Récits érotiques - Slygame
Le monde de Cylian (fantastique avec quelques personnages gays) - Version imprimable

+- Récits érotiques - Slygame (https://recit.slygame.fr)
+-- Forum : Récits érotique (https://recit.slygame.fr/forumdisplay.php?fid=3)
+--- Forum : Tout thème (https://recit.slygame.fr/forumdisplay.php?fid=7)
+--- Sujet : Le monde de Cylian (fantastique avec quelques personnages gays) (/showthread.php?tid=310)

Pages : 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14


RE: Le monde de Cylian (fantastique avec quelques personnages gays) - bech - 08-02-2025

Le lendemain, les heures défilèrent très vite.

Réveil matinal et rassemblement dans l'immense salon où toute la troupe s'était installée pour déjeuner. Chacun y allait de ses commentaires sur cette journée, Cylian espérant que Julien et Selenn partis la veille aient bien récupéré cette fameuse clé d'activation.
Puis vint l'heure du départ, Ariel les ayant attendu dans le jardin pour une téléportation de groupe, passant de nouveau par les limbes, ce fut le retour au climat froid qu'ils connaissaient si bien mais la satisfaction de retourner dans un lieu plus familier.

Le temps n'était plus au repos mais à l'action. Cette journée promettait d'être décisive et riche en évènements.
Après une courte halte dans leur foyer respectif, ils se retrouvèrent tous dans le parc de la ville, le lieu était discret pour cette opération. Là au moins, ils ne seraient pas gênés par une présence extérieure.
La première partie du plan avait été remportée avec succès, Julien avait réussi sans aucun mal à se procurer la clé d'activation de Yann, suite à quoi chacun prit ses positions non loin de Cylian et de Toni restés ensemble, attendant la suite des évènements.

Cylian se remémorait cette journée depuis son réveil.
Maintenant il était au pied du mur, ou plutôt assis sur un petit muret dans le parc avec Toni.

Tout en promenant sa main sur la surface froide et rugueuse, Cylian espérait trouver réconfort vers son adorable blondinet. Ses doigts fins effleurèrent une des mains de Toni, lui aussi perdu dans ses pensées à se languir, en attendant la rencontre avec leurs ennemis qui scellerait cette attente interminable.
Cylian observait le visage allongé de Toni, les yeux perdus fixant le paysage. Sa mâchoire se crispait de temps à autre, seule preuve de nervosité, donnant à son visage des contours tranchants qui accentuait son coté dur et n'enlevais en rien son charme.

Toni poussa un cri de surprise sentant des doigts froids effleurer sa main.

— Hey ! C'est bon, n'en profite pas quand même !
— Pardon, je n'ai pas pu m'en empêcher sourit le garçon au cheveux bruns, il s'excusa timidement. Je te taquinais maintenant que nous sommes amis, tu le sais bien. Monsieur se vexe très rapidement !
— Oui bien sûr... La dernière fois, j'ai failli te mettre mon poing à travers la figure alors freine tes ardeurs, j'ai fait la paix avec toi car j'y suis obligé vu la situation.
— Ne me juge pas aussi vite Toni, je te promets que je regrette tout ce qui s'est passé auparavant.

Toni se figea d'un coup, les yeux fixant des individus qui s'approchaient au loin.

— Nous verrons plus tard pour les excuses. Ils arrivent ! A nous de jouer !

A cet instant les deux garçons sentirent leurs gorges se nouer.
Le regard de Toni se perdit dans le feuillage d'un sapin à coté d'eux, il localisa très vite Logan, perché sur une branche, occupé à lisser ses plumes de son bec acéré.
Toni lui envoya une salve discrète de recommandations.

— Logan, à mon signal, tu t'envoles prévenir les autres ! Et j'espère pour toi que tu as révisé tes cours de vol !

En réponse, le rapace laissa échapper un cri perçant en direction de ses deux amis.

Les trois silhouettes se firent plus précises à mesure quelles avançaient.
Il n'y avait pas de doute possible, Toni reconnut la forme élancée de Yann encadrée par deux garçons, certainement ses deux acolytes.
Le moment crucial était enfin arrivé, mais Toni avait une autre préoccupation. Ses yeux bleus clignèrent en regardant vers le soleil.

Il étouffa un juron.

— Merde ! Se dit il, ils arrivent trop tard ! Le soleil va bientôt se coucher, pourvu que la situation ne s'éternise pas trop sinon ça va être serré !
Cylian le rassura en lui susurrant quelques paroles censé apaiser la tension grandissante chez les deux garçons.
— Tout va bien se passer Toni, tu verras...

Yann et ses deux incandescents arrivèrent à quelques mètres d'eux.
Le visage du psychique était grave et fixait Cylian d'un regard noir et perçant à travers ses longs cheveux noirs qui descendaient contre ses joues.
Les deux camps se toisèrent quelques secondes puis le Yann prit la parole.

— Nous nous rencontrons à nouveau Cylian, tu as quelque chose à moi, je te prie de me le rendre tout de suite sinon ça ira très mal pour toi ! Donne moi ce que je veux et il ne vous arrivera rien.

Il compléta
— J'imagine que Julien vous a aidé pour avoir ma clé, je m'occuperai de lui plus tard, ce traître ne perd rien pour attendre.

Toni se vautra contre le mur, les bras croisés derrière la tête.

— Navré mon cher Yann, mais c'est plutôt toi qui devrait déguerpir avant qu'on te fasse ta fête et puis... j'ai ma séance de mots croisés ce soir à faire avec mon petit frère donc je ne peux pas rester trop longtemps tu comprends ? Allez rentre chez toi avec tes deux baltringues !
— Imbécile ! Tu risques gros à vouloir nous narguer, cela risque d'être très violent je te préviens, tu sais très bien que tu ne peux pas rivaliser avec nous, soyez réaliste ! Regardez la vérité en face !
— Tu crois ça ? Pour mon ami, sache que je ne baisserai jamais les bras, je ne suis pas comme tes deux idiots, je ne capitulerai pas sous la menace Yann.
— Bon dans ce cas, je vois que tu es aussi stupide que ton ami, je n'en attendais pas moins d'un garçon borné comme toi.

Sans même tourner la tête, Yann s'adressa à ses deux cerbères :
— Vous deux, occupez vous en ! Mais ne les abîmez pas trop ! Et ne tirez pas sur Cylian pour l'instant : je veux cette clé ! Endommagée, elle risque de m'attirer des ennuis à si l'on découvre qu'elle n'est plus en état de fonctionner.

Rapidement les deux incandescents s'avancèrent, bras tendus, prêt à faire feu.
Dans le creux de leurs mains, des étincelles s'échappèrent puis jaillit un tir rapide de deux boules de feu en direction des deux amoureux.
Toni se redressa du mur où il était assis en une fraction de seconde, quand ses deux pieds touchèrent le sol, ses bras se déployèrent quittant sa nuque pour se redresser en direction des deux projectiles enflammés qui foncèrent à toute allure vers sa direction.

C'était moins une. À quelques mètre de Toni, les tirs s'écrasèrent contre un mur d'air iridescent.
Toni n'en avait pas fini, d'une main il balaya l'air, formant une onde de choc qui fonçait en direction des deux agresseurs.
Le choc les expulsa à quelques mètres derrière eux.
C'est avec un regard furieux que les deux agresseurs se relevèrent péniblement.
Yann était rentré dans une colère noire, il aboya à ses disciples :
— Bon sang mais tirez ! Ne vous arrêtez pas !

En réponse, les deux incandescents se déchaînèrent. Des dizaines de salves partirent sans interruption vers Toni et Cylian. À chaque fois, leurs attaques rentraient en collision avec des boules d'énergie bleutées.

Toni ne se sentait pas rassuré pour autant, il jetait un coup d'œil anxieux vers le soleil qui commençait à décliner sérieusement vers la ligne d'horizon.
Cylian restait blotti contre lui sans rien dire.
— Autant passer à la suite de l'opération, le temps nous est compté ! Si ma limitation prend le dessus, s'en est fini notre position de défense, qu'en pense tu Cylian ?
— Je suis d'accord, dit à Logan d'intervenir !
Toni cria à quelques mots à l'oiseau, caché dans les branches, observant le combat sans bouger :
— Logan ! C'est à toi ! Dépêche toi !

Un faucon blanc s'envola tel une fusée de son perchoir.
Quelques secondes plus tard, il se posa non loin de là sur l'épaule de Lætitia en compagnie d'Abel, Kevin et Julien.
Julien se mordit la lèvre inférieure de ses dents en observant l'animal se poser sur la jeune fille déclarant avec inquiétude :
— Toni pense que c'est le moment d'intervenir, espérons qu'il a raison.
— Il n'a pas le choix Julien, rétorqua Lætitia. Regarde le soleil, il est sur le point de se coucher. Cela veut dire que Toni risque de finir carbonisé comme un toast !
— Tu as raison ! Envoie le signal à Cylian ! C'est L'instant de vérité ! Abel, à toi de jouer !

C'est alors que des mains de la fée lumineuse, jailli un rayon rouge très haut en direction du ciel.

A quelques centaines de mètres, sur le champ de bataille, un passant aurait facilement cru que c'était l'enfer.
Des boules de feu tombaient pas dizaines, tantôt s'écrasant sur l'écran aérien mise en place par Toni, tantôt explosant dans les branches alentours en une multitudes de gerbes de flammes.

— Attrape ça ! Et ça ! Et encore ça ! Aboyaient les incandescents en tirant à chaque fois des salves d'énergie.

Leurs sourires peinaient à dissimuler l'impatience d'en finir et la colère de ne pas avoir touché une seule fois le corps du garçon se trouvant face à eux.
Toni restait concentré, ses yeux cuivrés ne quittait pas de vue ses ennemis en les maudissant à chaque seconde.
Cela faisait quelques minutes la ligne d'horizon grignotait le soleil rouge, il fallait agir et vite !
Yann marqua un point décisif quand il décela en Toni son inquiétude.
— Ne perdez pas patience ! Il va perdre ses pouvoirs avec l'arrivée de la nuit ! Encore quelques secondes et s'en est terminé de lui !
Il n'y avait pas meilleur argument pour motiver les assaillants.

Tentant le tout pour le tout, profitant d'une courte accalmie des tirs brûlants, Toni déchaîna toutes ses forces restantes poussée par l'énergie du désespoir en une tornade gigantesque contre ses trois adversaires.
Il poussa un hurlement de colère, un souffle d'une violence inouïe balaya ses adversaires.

Le soleil disparut sous l'horizon, le crépuscule allait déterminer l'issue du combat.
Toni sentit en lui son pouvoir l'abandonner.

La joie de Toni fut de courte durée, ses ennemis étaient certes un peu sonné mais ne tardèrent pas à reprendre leur esprit et à se relever. Le seul point positif était qu'un des incandescents s'était foulé la cheville dans sa chute. Il boitait.

Cylian angoissait... Attendant patiemment la rescousse qui tardait à venir, il fallait gagner du temps.
Pourquoi étaient ils si longs ? Il décida subitement de prendre la parole, s'adressant au camp adverse déjà remis sur pied de l'attaque précédente.

— C'est bon Yann, tu as gagné. Je viens te remettre la clé...
— À la bonne heure, ton ami n'ayant plus de pouvoir, tu n'avais pas d'autre issue !

Cylian opina silencieusement.
Il se mit à marcher doucement en direction du psychique qui répliqua sèchement :
— Dépêche toi éthéré ! Je n'ai pas toute la nuit !

Arrivé devant Yann, Cylian leva la tête.
Ses yeux plongèrent dans ceux de Yann avec un regard de défi et ses lèvres arboraient un curieux sourire sardonique.

En quelques fractions de seconde, les yeux de Yann furent ulcérés, une expression de colère et de surprise trahissait le secret qu'il venait de découvrir.

— Bravo ! Bien joué Cylian... ou devrais-je dire Selenn ! Tu t'es bien foutue de moi ! Comment as tu pu rejoindre ceux qui te méprisait jusqu'à maintenant ? Tu veux que je te dises ? Tu n'es décidément qu'une conne !
— Navré mon cher, mais ce sont maintenant mes amis, plus que tu ne le sera jamais et... question saloperies, j'ai bien suivi tes conseils, tu vois ?

La confusion régnait dans l'esprit de Yann : « Mais où était Cylian alors ? »


RE: Le monde de Cylian (fantastique avec quelques personnages gays) - KLO7514 - 09-02-2025

Ah ça, voilà la "surprise du Chef", comme dit au resto : un faux Cylian ! Bien joué, en effet. Si "le Yann" est neutralisé dans son pouvoir, c'est déjà beaucoup. Mais il faut maintenant accéder au fameux bracelet à réactiver selon les bons usages de la Guilde et pour cela, lui bloquer les bras. Comment faire?...à cheval sur le Yannou serait déjà bien et se débarrasser des deux "zozos lance-flammes". Qui jouera les pompiers?


RE: Le monde de Cylian (fantastique avec quelques personnages gays) - bech - 12-02-2025

— Mais alors, où est Cylian ?

À cet instant, une voix se fit entendre derrière Yann :
— Mais je suis derrière toi Yann ! Cela fait un moment que je t'observe !

Quand il se retourna, il vit un autre Cylian, bras croisé en train de le dévisager calmement, la mine sérieuse, avec un petit sourire du coin des lèvres.

Yann était fou de colère, il tonna en direction de sa garde rapprochée:
— Vous attendez quoi, merde ? Le vrai Cylian se trouve devant moi ! Immobilisez le !

Cylian bondit et évita de justesse les tirs lancés contre lui, à le voir, il se débrouillait bien. Il virevoltait comme un danseur, narguant avec des attitudes cocasses, les tireurs désabusés.
Yann leva subitement la tête, son attention était attiré par un bruit étrange... il faillit s'étouffer de stupeur par ce qu'il vit. Un troisième Cylian virevoltait dans le ciel et fonçait sur lui !

Ce que Yann n'avait pas remarqué, c'est que les trois Cylian avaient entamés une course programmée de plus en plus rapide, ils se dirigeaient tous sur lui.
Quelques secondes plus tard, Cylian et ses clones se jetèrent sur Yann, Ils le ceinturèrent en l'immobilisant sans problème.
De leur cotés les incandescents étaient figés par l'incompréhension qui empêchait leur esprit à toute analyse rationnelle. Des Cylian en triple exemplaire s'acharnait sur leur maître.

Yann n'était pas encore près à abdiquer, il n'était aucunement à bout de ressources, son cerveau analysait calmement la situation, sachant qu'il détenait encore des cartes maîtresses.

De son coté, Cylian tentait vainement d'attraper le bracelet de Yann aidé par Abel qui lui ressemblait comme deux gouttes d'eau.
Il était si proche du but ! Il suffisait d'insérer cette maudite clé et tout serait terminé ! Mais c'était plus facile à dire qu'à faire !
— Si vous ne me relâchez pas, j'ordonne à mes serviteurs de tirer sur Toni, vous n'avez pas encore le dessus !
Force est de constater que Yann disait vrai, les incandescents se préparèrent à tirer sur Toni se trouvant seul, Yann et sa bande ne faisaient plus attention à lui depuis un moment, occupés qu'ils étaient à observer impuissants, les « Cylianiens » s'acharner sur Yann.

Toni répliqua :
— Ne vous occupez pas de moi. Il faut à tout prix utiliser la clé  ! Rien n'est plus important pour le moment !

Malheureusement, un tir enflammé fonça en sa direction, Toni ferma les yeux, prêt à accueillir la douleur qui allait le saisir au contact de la salve brûlante.
C'était terminé : Toni allait être frappé de plein fouet... .
... Rien ?
Il ne sentit rien... quand il ouvrit les yeux, il fut horrifié de voir Selenn chanceler et s'écrouler à terre !

Toni devina bien vite qu'elle s'était placée devant la trajectoire du rayon enflammé.
Tous se figèrent pendant que Toni accourut vers Selenn pour la relever et la maintenir entre ses bras.
Elle reprit son apparence originelle, mais son bras était mis à nu, les vêtements au niveau de sa manche étaient brûlés et la peau à l'endroit de l'impact laissait apparaître une vilaine plaie cautérisée.

La jeune fille blonde semblait souffrir atrocement, ses paupières tremblaient tandis que ses lèvres semblaient se contracter pour contenir la douleur.
Toni était abasourdi, ses bras tremblaient autour de la jeune fille.
Il eut un mal fou à déglutir quelques mots pour demander la raison de ce geste à sa bienfaitrice.

— Mais... pourquoi Selenn ? Pourquoi as-tu risqué ta vie pour moi ? Depuis le début, je n'ai cessé de te haïr !
— Car pour la première fois Toni... j'ai le sentiment d'avoir des amis... et cela valait bien quelques sacrifices de ma part non ? Je me suis senti appartenir à un groupe que j'appréciais. C'est étrange de ressentir ça... C'est agréable d'être aimée, d'abord avoir la confiance de Logan qui a laissé ses « à priori » envers moi et m'a écoutée et puis ensuite la confiance instaurée avec vous s'est nouée.
— Selenn tu es vraiment surprenante à tous les points de vue, tu as vraiment changée ! Je dois te remercier pour m'avoir sauvé !
— Non, je suis toujours la même, c'est dans ma nature de manipuler les gens. Mais quelques fois, il faut donner à ceux qui vous ont aidé... Et puis, Cylian n'aurait pas supporté que ce soit toi qui soit blessé, vous faites un si beau couple lorsque vous êtes ensembles... Je m'y suis résigné. Toni, continuez le combat, sinon tous cela n'aura servi à rien !

L'affrontement fut stoppé quelques instants, Cylian avait du mal à contenir son émotion, tout comme Abel qui baissa les yeux.
Cylian espérait au fond de lui-même que cet accident stopperait l'altercation, cette bataille était vraiment un beau gâchis. Déjà une personne blessée et la liste risquait de s'allonger.
C'était peine perdue que d'espérer voir Yann s'apitoyer sur leurs sorts. Cylian, Abel, Toni avaient l'intime conviction que la détermination aveugle de Yann de reprendre la clé par tous les moyens allait reprendre le dessus. Le sacrifice de Selenn aurait été vain, sinon de protéger Toni.

Le combat allait reprendre d'une minute à l'autre et Toni était toujours une cible de choix.
Cylian et Abel étaient trop près de Yann pour risquer une quelconque attaque de la part des incandescents risquant de blesser leur mentor.

À quelques kilomètres de là...

— Sommes nous bientôt arrivés ? Je perds patience !
— Bientôt Ilyria... J'espère juste que nous arriverons à temps ! Tu sais, en ce qui concerne Cylian que le temps lui est désormais compté !

Ilyria fit la moue, visiblement irritée que son passager ose critiquer sa vitesse de pointe. Elle ! Une des plus rapide au monde.
— Je fais aussi vite que je peux figure toi ! Et puis d'ailleurs, Où est Sofian ?
— Il était devant nous je crois. Dis lui de nous attendre, si toutefois tu arrives à lui parler avec l'aide de ton micro, je n'arrive pas à capter son signal.
— Et ensuite ? Comment fait on pour localiser Cylian  ?
— Dès que Cylian utilisera son pouvoir, nous le sentirons. Ses ondes anti-gravitationnelles nous conduirons à lui...


RE: Le monde de Cylian (fantastique avec quelques personnages gays) - KLO7514 - 12-02-2025

Hou-là, ça se complique : terrasser le Yann ne semble pas vraiment facile. Je trouve que Selenn a la langue bien pendue juste après l'horrible blessure qu'elle vient de subir.
Mais qui sont donc ces nouveaux arrivants qui devraient venir en aide à Cyci? «Les envoyés du Paradis sont des mascottes*, je vous le dis...» étaient les paroles d'un air d'opéra-comique ou d'opérette dont j'ai oublié le titre. Seraient-ce ce genre d'envoyés?
-----------------------------
*Quand j'étais gamin, je croyais qu'on parlait de..."biscottes" et non de mascottes. Bien sûr, ce n'est pas tout à fait la même chose !


RE: Le monde de Cylian (fantastique avec quelques personnages gays) - bech - 15-02-2025

La nuit était à présent tombée dans le parc.
Un froid glacial faisait frissonner les lèvres de Toni qui tenait toujours Selenn entre ses bras. La jeune fille respirait lentement, ses prunelles claires étaient à présent masquées par ses paupières.
Toni lui susurra en se penchant à son oreille :
— Pardon Selenn, pardon de t'avoir entraîné là dedans.

Son regard se dirigea vers Abel. Le jeune garçon, était debout, immobile ne sachant que faire, tout comme Cylian à coté de Yann.
— Pardon à toi aussi mon ami... et à toi, mon amour, vous vous battez pour moi.

Les deux garçons pouvaient lui tirer dessus d'un instant à l'autre s'il bougeait, ne serait ce qu'un seul mouvement muscles en direction de ses amis et cela pouvait déclencher une réaction hostile.
Le plan de Julien avait échoué, l'occasion d'utiliser la clé n'était plus possible, si ses amis portaient atteinte à Yann, les incandescents se vengeraient sur lui.
La situation était simple. Si Toni bougeait, il était perdu. Si ses amis tentaient quelque chose, il en ferait également les frais.
La nuit s'était invitée au combat. Les réverbères s'étaient allumées, éloignant les ténèbres jusqu'au périmètre extérieur du parc.

Cylian sentit les yeux de Toni se poser sur lui. Le blondinet le regardait avec une expression de tristesse.
Force est de constater qu'il avait tout partagé depuis la rentrée avec Toni, même les instants difficiles.
Il revoyait son bel adoré quelques heures auparavant, penché sur la terrasse de la maison aux eucalyptus, avec ce même visage triste.
« Mon dieu » pensa l'éthéré.
Toni était si magnifique quand il était nimbé de cette expression de tristesse, ses yeux voilés par le chagrin. Il lui le rappelait les instants difficiles où ils étaient sommes séparés. C'est dans ces moments où Toni était si craquant qu'il ne pensait qu'à le rejoindre entre ses bras.

On dit, pensa Cylian que l'absence créé l'envie.

Comme l'enfant qui désire tant le bocal de bonbons posé hors de sa portée sur une étagère. Si il obtient enfin ces sucreries tant espérées, elles auront alors une saveur merveilleuse.
Cylian se perdit alors dans un souvenir de jeunesse, il se vit remonter le temps.
Etant petit, il s'amusait à chaparder les pommes du voisin en passant son bras à travers la clôture mitoyenne pour en atteindre les branches.
Le voisin, propriétaire de l'arbre s'en était rendu compte.
Un jour, il prit Cylian sur le fait et lui demanda :
— Mais enfin ! Pourquoi manges tu mes pommes ? Tu as un pommier identique au mien dans ton jardin !
Cylian répondit sans même réfléchir :
— Parce que monsieur, les pommes les plus inaccessibles ont meilleur goût ! Le risque que l'on prend à les cueillir sans se faire remarquer leur donne une saveur exquise !

A l'explication que lui donna Cylian ce jour là, le voisin en resta les bras ballants, ne sachant quoi répondre ni même le gronder.

Mais maintenant, c'était Toni était le fruit inaccessible coupé du reste de la troupe et par la même occasion, si désirable !

Bon sang ! Que faire maintenant ?
Il se rappela ce jour où il était tombé sur cet article de journal qui parlait d'un proverbe énoncé par le Dalaï-Lama en personne, il l'avait retenu tellement cette citation l'avait marquée.
« C'était quoi déjà ce proverbe ? »
Cylian fit un effort pour le retrouver, dans un coin de sa mémoire.
« Ah oui ! Face à une situation désespérée ou tragique, dites vous cela : s'il y a un moyen de la surmonter, pas besoin de s'angoisser, s'il n'y a aucun moyen de la surmonter, s'angoisser ne sert à rien. Il faut accepter. »

A nouveau son regard croisa celui de Toni, leurs yeux se comprirent instinctivement.
Les lèvres du bel ado blond frémirent, elles babillèrent une phrase sans qu'aucun son ne sorte.
Cylian en devina tout de suite la signification :
— Je t'aime...

« NOOOON ! Jamais quelqu'un ne s'opposerait à leurs amours ! »

Par l'intermédiaire de ses deux sbires, Yann avait osé porter la main sur son Apollon !
À la surprise générale, Cylian décolla et se jeta sur Yann ivre de colère.
Il décocha un coup de poing s'écrasant contre la mâchoire de Yann qui tomba lourdement au sol.
Cylian sentait son sang tambouriner contre ses tempes, Yann était allongé de tout son corps, les yeux révulsés de peur et de douleur.

Le Plan B de Toni avait tout de même ses bons côtés, aussi irréfléchi qu'il soit...

Cylian hurlait sur Yann, le visage crispé par la folie soudaine qui le prenait !
— Espèce d'enfoiré ! Tu ne comprends pas ce que c'est l'amour ! Tu ne sais pas ce que c'est d'avoir des amis ! Tu ne l'as jamais su ! Touche encore un cheveu de Toni et je te le ferai payer ! Tu m'as compris ?

Toni qui n'en revenait pas de l'attitude de son complice, sentit alors une main se poser derrière lui, c'était Kevin en compagnie de Julien et d'Ariel, téléportés à leur tour dans la bataille.

— Ne craint rien grand frère, je suis là. Julien a décidé de jouer le tout pour le tout.
— Kevin ? C'est toi ? Ne reste pas ici, c'est beaucoup trop dangereux ! S'il t'arrivait malheur...
— Ne t'inquiètes pas, je ne risque rien et puis... une certaine personne m'a dit un jour : « tu manques de maturité, tu ramènes tout à toi, il faut savoir penser aux autres des fois ». Je ne remercierais jamais assez Logan pour ses conseils.

Kevin regarda son grand frère en esquissant un sourire puis se tourna vers les deux incandescents :
— Oh les deux crétins ! Vous avez osé vous en prendre à mon frère ? Je vais vous mettre une de ces branlée dont vous vous souviendrez longtemps, croyez moi !
Allez y, qu'est ce que vous attendez pour tirez ! Vous avez peur ?

Il se releva et s'approcha des deux garçons dont les yeux rougirent au fur et à mesure à mesure qu'il s'approchait d'eux.

Quatre mains se tendirent dans sa direction, les incandescents tirèrent une salve enflammée en ricanant :
— Tu fais moins le malin maintenant et... quoi ! Qu'est ce que... merde ! Un trans-pass !
Les boules de feu passèrent à travers le corps de Kevin qui ne sentit rien, comme lorsqu'il passait à travers un mur.
Par contre, le coup de pied de Kevin s'arrêta net dans les parties intimes de l'incandescent déjà boiteux qui s'écroula. Il mit quelques instants pour retrouver son souffle, se tordant au sol, les mains jointes à l'entre-jambes.

Le blondinet ricana : « je vous avais prévenu et... »

Et... il fut soufflé deux mètres derrière lui par une formidable onde de choc...

En se relevant péniblement, il eut du mal à croire ce qu'il voyait devant lui.
« Mais qu'est ce que c'est que ça ? »

Deux silhouettes venues de la nuit sombre s'étaient écrasées contre le sol, provoquant un souffle terrible.

Tous observaient les deux êtres se redresser.
Un bruit strident les accompagnait.

— C'est des ondes anti-gravitationnelles s'écria Cylian ivre de joie ! Des éthérés !

Julien le retint par le bras, il était bien moins enjoué à la vue des visiteurs.
— Non Cylian attends ! Ne bouge pas ! Ce ne sont pas n'importe quels éthérés ! Ce sont des chasseurs, guerriers d'une milice que l'on nomme « L'armée de Cervantès » à en juger leur tenue.
Julien se tourna en direction de ses amis.
— Que personne ne bouge ! C'est bien compris ? Nous ne connaissons pas leurs intentions.

Les deux camps étaient aussi méfiants l'un que l'autre vis-à-vis de cette intrusion.
Yann était tétanisé de terreur à la vue de ces anges.

Des vibrations d'intimidation crées par les Anges vibraient et s'amplifiait à travers l'air glacé.

Quand le plus grand des éthérés releva la tête, un frisson parcouru tous les visages.

Et c'est là que Cylian vit pour la première fois un ange aux allures de démon arborant un casque de métal, aux allures d'extra-terrestre, profilé en forme de goutte d'eau se prolongeant loin derrière le sommet du crâne, Des reflets le faisait scintiller sous les reflets de la lune perdue au milieu de la nuit.
Il était percé de deux orifices laissant deviner deux yeux rougeoyants.
Cylian remarquait qu'il portait une longue tunique rouge et détailla ses bottes profilées de manière curieuse. Le talon se terminait en une excroissance, sorte d'aileron pour certainement mieux glisser à travers les cieux.

Le deuxième Éthéré vêtu comme le premier était presque aussi grand mais plus mince, sa fine corpulence laissait présager qu'il s'agissait d'une fille.
Enfin, un troisième Éthéré identique aux deux autres descendit de son dos.
À la différence qu'il paraissait nettement plus petit que les deux autres.

C'est finalement le troisième ange qui marcha en direction de Cylian.
Les deux autres se cambrèrent comme des cobras se préparant à mordre en poussant des stridulations effrayantes.
— Atchessoussiaaaaasara-

Cylian se redressa, visiblement très impressionné quand l'éthéré se trouva devant lui.
Ne sachant pas quoi faire, il décida de le saluer en langage éthéré, autant faire jouer la diplomatie et ne pas les provoquer.

— Ommmmmm-

La réponse fut tout sauf celle qu'il attendait quand l'éthéré se mit à parler.
— Cylian... Toujours aussi doué pour imiter le barrissement d'un éléphant.
— Quoi ? Cloudy ! C'est... c'est toi ?

Quand l'éthéré ôta son casque, Cylian se jeta contre lui en le serrant fort entre ses bras.
— Eh oui ! Je t'avais dit que viendrais ! Jamais je ne te laisserai tomber mon frère !
— Oh Wiliam ! Si tu savais comme je suis heureux de te voir ! Et en plus, tu as ramené la cavalerie avec toi !

Cylian n'arrêtait pas d'embrasser son correspondant, l'empêchant de bouger, ils s'échangèrent chacun sur la joue des larmes de bonheur.

— Oui et pas qu'un peu ! J'ai fait jouer mes relations, t'as vu ! Il faut que je te présente mes amis : Le grand costaud là bas, c'est Sofian, c'est le fils de Cervantès, quand à la fille qui nous accompagne, c'est une redoutable amazone du nom d'Ilyria ! A eux deux ils pourraient écraser des troupes entières de psychiques ! Je suis content de te voir sain et sauf ! Bon... trêve de paroles, dit moi qu'elles sont les cibles dont on doit s'occuper ?
— Le psychique ici, j'en fais mon affaire, question de vengeance pour tout ce qu'il m'a trop fait endurer, dis à tes amis de t'occuper des deux incandescents, mais n'y va pas trop fort !
— C'est comme si c'était fait ! Le froid me prive de mes pouvoirs mais les autres vont s'en charger.

William remit son casque et se tourna vers les deux éthérés posté en défense.
Après leur avoir envoyé toute une série de stridulations, les anges décollèrent à une rapidité vertigineuse et se mirent à tourner autour des incandescents dont la frayeur commençait à se lire sur leurs visages.

Cylian se tourna vers Julien toujours accompagné de William laissant Yann allongé par terre qui ne décolérait pas.
— Je n'ai jamais vu une telle vitesse au décollage et un déplacement aussi fulgurant dans les airs, ils ont dû subir un sacré entraînement !

Julien renchérit.
— Ils méritent bien la réputation qu'on leur donne, mais ce qui m'étonne le plus, c'est que leur vitesse dans leurs déplacements empêche de les scanner mentalement !

Abel, Toni, Kevin et Ariel s'étaient regroupés. Ils ne détournaient à aucun moment leur regard, complètement subjugués par les anges virevoltant au dessus de leurs têtes.

Comment vont-ils combattre les incandescents ? Ils ne sont même pas armés ! s'enquit Cylian.

Julien rétorqua :
— C'est là où tu te trompes lourdement ! Je viens de remarquer un détail et je peux te l'assurer. Ils possèdent des armes !
William opina vivement de la tête, soutenant la remarque de Julien
Les deux garçons ripostèrent mais leurs coups étaient bien trop lents face à la formidable aisance des chasseurs volants.
Tout à coup, un éthéré fonça tel un faucon sur l'incandescent encore valide qui était pris pour cible, Cylian remarqua qu'arrivé sa hauteur, l'ange lui donna un violent coup de coude.
Après son passage, une plaie béante s'était ouverte sur le torse du malheureux garçon, ses vêtements pendaient par morceaux, lacérés à l'endroit du coup porté par le chasseur volant.

Le blessé hurla.
Julien avait dit vrai. Sur le poignet de l'éthéré était disposé dans un fourreau une lame brillante recourbée que les lumières environnantes éclairaient.

L'autre incandescent, qui avait suivi la scène, poussa un cri de frayeur en direction de Yann.
— Par l'Alpha ! Yann ! Ils ont des enclars ! Tu fais ce que tu veux, mais moi je me casse, sinon, on va y laisser notre peau !
— Non attends ! Reviens !


RE: Le monde de Cylian (fantastique avec quelques personnages gays) - KLO7514 - 16-02-2025

Rappel : il faut neutraliser le Yann en le remettant "sous clé". Qu'attendent donc Cylian, Toni et leurs amis pour le faire? C'est le moment ou jamais...


RE: Le monde de Cylian (fantastique avec quelques personnages gays) - bech - 17-02-2025

Il le faudra en effet.

Avec les incandescents qui détallent ça risque d'être plus facile.


RE: Le monde de Cylian (fantastique avec quelques personnages gays) - bech - 19-02-2025

Mais l'incandescent détalla à toute jambes suivi de son acolyte, à peine en mesure de marcher.

Quand Yann essaya de les rattraper, Cylian se jeta sur lui, le maintenant par les bras.
Il vociféra à Yann, étant devenu à présent le chasseur chassé.
— Tu as perdu Yann, tiens : cadeau de Cylian-tombé-du-pommier !

Le bracelet de Yann se mit alors à sonner, Cylian venait enfin d'y insérer la clé.
L'alerte électronique parvint jusqu'aux oreilles de Julien qui ne put s'empêcher de pousser un soupir de soulagement : « Cylian a réussi ! Le combat est terminé ! ».

Yann pesta, mais il devait maintenant se résigner à accepter son sort. Des agents de sécurité seraient bientôt ici pour s'occuper de lui.

Cylian demanda aux autres d'abandonner la poursuite contre les incandescents.
Ils se regroupèrent.

Sofian ôta son heaume et atterrit puis vint à la rencontre de Cylian.
— Bonjour Cylian, je suis enchanté de te connaître, je m'appelle Sofian, William m'a beaucoup parlé de toi !
— Sofian, c'est un honneur de te connaître.

Sofian est un beau garçon d'environ 22 ans, très grand et très élancé à la peau mate et aux cheveux noirs. Le bel hidalgo serra chaleureusement la main à son nouvel ami.

Cylian pouvant à cette occasion observer de près cette redoutable lame effilée qu'il avait à son poignet. Il était troublé par les yeux très bleus de Sofian qui tranchait avec sa peau mate.

Cylian remercia chaleureusement Ilyria. Enlevant à son tour son casque, la jeune fille laissa retomber ses longs cheveux bruns sur ses épaules. Son visage froid et sévère faisait penser selon Cylian à une Athéna venu à la rencontre des mortels sur terre, tant ses traits imposaient une certaine sagesse.

Sofian reprit la parole :
— Un jour, il faudra que tu viennes t'entraîner avec nous, tu comptes beaucoup pour William. Ses amis sont mes amis. On serait ravis te t'inviter chez nous et mon père serait heureux de te connaître. Tu pourrais te battre à nos cotés, nous t'enseignerions les techniques de bases ainsi que la manière d'échapper au contrôle des psychiques.
— Merci Sofian, j'accepte l'invitation et je vous remercie tous de nous avoir donné un coup de main. Sans votre aide, nous ne nous serions jamais débarrassé de ce psychique. Mais pour l'instant je dois me consacrer à mes études.

William serra à son tour très fort Cylian dans ses bras.
— Ça m'a fait plaisir de te revoir Cyl' et n'oublie pas que je serais toujours là pour t'aider en cas de besoin, un jour tu viendras nous voir. Il y a tant de monde que j'ai envie de te présenter !
— Merci vieux frère, nous nous reverrons ne t'inquiètes pas !
— Pour l'heure, nous devons repartir vers l'Angleterre puis vers la Grèce où séjournent nos troupes, d'autres aventures nous attendent !

William embrassa Toni et Julien.
Puis vint le triste moment de la séparation. Sous l'œil de leurs amis, les éthérés firent vrombir des sons graves faisant trembler le sol et décollèrent.

Un éthéré génère beaucoup de bruit mais plusieurs ! Les amis de Cylian se bouchèrent les oreilles à la suite de tout ce déferlement de vibrations.
Cylian ne les quittait pas des yeux jusqu'à ce qu'ils disparaissent dans la nuit étoilée.
Des mains se collèrent contre le torse de Cylian et le firent chuter dans l'herbe.
— Viens là toi que je t'embrasse !
— Mais Toni arrête ! Ça caille par terre !
— Non mais quelle chochote ! J'y crois pas ! Monsieur joue les gros durs en frappant un mec dans la figure et ça se plaint ! C'était mon rôle normalement de jouer des poings, tu m'as pris la vedette ce soir !
— Désolé Toni mais je n'ai pas pu supporter de laisser ces deux gars s'en prendre à toi. Yann m'a fait beaucoup de mal et...

Les lèvres de Toni contre celles de Cylian ne lui laissèrent pas le temps de terminer sa phrase.
Les deux amoureux roulèrent l'un sur l'autre dans l'herbe rabougrie de l'hiver en éclatant de rire.
Kevin se pencha sur les amoureux avec un sourire :
—  Ça va ? On ne vous dérange pas au moins ? Faite comme si nous n'étions pas là !

Le moment de se congratuler et de célébrer la victoire était enfin arrivé, au début de l'affrontement, ils n'auraient pas imaginés que cela soit si difficile de l'emporter sur un psychique accompagné de deux incandescents.

Ariel s'occupait de Selenn, Abel lui avait demandé de l'emmener à l'hôpital le plus proche pour soigner ses blessures.
Au loin, un bruit de galop se fit entendre de plus en plus fort. Vincent montant un fier cheval blanc fit son apparition.
— Où sont les enfoirés que je leur donne une bonne leçon !

Kevin se tordit de rire :
— Tu arrives trop tard mon pauvre Vincent ! La bataille est finie ! Nous avons gagné !
— Ah mince, j'ai loupé mon entrée alors !
— Par contre, si tu n'y vois pas d'inconvénients, j'aimerai un peu profiter de ta monture, elle me manque terriblement. Cylian et Toni m'ont donné envie de recevoir un gros câlin de la part de mon Logounet !

En réponse, le cheval se cabra et éjecta Vincent qui tomba à la renverse, l'équidé rapetissa pour devenir un garçon aux longs cheveux blancs, puis ses cheveux foncèrent pour devenir le Logan sous sa forme humaine.
Kevin rampa sur Logan étendue, il posa ses mains sur son corps nu.
Arrivant à la hauteur de ses lèvres, il s'y arrêta pour les embrasser.
Puis Logan interpella son bel amoureux avec son plus beau sourire malicieux :
— Vous m'avez appelé m'sieur ?
— Ouep ! Nous avons réussi et j'ai droit à un baiser non ?
— D'où j'étais, je vous observais me tenant prêt à intervenir mais tu n'as pas eu besoin de mon aide et pour le courage dont tu as fait preuve ce soir en aidant ton frère. Cela vaut même une nuit à passer ensemble !
— Hum, ça me va ! Je signe où ?
— Embrasse moi, petit couillon ! ça suffira ! Mais dépêche toi. Je me les gèles !

Prostré dans un coin, Yann observait la joie que partageaient les couples, s'embrasser.
Julien vint s'asseoir sans un bruit à coté de lui, essayant de deviner à quoi pensait son ancien ami.

C'est Yann qui parla le premier après quelques secondes :
— C'est bizarre, j'ai toujours détesté les gens, leurs pensées me donnaient la nausée à toujours émettre des idées malsaines. J'ai toujours soutenu que c'est le propre de l'homme de se quereller de médire son prochain et là... je ne sens que des pensées de joies et d'amour émanant d'eux !
Le bracelet sifflait doucement bercé par le faible vent.
— Et bien quoi ? s'enquit Julien.
— Et bien quoi ? Je suis heureux pour eux. Des fois je me dit que mon don est une malédiction, la plupart du temps je ne ressent que de la haine venant des gens que je rencontre.
— Ton don n'est pas une malédiction, tu n'as jamais su profiter de ce que les personnes ont de bon en elles. Tu as toujours eu l'occasion de leur tendre la main mais tu ne l'as jamais fait. En plus, tu t'en es prit à ce que j'ai de plus important, ce qui fait que nous sommes différents toi et moi : mes amis ! Et ça je te l'ai fait payer ! Il est temps de te dire au revoir, je pense que nous ne nous reverrons plus pendant un certain temps mon « ami ».

Yann ne releva pas la pique qui lui était destinée. En revanche, son bracelet retentit plus distinctement.
A ce moment précis, Yann ouvrit les yeux de surprise, ses lèvres laissèrent échapper quelques mots.
— Ce... ce n'est pas possible ! Je comprends tout maintenant ! C'était donc pour ça ! Tu as échafaudé un joli plan. Je te félicite. Tu m'as joliment mené en bateau, comme tu as manipulé Cylian. En fait, tu nous as tous manipulés depuis le début ! Je pense que Cylian a le droit de connaître la vérité !
— Yann... non !
— Si Julien ! Il doit savoir. Autant utiliser mon pouvoir une dernière fois pour lui dire ce que tu as fait avant que les forces de l'ordre ne m'arrêtent.

Yann se leva sans que Julien ne le retienne et marcha silencieusement vers Cylian qui fut dérouté de le voir s'avancer vers lui. Il se recula de quelques mètres. Toni était près à intervenir pour défendre son amour mais il n'en fit rien quand il compris que Cylian ne risquait rien. Il pouvait lire sur le visage de Yann une expression de sérénité qu'il n'avait jamais vu auparavant. Peut-être voulait il se repentir ?

— Yann ! Mais que...
— Ne t'inquiètes pas Cylian, je reconnais ma défaite. Je ne te veux plus de mal... mais écoute juste ce que j'ai à te dire...

À mesure que Yann chuchotait à son oreille, la mine Cylian se fit de plus en plus pâle, ses yeux se tournaient en direction de Julien qui à son tour le regardait, ne trahissant aucune émotion.
Ensuite, Yann se leva ensuite et partit seul, dans la nuit.

Puis ce fut l'heure, pour l'alliance, créé aux abords d'une certaine maison aux eucalyptus de se dissoudre et de rentrer enfin chez eux.
Une chose est sûre, tous les garçons et les filles qui étaient présents ce soir n'oublieraient ce moment passé ensemble, il resterait gravé quelques années en eux comme un moment d'amitié si fort et si rare que partagent des amis pendant leurs années de scolarité.

Cylian marchait, sa main dans celle de Toni, en jetant de temps à autre un regard pensif à Julien qui marchait silencieusement à quelques pas devant eux.
Tous les autres riaient de bon cœur et pour cause. Les soucis s'étaient en partie envolés.

Cylian sentit le contact froid d'un flocon sur le bout de son nez. Il commençait à neiger.

Toni raccompagna Cylian devant chez lui. Il était temps pour eux de se reposer et de rester avec leurs parents qui leurs avaient tant manqué et de profiter de ces derniers jours de l'année.

Le ciel se constella de milliers de flocons semblable à des étoiles, les deux amoureux restèrent quelques minutes ensembles, se faisant des baisers esquimaux, nez contre nez, avec la sensation délicieuse du contact des flocons froids sur le visage de l'autre.


RE: Le monde de Cylian (fantastique avec quelques personnages gays) - KLO7514 - 20-02-2025

Ce dernier récit semble clore le tome. Je m'égare...du Nord? (Tu peux choisir, à ta convenance cher Bech, un autre lieu ferroviaire comme, par exemple, celui du «milieu du Monde» cher à Salvador Dali et qui serait moins froid que celui de Paris...)
Bien à toi, KLO.


RE: Le monde de Cylian (fantastique avec quelques personnages gays) - bech - 20-02-2025

Pas tout à fait. Le tome 1 se terminera avec la fin de l'année scolaire, mais il n'y aura plus d'autres grosses péripéties d'ici là.

À ce propos, dans une bibliothèque, mon père avait les livres d'Alexandre Dumas : Vingt ans après Tome 1 ... Tome 2 ... Tome 3
Quand j'étais à l'école primaire, je pensais que Tome désignait des personnes, un peu comme les rois Louis.


RE: Le monde de Cylian (fantastique avec quelques personnages gays) - KLO7514 - 21-02-2025

Cher Bech, mon ami, bonsoir,
Merci pour tes précisions. Figure-toi, à propos de "Louis" qu'un de mes jeunes élèves de 10 ans, auquel j'avais demandé de lire un passage d'une page d'Histoire de France du XVIIe siècle, nous donna du «Louis xiv (prononcé "xive") au lieu de XIV» Un simple oubli des chiffres romains... (Ce garçon vient de quitter notre Terre à l'âge de 52 ans... Triste!). Pour dire que même les meilleurs (Olivier exerça ensuite le métier de....correcteur (sic) au journal "Le Monde"!) peuvent avoir des égarements.
Une autre, personnelle. À 9 ans, je lis les "Mille-et-une-Nuits" dans une édition de 1881 mais avec l'orthographe du XVIIIe siècle ("Ils avoient", "il montroit"...etc que l'on prononçait comme "oué" en finale). Il y était question d'un homme qui dormait* chaque nuit..."dans sa bière". Drôle d'endroit, certes. Mais j'était très amateur de ce breuvage, les brasseries ne manquant pas dans Paris à l'époque. Et je me demandais bien "ce qu'il foutait chaque nuit dans DE LA bière" !
-----------------------
*Qui dormoué !


RE: Le monde de Cylian (fantastique avec quelques personnages gays) - bech - 22-02-2025

« Quelle heure est il ? » se demanda Cylian en tendant la main vers son réveil. « Mince ! 11 heure du mat'! »

Cela faisait deux jours que Cylian ouvrait les yeux à une heure tardive, deux jours que le combat avec Yann et les incandescents s'était terminé.
Il n'avait pas revu Toni, ni ses amis depuis, trop occupé qu'il était à se reposer après cette épreuve éprouvante.
Une pensée de regret lui caressa l'esprit : « C'est le dernier jour de l'année et toi... mon pauvre Cylian, au lieu d'aller aux nouvelles, tu comates dans ton coin ! Tu devrais avoir honte ! ».

Il songeait à ce que serait le réveillon de la Saint-Sylvestre ce soir.
Un réveillon banal comme chaque année. Sa mère inviterait Julien et Camille pour dîner puis ils iraient ensemble faire le tour des bars ou des boîtes de nuit.
Cylian fit la moue sans quitter le plafond de la chambre des yeux.
Julien... il n'avait même pas envie de lui parler...

Enfin si ! Julien lui devait des explications sur ce que lui avait dit Yann deux jours auparavant.
Les révélations que le psychique Yann lui avait faites l'avaient quelque peu déstabilisé. La confiance qu'il avait en Julien s'était écroulée d'un coup, comme un pan de mur abattu, bâti sur des vérités qui ne s'étaient jamais remises en question. Cylian se considérait comme une simple pièce dans un jeu d'échec, victime à son insu, d'une machination dont il était au courant depuis peu.

« Oh et puis zut ! Laissons Julien de coté pour l'instant, j'en ai ma claque des psychiques ! »

Cylian se retourna sur le ventre, en se blottissant la tête dans le creux de son oreiller. Il était étendu sous la couette, le caleçon à l'élastique usé, descendu au niveau de ses genoux.

Son esprit, partagé entre le sommeil et l'éveil se prit à rêver de son bel Apollon.
Il revoyait son corps dénudé, fin et élancé, au bord de sa piscine où ils s'étaient baignés en cette journée de fin d'été.
Ce souvenir demeurerait incrusté dans sa mémoire, où le corps de Toni fut caressé par la chaleur douce des derniers rayons du soleil estival, sa nuque gracile à demi cachée par ses cheveux blonds encore humides et les perles d'eau qui scintillaient sur ses pectoraux. Cylian aurait tout donné à cet instant pour que Toni lui appartienne totalement et c'est ce qui s'était passé pour leur plus grand bonheur à tous les deux.

Le jeune garçon sentit une certaine raideur dans le bas de son ventre accompagner ses pensées réconfortantes, son sexe glissant contre l'édredon par des mouvements de va et viens de son bassin.
Il ferma les yeux, se créant un « Toni » au sein de son imagination, en accentuant les parties morphologiques qu'il préférait chez lui.

Déjà ses mains, longues, fines, des doigts terminés par des ongles en forme d'amandes, sans oublier sa paume si chaude quand elle accueillait sa propre main.

Puis remontant plus haut vers le visage, il lui donna l'expression qui le mettait dans tous ses états quand son adoré se mettait à lui décocher un sourire avec un soupçon d'air moqueur qui signifiait qu'à ce moment là, il n'y avait que lui qui comptait.

Ah ce sourire si craquant qui lui fendait les joues quand ses lèvres pulpeuses révélaient deux quenottes blanches qui surmontaient sa langue !

Cylian avait pratiquement fini de visualiser l'image de son amour. Il le voyait se mouvoir pour finalement s'approcher de lui et l'embrasser. Sa création prenait petit à petit le contrôle des gestes et des mouvements.
Dans une torpeur à moitié éveillé, Cylian voyait Toni lui ôter son caleçon et se blottir contre lui pour caresser toute la surface de son torse, sa langue parcourait sa peau veloutée, mordillant ses tétons. Elle descendit plus bas, jouant avec le relief des muscles à travers la peau, Elle continuait à descendre encore plus bas, au-delà de son pubis, avalant son sexe chaud et gonflé.

Dans un râle, Cylian contracta ses muscles du bassin et l'intensité de ses fantasmes amoureux se convertit en puissant jets de liquide chaud sur les draps.

Après le moment de plaisir, le jeune garçon jugea qu'il était temps de se lever et de prendre une bonne douche.
Arrivé devant le miroir, il constata l'étendue des dégâts :
- Une barbe naissante de deux jours sur les joues et le menton.
- Des cheveux en bataille, hérissés en de longs épis retombant sur les tempes et le front, peut-être dû à l'explosion d'un missile quelconque, arrivé durant la nuit et n'ayant rien trouvé de mieux à faire que d'exploser dans sa tignasse.

Cylian imagina Toni venant ici à l'improviste. Qu'aurait il pensé ? Peut-être cette allure lui donnait t'il une certaine virilité ?
Il secoua la tête. Non bien sûr. Visiblement, il se trouvait affreux dans cet état.

Quand il ouvrit la bouche, c'était pire que ce qu'il aurait pu imaginer.
« J'ai une haleine de chacal ! » s'exclama-t-il puis il se tût. Il eut un air amusé, pensant qu'il portait atteinte à la dignité de cet animal méconnu qui s'efforçait de survivre tant bien que mal dans le désert. De toute évidence, cette remarque était méchante pour le chacal.
C'est fou ce qu'on peut imaginer comme choses quand on se trouve dans une salle de bain devant un miroir.

Quelques minutes après, il s'extirpa de la douche avec difficulté, profitant des bienfaits de l'eau chaude contre sa peau. Cylian se sentait revivre.

Se rappelant qu'il avait quelques devoirs à faire pour la rentrée, il se mit à son bureau et ouvrit le livre des pouvoirs.
Autant commencer par une matière intéressante avant le français où les maths !
Cylian feuilleta quelques pages de l'ouvrage, ce livre ne l'ennuyait jamais, mine d'informations et de découvertes souvent passionnantes voire drôles. De toute évidence, Lexin savait captiver les lecteurs les plus récalcitrants. Son ouvrage était toujours ponctué de citation et de proverbes amusants.

Anti-polymorphe... Joachim Fontenel...
La fameuse réaction endothermique d'un téléporteur, comparé avec un frigo...
Le cas de Meredith Star surnommée « l'empoisonneuse » ou... « le baiser de la mort ! »
« Ah tiens ! » pensa-t-il surpris. Je n'avais pas encore lut ce paragraphe, mais ce sera pour plus tard ... »

Ses doigts effleurèrent son téléphone portable, éteint depuis belle lurette au fond de sa poche.

Il porta un rapide coup d'œil en direction de l'appareil pour regarder ses messages.
Le boîtier indiqua deux messages : un de Lætitia et un de Toni.

Il commença à ouvrir celui de Lætitia :
 Slt, comment va ? Tu t'es remis de la batailles ? Au fait, bonne année et bonne santé si on ne se revoit pas avant l'année prochaine. C'est moi qui m'occupe du feu d'artifice de mon village, ça me saoule ! Amuse toi bien et embrasse ton Toni pour moi. Gros bisous !

Le garçon esquissa un sourire, c'était sympa de sa part de penser à lui. Il fallait absolument lui envoyer un message de remerciement, mais plus tard. Le deuxième message le faisait languir d'impatience.

Ouverture du message :
Salut mon amour, puisque tu ne donnes pas signe de vie, c'est moi qui t'écris. Tu es au courant de la surprise que nous a fait ta mère ? Ça me fait super plaisir, à ce soir, je t'aime fort, gros bisous partout !

« Une surprise ? Quelle surprise ? » Pensa le jeune garçon interloqué.
« Autant ne pas chercher à comprendre... » Mais la curiosité étant la plus forte, il se demanda pourquoi Toni avait mentionné le terme « à ce soir ». Le blondinet ne devait pas passer avant le lendemain pour lui souhaiter la bonne année.

Autant aller dissiper ce mystère en partant à la quête d'informations.
Descendant les escaliers, il convergea en direction de la cuisine pour trouver sa mère.

— Salut m'man !
— Salut Cylian, enfin levé ! Tu as dû être épuisé durant ces derniers jours vu l'heure où tu te lèves ! Ton week end avec tes amis t'as mis sur les rotules on dirait ! Vous avez marché en forêt ? J'ai trouvé des aiguilles de pins dans tes vêtements.
— Euh... on peut dire ça (si elle savait !)
— Ah au fait, tu peux faire quelques courses pour ce soir ? Nous serons huit et non pas cinq comme ce qui était prévu au départ.
— Comment ça huit ? reprit Cylian: Papa, toi, Julien, Camille et moi : ça fait cinq !

La mère de Cylian lui envoya un sourire :
— J'ai pensé inviter le père de Toni et ses deux fils pour le réveillon. Cela doit être dur pour eux de passer le nouvel an sans leur mère et en plus cela fera plaisir à tout le monde et en particulier à toi j'imagine.

La mère de Cylian fit une pause comme pour observer la réaction de son fils, puis elle enchaîna.
— Je pense que le père de Toni était très content de l'invitation, à en juger par sa voix au téléphone.
— Oh merci maman ! Tu es vraiment la meilleure ! Je comprends maintenant pourquoi Toni m'a envoyé un SMS en me disant à ce soir !
— Oui, mais en attendant, file me faire mes courses et évite de revenir en atterrissant avec le caddie dans le jardin comme la dernière fois !
— C'est bon... je n'avais pas pris de quoi empaqueter les marchandises...

Avant de partir, Claire passa sa main dans la chevelure de Cylian qui lui rendit un sourire radieux.
— Non mais c'est pas une coiffure ça !
— Maiheu ! Laisse mes cheveux tranquille m'man ! J'ai eu un mal fou à me coiffer tout à l'heure... Enfin... pour éviter que ce soit l'anarchie capillaire ...
Cylian s'éloigna à l'extérieur de la maison et décolla pour aller faire les quelques courses avec la liste que sa mère lui avait donnée.

La nuit était tombée.

Cylian était occupé à disposer les couverts sur la table parée de décorations et de cotillons.
Des couteaux à poisson étaient disposés méthodiquement à cotés des couteaux normaux, le verre à eau côtoyait les verres à vins ce qui agaçait fortement le jeune garçon: « Tous ces couverts... c'est de la vaisselle à laver en plus ! Du moment que je suis à coté de Toni, je veux bien manger des pâtes au beurre pour le nouvel an ! »

Claire rentra dans la salle à manger pour examiner la table ainsi mise en place.

— Alors notre grand serveur a-t-il bien travaillé ? Voyons voir... les chaises, la nappe. Je mettrai le nom de chacun des invités devant la place qui, lui est attitrée... J'imagine que tu te mettras à coté de ton petit amoureux ?

Cylian sursauta ! Avait il bien entendu ? Sa mère a dit : « ton petit amoureux ? » ce n'était pas possible !
Claire avait dit cette phrase de façon naturel sans même changer de ton dans ses intonations.

Cylian en fut pétrifié, il regarda sa mère, abasourdi, avec des yeux en ronds de flan, la bouche ouverte, s'attendant à une taquinerie ou quelque chose de ce genre.
Etant donnée la façon quasi anodine dont la phrase avait été annoncée, sa mère allait rire dans quelques secondes pensa-t-il... Elle n'allait pas tarder à dire le salvateur: « je plaisantais Cylian » !
Il n'en fut rien...

Quand sa mère se rendit compte après quelques secondes du silence qui régnait dans la pièce, elle tourna la tête en direction de Cylian qui restait immobile au milieu du salon, le visage empourpré.
Sans s'arrêter de distribuer les serviettes à coté des assiettes, elle ajouta :
— Et bien quoi ? Tu devrais un peu mieux ranger ta chambre. Tu laisses traîner tes feuilles de poèmes partout : il y en a sous ton lit, sur ton bureau, partout ! C'est difficile de ne pas avoir les yeux dessus.

La grosse boulette ! Néanmoins ce qui est fait est fait, autant s'expliquer avec sa mère maintenant.

— Et tu en as pensé quoi ? s'enquit le jeune garçon
— Ce que j'en ai pensé ? Ils sont très beaux ! Tu as du y penser un sacré moment ! Je ne te savais pas l'âme d'un poète !

Cylian s'énerva un tantinet quand il vit que sa mère tournait autour du pot, il voulait vraiment savoir ce qu'elle pensait du fait qu'il soit gay ! Autant se jeter à l'eau ! Et puis elle était bien moins intimidante que son père, c'était surtout de lui qu'il avait eu peur. Heureusement, tout s'était bien passé dans le grenier quand son père avait su, en le surprenant avec Toni en train de s'embrasser dans le jardin. Le plus dur avait été fait !

— Mais maman ! Je te parle du contenu des lettres !
— Tu veux dire... le fait que tu aimes Toni ? Et alors ? Je te rappelle que je suis assistante sociale ! J'ai vu des homosexuels s'aimer sans que cela soit une gêne pour eux et me l'avouer le plus simplement du monde lors de nos entretiens. D'ailleurs ce qui m'a frappé chez certains, c'est qu'ils respiraient le bonheur dans leur couple.
Cylian... tu n'es ni un toxicomane, ni un voleur, encore moins un agresseur de vieilles dames... non ! Tu es... le meilleur exemple de ce que peut attendre une mère de son fils. Alors de quoi je me plains ? Et puis je pense que tu sais ce que tu fais. Tu n'as jamais pris de décisions importantes en fonçant tête baissée, ce n'est pas ton genre.

Cylian se mit à sourire, mais il resta toujours rouge comme une pivoine.

Claire prit un verre à vin et le porta au dessus de sa tête, le bras tendu pour inspecter à la lumière les traces de poussières qu'il pourrait y avoir dessus.
Elle fronça les sourcils en le reposant. Tant pis... je ne regretterai qu'une seule chose : la joie d'être grand-mère. Enfin... on ne peut pas tout avoir !
Elle laissa tomber lourdement en claquant ses bras le long de ses hanches et tourna les talons vers la cuisine. Je te laisse, mon rôti m'attend ! Mais tu sais, ton père et moi, nous serons toujours là pour toi si tu as besoin d'aide.

— Merci M'man ! Je le sais !

En partant, elle passa devant Cylian et l'embrassa sur la joue.

Cylian courut ensuite dans sa chambre.
Arrivé devant son bureau, il s'empressa de remettre un peu d'ordre dans ses affaires et surtout de ranger ses poèmes qui l'avaient trahi.
Il aurait dû écrire en grand dans sa chambre: « J'AIME TONI » le tableau aurait été complet au niveau de la discrétion.
Il se tapa alors la tête sur son bureau en maugréant.
— Quel con ! Non mais quel idiot je suis ! ... AÏE !


RE: Le monde de Cylian (fantastique avec quelques personnages gays) - KLO7514 - 22-02-2025

Je prétends, de manière indépendante du reste et tout à fait personnelle qu'il ne faut jamais dire à qui que ce soit, même pas à nous en soliloquant* : «AH, CE QUE JE SUIS CON !» C'est très frustrant Angry . Tout au plus, à l'extrême rigueur et fugitivement, autorisons-nous à le penser mais sans que cette idée existe dans l'absolu plus de 3/4 de seconde. Déjà que certains mal élevés ou malintentionnés à notre égard ne se privent pas de le penser bien longuement en nous lorgnant sans vergogne voire, humiliation suprême, de nous adresser ce compliment, de préférence devant témoins, toutes ces avanies suffisent grandement, ne trouvez-vous pas, amis? 
Notez bien, par ailleurs, qu'un gros paresseux perspicace pensera : «Quelqu'un d'autre le dit à ma place... ça m'évite du boulot !». D'où le dicton fort à propos : " À quelque chose, malheur est bon !! Big Grin "

Ces saines réflexions exposées, souhaitons un immense bonheur au jeune Cylian qui n'aura pas besoin de "coming out" puisque tout le monde est au courant et que papa et maman ne veulent que son bonheur, en se moquant royalement du "qu'en dira-t-on". Des parents comme eux, c'est chouette Heart Heart . S'ils étaient tous comme cela...
-----------------------------------------------------
*C'est notre droit le plus strict d'entretenir des conversations...avec nous-mêmes. Il paraîtrait même que ce fût assez fréquent.


RE: Le monde de Cylian (fantastique avec quelques personnages gays) - bech - 26-02-2025

Cylian ne resta pas longtemps dans sa chambre, honteux que sa mère devine ses goûts amoureux pour les garçons. Le carillon venait de retentir, annonçant sûrement l'arrivée de Camille et de Julien.
Ils devaient certainement arriver en avance pour donner un coup de main à Claire à préparer le dîner.
En se rendant dans le couloir, Cylian embrassa chaleureusement Camille sur les joues, la jeune fille lui demanda comment il se sentait après les quelques jours éprouvants qu'il venait de passer.

— Salut Cylou ! Tu vas bien depuis la dernière fois ? Julien m'a raconté en détail tout votre combat, je suis heureuse que cette histoire ce soit bien finie !

La jeune fille était rayonnante comme à son habitude, faisant transparaître sa bonne humeur sur ses joues rougies par le froid.
Cylian jeta rapidement à coup d'œil à sa tenue très en valeur pour l'occasion : des cheveux attachés en arrière, un long pantalon noir et large lui tombant jusqu'aux pieds avec une veste à fourrure noire également, le tout enrobé dans une fragrance d'un parfum boisé et fleuri qui semblait lui coller à merveille. Camille était décidément bien assortie ce soir avec Julien portant toujours des vêtements de couleurs sombres.
D'ailleurs, il était juste derrière elle, la dépassant facilement d'une tête.
Cylian passa derrière Camille et lui serra la main sans afficher un quelconque sentiment de joie.
Les parents de Cylian accoururent dans l'entrée.

— Salut Julien, salut Camille ! Entonna joyeusement Claire.
— Bonjour Claire, j'espère que toute la petite famille va bien ! s'écria la jeune fille. Si je peux vous aider à faire quoi que ce soit en cuisine n'hésitez pas !
— Si tu te proposes, Camille, je t'enrôle sur le champ ! Viens ! Nous allons discuter entre filles dans la cuisine !
— Et allez, ça va parler mode et chiffon ! railla Sébastien.

La remarque du père de Cylian fit beaucoup rire les deux garçons.

— Quand à nous, nous allons dans ma chambre avant de vous donner un coup de main, nous ne nous sommes pas vu depuis deux jours et nous avons beaucoup de choses à nous dire... n'est ce pas Julien ?

Tout en prononçant ces mots, Cylian avait le regard tourné vers son ami, jugeant attentivement sa réaction du coin de l'œil.
Mais Julien souriait nonchalamment en direction de son père, échangeant leurs opinions sur les résultats sportifs du dernier match de foot ou des derniers potins politiques que tout le monde se plaisait à commenter.

— JU-LIEN ! Grouille !
— Oui oui Cyl' attend ! Je finis de parler avec ton père, nous parlions de l'affaire du premier ministre qui s'est emporté lors du dernier conseil européen, en accusant de corruption le ministre de la santé italien il en a été pour ses frais. Tu en as entendu parler ? Celui-ci était un « maladif », il a projeté sur notre premier ministre un fluide urticaire qui l'a couvert de pustules ! Tu aurais du voir ça ! C'était rediffusé sur la chaîne LC1 !
Il y a aussi cette histoire épique de notre président de la république se téléportant par erreur en plein Groenland alors qu'il devait visiter l'Egypte pour son voyage de noce ! Il s'est retrouvé 20 minutes en plein milieu de la banquise... en chemise et en bermuda ! Il était accompagné de toute une flopée de journalistes partis avec lui La photo a fait le tour de la presse à scandale ! J'étais mort de rire !

Cylian tira son ami par le bras, personnellement il s'en foutait de tel ou tel gus perdu dans la patrie des manchots.
Quand ils rejoignirent la chambre, Cylian ferma la porte et se tourna vers Julien, la mine sévère.

— Julien, pourquoi ne me l'as tu pas dit ? Tu m'as menti depuis le début concernant Yann ! Tu as tout manigancé ! Tout est de ta faute !
— Quoi ? Tu en es toujours à ce combat ?

Julien souriait prenant la discussion sur le ton de la plaisanterie. Il reprit d'un ton léger dans sa voix :
— Mais c'est du passé tout cela, Selenn est juste restée une demi-heure à l'hôpital, le temps de se faire régénérer les tissus de l'épiderme de son bras, elle va bien. Quand à Yann, j'ai appris qu'il s'était fait arrêter le lendemain de notre affrontement, il ne reviendra pas de sitôt !
— Un bracelet qui se désactive tout seul hein ? Laisse moi rire ! Dans votre institut, je sais aussi bien que toi que ce genre d'erreur n'existe pas. Tout est parfaitement surveillé.

Julien cessa de sourire, il se raidit, debout au milieu de la pièce, les bras croisés.

Cinq secondes s'écoulèrent quand il se décida à parler, se déplaçant nerveusement d'un bout à l'autre de la chambre, Cylian ne le quittait pas des yeux comme un rapace observant sa proie.

— Yann ne t'a pas menti. C'est moi qui ait désactivé son bracelet...
— Mais pourquoi ? Tu savais que Yann était dangereux ! C'était comme lâcher un tigre en ouvrant la porte de sa cage dans un zoo bondé de monde !
— Tu as parfaitement raison, mais c'était le seul moyen de l'évincer, de le tenir à l'écart d'un poste aussi important que le sien qui l'aveuglait depuis quelques temps. Depuis l'évocation de la succession de Lexin à la tête de la Guilde et la possibilité pour l'un de nous à prendre sa place, le comportement de Yann a changé. Il est devenu orgueilleux, désagréable, force est de constater que mon ami a bien changé. Je ne supportais plus Yann, il fallait le démettre de ses fonctions coûte que coûte, la décision n'a pas été facile à prendre.
Tu vois, nos pouvoirs sont autorisés à l'institut psy, j'ai donc réussi à manipuler l'esprit d'un agent de la Guilde à son arrivée, chargé de la révision hebdomadaire des bracelets en question, je lui ai donné l'ordre mental de désactiver le bracelet de Yann.
Bien entendu, cette opération était risquée, le timing était très serré mais le jeu en valait la chandelle. Il y a toujours des « inhibiteurs » dans la salle aux bracelets, des personnes qui ont le pouvoir de supprimer nos pouvoirs.
Je savais que sans son bracelet, il péterait vite les plombs et abuserait de son don, il ne me restait qu'à échafauder un plan pour réactiver son bracelet et que les forces de l'ordre viennent gentiment l'arrêter, une fois l'alarme de son bracelet déclenchée.
Ce plan était simple comme bonjour vu mes possibilités à fléchir le plus endurci des esprits, je me suis aidé simplement des psycho-probabilités mais les choses ne se sont pas déroulées comme prévues.

— Qu'est ce que tu me chantes ? C'est quoi les psycho-probabilités ?
— Quoi les psycho-probabilités ? Ne me dis pas que je ne t'en ai jamais parlé ? Tu n'écoutais pas, comme d'habitude... cela appartient au cercle restreint des psychiques, c'est une de nos nombreuses ressources.
Bon je t'explique... à l'école, vous avez des cours de mathématiques sur les probabilités. Chez nous, c'est pareil.
sauf que nos probabilités ne s'appliquent pas à connaître la chance de gagner au loto sur une infinité de combinaisons... non ! Elles s'appliquent à l'esprit humain !
Grâce aux psycho-probabilités nous pouvons mettre le raisonnement humain en équation et prédire tous ses gestes à l'avance... du moins en théorie, je te rappelle que ce ne sont que des probabilités.

La tête de Cylian se mit à tourner, la seule idée de se voir en petite souris de laboratoire, dont les mouvements étaient analysés et prévus à l'avance lui donnait le vertige il se sentit vaciller.
« De quoi les psychiques étaient ils encore capables ? ».

Néanmoins il se ravisa : le raisonnement de Julien comportait certaines failles.
— Alors si tes psycho-machin-truc s'avèrent infaillibles, pourquoi ton plan a dérapé ? Pourquoi je me suis trouvé embarqué avec Toni et mes amis là dedans ?
— Parce que justement, ce système de calcul possède des brèches, il existe une part aléatoire non calculable, un pourcentage d'erreur non négligeable. Dis moi Cylian, as-tu déjà entendu parler du libre arbitre ?
— Euh oui bien sûr, c'est ce qui fait que nous accomplissons des actes non raisonnés, selon notre instinct où l'humeur du moment.
— Tout à fait. L'être humain possède 3 facteurs qui définissent son caractère :
- L'inné : en venant au monde, l'être humain possède déjà un type de caractère et des prédispositions légués par son matériel génétique, ne dit on pas d'ailleurs qu'un enfant est aussi têtu que son père ?
- Puis vient l'acquis: l'apprentissage, le milieu social et toutes les influences du monde extérieur qui forge le caractère d'un individu.
D'ailleurs chez les animaux non évolués, l'acquis n'existe pratiquement pas. Il est régi par l'instinct alors qu'un chimpanzé apprend à se servir d'une baguette pour creuser une termitière et en sortir les termites qui lui serviront de repas.
- Et j'en viens au plus important : le libre arbitre. C'est le fait que nous accomplissons telle ou telle action sans savoir pourquoi, le libre arbitre est un raisonnement chaotique, non influencé par l'inné et l'acquis.
Je te donne un exemple simple, tu vas comprendre : une personne rencontre une autre personne dans la rue pour lui donner un prospectus, on peut prédire si la première va accepter ou refuser, à moins... que le libre arbitre fait qu'il décide subitement de changer de trottoir !

— Bon et alors ? C'est bien joli tout ça, mais ça ne m'explique pas ce que je viens faire dans tout ça moi !
— Justement ! C'est la proportion du libre arbitre qui a faussé mon plan, Cylian. Celui de Yann a faussé les résultats. Les psycho-probabilités que Yann abuse de son pouvoir pour servir des fins personnelles sans son bracelet étaient de 95 %, obliger quelques personnes à lui obéir en les menaçant par le chantage comme les deux incandescents était prévu, tout comme la probabilité qu'avait Yann de demander à Selenn de s'allier avec lui, celle ci elle était de 83%, mais que Selenn refuse sa proposition... 72% de chance.

— Pour arrêter Yann, mon plan initial était de convaincre Selenn de me rejoindre, il ne devait y avoir que nous deux ! Elle aurait dragué à nouveau Yann et ils se seraient remis ensemble, jusqu'à ce que Selenn en profite pour réactiver son bracelet avec la clé d'activation.
Fin de la partie : Game over pour Yann.
J'avais prévu qu'il me fasse du chantage et être ainsi obligé à le servir, sauf que... la personne visée était Camille selon mes estimations.
Je doit t'avouer que j'ai trompé Camille un soir avec une fille, bien sûr, c'était sur un coup de folie, je pense que Yann l'avait deviné, il aurait très bien pu se servir de cela.
Bien sûr, j'ai étudié le fait qu'il te menace toi, la probabilité était minime : 13 %, chiffre porte-malheur selon certains. En effet, j'ai malheureusement minimisé cette possibilité et c'est là que tu es rentré dans l'équation Cylian... bien malgré toi.

Cylian était resté pantois devant toutes ces affirmations. Néanmoins, il répliqua sèchement :
— Bravo monsieur le « j'ai-tout-prévu » ! Je comprends pourquoi ton plan me semblait élaboré longtemps à l'avance quand tu nous en a fait part. Cela me semblait trop facile ! Quand tu t'es rendu compte qu'il m'avait menacé, tu as du changer tes projets et m'inclure avec Selenn et tout les autres.
Alors... dis moi pourquoi Selenn ne s'est pas dépêché de lui faire de l'œil et d'insérer la clé afin d'empêcher cette bataille ?
— Impossible ! Il n'y avait pas d'autres alternatives car il fallait attendre quelques jours pour permettre à Selenn d'agir seule, le temps d'avoir la confiance retrouvée de Yann. Selon les psycho-probabilités, tout indiquait qu'il aurait été très méfiant au début, avec Selenn revenant subitement dans ses bras.
D'ici là, il se serait acharné sur toi et t'aurait fait beaucoup de mal.

Julien s'approcha de Cylian.

— Voilà toute l'histoire Cyl'. J'ai rattrapé les évènements comme j'ai pu, je ne te demande pas de me pardonner. Je ne le mérite pas envers un être aussi exceptionnel que toi. J'ai trahi ta confiance et je ne pourrai jamais me le faire pardonner.

Cylian baissa les yeux vers ses pieds, la tête remplie de contradictions qui se bousculaient les unes aux autres.
Finalement, il s'écroula, épuisé par toutes ses réflexions sur son lit et répondit à Julien :
— L'essentiel est que tu as pu rattraper tes erreurs... Nous en faisons tous, mais tu as le défaut d'être trop manipulateur Julien, même envers tes amis. Je te remercie quand même pour ta franchise même si je ne sais pas si je te pardonnerai un jour d'avoir entraîné Toni et les autres dans cette histoire.

Il ajouta :
— Je veux que tu leur en parle !
— Bien sûr Cyl', tu as raison, je crois qu'ils doivent savoir toute la vérité, même si je dois en assumer les conséquences, je leur dois bien ça !

Le carillon résonna à nouveau, mettant fin à la discussion.

— Ce doit être Toni, je vais l'accueillir répondit Cylian.


RE: Le monde de Cylian (fantastique avec quelques personnages gays) - KLO7514 - 26-02-2025

C'est amusant, certains passages des explications  concernant la psychologie humaine me rappellent presque mot pour mot les cours que je recevais en 1969-70 au cours d'un stage d'une année scolaire en l'ex-école normale de Versailles, rue de Lesseps. Nous étions informés de cette distinction "inné-acquit", de leur proportion chez les individus que nous sommes (Rappel : 1/3 -2/3). Mais il n'était pas question, à l'époque, du "libre-arbitre" que l'on pourrait  comparer à ce que nous nommons "le hasard" soit un ensemble de causes trop nombreuses pour en faire un corpus bien défini et prévisible. Notre cerveau et nos machines, si perfectionnées qu'elles soient avec ces fameuses Intelligences Artificielles auront toujours une part d'imprévu  due, justement, aux limitation de l'analyse : il ne sera pas possible (heureusement !) d'appréhender TOUTES les causes de ce qui pourrait nous tomber sur le coin du nez. Dans le cas contraire, que je ne souhaite nullement, où résiderait encore le peu de liberté dont nous disposons?
Sont-ce ces considérations qui assaillent l'esprit de Cylou et entraînent son effondrement Huh ? Coup de chance, son lit se trouve juste derrière lui ! Là, c'est 100% de réussite sans bosse ni douleurs...! Tongue