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Sujet collectif :à chacun son histoire !!! (OS-TOUS GENRES-TOUS STYLES) - Version imprimable +- Récits érotiques - Slygame (https://recit.slygame.fr) +-- Forum : Récits érotique (https://recit.slygame.fr/forumdisplay.php?fid=3) +--- Forum : Tout thème (https://recit.slygame.fr/forumdisplay.php?fid=7) +--- Sujet : Sujet collectif :à chacun son histoire !!! (OS-TOUS GENRES-TOUS STYLES) (/showthread.php?tid=7) Pages :
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Mercure (OS-TOUS GENRES-TOUS STYLES) - Nostalgique - 14-02-2025 voici encore une petite histoire repêchée dans les profondeurs de mon ordinateur et que je trouve mignonne, un peu dans le style de Louklouk mais, et c'est essentiel, sans la saveur des termes utilisés par cet écrivain hors du commun. Donc mon ami, comme tu l'as dit récemment, imité mais jamais égalé ! MERCURE On était en plein hiver, il gelait à pierre fendre et il avait neigé à gros flocons de sorte qu'un blanc tapis recouvrait le sol. Et pourtant, la température était presque insupportable dans la petite mansarde où deux adolescents dormaient paisiblement, totalement nus sur le lit dont le drap qui aurait dû les recouvrir était par terre. Mercure était là, présent et discret, attentif à admirer la merveille de ces deux petits humains, inconscients du privilège qui était le leur d’être admirer par un dieu descendu directement de l'Olympe grâce aux ailes qui garnissaient ses chevilles. Le jeune dieu que rien ne rebutait avait été chargé d'une mission délicate : procéder à une enquête sur les possibilités de divertissements sur terre car, aussi étonnant que cela puisse paraître, les dieux s'ennuyaient. Pourtant ils disposaient de toutes les facilités pour se distraire mais, finalement, ils se retrouvaient toujours entre eux car ils n'étaient pas si nombreux. Un dieux de l'Olympe ne peut pas s'accoquiner avec n'importe qui d'autant que les plus belles déesses étaient déjà jalousement surveillées par les grands dieux qui disposaient d'un droit de priorité. La jeunesse de ces lieux privilégiés aspirait donc à des nouveautés qu'elle ne pouvait pas trouver en ces hauts lieux alors que la rumeur, de plus en plus insistante, insinuait que là en bas, sous les nuages, tout était permis pourvu que le culte et les redevances adéquates soient scrupuleusement respectés. Mercure, l'un des plus rusés des jeunes dieux, fut dès lors chargé d'aller procéder à un recensement de ces lieux de plaisir. Sa recherche l'avait laissé sur sa faim, même s'il avait régulièrement profité des humains afin de tester les meilleures occasions de se distraire et force lui était de constater que ce monde était dirigé par la cupidité, le goût de l'argent et du pouvoir, la fourberie des uns et des autres et qu'au fond, tous ces humains manquaient de fantaisie : C'était toujours un homme et une femme ou une femme et un homme ce qui ne différait pas du milieu olympien. Mercure était épuisé moralement et physiquement car tous les essais qu'il avait vécus l'avait vidé de toute ressource. Mais il aimait le travail bien fait aussi, juste avant de remonter chez lui et faire son rapport, il fit une ultime tentative. Il avait observé deux têtes blondes, l'une avec des cheveux coupés assez courts et l'autre avec des cheveux descendants sur les épaules, qui se donnaient tendrement la main. Ayant repéré leur domicile, une maison assez misérable, il décida de revenir en cet endroit pour sa dernière nuit terrestre. Mercure était donc dans la petite pièce où il venait de s'introduire et ce qu'il vit le stupéfia : il avait devant lui non pas une femme et un homme, mais deux jeunes garçons nus qui dormaient comme des bienheureux. Doutant de ce qu'il voyait mais n'admirait pas encore, il se pencha sur les deux corps et ne put que constater que et l'un et l'autre possédaient tous les attributs propres à la masculinité. L'un possédait une verge dont n'importe quel dieu aurait rêvé, longue et étroite qui dans la quiétude de son repos s'étendait sur les testicules reposant sur le haut de la cuisse, des cuisses légèrement écartées laissant percevoir le début d'une raie parfaitement imberbe. À la base du sexe, une très légère toison blonde. Mercure pensa à Minerve qui, avec son talent, aurait tellement bien su rendre le velouté de cette peau. Son compagnon dormait à plat ventre, les deux jambes totalement écartées permettant d'admirer deux merveilleuses fesses et laissant voir un petit entonnoir fermé par une peau que Mercure imagina d'une extrême douceur. Les dieux sont asexués mais pour sa mission, il avait été muni de l'attirail complet du parfait mâle, condition essentielle pour accomplir ses recherches. À vrai dire, il n'en avait fait qu'un usage modéré car ce qu'il avait vu ne l'avait pas vraiment inspiré : cela ne changeait guère de ce qui se passait sur les pentes de l'Olympe. De la couche des deux garçons montait un parfum qu'il n'avait jamais ressenti jusqu'à cette heure. Un mélange de transpiration, d'un musc puissant et odorant comme seul de jeunes corps peuvent en émettre et, couvrant le tout en s'y mêlant, une odeur qu'il reconnut tout de suite, celle de la divine semence source de vie. Mercure transpirait à grosses gouttes en raison de la chaleur de la chambrette mais surtout de cette vision digne des dieux qu'il avait sous les yeux. Fasciné, il avait dévêtu le haut de son corps, son pantalon ne tenait que par la rigidité de son sexe au-delà de l'horizontalité laissant apercevoir la toison noir qui le caractérisait. Les deux ados avaient bougé dans leur sommeil, la jambe de l'un s'était glissée entre les jambes de son ami, les deux sexes s'étaient accolés l'un à l'autre. Une main s'intéressait délicatement à un sexe alors qu'une autre caressait voluptueusement des fesses. Les sexes étaient en action, prenaient de l'ampleur, une perle translucide faisait son apparition. Les prépuces commençaient, sous l'excitation naissante, à se retirer laissant entrevoir une chair encore rosée et attirante. Mercure était maintenant penché sur les deux corps que son souffle caressait avec tendresse, comme pour les exciter à poursuivre leur progression, les intimer à se confondre dans un même élan de jouissance. Ne pouvant plus se contenir, Mercure s'était dénudé et son vêtement trainait par terre dans un coin. Habitué à l'ordre, Mercure se saisit de cet habit désormais inutile pour le plier, il constata que celui-ci était franchement humide. Son sexe avait pris une rigidité impressionnante et frôlait la bouche des deux dormeurs qui s'agitaient de plus en plus. La bouche du jeune dieu s'aventurait de plus en plus sur les hampes qui se trémoussaient d'excitation, prélude à une explosion de sensualité, aveuglante d'un plaisir poussé au maximum. Mercure sentait qu'il était en train de perdre le contrôle de ses sens, son sexe d'une pureté parfaite laissait dégouliner un liquide encore translucide mais si odorant qu'il retrouva la saveur qu'il avait découverte en voyant les deux jeunes hommes. N'y tenant plus il se laissa aller, complètement, sans réserve alors que les deux garçons collés par l'émission de leur semence réciproque, l'un contre l'autre, s'embrassaient les yeux encore éblouis de ce qu'ils venaient de vivre. Ils regardèrent autour d'eux, la pièce était vide mais elle leur apparu comme un endroit bénit des dieux. Ils se racontèrent leur rêve, identique. Un bel homme, avec de beaux tétons qu'aucun poils ne cachait, des côtes légèrement apparentes, des cuisses musclées à souhait. On aurait dit un dieu dont on supposait qu'il avait un sexe hors-norme mais qu'il avait tenu cacher : tout ne se montre pas, mais tout peut s'imaginer. Et généralement l'imagination est plus belle que la réalité. RE: Sujet collectif :à chacun son histoire !!! (OS-TOUS GENRES-TOUS STYLES) - Louklouk - 14-02-2025 Ouh ! Il y a surtout là une énormité : "les dieux sont asexués"... Non, non et non ! C'est la deuxième fois que je lis une telle bêtise : relisez votre mythologie, les garçons ! Ils ne pensent qu'à ça, les dieux ! (sauf Diane, évidemment). Et le dieu est souvent ici assimilé à un humain, dans ses réactions. RE: Sujet collectif :à chacun son histoire !!! (OS-TOUS GENRES-TOUS STYLES) - bech - 14-02-2025 Hé bien ils ne font pas d'économies d'énergie. Dehors il gèle et il a neigé mais dans la chambre il y a une température d'été. Ça se passerait chez les trumpistes que ça ne m'étonnerait pas. J'ai été surpris de Nostalgique publie un texte dans cette discussion sans le soumettre à Fab. Mais s'il n'en est pas l'auteur et que l'auteur est inconnu, ça aurait été dur de faire deviner son pseudo par les lecteurs. Sinon, compte tenu des premières phrases, c'est un texte qui coincide avec l'image en cours. RE: Sujet collectif :à chacun son histoire !!! (OS-TOUS GENRES-TOUS STYLES) - Nostalgique - 15-02-2025 Bech : tu as raison, errare humanum est ! Louklouk : Tu as raison et je n'ai pas tort, dans mon idée cela voulait tout simplement dire que les dieux ont une conception physiquement équivalente à celle des humains mais différentes sur le plan intellectuel... (bon d'accord, ma justification est un peu tordue) Amitié à vous deux ! RE: Sujet collectif :à chacun son histoire !!! (OS-TOUS GENRES-TOUS STYLES) - fablelionsilencieux - 15-02-2025 J'ai été surpris de Nostalgique publie un texte dans cette discussion sans le soumettre à Fab. Mais s'il n'en est pas l'auteur et que l'auteur est inconnu, ça aurait été dur de faire deviner son pseudo par les lecteurs. Sinon, compte tenu des premières phrases, c'est un texte qui coincide avec l'image en cours. [/quote] Je pardonne bien volontiers cette étourderie à notre ami @Nostalgique, puisque, comme tu en fait la remarque : compte tenu des premières phrases, c'est un texte qui coincide avec l'image en cours. Mais il est vrai que ça gâche le suspens des pronostics, quand à la recherche de l'auteur. De plus, sans passer par moi, je n'ai pas pu adjoindre la photo ad-hoc au texte. Donc, pas de tapes sur les doigts ni de panpan-cucu... pour cette fois ! ![]() RE: Sujet collectif :à chacun son histoire !!! (OS-TOUS GENRES-TOUS STYLES) - fablelionsilencieux - 15-02-2025 Coucou les gens, Petit rappel des choses en cours et à prévoir: La photo du moment : ![]() La prochaine photo : ![]() Et jusqu'à la fin mars ; Voici la liste des défis à relever : ************************ Défis "phrasette de départ : 1/ La neige tombait sans discontinuer depuis dix jours... 2/ Je me suis réveillé avec la gueule de bois et... 3/ J'ai obtenu une belle promotion mais le poste est à l'autre bout du pays... ************************ Défi titre: 1/ Ma poule au pot. 2/ C'est mon choix ! 3/ Un drôle de clown. ************************ Défi(s) 10 mots à utiliser: 1/ godelureaux divergence Obsession galimatias panade enracinée acouphènes rébarbatif samovar archaïque 2/ orbite oiseau poulain orchidée barbus cacahouètes désarroi modalité bellâtre accroitre 3/ véhément acculer soporifique ignominie volubile rébarbatif quintessence équanimité inénarrable éthéré ******************** Et encore : toute personne désireuse de voir une photo de son choix servir de base pour nos auteurs peut me l'envoyer en MP. Celle-ci sera publiée, à condition de respecter la charte de SlyGame, bien évidemment ! RE: Sujet collectif :à chacun son histoire !!! (OS-TOUS GENRES-TOUS STYLES) - fablelionsilencieux - 15-02-2025 (13-02-2025, 08:25 PM)stuka132 a écrit :(13-02-2025, 01:59 PM)Louklouk a écrit : Oui, on cherche à m'imiter... Coucou les gens, L' auteur du récit "trois en un" - et qui a surement ris sous cape de vos suppositions - n'est autre que ce filou de @stuka132 qui a détourné votre attention de lui en plaçant une petite phrase neutre au milieu de vos recherche... de son nom ! ![]() RE: Sujet collectif :à chacun son histoire !!! (OS-TOUS GENRES-TOUS STYLES) - fablelionsilencieux - 15-02-2025 Défis dix mots La Guerre secrète n'aura pas lieu Il était en plein désarroi, le jeune Kévin... à cause de ce bellâtre de Rodolphe, qui venait, ce samedi soir, de l'humilier publiquement lors de cette fiesta étudiante de deuxième année, chez ses parents.
Et ce fut en déclarant que ce jeune homme lui avait dédié un sonnet... tendre, dont il cita même deux ou trois bribes, à la grande joie des autres.
Pas forcément méchants, les autres : tout le monde savait que Kévin était gay... mais on ignorait son petit secret.
Et ce fat de Rodolphe avait cru spirituel de l'utiliser pour faire rire les autres.
On était en fin de soirée, et Kévin put s'en aller sans que cela causât scandale ; mais il en avait gros sur la patate.
Or le dimanche matin, il fut appelé par Marie-Élisabeth, sa meilleure copine, depuis le début de la fac :
— Je vais te venger ! attaqua-t-elle.
— Hein ? Mais de quoi ?
— De Rodolphe : ce mec est un bel oiseau, mais c'est surtout un butor ! Je vais laver l'affront qu'il t'a fait, juré ! J'ai déjà mon plan !
— Aaah ! Mais quoi ?
— Il me draguouille un peu, ces derniers temps... depuis qu'il s'est fait jeter par la Claudette. Ce soir, je me le fais.
— Aaah ! Pas à cause de moi, quand même ?
— Non, non ! C'est un beau mec, t'en sais quelque chose, non ? Alors j'y vais en éclaireuse, et je te raconte tout !
— Oh, objecta Kévin, dépassé, tu le trahirais ?
— Il t'a trahi, mon Kévin, alors pas de quartier !
On s'en tint là, et Kévin resta longtemps songeur : certes Marie-Élisabeth le tenait un peu pour son poulain, après avoir un temps soupiré... Il en avait conscience.
Ce qu'il ignorait, c'est que n'ayant reçu de lui que des cacahouètes, elle avait changé de modalités : si ce frêle enfant ne pouvait satisfaire une maîtresse femme comme elle, elle allait s'occuper de son cas !
Sans se l'avouer, elle apprécierait assez bien d'avoir un gay dans son orbite... pour lui apprendre à vivre : elle ne doutait de rien, la Marie-Élisabeth !
Or donc, elle entreprit immédiatement de mettre son plan à exécution, et appela le beau Rodolphe.
Dans son coin, le jeune Kévin était plus désemparé que jamais. Et puis... l'idée d'imaginer Marie-Élisabeth dans les bras de son aimé... le fit même un peu pleurnicher.
Dès le lundi matin (c'était les vacances de Pâques), il fut convoqué chez Marie-Élisabeth, aux fins d'en ouïr le rapport circonstancié. Elle le traita aux bulles, ce qui indiqua au garçon que le moment était important... peut-être ?
— Bon ! Je te cache pas que je me suis pas ennuyée... et que t'as raison de t'être entiché de cette mauviette !
— Hein ? Une mauviette ?
— Oui. Il est superbement foutu, mais côté citron... c'est pas de la graine de Prix Nobel !
— Ha ! s'étrangla Kévin. Mais, pourtant...
— Oui, il est bon élève, et fait de l'effet en société... grâce à sa belle gueule. Il est drôle, oui, et même gentil, mais ce qui lui manque, c'est une personnalité.
— Oh, de toute façon, pour ce que j'ai à en attendre...
— Plus que vous ne le pensez tous les deux, mon pote. Toi, t'as de la personnalité pour deux, et lui n'est ni totalement con, ni inculte et... enfin... je me demande si...
— Oh ! Me donne pas de faux espoirs, par pitié !
— Non. Je vais aviser. J'ai commencé à lui parler de toi.
— Hein ? sursauta Kévin. Mais qu'est-ce que t'as dit ?
— Je lui ai fait remarquer son inélégance, samedi... et il l'a reconnue. Est-ce que... tu lui as écrit d'autres poèmes ?
— Oh ! Par douzaines !
— Mais... pourquoi t'en as jamais parlé... même à moi ?
— Si tu crois que c'est facile ! Et avec ce que tu viens de me dire, tu te serais bien moquée de moi, comme tout le monde ! lâcha un Kévin au bord des larmes.
Marie-Élisabeth le prit vivement par l'épaule et l'attira contre elle.
— Pleure pas mon grand, pas pour ça !
Elle le serra un temps, avant de continuer :
— Ce que tu dois savoir, c'est qu'il est beau, mais qu'il est bête ! Mais pas irrécupérable. Je vais le travailler au corps.
— Ah ! Tu vas... le revoir ?
— Ma foi ! C'est pour la bonne cause ! Et puis... sa beauté compense en partie ses maladresses. Et j'ai rien d'autre en ce moment, bref... Tiens ! T'as quelque chose contre les barbus ?
— Les talibans, oui !
— Ah ! Ah ! Ah ! Lui ne ferait pas de mal à une mouche, ah ! ah ! Non : cet idiot m'a dit vouloir se laisser pousser la barbe... pour se viriliser !
— Mon dieu ! Ce serait un crime !
— ...contre l'Humanité, chuis d'accord ! Mais peut-être que tu pourrais le détourner de ce funeste projet : fat comme il est, j'ai cru comprendre que ton poème l'avait titillé ou flatté, et sans doute que...
— Plus trop envie de le voir, t'imagines...
On continua à siroter, avant de faire la dînette, tout en continuant à parler du bellâtre... Où Marie-Élisabeth distilla savamment des détails intimes qui retinrent l'attention de Kévin...
Elle insista surtout sur le fait que le mec n'étant pas insensible à la flatterie, il fallait sûrement pousser de ce côté.
— À quoi me servirait de flatter un vaniteux comme lui ?
— Peut-être que... en te rapprochant de lui, tu comprendrais ce qu'il est vraiment, et ce que tu ne perds pas en ne l'obtenant pas. Moi, je continue à le travailler !
On s'en tint là pour ce brunch improvisé, et Kévin s'en fut, plus songeur que jamais : si Marie-Élisabeth avait raison, il serait accessible... un peu, le beau Rodolphe ? Mais avec quel résultat ?
Il passa son après-midi à se ronger les sangs, et vers six heures, il fut appelé : Rodolphe. Il l'accueillit froidement, glacé lui-même.
— Kévin... je voudrais te parler. J'ai eu Marie-Élisabeth... qui m'a fait remarquer ma goujaterie à ton égard, samedi, et... et je voudrais m'en faire excuser.
Kévin resta sans voix ; il savait que Rodolphe n'avait pas eu Marie-Élisabeth au téléphone, mais bien qu'il l'avait baisée deux fois depuis... Il respira un grand coup, et souffla :
— C'est moi qui ai été con de te faire lire ça... À côté de la plaque, complètement !
— Dis pas ça ! J'ai été... étonné, surtout, et j'ai pas su gérer ça... et j'ai abusé de ta gentillesse : je t'en demande pardon !
— Oh... ça n'a plus beaucoup d'importance... maintenant que tout le monde sait...
— Kévin ! Je... Je sais pas encore comment, mais je te promets que je vais réparer ça ! s'exclama Rodolphe.
— Laisse tomber, va... C'est déjà gentil de m'avoir appelé, et... t'embête pas avec le reste.
— On pourrait se voir, bientôt ? Je suis tout seul pour les vacances, je t'invite !
— Ben... Euh... Oui, pourquoi pas.... mais t'es pas obligé !
— Ça me ferait plaisir.
Rendez-vous fut donc pris pour le lendemain soir, à l'apéro. Kévin se demandait ce que ce mec, hautement improbable, pouvait bien lui vouloir...
Au téléphone, il raconta cette conversation à Marie-Élisabeth :
— Bien ! Il a retenu la leçon que je lui ai faite, parfait ! Il est peut-être pas si con que je le pensais...
— En tout cas, il m'a semblé sincère.
— Alors tout va bien !
Mais... non, tout n'allait pas aussi bien que ça... car Kévin sentait, après son échange avec le beau Rodolphe, ses sentiments s'accroître gentiment. Et il se mit à attendre fébrilement l'apéro du lendemain.
Ne sachant comment s'y présenter, il eut l'idée, passant devant un fleuriste, d'y acquérir une petite mais jolie orchidée, mi-blanche, mi-violette... Après tout, pourquoi pas ?
Et le cœur battant plus vigoureusement qu'à l'ordinaire, il sonna donc chez Rodolphe. qui lui ouvrit avec un immenses sourire. Et qui, découvrant l'orchidée, s'exclama :
— Oh ! Comment t'as su que c'était ma fleur préférée ?
— Ben...
— Merci, super merci ! fit le garçon en lui claquant deux bonnes bises. C'est un signe !
— Oh... Mais de quoi ?
— Que... on pourrait être amis, peut-être ? Viens !
Au grand salon, l'apéro attendait : champagne et petits fours chauds. Cristal et porcelaine, classe et douce chaleur...
Kévin se laissa bercer par le délicat babil de Rodolphe, qui décidément était un charmeur hors pair !
Il y eut cependant un genre de nuage, sombre, qui passa par là : ce fut quand Rodolphe déclara :
— J'ai parlé beaucoup avec Marie-Élisabeth, ces temps-ci, et... je crois qu'on pourrait s'entendre. Tu la connais bien, toi... T'en penses quoi ?
Kévin commença par s'étrangler, avant de bafouiller :
— C'est... Oh ! C'est... la meilleure nana du monde, oui !
— Si l'on s'adapte à son caractère, oui... T'en dirais quoi ?
— Sans doute la même chose que toi : grandes qualités, et fort caractère !
— Chuis content de te voir, Kévin. Marie-Élisabeth m'a fait remontrer mes bêtises et... je voudrais pas que tu m'en veuilles, Kévin, vraiment !
— J'en ai pas l'intention, va !
On trinqua, presque ému, et Rodolphe reprit :
— Il est très beau, ton poème, et très émouvant aussi. En fait, il m'a tellement surpris que j'y ai pas cru, d'abord : j'ai pris ça pour un exercice de style, venant d'un intello comme toi, et...
— Oublie-le, surtout !
— Difficile, ça... car il est si beau ! Et... je peux pas croire qu'il ne dise rien.
Kévin baissa les yeux, évidemment ému. Il lui revint toutefois les paroles de Marie-Élisabeth selon lesquelles ce mec n'en valait pas la peine... Il respira un grand coup :
— Ça dit de la poésie, et des rêves sans réalité, rien d'autre.
Rodolphe n'osa répliquer, et passa à autre chose. Et l'instant ne s'éternisa guère, si Rodolphe tenta de retenir Kévin.
Dans la rue, celui-ci regretta même de s'être engagé à revenir, comme l'en avait pressé Rodolphe, qui s'excusait encore sur le pas de sa porte...
Et puis... et puis ce jeune homme avait plus ou moins senti que le gent Rodolphe pouvait bien en pincer pour la fringante Marie-Élisabeth... et cela le mit d'humeur morose.
Il resta d'ailleurs deux jours sans demander ni recevoir de nouvelles des deux autres... et à se ronger les sangs, encore qu'il tentât de se faire une raison : rien d'étonnant à ce que deux hétéros fissent affaire, somme toute !
Il finit donc par avoir un appel de Marie-Élisabeth, qui semblait gênée : elle lui déclara, à mots couverts, qu'elle avait pris goût aux beautés de Rodolphe... malgré sa bêtise, qu'elle pointait pourtant encore.
— T'embête pas, va ! Vous êtes hétéros, y a rien à dire... même s'il est con !
— Oh, Kévin !
— C'est sans méchanceté... puisque c'est la vie... Bonne chance... avec ton bel idiot !
On ne s'éternisa pas, comme bien vous pensez. Ce qui permit à notre pâle jeune homme de passer la pire soirée de sa vie...
Il avait heureusement d'autres amis, Kévin, dont le gentil Denis, qu'il croisa en ville le lendemain matin. On papota de choses et d'autres, dans une rue piétonne, quand le garçon demanda :
— Y a quèque chose, entre Rodolphe et Marie-Élisabeth ?
— Euh... pas à ma connaissance. Pourquoi tu me demandes ça ?
— J'ai vu un truc... spécial, là : ils s'engueulaient vivement, et elle a fini par lui donner une baffe, avant de dégager.
— Hein ? T'es sûr ?
— Aux première loges, j'étais, alors pas de doute !
— Ah ! Je savais pas qu'ils étaient proches...
— ...surtout qu'elle disait partout que c'était un con fini !
— Ouais. Ben... merci de l'info, Denis, Marie-Élisabeth est mon amie comme tu sais, et Rodolphe est... comme tout le monde le sait aussi, maintenant.
— J'aurais peut-être pas dû...
— Si. L'ignorance ne sert jamais à rien, ni à personne.
Hélas ! Pour Kévin, cette nouvelle relançait ses espérances envers Rodolphe, encore qu'il ne pût se faire d'illusions sur ses goûts : la moitié des filles de la fac mouillaient pour lui, au moins ! Et il n'avait qu'à poser les yeux sur l'une d'elle pour qu'elle lui cédât... Cette réalité lui déchira le cœur.
Or, rentré chez lui, il trouva un message du bel hétéro : « Rappelle-moi, s'il te plaît, je voudrais te parler. »
Le cœur battant, Kévin s'exécuta aussitôt. et il accepta de venir chez Rodolphe immédiatement. Sauf que Marie-Élisabeth le contacta à ce moment, aux mêmes fins : il prétexta une obligation pour filer chez Rodolphe.
— Chuis content que t'aies accepté de revoir un con comme moi, déclara celui-ci, le champagne servi.
— Mais... tu parles de quoi, là ?
— Depuis... Depuis que tu m'as donné ton poème, je ne cesse de le relire, et d'y penser, et... je gamberge nuit et jour.
— Oh ! J'ai pas voulu te pourrir la vie, tu sais ?
— Kévin ! Tu vas me trouver le plus nul des mecs, mais...
— J'ai pas écrit que t'étais nul, dans mon sonnet...
— Justement... j'en ai d'autant plus grand honte.
Kévin essayait de garder la tête froide, malgré l'ambiance envoûtante du moment. Et en premier lieu, de n'oublier point que ce beau séducteur était hétéro...
Et que, comme l'avait un jour sentencieusement déclaré Denis : « la pire maladie qui peut toucher un gay, c'est pas le sida : c'est de tomber amoureux d'un hétéro. »
Il tenta alors d'aiguiller la conversation sur Marie-Élisabeth... et n'en fut point déçu. Car Rodolphe ne tarda pas à lâcher quelques petites informations qui le ramenèrent fâcheusement à ses impressions précédentes : il sentait comme une petite romance s'installer entre ces deux-là...
— Je suis reconnaissant à Marie-Élisabeth de m'avoir ouvert les yeux sur mon attitude, déclara enfin Rodolphe, sérieux. Et, si tu veux, j'aimerais qu'on devienne amis, toi et moi, redit-il gravement.
On continua sur de lénifiantes paroles, et autres assertions anodines... Et Kévin de prendre congé, refusant le déjeuner proposé, ayant promis que l'on se reverrait, à des fins amicales.
Il était à peine rentré chez lui qu'il appela Marie-Élisabeth. Et, bien requinqué par le champagne, il n'hésita pas trop avant de balancer :
— Tu me dis que t'as pas trop de temps, là... J'espère que c'est pas encore pour aller te sacrifier pour moi dans les bras de l'autre connard ?
— Pourquoi tu dis ça ? sursauta Marie-Élisabeth.
— Parce que tu peux arrêter ta mission vengeresse : on s'est parlé longuement au téléphone, et il s'est excusé platement. Et j'ai accepté ses excuses : comme tu dis si bien, il est beau, mais qu'il est bête !
— Ben...
— Là-dessus, si t'y trouves ton intérêt à court terme... ou même à plus long cours, t'en fais ce que tu veux ! Après tout, t'as peut-être aussi la vocation d'éducatrice spécialisée ?
— Oh ! fit la jeune fille, que Kévin comprit choquée.
— Excuse-moi ! Après tout, je sais aussi ce que c'est d'en pincer pour un bel idiot ! T'en fais pas, va ! Je la ferme !
Marie-Élisabeth bafouilla quelques mots et raccrocha. Kévin, lui, était à la fois fier de son éclat, et gêné pour sa bonne copine. Mais... alea jacta est, comme disait feu Jules.
Or les choses tournèrent d'autre façon, car une fois dégrisé, il eut un petit coup de mou... Heureusement que Denis était là ! Ce gentil garçon, modèle d'équanimité, appela juste au bon moment. et n'eut pas de mal à le faire parler.
— Bon ! En fait, t'es encore plus amoureux de lui qu'avant, et t'as dit tout ça à la Marie-Élisabeth rien que par jalousie !
— Ooooh !... gémit Kévin.
— Donc, la guerre secrète est déclarée.
— La quoi ?
— Vous allez l'un et l'autre tenter de le séduire... et l'ennemi, c'est plus Rodolphe, mais Marie-Élisabeth ! Reste à savoir ce qu'il lui dira de vous deux, le beau connard...
— Oh ! Dis pas ça !... geignit Kévin.
— Si tu veux, je peux faire du renseignement : j'habite près de chez lui... Alors la guerrre secrète, ça me changerait du quotidien ! Façon Club des cinq, quoi ! Ah ! Ah ! Ah !
— Tu prends ça gaiement, toi !
— Mais toi tu devrais être sérieux, car t'as plus le choix.
Kévin accepta donc l'aide... secrète de Denis, et ses conseils : laisser venir Rodolphe sans le rebuter aucunement.
À vrai dire, cette perspective n'effrayait guère Kévin... Comme l'avait pointé le futé Denis, il était peut-être encore plus amoureux qu'avant... et la rivalité avec Marie-Élisabeth lui rendait finalement la chose presque amusante... s'il admettait in petto n'avoir aucune chance.
Or donc, il trouva peu après six heures un message de Rodolphe, qui manifestement n'avait pas osé l'appeler en direct... et lui demandant de le contacter. Ces petites manœuvres l'excitèrent, et ce fut tout sourire qu'il appela immédiatement.
— J'veux pas te harceler, commença doucement Rodolphe, mais... j'aimerais te voir bientôt.
Songez comment Kévin eût pu y résister ? Il se précipita chez le ci-devant bellâtre (il ne dirait plus ça, maintenant !) qui derechef le traita au champagne. Il en sourit in petto et fut étonné quand Rodolphe se crut obligé d'attaquer par :
— Tu sais, je dis pas à Marie-Élisabeth qu'on se voit.
— Oh !... Parce que je suis gay ? Ou pour conserver toutes tes chances avec elle ? On n'est pas en compétition, tu sais ?
— En fait... murmura Rodolphe, l'air fortement gêné, si... mais dans ma tête.
— Ah !... J'ai cru deviner que vous étiez intimes... ça suffit pas à te convaincre ?
Rodolphe but lentement une longue gorgée, en regardant ailleurs ; il finit par soupirer :
— Je te l'ai dit : ton poème me perturbe, et... j'ai pris conscience que tu m'y dis des choses que je n'ai jamais entendues nulle part.
Kévin avala sa salive, avec les bulles. Il songea un instant.
— Mais... ces choses sont d'un œil extérieur... et gay. Alors tu peux en être touché, mais cela ne peut modifier le cours de ta vie, je crois...
— Et moi, je crois que si, fit Rodolphe en baissant le nez.
Il ne s'attendait pas à ça, le jeune Kévin, qui en eut un fort frémissement. Il chercha d'abord ses mots.
— Rodolphe... on se connaît pas... et... tu dis quoi, là ?
— Je te connais plus que tu ne le crois, Kévin.
Nouveau silence, un peu lourd. Kévin souffla :
— Mais... comment ?
— Avant de recevoir ton poème, je savais... que t'étais... gay. Mais je savais pas ce que c'était, d'être aimé.
— Toi ?
— Les apparences, tu sais... Oui, on me trouve pas mal...
— Super beau, tu veux dire ! coupa vivement Kévin.
— T'es gentil, mais... on me prend surtout pour une cloche !
— Pourquoi tu dis ça ? fit Kévin, surpris.
— Si tu crois que je n'ai jamais vu les regards en coin, ni entendu les murmures autour de moi !
— Rodolphe... dit Kévin, remué. Mais...
— C'est la vérité. Oui, je manque pas de câlins, quand j'en veux, mais... c'est pas la délicatesse des sentiments qui les étouffe, les fillettes ! conclut un Rodolphe désemparé.
— Rodolphe... ça... oh, ça me fait mal d'entendre ça !
— Alors tu comprends pourquoi ton poème m'a autant touché... même si j'ai été incapable de t'en parler directement... et que j'ai totalement merdé samedi !
Kévin réfléchit un instant,et souffla :
— Mais... Marie-Élisabeth ?
— Oui, oui... elle est plus classe que les autres... ton amie ! N'empêche qu'elle me prend pour un con, pareil !
Où le beau Rodolphe eut un air si désemparé que Kévin ne peut s'empêcher de lui prendre la main ; aussitôt il sentit l'autre main du garçon se poser sur la sienne.
Il gambergea à toute vitesse, le pauvret ! Ainsi, dans sa suffisance apparente, Rodolphe était conscient de l'avis des autres... Ce constat lui fendit le cœur... qu'il avait déjà fortement ébréché, comme vous savez.
Où Rodolphe, porta sa main à ses lèvres sans l'oser pourtant regarder. Et les choses s'enchaînèrent le plus délicatement du monde, après que Rodolphe eût soufflé à l'oreille de Kévin :
— Est-ce que... je pourrais t'embrasser ?
Si Kévin n'était point puceau, Rodolphe non plus ne l'était... dans son domaine de compétences. Il n'eut donc pas de mal à apprendre les gestes qui sauvent et, lorsque Kévin eut sous les yeux l'intégralité de sa fine et musclée académie, il sut que Marie-Élisabeth n'avait point menti...
Ô rêve, ô ivresse ! On se découvrit donc avec douceur et émotion, et ces choses ne sont guère dicibles, ni ce qui bouillait alors dans ces jolies têtes !
Toujours est-il qu'on s'en trouva bien, et Kévin eut vite la conviction que la sortie de Rodolphe lors de la soirée était un acte manqué... réussi, donc.
De fait, ce scintillant garçon se révéla un amant, puis un amoureux de grande sensibilité... ce dont il fallut bien aviser la rude Marie-Élisabeth : mais elle prit la nouvelle avec vaillance, affirmant qu'elle « le savait bien »...
Denis fut démobilisé, et la fin des vacances de printemps signifia l'officialisation des choses. On jasa bien un peu, certes, mais... tout va bien. Et la guerre secrète n'eut donc pas lieu.
RE: Sujet collectif :à chacun son histoire !!! (OS-TOUS GENRES-TOUS STYLES) - stuka132 - 15-02-2025 (15-02-2025, 12:04 PM)fablelionsilencieux a écrit :(13-02-2025, 08:25 PM)stuka132 a écrit : en effet c est imité , pas égalé , une pale copie chinoise!!!!L' auteur du récit "trois en un" - et qui a surement ris sous cape de vos suppositions - n'est autre que ce filou de @stuka132 qui a détourné votre attention de lui en plaçant une petite phrase neutre au milieu de vos recherche... de son nom ! Tout d' abord , je présente mes excuses a Mr @Louklouk,l'avoir honteusement plagié était un plaisir!!! il fallait bien masquer mes pas , encore une histoire de secours!!! ca devient rengaine ... @KLO7514 n hésites pas a venir en pv si tu le souhaites pour me donner tes corrections sémantiques , c est toujours benefique pour la suite! a vous lire frederic RE: Sujet collectif :à chacun son histoire !!! (OS-TOUS GENRES-TOUS STYLES) - Louklouk - 16-02-2025 Pas de souci : le début de la gloire est là ! Comme pour un peintre dont on commence à voler les tableaux... Quelques efforts à faire encore, cependant... RE: Sujet collectif :à chacun son histoire !!! (OS-TOUS GENRES-TOUS STYLES) - lelivredejeremie - 17-02-2025 Marie-Elisabeth est l’archétype de la fag hag, qui adopte un petit gay et prend sa défense en échange d’après-midi de shopping ![]() Euh... Je peux dire que j’ai trop longtemps imaginé Kévin finir avec le fin Denis ? ^^ RE: Sujet collectif :à chacun son histoire !!! (OS-TOUS GENRES-TOUS STYLES) - Louklouk - 18-02-2025 (17-02-2025, 11:57 PM)lelivredejeremie a écrit : Euh... Je peux dire que j’ai trop longtemps imaginé Kévin finir avec le fin Denis ? ^^ ...c'est bien là le principe : un peu de suspense ne peut pas nuire ! RE: Sujet collectif :à chacun son histoire !!! (OS-TOUS GENRES-TOUS STYLES) - fablelionsilencieux - 22-02-2025 Défis 10 mots Zéphyrin fait du bon boulot
Ah ! L'inénarrable et véhément Zéphyrin ! Au sein de la « start huppée », comme il disait, rompant avec les soporifiques conversations autour de la machine à café, le volubile Antillais faisait rire, et l'on avait mainte fois vu le patron s'esclaffer à ses sorties, incongrues le plus souvent.
C'est qu'on bossait dur, chez Philibert de La Garcette, patron de cette petite mais prometteuse entreprise d'informatique, dont Zéphyrin était la dernière, mais pas la moins douée des recrues.
Bref, la vie au boulot se passait bien, selon toute apparence... sauf que, vous le savez bien, les apparences sont trompeuses et, comme en tout groupe humain, ça s'appréciait, ça se détestait, ça se blairait plus ou moins... et ça s'aimait, aussi !
Détaillons d'abord le splendide Zéphyrin : grand, mince, superbement découplé et d'apparence musclée, il disposait d'une arme de destruction massive : un sourire à faire tomber les cathédrales les plus revêches. Non qu'il en abusât, mais... il commençait à se murmurer que telle ou telle des vraies (ou fausses) jeunes filles de la boîte y avait succombé... sans compter les ex-jeunes filles.
Chose qui, arrivée évidemment aux oreilles de ces Messieurs, ne laissait pas de les agacer, pensez !
Les choses en étaient là lorsque, ce vendredi-soir de juin, alors que la maison — une vingtaine de personnes — se vidait un peu plus tôt (c'était l'habitude), Zéphyrin vit Philibert entrer en coup de vent dans son bureau :
— Ah ! T'es encore là ! Est-ce que t'es archi pressé, ou...?
— Non, non, qu'est-ce qu'il y a ?
— Besoin de toi : une petite embrouille un peu urgente, et... pas trop grave, je pense...
— J'arrive, chef !
— T'avais pas d'engagement, ce soir ? s'inquiéta Philibert, dans son bureau.
— Pff... du genre dont il est facile de se dégager, tu vois ?
Le problème du patron s'avéra plus ardu qu'imaginé, et le moment dura un peu. Au point que Zéphyrin dut passer un coup de fil pour annuler le reste de sa soirée.
— Je te casse un coup ? demanda le patron.
— Sans doute deux ou trois, même.... mais rassure-toi, rien de sentimental, ni d'irréparable, fit Zéphyrin dans un large sourire.
Enfin, il trouva la clé du problème, et ce fut vers dix heures et demie qu'on termina.
— Je t'invite à dîner, tu veux ? proposa Philibert.
Le manoir de La Garcette était une fort aimable demeure de la fin du XVIIème siècle, où le patron vivait avec ses parents... qui s'étaient présentement exilés pour l'été dans leur villa du midi.
Luxe, calme et volupté... c'est ce que ressentit Zéphyrin en pénétrant en ce beau domaine, à la périphérie de la ville.
— Il y a une piscine... tu voudrais ?
— Où ça ?
— Là, cachée par la grande haie... Tu viens ?
Amusé, Zéphyrin suivit, et ni une, ni deux se déloqua comme Philibert le faisait devant lui, intégralement. On plongea en criant comme des ados, et l'on fit les fous dans l'eau de même façon.
— Fait du bien ! reconnut Zéphyrin, dans un moment de calme. Trop génial, comme endroit !
— Mes parents sont adorables et pas coincés... mais évidemment que je me baigne pas à poil quand ils sont là !
— L'été est donc la saison des orgies, ici ?
— Houlà ! J'ai jamais été capable d'en organiser une, tu sais ?
— La trouille, ou pas de connaissances adéquates ?
— Les deux, je pense, avoua le patron.
Zéphyrin réfléchit un instant : comme un aussi beau mec que Philibert, souriant, bien ficelé et parfaitement bien élevé, en plus d'être friqué et aussi d'être patron d'une boutique prometteuse, comment un tel mec pouvait-il se trouver dans ce qui lui parut être un désert affectif, et sexuel ? Ça n'allait pas du tout, vraiment ! Il allait répliquer quand :
— Bouge pas ! J'ai fait mettre un frigo sur la terrasse... Champagne, ça te va ?
Et comment que ça lui allait, à ce luron de Zéphyrin ! Et comme dans les films où l'on voit des gens chic, on continua à barboter en sirotant l'une des meilleures piquettes de la prestigieuse province susnommée...
Comme vous le savez, le sourire de Zéphyrin n'avait rien de rébarbatif, et il ne lui fallut pas user d'ignominies pour acculer son patron à passer des aveux complets...
Ce beau mec, trente-cinq ans aux fraises, joliment foutu et apparemment bien équipé, souriant toujours et d'une parfaite équanimité, avait peur de la vie, tout simplement. Zéphyrin se lança enfin :
— C'est pourtant l'endroit idéal pour s'amuser, ici ! Si j'osais... je te proposerais bien de t'aider à mettre du monde plein tes champs, et plein tes chambres !
— Ah ! Ah ! Ah ! T'es fou... ou sérieux ?
— Les deux, forcément. Rappelle-toi que la quintessence du plaisir, c'est la folie. Mais que le plaisir s'organise sérieusement... faute de quoi, il est imparfait, voire raté.
— Tu m'épates, fit doucement Philibert.
Zéphyrin relança les fantaisies nautiques, et la nuit tombait enfin quand Philibert déclara :
— Tu dînes et dors ici ?
— Tu comptes abuser de mon innocence ?
— Je suis hétéro !
— Oui, oui, y disent tous ça avant de t'en mettre vingt centimètres...
— ...dix-sept !
— Ah ! Ah ! Ah ! Bon, ça va d'jà mieux ! Ah ! Ah ! Bon, je déconne : bien sûr que c'est avec plaisir que j'accepte !
Quelques amusements plus tard, on sortait de l'onde, et sous la douche y adjacente, Philibert proposa :
— Vu la température, on reste à poil ?
— Oui, chef ! On dira que c'est le Réchauffement !
Philibert éclata de rire... et Zéphyrin comprit à cet instant que ce qui manquait premièrement à son patron, c'était justement le rire. Dont il se jura de ne pas abuser... mais chassez le naturel !
Or donc, il avait trouvé son public du soir, Zéphyrin. Après une fine dînette, facilitée par les bulles de la maison, Philibert déclara :
— Viens, je vais te montrer ta chambre.
— Ho ! Je vais pas déranger une chambre pour une nuit... T'as pas un vague canapé, plutôt ?
— Si, mais...
— Ou on dort ensemble... J'ai dormi avec des tas de potes, tu sais, et je me suis jamais retrouvé enceinte !
— Ah ! Ah ! T'es fou ! Ben... s'tu veux.
La soirée allait s'achever, mais Philibert proposa encre une gnôle locale inconnue du bel Antillais. Qui ferma les yeux en la dégustant, et se sentit prendre une mignonne bandaison.
— Oh, p'tain... ça me chauffe, ton truc, là...
— Je vois. T'es vraiment beau, tu sais ?
— Oh ! fit Zéphyrin en relevant les paupières... pour voir la tige de Philibert croître aussi. Oh p'tain ! On dirait deux ados en surchauffe !
— On laisse venir, ou on prend une douche froide ?
— Non, non, pas de douche froide ! s'écria Zéphyrin. T'es beau aussi, tu sais... pour un dix-sept !
— Et toi ?
— Dix-huit !
— On vérifiera !
— Un peu, mon gars !
Les mecs, qui n'étaient pas loin l'un de l'autre sur le joli canapé Napoléon III, s'entrelorgnèrent, tout en se prenant délicatement la quéquette. Zéphyrin reprit :
— Ça me rappelle le bahut, ça... On se branlotait ensemble, sans oser se toucher.
— On n'est plus au lycée, objecta Philibert.
— Ben... tu veux toucher ?
— Si tu m'en fais autant...
On se sourit fort niaisement, et l'on tendit la main. Mignon moment que celui-ci, en vérité : ces mecs bandaient alors à toute force, et l'on s'entrebranla avec une réelle volonté de bien faire. Au point que Philibert lâcha :
— Un peu con de finir comme ça, non ? On va sur mon paddock ?
Ainsi fut fait... où Zéphyrin en eut pour son argent : car Philibert se déchaîna littéralement... et finit par obtenir de lui qu'il le défonçât de la belle manière !
Ce ne fut que le lendemain matin que Zéphyrin se rendit compte de l'étendue de la chose... quand, dessoûlé évidemment, il dut se réintroduire ès douceurs intimes de son patron. Zéphyrin aimait le sexe, et évidemment connaissait la fameuse maxime : « un trou, c'est un trou »... Sauf que là, c'était celui du patron !
Mais le petit déjeuner somptueux qui s'ensuivit le rassura :
— Tu m'as fait un bien immense, Zéphyrin ! Mille mercis, donc, mais... pas d'affolement : j'ai cru comprendre que nous n'étions pas de la même paroisse...
Zéphyrin sourit : la délicatesse du patron le toucha.
— Néanmoins... si tes relations mondaines te font défaut, tu sais que tu peux désormais venir plonger ici sans prévenir !
Le délicat sourire de Philibert fit craquer Zéphyrin... qui y alla de son baiser bavouilleux... pas le premier depuis la veille !
— Et si t'as rien de mieux à faire... pourquoi tu prendrais pas pension ici jusqu'à lundi matin ?
— Oh !
— Sauf que lundi matin, on se lève tôt : j'attends un stagiaire, apparemment doué, et fils d'un partenaire commercial... et que j'ai l'intention de te confier.
— Hein ?
— Je veux que ça se passe parfaitement bien, et l'ai confiance en toi.
Rien à dire de plus... et Zéphyrin accepta l'invitation au château. Ah ! Il ne fut pas déçu du voyage, ce bel enfant ! Car Philibert n'avait qu'une envie, se faire tirer, et comme Zéphyrin aimait niquer, ma foi...
Or donc, on baisa dans toutes les positions de la géométrie mondaine, et le gars Zéphyrin ne se souvenait pas d'avoir passé telle chaude fin de semaine !
Et le lundi matin, il reçut le stagiaire : un minet blond d'une vingtaine d'années, pâle et longue chose éthérée, qui ressemblait à s'y méprendre à une tige d'avoine, avec ses cheveux clairs et fols...
Mais ses yeux pâles et doux recélaient une tristesse qui toucha Zéphyrin, qui le prit tout de suite en empathie. Et le stage débuta vivement : oui, le mecton en avait dans le citron !
Juste avant la fin du boulot, Philibert pria ces Messieurs en son bureau : apéritif de bienvenue. Où le gamin fut fort élogieux sur son maître de stage, et où Zéphyrin y alla aussi de son couplet.
Le lendemain se passa sur le même mode, si ce n'est que Philibert vint pointer son nez plusieurs fois dans le bureau de Zéphyrin, « pour voir si ça allait »... et Zéphyrin comprit vitement ce que vous pensez aussi : le minet, tout le contraire de sa propre et sombre virilité, avait tapé dans l'œil du chef.
Mais le patron, qui vit plusieurs fois Zéphyrin dans les jours suivants, ne fit aucune allusion au garçon : il ne parla que boulot.
Le vendredi matin, on se croisa à la machine à café, et si le minet, Anatole, fut prié de rejoindre son bureau, Zéphyrin demanda un entretien à Philibert :
— Il est parfait, ton minet ! Et doué comme j'en connais pas beaucoup ! Autant te dire que ce serait une recrue de choix pour la boîte. Rate-le pas, si tu veux mon avis.
— Sérieux ?
— Oui. Et puis... je pense qu'il est de la même chapelle que toi.
— Zéphyrin ?
— Gay jusqu'au trognon !
— Mais... qu'est-ce que je fais, moi ?
— Eh ben ! Tu l'embauches... et tu le débauches, ah ! ah !
— Oooh...
— J'peux te dire un truc super chaud, là ? — Philibert opina. J'adorerais le voir te bourriner, mec ! Grand et mince comme il est, chuis sûr qu'y nous fait du dix-neuf, pas moins ! Sous sa gueule de premier communiant, j'te parie qu'y nous cache un cierge d'archevêque !
— Oh, Zéphyrin !... Mais... que faire ?
— Invite le p'tit au castel, avec moi bien sûr, pour pas l'effrayer, et j'te promets qu'y fera bouillir ta piscine !
— Aaah !
On alla bosser ; mais vers midi, le patron entra dans le bureau de Zéphyrin :
— Bonjour Messieurs ! Fin de semaine, on finit à quatre heures et demie... viendriez-vous prendre un apéritif dînatoire chez moi ?
Le petit regarda Zéphyrin, qui sourit largement :
— Dis oui, Anatole ! C'est super sympa, chez lui !
Le minet opina donc. Et de se retrouver au manoir. Il faisait un temps magnifique, et Philibert déclara :
— Allez, au bain !
Et de se déloquer sous l'œil effaré du garçon, qui regarda Zéphyrin, lequel lui fit signe de suivre.
Comme l'Antillais l'avait subodoré, cette fine chose disposait, à l'état mol, d'un fort joli serpent rose... et Zéphyrin ne rata pas le coup d'œil de Philibert sur ce bel objet.
Vite, le petit se détendit, dans les fantaisies qu'on lui imposa alors. et quand Philibert alla quérir l'indispensable champagne, il osa demander à Zéphyrin :
— Drôle d'ambiance... Y veut quoi, l'patron ?
— S'amuser, je crois... T'es choqué ?
— Ben... j'ai jamais fait... des trucs comme ça, moi, et...
— Je suis là : tu me fais confiance ?
Où le garçon se rapprocha de Zéphyrin, qui n'eut qu'à refermer les bras sur lui. Et où ces Messieurs se constatèrent une mutuelle raideur... Arriva Philibert, avec bouffe et boive.
— Ces jeunes seigneurs sont servis !
Replongé dans le bassin, Philibert sentit la main d'Anatole se poser sur son membre, guidée par celle de Zéphyrin...
La suite fut un mignon mélange, où l'on put constater que que le frêle Anatole était porteur d'une arme de catégorie exceptionnelle. Et ce garçon prit la suite immédiate de Zéphyrin dans les profondeurs d'un Philibert aux anges.
Il en résulta qu'Anatole fut embauché, que Philibert fusionna avec son père... et qu'il ne tarda pas à épouser le minet ! Zéphyrin fut témoin... et l'est encore, si vous suivez.
RE: Sujet collectif :à chacun son histoire !!! (OS-TOUS GENRES-TOUS STYLES) - KLO7514 - 23-02-2025 Bien joué le doux zéphyr, hein ? et le beau minet qui pourrait devenir un "acquit long" de 20 cm au moins -la "chose" n'étant pas précisée pour Anatole. Il nous a été écrit "au moins du 19" . Alors, ne craignons pas d'en rajouter pour atteindre la note maxi : 20/20 ! Des bulles et des formes lexicales très bien troussées : je ne cite pas l'auteur, par discrétion mais chacun de nous sait très bien à qui je pense. Et l'inéluctable révélation viendra bien assez tôt. Bien à vous tous, amis, portez-vous bien, KLO. RE: Sujet collectif :à chacun son histoire !!! (OS-TOUS GENRES-TOUS STYLES) - KLO7514 - 23-02-2025 Bien joué le doux zéphyr, hein ? et le beau minet qui pourrait devenir un "acquit long" de 20 cm au moins -la "chose" n'étant pas précisée pour Anatole. Il nous a été écrit "au moins du 19" . Alors, ne craignons pas d'en rajouter pour atteindre la note maxi : 20/20 ! Des bulles et des formes lexicales très bien troussées : je ne cite pas l'auteur, par discrétion mais chacun de nous sait très bien à qui je pense. Et l'inéluctable révélation viendra bien assez tôt. Bien à vous tous, amis, portez-vous bien, KLO. |