacun et ce que j’attends d’eux.

Quand nous rejoignons enfin le bloc, le garçon est déjà sanglé sur la table avec un drap sur le corps.

Je retrouve aussitôt mes instincts et me mets à la tâche en commençant comme prévu par les interventions bénignes comme par exemple la remise en place des os de sa cheville afin de surveiller de près les réactions de son organisme.

Ses fonctions étant stables, j’en viens maintenant aux choses sérieuses et je sens que mes amis sont là, prêts à répondre à la moindre demande.

J’ôte entièrement le drap et découvre le corps nu du jeune homme, la déformation de sa colonne vertébrale due à l’accident me fait grimacer.

Malgré tout c’est sans hésitation que j’incise ses chairs et que je place les écarteurs, la vertèbre déboîtée apparaît alors et celle du dessous est visiblement fêlée ce qui ne va pas arranger les choses même si l’IRM m’avait déjà prévenu de ce que j’allais trouver.

Je nettoie au laser les adhérences et commence à remettre en place la vertèbre en prenant grand soin de ne pas rompre par mes gestes le mince passage de moelle osseuse déjà bien endommagée par le pincement produit par le déboîtement des os.

C’est là où le problème me saute aux yeux, un épanchement de liquide céphalo-rachidien continue à s’écouler par la fissure de la seconde vertèbre car la fêlure est en fait une cassure qui s’est ouverte quand j’ai écarté les muscles dorsaux pour atteindre la colonne.

J’essaie de maintenir l’os cassé afin de le refermer suffisamment pour stopper l’écoulement, la difficulté vient de la forme de la vertèbre qui ne me permet pas de faire tenir en position le clamp et pourtant c’est la seule solution que j’ai pour pouvoir ensuite ressouder l’os suffisamment pour qu’il se répare ensuite naturellement.

Le choc de l’accident a dû être d’une rare brutalité pour arriver à casser en deux un os aussi petit et sa chance phénoménale est que les deux bords restent suffisamment rapprocher pour éviter des dégâts qui auraient été alors sûrement mortels pour lui.

En voyant le sens de la cassure, je comprends qu’elle s’est choquée avec celle du dessus qui s’est déboîté sous l’impact et celle du dessous beaucoup mieux protégée par les os du bassin qui elle n’a subi aucun dommage.

- « Max » ! « Ju » ! Essayez de mettre chacun un doigt pour remplacer le clamp ! Je vais tenter une ligature mais ça va être chaud !

Je les aide à bien positionner leurs doigts et je souris à Patricia qui a eu la bonne idée de leur mettre une petite compresse au bout pour éviter la douleur avec les arêtes vives de la vertèbre.

Je tente alors une ligature qui casse net, le fil à suture n’étant pas assez solide.

J’en prends plusieurs morceaux que je torsade entre eux, mais là autre problème : je n’arrive pas à faire un nœud assez serré pour que ça tienne le temps nécessaire et je suis certain qu’il se desserrera au moindre mouvement de la colonne.

- (Patricia) Ça ne tiendra pas il faudrait quelque chose de plus fin et solide.
- Je sais mais je n’ai rien d’autre.
- Peut-être qu’en collant le nœud ça tiendra !!
- J’aurais bien une autre idée pour être sûr du coup.
- (Maxime alarmé) C’est trop risqué « Flo » fais pas le con !!






Florian 18 ans surdoué ou Le don de guérir (livre 1) (suite 4 et fin du livre 1) - laurentdu51100 - 20-08-2020

2eme ANNEE Fêtes de fin d’année : (56 / 150) (Le jeune prince) (suite)


Un « bip » nous rappelle à l’ordre et Patricia regarde l’appareil l’air contrarié.

- Prends vite ta décision !! Il commence à flancher, ça fait trop longtemps qu’il est ouvert !
- Mais non !! C’est juste la moelle épinière qui re-circule normalement et il faut laisser le temps à son cerveau de reprendre ses fonctions normales, il reçoit un tas d’information qu’il avait commencé à perdre l’habitude d’avoir.
- Son pouls est à neuf et il baisse encore.
- Laisse-moi voir ça !!

Je m’approche des moniteurs et observe un moment les graphiques, je m’aperçois alors que je suis en dehors des champs des deux caméras et une idée me vient tout de suite en tête, je soulève mon masque et laisse filer un long jet de salive dans mon gant en latex.

Je retourne rapidement vers eux en leur prodiguant des paroles rassurantes.

- Ça remonte tranquille, c’était bien comme je l’avais dit !! Maintenant vérifions une nouvelle fois ce nœud !! Ne bougez pas vos doigts les gars !!

Je couvre au maximum le corps du garçon avec le mien et laisse filer ma salive le long de mes deux doigts joints.

Une fois qu’elle commence à goutter sur la vertèbre, j’étale avec mon autre main le liquide tout le long de la trace de la cassure en prenant soin d’en garder assez pour faire également l’autre côté.

Quelques secondes suffisent pour que la marque de la fente commence déjà à s’estomper, je bidouille un peu la ligature et je prends un air satisfait en relevant la tête et en m’adressant à mes amis.

- En fin de compte je pense que ça tiendra assez longtemps !!


Patricia qui bien sûr comme les deux garçons a tout suivi avec attention :

- Je pense aussi !!
- Enlevez doucement vos doigts les gars !! Comme ça oui !! C’est du tout bon !!

Je raccorde quelques nerfs sectionnés et renforce avec une seringue remplie d’un substitut cartilagineux les coussins amortisseur entre les trois vertèbres qui ont morflé et je remets avec précaution les muscles dorsaux en place après avoir jeté un dernier coup d’œil sur la vertèbre qui maintenant est comme neuve.

Le reste est un jeu d’enfant et je me mets aux points de sutures en faisant du mieux possible pour qu’il n’ait pas une marque trop esthétiquement handicapante.

Je mate amusé ses fesses glabres et toutes rondes en pensant qu’avec quelques kilos de moins il y aurait foule pour avoir envie de les prendre en mains.

J’espère avoir l’occasion de lui parler pour lui en faire la remarque en toute amitié afin qu’il comprenne qu’un peu de sport et une nourriture équilibrée feraient rapidement de lui un mec très attirant et je sais de quoi je parle avec ma bande de loustic qui n’a rien à jeter eux non plus.

- Vous lui enlevez la solution nourrissante et vous lui mettez une poche d’antiseptique en intraveineuse à la place, je ne voudrais pas qu’il chope une saloperie derrière ça. Vérifiez également ses plaquettes et si besoin est rajoutez-y une poche de sang, maintenez-le en endormissement assisté pendant quarante-huit heures. Bon !! Un petit nettoyage de la plaie à la Bétadine et vous lui mettez une compresse avec une ceinture herniaire bien serrée sans lui couper la circulation sanguine non plus.
- (Julien) Il va s’en remettre alors ?


Maxime en badigeonnant la cicatrice avec l’antiseptique :

- On dirait bien oui !! Encore un qui a eu de la chance et qui ne saura sans doute jamais à quel point.


Patricia lève la tête et sursaute car elle vient de capter le petit point de lumière dans le plafond.

- Regardez discrètement au plafond les gars !! J’ai la nette impression qu’on n’avait pas encore tout vue.

Nous voyons tous la troisième caméra qui nous nargue et je revisualise le moment où j’ai utilisé ma salive en essayant d’y inclure le champ de la caméra.

Normalement elle n’a dû prendre que mon dos car je m’étais penché en avant pour faire semblant de lire les graphismes sur les appareils électroniques et je réalise qu’elle n’a rien pu capter qui pourrait mettre en danger mon secret.

- Bah !! Normalement c’est bon ! Au pire qui aurait l’idée de s’arrêter sur tout ça vu que tout s’est bien passé ?
- (Maxime) Préviens quand même qui tu sais, on ne sait jamais.
- Je lui en dirais deux mots tu as raison mais ça me gêne toujours d’être tout le temps à l’embêter avec mes histoires.

Tout semblant avoir été dit, nous manipulons avec précaution notre patient en lui faisant reprendre place dans son lit et Maxime le sort du bloc avec Julien pour le ramener dans sa chambre et lui mettre les perfusions que je lui aie demandées tout à l’heure.

Je retourne aux douches pour me débarrasser de mes vêtements que je mets directement au sale vu dans l’état où ils sont après l'opération, sans oublié néanmoins d'en ôter le rafistolage de Patricia pour les mettre à ma taille.

J’entre sous la douche et me délasse un long moment en appréciant l’eau chaude qui cingle mon corps.

Je suis déjà sous le jet d'eau brûlant de la douche quand deux mecs nus déboulent en riant et entrent à leurs tours en me plaquant contre la faïence sous leurs masses.

- (Maxime amusé) Alors la crevette !! Pas encore assez ébouillanté ?
- (Julien en riant) Mais c’est qu’il a grandi le bougre !! Hi ! Hi !
- (Maxime en riant à son tour) De quoi tu parles ? De « Flo » ou du « Babar » qu’il a entre les jambes Hi ! Hi ! Parce que si c’est de « Flo » tu as tout faux, c’est juste que nous sommes dans le bac et lui sur le carrelage Hi ! Hi !


2eme ANNEE Fêtes de fin d’année : (57 / 150) (Le jeune prince) (fin)


Bien sûr je ne me laisse pas faire et de grands cris résonnent dans la salle de douche qui très vite se transforme en piscine.

C’est une voix bien connue mais féminine qui nous calme d’un coup.

- Eh bien !! De vrais gamins !!

Maxime ne se démonte pas au contraire de ses deux copains et s’approche d’elle en jouant les chippendale.

De voir ses fesses se trémousser sous son nez, Julien chope une érection du feu de dieu qui très vite amène la mienne sans pour autant que je pense à mal.

Patricia regarde « Maxou » et rigole comme une malade devant ses conneries.

Maxime en gonflant ses biceps :

- Tate ma grande !! C’est de la dynamite !!


Patricia qui ne manque pas de repartie mate le corps bien musclé de son copain puis éclate de rire.

- C’est sûr que question dynamite il y a ce qu’il faut Hi ! Hi ! Mais je trouve la mèche bien riquiqui Hi ! Hi ! Sûr que si j’y mets le feu ça va me péter à la figure aussi sec Hi ! Hi !

Maxime regarde son sexe qui sous l’effet de l’eau de la douche n’est pas et loin de là dans sa meilleure forme commence à piquer son bol, Julien capte à ce moment-là l’érection de Florian et repousse son copain pour qu’il apparaisse à la vue de sa copine morte de rire.

- Regarde bien ma grande !! C’est sûr que question dynamite, c’est plutôt restreint mais pour la mèche je ne pense pas que tu y trouveras à redire, elle n’est pas prête à te péter à la figure celle-là.

Comprenant qu’on parle de moi et me rendant compte que je bande comme un âne devant une fille, je pique à mon tour un fard phénoménal en tentant de cacher au mieux mes attributs que Patricia découvre pour la première fois avec les yeux lui sortant de la tête.

- Wouahhhh !!


Julien toujours mort de rire :

- Ferme la bouche, tu veux bien Hi ! Hi ! De toute façon ça ne rentrerait pas Hi ! Hi !

Patricia comme à son habitude ne se démonte pas très longtemps et reprend vite son sens de l’humour, elle s’approche du rouquin qui la voit s’avancer vers lui en souhaitant de tout son cœur disparaître quelque part.


Patricia tend la main vers la chose qui la laisse sans voix, enfin presque :

- Je peux toucher ?

L’éclat de rire des deux garçons derrière elle me ramène à la réalité et c’est en rentrant vite fait dans la douche que je lui réponds en riant à mon tour :

- Pas sans autorisation expresse de Thomas Hi ! Hi ! Maintenant que tu t’es bien rincé l’œil, tu pourrais sortir et nous laisser terminer tranquillement.

Ce petit épisode terminé, nous finissons quand même par calmer le jeu et ressortir pour rejoindre la chambre voir comment va notre jeune Saoudien.

Deux hommes en blouses blanches d’un certain âge sont auprès de lui ainsi que le préfet et vérifient les constantes qui apparemment au vu de leurs airs satisfaits sont bonnes.

Le plus âgé des deux se tourne vers moi en me détaillant de la tête aux pieds.

- Si je n’avais pas eu le docteur Viala en qui j’ai une confiance absolue au téléphone, jamais ne n’aurais pu croire un seul instant que vous seriez capable d’un tel exploit mon garçon !! Je n’en reviens d’abord toujours pas et je serais curieux de savoir où vous avez appris tout ce que vous faites. La précision avec laquelle vous avez sans doute rétabli les fonctions motrices et peut-être même vitales de ce garçon est tout simplement incroyable. L’IRM était pourtant des plus parlantes et je ne connais personne qui se serait essayé à ce que vous venez de faire sans penser que c’était une cause perdue à l’avance.
- C’est que ses personnes ne méritent pas d’être médecins monsieur, il n’y a pas de causes perdues. Juste des gens qui n’ont pas suffisamment de foi en eux pour y arriver.
- Vos paroles sont bien dures vis-à-vis de vos collègues je trouve, chacun de nous fait au mieux avec ses capacités propres et il n’est pas donné à tout le monde d’être aussi doué que vous l’êtes assurément.

Voyant que je n’ai pas l’intention de répondre, le préfet s’avance et me tape fraternellement sur l’épaule.

- Ce garçon revient de loin et les relations entre son pays et le nôtre également.


Maxime qui n’est certainement pas au fait de la diplomatie :

- C’est quand même fort de café votre histoire !! Comme si la France était responsable d’un accident d’avion ?


Le préfet souriant car soulagé d’un grand poids et donc plus conciliant pour répondre aux questions.

- Les arcanes de la relation entre les états sont ainsi faites que les choses ne sont pas toujours aussi simples. Bien sûr que nous ne sommes pas responsables, mais pour l’émir la France serait devenue le pays où serait mort son enfant unique et cela aurait forcément eu un impact sur notre commerce avec lui.
- (Je reste sceptique) Alors que maintenant ?
- Et bien maintenant nous sommes le pays qui a sauvé son fils et l’impact n’en sera que positif lors de nos futures négociations commerciales avec son pays.
- Je trouve ça débile mais je comprends.
- Je dois tenir son père informé, est ce que je peux lui dire qu’il n’y a plus de danger et que son fils va s’en remettre ?
- (Je hoche la tête) Il est hors de danger oui ! Par contre il y a toujours un risque qu’il ne remarche pas même s’il est minime et de toute façon la rééducation sera longue et sans doute douloureuse.
- Peut-être accepteriez-vous de lui expliquer tout ça de vive voix ?
- Si vous pensez que c’est le mieux, pourquoi pas. Ah oui !! Au fait pendant que je vous tiens !! Je vous conseille de récupérer les enregistrements des « trois » caméras et d’en parler à vos supérieurs qui vous diront sûrement quoi en faire.


2eme ANNEE Fêtes de fin d’année : (58 /150) (L’émir)


Le préfet respire de toute évidence beaucoup mieux de ne pas avoir à rendre compte directement au père du garçon qui a l’air de le mettre facilement mal à l’aise.

L’histoire des caméras lui passe un peu au-dessus de la tête quand il compose le numéro et qu’il attend la liaison avec l’émir.

- ………….
- Votre altesse ? C’est le préfet Delesalle !!
- …………
- Je vous passe le chirurgien qui vient de terminer l’opération de votre garçon.
- ……………..
- Non ! Non !! Tout va bien rassurez-vous !! Il saura mieux vous en parler que moi.
- …………….
- Entendu votre altesse !!

Il me tend l’appareil.

- Allô ton altesse !! C’est Florian !!
- ………..
- Oui c’est ça !! Le docteur De Bierne si vous préférez !!
- ………..


Dans sa langue car ma façon de parler a l’air de choquer le préfet et d’amuser le reste de la galerie.

- Il va bien oui !!
- ………….
- Il est encore dans le coma et je préfère qu’il y reste encore au moins deux jours.
- …………
- Il m’entend là ?
- ……..
- Ok cool !!

J’explique alors en résumé les actes chirurgicaux que j’ai été obligé de faire sur son fils, le chirurgien près de lui me pose quelques questions très sensées qui me prouvent si besoin était son extrême compétence sur le sujet.

Comme moi il a été surpris de la cassure nette de la vertèbre et apparemment n’en revient pas que j’ai réussi d'en juguler l’épanchement.

Tout ça dure encore un bon quart d’heure où je les sens plus joviales à l’autre bout.

- Maintenant il y aura une rééducation à prévoir et il faudra le suivre de près, la douleur sera sans doute présente encore pendant quelques mois et je vous déconseille de le droguer même si en apparence ça le soulagerait.
- ........
- Le hic c’est que dans ce cas-là il pourrait faire de faux mouvements que la douleur lui aurait sans doute empêché de faire, vous comprenez ?
- ………
- Ça ne lui fera pas de mal parce qu’il est plutôt grassouillet pépère Hi ! Hi !
- …………
- Eh bien c’est du propre !! Pas étonnant si vous lui laissez manger n’importe quoi à n’importe quelle heure.
- …………….
- Vous arrivez demain ? C’est cool mais il devra rester ici quelque temps ou alors ça serait risqué pour lui.
- ………….
- Tu plaisantes ton altesse !! L’avion c’est le pire de tout avec l’effet de décompression, demande à ton toubib !!
- ……………
- Je ne serais pas loin oui ! Pourquoi ?
- ……….
- Ah ok !!
- ……….
- D’accord !! Pas de soucis, je suis en vacances dans un cirque alors vous ne pourrez pas le rater.
- …………


Je reprends le Français pour terminer.

- Bon !! Là c’est nous qui payons la com alors je vous laisse.
- ……………
- C’est ça oui !! Loukoum et salade ton altesse.

Je me rends compte au moment où je termine ma phrase que la connerie qui nous fait rire moi et Ludovic m’a échappée dans la conversation.

Sur le coup il y a un blanc à l’autre bout et je vois bien que le préfet me regarde outré de mes derniers propos, deux énormes éclats de rire sortent du téléphone et résonnent dans la chambre.

Je souris alors en raccrochant et en rendant le téléphone.

- Il n’a pas l’air si terrible ce type !! En tous les cas il connaît bien notre langue.


Le préfet encore visiblement déconcerté :

- Vous avez conscience de la façon dont vous lui avez parlé ?
- Qu’est-ce qu’elle a ma façon de lui parler ?
- Cet homme est multimillionnaire et on ne leur parle pas de cette façon, allons !!
- On me parle bien comme ça à moi ?
- Oui mais ce n’est pas pareil, cet homme est très important et comme je vous l’ai dit multimillionnaire et je suis sans doute loin du compte.
- Eh bien moi aussi et alors ????




Florian 18 ans surdoué ou Le don de guérir (livre 1) (suite 4 et fin du livre 1) - laurentdu51100 - 20-08-2020

2eme ANNEE Fêtes de fin d’année : (59 / 150) (Retour au cirque)


Le préfet va pour répondre quand son portable sonne à nouveau, il est surpris en toute apparence de voir le nom de son interlocuteur s’afficher car il nous quitte sans aucune espèce de formules de politesse.

- Il peut bien faire la morale aux autres celui-là !! Bon !! Je crois que notre boulot ici est fini, si nous retournions à nos vacances ?
- (Maxime) Comment ont fait ?
- (Julien) Faut qu’on retourne à Manosque ?


Je vois bien les œillades en coin que me fait « Max ».

- Il resterait bien deux places si vous voulez rester avec nous.
- (Maxime tout joyeux) Cool !! Ce n’est pas qu’on n’était pas bien là-bas, juste un peu seuls quand même.


Julien qui ne cache pas sa joie lui non plus.

- Et puis revoir tout le monde c’est super !!
- (Patricia) Seulement vos affaires sont restées à la cure il me semble ?
- (Maxime) Allons voir l’officier de gendarmerie, après tout ils devaient bien nous ramener.

Nous quittons la chambre en laissant le jeune patient aux bons soins des permanents, nous retrouvons l’officier dans la cour près de ses hommes.

Quand il nous aperçoit, il se dirige directement vers nous l’air amical.

- J’ai appris la bonne nouvelle !! Je présume que vous avez hâte de rentrer chez vous ?
- (Maxime) Ce serait possible de nous ramener au cirque après que nous ayons récupéré nos bagages ?
- Pas de soucis, je donne les instructions dans ce sens à mes hommes.
- (Julien) Merci beaucoup, c’est sympa.
- Je pense qu’on vous doit bien ça après tous ces tracas, allez !! Prenez place dans les voitures, j’aimerais bien avoir le temps de faire mon rapport au bureau avant qu’il ne soit trop tard.


***/***

Nous ne nous le faisons pas dire deux fois et ils nous déposent une demi-heure plus tard là où ils nous ont pris ce midi.

Il est presque dix-huit heures et nous marchons tranquillement vers nos roulottes en papotant.

- (Patricia) Ils vont venir loger avec nous si je comprends bien.
- (Surpris) Comment ça ? Je croyais que Baptiste et ton frère Rémi y étaient déjà ?
- Il y a eu un changement ce matin, les garçons ont préféré se mettre avec tes deux copains d’Orléans. Ils voulaient nous laisser tranquille je crois.
- Aïe !! Écoute « Pat » !! Si tu veux rester seule avec « Yu », pas de soucis. Tu prends notre caravane et nous irons dans la vôtre, ça ne me gêne pas de partager avec mes amis.
- Et « Thom » ?
- On va vite le savoir, viens avec moi !!

L’espace habitation du cirque est étrangement vide, je croyais croiser au moins quelques-uns de mes potes mais apparemment ils sont tous occupés ailleurs.

J’entre avec Patricia dans la caravane que je partage avec Thomas, bien sûr elle est vide et je récupère mon portable pour l’appeler.

Première sonnerie et il décroche aussitôt.

- …….
- A l’instant oui !! Tu peux venir à la caravane ? Je t’y attends !!
- …….
- Hi ! Hi ! Moi aussi, mais ce n’est pas pour ça Hi ! Hi !

Je raccroche amusé et un peu déçu aussi de passer à côté du gros câlin proposé, mais je me dis que nous nous rattraperons ce soir.

- Il arrive !!
- Qu’est-ce qu’il te disait de si drôle ?
- Il pensait que je le faisais venir pour autre chose Hi ! Hi !
- Ah d’accord !! Mais j’y pense, vous n’allez plus être aussi tranquille ?
- Bah !! Ce ne sera pas comme si c’était la première fois tu sais, cet été nous n’avions que deux tentes pour nous tous et ça n’a pas empêché les câlins et puis je préfère que tu sois peinard avec Yuan. Vous n’êtes pas aussi habitués que nous à ce genre de promiscuité.
- Pas du tout tu veux dire !! Ça doit faire drôle quand même.

Patricia s’imagine visiblement ce que ça doit occasionner comme gêne de faire l’amour à côté d’un autre couple.

Je vois son visage s’illuminer et son regard se porter sur moi.

- Mais j’y pense !! Pourquoi ce ne serait pas Maxime et Julien qui viendraient ici et vous qui nous rejoigniez dans la roulotte ?
- Je ne pense pas que ce soit une bonne idée ma grande Hi ! Hi !
- Et pourquoi ça ??
- Allons !! Tu le sais très bien !!



2eme ANNEE Fêtes de fin d’année : (60 / 150) (Au cirque)


- Je ne pense pas que « Yu » sera contre.
- Vous en êtes où tous les deux ?
- Comment ça ?
- Je veux dire dans votre relation.
- Tu te demandes si nous l’avons fait ? Pas encore mais j’ai bien l’intention que ça aille vite maintenant, j’attendais qu’il fasse les premiers pas mais s’il tarde trop faudra que je prenne les choses en mains.
- Alors j’ai raison de dire non et de vous laisser seul, la première fois est trop importante pour qu’elle ne se fasse pas que dans l’intimité du couple.

Patricia n’a pas le temps de répondre que la porte s’ouvre en grand et que Thomas arrive un grand sourire aux lèvres, perturbant comme à chaque fois la jeune femme qui le dévore des yeux.

- Ah te voilà enfin !! Tu m’as trop manqué.

Nous nous prenons dans les bras en nous embrassant quelques instants, ensuite je le fais s’asseoir et m’assieds sur ses genoux.

- Maxime et Julien arrivent et j’ai proposé à Patricia d’emménager ici pour qu’elle soit tranquille avec Yuan.
- Tu as bien fait, en plus j’ai trop hâte de les revoir ses deux là, comment vont-ils ?
- Très bien, ils pètent la forme. Patricia pensait que ça nous gênerait de nous mettre avec eux.


Thomas regarde la jeune femme avec un grand sourire.

- Mais non !! On a l’habitude tu sais ?
- C’est ce que je lui aie dit, elle nous proposait aussi de venir plutôt chez eux et de laisser « Max » et « Ju » à notre place ici.

Nous attendons sa réponse qui ne tarde pas.

- Je ne pense pas que pour l’instant ce soit une bonne idée.


Je regarde Patricia en la prenant à témoin :

- Ah !! Tu vois !!

Le sujet étant clos, Thomas prend des nouvelles de notre après-midi. Il en vient ensuite à ce qui est le principal sujet de conversation dans le cirque depuis quelques heures.

- T’as fait un sacré souk avec Raphaël ce matin !!
- Qu’est-ce que j’ai fait encore !!
- Tu ne vois vraiment pas ??
- Bah non !! Némo avait une rage de dents et Raphaël m’a juste donné un coup de main !!
- Et c’est tout ?? Tu es sûr ??
- Bon !! D’accord !! J’avoue qu’il m’a un peu excité, mais ça s’est arrêté là !!
- Tu iras expliquer ça à la famille Gruss alors !!
- (Patricia plus pragmatique) Si tu nous disais une bonne fois où est le problème ?
- Le problème ? L’aubaine tu veux dire !! C’est plus une ménagerie qu’ils ont mais un vrai baisodrome, depuis ce midi ça n’arrête pas de niquer dans tous les box Hi ! Hi ! Je suis sûr que s’il y avait une fourmilière ou une ruche pas loin la reine doit te maudire d’en prendre plein le cul Hi ! Hi !

Il nous faut un certain temps pour comprendre de quoi il parle, ensuite un fou rire me prend en imaginant la scène.

- (Patricia) Pourquoi as-tu parlé d’une aubaine ?
- (Thomas) Tu imagines la valeur de ses animaux et la rareté des naissances en captivité pour beaucoup d’entre eux ?
- Je n’avais pas pensé à ça, alors ils vont en profiter pour se faire de l’argent avec la revente des petits ?
- (Thomas toujours) D’après ce que j’en ai compris, ils vont faire des échanges et ça leur permettra d’avoir la prochaine génération pour leur spectacle.
- (Je suis encore scié par la nouvelle) Ils ont vraiment tous niqué ?
- (Thomas rigolard) Même les poneys ont la queue qui traine par terre à force de s’envoyer en l’air Hi ! Hi !
- (Patricia curieuse) C’est quand même bizarre votre histoire, les gens n’ont rien ressenti eux ?
- (Thomas) Ce serait étonnant qu’ils s’en vantent tu sais et puis j’ai bien ressenti un truc avant le repas mais comme je pensais à Florian, je n’ai pas fait le rapprochement. Maintenant que tu m’y fais penser…..

La discussion continue encore un moment jusqu’à ce qu’un grattement à la porte leur fasse lever les yeux.

- (Thomas) Ça doit être « Kinou » qui veut rentrer.
- (Patricia curieuse) C’est qui ?
- (Je la regarde amusé) C’est mon gros chat !! Ouvre-lui « Thom » sinon il va finir par esquinter la porte avec ses griffes.

Thomas va pour prévenir Patricia mais capte mon regard et sourit en allant ouvrir.

- (Il ouvre la porte) Ah !! Te voilà toi !! Allez entre, ton maître est là.

« Kinou » en deux bonds se retrouve devant moi tout joyeux, Patricia reste figée, les yeux exorbités.

- Une Pan… Pan…..


J’éclate de rire devant la tête qu’elle fait.

- Tu t’exerces au tir ou quoi Hi ! Hi ! Ce n’est que « Kinou », mon gros chat. Tu peux le caresser, il ne te mangera pas Hi ! Hi !


2eme ANNEE Fêtes de fin d’année : (61 /150) (Au cirque) (suite)


Le déménagement et l’installation de Maxime et Julien se fait juste avant le repas du soir, bien sûr ils sont l’attraction de ce début de soirée car tout le monde est tellement content de les revoir qu’ils ne les laissent pas une minute en paix.

Après le dîner, Anthony me rejoint avec Alice Rémi et Baptiste.

Ils me proposent d’aller visiter les musiciens du cirque avant la représentation pour voir s’ils accepteraient de nous prêter leurs instruments pour jouer quelques morceaux.

L’idée fait le tour de la tablée et toute la bande décide de venir avec nous. Maxime et Julien s’approchent de moi pendant que nous marchons vers le chapiteau.

- Ils sont musiciens tes copains ?
- Déjà j’espère que ce seront vite vos amis aussi et oui ils ont formé un groupe avec deux autres gars super-sympas qui n’ont pas pu venir. Ce sont des vrais « pros » vous verrez !!
- Ah d’accord !! Mais pourquoi ils t’ont demandé à toi ? Tu sais jouer d’un instrument ?
- Je gratouille un peu à la guitare et au violon.
- (Julien) Ah oui !! C'est vrai ou ai je la tête!! Nous en avions entendu parler avant l’accident.
- Je chante aussi mais j’avoue qu’Anthony se débrouille beaucoup mieux que moi Hi ! Hi !


Baptiste qui nous a entendus :

- Je confirme Hi ! Hi ! Autant niveau guitare et violon, Florian touche sa bille mais niveau chant ce n’est pas gagné. Un peu le genre « Assurancetourix » si tu vois ce que je veux dire.


Maxime me regarde l’œil brillant d’amusement :

- J’imagine assez oui !!

Je préfère ne pas polémiquer sur ma façon de chanter et donc je prends le parti de me taire, nous arrivons devant l’estrade où les musiciens du cirque sont en pleines répétitions.

Ils nous voient arriver vers eux et nous asseoir pas loin avec de grands sourires aux lèvres.

Nous les écoutons un moment et pour moi plus particulièrement celui qui est à la batterie car c’est celui qui est juste devant moi.

Je ne m’étais pas vraiment intéressé jusque-là à cet instrument, le gars est vraiment doué et vaut largement Stéphane, ce que me confirme d’ailleurs peu de temps après Anthony.

Pour les autres rien à dire si ce n’est qu’ils n’arrivent pas à la cheville de mes potes mais que ça se laisse écouter quand même avec plaisir.

Je me rappelle que José m’avait expliqué qu’il fallait régulièrement changer les numéros pour ne pas lasser le public et que la musique devait elle aussi se renouveler tout en gardant le tempo imposé aux animaux qui se repèrent dessus pour se donner en spectacle.

Je conçois bien que ce ne doit pas être toujours une mince affaire et que la qualité des musiciens et de leur chef d’orchestre est primordiale pour une soirée réussie.

Nous profitons d’une pose entre deux morceaux pour aller le voir et lui demander s’il ne serait pas possible de nous joindre à eux le temps de quelques interprétations. Il est d’abord surpris de notre demande, puis regarde sa montre et acquiesce avec le sourire.

- Nous allons faire notre demi-heure de pause avant que les premiers spectateurs commencent à s’installer, vous pouvez prendre notre place.

Mais faites attention aux instruments, ça coûte une fortune quand il faut les remplacer.


Anthony son visage souriant dirigé vers l’homme qui vient de parler.

- Nous le savons monsieur, toutes nos économies y passent alors rassurez-vous nous en prendrons grands soins.

Le chef d’orchestre lui rend son sourire et fait signe à son équipe qu’ils sont libres.

Les musiciens regardent les jeunes gens s’approcher de leurs instruments et restent sur les gradins pour vérifier comment ils seront maniés avant d’aller se restaurer.

Alice prend le violoncelle pendant que Baptiste attrape une guitare basse et en tend une classique à son frère.

Rémi prend un saxo et surprend agréablement son propriétaire en changeant l’embout par celui de secours qui est dans son étui.

J’hésite et finalement je vais me poser sur le tabouret du batteur en empoignant deux baguettes, je m’amuse à jongler avec comme je l’ai vu faire lors de concerts que je regarde à la télé.

Il nous manque quelqu’un au synthé mais nous ferons sans.

Voyant que tout le monde attend, je teste la batterie par un petit solo d’abord hésitant puis prenant très rapidement la maîtrise du truc, j’accélère le rythme et je me lâche à fond sur l’entrée d’un rock bien connu.

Anthony sourit car il pense qu’un des musiciens est resté pour nous accompagner et commence à envoyer lui aussi en prenant le morceau en route, très vite suivit par notre groupe au complet.




Florian 18 ans surdoué ou Le don de guérir (livre 1) (suite 4 et fin du livre 1) - laurentdu51100 - 20-08-2020

2eme ANNEE Fêtes de fin d’année : (62 / 150) (Au cirque) (suite)


Notre équipe bien rodée maintenant enchaîne tube sur tube au plus grand plaisir des habitués et à la plus grande surprise de ceux qui ne nous avaient encore jamais entendus.

Rémi a les yeux fixés sur moi depuis le début et je vois bien qu’il n’en revient pas de m’entendre jouer de la batterie, il pose son saxo et s’assoit au synthé en disant à voix haute pour qu’Anthony l’entende bien.

- Je me mets au synthé « Antho » !! On change un peu !! Chante-nous un truc s’il te plaît !! Pour le final !!

Alice s’avance et lui met un micro devant lui en l’encourageant à voix basse, il tâtonne un peu pour vérifier comment il est placé et sourit à sa copine.

- (Anthony d’une voix forte) Allez les gars !! On met le feu !!

Plus plaisir que ça, il ne pouvait pas me le faire, j’essuie la sueur qui me coule sur les yeux et j’attaque en envoyant à fond bientôt suivit par les autres instruments tout aussi rageurs.

Quand la voix « d’Antho » résonne dans la salle, j’ai les poils des bras qui se dressent et je ne suis pas le seul assurément.

Il y a pas mal de monde maintenant sur les gradins, attirés petit à petit par cette musique peu habituelle pour eux et venant écouter au début par curiosité puis ensuite complètement pris par le charme des rythmes endiablés.

Entendre chanter Anthony crée un silence impressionnant du côté des spectateurs visiblement ressentant les mêmes émotions que moi, sa voix rauque et grave emplie le chapiteau et s’échappe suffisamment à l’extérieur pour attirer les quelques personnes qui vaquaient encore à la prochaine ouverture au public.

Trois minutes où plus rien ne compte pour moi que cette voix merveilleuse qui m’arrache comme bien souvent des larmes aux yeux.

Alice qui est restée près de lui car le violoncelle ne faisant pas parti du morceau, se frotte le haut des bras pour tenter d’estomper les frissons qui l’assaillent.

Je termine le morceau debout, déchaîné sur les cymbales et la grosse caisse puis me rassois en posant mes mains dessus et faire un silence qui devient alors total pendant quelques secondes avant que les applaudissements et les bravos commencent à pleuvoir et résonnent sous le chapiteau en montant crescendo jusqu’à atteindre un sommet impressionnant.

Alice prend la guitare des mains d’Anthony et le serre dans ses bras en l’embrassant fougueusement, nos amis se lèvent et viennent sur la scène pour nous féliciter chaleureusement.

Je sens deux bras me prendre la taille par-derrière, je connais trop bien à qui ils appartiennent et je renverse ma tête en souriant pour que ses lèvres puissent s’emparer des miennes.

Je me retourne et me colle à lui, ses yeux sont encore humides mais brillent d’un tel éclat dans les miens que je m’y laisse perdre avec un long frisson.

Thomas finit par s’écarter et me prendre par la taille en m’ébouriffant les cheveux tremper de sueurs :

- Eh bien toi alors !!!
- (D’une petite voix) Ça t’a plu ??
- Et comment que ça m’a plu !! Vous devriez faire des spectacles, je t’assure qu’il y aurait des fans !!
- Tu iras dire ça à « Antho » !! Je ne crois pas qu’il serait d’accord.
- Faudra que tu m’expliques pourquoi, en attendant c’était super et je ne savais pas que tu jouais de la batterie ??
- Moi non plus mais j’aime bien.

Les musiciens du cirque reprennent leurs places en nous félicitant au passage, du coup ils sont restés tout le temps de leur pause et le chef en nous croisant nous a demandé de venir le voir le lendemain pour « discuter », ce que nous lui avons promis de faire.

- Je vois plusieurs groupes d’enfants commencer à entrer accompagner par quelques adultes, je m’approche de José par curiosité.

- C’est une soirée pour les enfants ?
- (José) Florian il va falloir qu’on parle tous les deux !
- Heu !! Oui si tu veux !! Qu’est-ce qu’il y a ?
- C’est toi qui me demandes ça !! Déjà ce qui s’est passé avec les animaux aujourd’hui et puis ce qu’à quoi je viens d’assister ce soir !!
- J’ai rien fait de mal !!
- Qui a parlé de ça !! Il faut juste que tu m’expliques tout ça tu comprends ?
- Ça peut attendre demain ?
- (José sourit) Bien sûr !!
- Tu ne m’as répondu ?
- Comment ça !! Ah oui les enfants ? Eh bien cette soirée avant Noël leur est toujours réservée, ils viennent de familles en peine d’argent amenés par des bénévoles d’associations et aussi des orphelinats de la région.
- C’est gratuit ?
- Bien sûr !! C’est une tradition dans ma famille depuis que le cirque Gruss existe.
-(Thomas toujours près de moi) Pourquoi tu ne leur ferais pas un de tes trucs de clown « Flo » ?


José voit mes yeux qui brillent et commence à en connaître la signification.

- Ça te dirait ??


2eme ANNEE Fêtes de fin d’année : (63 / 150) (Au cirque) (suite)


- Mais j’ai jamais fait le clown moi !!
- (Thomas mort de rire) Oh si crois-moi Hi ! Hi ! Et plus souvent qu’à ton tour Hi ! Hi !

Éric et Raphaël arrivent à leur tour suivis par Flavien et Carole.

- (Éric) Ça va « Thom » ? Tu as l’air de bien t’amuser.
- (Thomas) J’ai proposé à Florian de faire rire un peu les gosses en faisant le clown et il a eu le culot de me dire qu’il ne savait pas le faire.
- (Raphaël) C’est la meilleure celle-là Hi ! Hi !


José essaye de garder son sérieux :

- Le spectacle ne commence pas tout de suite alors tu as encore le temps pour te décider.
- Wouaih !! Je vais y réfléchir, je pensais plutôt faire un peu de musique.
- (Raphaël mort de rire) Avec un gros nez rouge et des gants de boxe Hi ! Hi ! Je te parie que tu n’es pas « cap » !!
- (L’idée me plaît bien) Tu crois ça !! Et si je gagne ?


Raphaël jette un coup d’œil à Éric et Thomas.

- On sera tes esclaves pendant toute une journée, ça te va ?


Je vois bien à quoi ils pensent.

- Hum !! Pas sûr que ce soit un gage ça, à moins que….

Je n’en dis pas plus mais mon silence les fait se regarder avec beaucoup moins de lubricité dans les yeux, ne sachant pas comment prendre ce « à moins que…. »

Flavien éclate de rire et avec Carole sous le bras, commence à traverser la piste pour rejoindre la sortie.

Je hausse les épaules en me disant que pourquoi pas et je leur emboîte le pas.

Machinalement j’imite la démarche de Flavien en me moquant de lui derrière son dos, des éclats de rire enfantins commencent à résonner autour de nous et je vois bien que c’est vers nous qu’ils regardent.

Thomas hurle derrière mon dos en se bidonnant à son tour, je me retourne et lui tire la langue puis rattrape Flavien en gonflant mon torse ce qui déchaîne encore plus les enfants.

Thomas mort de rire s’adresse à José :

- Faudrait peut-être lui expliquer que c’est ça faire le clown, non ?
- (José en riant à son tour) C’est tellement naturel chez lui qu’il ne s’en rend même pas compte Hi ! Hi !


Éric regarde le petit rouquin qui se donne en spectacle :

- Je l’ai toujours connu comme ça moi, déjà à l’école c’était pas triste et même les instituteurs se marraient mine de rien.
- (José) Je n’ai plus qu’à aller lui chercher ce qu’il lui faut maintenant.
- (Raphaël) Déjà comme ça, il est comique de nature alors j’imagine avec un nez de clown l’allure de l’engin Hi ! Hi !

Le chapiteau se remplit petit à petit et les musiciens entament le premier air annonçant le début du spectacle, les ouvriers assemblent les grilles sur la piste centrale pour l’arrivée des fauves pendant que sur les deux pistes secondaires les jongleurs commencent à amuser les enfants.

José entre dans la roulotte que Florian partage maintenant avec ses deux amis qui viennent d’arriver et dépose sur la table un sac qu’il ouvre aussitôt.

Il sort alors un petit violon avec son archet, une paire de chaussure ressemblant à des palmes ainsi qu’une paire de gants de boxe bariolés et bien sûr le fameux nez énorme et d’un rouge criard qui amuse les enfants depuis que le cirque existe.

Rien qu’à la vue de cet accoutrement, et de la tête que je fais en le découvrant, Maxime Thomas et Julien sont écroulés sur le lit.

Il ne me faut pas longtemps pour chausser les énormes godasses et mettre le nez en place, quand je me tourne vers eux en manquant de m’étaler par terre c’est Waterloo sur le lit.

Ils se tiennent tous les trois le ventre les jambes en l’air à essayer de respirer, les cris et les hoquets qu’ils poussent manquent de déclencher mon fou rire.

Je me retiens avec peine en faisant celui qui est vexé, je ne pense pas que ce soit la meilleure idée que j’ai eue parce que là ils partent vraiment en vrilles.

D'une voix nasillarde à cause de l'excroissance nasale :

- Et vous trouvez ça drôle !!

Je me tourne vers José qui n’est pas loin d’être dans le même état et qui a déjà les larmes aux yeux.

- Je peux y aller avec « Kin » ?
- Si tu veux !! Mais vous allez sur la piste centrale, la cage est installée et les enfants n’auront pas peur de lui comme ça.
- D’accord !! Tu viens « Kin » ??


« Kinou » se lève d’un bond et m’attend déjà devant la porte.

- Rrrrr

Je sors en jetant quand même un regard derrière moi pour constater qu’ils ne sont pas près de se calmer, je hausse les épaules en soupirant et je sors.

J’ai juste oublié les énormes godasses et je me ramasse un gadin maison en loupant la marche.

- Arhhhh !!!!

Un énorme éclat de rire sort alors de la roulotte au point que j’en suis à me demander comment ils réagiraient si je m’étais vraiment fait mal.

J’arrive bon an mal an jusqu’à la petite porte qui permet depuis les coulisses d’entrer dans la grande cage, une fois à l’intérieur je referme avec soin derrière moi et j’avance seul en faisant signe à « Kinou » d’attendre que je l’appelle pour me rejoindre.

Je passe les quelques mètres du tunnel de barreaux pour me retrouver sous le chapiteau, je veux faire une entrée remarquée et je m’élance à pas rapide pour crier un « Hello » !! À tous les mômes quand je trébuche à cause de mes espèces de palmes décidément pas pratiques du tout et m’étale de tout mon long sur la piste en envoyant voler le violon et l’archet.

Thomas Maxime et Julien qui un peu plus calme s’apprêtent à venir rejoindre leurs amis entendent alors un formidable éclat de rire d’enfants qui s’échappe du chapiteau et se regardent les yeux brillants.

- (Maxime) Eh bien !! Ça n’aura pas mis longtemps.
- (Julien) Magnez-vous les gars !! Je n’ai pas envie de rater ça Hi ! Hi !


2eme ANNEE Fêtes de fin d’année : (64 / 150) (Reims)


Frédéric est rentré depuis peu de Paris cette fin d’après-midi là, il prend quand même le temps de passer par le CHU pour visiter ses patients et mettre au courant son patron sur l’arrivée prochaine de quelques blessés qu’il a fait transférer de la Salpetrière pour soulager leurs services.

Ils ont fait venir suffisamment de renforts dans la journée mais le nombre de blocs n’étant pas extensible, une attente de plus en plus mal perçue par les familles venant aux nouvelles de leurs proches.

Ils commencent à envahir la salle d’accueil en protestant sur le manque de moyens mis en œuvre.

Du coup il a préféré proposer cette solution, le CHU de Reims n’étant après tout pas si éloigné que ça.

C’est en entrant dans l’hôpital qu’il comprend que les premières ambulances sont déjà arrivées, en effet l’effervescence autour de lui étant à son comble et tout le personnel visiblement en plein coup de feu.

René le capte au passage visiblement soulagé de le voir.

- Ah !! Tu es rentré !! J’ai un bloc de libre, tu le prends ?
- Juste le temps de voir Robert et je suis à toi, qui tu me mets en équipier ?
- Pourquoi ? Tu as laissé les tiens là-bas ? Émilie et Julien sont libres puisque Florian se prélasse avec Patricia pendant que nous, on taffe comme des malades et j’ai Pierre un des nouveaux internes qui vient juste d’être rappelé et qui ne devrait plus tarder à arriver. Ça te va ?
- (Frédéric amusé) C’est parfait merci.
- Qu’est ce qui t’amuse comme ça ?
- Oh ! Rien juste que tu te trompes pour Florian et Patricia, je les ai débauché et crois-moi ils n’ont pas récupéré le meilleur.
- (René surpris) Tu les as fait revenir sur Paris ??
- Non mais je t’expliquerai plus tard, je dois voir Robert et si tu veux que je te donne un coup de main après !!!

Frédéric voit bien la curiosité de ses révélations sur le visage de son ami, il préfère s’éclipser rapidement plutôt que d’avoir à répondre au millier de questions que se pose de toute évidence René.

Il retrouve alors son patron dans son bureau, affairé lui aussi à gérer tout l’administratif lié à ce regain d’activité.

Il lui explique son rôle dans tout ça ainsi que cette décision qu’il a prise de mettre Florian en première ligne, Robert même s’il en a compris l’enjeu diplomatique, ne peut pas s’empêcher de faire la grimace à l’idée de mettre encore de nouvelles personnes au courant des capacités de son petit protégé.

- Mais tu te rends compte des risques que tu lui as fait prendre ? Comme s’il avait besoin de ça !!
- Tu aurais préféré que je laisse crever l’autre gamin ?
- Il devait bien y avoir quelqu’un capable de s’en occuper !!
- Je t’assure que non, sinon je l’aurai fait.
- Et alors ??
- Quoi et alors !!
- Qu’est-ce que ça donne ? Il a réussi à le remettre sur pied ou pas ?
- Comme si tu avais besoin de poser la question !
- (Robert sourit) C’est par habitude professionnelle, je n’attendais pas vraiment de réponse. J’ai rappelé du monde parce que la nuit va être longue, tu devrais aller te reposer un peu et revenir demain matin. D’après mes derniers renseignements, il y aura encore de quoi faire.
- J’ai promis à René de prendre un bloc en attendant que quelqu’un vienne me remplacer, après promis j’irai me reposer.


Robert avec un soupire de lassitude :

- Et notre rouquin ? Il est où maintenant ?
- Sans doute à Aix, dans son cirque.
- Qu’il en profite, au train où ça va il risque de ne plus avoir tant que ça l’occasion d’être tranquille.
- Tu te fais de la bile pour rien crois-moi !! Maurice sera là-bas dans la soirée et il a déjà pris toutes les précautions nécessaires pour que rien ne s’ébruite.
- Je vais quand même appeler mon confrère à Aix pour lui en parler deux mots. Je le connais bien, c’est un ami de longue date.
- Tout va bien je te dis !! Tu ne crois tout de même pas que je ferais prendre un risque si minime soit-il à « Flo » ?

Un craquement derrière la porte les fait se retourner brusquement, Frédéric va aussitôt voir dehors et n’aperçoit un peu plus loin qu’un morceau de blouse blanche qui passe l’angle du couloir.

Il se tourne vers Robert en haussant les sourcils et fonce dans la même direction pour essayer de rattraper la personne qui apparemment écoutait leur conversation.

L’homme voit passer le chirurgien, caché derrière une porte de salle qu’il a laissé entrebâiller une fois entré à l’intérieur pour s’y dissimuler.

Il attend quelques secondes et se débarrasse de la blouse qu’il envoie valser dans la pièce puis avec un calme olympien prend le chemin de la sortie.

Une fois se sachant en sécurité et après avoir vérifié que personne ne s’approche de lui ni ne le suit, il sort son téléphone et une fois son interlocuteur en ligne lui fait son rapport dans sa langue.

- (En Russe) Le garçon est bien dans un cirque à Aix en Provence comme nous le pensions monsieur !!! C’est un rouquin, nous ne devrions pas avoir de difficultés à le situer !! Par contre Désmaré est en route lui aussi et devrait sans doute arriver avant nous !!





Florian 18 ans surdoué ou Le don de guérir (livre 1) (suite 4 et fin du livre 1) - laurentdu51100 - 20-08-2020

2eme ANNEE Fêtes de fin d’année : (65 / x) (Paris)


Chan sort de la boutique en souriant de contentement et en se frottant les mains, le patron de celle-ci, un homme d’un âge avancé examine avec attention le chèque qu’il tient encore dans ses mains n’en revenant pas de l’aubaine qui lui tombe dessus.

Il n’a plus qu’à vérifier que celui-ci n’est pas en bois ce qui serait vraiment étonnant vu la condition demandée pour son obtention, il préfère quand même vérifier par acquit de conscience et appelle la banque émettrice.

Celle-ci lui donne la confirmation qu’il sera bien honoré et qu’il n’y a rien à craindre de la part de son client ayant une somme beaucoup plus conséquente et de loin sur son compte.

Il n’a plus qu’à attendre son jeune employé afin de lui annoncer la nouvelle en prenant les précautions que son dernier « client » lui a bien spécifiées de prendre afin de rester crédible.

Il sait qu’il n’a pas longtemps à attendre car le petit Dante est toujours à l’heure et même le plus souvent en avance.

C’est bien la première fois qu’on le paie pour qu’il ferme boutique, le jeune asiatique lui ayant simplement demandé d’estimer son manque à gagner et lui a fait aussitôt un chèque de la somme sans en ergoter plus longtemps le montant.

Faut dire pour sa gouverne que le propriétaire de la librairie n’a pas essayé d’en surestimer la somme étant d’un naturel honnête.

Maintenant lui aussi est heureux de pouvoir pour la première fois depuis bien longtemps, profiter de vacances avec ses proches et savoure par avance ce soir quand il va leur annoncer.

Il met le chèque dans une enveloppe et le tout dans son portefeuille pour le porter à sa banque dès qu’il pourra quitter la boutique.

Les quelques clients l’occupent suffisamment pour qu’il ne voie pas le temps passé et c’est un peu avec surprise qu’il aperçoit son jeune employé souriant comme à son habitude entrer dans la librairie pour aller aussitôt se changer et venir lui donner un coup de mains.

- (Dante amical) Vous allez bien monsieur Jean ?


Jean en faisant la bise au jeune garçon :

- Très bien mon petit et toi aussi quand tu connaîtras la bonne nouvelle.
- Tiens donc !! Vous avez gagné au loto Hi ! Hi !
- C’est presque ça figure toi, le comptable vient de m’appeler pour faire le point de l’exercice et il m’a vivement conseillé de fermer la boutique jusqu’à la fin de l’année.
- (Dante surpris) Il est fou ou quoi ?
- Pas tant que ça après réflexion, d’après lui ce serait nécessaire pour limiter les impôts et il m’a dit que de toute façon nous ne gagnerions plus rien cette année à rester ouvert. Étant donné la tranche supérieure où nous arriverions et que nous ne couvririons même pas les frais d’électricité et de chauffage avec le peu de bénéfice qu’il resterait. Donc il vaut mieux fermer pour cette année et garder l’argent chez nous plutôt que de le donner au fisc.


Le visage de Dante devient tout pâle.

- Mais !! Je ne comptais pas prendre de congés cet hiver monsieur, j’avais prévu de partir avec mes amis cet été.
- Qui t’a parlé de vacances !! J’ai fait le point de toutes les heures que je te dois et même en te faisant cadeau des dix prochains jours, je suis encore loin du compte.
- Je ne vous ai jamais rien demandé monsieur, j’aime bien être ici et si je reste plus tard c’est de bon cœur vous le savez bien.
- Justement mon garçon, c’est pour te remercier que je te fais cadeau de ces vacances et cette année tu auras même le droit à une prime de noël. Les affaires ont été bonnes et c’est aussi grâce à toi, alors dès ce soir nous fermerons boutique.

Dante n’en revient pas et ne trouve rien d’autre à dire, il se contente alors de faire une bise au vieil homme en lui donnant droit à un de ses plus beaux sourires.

- Merci !!


Jean ému par cet élan d’affection :

- Hum!! Oui!! Bon !! Eh bien la messe est dite, je dois passer à ma banque et je reviens ensuite pour t’aider à la fermeture. Surveille-moi un peu les deux loustics là-bas, ils nous regardent depuis tout à l’heure et je trouve ça un peu louche.


Dante se retourne, reconnaît les deux garçons et sourit.

- Ne vous en faites pas, je les connais.
- Ah !! Très bien alors, à tout à l’heure mon garçon.

Dante le voit enfiler son épais manteau et sortir, il se tourne alors vers les deux jeunes garçons.

- Alors les frangins ? Quoi de neuf ? Le petit frère va bien ?

- « Alex » et « Chris » viennent lui faire la bise, visiblement heureux d’avoir été reconnus par le jeune vendeur si sympathique.

- (Alexandre) On ne t’a jamais dit que nous étions frangins ?
- Ah non ?? C’est moi qui ai dû le penser alors.
- (« Chris » amusé) En fait nous sommes ensemble « Alex » et moi, ça ne te choque pas j’espère ?


Dante met un certain temps à comprendre.

- Heu !! Non bien sûr !! D’ailleurs pour ne rien vous cacher, j’ai un copain moi aussi.
- (« Alex » souriant) Tu parles d’un scoop !! S’il est aussi mignon que toi, ça doit grave user les yeux à vous mater.
- Vous allez bien ensemble vous aussi, mais je ne pense pas que c’est pour parler de ça que vous êtes ici. Vous cherchez quelque chose de précis ou c’est juste pour venir voir un beau mec Hi ! Hi !
- (« Chris ») En fait c’était pour te remercier pour Lucas, sans toi parait qu’il ne serait sans doute plus là.
- Florian m’en a parlé et je savais qu’il était sauvé, c’est ton petit frère ?
- (« Chris ») Non, celui d’ « Alex ». Mais c’est tout comme pour moi.
- (« Alex ») Je ne sais pas ce que lui a fait ton copain mais il a transformé mon frangin en « Rocco Siffredi » si tu vois ce que je veux dire.
- Non !! Sans déconner !!
- Je te jure !! Sa queue a pris au moins deux centimètres en un mois et il bande toujours comme un malade. Tu me diras, son copain n’a pas l’air de s’en plaindre Hi ! Hi !
- (Dante surpris) Ah !! Parce que lui aussi….
- (Alexandre en riant) Trois frères, trois phoques Hi ! Hi ! C’est ma devise Hi ! Hi ! Et chez « Chris » c’est pareil !! Heureusement que les parents le prennent bien. Mais tu ne m’as pas répondu au sujet de Florian ?
- (Dante gêné) C’est qu’il n’y a rien à dire de plus, mon copain est très doué et les gens disent qu’il arrive à faire des miracles avec ses mains. Maintenant si vous voulez en savoir plus, faudra lui demander vous-même.
- (« Chris ») Nous aimerions bien le revoir, tu sais où il est en ce moment ?
- (Dante en souriant) En vacances avec un cirque et je crois qu’il va avoir la surprise de nous y voir avec mon copain.
- (Alexandre) Tu as de la chance alors, mais qu’est-ce qu’il fait dans un cirque ?
Il apprend à s’occuper de « Kinou » je crois.
- (Alexandre curieux) C’est quoi ? Un cheval ?
- Non beaucoup moins gros quand même, c’est juste une jeune panthère noire à ce qui parait et qu’il a eu en cadeau d’un inconnu Hi ! Hi !

Dante devant l’air ahuri de ses deux amis éclate de rires et ce dit qu’ils n’ont pas fini d’avoir cet air-là s’ils fréquentent un tant soit peu le jeune rouquin.


2eme ANNEE Fêtes de fin d’année : (66 / 150) (Aix)


Erwan dort comme un loir à l’arrière de la voiture quand son père se gare devant l’hôtel où le GPS l’a conduit.

Maurice prend un plaisir évident à sortir de l’auto après toutes ses longues heures de conduite, sa femme également car elle aussi fait quelques pas autour du véhicule en s’étirant les muscles.

- (Maurice) Allons prendre nos chambres et nous installer, ensuite il faut que j’aille faire un tour à la préfecture. Ne m’attendez pas pour manger car ça risque de prendre un moment. Je vais essayer de régler tout ce que j’ai à voir et ensuite promis, je ne serai plus qu’à vous deux.
- (Martine septique) Promis ???


Maurice avec un sourire rassurant :

- Promis !!
- Alors fais ce que tu as à faire et revient nous vite mon chéri.
- D’accord !! Réveille « Hibernatus » pendant que je vais régler l’hôtel.

Il part prendre les bagages dans le coffre et ensuite passe la porte de l’établissement trois étoiles qu’il a fait réserver par un de ses assistants.

La bâtisse ancienne mais visiblement très bien entretenue est typique du sud de la France avec ses volets bleu ciel, ses tuiles rondes et ses oliviers tout autour. Maurice sourit en se disant qu’ils devraient y passer un séjour très agréable.

Martine regarde son fils toujours profondément endormi avec l’air affectueux qu’ont toutes les mères devant un tel spectacle.

Elle ouvre la portière et doucement lui secoue l’épaule.

- Debout mon lapin ! Nous sommes arrivés !!
- (Une voix endormie) Arrête de m’appeler ton lapin m’man !! J’ai plus cinq ans !!
- Oui mon sucre d’orge !!
- Rhaa ! Quitte à prendre je préfère « mon lapin », fais juste attention que je ne te mette pas des crottes partout Hi ! Hi !


Martine surprise qu’il soit de si bonne humeur au réveil :

- Eh bien !! C’est de voir bientôt ton ami Florian qui te rend aussi aimable ?
- (Erwan ouvre un œil) Aussi oui !! Mais c’est surtout que pour une fois on est tous ensemble et en vacance en plus. Il est où p’pa ?
- Il est passé devant pour régler l’hôtel, après ça il doit terminer un travail mais il nous a promis qu’ensuite il ne serait là que pour nous.
- Eh bien !! Il y a du progrès !! Il ne reste plus qu’à espérer qu’il se tiendra à sa parole.
- Il a l’air heureux de nous avoir avec lui, laisse-lui une chance.

Une fois les bagages montés et après avoir pris une bonne douche, Maurice rejoint la préfecture où le préfet Delesalle l’attend avec impatience, pressé lui aussi d’en finir et de rentrer chez lui.

Il accueille Maurice avec le respect qu’il a de cet homme et de ce qu’il représente au sein de l’état, sa venue et son intervention dans cette histoire le laissent toutefois songeur.

Qu’est ce qui peut pousser un homme de son importance dans cette affaire qui requiert plus du ministère des affaires étrangères que de la DST ? Surtout que ce même ministère est étrangement absent alors qu’un des émirs les plus puissants qui soit va bientôt débarquer sur le territoire national sans les démarches protocolaires habituelles.

C’est dans cet état d’esprit qu’il accueille Maurice dans le grand salon de la préfecture.

- Vous avez fait bon voyage cher ami ?
- La route a été longue mais la présence de ma famille à mes côtés m’a fait beaucoup de bien, merci !
- Je vous ai préparé mon rapport sur tout ce qui a marqué cet après-midi, autant vous dire que je suis allé de surprises en surprises ne serait-ce déjà que par ce jeune chirurgien qui nous a été envoyé.
- L’officier de gendarmerie ainsi que celui qui a accompagné le jeune prince ont-ils été convoqués ?
- Ils ne devraient plus tarder maintenant, peut-être préféreriez-vous que nous allions dans un endroit plus tranquille comme mon bureau par exemple ?
- Je vous suis !! Pourriez-vous me faire monter un plateau-repas et une bouteille d’eau minérale s’il vous plaît, je n’ai rien pris depuis Paris et ça commence à faire loin.
- Je m’occupe de vous faire préparer ça une fois que vous serez installés.

Quand ils arrivent dans le bureau du préfet, Maurice ne peut s’empêcher d’admirer le décor avec ces meubles d’un autre siècle.

Son bureau à côté lui paraît bien austère avec son ameublement moderne, il se sent tout de suite bien dans cette pièce qui sent bon la cire et s’assoit dans un fauteuil qu’il amène près du bureau en chêne.

Le préfet apprécie son geste, d’autres n’auraient pas eu cette politesse et se seraient octroyé sa place sans rien lui demander.

Il dépose alors le rapport devant Maurice et s’absente un instant pour donner les ordres nécessaires à sa collation.

Une fois seul, Maurice dénoue la pochette et en sort les pages dactylographiées qu’elle contient.

Un bref tri et il commence à lire avec intérêt toutes les annotations prises de ces six dernières heures.

Suite à la lecture d’une page, un truc le chagrine et il regarde au fond de la pochette s’il n’aurait rien oublié d’en sortir.

Celle-ci étant manifestement vide, il fronce les sourcils en attendant que le préfet revienne pour lui poser la question qui tourne en boucle dans sa tête depuis la lecture de la page en question.

Le préfet revient bientôt et Maurice ne lui laisse pas le temps de parler que déjà il se lève en lui demandant d’une voix empreinte de toute l’autorité de sa fonction.

- Où sont les enregistrements !!!


2eme ANNEE Fêtes de fin d’année : (67 / 150) (Aix)


Le préfet visiblement surpris par cette demande.

- Quels enregistrements ? Je ne comprends pas ?

Maurice lui met nerveusement la feuille du rapport sous le nez.

- C’est écrit ici noir sur blanc !! Trois caméras ont filmé toute l’intervention chirurgicale, alors je vous le redemande : Où sont les enregistrements ?
- (Le préfet visiblement perturbé) Mais !! Je n’en sais rien moi !!!
- Comment ça vous n’en savez rien ? Vous n’avez pas lu ce rapport ?
- J’ai seulement rajouté le mien à celui de la gendarmerie et de l’hôpital !! Il n’y a pas si longtemps que ça que je suis rentré vous savez ?
- Pour un préfet vous n’êtes pas curieux !! En feuilletant cinq minutes ses papiers, j’ai tout de suite vu qu’il en manquait des éléments importants.
- Les gendarmes l’ont peut-être gardé pour le visionner, qu’est-ce que j’en sais !! Il me semble que le gamin m’a parlé d’enregistrement, mais j’étais en ligne avec l’émir et je n’ai pas trop fait attention à ce qu’il me disait.

Maurice blêmit en entendant ses paroles, si Florian en a parlé c’est qu’il doit y avoir quelque chose de compromettant pour lui dessus.

- Qu’est-ce qu’il vous a dit exactement ? Essayez de vous rappeler ses paroles exactes !!


Le préfet fait un effort pour se souvenir :

- Attendez !! Ah oui !! Il a parlé de trois caméras !! Il me disait je crois qu’il me conseillait de récupérer les enregistrements et de les confier à mes supérieurs, que ceux-ci sauraient quoi en faire.
- (Maurice en colère) Et c’est maintenant que vous vous en souvenez !! Mais bordel !! Vous avez appris votre métier où ?? En fouillant dans les paquets de « Bonux » pour y chercher le cadeau ??
- (Le préfet vexé) Mais enfin !! Je ne vous permets pas de me parler sur ce ton !!
- Je parle du ton qui me convient quand j’ai affaire à des incompétents notoires comme vous semblez l’être !!! Croyez-moi, continuez comme ça et votre supérieur aura le mien de rapport !! Et il n’y manquera certainement pas le plus important !!

Jean François Delesalle comprend alors qu’il a merdé à fond et que ce n’est pas en se mettant Maurice à dos qu’il va redorer son blason, il change donc de ton et cherche un moyen pour qu’il revienne à de meilleurs sentiments à son encontre.

- Reprenons notre calme, vous voulez bien ? Maintenant ce n’est peut-être pas si grave que ça et il suffit d’envoyer quelqu’un les récupérer.
- Si elles sont encore là !!
- Allons !! Qui voulez-vous donc que ça intéresse ?

Maurice reconnaît qu’étant donné le peu de chose que connaît cet homme sur Florian, il ne peut juger de l’importance que pourraient avoir ces enregistrements et que son agressivité soudaine lui est incompréhensible.

- (Un ton en dessous) Nous n’avons plus qu’à attendre les deux officiers et nous verrons ensuite les dispositions à prendre.
- C’est je crois la meilleure solution, je vais voir si votre encas est prêt.

Maurice le regarde quitter le bureau et une fois seul, prend son portable et appelle Patrice.

- …………….
- C’est Maurice ! Florian est bien rentré ?
- …………..
- Comment ??? J’entends très mal avec tout ce boucan !!
- ………….
- Des enfants ?? Mais qu’est-ce qu’ils ont à rire comme ça ?
- ………………
- Non !!!
- …………..


Maurice éclate de rire :

- Il doit être dans son élément là Hi ! Hi !
- ……………
- Du violon avec des gants de boxe ???
- …………..
- J’imagine oui Hi ! Hi !
- …………….
- Bonne idée, faudra me montrer ça Hi ! Hi ! En parlant de film, faudrait que tu ailles d’urgence en récupérer à l’hôpital où « Flo » était cet après-midi !! Parait qu’il y avait des caméras dans la salle d’opération et je ne voudrais pas que ça tombe entre de mauvaises mains qui pourraient se poser des questions s’ils découvraient tu sais quoi !
- ………
- Bien sûr tout de suite !!
- …………..
- Eh bien on regardera ça ensemble Hi ! Hi !
- …………
- Ok ! Fais vite et prends un ou deux gars avec toi, on ne sait jamais.

Maurice raccroche en souriant, il imagine bien la scène que vient de lui décrire Patrice entre deux éclats de rire.

La fraîcheur et le naturel de ce garçon lui semblent parfois insensés, capables l’après-midi de réaliser des exploits que très peu s’essaieraient et le soir même se retrouver en pleines pitreries à amuser la galerie au point que même les adultes les plus avertis s’y laissent prendre.

- Ah !! Sacré gamin !! Tu m’en occasionnes des soucis !! Mais comment t’en vouloir Hi ! Hi !




Florian 18 ans surdoué ou Le don de guérir (livre 1) (suite 4 et fin du livre 1) - laurentdu51100 - 20-08-2020

2eme ANNEE Fêtes de fin d’année : (68 / 150) (Au cirque) (suite)


Sur les deux pistes secondaires, les acrobates et les funambules ont arrêté leurs spectacles car de toute façon personne ne fait plus attention à eux.

Tous obnubilés qu’ils sont par l’énergumène qui de toute évidence réussit son entrée sans aucune préparation au préalable.

Du coup eux aussi se rapprochent de la piste principale et s’amusent comme les quelques centaines d’enfants et d’accompagnateurs qui sont présents ce soir-là.

***/***

« Putain le gadin !! Bonjour l’entrée !! Je me suis encore emmêlé les pinceaux avec ses foutues groles !! Bon !! Apparemment ça les fait bien rire, alors essayons de les distraire un peu, après tout ce n’est pas mon métier alors !!! »

***/***

José voit bien que toute l’activité du cirque s’est arrêtée et que ce soit les artistes, les musiciens et les machinistes.

Ils sont tous pliés de rires devant la magistrale et sûrement involontaire entrée en scène de celui qui lui a dit texto ne pas savoir faire le clown.

Les rires de tous ses enfants lui font chaud au cœur et lui aussi s’assoit tranquillement pour ne rien manquer de la suite du spectacle improvisé mais déjà débutant sur les chapeaux de roues.

Florian se relève, les fesses plus hautes que le reste du corps en reculant ses mains pas à pas pour enfin se redresser tout fier de lui.

Il s’avance alors avec précaution pour ramasser à leur tour l’archet et le violon tombés plus loin.

Rien que ses petits gestes somme toute anodins continuent à éclater la petite marmaille assise sur les gradins ; le nez rouge et la coupe en pétard y étant pour une bonne part car donnant à Florian un air irrésistible sans commune mesure avec ses traits concentrés à ce qu’il fait et son allure sérieuse.

Il s’assoit sur le tabouret le plus bas de ceux réservé aux fauves et enfile ses gants de boxe en riant comme une madeleine.

Il reprend tant bien que mal le violon et l’archet et se relève tout fier en faisant un tour sur lui-même les bras en l'air comme un catcheur devant son public.

Les enfants hurlent de rires puis soudain se taisent en voyant derrière le jeune rouquin une panthère noire déjà impressionnante de par sa taille s’approcher de lui en rampant.

Un hurlement venant de toutes ses bouches enfantines.

- Attention !!! Derrière toi !!!!

Quand Florian se retourne pour voir ce que signifient tous ses cris, « Kinou » s’est déjà lestement caché derrière une grande malle multicolore.

Il cherche un instant ce qui a bien pu alerter ainsi tous les enfants et ne voyant rien, reprend sa place et commence à mettre son violon tout contre son cou.

« Kinou » passe la tête sur le côté de la malle et voyant qu’il lui tourne le dos, reprend sa reptation vers le jeune homme qui envoie quelques coups d’archet pour tester sa prise en mains de l’instrument ou plutôt sa prise en gants car ce n’est pas évident du tout.

Les yeux des enfants s’agrandissent et ils comprennent que l’animal fait partie du spectacle.

Les rires repartent de plus belle quand « Kinou » prend dans sa gueule un des pieds du tabouret et recule lentement avec lui juste au moment où Florian décide de s’y asseoir pour entamer son solo de violon plus confortablement.

Bien sûr arrive ce qui doit arriver et il se retrouve les quatre fers en l’air sous une explosion de rires.

L’air indubitablement étonné et ahuri qu’il jette alors en fait pleurer plus d’un et quand il se retourne, « Kinou » a déjà disparu pour retourner se cacher derrière sa boîte.

Un hurlement collectif d’enfants morts de rires.

- Derrière la malle !!!!

Florian se doute très vite de qui lui a joué ce tour et fait celui qui ne comprend pas en mettant son gant contre sa tempe et en regardant les mômes hystériques en tournant la main pour leur signifier leurs folies et qu’il n’y a rien du tout.

Les gosses en se levant et en montrant la panthère du doigt.

- Siiiii !!! Là !!! Derrrrrrière !!!

Il hausse les épaules en repartant reprendre son instrument, sa démarche en canard lui vaut de nouveaux éclats de rire.

Au moment où il se baisse pour les reprendre en « gants », « Kinou » s’élance souplement et le renvoie au sol d’un coup de tête dans les fesses.

L’allure et le cri de surprise que pousse Florian en s’étalant pour la énième fois dans le sable déclenche la vague de rires qu’entend Maurice dans son téléphone.

Patrice peu après se lève et fait signe à deux de ses hommes de sortir avec lui, ceux-ci font la moue mais obéissent à leur chef.

On sent bien malgré tout qu’ils auraient préféré rester là et continuer à se bidonner en regardant le spectacle dont ils n’ont pas conscience de la complète improvisation.

Dorian près de lui film avec sa petite caméra, Patrice sourit en se disant que ce ne sera pas vraiment pareil mais qu’il ne perdra rien de la représentation improvisée de son ami.

Il quitte le chapiteau avec ses hommes et les éclats de rire des enfants atteignant des sommets surprenants les suivent jusqu’au parking où est garée sa voiture, prouvant par-là combien cette soirée va les marquer et leur faire oublier un tant soit peu leurs tristes conditions.


2eme ANNEE Fêtes de fin d’année : (69 / 150) (Dans les airs)


Hassan Al Malouf ricane tout seul dans son demi-sommeil, la conversation qu’il a eue avec le jeune chirurgien Français lui reste encore en mémoire et lui fait se poser un tas de questions qui l’empêche de profiter du long voyage dans son jet pour prendre le repos qu’il escomptait afin de se remettre de ses émotions.

Depuis ce matin avec l’annonce du crash aérien sur Roissy et de savoir son fils unique à l’intérieur presque mourant, jusqu’à cette fin d’après-midi où il a eu l’assurance qu’il devrait s’en remettre grâce à une chance pas croyable et aussi à l’habileté d’un jeune homme à peine sortie de l’adolescence.

Hassan est passé par toutes les émotions allant du désespoir le plus complet jusqu’au rire de soulagement.

Ses pensées l’éveillent complètement et il préfère se lever pour se rendre dans le cockpit, vérifier où ils en sont dans l’avancement du voyage et si tout se passe pour le mieux.

Rassuré, il va tranquillement s’asseoir dans le coin salon et pour passer le temps tente d’en savoir plus sur le docteur De Bierne qui décidément, l’intrigue au plus haut point et dont il aimerait connaître le cursus qui l’a amené si jeune à une réputation telle qu’on lui a laissé le soin de s’occuper de son garçon.

Il passe donc par le service de renseignement de son émirat en entrant ses coordonnées prioritaires sur l’informatique embarquée de son jet privé.

Le temps des connexions satellites et de lire les premiers fichiers qu’il reçoit, son visage de curieux devient rapidement attentif puis au fur et à mesure change encore pour marquer une nette stupeur.

À part sa naissance et le décès de ses parents alors qu'il n’est âgé que de quelques mois, tout le reste le renvoie sur la même page où est noté en gros titre… « Dossiers bloqués ».

Hassan ne se laisse pas abattre pour autant et clique sur la propriété du dossier afin d’en vérifier la date d’émission, il constate que cela ne fait guère plus d’un an et reprend alors espoir.

Il entre alors un autre code spécifique et entre en liaison avec les puissants ordinateurs de sauvegarde de son service d’espionnage international, il en choisit une antérieur au fichier et refait sa demande de renseignement avec l’espoir d’y découvrir les fameux dossiers.

Ce qu’il voit s’afficher ne l’avance guère plus si ce n’est un renvoi sur une recherche faite en son temps par les renseignements généraux Français, recherche émanant du patron de ce même service décédé récemment.

Hassan clique sur le lien et tombe médusé sur l’encart de la DST indiquant que le dossier est classé « confidentiel défense », ce qui bien sûr ne l’avance en aucune façon mais l’amène à réfléchir sur tout ce mystère qui entoure ce garçon.

Mystère qui de toute évidence doit être suffisamment important pour qu’un tel dispositif ait été mis en place avec tellement de soins qu’aucune information ne soit accessible.

C’est avec déception qu’Hassan ferme le dossier, il profite d’être connecté pour prendre connaissance des derniers rapports sur les déplacements des puissants de ce monde.

Il aime bien savoir où ils sont et connaître le motif de leurs déplacements afin de flairer à l’avance les diverses stratégies qu’ils pourraient avoir en têtes pour prendre encore plus de poids sur le commerce international et en tirer pour lui-même quelques retombées sonnantes et trébuchantes le cas échéant.

Pas grand-chose apparemment ne bouge en cette fin d’année, les marchés sont calmes et les grands patrons restent pour la plupart dans leurs pays respectifs.

Deux ou trois sont à l’étranger à l’heure actuelle et seul l’un d’entre eux est en France pour des raisons personnelles.

Comme de toute façon il a du temps à perdre, Hassan vérifie par pure curiosité où se trouve ce potentat asiatique dont la fortune égale quasiment la sienne.

Son service de renseignements étant très compétent, le rapport indique que Ming Tsu aurait débarqué à Roissy pour passer quelques semaines de vacances auprès de son fils unique Yuan Tsu, qui suit actuellement des études de commerce à l’université de Paris.

Ils seraient partis presque aussitôt pour Aix en Provence et seraient hébergés du moins pour le père chez des amis à lui actionnaires dans une société florissante, la DBIFC spécialisée dans la coupe et la revente du bois.

- (Hassan parlant seul) Tiens ? Cette société me dit quelque chose ?

Il ouvre alors une nouvelle fenêtre et tape les cinq lettres « DBIFC » par pure curiosité, ne retrouvant pas dans sa mémoire à quoi elle se réfère.

Ses yeux s’ouvrent alors en grand quand la page d’accueil s’ouvre sur l’intitulé complet de la société.

De Bierne Internationale Forestière Compagnie, appartenant en propre à Florian De Bierne et actuellement dirigé par Franck Legendre son actuel président directeur.

Hassan fait un bond et se lève de son fauteuil car la coïncidence lui semble énorme et il se demande si Ming Tsu ne serait pas au fait des secrets entourant étrangement ce garçon et qu’il n’en tirerait pas parti pour lui-même ou une, voire même l’ensemble de ses sociétés.

Il lui déplairait que quelqu’un tire parti de ce garçon auquel il doit très certainement la vie de son fils, il maille alors à son chef du renseignement un ordre urgent et impératif.


2eme ANNEE Fêtes de fin d’année : (70 / 150) (Dans les airs) (fin)


Courrier envoyé en Arabie Saoudite.

***/***

Détacher immédiatement des équipes de protections sur la personne de Florian De Bierne en ce moment à Aix en Provence / France.

Ce garçon doit être sous surveillance nuit et jour et n’encourir aucuns risques quels qu’ils soient d’enlèvements ou de malversations physiques ou financières.

Surveiller particulièrement les agissements de Ming Tsu ainsi que ses prochains mouvements bancaires ou boursiers, je demande un rapport régulier des faits et gestes de ses deux personnes ainsi que de tous autres quidams s’intéressant de près d’une quelconque manière à eux.

Hassan Al Malouf.

***/***

Satisfait de ses décisions qui il l’espère ne lui démontreront qu’il se fait du souci pour rien, Hassan regarde sa montre et appelle son consulat pour vérifier que tout est bien prêt pour son arrivée prochaine et qu’une des résidences qu’il possède dans le sud de la France sera bien prête à le recevoir.

***/***

DST Paris.

L’agent en faction réceptionne l’alarme qui prouve que quelqu’un cherche des renseignements sur une des personnes sous protection de son service, il fait immédiatement une recherche d’adresse IP et met en sauvegarde automatique sur un des serveurs de l’agence tout ce qu’envoie ou reçoit l’ordinateur relié à cette adresse.

L’étonnement se lit sur son visage quand il constate que les paquets informatiques sont cryptés, aussitôt il lance une analyse qui recherchera le code source du cryptage et prend son téléphone pour en avertir son supérieur.

Alain Durieux est l’adjoint en poste de Maurice Désmaré, il prend l’appel et converse quelques minutes avec son collaborateur en lui donnant des instructions précises et raccroche soucieux en attendant de recevoir les informations demandées.

Quelques minutes plus tard, il reçoit enfin sur son pc l’index des recherches et le mail décodé et traduit envoyé depuis l’ordinateur concerné.

Il en prend connaissance et ne peut s’empêcher de sourire car il est l’un des seuls collaborateurs dont Maurice a suffisamment confiance pour le mettre dans tous ses secrets.

La protection ainsi que ses raisons concernant le jeune De Bierne n’en est assurément pas un pour lui, du moins en est-il convaincu car en réalité il n’en sait pas plus que ce que Maurice en a dit au conseil des médecins mais qui est déjà largement suffisant pour qu’il ait conscience de l’importance de ce jeune garçon.

Il regarde l’heure et ce dit qu’il en connaît un qui va ronchonner sec d’ici pas longtemps, il décroche son téléphone et lance l’appel avec un petit sourire aux lèvres car il connaît suffisamment bien son patron pour savoir que celui-ci va apprécier à sa juste valeur cette aide imprévue venant directement de l’émir lui-même.

Maurice n’est pas encore couché loin de là puisqu’il vient juste de libérer les officiers de gendarmerie et qu’il est en ce moment avec Patrice et les deux hommes visionnent les enregistrements des caméras.

Enregistrements dont personne n’avait plus pensé puisque de toute façon le jeune prince allait se remettre du grave accident dont il a été parmi beaucoup d’autres la victime.

Il écoute attentivement la teneur du mail et se le fait même répété plusieurs fois en le faisant également écouter à Patrice qui comme lui se retient de rire.

Maurice remercie son adjoint et raccroche en ne se retenant plus et un rire tonitruant résonne à l’intérieur des murs de la préfecture.

- Hi ! Hi ! Ming en terroriste Hi ! Hi ! On aura tout entendu Hi ! Hi !
- (Patrice) Surtout avec le look hyperdiscret qu’il se donne Hi ! Hi !


Maurice reprenant son sérieux :

- Bon !! En tous les cas il m’épate l’émir !! Il a déjà l’air de s’être attaché fortement à notre petit diable.
- Faut dire aussi qu’il lui doit une fière chandelle !!
- Je me demande quelle tournure d’esprit il a eue pour mettre en place cette protection sur Florian ?
- (Patrice) Le mieux sera de lui demander.
-(Maurice réfléchit) Le plus tôt possible même ! Cette double protection pourrait avoir un effet contraire à ce que nous recherchons, autant qu’il soit au courant que nous en avons déjà également mis une en place et que ses hommes connaissent les nôtres.


Patrice en faisant un signe de tête d’assentiment :

- C’est clair !! Et puis lui dire aussi pour Ming, s’il y a bien quelqu’un qui ne veut pas de mal à Florian, c’est bien lui. Je suis certain même que s’il savait ce que risque l’ami de son fils, il mettrait lui aussi à ses frais un service de surveillance.
- D’ailleurs ça me fait penser que nous ne savons pas grand-chose sur lui.
- (Patrice étonné) Mais enfin patron !! C’était le meilleur ami du père de Florian !!
- Je le sais bien mais tu oublies les choses qui peuvent faire changer les meilleurs d’entre nous !
- Quoi donc ?
- La santé ! L’argent ! Une vie plus longue que la normale ! Enfin tout ce que Florian et son secret peuvent apporter à un homme connaissant son « don ».
- Impossible !! Pas Ming !!
- (Maurice sourit) Je n’ai pas dit ça non plus, juste que ça ne coûte rien de vérifier quelques petites choses.

Patrice lui rendant son sourire.

- Je sais pourquoi vous êtes arrivé à ce poste-là maintenant, vous seriez capable de faire suivre vos propres parents au cas où, pas vrai ?
- S’ils étaient encore vivants et qu’ils aient appris pour Florian ? Oui sans aucun doute !!



Re : Florian 18 ans surdoué ou Le don de guérir (livre 1) (suite 4 et fin du livre 1) - laurentdu51100 - 20-08-2020

2eme ANNEE Fêtes de fin d’année : (71 /150) (Au cirque) (suite)


J’arrive quand même à me relever et à m’asseoir sur le tabouret en surveillant autour de moi pour surprendre le prochain coup de « Kinou » qui est reparti se planquer derrière la malle.

Les gosses sur les gradins sont déchaînés et hurlent à la panthère qui montre juste de temps en temps le bout de son museau.

- Va yyyyy !!!! Il te regarde paaaaas !!!!!

Je leur envoie un regard qui tue et en effet ils sont à nouveau morts, mais de rires.

J’arrive quand même à jouer un peu de violon et le calme précaire je le sens bien revient malgré tout.

Les enfants, la bouche grande ouverte, écoute manifestement charmés par la musique, je n’ai pas le temps d’en jouer beaucoup que « Kinou » visiblement pris dans son jeu revient à la charge.

Je le vois arriver en même temps que plusieurs centaines de voix m’avertissent et je me tourne vers lui l’air en colère.

Il stoppe aussitôt et s’allonge sur le sol en mettant les deux pattes avant sur ses yeux, bien sûr ça me fait rire et je reprends mon morceau de musique.

Dès qu’il m’entend rejouer, ses pattes bougent pour qu’il puisse me regarder, je tourne la tête brusquement vers lui et il les remet en place aussitôt semblant fuir ainsi mon regard.

J’ai l’impression que côté gradin ça va être un concours de culottes mouillées car les gosses n’en peuvent plus et commencent à se tordre dans tous les sens.

J’arrive quand même à venir à bout du morceau assez fier de moi quand même, Je capte Joaquim qui lui aussi en a les yeux pleins de larmes à se fendre la bouille comme les autres et je lui fais signe d’approcher, que je veux lui parler.

Je m'avance alors avec ma démarche qui remet la machine à fou rire en action et quand je suis suffisamment près pour qu’il m’entende.

- Pour le final tu vas ouvrir la cage aux tigres.


Joaquim est visiblement pas rassuré de faire ça sans l’accord des dompteurs.

- Tu es sûr ?
- Oui vas-y !!

Le gamin détale alors à toutes jambes et quelques secondes plus tard Rax et Phtilie entrent dans la cage sous le cri d’effroi des jeunes spectateurs.

Je fais celui qui a peur et bien sûr à peine trois pas plus loin je me vautre lamentablement une fois de plus, mais là ! Pas de rire, juste un nouveau cri de terreur venant des enfants qui se serrent les uns contre les autres en se demandant ce qu’il va bien pouvoir se passer.

Les deux tigres me reconnaissent et me foncent dessus avec toute la prestance de ses animaux formidables, une bataille rangée faite de chatouilles de ma part et de coups de tête et de langues de la leur débute alors.

Les enfants comme leurs accompagnateurs comprennent alors que ça fait partie du spectacle et reprennent aussi vite qu’ils les avaient cessés, leurs cris mêlés de rires et je termine en montant sur le dos de Rax qui feule de surprise mais m’accepte sans problème.

Nous faisons alors le tour de la cage sous les applaudissements et les bravos de notre public visiblement heureux et reconnaissant d’avoir autant ri, voir autant de bonheur dans les yeux de tous ses petits que la vie a oublié de gâter comme ils auraient dû l’être me fait sourire jusqu’aux oreilles, ils auront au moins un souvenir inoubliable de cette soirée qui leur est consacrée et qui ne fait que commencer.

Pedro et Miranda entrent à leurs tours, ils ont visiblement couru et me regardent passer près d’eux avec une lueur de reproche vite remplacé par un sourire quand ils voient les trois fauves visiblement heureux autour de moi et sans une once d’agressivité, bien au contraire puisqu’ils ronronnent comme de gros chats en se frottant dans mes jambes.

J’attrape Joaquim à la sortie de la cage et le fais monter sur « Kinou » puis j’entre à nouveau mais cette fois sur une des pistes secondaires.

Les enfants nous voient arriver et je lis dans leurs yeux la joie de nous revoir, j’approche doucement en faisant attention aux plus peureux pour ne pas les effrayer avec mon fauve mangeur d’homme et je m’approche d’une petite fille toute fluette qui regarde « Kinou » avec de grands yeux brillants d’envies.

- Tu veux monter sur son dos ?

Son visage s’anime d’un magnifique sourire qui en dit beaucoup plus que des paroles, je lui tends alors les bras et l’aide à franchir le petit muret de bois qui sépare les gradins de la piste.

Elle ne doit pas avoir plus de cinq ou six ans et elle est légère comme une plume, je l’assieds sur le dos du « monstre » et Joaquim lui fait faire lentement un tour de piste.

Pendant ce temps-là je surveille du regard les autres enfants et souris devant l’envie qu’ils ont de l’imiter.

- Les dix premiers qui lèvent la main feront un tour aussi, prêt !!! Allez-y !!!

Une nuée de mains se lèvent toutes en même temps et je suis bien embêté pour faire mon choix, une femme se lève alors et me montre du doigt deux petits garçons de cinq ou six ans, handicapés que je n’avais pas remarqués jusqu’alors ; leurs fauteuils étant repliés près d’eux, je m’avance vers les deux gamins avec un grand sourire.

- Alors les gars !! Ça vous dit un petit tour de panthère noire ??


2eme ANNEE Fêtes de fin d’année : (72 /150) (Paris) (Chan & Dante)


Le rideau métallique claque sur le sol et les serrures cliquettent en se verrouillant pendant que Jean enclenche l’alarme.

C’est avec un visible contentement qu’il appose alors l’affiche où est notée la fermeture de la librairie jusqu’au deux janvier inclus.

- Profite bien de tes vacances mon garçon, tu les as bien mérités !
- Merci monsieur Jean, profitez-en bien vous aussi.

Sur ce, Dante prend le chemin du retour pour annoncer la bonne nouvelle de vive voix et les yeux dans les yeux à son chéri plutôt que de lui envoyer un SMS ou même de lui passer un coup de fil.

Quand il rentre chez lui, il trouve un grand panneau dans l’entrée lui indiquant une matraque en caoutchouc mousse et deux billets de train.

Un autre message est posé à côté des billets qu’il s’empresse de lire quand même fortement intrigué de toute cette mise en scène, il lit alors le petit mot et commence par froncer les sourcils avant d’avoir un sourire tout en tendresse et enfin éclater de rires.

***/***

Message : pas envie de te mentir _ stop _ ai payé ton patron pour qu’il ferme boutique _ stop _ ai acheté billets train pour Aix _ stop _ prévu passer fêtes avec copains _ stop _ si envie frapper quand rentrer _ stop _ prendre matraque prévue pour _ stop _ je t’aime _ stop _ Chan.

***/***

Une porte grince derrière lui, il se retourne juste assez vite pour voir la mèche de cheveux disparaître.

Dante prend alors la matraque et fonce dans la pièce en criant.

- Attends que je t’attrape toi !! Tu vas prendre cher !! C’est quoi cette histoire ??

Chan comprend au son de la voix que son copain n’est pas fâché, c’est ce qu’il avait craint a posteriori quand il est rentré chez lui après sa visite à la librairie et c’est pourquoi il a monté cette petite mise en scène où il lui avoue tout d’une façon qu’il a trouvé originale.

Maintenant il a aussi mis d’autres atouts de son côté, ne serait-ce sa tenue actuelle juste composée d’un mini-slip noir à ceinture blanche dont il connaît à l’avance l’effet que sa vue fera sur son Bonobo insatiable.

Et bien sûr ça ne rate pas, Dante déboule dans la chambre dans l’intention évidente de le matraquer avec la batte en mousse juste pour s’amuser un peu et ensuite avoir l’explication de cet embrouillamini qu’il a cru comprendre entre Chan et son patron.

Seulement quand il arrive devant son ami, Dante sent immédiatement à sa vue si sensuellement offerte une remontée spectaculaire de libido qui le laisse la bouche sèche à admirer le corps splendide de son homme, lui ôtant toute idée de vengeance même si elle n’était prévue que par des chatouilles ou autres plaisanteries du même style.

Dante se jette néanmoins sur Chan mais cette fois-ci avec la ferme intention de profiter tout son soûl de son corps et de cette protubérance qui lui déforme si avantageusement le devant du slip.

C’est un petit combat de coqs qui se déroule alors dans la chambre où chaque participant se repaît de la douceur et de la chaleur de l’autre jusqu’au moment fatidique où l’envie devient plus forte que le jeu et que leurs corps s’ajustent maintenant alanguis, les lèvres unies dans un baiser fougueux.

***/***

C’est un Chan sur les rotules quelques heures plus tard qui se traîne jusqu’à la cuisine pour s’hydrater et reprendre son souffle, complètement vidé de ses forces par la libido exacerbée de son compagnon au corps de danseur qui l’étonne chaque jour davantage par son endurance exceptionnelle aux joutes sexuelles quotidiennes qu’ils s’octroient pourtant sans compter.

Dante le rejoint dans la cuisine, nu et les reins cambrés dans sa démarche naturellement souple et affriolante.

- (Chan faussement paniqué) Pitié !! Non !! Tu veux ma mort ??
- Ça t’ennuie que j’ai toujours envie de toi ??
- Non bien sûr mais tu as le beau jeu toi.
- Tu voudrais qu’on échange les rôles ??

Chan regarde son copain étonné, c’est bien la première fois depuis qu’ils sont ensemble qu’il fait allusion à une éventuelle inversion de rôle dans leur relation.

Par contre la deuxième question qu’il se pose forcément c’est si lui est prêt à échanger sa place d’actif contre celle de passif de son compagnon.

Pendant que tout ça trotte dans sa tête, Dante continue sa conversation avec lui.

- En plus je jouis plus souvent que toi alors ton excuse ne tient pas debout Hi ! Hi ! Juste que tu manques d’endurance et que tu ne veux pas le reconnaître Hi ! Hi !

Chan est toujours dans sa pensée d’échange de rôle.

- Et ça te plairait à toi ?


Dante n’est plus sur la même longueur d’onde.

- De quoi tu parles ???
- Mais !! De ta question sur l’échange des rôles !!
- Ah !! Ça !! Bah oui pourquoi pas, de temps en temps ça me dirait bien d’essayer. Pas toi ?
- J’en sais fichtre rien, faudra qu’on en reparle le moment venu.

Dante avec un grand sourire épanoui en regardant son sexe raide comme la romaine.

- Alors parlons-en !! Mais pas trop longtemps hein ?? Tu sais que je préfère l’action !!
- D'accord mais pas ce soir !! Je suis naze !!


2eme ANNEE Fêtes de fin d’année : (73 /150) (Reims)


Frédéric sort de chez lui avec le grand panier à chat où les deux siamois sont couchés et se laissent emmener sans difficultés même s’ils ne sont pas habitués à y être enfermés.

Il se rend chez Mireille pour lui rendre une petite visite et l’inviter à passer le réveillon de Noël avec sa femme et quelques amis.

Il sait bien qu’elle sera seule, vu que tous ses pensionnaires sont partis pour rejoindre Florian et leurs autres amis.

Pourquoi prend-il « Tic » et « Tac » avec lui ? Lui-même ne le sait pas, juste peut-être pour les faire rendre visite à leur ancienne maîtresse car il connaît l’attachement qu’elle a gardé malgré tout pour eux, lui rappelant par leurs présences l’époque où son mari toujours de ce monde leur apprenait à obéir aux ordres.

Il gare sa voiture devant la « petite » maison toute pimpante malgré l’hiver et sonne au porche, attendant l’autorisation d’entrer.

Mireille sort de sa maison et sourit en reconnaissant Frédéric, elle appuie sur l’ouverture automatique que Dorian lui a installée récemment pour le laisser entrer.

Frédéric libère les deux chats qui aussitôt reprennent leurs marques et terminent par venir se frotter contre la brave femme toujours heureuse de les revoir.

- C’est gentil d’avoir pensé à me les amener, mais entrez donc il fait meilleur à l’intérieur.

Frédéric traverse la petite cour et l’embrasse en entrant avec elle dans la maison à la chaleur confortable.

- (Mireille ravie) C’est le jour des visites aujourd’hui ?
- Ah oui ? Comment ça ?
- Un monsieur est venu me parler de Florian, il voulait le rencontrer !!
- (Frédéric intrigué) Tiens donc !! Il vous a dit qui il était.
- Oui bien sûr !! C’est un de ses collègues du CHU, mais j’y pense !! Vous devez le connaître vous aussi ? Un certain Vadim quelque chose, je ne me souviens plus trop bien. Il avait un fort accent étranger, Russe je crois ou de quelque part par là.

Frédéric est quasiment certain qu’il n’y a personne du nom de Vadim là où il travaille et en plus avec un fort accent encore moins.

- Qu’est-ce qu’il voulait exactement ? Essayez de vous souvenir, c’est très important.

Mireille comprend qu’il y a un lézard et commence à paniquer, Frédéric s’en aperçoit de suite et lui prend doucement la main pour la faire asseoir dans son fauteuil.

- Dites-moi juste ce que vous lui avez dit sur Florian ?
- (Mireille affolée) Il cherchait juste à le joindre et son téléphone ne répondait pas.
- Vous ne le lui avez pas donné j’espère ?


Mireille lui fait alors un clin d’œil qui surprend Frédéric.

- Bien sûr que si !! Seulement je lui ai donné celui que « Do » m’a donné au cas où quelqu’un justement essaierait d’avoir celui de « Flo »

Frédéric serre plus fort dans ses mains celle de la brave grand-mère qui de toute évidence ne s’en laisse pas conter.

- Et ensuite ? Que lui avez-vous dit ?
- Que Florian était en vacances avec des amis dans le Sud, Vadim avait l’air de savoir puisqu’il m’a parlé aussitôt d’Aix en Provence.
- Vous lui avez parlé du cirque ?
- C’est lui qui m’a dit avoir entendu Florian en parler mais qu’il n’était pas sûr et que c’était pour ça qu’il était venu pour en avoir la confirmation.
- Tiens !! Je croyais qu’il venait le voir !! Rien d’autre ?
- Bah non !! Il avait l’air pressé et il est reparti rapidement.
- (Frédéric) C’était quand ?
- Il n’y a pas une heure, pourquoi toutes ses questions ?


Frédéric ne voulant surtout pas l’effrayer :

- Pour voir si je pouvais le rattraper mais je pense que c’est trop tard, vous avez bien fait de lui donner le numéro que Dorian vous a communiqué !! Je ne sais pas qui est cet homme mais s’il revient ne lui ouvrez plus la porte, je vais vous laisser les siamois au cas où.

Il va pour s’en retourner et prévenir Dorian et Gérôme de ce qu’il vient d’apprendre, quand il repense au but de sa visite.

- Ah oui au fait !! Je viendrais vous prendre pour le réveillon, nous sommes sans les enfants nous aussi alors autant passer une bonne soirée tous ensemble.
- C’est gentil ça !! Mais pour Florian ? J’espère que je n’ai pas fait quelque chose qu’il pourrait regretter ?
- (Frédéric en souriant) Il est très bien protégé, ne vous en faites pas pour lui. Pensez juste à ne pas ouvrir à tout le monde tant que vous êtes seule, et puis non !! Tout compte fait, vous venez avec moi. Il y a assez de chambres de libre et je serais plus rassuré.


Mireille lui fait un grand sourire :

- Merci de votre proposition mais je ne voudrais pas gêner et je veux être là si un de mes « petits » rentre ou a besoin de moi.

Frédéric comprend qu’il n’y arrivera pas comme ça, il va pour baisser les bras quand une idée lumineuse le prend et qu’il se retourne vers la vieille femme toute fluette.

- Et si on allait faire une surprise aux « petits » et partir quelques jours pour passer les fêtes avec eux ?


2eme ANNEE Fêtes de fin d’année : (74 /150) (Au cirque) (Fin de la soirée)


Il est presque vingt-trois heures quand la soirée se termine et que les enfants remontent les yeux encore émerveillés dans le bus qui va les ramener ou chez eux, ou dans leurs pensionnats.

Florian surveille sans en avoir l’air jusqu’à ce que la femme qui lui avait indiqué les deux enfants handicapés passe devant lui.

- Excusez-moi madame !!

Elle se retourne surprise que quelqu’un lui adresse la parole, reconnaît le jeune homme et sourit ravie.

- Tiens !! On dirait que votre nez a dégonflé et qu’il va mieux !!
- Oui ! Hi ! Hi !
- Merci pour ce spectacle, les enfants ont beaucoup ri et ce n’est pas si souvent qu’ils en ont l’occasion vous savez.
- Je me doute un peu (Je lui tends une enveloppe cachetée) Tenez !! Voilà une adresse avec un mot d’accompagnement pour emmener les deux petits gars consulter un spécialiste qui pourra, je crois, faire quelque chose pour eux.


Elle regarde l’adresse surprise.

- Bégin !! Mais c’est un hôpital militaire ?
- Cela vous pose-t-il problème ?
- Non pas du tout, mais notre association n’a pas les moyens de prendre en charge de telles interventions et l’assistante sociale les a déjà inscrits auprès de « Chirurgien du monde ». Elle nous a prévenus que ce serait très long car vous pensez bien qu’il y a un sacré temps d’attente.
- Je suis certain qu’il y aura quelqu’un pour les prendre en charge très rapidement et bénévolement, faites-moi juste confiance.
- Entendu jeune homme, je vais en parler et donner cette lettre à notre directeur qui contactera l’hôpital dès que possible.
- (Satisfait de sa réponse) Très bien alors ! Bon retour et faites une bise de ma part à tous vos petits protégés.
- (Souriante) Encore merci pour cette soirée ! Votre prestation m’a bien fait rire également.

Je la laisse s’éloigner en cherchant des yeux la deuxième personne avec qui je voudrais parler un instant avant qu’elle nous quitte.

Je la vois s’approchant d’un des bus et s’apprêtant à monter à l’intérieur, je vais rapidement la rejoindre et la retiens un instant par le bras.

Ses yeux quand elle se tourne vers moi brillent de mille feux et sa fragilité ainsi que la gentillesse de son regard me serre le ventre comme quand je l’ai prise dans mes bras pour la déposer à cheval sur « Kinou ».

- Alors belle princesse ? Tu as été contente de ta soirée ?
- Oh oui monsieur !!
- Tu es venue avec tes parents ?
- Non monsieur, avec mon éducateur.
- Il est gentil avec toi ?
- Oh oui monsieur !!
- Tu veux bien me le présenter ?

Elle me montre du doigt un homme d’une cinquantaine d’années debout près du bus qui fait le décompte des enfants au fur et à mesure qu’ils s’installent, avec une petite parole gentille à chacun.

- C’est lui là-bas !!
- Merci ma puce ! C’est comment ton prénom ?
- Coralie !
- J’aime beaucoup tu sais ! Allez ! Va rejoindre tes camarades et rentre bien à ton foyer.


Coralie fait un beau sourire au garçon si gentil qui se penche pour l’embrasser.

- Merci monsieur.

J’attends quelques minutes que tous les enfants soient installés et je me dirige vers l’éducateur en lui prenant le bras afin de l’arrêter avant qu’il ne monte dans le bus à son tour.

Il se retourne, étonné :

- Oui ??

J’engage avec lui une conversation qui lui amène petit à petit un grand sourire aux lèvres, il sort un calepin et note d’une écriture rapide les quelques renseignements demandés.

Il sépare ensuite d’un geste sec la feuille du carnet et me la tend.

- Voilà !! Avec ça je pense que vous devriez avoir tous les renseignements nécessaires pour vos démarches.
- Merci beaucoup monsieur.
- Vous ne lui en avez pas parlé j’espère ?
- Bien sûr que non, il sera bien temps si tout se passe comme je le souhaite.


L’homme me serre la main :

- Pourquoi faites-vous ça?
- Pourquoi je fais ça ? Tout simplement parce que je suis tombé sous le charme de cette enfant et que je suis certain qu’elle sera bien là où elle sera, voilà pourquoi.


L’homme monte la première marche du bus et se retourne :

- Il y en faudrait beaucoup des comme vous.

Je regarde tous ses bus remplis d'enfants en soupirant.

- Je sais monsieur.




Florian 18 ans surdoué ou Le don de guérir (livre 1) (suite 4 et fin du livre 1) - laurentdu51100 - 20-08-2020

2eme ANNEE Fêtes de fin d’année : (75 /150) (Au cirque) (Deuxième jour)


Le cirque se réveille tranquillement et les bruits caractéristiques des gens au travail résonnent un peu partout.

Bien sûr dans les roulottes de nos vacanciers, ce sont encore des ronflements qui amènent les contres mesures à ce brouhaha familier.

***/***
- Rejoins l’avion Florian !!
- Tu crois qu’il t’entend ?
- C’est le seul moment ! Il faut qu’il comprenne qu’il doit retourner là-bas !
- Quelque chose le bloque pour qu’il le fasse pourtant.
- Je sais mais il faut absolument qu’il passe outre et qu’il m’y ramène.
- Je croyais que ce n’était pas si urgent ? C’est toi-même qui le dis pourtant ?
- Trop de choses se trament et je serais plus rassuré une fois de retour auprès des nôtres, je pourrai mieux le protéger.
- Je sens aussi le danger autour de lui, te rends tu comptes que c’est de ta faute ?
- J’ai été l’élément déclencheur je le reconnais, Maintenant je n’interviens quasiment plus du tout sache le.
- Comment ça !!! Ce n’est pas possible !!! Cette race n’est pas encore prête, de loin s’en faut, à suivre ce chemin !!!


***/***

Toujours ses voix dans ma tête !! Qu’est-ce que ça signifie enfin !! J’ouvre les yeux en me redressant vivement et en regardant tout autour de moi afin de voir si vraiment il n’y a personne, la roulotte est nimbée de lumière mais vide à part mes compagnons toujours endormis.

Une idée me vient soudainement et je me penche au pied du lit pour constater comme je m’y attendais que « Kinou » est bien là lui aussi avec les yeux braqués sur moi.

- Tu entends des voix dans ta tête toi aussi ?
- Rrrr !!!
- C’est bien ce qu’il me semblait, il n’y a que quand tu es proche de moi que je les entends.
- Rrrr !!!
- Je sais !! Tu n’y comprends rien toi non plus !!

Un mouvement contre moi et un bras qui vient doucement se poser sur ma poitrine me fait penser à autre chose de plus plaisant pour moi.

Je me rallonge lentement en tournant ma tête vers le beau gosse endormi tout contre moi et souris tendrement devant le spectacle de ses mèches blondes lui recouvrant une partie du visage et le faisant passer pour un ange venu du ciel.

Je repose doucement son bras sur son ventre et je laisse glisser ma main dans les couvertures en le caressant du bout des doigts.

Je rencontre très vite son gland décalotté et tout raidi de sa bandaison matinale, pas de slip ni de boxer car cette nuit nous nous sommes serrés nus pour nous endormir.

Mon majeur passe doucement dessus et le caresse comme le ferait une plume sur toute la longueur de sa hampe le faisant par réflexe se décoller de son pubis et laissant libre court au reste de mes doigts d’aller se perdre dans sa toison aux poils doux comme de la soie.

Mon autre main repousse la couette pour que mes yeux puissent enfin se rassasier de ce que mon sens du toucher remonte déjà à mon cerveau, celui-ci commence à se connecter en mode accro de ce corps dont je ne me lasserai jamais d’en abreuver tous mes sens.

Je me glisse petit à petit vers ce sexe qui m’attire et me fait saliver de désir, mes lèvres se posent sur le gland humide déjà de l’effet de mes caresses.

Je le masse avec une extrême douceur avec ma bouche chaude en laissant pointer le bout de ma langue pour recueillir cette saveur légèrement sucrée dont je raffole.

Mon excitation monte de plusieurs crans quand j’entends un bref gémissement de plaisir s’échapper de sa bouche, son corps toujours endormi se tend à la recherche d’une caresse plus virile et moins évanescente.

Un petit bruit un peu plus loin me fait lever les yeux et je manque d’exploser de rire quand j’aperçois « Ju » qui est exactement dans la même position que moi vis-à-vis de Maxime et qui me fixe, les yeux allumés par l’excitation.

Je mets un petit coup de langue sur le gland de Thomas aussitôt imité par Julien qui donne le même plaisir à Maxime.

Il lèche ensuite toute la hampe de son compagnon par le dessous, ce que je m’empresse de faire au mien dans la seconde qui suit.

Il attend que ce soit moi maintenant qui fasse le premier pas qu’il imite aussitôt après, ce petit jeu nous allume et nous déchaîne de plus en plus.

Nos "petits" copains ont droit alors à une merveilleuse pipe qui commence à les tordre de plaisirs dans leur sommeil, c’est comme un concours amical maintenant entre Julien et moi à celui qui fera jouir en premier son ami.

Je connais autant les points faibles de Thomas que lui ceux de Maxime et les deux garçons jouissent presque dans un ensemble parfait, emplissant nos bouches de leurs semences du matin.

Nous recouvrons nos copains justes au moment où ils s’éveillent après un dernier spasme d’orgasme et comprennent en nous regardant mort de rires qu’ils ont eus droit à leurs petites gâteries sous l’œil d’un spectateur.

- (Maxime à Thomas) Comment c’était pour toi « Thom » ?
- (Thomas à Maxime) Plutôt pas mal !! Et pour toi ?
- Il y a du plus je trouve ! Sans doute l’émulation de faire mieux que son voisin Hi ! Hi !
- Ouaih Hi ! Hi ! Ça doit être ça ! Dis voir « Maxou » ? Ils ont eu droit à leurs boissons chaudes et pas nous ?
- Ah ouaih tiens !! C’est vrai ça !!

Je m’allonge sur le dos imité presque immédiatement par Julien, je vire la couette d’un mouvement théâtrale qui les fait sourire :

- Le perco est branché mon « Thominou », tu n’as plus qu’à te servir ta bolée Hi ! Hi !

Julien ne peut empêcher un regard envieux devant la chose que déballe impudiquement son copain, il vire à son tour la couette en riant de la comparaison et s’adresse à « Max »...

- Idem pour toi mon grand Hi ! Hi ! Mais là désolé, je n’ai que la version une tasse Hi ! Hi !


2eme ANNEE Fêtes de fin d’année : (76 /150) (Au cirque) (Deuxième jour) (suite)


Alice ouvre un œil et admire un instant les lumières que le soleil entrant par les fenêtres irise sur le plafond de la roulotte.

Elle se demande un instant où elle est avant de se rappeler amusée qu’elle est ici en vacances et que le corps blotti tout contre elle est celui de son chéri.

Alice tourne son visage vers celui d’Anthony et admire ses traits magnifiques et sereins dans son sommeil, ses lèvres s’approchent alors et butinent sur l’arête du nez qui fronce sous la chatouille.

Deux yeux d’un bleu azur s’ouvrent alors, surmontés par une chevelure presque blonde dont Baptiste lui a révélé qu’elle le devenait complètement l’été au contact prolongé du soleil.

Le handicap d’Anthony étant intérieur, ses yeux ressemblent à ceux d’un voyant et ne serait-ce la fixité qu’ils ont quand il est éveillé, personne n’en verrait la différence et beaucoup y succomberaient en les contemplant comme elle le fait actuellement.

- (Anthony d’une voix douce) Tu es réveillée, je le sens.
- Depuis pas longtemps rassure-toi.
- Ah !!

Alice lui caresse les cheveux en souriant béatement, son cœur bat plus rapidement qu’à l’habitude quand il est près d’elle et elle connaît suffisamment les choses pour savoir qu’elle est folle de lui et que rien ne pourra jamais le lui enlever.

Ils ne prononcent plus une parole, profitant juste de ce contact et de la chaleur de leurs corps.

Alice fixe la couette au niveau de l’entrejambe du garçon et sourit en observant les petits soubresauts qui petit à petit donnent une forme plus que subjective formant au final un magnifique chapiteau.

Chapiteau dont elle ne se lasse pas de regarder avec curiosité et envie mais qu’elle n’ose pas encore s’approprier comme elle en a le désir, tout simplement de peur de le choquer.

Il faut dire aussi que pour elle, même si elle connaît dans le principe ce qui se cache sous le drap par quelques sites visités sur internet et quelques films regardés avec curiosité ; son inexpérience est tout aussi totale que celle du jeune homme quand à ce qu’il en est de la vision et du contact réel de cette chose qui maintenant est dressée fièrement sous ses yeux, seulement préservé à sa vue par le drap et à seulement quelques centimètres d’elle.

Carole la regarde depuis quelques minutes et comprend le trouble de la jeune fille qui est devenue maintenant une de ses meilleures amies, elle a moins de scrupule et c’est avec un frisson d’envie qu’elle glisse la main sous le drap et caresse doucement le sexe de Flavien qui en est au même point de raidissement que son copain.

Quand Alice s’aperçoit enfin que son amie l’observe avec le sourire, elle voit également le mouvement de va-et-vient de sa main sur le bas-ventre de Flavien et se mord la lèvre tellement elle désire elle aussi découvrir l’intimité d’Anthony et lui donner ce plaisir qu’elle voit dans le sourire de plus en plus resplendissant du beau blond toujours endormi au côté de Carole.

Le corps d’Alice frissonne et tremble de désirs, sa main se pose sur le torse musclé d’Anthony et virevolte en lui prodiguant des caresses qui érigent les petits tétons dont les pointes bien dures se frottent dans sa paume faisant pousser au jeune homme un soupir involontaire de plaisirs contenus.

Anthony sent la progression de cette main douce et agile sur son corps, ses muscles durcissent au passage de ces doigts si électrisants qu’il a du mal à rester stoïque afin de ne pas l’effaroucher et qu’elle n’enlève cette main dont son vœu le plus cher serait qu’elle aille cueillir son sexe si bandé qu’il lui en fait mal dans le ventre.

Carole fait un petit clin d’œil à son amie en lui montrant à travers le drap le « massage » toute en longueur de sa main sur le sexe de Flavien.

Un mouvement de tête lui fait comprendre qu’elle doit en faire autant car elle aussi suit la progression du plaisir sur le visage d’Anthony et comprend avec son expérience maintenant acquise, qu’il n’est plus loin de la jouissance mais qu’il n’osera pas pousser plus loin si cela ne vient pas d’Alice.

Anthony tremble maintenant car la main est à la limite de sa toison pubienne, et seul l’élastique de son boxer empêche son sexe d’aller s’y nicher comme son envie le lui demande de plus en plus impérativement.

Il sent ses testicules se coller à son scrotum et les fourmillements sur son gland de plus en plus gonflé lui font comprendre qu’il n’est plus loin de s’abandonner à l’éjaculation que tous ses sens réclament.

Alice perçoit les prémices du plaisir sur le visage d’Anthony, quand ses yeux se ferment et que ses lèvres s’entrouvrent pour exhaler une plainte presque inaudible mais à la sensualité telle qu’elle la fait frissonner.

Elle sent alors que le garçon qui commence à s’arquer tous muscles tendus, n’attend plus qu’elle le libère enfin.

Sa main se glisse alors sous la ceinture du boxer et se saisit du sexe vibrant et d’une douceur telle qu’elle en mouille d’un coup sa petite culotte, ce simple geste déclenche l’orgasme d’Anthony qui se cabre et pousse un râle rauque.

Alice soulève le drap juste à temps pour que le premier jet de délivrance fuse sur les pectoraux saillant du jeune homme, plusieurs autres moins puissants s’enchaînent jusqu’à ce que le garçon vidé de sa substance virile s’affaisse à nouveau sur le matelas en respirant très fort, vaincu par un plaisir inégalé pour lui jusqu’alors.

Carole a tout suivi et son visage est marqué par le trouble d’avoir assisté à l’orgasme d’Anthony, sa main sans contrôle s’est retrouvée plus active encore sur le mât dressé de Flavien qui la surprend en jouissant à son tour en exhalant de sa gorge un son animal.

Les deux femmes se regardent et sourient de leur complicité, leurs yeux toutefois sont attirés par quelque chose de pas commun qui les éclate soudainement d’un rire hystérique.

Elles viennent d’apercevoir les deux pieds de Flavien trop grand pour le lit, les doigts de pieds en éventails pâmés eux aussi par l’orgasme qu’a pris le garçon dans son sommeil sous les manipulations coquines de sa compagne.

Flavien ouvre les yeux et se redresse, comprend très vite ce qu’il vient de se passer et sans plus se démonter que ça, lance d’une voix encore rauque :

- Ça s’appelle prendre son pied ou alors je n’y connais vraiment rien !

Il regarde ahuri les deux jeunes femmes pliées de rires à en pleurer.

- Eh bien quoi ? Qu’est-ce que j’ai dit ??


2eme ANNEE Fêtes de fin d’année : (77 /150) (Au cirque) (Deuxième jour) (suite)



Erwan s’est levé tôt ce matin, il descend rapidement prendre son petit-déjeuner en se renseignant sur l’endroit où le cirque s’est installé et comment s’y rendre le plus aisément.

La femme de l’accueil lui donne un dépliant en lui traçant au stabilo le chemin à suivre ainsi que la ligne de bus à prendre.

Il la remercie et termine son café et ses toasts, puis remonte dans sa chambre se doucher et s’habiller.

Une fois prêt, il note sur une feuille où il se rend afin que ses parents ne le cherchent pas et la dépose à la femme qui lui promet de la leur donner dès qu’ils descendront à leurs tours.

L’arrêt de bus ne se trouve pas trop loin de l’hôtel et il ne lui faut qu’à peine vingt minutes pour en redescendre à quelques centaines de mètres de l’immense chapiteau.

Erwan regarde un long moment par curiosité l’effervescence des employés déjà au travail si tôt le matin, il cherche aussi à s’y repérer dans toutes ses roulottes et caravanes en faisant presque le tour.

Deux hommes le regardent depuis qu’il est arrivé et voyant qu’il reprend sa marche vers le cirque, l’intercepte gentiment mais de façon très professionnelle afin de ne courir aucun risque en cas de problème.

Malgré tout le garçon ne leur semble pas être bien méchant, tout au plus curieux et c’est donc tout en douceur qu’ils se renseignent sur lui.

- Bonjour jeune homme !!
- Bonjour messieurs !!
- Le cirque n’ouvre qu’en fin d’après-midi et il est interdit au public dans la journée, mais peut-être ne le saviez-vous pas ?
- (Erwan en toute bonne foi) Heu non !! J’arrive de Paris et je venais juste rendre visite à un ami qui doit justement être dans ce cirque.

Le deuxième homme fixe depuis le début le garçon en cherchant où il a pu déjà le rencontrer, sa mémoire lui fait défaut et ça l’agace quelque peu.

Pourtant il est absolument certain de le connaître et c’est avec beaucoup de curiosité qu’il en parle à son collègue.

- J’ai l’impression d’avoir déjà vu ce jeune homme, pas toi ?


L’autre homme beaucoup plus jeune.

- Non ! Je ne vois pas !
- Je n’arrive pas à mettre le doigt sur où et quand, mais j’en suis quasiment sûr !!


Erwan qui connaît la présence des hommes à son père fait vite le rapprochement.

- Vous ne seriez pas de la DST par hasard ?
- (Le plus jeune) Comment tu peux savoir ça toi ?


Le plus vieux a le déclic :

- Bordel !! Tu es le fiston du patron ? Je me disais aussi que ta tête ne me semblait pas inconnue !! Tu ne renieras pas ton père en tous les cas.
- (Le plus jeune ahuri) Maintenant que tu le dis, ça parait évidant.


Le plus vieux en lui tendant la main :

- Erwan ? C’est ça ?


Erwan en souriant car il n’est pas peu fier d’avoir les mêmes traits que son père :

- Exact et je viens voir Florian mon copain.
- (Le plus jeune amusé) Encore un !! Décidément !!


Le plus vieux devant l’air surpris d’Erwan :

- C’est qu’il y en a déjà un tas ici de ses amis au jeune Florian et ça ne nous facilite pas toujours la tâche.
- (Erwan) Et si j’ai bien tout compris hier, vous n’avez pas fini. Mais c’est à mon père de vous en parler, il sera là dans la matinée je pense.
- (Le plus jeune) Le patron est à Aix ??
- (Erwan) Oui mais normalement il est en vacances avec ma mère et moi, nous sommes juste venus pour voir « Flo » car il paraît qu’il va participer au spectacle.

Les deux hommes se regardent et éclatent de rires.

Erwan à moitié surpris seulement :

- Quelque chose me dit qu’il a déjà commencé, je me trompe ?
- (Le plus jeune) Oh non !! Hi ! Hi !
- (Le plus vieux) Viens avec nous, on va te conduire jusqu’à lui.

Erwan sourit et marche derrière eux en se demandant pendant qu’ils traversent le cirque, ce qu’a bien pu inventer son copain pour faire à ce point rire ses hommes qui ont pour mission de le protéger.

C’est sous le barnum qui sert de réfectoire qu’il aperçoit la tignasse rousse rebelle de son ami, Erwan est impressionné de voir autant de monde attablé autour de lui.

Mais pas autant assurément que Florian quand il l’aperçoit et qu’il se lève d’un bond le sourire jusqu’aux oreilles pour l’accueillir.

- « Wanou » ????

Erwan est troublé par cet accueil, c’est à ce moment-là en voyant le visage radieux de son ami qui arrive sur lui en courant, qu’il se rend compte que pour Florian il compte beaucoup également.

- Waouh !! Comment je suis content de te voir !!!

Erwan va pour lui serrer la main, mais un élan, qu’il ne contrôle absolument pas, lui fait prendre son copain par la taille et lui faire la bise.

Cela ne trouble pas Florian qui apparemment apprécie tout particulièrement cette marque supplémentaire d’amitié et qui lui rend sa bise avec le même plaisir évident.

- Viens que je te présente à mes amis, tu restes par ici longtemps ?
- Normalement c’est prévu pour la durée des fêtes, mais en fait ça dépendra de mon père.
- Maurice est là ? C’est cool !! Allez viens !! Tout le monde nous regarde en se demandant quoi Hi ! Hi !




Florian 18 ans surdoué ou Le don de guérir (livre 1) (suite 4 et fin du livre 1) - laurentdu51100 - 20-08-2020

2eme ANNEE Fêtes de fin d’année : (78 /150) (Au cirque) (Deuxième jour) (fin)


Erwan suit Florian qui le présente à ses amis en faisant le tour de chacun pour qu’ils se serrent la main en échangeant quelques paroles.

Vu le nombre, ça prend un certain temps et Erwan n’en revient toujours pas qu’il y en ait autant.

Il s’assoit enfin en croyant en avoir fini quand d’autres arrivent encore par deux ou en couple et viennent se joindre à eux non sans venir se présenter à leurs tours à ce jeune homme qu’ils n’avaient encore jamais vu jusque-là.

Il est presque dix heures quand tous se lèvent et bizarrement partent par groupes en s’éparpillant dans tous les sens ; reste près de Florian un grand blond magnifique ainsi qu’un grand brun indubitablement asiatique et sa petite amie qu’il serre tout contre lui depuis qu’il est arrivé, sûrement de peur de la perdre se dit-il en riant intérieurement.

Je vois Erwan et son visage incrédule :

- Il va falloir que je t’explique comment nous fonctionnons quand nous sommes tous ensemble, tu te doutes bien que nous ne sommes pas toujours les uns avec les autres sinon il y aurait vite embouteillage Hi ! Hi !
- Oui mais là !! C’est pire qu’une envolée de moineaux dis donc ??
- T’inquiète nous nous reverrons tous dans la journée au gré de nos envies, bien sûr tu restes avec moi aujourd’hui mais sache que tu es libre d’aller avec qui tu veux quand tu veux suivant ceux de mes amis avec qui tu as envie de passer un moment.
- (Erwan) Ah ! Je comprends ! En fait c’est super comme idée, si je saisis bien vous êtes resté vous quatre comme ça et ça aurait pu être aussi bien quelqu’un d’autre avec toi ?
- Tu as tout compris mon pote, ce matin nous avions envie de passer un moment ensemble mais bien sûr tu es le bienvenu.
- (Yuan) Florian apprend l’équitation et nous sommes restés avec lui pour voir comment il progresse, mais tu verras que sous le chapiteau il y en aura d’autres parce que c’est franchement trop drôle Hi ! Hi !
- Facile de te moquer ! Je voudrais bien t’y voir toi ?
- (Yuan amusé) Si Ramirez est d’accord pourquoi pas.
- (Thomas) J’essaierais bien moi aussi !
- (Patricia) Tiens oui !! Pourquoi pas !!

Erwan reste un moment songeur en regardant ce petit groupe d’amis qui visiblement s’entend à merveille.

Il est troublé par leurs beautés et la façon naturelle qu’ils ont de se sourire sans arrêt.

C’est quand le grand blond sorti tout droit d’un magazine prend Florian par la taille et que celui-ci se colle langoureusement à lui qu’il s’arrête net le temps d’en comprendre enfin la signification.

Yuan et Patricia voient son trouble et s’approchent de lui.

-(Yuan étonné) Tu ne savais pas pour Thomas et Florian ?
- (Erwan en se ressaisissant) Comment ?
- (Patricia) Qu’ils sont en couple ! Tu ne le savais pas ?
- Ma foi non !! Ça fiche un coup quand même !!

Thomas se retourne et voit ses amis arrêtés quelques mètres en arrière, il remarque l’air ahuri d’Erwan figé sur eux et croit comprendre.

- Tu n’as pas dit à ton copain pour nous deux ?
- Non ! Pourquoi ?
- Parce qu’il vient juste de s’en rendre compte apparemment !!

Je me retourne à mon tour et constate moi aussi le visage figé de surprise d’Erwan.

J’entraîne alors Thomas en arrière et le rejoins en souriant, sa stupeur doit être grande car il est comme statufié devant nous.

- Ah oui au fait « Wanou », j’avais oublié de te dire qu’on était ensemble avec « Thom ». Houhou !!!

Je lui mets la main devant les yeux en la remuant de gauche à droite.

- Y’a quelqu’un !!! Houhou !!
- Eh bien ça alors !!!

Je me fige à mon tour, sa tête me fait penser qu’il n’apprécie pas la nouvelle.

- Ça te dérange ??
- Hein !! Non ce n’est pas ça !!
- C’est quoi alors ??


Erwan sourit d’un seul coup.

- Putain les mecs !! Comment vous allez bien ensemble, c’est incroyable !!!


2eme ANNEE Fêtes de fin d’année : (79 /150) (Aix) (Hassan)


Hassan quitte le lit en y laissant celle de ses favorites qui était du voyage et a eu l’honneur de partager sa couche, il s’habille rapidement et descend jusqu’au hall d’entrée.

Sa première épouse, la mère de son fils unique Amid est déjà prête à le suivre jusqu’à l’hôpital où le jeune homme aux dernières nouvelles est toujours en sommeil assisté.

Omar son secrétaire particulier ayant déjà fait préparer la limousine qui les attend avec son chauffeur devant la porte.

Le petit-déjeuner lui est servi pendant le trajet qui le mènera une demi-heure plus tard au centre hospitalier Paul Sézanne.

Le chauffeur remarque les quatre motards en uniformes collant la limousine et en avertit son patron.

- Votre excellence, nous avons droit à la protection de la police.
- (Hassan se tourne légèrement) C’est toi Omar qui les a avertis ?
- Bien sûr que non-excellence !!


Hassan jette un œil rapide sur son secrétaire et esquisse un sourire.

- Préviens les autorités que je n’ai pas besoin d’eux.
- Bien excellence.

Hassan regarde un moment l’homme encore jeune qui est à son service depuis des années, comme à chaque fois son cœur bat plus vite et il sait très bien que pour Omar c’est réciproque car ils s’aiment vraiment et ce depuis le premier jour où ils se sont rencontrés.

C’était lors de l’entretien d’embauche que le tout jeune homme, qu’était alors Omar, venait passer en tremblant d’intimidation, ne sachant pas comment lui parler et en bafouillant de panique en le fixant de ses yeux magnifiques.

Hassan avait tout de suite compris que quelque chose venait d’arriver et que ce garçon de six ans son cadet allait non seulement entrer à son service malgré qu’il n’en eût pas et de loin les meilleures aptitudes, mais qu’avec le temps il lui serait indispensable pour son équilibre.

Et de fait, très vite leur relation s’est imposée à eux pour devenir ce qu’elle est aujourd’hui, c'est-à-dire secrète car elle ne serait pas acceptée dans son pays bien qu’il en soit le maître absolu, mais d’une intensité telle qu’une séparation même de quelques jours leur semblerait à tout deux intolérable.

Ils s’y sont déjà essayés suite à un pari débile qu’ils s’étaient donné lors d’une de leurs « réunions informelles » qu’ils organisent régulièrement pour soi-disant mettre au point les affaires du pays et qui se terminent et parfois même commencent enlacés dans les bras l’un de l’autre.

Hassan était donc parti pour une affaire commerciale sans lui, n’emmenant qu’une épouse et deux concubines.

Dès le lendemain son humeur est devenue exécrable et il lui a fallu interrompre son voyage avant la fin de la semaine, n’y tenant plus de ne pouvoir lui parler qu’au téléphone.

À peine de retour, ils se sont enfermés dans son bureau et ont fait l’amour comme des fous n’en sortant que tard dans la nuit avec des poches sous les yeux qui les ont bien fait rire ce jour-là.

Depuis plus jamais ils n’ont fait de paris idiots quant à leurs possibilités de rester plus d’un jour loin l’un de l’autre.

Hassan croise le regard d’Omar et sourit tendrement, il le reporte ensuite pour retrouver sa prestance vers la vitre où il voit avec satisfaction les motos perdre du terrain pour finalement disparaître de sa vue.

- (Omar) C’est fait votre excellence.
- J’ai vu !! Merci !!

Sa première épouse sourit derrière son voile, le merci ne faisant pas partie des mots qu’utilise son époux sauf bien sûr quand il s’adresse à son « secrétaire » ou à elle.

Il y a longtemps qu’elle a percé leur petit jeu et qu’elle connaît ce que ressentent l’un pour l’autre les deux hommes, elle accepte la situation parce qu’elle aime son époux et qu’elle est la seule à qui il a donné un fils.

Ses deux autres épouses et ses cinq concubines ont été prévenues qu’elles n’enfanteraient jamais de lui, pour soi-disant garder l’héritage à son seul fils aîné.

La réalité est tout autre car même si Hassan ne rechigne pas à les honorer comme il se doit, elles ne sont là que comme façade pour le respect des coutumes et si ça n’avait pas été le cas, il s’en serait passé sans aucun regret.

Fatima aime son époux et son époux l’aime, même s’il partage son cœur avec Omar et sa couche avec toutes les autres.

Hassan voit les yeux brillant de Fatima et le sourire d’Omar, il sait qu’elle est au courant pour eux deux et aussi que son "secrétaire" n’ignore pas que sa première épouse connaît la relation qu’il a avec lui.

S’ils n’en parlent pas c’est tout simplement par un accord tacite, comprenant sans se l’avoir jamais dit qu’ainsi ils n’auront jamais l’occasion de commettre un impair fatal pour eux trois devant un étranger qui pourrait alors comprendre et rapporter au peuple « l’ignominieuse perversion » de son dirigeant pourtant adulé.

La limousine se gare enfin sur le parking de l’hôpital en prenant trois places à elle toute seule, Omar s’empresse d’aller ouvrir à Hassan puis à son épouse et tous trois se dirigent vers l’entrée pour aller aux nouvelles de leurs fils et pour Omar celui qu’il considère comme un neveu qu’il chérit de tout son cœur.


2eme ANNEE Fêtes de fin d’années : (80 /150) (Chan / Dante)

"La veille au soir"

Le câlin terminé et les explications données, Dante tout sourire entre dans la buanderie pour préparer sa valise quand il voit que celle-ci est déjà faite.

- Tu as pensé à tout je vois !!


Chan entrant dans la pièce à son tour.

- Je n’avais rien d’autre à faire, mais tu as encore le temps de regarder s’il ne te manque rien. Nous ne prenons le train que demain matin.
- Ah ! Ok ! Mais dis-moi ? On va dormir où ?
- J’ai eu Yuan tout à l’heure et il m’a dit qu’il s’en occupe et qu’il ne devrait pas y avoir de soucis.
- Et s’il y en a ?
- Tu sais chéri, les hôtels ne sont pas faits pour les chiens et puis je peux toujours appeler oncle Ming. J’ai appris qu’il était là-bas lui aussi et ça me fera trop plaisir de le voir.
- Cool !! Viens ici que je t’embrasse toi !!


Chan faisant semblant de reculer de peur.

- Encore !!

Dante va pour lui balancer une vanne quand la sonnette de l’entrée retentit.

« Ding ! Dong ! »

- (Dante surpris) Tu attends quelqu’un ?
- Ma foi non !!

Il va ouvrir et tombe sur une jeune femme assez petite mais avec de longs cheveux bruns et de magnifiques yeux verts qui lui sourient aussitôt qu’elle le voit.

- Bonjour ! Ou plutôt bonsoir !
- (Chan courtois) Bonsoir ! C’est pourquoi ?
- Je crois que vous êtes des amis de Florian et j’ai à vous parler.


Chan se place de côté pour la laisser entrer.

- En effet !! Mais entrez donc.
- Merci !

Il referme derrière elle et lui propose de s’installer au salon en lui offrant une boisson, entre-temps Dante entre dans la pièce à son tour en montrant à son ami la jeune femme avec des yeux étonnés.

Celui-ci lui répond par un hochement d’épaule voulant dire qu’il n’en sait pas plus que lui quant à la raison de sa présence.

- (Chan) Voici mon compagnon Dante, Florian vous en a sans doute parlé.
- Oui en effet ! Enchantez de vous connaître, mais je ne me suis pas présentée ; Camille une amie qui travaille avec Patrice à la DST.

Dante aussitôt panique.

- Il n’est rien arrivé à « Flo » ?

Camille d’un sourire rassurant.

- Non ! Ne t’en fais pas, si je suis venue vous voir c’est que j’ai un petit service à vous demander. J’ai appris que vous partiez le rejoindre demain et justement nous attendons quelqu’un qui doit absolument le rejoindre et je me demandais si vous ne pourriez pas le prendre en charge. C’est juste pour le trajet rassurez-vous, après Patrice s’en occupera et il ne vous gênera plus.
- (Chan amusé) C’est quoi ce coup-ci ? Un crocodile ?
- (Camille en riant) Bien sûr que non Hi ! Hi ! C’est juste un jeune garçon un peu particulier.
- (Dante intéressé) Particulier dans quel sens ?
- C’est un jeune chasseur Massaï qui n’a encore jamais quitté sa tribu et pour qui notre façon de vivre est totalement inconnue. Si je vous demande votre aide, c’est juste parce que mon travail m’empêche d’y aller moi-même et qu’il est préférable que ce soient des amis de Florian plutôt que des hommes du service qui s’en occupent.
- (Chan en riant) Dès l’instant qu’il ne mord pas, il n’y a aucun problème.
- (Dante curieux) Et pourquoi veut-il voir Florian ?
- (Camille) Sans doute une chose en rapport avec l’accident de ses parents, je n’en sais pas beaucoup plus. Juste que ça a l’air suffisamment important pour qu’il vienne en France. Mais ne vous inquiétez pas, il parle notre langue même si parfois il donne une image différente des choses.
- (Dante soucieux) S’il vient d’Afrique, pas sûr que ça fasse plaisir à Florian de le rencontrer.

Camille en hochant la tête.

- C’est à Patrice de gérer ça une fois qu’il sera rendu à destination, je connais bien son père et son petit frère et s’il est du même acabit. Je ne pense pas que « Flo » le repousse, enfin !! Vous le verrez bien !! Votre train est bien à dix heures gare de Lyon ?
- (Chan) Exact !!
- Alors je vous y attendrai avec Taha.

Camille sourit une dernière fois aux deux garçons qu’elle trouve sympathiques et mignons, se disant intérieurement que ça n’aurait même pas dû lui venir à l’esprit connaissant la plupart des amis de Florian.

Elle repose son verre et se lève alors pour prendre congé avant qu’ils ne viennent à lui poser d’autres questions dont elle n’aurait pas le droit de répondre.

- Je m’excuse, mais je ne peux rester plus longtemps. Nous aurons certainement l’occasion de nous revoir très vite.

Chan la raccompagne jusqu’au palier. Une fois la porte refermée derrière elle, il rejoint son compagnon avec l’air soucieux.

- Je me demande bien ce que ça va encore amener comme problèmes cette histoire !!


2eme ANNEE Fêtes de fin d’année : (81 / 150) (Aix) (L’enlèvement)


Nicolaï et son adjoint arrivent à la gare d’Aix en Provence, ils montent directement dans un véhicule garé non loin et se rendent sans perdre de temps jusqu’à un appartement situé à quelques pas de celui où étaient en planque les agents des renseignements généraux.

Six hommes y sont déjà dont cinq depuis la veille et surveillent à tours de rôles le cirque à la jumelle.

Quand ils voient entrer leur chef, ils se raidissent et le saluent respectueusement.

"En Russe".

- (Nicolaï) Alors ??
- (Sergei) Nous avons eu quelques renseignements complémentaires sur celui que nous cherchons, Il se prénommerait Florian et serait roux.
- (Vassili) Nous n’avons repéré que deux garçons roux dans le cirque patron, tenez !! Voici les clichés que nous en avons pris.

Nicolaï les lui prend des mains et les regarde attentivement, il en rejette une partie et rend les autres à son homme de mains.

- Ce doit être celui-là, l’autre me paraît beaucoup trop jeune pour être déjà chirurgien.
- (Stanislas son adjoint) Que faisons-nous maintenant ?
- (Nicolaï) Nous devons agir très vite, il faut que nous ayons replié avant demain matin.
- (Sergei) Le mieux serait de les endormir tous, le cirque fait relâche cette nuit et ce sera le moment ou jamais.
- (Nicolaï) Ce plan me plaît !! Mettez-le en action !! Je dois repartir immédiatement, il serait trop dangereux pour moi de rester ici. Stanislas restera avec vous et vous conduirez immédiatement le garçon où vous savez, le bateau relâchera demain matin avant l’aube au port de Marseille.
- (Stanislas) Bien patron.
- (Nicolaï) Vadim va me reconduire à la gare et je veux un silence radio total vous m’entendez ?? Stanislas m’enverra un texto quand la mission sera terminée et que le gamin sera dans le bateau en route pour le pays. Un "il fait beau" suffira pour que je comprenne, sinon n’importe quoi et je saurai qu’il y a eu un problème et je n’ose pas imaginer les conséquences que ça aurait sur nous tous messieurs alors ne chiottés pas cette mission !!

Les sept hommes se saluent, le visage sombre car ils ont très bien compris le message, Vadim enfile son manteau et raccompagne son patron comme il lui a demandé pendant que le reste de l’équipe reprend sa surveillance et prépare ce dont ils auront besoin pour le soir.

***/***

Deux hommes de la DST voient revenir Nicolaï accompagné cette fois-ci d’un autre homme que celui avec lequel il est venu depuis Moscou.

- Qu’est-ce qu’on fait ?
- Je reste là et toi tu les files !!
- Ok !! Préviens le service, c’est louche cette histoire. Il n’est pas resté longtemps et d’ici qu’on sache où ils se planquent et combien ils sont !!!
- T’inquiète je vais faire ratisser la zone et on les trouvera bien, occupe-toi de savoir où il va et surtout qu’il ne quitte pas le pays. Fais-toi aider par la « nationale » s’il le faut, je ne sais pas pour toi mais pour moi ça craint un max.
- Comme tu dis oui !! (Ils démarrent), je dois y aller !! Fais gaffe à toi !!

La voiture avance est entre dans le trafic à la suite de celle où est monté Nicolaï, l’homme restant en place alerte aussitôt sa base et attend les instructions.

***/***

Nicolaï se détend, la rapidité de l’action qu’ils vont mener lui donne tout espoir de réussite.

Le temps que les premiers rapports sur son passage en France fassent le tour des services concernés, tout sera déjà bouclé et lui sera loin.

Ils ne s’attendent sûrement pas à ce que son pays s’intéresse si particulièrement à ce jeune médecin et le temps qu’ils se rendent compte qu’il n’est plus là après leur réveil, le bateau sera déjà dans les eaux internationales et ils ne pourront plus agir sans de graves ennuis diplomatiques.

Maintenant il va devoir ensuite gérer cette menace qui a été faite à l’encontre de ses proches, un plan machiavélique prend place petit à petit dans son esprit retord qui lui fait retrousser les lèvres dans un rictus démoniaque.

Vladimir se croit le plus fort et jusqu’à maintenant c’était la réalité car il avait auprès de lui une équipe fidèle à son régime, maintenant qu’il fasse pression sur ceux qui l’ont fait accéder au pouvoir n’était pas la meilleure idée qu’il a eu et il va descendre de haut le jour où il n’aura plus personne derrière lui pense-t-il.

Il fait le compte dans sa tête de ceux qu’il devra convaincre à ses idées et se dit qu’en fin de compte il n’en a pas temps que ça et que ce devrait être une chose réalisable avec du temps et de la patience.

Il revoit dans son esprit la photo du jeune rouquin tout souriant et à un bref instant un pincement au cœur en imaginant quel destin il va maintenant avoir aux mains d’un tel despote.

Si c’était à un de ses enfants qu’on réservait un traitement pareil, il se dit que lui ne s’en remettrait sûrement pas.

Ce bref moment de compassion passe très vite car ce n’est pas dans sa nature de s’apitoyer sur le destin des autres et il sourit en pensant à sa famille à lui qu’il va très vite retrouver sain et sauf grâce à son génie dont il se complaît à en reconnaître la valeur.




Florian 18 ans surdoué ou Le don de guérir (livre 1) (suite 4 et fin du livre 1) - laurentdu51100 - 20-08-2020

2eme ANNEE Fêtes de fin d’année : (82 / 150) (Le jeune prince) (suite)


L’arrivée d’Hassan en djellaba et keffieh blanc, de son secrétaire et de son épouse voilée ne passe pas inaperçue dans l’enceinte de l’hôpital.

Le directeur de l’établissement en est tout paniqué et vient à sa rencontre en tremblant d’appréhension.


- Votre excellence a-t-elle fait bon voyage ?


Hassan remarque le trouble du brave homme.

- S’il n’y avait eu mon fils entre la vie et la mort, il aurait pu l’être en effet !!
- Votre fils est sauf votre excellence, grâce aux services d’une équipe et d’un chirurgien d’une extrême compétence et dont nous avons eu la chance d’avoir à nos côtés.
- C’est ce que j’ai cru comprendre !! Est-il encore ici ?
- Non votre excellence, si vous le souhaitez, nous pouvons le faire venir en très peu de temps.
- Ce ne sera pas la peine de le déranger, j’irais moi-même lui rendre visite pour le remercier comme il se doit. Pourrais-je voir mon fils ?
- C’est qu’il est encore en sommeil profond votre excellence, maintenant je ne vois pas d’objection à ce que vous lui rendiez visite. Il faudra juste respecter les règles établies pour ne pas le perturber plus que nécessaire.
- Mon chirurgien viendra également dans la journée pour vérifier son dossier médical, pour ma part je souhaiterais passer un moment à son chevet avec mon épouse et mon secrétaire qui y est très attaché également.
- Nous n’acceptons que deux personnes à la fois votre excellence mais il n’y a aucune objection à ce que vous puissiez passer un moment chacun votre tour auprès de lui.
- Très bien !! Conduisez nous jusqu’à lui alors !!


Le directeur visiblement soulagé que cet homme si puissant ne voit aucune objection à ses demandes et reste d’une courtoisie qu’il n’attendait pas vraiment et qui le surprend agréablement, il les précède dans les couloirs jusqu’à la chambre individuelle où a été placé le jeune prince.


Une fois devant la porte, il se tourne vers les trois personnes qui l’ont suivi dans un silence total.


- Je vous laisse votre excellence, si quelque chose ne va pas, il y a une sonnerie près du lit et quelqu’un viendra de toute urgence. Rappelez-vous ! Pas plus de deux personnes à la fois. Il y a une salle d’attente juste à côté et si vous avez besoin de quoi que ce soit, demandez à une infirmière qui m’en fera part immédiatement.


Hassan esquisse un sourire :

- Je saurais m’en rappeler, bonne journée monsieur.


Ils attendent quelques secondes dans le couloir, l’émotion maintenant qu’ils sont seuls se lit sur leurs visages.
Dans sa langue.


- (Hassan d’une voix troublée) Tu nous attends Omar ?
- Bien sûr votre excellence.
- Tu remplaceras un de nous deux tout à l’heure auprès d’Amid, tu n’as qu’à profiter de la salle d’attente pour te reposer.
- Bien votre excellence.


Hassan tend le bras à sa première épouse qui y glisse sa main toute tremblante, il respire un grand coup et entre dans la chambre.


Son fils est allongé sur le ventre couvert des fils et des tubes qui le maintiennent en sommeil et qui surveillent ses constantes.

Sa femme se jette à genoux devant son enfant et ses larmes jaillissent sous l’œil de son époux qui se retient visiblement d’en faire autant.


Voir son unique fils dans cet état le remue au plus profond de son être et il vient à son tour s’agenouiller de l’autre côté du lit, une main posée sur celle de son enfant et l’autre serrant doucement celle de son épouse pour l’aider par sa présence à se reprendre de son extrême détresse.


Pendant de longues minutes ne raisonnent dans la pièce que les bruits de fond des appareils en fonctionnement.

Leurs yeux ne quittent pas un instant le visage endormi et serein du jeune garçon pour lequel ils donneraient certainement leurs vies sans se poser de questions.


Hassan se redresse, caresse un moment la main de sa femme et sort de la chambre rejoindre son ami.

Celui-ci voit toute la détresse dans ce regard si froid d’habitude, du moins quand ils ne sont pas seuls.


Omar se lève de son siège et lui prend les mains en le faisant s’asseoir à son tour, leurs yeux se rencontrent brillants de la même peine.


Dans sa langue.


- (Hassan) Pourquoi lui !!!
- (Omar) Nous ne pouvons rien contre le destin, il offre de grandes joies parfois mais en contrepartie nous devons en accepter les peines.
- Amid est tout pour moi, que ferais-je sans lui ?
- Il est vivant, c’est le principal.
- Et s’il reste handicapé, tu y as pensé ?
- Bien sûr que j’y ai pensé, qu’est-ce que tu crois. Je ne pense même qu’à ça !! Dis-toi bien alors que nous devrons le chérir encore plus.


Hassan lève ses yeux toujours imbibés de larmes sur son ami :

- Tu es une des meilleures choses que m’a offerte le destin, merci ! Mille fois merci d’être apparu et d’être resté dans ma vie.


2eme ANNEE Fêtes de fin d’année : (83 / 150) (Aix) (Tic et Tac)


Frédéric se gare près de chez Michel, content malgré tout d’être enfin arrivé à destination.

Annie et Mireille descendent en premier pour s’étirer les muscles ankylosés par toutes ces heures passées sans bouger, « Tic » et « Tac » eux aussi s’échappent du véhicule et partent direct en chasse juste pour le plaisir de courir.


Frédéric en les surveillant des yeux :

- Ne vous sauvez pas trop loin vous deux !!!


Maryse entend le claquement des portières et vient aussitôt à leur rencontre.

Les embrassades et les présentations faites, elle les conduit jusque chez les Louvain qui vont les recevoir pour la durée de leur séjour.


Pendant que Frédéric et Annie s’occupent des bagages, Maryse discute un peu avec Mireille dont elle a entendu si souvent parler.


- J’en connais qui vont être agréablement surpris de vous voir ici !
- (Mireille ravie) Je dois reconnaître qu’ils commençaient déjà à me manquer tous.


Evelyne rejoint les deux femmes.

- Je vous montre votre chambre ? C’est celle de Thomas alors ne faites pas trop attention à la déco.
- (Mireille amusée) Ce sera parfait ne vous en faites pas pour moi.


Frédéric et Annie les rejoignent bientôt avec Alain le maître des lieux, ils apprécient à sa juste valeur l’accueil chaleureux dont ils font l’objet.


Frédéric a hâte de retrouver ses fils et fait les cent pas en jetant un œil à sa montre, il sourit malgré tout quand il voit passer les deux siamois encadrant d’une manière des plus protectrices une magnifique chatte angora blanche.

Celle-ci de toute évidence apprécie les deux matous la queue fièrement levée et la tête haute.


- C’est à vous la chatte blanche ?
- (Evelyne) Miquette ?? Oui elle appartient à Thomas, pourquoi ?
- Juste pour vous prévenir que les deux matous de Florian lui font la cour !


Alain en regardant par la fenêtre pousse un petit cri admiratif :

- Ouah !! Ils sont magnifiques ces deux siamois !! Ce sont donc eux les fameux « Tic » et « Tac » ?
- (Frédéric en souriant) Hé oui !! Je dois dire que nous nous sommes habitués à eux et qu’ils ne nous créent réellement aucun souci.
- (Annie) Maintenant il va peut-être falloir surveiller votre Miquette.


Evelyne comprend bien le sens de l’avertissement :

- Il n’y a pas de risques pour le moment ne vous en faites pas pour ça.


Frédéric ouvre la fenêtre.

- Pas de bêtises vous deux !! Je vous ai à l’œil !!


Les deux chats stoppent et dressent en même temps la tête puis la tourne vers lui semblant comprendre ses paroles, ils repartent ensuite rattraper l’angora sans ne plus faire attention à lui.


- (Alain amusé) Parle toujours !!
- (Frédéric d’une voix forte) Dommage pour eux, nous allions retrouver Florian !!


Deux paires d’oreilles se dressent et il ne faut que quelques secondes pour que « Tic » et « Tac » entrent dans le salon et s’assoient aux pieds de Frédéric, les yeux braqués sur lui.


- (Alain médusé) Incroyable !!
- (Mireille) N’est-ce pas ?? Ils ont été comme ça depuis que Florian les a descendus de l’arbre, je m’étais déjà faite la remarque à l’époque.


Ils décident alors d’aller tous ensemble rendre visite aux « enfants », il ne leur faut que quelques minutes en voitures pour atteindre le cirque et se garer sur le parking.

Deux hommes passent devant eux sans qu’ils y fassent particulièrement attention, seuls « Tic » et « Tac » les fixent du regard puis se décident à les suivre après s’être concertés d’un bref coup d’œil.


Les adultes ne se rendent compte de rien et entrent dans le cirque à la recherche des heureux vacanciers pour leur faire la surprise de leurs venues.


***/***


Les deux hommes entrent dans la zone des cuisines où quelques énormes marmites mitonnent pour le repas du soir.

Le cuisinier et ses deux aides terminent de débarrasser les épluchures de légumes et en remplissent deux grands bacs en osier tressé.


Ils les emmènent dehors dans l’emplacement réservé afin d’être ensuite redistribué aux animaux car dans un cirque, un sou est un sou et rien jamais ne se perd.


Au moment propice où la cuisine est vide, les deux hommes y entrent et déversent rapidement dans les marmites les doses du somnifère puissant qu’ils ont apportées pour mettre en œuvre leur plan d’enlèvement plus tard dans la soirée.


Ils repartent aussi discrètement qu’ils sont venus, sans remarquer les deux chats qui ont assisté à toute la scène et qui continuent à les suivre jusqu’à leur planque.

Quand ils les voient entrer dans l’appartement, ils font demi-tour et repartent rapidement rejoindre le cirque.


2eme ANNEE Fêtes de fin d’année : (84 / 150) (Aix) (Paris) (Chan & Dante) (suite)


Les deux garçons arrivent gare de Lyon une petite demi-heure en avance, ils sont trop curieux de faire connaissance du fameux Massaï au point d’avoir fait des recherches sur internet et d’avoir visionné plusieurs documentaires sur ces tribus primitives.


L’image qu’ils en ont ce matin-là est suffisamment excitante, pour qu’ils n’aient pas traîné comme à leurs habitudes pour se préparer et c’est donc la raison principale de leurs arrivées si tôt en gare.

Ils entrent dans un bar face à l’entrée des voyageurs et s’assoient bien au chaud puis commandent des chocolats brûlants qu’ils dégustent ensuite tout en discutant tranquillement.


- (Dante) Tu crois qu’il sera comme ceux d’hier soir ?
- (Chan) Sûrement, pourquoi tu me demandes ça ?
- Ça m’a fait bizarre !! Avec tous ses tatouages sur leurs visages.
- C’est sûr que ça ne les embellit pas, mais c’est dans leur culture et nous devrons l’accepter comme il est.
- (Dante songeur) Je me demande ce qu’il lui veut à Florian pour faire un si long voyage ?
- (Chan) Va savoir !! En tous les cas, il a des couilles le mec pour venir jusqu’ici. Tu imagines un peu comment ça doit le sortir de son contexte ? Imagine-toi à sa place cinq minutes !!
- Ouaih !! T’as raison, ça craint !! C’est pour ça qu’il y a quelqu’un qui doit l’accompagner, j’espère juste qu’il n’aura pas des réactions bizarres devant tout ce qu’il va découvrir.
- Bah !! Nous verrons bien !!


Camille sort du taxi après avoir réglé la course et aide Taha à en sortir, le jeune homme n’a pas prononcé une parole depuis qu’elle l’a prise en charge à l’aéroport et son visage montre à quel point ce voyage lui donne comme frayeurs depuis son départ d’Afrique.


Malgré tout, il l’a suivi sans problème et cette fois-ci encore il prend sur lui pour sortir de la voiture alors qu’il aurait préféré rester à l’intérieur tellement la vie grouillante de la capitale le stresse.


Camille prend des mains du chauffeur le sac à dos qu’il vient de sortir du coffre et prend doucement le bras de Taha pour le faire avancer au milieu de la foule.


Taha grelotte malgré les chauds vêtements qu’il a dû enfiler dans l’avion et qui le gène affreusement dans ses moindres mouvements.

Ils ont été pourtant spécialement prévus pour lui mais ça le gratte et il a l’impression de ne pas pouvoir respirer normalement depuis qu’il les porte.


Le pire de tout, ce sont les chaussures avec lesquels il n’arrive pas à marcher normalement.

Son vœu le plus cher à l’instant présent, est d’en avoir vite fini de cette mission que lui a donnée son dieu et de retourner dans sa tribu le plus rapidement possible.


C’est Chan qui remarque en premier le couple pas banal, déjà parce que tout le monde se retourne vers eux intrigués de ce jeune noir semblant boiter tout en marchant sur des œufs.

Il reconnaît Camille et se lève pour lui faire signe de les rejoindre, ce qu’elle s’empresse de faire visiblement soulagée de les avoir trouvés.

Les garçons détaillent alors son compagnon, pas grand-chose de lui n’apparaît sous l’épais bonnet et le cache-nez qui lui couvre presque entièrement le visage.

Ils sont d’abord surpris de le voir manifestement aussi frigorifié et mettent un certain temps avant de comprendre qu’il n’est visiblement pas habitué à une température aussi basse.


- (Camille) Bonjour les gars !! Je vous présente Taha, c’est le jeune homme dont je vous ai parlé hier.


Chan lui tend la main en souriant :

- Enchantez !! Moi c’est Chan et voici mon ami Dante, nous sommes des copains de Florian et nous allons nous aussi le rejoindre.


Taha regarde cette main tendue vers lui l’air perplexe, Camille doit lui expliquer que c’est un geste de politesse et comment on doit y répondre .Taha sort sa main de la grosse mitaine en laine qui la maintenait au chaud tout en fixant de son regard sombre cet étrange garçon aux yeux bridés et la lui serre avec application et fermeté, ce qui fait grimacer Chan de douleur.


- Tu connais le garçon aux cheveux de feu ?


Chan libère sa main douloureuse et la masse de l’autre, la description de son ami le surprend d’abord puis le fait sourire.


- Florian ? Bien sûr !!


Dante qui a bien vu la grimace de son copain se contente de lui faire un signe de bienvenue de la tête.


- Qu’est-ce que tu lui veux à Florian ?


Taha fixe cet autre garçon qui vient de s’adresser à lui, son visage devient comme envoûté quand il répond d’une voix emprunte d’un immense respect.


- Un de nos dieux s’est montré à nous et m’a envoyé vers lui pour lui parler et accomplir une mission, je suis venu jusqu’à la ville des hommes blancs pour ramener les dieux qui sont en lui et en « Kinou » auprès des leurs.


Les deux garçons se regardent avec la même impression marquant leurs visages et indiquant clairement ce qu'ils pensent des élucubrations du jeune gars.

- Eh bien !! Si tu le dis!!!




Re : Florian 18 ans surdoué ou Le don de guérir (livre 1) (suite 4 et fin du livre 1) - laurentdu51100 - 20-08-2020

2eme ANNEE Fêtes de fin d’année : (85 / 150) (Aix) (Hôpital Paul Cézanne)


Hassan est de retour dans sa résidence, ils ont quitté leur fils sa première épouse et lui aux environs de midi et s’en sont retournés pour qu’il puisse après le repas s’occuper de ses affaires.

Omar a tenu à rester auprès du jeune prince et Hassan lui en a volontiers accordé l’autorisation, sachant pertinemment que de toute façon il ne serait bon à rien tant qu’Amid ne sera pas sorti du coma.

Hassan est à présent dans son bureau et consulte ses différents ministres ou chargés de missions éparpillés de par le monde.

Ça lui prend une bonne partie de l’après-midi quand il reçoit un appel de son chef de la sécurité, celui-ci lui fait alors un rapport exhaustif venant de la surveillance rapproché du jeune De Bierne et de Ming Tsu.

Le milliardaire chinois est de toute évidence en vacances chez des amis et son comportement ne démontre rien qui pourrait étayer les soupçons qui lui ont valu cette attention un peu particulière de la part d’Hassan.

Pour le jeune De Bierne par contre c’est une autre paire de manches, il y a tellement de personnes qui gravitent autour de lui qu’il en devient presque impossible de lui octroyer une protection efficace digne de ce nom.

Hassan retient sa colère devant autant d’inefficacité, il cherche une solution et finit par se résoudre à demander à ses hommes en place d’aller se mettre à la disposition de ceux de la sécurité du territoire connus de ses services et qui ont été repéré circulant dans le cirque.

L’étonnement d’avoir appris que des agents de la DST sont sur le terrain également excite ensuite sa curiosité, ce n’est certainement pas l’arrivée de Ming Tsu qui les a fait venir puisque ses propres services lui certifient qu’il n’y a rien dans son comportement qui démontrerait une quelconque envie de nuire ou quoi que ce soit d’autre envers le garçon.

Décidément pense-t-il, ce Florian a beaucoup de mystères qui tournent autour de sa personne et il serait bon de lui faire une petite visite de politesse. Ne serait-ce déjà que pour le remercier de s’être occupé de son fils, mais aussi pour assouvir l’énorme curiosité qu’il a à son encontre.

Hassan se renseigne à savoir où il se trouve en ce moment et sourit en apprenant qu’avec quelques amis, il est en route pour « Paul Cézanne » l’hôpital où est actuellement Amid.

Il décide de revêtir des vêtements moins voyants et repart seul au volant d’une des voitures de service de son personnel.

***/***

Hôpital Paul Cézanne.

Florian Thomas et Yuan descendent de l’auto avant qu’Éric fasse sa manœuvre pour se garer sur la seule place restante resserrée entre deux camionnettes. Florian voulait à tout prix faire une visite au garçon qu’il a opéré la veille pour voir si tout va bien et ses amis ont tenu à l’accompagner pour ne pas le laisser y aller seul.

Non loin derrière eux, deux autres véhicules eux aussi cherchent désespérément de la place pour se garer et les quatre hommes à l’intérieur de chacun d’eux trépignent de ce temps perdu.

Les quatre amis entrent et se dirigent directement vers la chambre sans passer par l’accueil, ils se retrouvent rapidement dans le couloir qui y mène et au moment où Florian s’apprête à ouvrir la porte.

- (Une voix féminine) Messieurs !!! Où avez-vous l’intention d’aller comme ça ??

Nous stoppons net et nous nous retournons pour effectivement nous trouver à quelques mètres d’une femme imposante en blouse blanche d’infirmière, celle-ci a les poings collés aux hanches et nous regarde sans aménité.

- Je suis le chirurgien qui a opéré ce garçon hier après-midi et je venais voir si tout allait bien.

L’infirmière en me fusillant des yeux :

- C’est ça oui et moi je suis la reine d’Angleterre !! D’ailleurs où est passé le gendarme qui garde cette chambre ?

Je la regarde amusé.

- Il n’était pas là quand nous sommes arrivés « Majesté »

Comprenant que je me moque d’elle, l’infirmière pique une crise qui ameute rapidement plusieurs personnes autour d’elle dont bien sûr le représentant de l’ordre qui court aussitôt vers nous.

- (Le gendarme) Qu’est-ce qu’il se passe ici ??

L’infirmière outrée et rouge de colère me montre du doigt :

- Demandez ça à cet impertinent.
- (Le gendarme) Expliquez-vous jeune homme !!
- J’étais juste venu voir comment allait mon patient quand « Élisabeth » s’est interposée monsieur l’agent.

L’infirmière repart en vrille et c’est un vrai brouhaha de voix presque incompréhensible qui résonne dans le couloir.

La porte de la chambre s’ouvre et un officier de gendarmerie passe la tête pour voir et essayer de comprendre le motif de tout ce raffut.

2eme ANNEE Fêtes de fin d’année : (86 / 150) (Aix) (Hôpital Paul Cézanne) (suite)


Aussitôt le silence se fait et le gendarme explique à son supérieur le peu qu’il en sait, l’officier se tourne alors vers moi et sursaute en me reconnaissant car c’est le jeune lieutenant qui a accompagné le prince en hélicoptère et qui a déjà eu l’occasion de me croiser hier.

- (L’officier) Vous pouvez entrer docteur !! Mais seul et vous autres, je vous prie de faire silence.
- (Je souris à l’officier) Merci monsieur !

Je me tourne vers l’infirmière « qui est devenue rouge de confusion » en lui faisant une révérence.

- Madame !!

J’entends encore le rire de mes amis quand la porte se referme derrière moi et que je me retrouve seul en présence de l’officier et du jeune Saoudien.

- (L’officier) Les médecins sont passés plusieurs fois aujourd’hui et ils disent qu’il va beaucoup mieux.

J’examine le garçon quelques minutes puis me tourne vers lui.

- En effet !! Sa famille est prévenue je crois ?
- Oui, ils étaient là ce matin et le secrétaire particulier de l’émir est d’ailleurs toujours ici et passe régulièrement le voir.
- Ah !! Très bien !!
- Quand va-t-il se réveiller ?
- Pas avant demain et ensuite il ne faudra pas qu’il quitte le lit pendant encore le restant de la semaine au moins.
- C’est ce qu’ont également dit les médecins.

Je termine de lire son dossier médical accrocher au pied du lit et je me tourne vers l’officier en souriant.

- Vous savez monsieur, il n’y a pas trente-six diagnostics à avoir sur un cas tel que le sien. Il faut le temps à sa colonne de reprendre correctement sa place après le choc brutal qu’elle a subi, la médecine et la chirurgie réparent mais c’est le corps qui se soigne.

Je regarde ses yeux et son teint très pâle et tique sur une impression qui me fait lui demander.

- Avez-vous des vertiges le matin ?
- (L’officier surpris) Ça m’arrive oui.
- Souvent ?
- Oui mais ça ne dure pas longtemps.

Je lui montre le fauteuil.

- Asseyez-vous et permettez-moi de vérifier quelque chose si vous le voulez bien.

L’officier soudainement pas rassuré :

- Heu oui bien sûr !!

Je cherche alors par palpation sur son visage où elle peut bien se trouver et c’est derrière une de ses oreilles que je la sens enfin, j’en prends l’importance en en faisant doucement le tour et m’écarte enfin de lui en essayant de trouver les mots afin qu’il ne panique pas plus que nécessaire.

- Vous avez un nodule derrière l’oreille droite qu’il va falloir vous faire opérer rapidement, à ce stade elle ne devrait pas donner de suites thérapeutiques lourdes mais vous auriez dû déjà consulter dès que vous avez constaté la régularité anormale de vos vertiges.

L’officier se palpe l’arrière de l’oreille et sent lui aussi la boule qui lui roule sous le doigt.

- C’est grave ?
- Je pense que ce pourrait être cancéreux alors autant le vérifier rapidement. Maintenant je vais vous faire un mot avec lequel une fois rentré à Paris, vous vous rendrez à Begin et le montrerez à l’accueil. Il vous sera donné un rendez-vous et si vous le voulez, je m’occuperai personnellement de vous.
- (L’officier visiblement effrayé) S’il vous plaît, oui !!
- Pas d’affolement !! Les risques sont quasi inexistants quand c’est pris à temps ; Et puis, vous serez entre de bonnes mains.

L’officier jette un coup d’œil vers le jeune prince et esquisse un pauvre sourire.

- Je le crois aussi, merci !

Je lui prends la main et le fixe intensément dans les yeux.

- La confiance est le meilleur moteur pour une guérison rapide, alors faites-moi confiance et tout ira bien.

Je sors mon calepin et j’écris rapidement une lettre pour Marcel lui expliquant le problème que rencontre l’officier et aussi que je me propose de m’en occuper dès mon retour.

Je plie en deux la feuille après l’avoir détachée du carnet et j’écris en entête mon nom et à qui c’est adressé.

Je tends la feuille au jeune gendarme qui me la prend les mains tremblantes.

- Allez-y dès que possible.

Il va pour répondre quand la porte s’ouvre et qu’un homme accompagné du directeur de l’hôpital entre dans la chambre.

- (Le directeur) Ah !! Vous voyez !! Il est encore là !!

Hassan ouvre de grands yeux de surprises en voyant le garçon près de l’homme en uniforme, il lui faut de longues secondes pour pouvoir enfin prononcer quelques mots qui sortent de ses lèvres avec un tel ton ahuri, qu’il voit le jeune homme sourire les yeux pétillants d’amusement.

- C’est toi Florian De Bierne????

Je pars d’un grand éclat de rire.

- Eh bien ton « altesse » Hi ! Hi ! On dirait que ça t’en bouche un coin Hi ! Hi !


2eme ANNEE Fêtes de fin d’année : (87 / 150) (Aix) (Hôpital Paul Cézanne) (suite)


Ming arrive à son tour sur le parking de l’hôpital, il est allé au cirque pour passer l’après-midi avec son fils quand on lui a dit qu’il était parti avec Florian et qu’on lui a expliqué ce qu’ils y faisaient.

Il reconnaît la voiture d’Éric et c’est soulagé de les savoir encore là qu’il entre et se présente à l’accueil, la femme qui a eu écho du charivari fait par quatre jeunes il n’y a pas longtemps lui indique l’étage où il doit se rendre en lui précisant bien de s’adresser au bureau des infirmières du service.

C’est en passant devant un endroit réservé à la détente, devant une machine à boisson qu’il voit son fils et s’empresse de le rejoindre.

- (Yuan étonné de le voir) Papa !!!

Ming embrasse les trois garçons.

- Je voulais passer un peu de temps avec mon fils et comme on m’a dit que tu étais là, eh bien me voilà !

Yuan amusé regarde son père vêtu toujours années soixante avec son blouson en cuir et sa casquette vissée sur les oreilles.

L’allure de cet homme pourtant multimilliardaire amuse toujours autant son grand garçon qui se dit qu’il va falloir qu’il lui en parle un jour, histoire de le relooker de façon plus actuelle.

- (Yuan) Florian ne devrait plus tarder, après ça nous rentrerons au cirque et je te le ferai visiter.

Ming prend son fils par la taille.

- J’espère bien mon grand, en plus ton copain devrait être content de voir qui est arrivé pour passer les fêtes avec vous tous.
- (Thomas curieux) Qui c’est ?

Ming est toujours en admiration devant ce garçon.

- Pleins de monde !!

Éric plus terre à terre :

- C’est pour le coup qu’il va falloir se serrer.
- (Ming à son fils) Pour les adultes c’est déjà vu puisque ce sont les parents de Thomas qui les accueillent, il ne me reste plus qu’à trouver quelque chose pour ton cousin Chan et son ami qui ne devraient plus tarder à arriver eux non plus.
- (Yuan joyeux) Wouah !! Chan et Dante t'ont appelé ? C’est cool !! J’allais justement t'en parler !!
- (Ming amusé) Facile pour eux en laissant tonton Ming se débrouiller Hi ! Hi !

Éric qui a déjà une petite idée qui lui trotte derrière la tête :

- Il reste une chambre d’ami chez mes parents, si vous voulez je peux les prendre chez nous.
- (Ming ravi) Bonne idée mon garçon, mais demande avant à tes parents s’ils sont d’accord.
- Pas de soucis, je m’en occupe !

Pendant qu’Éric prévient chez lui de l’arrivée de ses deux invités, des bruits venant du couloir arrivent vers eux.

Des voix qui discutent amicalement en arabe et Ming, étonné, croit en reconnaître une en particulier.

Force lui est de constater que c’est bien le « petit » Florian qui converse avec deux hommes et qui arrive vers eux tout sourire.

L’étonnement de Ming se lit à présent sur le visage de son fils et de ses deux amis et pour en rajouter encore une bonne dose, ce sont à leurs tours les deux Arabes qui écarquillent les yeux quand Florian enlace Thomas pour l’embrasser nonchalamment et tout naturellement sur les lèvres.

Florian sans se démonter plus que ça enchaîne par les présentations d’usages.

- Hé les gars que je vous présente à son altesse !!

Un petit moment de stupeur dans la bande de copains quand il continue.


- Ton altesse, voici Thomas mon chéri, les deux autres zouaves là c’est Yuan et Éric mes amis et le père de « Yu » c’est Ming qui était aussi un ami de mon père. Et pour vous les gars voici ton altesse Hassan et son secrétaire Omar, voilà !! Les présentations sont faites.

Ming amusé de la forme qu’a prise cette présentation :

- Pas besoin de vous présenter le clown je pense Hi ! Hi !

Hassan souriant à son tour :

- J’avoue que le protocole utilisé est assez inhabituel mais ça fait du bien d’être considéré comme une personne ordinaire même si c’est bien la première fois que quelqu’un ose le faire.
- (Ming) C’est le naturel et la fraîcheur de ce garçon qui fait des miracles tel que celui-ci autour de lui, je sais qui vous êtes et une rencontre avec vous si elle avait eu lieu ailleurs qu’ici, aurait été tout autre, je pense.
- (Hassan) Je vous connais aussi de réputation et j’avoue être étonné moi aussi de cette rencontre des plus improbables en toutes autres circonstances.
- (Thomas) Alors comme ça, tu parles aussi arabe ?
- Saoudien !! Ça y ressemble mais ce n’est pas la même chose.

Hassan tique sur la dernière phrase de Thomas.

- Comment ça aussi ??
- (Ming dans sa langue) Dis-nous quelque chose, qu’il comprenne le phénomène que tu es Hi ! Hi !
- (Je fais comme il dit) Je crois que son altesse est venue avec son secrétaire très « particulier » si tu vois ce que je veux dire.
- (Yuan sursaute) Quoi !!




Florian 18 ans surdoué ou Le don de guérir (livre 1) (suite 4 et fin du livre 1) - laurentdu51100 - 20-08-2020

2eme ANNEE Fêtes de fin d’année : (88 / 150) (Paris) (Chan & Dante) (fin)


Chan et Dante pendant la durée du voyage en découvrent un peu plus sur le jeune gars qui les accompagne.

Déjà parce qu’il arrive à se réchauffer et du coup il enlève quelques vêtements qui jusque-là lui cachaient complètement le visage et le corps.


Ensuite parce qu’il commence à être un peu plus en confiance avec eux et hésite moins à se révéler en leur présence.

Les deux garçons admirent plus ou moins discrètement leur compagnon de voyage.

Sa peau noire comme l’ébène le plus pure, un visage fin aux traits gardant encore la douceur de l’enfance et un corps sculpté pour la course ne les laissent pas indifférents.

Même si c’est juste pour le plaisir d’admirer un si beau garçon et pas du tout dans des idées moins avouables.

Taha s’en aperçoit et les fixe à son tour, se demandant ce que signifient ses regards posés subrepticement sur lui.

Déjà la façon dont ils sont serrés l’un contre l’autre depuis le départ du train lui paraît bizarre, il met ça sur une différence de culture et l’accepte malgré tout sans faire de jugement.

À la descente du train, Patrice comme prévu les attend pour prendre Taha en charge et il en profite pour véhiculer les deux Parisiens et faire ainsi plus ample connaissance par la même occasion avec eux.

C’est Aurélien et Chloé qui prennent Chan et Dante sous leurs ailes car les seules personnes qu’ils connaissent sont absentes en cette fin d’après-midi.

Ils rejoignent Mathis et Damien et leur font faire tous ensemble tranquillement un tour du cirque en leur racontant certaines anecdotes « Florianesques » qui éclatent le jeune couple y reconnaissant bien là les pitreries de leur ami.

Patrice et sa fiancée restent eux avec Taha et l’emmènent sous le chapiteau où ils retrouvent Tony et son frère Pedro.

Tony sursaute en voyant le jeune Massaï, il prend Patrice par la manche et l’attire un peu plus loin pour lui parler.

- Il faut que vous veniez voir ma femme dans notre roulotte !! Ce matin elle a eu une prémonition où elle voyait un grave danger, elle parlait aussi d’un jeune garçon noir vêtu comme un Lapon et je n’ai plus rien compris ensuite tellement elle était prise dans ses prédictions.
- Vous croyez que ce serait Taha ?
- Je n’en sais fichtre rien mais reconnaissez que la coïncidence porte quand même à réflexion.
- (Patrice) Allons-y alors !! Tu viens Taha ?

Taha a du mal à détacher les yeux des exercices se passant sur les pistes.

- Comment ? Ah !! Oui bien sûr !!

Patrice voit bien son trouble.

- Quelque chose n’a pas l’air d’aller ?
- Je me demandais juste ce que font ici des animaux de mon pays ?
- (Tony) Ils sont dressés et font partie intégrante du spectacle, ils sont nés pour la plupart en captivité et ils ne pourraient pas survivre sans l’homme.

Taha cherchant à comprendre :

- Ils sont « civilisés » ?
- (Tony en souriant) C’est un peu ça oui !!
- (Taha curieux) Mais alors pourquoi ne les obligez-vous pas à porter vos accoutrements ? On m’y oblige bien !!
- (Patrice amusé) Là mon gars !! C’est un bon thème pour un examen de philosophie.
- Qu’est-ce que c’est ?

Patrice comprend alors que ce jeune homme est d’une intelligence rare et que sa curiosité est sans limite, il préfère clore le sujet avant de s’enferrer dans des explications dont il n’est pas sûr d’en connaître toutes les réponses.

Il botte alors en touche par une simple phrase qui apparemment convient parfaitement au jeune Massaï.

- Tu verras ça avec Florian !!

Sans plus un mot, les voilà partis vers la roulotte de Tony, quand apparaît dans leurs champs de vision un animal bien connu d’eux tous.

- (Taha joyeux) « Kinou » !!

La panthère s’élance et se jette sur lui, ses deux pattes se posent sur la poitrine du jeune homme qui se tend sous l’impact.

Ses deux mains partent aussitôt gratter sous la gorge du fauve qui ronronne de plaisir, manifestement heureux de le retrouver.

Patrice et Tony sourient et reprennent leur chemin en faisant signe au jeune homme de les suivre, « Kinou » comme un jeune chien fou tourne autour de Taha en lui sautant dessus à maintes reprises, jusqu’à ce qu’enfin il se calme et reste tranquille à marcher à ses pieds.

C’est à l’intérieur de la roulotte quand Carlita les voit entrer que tout recommence, elle pousse un son bizarre en fixant le jeune Massaï et s’écroule sur le sol.

Patrice et Tony se précipitent alors pour la relever et la font s’asseoir dans son fauteuil, la gitane ouvre lentement les yeux le front couvert de sueur et s’écrie.

- C’est le garçon de ma vision !!! Je l’ai vu debout avec tous ses morts à ses pieds !! D’autres hommes viennent et emmènent l’enfant roux !! Du sang !! Partout du sang et des cris !! Ahh !!!!

Elle s’effondre de nouveaux et les trois hommes se regardent incrédules.


2eme ANNEE Fêtes de fin d’année : (89 / 150) (Au cirque) (La nuit de sang)


Tony aidé de Patrice porte sa femme dans son lit, ensuite ils sortent encore bouleversés par ce qu’elle vient de proférer et cherchent à en comprendre le sens.

C’est l’heure du dîner qui les amène jusqu’au réfectoire où déjà un grand nombre d’artistes, d’employés et d’invités se trouvent.

Les conversations et les rires fusent de partout et ils finissent par prendre du recul sur la sinistre prédiction, ne sachant ni quand ni où et encore moins si elle va réellement se produire.

Taha voit Raphaël et sursaute.

- C’est le garçon aux cheveux de feu à qui je dois parler !!
- (Patrice) Non ce n’est pas Florian. Lui, c’est son ami Raphaël. Florian n’est pas encore rentré ce soir mais tu le verras dès son retour.

Patrice prévient quand même ses hommes d’être encore plus vigilants et ils s’installent à leurs tours pour prendre leurs repas.

Bientôt le chapiteau est plein à craquer, certains attendant même que les places se libèrent pour s’installer à table à leurs tours.

***/***

Un peu plus tard dans la soirée.

Carole Alice et Patricia commencent à bâiller à s’en décrocher la mâchoire et annonce bientôt que ce soir elles vont aller se coucher tôt.

Vers vingt et une heures, il ne reste quasiment plus personne autour de la table, Chan Dante Raphaël Anthony Baptiste et Rémi discutent dans un coin et commencent eux aussi à piquer du nez sur la table.

Taha regarde autour de lui surpris car il est le seul à ne pas ressentir cette fatigue qui a l’air d’avoir pris l’ensemble du cirque.

Lui n’a mangé que quelques fruits car le reste des aliments étaient trop bizarres pour lui, même la soupe avait un drôle de goût et il l’a recraché en douce dès la première cuillère en faisant la grimace.

Les garçons n’ont même plus la force de retourner dans leurs roulottes respectives et encore moins pour les autres, de faire le trajet jusque chez ceux qui les logent.

Le sommeil les prend subitement et c’est une ambiance bizarre où seul le bruit des animaux résonne encore dans le cirque.

Taha et « Kinou » sortent du barnum et le garçon cherche quelqu’un à qui demander où il est prévu qu’il loge.

Il a bien essayé de secouer Patrice mais n’a pas réussi à le sortir un tant soit peu du sommeil profond dans lequel il est plongé.

Le jeune Massaï erre alors entre les chapiteaux et les roulottes pendant qu’un groupe d’hommes vêtus de noir pénètrent subrepticement dans l’enceinte du cirque.

Ils se dirigent directement vers le réfectoire où apparemment ils savent y trouver ce qu’ils sont venus y chercher.

Le plus costaud des six repère rapidement celui qu’ils cherchent et le charge sur ses épaules sans la moindre douceur.

***/***

Ming Hassan Yuan Thomas Éric et Florian sortent du restaurant où le Saoudien a tenu à les inviter à dîner, tous les six sont souriants et se quittent sur le parking avec la joie manifeste d’avoir passé une soirée réussie.

Éric prend le volant et reconduit ses trois amis au cirque avant de rejoindre son chéri chez ses parents, il lui a téléphoné dans l’après-midi pour le prévenir de ne pas l’attendre et d’emmener avec lui Chan et Dante qui prendront la chambre d’ami.

Il embrasse ses deux copains en leur faisant promettre discrètement d’organiser rapidement une petite soirée comme ils en ont l’habitude.

Ceux-ci ne se font pas prier pour accepter et c’est le cœur léger qu’il redémarre et les laisse sur le parking.

Yuan n’est pas sorti de la dernière pluie et a très bien compris les petits sous-entendus, il regarde en se mordillant les lèvres ses deux copains marcher main dans la main devant lui.

Il n’ose rien dire encore car avec Patricia même si les choses sont dans de bonnes voies, ils n’ont pas encore passé le pas qui lui permettra ensuite après bien sûr en avoir parlé avec elle, de pouvoir lui aussi faire ses petites allusions coquines sur une soirée à organiser.

Ils arrivent tous les trois jusqu’au centre du cirque où normalement même un jour de relâche comme ça l’est aujourd’hui, il devrait y avoir de l’animation et de la musique accompagnée de rires comme ça leur semblerait normal.

Seulement ce soir c’est un étrange silence qui les accueille, à peine ponctué par des bruits venant de la ménagerie.

Un mouvement dans un coin du chapiteau les fait s’arrêter et se retourner brusquement, « Kinou » accompagné d’un jeune noir emmitouflé jusqu’aux oreilles apparaissent et le jeune homme leur fait signe de venir vers lui sans bruit.


2eme ANNEE Fêtes de fin d’année: (90 / 150) (Au cirque) (La nuit de sang) (suite)


Tout ça est suffisamment étrange pour qu’ils le fassent et se retrouvent bientôt à ses côtés, Taha dans le noir ne remarque pas de suite la couleur des cheveux de Florian et croit donc juste avoir affaire à des gens du cirque qui n’ont pas pris le repas en commun du soir et donc qui restent conscients.

- Un poison qui endort dans la nourriture et des hommes au langage bizarre sont entrés pour prendre le garçon aux cheveux de feu qui est l’ami de celui que je viens chercher.
- (Thomas d’une voix sourde) Raphaël ???
- (Taha en hochant la tête) Oui !!

Je reste un moment figé de stupeur.

- Où sont-ils ?
- (Taha) Encore dans la hutte de toile qui sert pour les repas, mais ils ne devraient plus tarder à en sortir.
- (Yuan dans un souffle) Pourquoi Raphaël ? Que lui veulent-ils ?
- C’est après moi qu’ils en ont !! Ça n’arrêtera donc jamais !! Allez-vous enfermer dans une roulotte et surtout ne sortez que quand je vous le dirai !! Allez !! Pas le temps de discuter, faites ce que je vous dis !!
- (Thomas livide) Qu’est-ce que tu vas faire Florian ?
- Pas le temps de vous expliquer, allez !! Filer !! « Kinou » reste avec moi !!
- Voyant qu’ils n’auraient pas le dernier mot, les trois garçons entrent dans la première roulotte qui est devant eux et referment la porte derrière eux.
- (Je regarde « Kinou ») Ils ne doivent pas sortir avec Raphaël tu me comprends ??
- Rrrr !!!
- Je fais au plus vite essaie de les retenir en faisant attention à toi !!

Je ne regarde pas derrière moi, certain qu’il a bien compris et je fonce dans la nuit vers la ménagerie, j’arrive à la cage des tigres et pousse mon feulement de gorge qui aussitôt les fait se presser devant la porte.

J’ouvre et les laisse sortir en faisant de même avec la cage aux lions, les sons sortent presque inaudibles mais ininterrompus de ma gorge.

Je repars avec eux jusqu’au barnum où des sons commencent à s’en échapper accompagner des feulements rauques de « Kinou ».

- Miaou !!!

Je sursaute en voyant arrivé « Tic » et « Tac », la surprise de les voir ici me fait oublier un bref instant ce pourquoi je suis là avec les fauves. C’est un cri et un coup de feu qui me fait revenir à la réalité.

- Raphaël !! Il est en danger !! Protégez-le !!

Les deux siamois me fixent un instant dans les yeux et partent ensuite comme deux fusées.

Je décide de faire le tour du barnum pour tenter de les dérouter en arrivant par-derrière, je passe devant l’enclos des éléphants et les détache à leurs tours.

Un autre feulement impressionnant suivit de plusieurs coups de feu me font me presser encore plus.

J’ouvre l’arrière du barnum et le temps que mes yeux s’habituent au retour de la lumière, un raffut du diable commence à l’intérieur.

Je vois Raphaël inconscient sur les épaules d’un homme tenant un revolver dans la main, cinq autres hommes ont renversé les bancs et eux aussi tiennent une arme à la main et surveillent accroupis l’entrée du chapiteau d’où les feulements se font entendre.

***/***

Quelques minutes plus tôt.

L’homme avec son fardeau sur l’épaule harangue ses compagnons, ceux-ci lui faisant perdre du temps en vérifiant s’il n’y a pas un autre garçon roux dans la pièce.

« Dans sa langue »

- (Stanislas) Sortons d’ici en vitesse !! Vous avez entendu les ordres du patron ?
- (Techek) Oui mais si ce n’était pas le bon ?
- (Stanislas) Ne dis pas de connerie !!Il n’y en a que deux et l’autre est un môme !!

Techek va pour répliquer que son patron a pu faire erreur quand un feulement impressionnant lui dresse les poils du dos.

- Qu’est-ce que c’est ???
- RRrrrhhhh !!!
- (Sacha) Il y a quelque chose dehors !!!

« Kinou » traverse rapidement le passage de la porte pour se cacher de l’autre côté.

- (Vadim) Il y a un fauve en liberté !! Tirez-lui dessus !!

« Pan !!! »

- RRrrhhh !!!
- (Sergei en hurlant) Dégommez-moi cette bestiole !!

Pendant que Stanislas reste debout avec le rouquin sur ses épaules, les autres renversent les tables et les chaises et s’accroupissent face à la porte en tirant du côté où ils pensent avoir vu pour la dernière fois le fauve.

« Pan !! Pan !! Pan !! »

Une voix pleine de colère derrière leurs dos les fait sursauter.

- Lâchez immédiatement mon ami si vous tenez à la vie !!

Dans un pur réflexe, deux d’entre eux se retournent, visent et tirent.

« Pan !! Pan !! »

Un jeune garçon aux cheveux roux regarde alors avec surprise deux étoiles de sang éclore sur sa poitrine et s’effondre après un dernier cri inhumain.

Ses yeux d’un vert profond avant de se refermer lentement montrent aux hommes figés par une terreur venant du plus profond de leur inconscient, deux pupilles dilatées aux fentes verticales.

- Ahhhh !!!!!

FIN (du livre un)




A suivre : Florian 18 ans surdoué ou Le don de guérir (livre 2) https://forum.slygame.fr/index.php?topic=158.0