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RE: Le monde de Cylian (fantastique avec quelques personnages gays) - bech - 15-01-2025 La petite coccinelle réveillée de son hibernation détallait devant le pinceau que tenait Toni, le garçon se recula pour évaluer le travail qui lui restait à faire : plus qu'un mètre et son travail serait finit. Toni avait profité de son après-midi de libre pour repeindre le portail du jardin, un bon coup de peinture le protégerai des frimas de l'hiver, l'empêchant de s'écailler. Son père étant trop souvent pris par son travail, c'est à son fils à qui il revenait l'obligation de réaliser certaines tâches. Une voix derrière lui le fit sursauter : — Si Cylian te voyait en salopette sans tee-shit comme c'est le cas maintenant, il te sauterait dessus, tu es très sexy, avec tes beaux pectoraux qui ressortent ! Toni se retourna intrigué : c'était son frère et Logan qui étaient rentrés du lycée et semblait être partis pour se moquer de lui à cause de sa tenue rudimentaire. — Vous êtes déjà là ? Arrête de jouer à l'inspecteur des travaux finis Kevin ou tu vas te manger un pinceau d'ici peu. Les trois ados gloussèrent. — Bon, puisque c'est comme ça, je vais préparer le dîner alors vu que tu es occupé ! renchérit Kevin. Au fait Logan vient dormir ici ce soir ! On vient de passer chez lui, sa mère nous à dit qu'elle était d'accord ! Papa ne devrait pas tarder, je pense que lui non plus n'y verra pas d'inconvénient, sur ce, nous te laissons à tes occupations. En effet, quelques instants plus tard, le bruit caractéristique de la grosse berline du père des deux garçons se fit entendre. Toni embrassa son père suivit des formalités d'usage comme : « Tu as passé une bonne journée ? » ou « Pas top dur le boulot ? ». Le père de Toni était toujours d'humeur joviale en rentrant du boulot, toujours heureux que « ses garçons » s'occupent aussi bien de la maison, c'était un peu devenu une seconde nature pour Toni et Kevin depuis qu'ils avaient perdus leur mère il y a longtemps. Lorsqu'il fut rentré dans la maison, il s'arrêta devant Logan et lui serra chaleureusement la main. — C'est donc toi Logan ? Toni m'a raconté tes exploits de l'autre nuit, je te remercie pour tout ce que tu as fait pour mon fils, sans toi, il lui serait peut-être arrivé quelque chose de grave, soit le bienvenue chez nous, considère toi comme faisant partie de la famille, tu seras toujours la bienvenue ici. — Merci monsieur, mais je n'ai fais qu'aider mes amis. — Je m'appelle Franck et si nous pouvons t'aider un jour, n'hésite pas ! — Merci Franck de m'accueillir chez vous, vos fils sont épatants de sympathie et de gentillesse. Ils auraient fait de même pour moi, j'en suis sûr. Logan fut heureux bien qu'un peu gêné d'être le héro du jour. Il alla chercher Toni, une fois que le repas fut prêt. — Toni ! Viens manger, mais Kevin est responsable du repas, si vous n'aimez pas, il faudra se plaindre au cuistot. Ayant jeté un oeil au fourneau, autant vous dire que je préfère que vous goûtiez avant ! A cet instant retentit au fond de la cuisine : — Salop ! Tu perds rien pour attendre, tu m'as aussi aidé Logan ! Si mon repas n'est pas bon, on mange du chat ce soir ! C'est avec un grand sourire teinté d'une certaines curiosité que les convives se mirent à table, se demandant quel repas ils allaient avoir droit, Toni et Logan ne pouvant s'empêcher de se moquer gentiment de Kevin. Après tout, Toni avait été lui aussi charrié en repeignant le portail. Mais dès le dîner fut sur la table, tout le monde lui présenta ses excuses, son père le félicita en lui frottant les cheveux amicalement. Logan quand à lui, ne parlait déjà plus, occupé à son assiette, mangeant copieusement, il avait un appétit d'ogre, si bien qu'au bout d'un moment, les autres le regardèrent, avec des yeux hagards... Toni se gratta la tête, haussant les sourcils : — Mais où tu mets tout ça ? Cela fait trois fois que tu reprends de la purée ! Logan en fut presque gêné, il s'excusa : — Avec les transformations, j'ai besoin de forces, surtout pour emmener Kevin au lycée le matin, tu viendras avec nous Toni si tu veux, prendre 500 kilos le matin demande de l'énergie. Toni et son père se regardèrent, ne sachant pas ce que Logan voulait dire par là. Sitôt que la table fut débarrassée, Logan et Kevin s'éclipsèrent, ils prirent leur douche chacun leur tour et quand Kevin eut fini, il s'éclipsa doucement pour rentrer à pas de loups dans la chambre d'amis. Logan l'attentait au lit par un large sourire, le coude posé sur le matelas, la main dans ses cheveux en bataille, admirant Kevin en caleçon qui se dirigeait vers lui. Kevin rampa sous la couette et se lova contre son amour, ils étaient enfin seuls. Un jeu de regards commença, à celui qui souriait le premier, perdu dans les yeux de l'autre. Logan lui chuchota : — Merci Kevin, tu es celui qui m'a apporté l'espoir d'aimer, le premier qui n'a pas eu peur de moi contrairement au autres, avec toi je me sens bien, merci pour être simplement... toi. et... Logan s'arrêta de parler, Kevin le dévisageait avec un grand sourire. — Quoi ? A quoi tu penses ? Les yeux de Kevin pétillèrent : — Tu sais, je repense quand tu étais nu couché dans ma chambre, la première idée qui m'a traversé l'esprit est que je sois avec toi, sous ce drap qui cachait ta nudité, tu avais l'air d'avoir tellement mal... j'aurai tant voulu te serrer contre moi tellement tu me faisais mal au cœur dans ton état, je me serais damné pour te posséder ce soir là, tu m'entends ? Et là maintenant... mes rêves se réalisent enfin, je peux te toucher, être rien qu'à moi et en même temps t'appartenir... — Et bien ? Qu'est ce que tu attends ? Serre moi fort Kevin, j'ai besoin de toi... Kevin se mit à frissonner sous l'émotion. Logan déposa un baiser sur les lèvres de son ange. — Tu as froid attends... je vais élever la température de mon corps. — Tu peux faire ça ? — Bien sûr, c'est juste une question de métabolisme, tu vas voir. Kevin sentit le corps qu'il serrait se remplir d'une douce chaleur. — Wahow ! C'est génial ! Kevin serra ses jambes contre les cuisses de Logan, elles étaient douces et duveteuses, sa main remonta à son entre jambe, il poussa un cri de surprise quand il découvrit que Logan ne portait pas de caleçon. Ses doigts serraient son membre bien proportionné entre sa toison pubienne. — Tu dors tout nu ? Je croyais que tu avais un caleçon — Non, pourquoi sa te gêne ? Logan regarda Kevin au plus profond de ses yeux, adoptant ce sourire malicieux et si craquant que le blondinet se plaisait à admirer plus que tout dans son visage. — A vrai dire... non. Kevin était visiblement gêné, son cœur battait à tout rompre, la main de Logan plongea dans son boxer pour lui dire que lui aussi il désirait le corps du blondinet. Kevin se pinça les lèvres avec les dents quand il sentit les doigts de son compagnon lui caresser son sexe qui ne pu s'empêcher de bander, il fit glisser son caleçon le long de ses jambes pour permettre à Logan de s'occuper de son sexe gonflé. Cette sensation nouvelle pour Kevin était divine, les petits doigts faisaient des viens et viens le long de sa queue durcie, malaxant ses boules pendant que l'autre main était contre son torse à caresser ses tétons. Il était couché à coté de Logan et gémissait en même temps que son bassin était agité de soubresauts. Logan descendit le long du corps de Kevin et mit le sexe du blondinet entre ses lèvres, sa langue jouant avec l'extrémité de son gland. Kevin fit de même et se retrouva tête-bêche avec son compagnon. Un feu de désir remonta le long de la hampe de Logan et sans prévenir, expulsa plusieurs jets de sperme dans la bouche de son partenaire. Kevin fut surpris et n'avala qu'en partie la précieuse liqueur de son ami, le reste de semence dégoulinant au coin des lèvres. Le plaisir fut tel chez le polymorphe qu'il en vint à griffer involontairement le ventre du garçon, que Kevin éjacula accompagné d'un cri aigu, les salves de giclées blanchâtres allaient se perdre sur le torse et l'épaule de Logan. Kevin haletait, il était à bout de souffle et vint se serrer contre l'épaule de Logan, une main perdu dans la chevelure brune, l'autre au niveau du bassin. L'air expiré de ses narines faisant frémir la peau soyeuse et douce du torse de celui qui lui avait procuré tant de plaisir. Kevin leva les yeux sur le visage paisible de son amoureux, sa respiration était apaisante, Logan semblait ronronner de ce bonheur parfait. Au petit matin, réveil difficile... du moins pour certains ! Toni alla réveiller les deux tourtereaux en tirant la couverture hors du lit, il gloussa en voyant son frère blotti dans les bras de Logan qui lui était dans une position étendue sur toute la longueur du matelas. Les deux garçons étaient nus comme des vers. — Debout les amoureux ! Il faut aller en cours ! s'écria Toni. En réponse, deux gémissements synchronisés qui ressemblaient à de l'irritation s'échappèrent du lit. — Je vous ai préparé le petit déj ! Ne me remerciez pas surtout ! Bien dormi ? A propos, vous avez été bien silencieux cette nuit, je trouve ça louche ! L'allusion fit mouche : Logan qui n'avait toujours pas ouvert les yeux, retroussa le coin des lèvres en guise de sourire (silencieux, nous ? pensa-t-il...), sourire contagieux reprit par Kevin, déjà réveillé, laissant vagabonder son regard sur la plus belle chose qui comptait pour lui en ce moment. Le déjeuner fut vite avalé. A la suite de quoi, Kevin s'adressa à son frère : — Si tu veux aller au lycée avec nous, viens devant la porte du garage, on t'attend, fais vite ! Toni interloqué, sortit dans le jardin, les mains dans ses poches il frissonnait, se demandant encore à quoi il allait avoir droit comme surprise de la part des deux petits diables. Il s'approcha du porche du garage, à cette heure, les étoiles disparaissaient pour laisser place aux premiers rayons du soleil. L'intérieur était dans la pénombre mais il devina la silhouette de son frère. Que faisait il ? Il semblait tenir un sac et le remplissait avec les vêtements de Logan. Il fit signe à Kevin de sa présence : — Je suis prêts, ou est Logan ? Kevin éclata de rire : — Mais regarde derrière toi voyons ! Ne me dis pas que tu ne l'as pas remarqué ! A ce moment, un souffle lui souleva quelques mèches de cheveux, Une respiration gutturale résonna dans les oreilles. Toni, se raidit de peur. Il se retourna lentement... Il se trouva nez à nez avec deux yeux énormes qui l'observaient sur une tête massive prolongée par des naseaux qui expulsaient violemment de l'air. L'animal se cabra, en même temps que Kevin était plié en deux, riant aux éclats, à observer la tête que faisait son frère. Visiblement, les deux chenapans étaient ravis de la surprise infligée à Toni, qui était pétrifié de stupeur, il ne pu qu'articuler que quelques mots... — Alors là... si je m'attendais à ça ! — Qu'en dis tu Toni ? Toujours partant pour une ballade à cheval ? RE: Le monde de Cylian (fantastique avec quelques personnages gays) - bech - 18-01-2025 Les deux frères et leur fière monture s'arrêtèrent dans un parc, non loin du lycée. Ils continueraient à pied pour les quelques pas qui les séparaient de l'enceinte du bâtiment. Toni était ravi, l'air frais du petit matin lui donnait des couleurs aux joues. Logan n'avait pas tardé en route, empruntant les petits chemins de terre, ils croisèrent un ou deux coureurs éberlués de voir deux garçons avec leur sac de cours sur un cheval, aussi blanc que la neige. Leur joie fut encore plus démesurée quand Logan eut rejoint la route, doublant le bus de transport scolaire, galopant à toute allure la crinière dans le vent. Kevin se sentait puissant dirigeant son fier destrier, il se pencha en avant pour lui crier : — Vas y Logan, montre leur qu'ensemble, nous sommes les meilleurs, personne ne peut nous arrêter toi et moi, fonce mon amour ! Logan ne se fit pas prier: il galopa à toute allure, sautant les rambardes de sécurité. Quand ils arrivèrent à destination, Kevin et Toni mirent pied à terre. Toni quitta son frère et Logan pour continuer seul, sachant que ces deux là avaient des mots doux à s'échanger avant de se quitter. Kevin avait la joue contre le museau de l'animal, le remerciant pour tout ce qu'il lui avait fait découvrir. Malheureusement, ils allaient être en retard et Logan devait se re-métamorphoser et enfiler ses vêtements : le polymorphe ne pouvant les garder sous la forme animale. Kevin jeta un œil alentour pour vérifier qu'aucun lycéen ne les avait aperçu, Logan n'était pas discret sous sa forme actuelle, alors que dire d'un garçon en tenue d'Adam ? La voie était libre... il était l'heure pour Kevin de retrouver son Logan sous sa forme humaine. Logan, imposant par son allure, piétina les broussailles et s'enfonça le plus loin possible dans un bosquet de thuyas tandis que Kevin lui préparait ses vêtements. Un hennissement sourd jailli des fourrés, Kevin inquiet s'approcha des branches : — Logan ? Tu as fini ta transformation ? Une main jaillit du bosquet et agrippa violemment Kevin qui fut projeté dos à terre. Il ouvrit les yeux sur un ciel d'un bleu pur qui se trouvait au centre de son champ de vision, le pourtour était entouré de branches d'arbres se balançant au gré du vent. Quelle impression de vertige magnifique de contempler ce ciel si pur étendu là ! Logan apparut sous sa forme humaine, s'accroupit pour enfin s'allonger et glisser sur le jeune garçon étendu. Quand leurs yeux furent à même hauteur. Kevin aperçut le visage de Logan au milieu des nuages moutonnés disposés ça et là dans le grand espace bleu, changeant de formes au gré du vent. Logan contemplait les yeux de Kevin, le ciel se reflétant à travers eux, il leurs donnaient une couleur d'un bleu-acier cristallin. A ce moment il en était beau à pleurer. Kevin entoura de ses bras les épaules frêles de ce dieu vivant, lentement, les deux visages se rapprochèrent l'un de l'autre, les paupières se fermèrent doucement quand leurs lèvres s'unirent dans un baiser. — Logan... nous allons être en retard, habille toi ! — Kevin... ne gâche pas le plus beau moment de notre journée ! Je suis si bien en ce moment, dans quelques minutes nous serons séparés et toi tu me demandes de me dépêcher ? Nous serons en retard... oui et après ? Kevin laissa planer quelques secondes après cette dernière phrase puis il répondit : — Oui... et après ? Tu as raison : La terre va continuer à tourner, rien d'autre ne compte à part toi... A la fin de la journée, Cylian sortit de la salle de classe, occupé à chercher où il avait pu fourrer dans son sac le CD de la dernière compile que lui avait prêté Vincent. Il voulait vite rentrer chez lui et les installer sur son baladeur MP3. Vincent lui avait fait découvrir quelques groupes allant du plus conventionnel, comme Renan Luce, au plus hétéroclite, comme Xandria, du métal gothique. Le lycée se vidait de ses occupants, il valait mieux passer par le préau du bâtiment des sciences pour échapper au troupeau de lycéen qui bloquait la sortie Comme certains enragés, bousculant tout sur leur passage, victimes d'heures de cours à la limite de la torture mentale, mis à rude épreuve par des profs peu miséricordieux sur la résistance à l'apprentissage des matières pour de pauvres neurones qui n'avait rien demandé à personne. Le froid se faisait sec, Cylian aperçut une silhouette familière au loin. Julien lui faisait face en compagnie de deux garçons assez trapus, visiblement des amis à lui. Quand il voulut le rejoindre, ses grandes enjambées furent interrompues par une voix dont l'origine semblait se situer à quelques mètres de lui. Appuyée sur une colonne du préau, un garçon l'observait... . Son pantalon noir était masqué par un long manteau sombre dont le déplacement était animé par le vent, son vêtement donnant l'impression de se déplacer autour du pilier, de l'enlacer pour l'étouffer. Cylian essaya de scruter l'inconnu dans l'ombre du préau mais il ne voyait que le bas de son visage émacié. Ses lèvres fines s'animèrent, comme si elles avaient deviné les questions que se posait Cylian. — Bonjour Cylian, je t'attendais, je pense que tu me connais. Julien t'a parlé de moi, tu vois, je le sais déjà, oui, mon nom est Yann. Quand Yann s'approcha de Cylian, le garçon ne fut pas surpris de voir l'insigne des psychiques briller sur ça veste, il se rappelait que Julien avait quasiment la même, hormis quelques détails, certainement une question de grade. Par contre, il fut surpris par son visage fin et ses longs cheveux sombres tout comme ses yeux, il ressemblait tellement à Julien, ils auraient pu être frères ! Impression étrange... sa tête se mis à bourdonner, comme si des centaines de plumes lui chatouillaient les méninges, c'était indolore mais ce n'était pas non plus agréable. Il répondit à Yann : — J'ai entendu parler de toi, mais que me veux tu ? Pourquoi veux tu me rencontrer ? — Cylian-tombé-du-pommier... c'est comme cela que je devrais t'appeler, en plus, je me trouve face à un éthéré gay... j'espère que ce Toni en vaut la peine... — Mais que... ? Cylian ne put même pas articuler deux mots pour répondre à la phrase de Yann, une douche froide venait de s'abattre sur sa tête, comment avait il pu... IL était interdit à YANN d'utiliser ses pouvoirs ! Il possédait lui aussi un bracelet de sécurité comme Julien qui lui empêchait théoriquement d'utiliser son pouvoir ! — Ne cherche pas à me cacher quelque chose Cylian, je sais déjà tout de toi et de... tes pensées. Je sais ce que tu regardes... C'est dommage pour toi, il ne fonctionne plus. Je peux utiliser mon pouvoir sans même risquer de me faire arrêter ! Qu'as-tu Cylian ? Je ressens comme de la peur en toi où plutôt, la colère... de s'être fait voler ses souvenirs ! L'évidence se fit limpide pour Cylian, les chatouillements ressentis dans sa tête il y a quelques secondes : il venait d'être scanné mentalement ! En deux secondes, Yann savait tout de lui, de son passé, de ses amis et pire... de son amour pour Toni. Cylian dirigea son regard vers Julien, lequel ne manifestait aucune émotion. Il était toujours entouré des deux garçons aux visages impassibles. Qui étaient ils ? Qu'est ce que ces deux mecs faisaient ils ici ? Julien répondit à Cylian : — Je t'avais prévenu, tu aurais du fuir pendant qu'il en était encore temps ! Il est trop tard désormais ! — Mais qu'est que tu racontes Julien ? Je ne savais pas que ce mec là... c'était Yann ! Yann repris la parole. De sa voix était calme du début, elle était passée à des intonations d'impatience et d'irritation. — Pour le meilleur ami de Julien, je m'attendais à mieux. J'ai un éthéré faible devant moi, incapable de raisonner et de me tenir tête. Tu es un moins que rien. Tu n'aurais pas du survivre à ton épreuve d'Icare. Vous êtes décidément fragiles et faibles quand on vu observe de près. La colère monta en Cylian qui commença à faire vrombir ses ondes familières autour de lui, là c'en était trop. Plus rien ne s'opposait à lui pour lui flanquer son poing en pleine figure ! Yann fit un signe aux deux garçons a coté de Julien en levant la main, ils plaquèrent chacun leur deux mains l'une contre l'autre, bras tendu et décochèrent l'un et l'autre une boule de feu qui s'écrasa contre le mur de part et d'autre de Cylian. « Des incandescents ! » Les deux garçons rirent en cœur. L'un deux ricana en prévenant Cylian : — Hey l'oiseau, si tu essaies de t'envoler, on te fait rôtir illico ! Ainsi Yann avait sa garde rapprochée, deux cerbères sous ses ordres. « Impossible de tenter quoi que ce soit, Yann le devinerait instantanément dans mes intentions avant même que mes muscles aient pris le relais ! » Il fallait se rendre à l'évidence, Yann contrôlait la situation. Julien ne s'était pas trompé, il était très fort ! Bon sang, pourquoi s'en prenait il à lui ? Simplement parce qu'il était un ami de Julien trop influent et que Yann ne le supportait pas ? C'était sans doute cela. Quelle allait être l'issue de cette rencontre pour lui maintenant ? Yann regardait aux alentours, semblant attendre quelque chose. Il s'approcha brusquement de Cylian et lui susurra à l'oreille. — Je ne te ferais aucun mal... si tu fais ce fais ce que je dis. Embrasse moi ! — Qu..quoi ? — Tu as bien compris éthéré ! Je te demande maintenant de me donner un baiser sur les lèvres. À moins que tu préfères que je révèle à tout le lycée, à tes parents jusqu'à la moindre de tes connaissances ton secret ? Du moins à ta mère, puisque ton père est déjà au courant ! Cylian ne savait que faire, il essaya de refluer ses larmes qui lui montait aux yeux. Il n'avait pas le choix. Il n'était pas près d'assumer son statut à son entourage. C'était beaucoup trop demandé de la part de Yann qui utilisait un odieux chantage. Il menait le jeu. Cylian se sentit si faible à cet instant. Son regard alla se perdre de nouveau vers Julien qui baissa la tête, évitant son regard. « Julien, s'il te plaît, grand frère ! aide moi ! » Ses supplications n'avait aucun écho auprès de son ami. Résigné, il pensa qu'après tout ce geste n'aurait pas de conséquence pour l'avenir, autant en finir maintenant ! Ce n'était qu'un baiser contre un silence. Cylian ferma les yeux et ses lèvres embrassèrent celles de Yann qui le serra fort contre lui. Ces secondes durèrent des heures. Elle furent comme un vrai supplice pour Cylian. Yann n'était pas laid, mais ses intentions étaient rêches et dures. Il lui semblait que ses lèvres étaient froides. — A la bonne heure ! Je t'aime Cylian ! La voix de Yann s'était faite claire et distincte, son regard se porta derrière Cylian. Il esquissa un sourire diabolique du coin des lèvres visiblement satisfait. — Bon, il est temps pour moi de te laisser. Au fait, toutes mes condoléances mon cher Cylian, tu viens de perdre ton "Toni". — Mais qu'est ce que tu veux dire par là ? — Regarde derrière toi, tu vas vite comprendre ! Cylian lentement tourna la tête intrigué par ce qu'avait voulu dire Yann. A cet instant son estomac se vrilla de frayeur ! Toni était là ! Il n'avait rien raté concernant la scène du baiser entre Yann et Cylian. Une larme perla et coula le long de la joue de Toni. Il se retourna brusquement et courut à vive allure à l'opposé de Cylian. — Putain, non ! lâcha Cylian. Il venait d'être écrasé, assommé par les événements. Il lui fallait réagir mais ses muscles étaient paralysés par la surprise ! Oubliant Yann, Julien et les deux incandescents, il fallait qu'il rattrape son erreur, c'était un malentendu ! bien sur ! Mais le mal était fait ! Ses muscles eurent un déclic et se mirent à se mouvoir, il courut aussi vite qu'il put à la poursuite de Toni, l'émotion qu'il ressentait lui donnait l'énergie nécessaire. Courir le plus vite possible Cylian ! Son esprit se remit en marche dans sa course, ni Yann ni ses sbires ne firent un geste pour le laisser partir. « Tout ceci avait été manigancé à l'avance par ce psychique, il attendait Toni pour m'embrasser, il avait tout prévu ! Il avait prédit que Toni réagirait comme cela ! » Cylian était sortit du Lycée et dans la rue il ne tarda pas à retrouver Toni de l'autre coté de la rue. Son bel Apollon ne courait plus, mais marchant tout de même d'un pas rapide, la tête baissée. Cylian était à bout de souffle, ses jambes flageolaient, il chercha au fond de ses poumons le peu d'air qui lui restait pour capter l'attention de Toni en espérant qu'il entende son appel à l'aide. — TONI ! Ce n'est pas ce que tu crois ! Laisse moi t'expliquer ! Enfin, un espoir : Toni s'immobilisa et se retourna, ses yeux étaient rouges, noyés par le chagrin, cela fit de la peine à l'éthéré, jamais il n'avais vu Toni dans un état pareil. — VA T'EN ! LAISSE MOI ! JE NE VEUX PLUS JAMAIS TE REVOIR ! Le glas avait sonné, enterrant les vains espoirs de réconciliation entre les deux amoureux. Ce fut un choc sans précédent dans le cœur de Cylian. Il se figea sur place avec l'impression que le monde s'écroulait autour de lui, il ne pouvait plus faire grand-chose, ce qu'avait dit Toni l'avait blessé au plus profond de lui-même. Il leva la tête et décolla lentement. Le ciel seul échappatoire, loin des hommes, loin des soucis, c'était son monde, là où il pouvait trouver refuge. En s'exilant du sol, il laissait ses problèmes collé à la terre, mais ceux-ci les rejoindraient à son retour. RE: Le monde de Cylian (fantastique avec quelques personnages gays) - bech - 22-01-2025 Toni était arrivé à la maison. Il passa à travers le jardin à grandes enjambées, oubliant de refermer le portail derrière lui. Son cœur tapait à lui déchirer la poitrine, la douleur était insupportable, il aurait voulu crier tellement il avait mal, au moins cela soulagerait quelque peu sa détresse. En passant à travers le salon il marcha en trombe pour éviter son frère qui était déjà rentré et surtout pour ne pas à subir un flot de questions interminables sur ce qui venait de se passer. Malheureusement, la curiosité ne lâchait jamais Kevin. — Salut Toni, ta journée s'est bien passée ? Il faut que je te raconte avec Logan... . — Kevin laisse moi ! — Quoi ? Qu'est qu'il y a ? Toni ! Répond moi ! Mais Toni ne prit pas la peine de s'arrêter, son bras sur les yeux pour cacher ses larmes. Il ne pouvait pas chasser l'image de Cylian embrassant ce garçon dans sa tête. Elle revenait sans arrêt. Il entra dans sa chambre et se jeta directement sur son lit pour sangloter. Il fallait se calmer avant tout pensait-il. Non... c'était trop dur, cette blessure était pire qu'aucune autre. Ce n'était pas possible ! Tout ceci n'était qu'un cauchemar et il allait se réveiller ! Allongé sur le dos, Toni passait sans relâche une main dans ses cheveux pour les repousser en arrière, fixant le plafond, les idées se bousculant dans sa tête. Son cerveau essayait de le convaincre qu'il devait bien y avoir une raison au geste de Cylian, son Cylian ! Ses yeux ne pouvaient lui mentir et son cœur souffrait le martyr. Sa main se porta sur sa poitrine, il effleura du bout des doigts son collier en argent. Il allait l'ôter mais... il stoppa son geste. Sans pouvoir l'expliquer, il restait une petite étincelle d'amour envers Cylian symbolisés par les colliers jumeaux. Ils avaient partagés trop de choses ensemble pour jeter l'anneau d'argent au fond d'un tiroir. Fermer les yeux... faire le vide... inspirer profondément s'efforça t il de se répéter. Au bout de quelques minutes sa respiration se fit moins haletante, sans savoir pourquoi, des images d'un passé lointain refirent surface. Sa serviette était repliée sous les galets, il tendit la main pour la remettre à plat. Il n'y avait en bruit de fond que le ressac des vagues. Le vent lui caressait doucement les cheveux, balançant ses mèches blondes contre sa joue humide de son dernier bain dans l'océan. Il regardait l'horizon, la mer s'étalait à perte de vue. Ici ou là quelques rochers émergeaient de l'eau, semblant désespérément vouloir se raccrocher au ciel. Cette belle journée d'été s'annonçait merveilleuse. Il était en vacances en Grèce depuis une semaine et déjà sa peau prenait des reflets ambrés. Toni jeta rapidement un regard par-dessus son épaule. Sur sa peau, un duvet blond décoloré par l'eau salée semblait luire au soleil. Ses muscles devenaient plus saillants. Maintenant à 16 ans il se rendit compte qu'il devenait un homme. Un sourire se dessina sur les lèvres de Toni : la pensée qu'à la rentrée toutes les filles allaient se jeter sur lui l'amusa. Lui d'habitude si timoré était il en proie à une crise d'ego ? Et alors ? Il avait bien le droit de se trouver beau et de prendre soin de lui. Il était même avantagé par rapport à Vincent sur le plan musculaire quand il l'observait en train de se baigner avec lui en compagnie de son frère. Tiens d'ailleurs, où était il ? Toni tourna la tête, scrutant au loin le prolongement de la plage qui s'engouffrait sous la falaise abrupte de la petite crique. L'endroit était désert. Il y a une semaine, ils étaient arrivés en camping-car avec son père dans ce lieu si retiré de Grèce, cherchant au maximum à éviter les plages à touristes. En voyant cette crique qui s'étendait sous la route sinueuse, Kevin avait fait des pieds et des mains pour s'y arrêter ! Leur père fut bien obligé d'accepter la requête de son fils et à y réfléchir, Kevin avait eu une excellente idée : cet endroit sauvage, perdu de toutes habitations semblait être un paradis sur terre. Son corps se pencha pour jeter un œil derrière lui en direction de trois serviettes sur la plage et il se rendit compte que Vincent devait avoir décidé de visiter les fonds sous-marins accompagné de Kevin et de leur père car leurs masques de plongée et leur tubas avait disparu. Toni prit quelques ormeaux dans la paume de sa main pour en apprécier la surface de nacre polie sous ses doigts. Il décida de s'allonger sur sa serviette et de se laisser aller à un bain de soleil. Le soleil était déjà haut dans le ciel en cette fin de matinée, une douce chaleur enveloppait son corps. Ses pieds se déployèrent de toute leur longueur. Quand ils rencontrèrent quelques galets arrivés par hasard sur sa serviette, il grommela et fronça les sourcils, d'un revers de main il les éjecta d'un souffle d'air émanant de son corps. C'est là qu'une sourde explosion retentit ! Il se releva d'un bond sortant de ses songes et regarda aux alentours : un pan de falaise était en train de s'écrouler non loin de là sur une partie de la plage. « Merde, un tremblement de terre ! Pourvu qu'ils n'aient pas décidé d'aller là bas ! » Il se releva et courut dans la direction des blocs éboulés, en espérant qu'il n'y ait pas eu de personnes traversant la crique en dessous à ce moment là ! Il se rappela avoir entendu que les séismes étaient assez courants en Grèce. Étant donné qu'ils étaient près de Corinthe dans le Péloponnèse, au centre du pays, ce genre de cataclysme pouvait aisément avoir lieu. Arrivé sur les lieux du séisme, Toni héla : — Eh ! Personne n'est blessé ? Puis il se surprit à rire de lui-même. — Bon sang, c'est vraiment idiot de crier comme ça. Il n'y a pas un chat à cent lieux à la ronde ! Soudain, il entendit un cri ! Ou plutôt un rire ! Levant les yeux, il s'aperçut qu'un jeune garçon l'observait... La silhouette le salua, faisant des grands signes les bras tendus puis elle se mit à marcher pour descendre la falaise à sa rencontre, cherchant un chemin praticable. Arrivé à quelques mètres au dessus de lui, le garçon trébucha, Toni courut à sa rencontre pour le rattraper. Il s'en était fallu de peu. Le jeune homme tomba de tout son poids sur Toni qui tomba en arrière sur les fesses. Lorsque Toni releva la tête, le garçon souriait toujours. — Quelle chute ! Heureusement que tu étais là ! Toni n'en crut pas ses oreilles : — Un français ? Dans ce trou perdu ! en plus de te secourir, il faut que je tombe sur quelqu'un qui parle notre langue ! C'est pas possible ! — Tu as raison, alors c'est mon jour de chance à moi aussi ! — Mais en vérité, c'est surtout à cause du tremblement de terre que suis arrivé. J'ai tout de suite pris peur que mon frère et un ami soit coincés en dessous ! Il sont partis se promener ce matin et vois tu... j'ai tout de suite pensé au pire ! — Ne t'inquiètes pas. Il n'y avait personne à ce moment dessous et puis d'ailleurs... ce n'était pas un tremblement de terre ! — Ah oui ? Comment tu peux en être aussi sûr ? — Fais moi confiance ! Ce séisme, c'est moi qui l'ai créé ! Toni était de plus en plus surpris par le jeune garçon qui lui répondait d'une façon calme et enjouée, malgré le fait que quelques secondes auparavant, il avait effectué une sacrée chute ! Tout en discutant avec lui, ses yeux lui faisait une description du garçon qu'il avait en face de lui. Il semblait être à peine plus âgé et de même taille, il était torse nu et en short comme Toni mais ses cheveux étaient bouclés de couleur noir ébène qui lui retombaient sur ses yeux bruns, sa peau était très mate comme certains habitants de cette localité. Mais Toni fut surpris par la beauté de ses traits de visage et de son corps fin et musclé, un torse large, athlétique et taillé en V. En revanche et sans savoir l'expliquer, il ressentait de l'attirance pour ce garçon, une envie irrésistible de s'en faire un ami et de le connaître un peu mieux. Toni poursuivit la discussion : — Donc, si je comprends bien, tu as le pouvoir de faire trembler la terre ! — Tu as raison, c'est mon pouvoir, où du moins, ça l'était ! Je ne contrôle pas mes pouvoirs, sinon, tu penses bien que je ne l'aurait pas fait ici ! C'est beaucoup trop dangereux en bordure de la falaise, d'ailleurs je tiens à te faire mes excuses si je t'ai fait peur... — Explique toi ! Je ne comprends pas, pourquoi dis tu que tu ne contrôle pas tes pouvoirs ? Tu sembles un an ou deux de plus que moi non ? Nous commençons à bien savoir les maîtriser à 16 ans. — Tu as raison, j'ai 16 ans, tu es très observateur ! En fait, je fais juste ça pour m'amuser car je ne sais absolument pas ce que vont donner mes pouvoirs à l'avance. Je ne peux pas les utiliser dans un but précis, c'est un problème mais c'est aussi parfois une agréable surprise et vu que je t'ai rencontré et que nous deviendrons amis j'espère, je vais me servir à nouveau de mon don en espérant que tu me portes chance cette fois ! Attention, recule toi, ça peut-être dangereux ! Le garçon se concentra, ses yeux sombres s'enflammèrent ; il tendis sa main devant lui, ouvrit la paume de sa main et cria : GO ! Dans les premiers instants qui suivirent, il ne se passa rien puis... le sol se remit de nouveau à frémir. — Et mince ! s'écria Toni, un nouveau séisme ! Mais à la différence que cette fois ci, du sol s'élevèrent des centaines de pousses vertes, les plantes qui apparurent subitement grandissaient à une vitesse folle, la plage devint rapidement une vaste étendue verte. Quelques minutes après, des bourgeons s'épanouirent en des milliers de fleurs, ça et là poussèrent même des petits arbres à une vitesse incroyable. La main du jeune homme saisit celle de Toni qui fut surpris de ce contact si chaleureux, si amical avec son nouvel ami. Tout deux étaient occupés à admirer le spectacle qui s'offrait à leurs yeux. Le bel hidalgo exultait de joie, il se mit à courir sur la pelouse, entraînant Toni derrière lui, toujours uni par la main, mais le blondinet ne faisait plus attention à la profusion de végétaux qui croissaient autour d'eux, il était en admiration pour ce jeune garçon sorti de nulle part, sa chevelure noire se balançant sur sa nuque. — Tu m'as porté chance aujourd'hui ! Alors ? As tu deviné quel était mon pouvoir ? Il n'est jamais le même ! Il change à chaque fois ! Je suis capable du pire comme du meilleur ! On nous appel les « aléatoires » ! Les deux ados s'arrêtèrent de courir pour reprendre leur souffle. — Au fait, je ne t'ai pas dit mon prénom : je m'appelle Toni ! — Enchanté Toni ! Moi je m'appelle Lorenz, j'espère qu'on se reverra et qu'on restera ami ! Lorenz... . Kevin rentra dans la chambre en trombe, Toni cligna des yeux comme s'il était sorti d'un long sommeil, il retrouva les murs familiers de sa chambre ainsi que son frère planté devant lui. — Vite Toni ! Une fille qui semble bien te connaître est en bas avec deux de ses copains, ils disent qu'ils ont à te parler de toute urgence ! Toni se leva lentement, il ne savait pas si c'était ses souvenirs ou l'annonce de son frère qui lui faisait perdre ses repères. Il soupira : — Kevin... laisse moi, j'ai envie d'être seul, qu'ils se barrent je m'en fout royalement ! — Mais... d'accord je leur dis de monter te voir, c'est en rapport avec Cylian ! La colère fit place à l'impatience, Toni secouait la tête, pressé d'être enfin à nouveau seul avec ses souvenirs. — Cylian... qu'il aille se faire foutre ce petit con ! Au même moment, quelqu'un frappa à la porte de la chambre, Camille, Abel et Ariel rentrèrent sans même attendre une réponse. Camille saisit Toni par la main. — Toni... Julien nous convoque tous ! Il faut que tu le vois, il a des choses très importantes à te dire au sujet de Cylian. Il risque de lui arriver quelque chose de grave. Une personne va continuer à le harceler jusqu'à le démoraliser complètement si nous n'agissons pas très vite. — Mais je m'en fous ro-ya-le-ment ! ce n'est plus mon problème Camille ! Si tu savais ce que Cylian vient de me faire ! Jamais je n'aurais cru ça de lui ! Qu'il ne vienne pas ici me parler ! Et je te signale que Julien, c'est votre pote, pas le mien ! Aux mots si durs de Toni, Abel et Ariel baissèrent les yeux, Camille fut si attristée qu'elle secoua la tête, les bras ballants le long du corps. Kevin fut consterné par les mots employés par son grand frère, il alla se blottir contre Toni qui s'était rassit, le visage entre ses mains et l'enlaça tendrement par les épaules, les deux chevelures blondes collées l'une contre l'autre. Au moins il restait à Toni le réconfort fraternel, pensa-t-il a fond de lui-même... Kevin lui susurra calmement à l'oreille : — Toni, écoute moi pour une fois, je souffre aussi de te voir pleurer, entends ce qu'ils ont à te dire. Fais le au moins pour moi. Je n'ai que toi à part Papa et Logan pour me réconforter... Tu le sais bien... Toni redressa doucement la tête et regarda son frère, un semblant de sourire apparut enfin sur le visage de Toni : le premier depuis cette fin de journée où les choses s'étaient terriblement gâté pour lui. — Heureusement que tu es là toi, qu'est ce qu'il ne faut pas faire pour son frangin ! — Aller gros bêta ! Je crois qu'on a beaucoup de choses à faire ! Julien m'a convoqué ainsi que Logan ! Il est temps d'aider Cylian, il nous a tous tendu sa main et ouvert son cœur, l'heure est venue de lui porter secours ! Camille, Abel et Ariel opinèrent tous en cœur Toni se redressa avec difficulté, il ajouta : — Bon, alors allons y ! Et puis d'abord, dites moi où est Julien ? Pourquoi n'est il pas avec vous ? Camille lui expliqua la situation : — Pour des raisons qu'il t'expliquera lui-même. Julien se trouve actuellement à 800 kilomètres de nous pour des raisons de sécurité que tu comprendras quand tu le verras. Prépare toi. Nous partons tous à sa rencontre sur le champ ! — 800 kilomètres ! Et vous comptez le rejoindre comment ? A dos d'un polymorphe changé en cheval ou à brouette ? s'exclama Toni. Ariel qui n'avait rien dit jusqu'à maintenant rétorqua: — Et moi blondinet ? Tu crois que je sers à quoi ? RE: Le monde de Cylian (fantastique avec quelques personnages gays) - KLO7514 - 23-01-2025 Ah, ça y est, j'ai compris : Ariel est un Pléïadien qui, dans son aéronef à "voyage instantané" peut franchir des années-lumières en quelques dixièmes de secondes. C'est Julmer et son Odyssée qui nous l'envoient. Grâces lui soient rendues ! (Et puis, pas besoin de pétrole !) RE: Le monde de Cylian (fantastique avec quelques personnages gays) - bech - 23-01-2025 Tu as souvent des idées originale pour tes commentaires, mais peu de monde sur slygame suivent les histoires de julmer. Pour ma part, je n'en compte que 3. On a déjà vu comment fonctionne le pouvoir d'Axel. S'il voulait l'utiliser pour aller sur une autre planète, l'énergie consommée au départ risquerait de produire une glaciation. Et du coup, Donald Trump, qui n'était pas encore élu lorsque Ifrit a écrit ce récit, aurait beau jeu de dire que le réchauffement climatique n'existe pas. RE: Le monde de Cylian (fantastique avec quelques personnages gays) - bech - 25-01-2025 Chapitre 21 : Retrouvailles sous les Eucalyptus Extrait du Livre des pouvoirs : Anti-polymorphe : cas de Joachim Fontenel Si les polymorphes ont un don surprenant de mimétismes humains, animaux ou végétaux, c'est-à-dire, capable de changer d'apparence, c'est tout le contraire pour leur opposé : les Anti-polymorphes comme Joachim Fontenel, homme au destin extraordinaire qui naquit en 1707 et vécut près de 300 ans. Oscar Wilde s'inspira d'ailleurs de son cas si déroutant pour son roman « Le portrait de Dorian Gray ». Joachim était un « homme-portrait » comme ses connaissances le surnommèrent. Tandis qu'un polymorphe peut changer d'apparence, lui ne changeait jamais au fil des années, son corps était prisonnier d'un présent éternel : il ne vieillissait pas. A 10 ans, lorsque, son pouvoir se manifesta, son corps se figea dans le temps comme une photo développée sur un papier. Il voulait se couper les cheveux pour changer de coiffure ? Aussitôt ses cheveux repoussaient comme à l'instant précédent. Dans la même situation : impossible de se couper les ongles ou de se blesser, son corps reprenait immédiatement sa forme d'origine comme une éponge où un bout de caoutchouc que l'ont tord et qui reprend son apparence une fois relâché. A 20 ans, Joachim gardait toujours l'aspect d'un petit garçon de 10 ans. Son pouvoir se changea vite en malédiction, incapable de grandir comme les autres enfants de son âge, car son cerveau lui évoluait, prisonnier dans ce corps qui ne lui correspondait plus. Suivant le conseil de ses parents, il alla rendre visite à un « dépisteur » qui lui révéla sa limitation : les chats. Fort de cette révélation, il s'empressa de s'entourer de trois félins jours et nuits jusqu'à ce qu'enfin en quelques années, son corps évolua enfin pour prendre l'apparence d'un splendide jeune homme de vingt ans, suite à quoi, il se débarrassa de ses trois animaux pour garder éternellement une apparence d'un homme dans la force de l'âge. Sa limitation absente, il s'arrêta de nouveau de grandir. Il participa à deux révolutions (la révolution française et la révolution russe) ainsi qu'aux deux guerres mondiales, sans craindre pour sa santé étant donné que toutes les blessures se résorbaient d'elles-mêmes. Après 300 ans d'une vie bien chargée (et 273 ans sous l'apparence d'un homme sortant à peine de la majorité), ayant perdu tout ses proches, il sombra dans un profond chagrin. Il avait tout exploré lors de ses innombrables voyages à travers le monde, éprouvé tant de choses qu'il fut las de vivre. Le destin exauça sa prière : un soir de janvier 2007, il quitta ce monde qui changeait beaucoup trop vite pour lui. Sur une petite route de campagne, il perdit le contrôle de sa voiture qui fit une embardée dans un fossé, à quelques mètres d'un chat se trouvant sur la route qu'il voulut éviter. Des cellules de son corps ont été prélevées et sont toujours en vie, elles font l'objet d'une étude dans le centre de recherche de la Guilde. Robert Lexin (président de la Guilde des Pouvoirs) La main envoya d'une chiquenaude, l'anneau d'argent qui roula sur la table de bureau. Arrivé au bord de la table, il tomba, l'autre main le rattrapant in extremis dans sa chute. La loi de la gravité est toujours vérifiée songea Cylian. Il venait de rentrer de sa longue virée à travers la nuit, comme une âme en peine, attendant un signe du destin. Il se voyait comme cet anneau roulant sur la table, il tombait... quelle est la main qui allait le rattraper ? Cylian était revenu à la maison et courut se réfugier dans sa chambre. A ses parents qui lui demandaient si cette affreuse journée s'était bien passée, il éluda la question, prétextant qu'il regagnait sa chambre sans manger, la cause à un début de grippe. Il avait parcouru le ciel aussi vite qu'il avait pu voler. A un moment, la douleur était devenue insupportable, il avait crié « Toni » à s'époumoner dans les ténèbres glacées du soir. Crier l'avait soulagé un petit peu de toute cette tristesse qui l'habitait. La tête couchée sur son bras prenant appui sur son bureau, il déplia ses doigts et observait son pendentif argenté. Toni avait il jeté le sien ? L'avait il gardé en souvenir des bons jours passés ensembles ? Il aurait tout donné pour être à coté de lui ce soir, il lui manquait tant ! Il alla jusqu'à penser que Toni était une drogue douce, gratuite, excellente pour la santé physique et mentale mais gare à ne pas s'en défaire ! Le manque était pire que tout ! Il voulut sourire à cette son analyse délirante sur ses sentiments amoureux qu'il découvrait, mais ses lèvres étaient définitivement en berne. Et tout ça pour un baiser ! « Yann, si jamais je te revois, j'utiliserai la moindre parcelle énergie dont je dispose, pour te faire souffrir comme tu m'as fais souffrir. Tu vas me le payer ! Même si je ne retrouverai jamais ce que tu m'as volé ! ». Ces pensées de colère s'apaisèrent quand un autre souvenir resurgit dans le fond de sa mémoire. Il repensait à sa grand-mère qui lui avait dit jadis un jour où il était passé la voir en vélo et qu'il était d'humeur morose, suite à un différent qu'il avait eu avec un ami : « ne prend jamais des décisions qui te feraient perdre ton intégrité où d'oublier les valeurs que tu défends, tu es promis à un grand avenir, j'ai confiance en toi ! ». Ces paroles, il s'en souvenait comme si c'était hier. Son téléphone portable sonna ! Cylian sortit de ses pensées en sursautant. Voilà peut-être la main qui allait l'empêcher de tomber ! « Mon dieu » implora-t-il, joignant ses mains comme pour une prière ou pour invoquer un souhait « pourvu que ce soit lui ! ». Il sauta sur son lit pour attraper son manteau et tâtonna dans une des poches pour vite saisir l'appareil et regarda avec des yeux fébriles le nom qui s'était allumé sur l'écran. L'espoir qui l'habitait se dissipa : Ce n'était pas Toni mais un numéro inconnu. Il décrocha : — Salut Cyl ! Alors ? Ça fait bien longtemps que je n'ai pas eu de tes nouvelles ! Comment vas-tu ? ... Ghost ! Fuck ! leave me alone ! Pardonne moi, Ghost est là aussi il t'envoie le bonjour, il est en train de me baisser mon pantalon pour me faire un câlin ! Ça l'excite de faire ça pendant que je parle avec toi au téléphone ! — William ! C'est toi ? Euh écoute ça va à part un truc... je t'expliquerai... — Great ! C'est super et ton amour il va bien ? Passe le bonjour à Toni pour moi ! Au nom de Toni, Cylian sentit les larmes lui monter aux yeux, il essaya de déglutir pour répondre à son correspondant, les mots ne pouvaient plus sortir de sa gorge. — C'est d'accord je lui dirai. — Cylian ? Qu'est ce qu'il y a ? Ta voix est bizarre ? Il y a quelque chose qui te tracasse ? — Non c'est que... L'émotion était trop grande, Il fondit en larme et s'affala sur le parquet de la chambre, incapable de se contenir, après un long silence, il raconta ce qui s'était passé cette après-midi à William. La voix du petit anglais résonna à nouveau à ses oreilles — Fuck ! C'est plus grave que je ne pensais. Cylian, je ferai n'importe quoi pour toi, ce n'est pas un psy qui va m'arrêter. Je te jure qu'il va devoir payer ! Surtout avec ce qui se passe en ce moment. Je vais te trouver de l'aide... Courage mec, personne n'a le droit de toucher ne serait ce qu'un cheveu de toi. Et ce Yann, s'il veut la guerre, il l'aura ! Essaye de garder le moral en attendant. J'ai des relations et crois moi, il va comprendre son erreur ! Cylian se sentit apaisé par ces paroles. Il était heureux d'avoir pu en parler. Il avait des amis qui pensaient à lui et qui feraient n'importe quoi pour l'aider comme lui en ferait de même. — Merci Cloudy, tu ne peux pas savoir le bien que tu me fais ! — C'est rien ! Bon je serai bientôt là et crois moi : tu vas être surpris ! A très vite Cyl'. — A bientôt Cloudy et merci encore, tu es la bonne nouvelle de la journée ! Embrasse Ethan pour moi ! — Oh mais je vais faire plus que l'embrasser ! Il a commencé à me faire des trucs là, je préfère ne rien te dévoiler sinon tu vas te coucher avec une extrémité bien tendue. Pardonne moi mon frère de te dire cela, à un moment où tu as tes propres soucis ! Cylian laissa Cloudy avec la joie d'avoir eu quelqu'un pour parler de sa peine, un ami. Décidément quand tout va mal, les copains sont toujours là ! C'est avec des pensées réconfortantes qu'il s'endormit comme une masse sans avoir pris la peine d'ôter ses vêtements. Le lendemain, les évènements de la veille l'assaillirent dès le réveil. Le premier jour sans être avec Toni le remit dans un état de tristesse. Il regarda, songeur le ciel à travers la fenêtre : il faisait beau. Cylian décida de sortir se balader pour se changer les idées. Un week-end froid passé à s'ennuyer, non ! Il essaya d'appeler Vincent pour lui demander s'il voulait aller au ciné avec lui. Personne. Nouvelle tentative avec le numéro d'Abel... toujours pas de réponses. Cylian pesta : bon sang, ils avaient tous décidé de l'abandonner à son malheur ou quoi ? En désespoir de cause, autant se rappeler les bons souvenirs, il se dirigea vers le terrain de tennis, là où tout avait commencé entre Toni et lui... le lieu de leur première rencontre... Mais arrivé sur les lieux, le froid soufflait, ce n'était plus l'été et l'image des beaux jours s'était envolée... comme tout le reste. Il s'assit sur un banc et attendit, grelottant d'avoir assez de courage pour rentrer. Personne ne viendrait le réchauffer... démotivé, il n'avait plus envie de faire quelque chose de sa journée. C'est à ce moment qu'un souffle de vent, plus fort que les autres, balaya ses cheveux. Il n'y prêta pas attention quand une voix derrière lui se fit entendre... — Purée Cylian ! Je te cherche partout ! Heureusement que Vincent a réussi à te localiser ! Abasourdi par cette voix sortie de nulle part, l'éthéré tourna la tête en direction de la voix qu'il venait t'entendre. Un garçon en chemise et en short lui faisait face, là ou auparavant, il n'y avait personne, il portait des lunettes de soleil plaquées contre le nez et cheveux en pointes assez fashion. Il reconnut Ariel. — Ariel ? Mais pourquoi tu es ici ? — On te cherche tous ! Julien te demande de venir ! Dépêche toi ! Ça caille dans ce patelin ! Cylian se mordit les lèvres quand Ariel mentionna le nom de Julien. — Pourquoi Julien veut il me voir ? Qu'est ce que ça peut lui foutre de mon sort ? Il veut encore me faire souffrir ? — Cylian, tu verras quand on sera là-bas, il veut t'aider, c'est tout ce que je peux te dire pour l'instant ! — Là-bas ? Tu m'emmènes où ? — Ah çà... je ne suis que le chauffeur et puis, Julien m'a bien précisé que je ne devais en aucun cas te dévoiler notre destination. Ce que tu ne sais pas c'est qu'une personne que tu n'aimes pas du tout est toujours à l'écoute de ton esprit. Tu as été pris en chasse. Si tu connais la destination de notre voyage, il pourrait nous suivre à la trace. — Quoi ? — Je te dirai où nous sommes une fois que nous y serons, tu ne risqueras rien là-bas ! Allez dépêche toi, viens à coté de moi, j'ai encore quelqu'un à aller chercher ! Cylian obéit non sans réticences à l'offre du téléporteur. Il se plaça devant lui. — Et maintenant, je fais quoi ? — Tu attends, ça va aller vite. Ne t'inquiètes pas si à l'arrivée tu ressens une vague de chaleur. C'est normal. Au fait tu n'as jamais été téléporté ? — Euh non ! Ce n'est pas désagréable ? — Tu ne verras même pas la différence rassure toi ! Bon accroche ta ceinture et n'en profite pas pour draguer l'hôtesse de l'air pendant le voyage... en l'occurrence... moi ! Ariel descendit ses lunettes sur son nez laissant apparaître ses yeux rouges qui toisaient avec sérieux Cylian. Lentement Cylian vit le paysage onduler pour disparaître, laissant la place à des ténèbres bleutées autour de lui, il semblait que ses pieds flottaient dans le vide, impression étrange. Paniqué il demanda à Ariel : — Mais c'est quoi ça ? Où sommes nous ? — Relax ! Tu as ton monde d'Ether, voici le mien. Nous sommes partout et nulle part ! On est dans ce qu'on appelle les limbes... Nous sommes à la croisée des chemins en transit d'un lieu vers un autre. Notre voyage aura pris 10 secondes, mais, lorsque nous serons arrivés dans l'espace réel, quelques centièmes de secondes se seront écoulés : loi de la relativité, tu réviseras Einstein... Un éclair blanc chassa les limbes... à la place, une bouffée d'air chaud indiqua à Cylian qu'il était sortit de la faille spatio-temporelle. Il regarda autour de lui, l'air médusé ! Tout avait changé : le vent était plus fort, mais il y faisait plus doux et chose incroyable, des pins parasols, des cyprès et des arbres étranges à troncs argentés étaient devant lui, à coté. Il semblait avoir été parachuté dans une forêt ! Au loin, il devina la mer. Quand Cylian toucha les troncs avec la paume de sa main Ariel gloussa de rire. — Ces arbres sont des Eucalyptus ! A présent, Prends ce petit chemin, moi j'ai à faire, mon rôle est terminé à présent. À plus tard ! Le téléporteur indiqua, main tendue, en pointant du doigt un passage jonché d'épines de pins tracé à travers les arbres à Cylian. Ou était il ? Qu'y avait il au bout de ce sentier ? Tant de questions trottèrent dans sa tête tandis qu'il s'enfonçait à travers le massif d'arbres. La seule chose qu'il savait, c'est qu'il était très loin de chez lui. Cylian était tombé comme cet anneau du rebord de la table et une main l'avait rattrapé... oui, mais quelle main ? Bienveillante ou... ? RE: Le monde de Cylian (fantastique avec quelques personnages gays) - KLO7514 - 25-01-2025 S'il est au bord de la Mer Noire, c'est pas l'endroit où traîner en ce moment ! Quant à la Mer d'Azov, encore moins! Et pourtant, ce sont des lieux enchanteurs sauf en ce moment et depuis 2022. Espérons que ces ultra tristes événements vont bientôt stopper... Souhaitons fortement que notre Cylian, aidé de son "English friend" puisse récupérer son Toni d'amour, aidé de Juju et d'autres amis sûrs comme Vincent et Camille. Souhaitons que ces jeunes soient tous réunis autour des deux garçons amoureux momentanément séparés par un salopard. Au fait, ce dernier a bien dit : «Cyril, je t'aime». Est-ce une vraie déclaration (qui pourrait expliquer le baiser forcé) ou une simple bravade pour faire du mal ? RE: Le monde de Cylian (fantastique avec quelques personnages gays) - bech - 29-01-2025 Plus Cylian avançait dans ce lieu inconnu, plus les questions se multipliaient dans son esprit. De toutes façons pensa t-il, je n'ai plus rien à perdre, c'est peut-être ici, au bout du monde que je trouverai les réponses que je cherche. Il ne marcha pas bien longtemps avant d'apercevoir le toit d'une immense bâtisse dépassant la cime des eucalyptus. Mais ce qui l'intrigua par-dessus tout, c'était des bruits de rires et des voix familières qui parvenaient à ses oreilles, les sons s'échappaient de cette demeure. Curieux de savoir à qui ces voix appartenaient, il pressa le pas, faisant craquer au passage, les feuilles sèches et les pommes de pins jonchant le passage. Il s'arrêta bien avant la fin du sentier, quelque chose de sombre se mouvait non loin de là devant lui. Un garçon de silhouette longiligne habillé de noir appuyé contre un arbre l'attendait. Il reconnut sans mal son ami, à la différence que cette fois ci, il n'éprouvait aucun enthousiasme à le rencontrer. Au moins se dit il, une personne familière dans ce lieu énigmatique bien que de tous les gens qu'il connaissait, il aurait préféré à ce que ce soit une autre personne que Julien. Néanmoins, il était pressé de lui demander la raison de tout ceci. Ses questions devaient avoir une réponse. Quand Cylian arriva à quelques mètres de Julien, il fut accueilli par un grand sourire de la part du grand et frêle jeune homme. — Salut Cyl' ! Je suis tellement content de te voir ! Nous t'attendions ! Tu dois te poser pleins de questions en ce moment. Mais d'abord je tiens à m'excuser pour hier, de n'avoir pas réagi pour te secourir quand j'étais aux cotés de Yann. C'était nécessaire pour que Yann n'ait pas de doute à mon sujet. Si j'avais émis une seule pensée de pitié ou de désaccord contre lui, il l'aurait tout de suite détectée, tu comprends ? Cylian lui répondit avec un soupir. — Julien, qu'est ce que je peux répondre à ça ? Je viens de passer les pires 24 h de mon existence alors tu sais, plus rien de ce que tu pourras me dire ne me fera aller mieux. Mais comme d'habitude, c'est toi qui t'occupes d'arranger les choses quand ça tourne mal, ai-je d'autres alternatives que te faire confiance ? — Rassure toi, ça va s'arranger tu vas voir ! En vérité, c'est un peu ma faute si nous en sommes arrivés là. Je me sens un peu fautif dans cette affaire. C'est un peu à moi que reviens la responsabilité d'arranger les choses. — Julien mais pourquoi moi ? Pourquoi Yann s'en ait pris à moi ? — Parce que tu es un éthéré tout simplement et que tu es mon ami. Yann fait partie des psychiques élevés dans la vieille tradition, à savoir qu'on leur a mit en tête depuis la naissance qu'ils sont l'élite de la population et que les éthérés sont des ennemis héréditaires voulant s'accaparer leur suprématie. Cela conduit à l'eugénisme quand ils se croient eux-mêmes la suite de l'évolution de l'Homo sapiens, avec toutes les formes de racisme et d'intolérance que cela entraîne. Ils jettent souvent un œil plein de dédain sur le reste de la population. Voilà pourquoi j'ai toujours rejeté leurs idéaux, je ne me reconnais pas en eux. Je servirai toujours la tolérance et l'esprit d'ouverture et je sers des amis comme... toi qui m'ont montré le véritable chemin de la raison. — Merci Julien, je comprends mieux ton stratagème maintenant ! Cela veut dire que je peux toujours compter sur toi ? — Bien sûr mon pt'it gars ! Yann a relâché la surveillance qu'il avait sur moi, il est maintenant convaincu de ma confiance envers lui, du moins... c'est ce que j'essaye de lui faire croire. Il vient de commettre une énorme bêtise en croyant que je serais toujours de son coté. C'est l'heure de préparer notre vengeance. Tu es là pour participer à un vaste plan d'attaque pour nous débarrasser de lui et de l'influence perfide qu'il a sur nous. Nous devons le remettre à sa place. — Uniquement toi et moi ? Et bien ça va être dur ! — Tu te trompes ! Suis moi ! — Bienvenue dans la résidence d'été des parents d'Abel et Ariel. Leurs parents étant absents, ils se sont proposés d'eux mêmes pour nous inviter ! Au fait, je ne t'ai pas dit où tu te trouves. Nous sommes dans le sud, plus précisément dans le Var, Dans les environs de Toulon. — Quoi ? Nous sommes toujours en France ? Suite à cette révélation, Cylian fut un peu déçu. Il pensait qu'Ariel leur avait choisi une destination plus exotique. — Bien sûr, tu croyais quoi ? Viens avec moi, tu vas être surpris ! Cylian emboîta le pas derrière Julien. Au détour d'une frondaison de pins, ils arrivèrent à quelques mètres de la grande demeure encerclée par la végétation. Cylian ne s'était pas rendu compte qu'il s'en était approché aussi vite. Il fut surprit par son imposante structure, son regard se dirigea vers la terrasse en hauteur entourée de colonnes de marbre blanc. Il y avait des personnes assises autour d'une table et quelle ne fut pas sa surprise quand leurs visages se tournèrent vers les deux visiteurs. Cylian les reconnut tous : Camille, Vincent, Abel et Lætitia. Julien esquissa un sourire de satisfaction, posant sa main sur l'épaule du beau garçon aux cheveux brun qui le regardait ne trouvant pas les mots en découvrant que tous ses amis étaient présents. — Haha ! uniquement toi et moi tu m'avais dit ? Ils ont tous répondu à mon appel pour t'aider. C'est maintenant l'heure d'établir notre plan de bataille Cyl' et crois moi, Yann ne va pas voir la riposte arriver tellement cela va être rapide ! Cylian monta lentement les marches, sitôt arrivé sur la terrasse, tous se jetèrent sur lui, tel un blessé qui sort de l'hôpital à qui on s'empresse de demander des nouvelles. Vincent se jeta sur Cylian, l'embrassant sur la joue et passant sa main dans ses cheveux en signe d'affection : — Ben alors ma poule ? Tu en as vu des vertes et des pas mûres ? T'inquiètes pas ça va aller, on va faire manger ses dents à celui qui t'a ennuyé ! Une bonne baffe et il va faire 7 fois le tour de son slip sans toucher l'élastique ! Lætitia à son tour se blottit contre lui : — Cyl' ça va ? Ça n'a pas été trop dur ? Courage ! Nous sommes tous avec toi ! Cylian ne savait plus quoi dire à par des « oui... oui merci » Il était resté seul quelques heures à se morfondre et maintenant il était entouré de ses meilleurs amis, chacun avait le bon mot pour le rassurer, lui faire oublier ses malheurs, il restait sans voix face toute cette attention qu'on lui portait. Camille s'approcha derrière lui avec le pouce et l'index, lui pinça gentiment les fesses, un peu vexé que Cylian ne fasse pas attention à elle, occupé qu'il était par toute cette cérémonie de louange à son égard. Julien qui était à quelques mètres en face de Cylian à l'autre bout de la terrasse, lui fit un clin d'œil pour lui indiquer que tout irait bien maintenant et tournant la tête en contrebas de l'autre coté de la maison, il cria : — Logan, Kevin ! Arrêtez de jouer sur la plage et venez ! Cylian est arrivé ! RE: Le monde de Cylian (fantastique avec quelques personnages gays) - KLO7514 - 30-01-2025 Oh que ça fait du bien ! Le pauvre Cyl va donc, nous l'espérons ardemment, retrouver l'amour de son "adoré"(si j'ose choisir ce terme réservé, en principe à Dieu qui, seul, est "adorable"!). Les copains, au moins, peuvent toujours aider lorsqu'ils sont sûrs de faire quelque chose de très bien et de juste envers l'un des leurs qu'ils apprécient beaucoup. Ils vont donc lui donner leur aide, joyeusement, en châtiant le méchant égoïste. N.B : Nous ne savons toujours pas si "le Yann" était sincère en disant à Cyl «qu'il l'aime» ou si c'était une méchante manière de lui parler par dérision envers son "éthérification". RE: Le monde de Cylian (fantastique avec quelques personnages gays) - bech - 30-01-2025 Pour le NB, ce ne sera pas précisé dans l'histoire. Mais on peut se douter qu'en plus de tester les réactions (et donc la fidélité de Julien), Yann a cherché à rabaisser un éthéré. RE: Le monde de Cylian (fantastique avec quelques personnages gays) - bech - 01-02-2025 Le bonheur de Cylian était presque parfait, il était à présent à nouveau heureux, tous ses amis l'entouraient ou presque, il ne manquait qu'une personne chère à son cœur, une intuition lui soufflait à l'oreille qu'elle était aussi présente ici, dans cette maison et que Julien avait également pensé à lui pour participer à ce conseil de guerre. Cylian ne savait l'expliquer mais sa présence émanait en ces lieux. Son intuition fut la bonne. Un pan de terrasse se prolongeait de l'autre coté de la façade de la demeure. À son extrémité, qu'un angle rendait difficile à observer, Cylian vit qu'un garçon était occupé à admirer le paysage, son corps appuyé contre la rambarde de pierre, ses cheveux blonds s'agitant comme un étendard dans le vent. L'éthéré eut l'impression qu'à ce moment, un afflux incontrôlé de sang convergeait vers son cœur battant à tout rompre pour exploser hors de sa poitrine. À la vue de ce garçon, c'était comme si c'était la première fois qu'il était amoureux. C'était bien Toni. Par un réflexe incontrôlé, tel deux aimants se faisant face, Cylian se dirigea lentement vers lui, ses jambes semblaient se mouvoir de manière inexplicable en direction du garçon aux cheveux blonds. Arrivé à quelque mètres, il se figea, il ne prêtait plus aucune attention à ce qu'il se passait derrière lui, toute son attention était portée sur Toni. Derrière, ce fut le silence. Tous s'étaient figés pour observer Cylian se diriger d'un pas hésitant vers Toni. Au même moment, Toni passa une main dans ses cheveux et se retourna pour une raison quelconque. Quand ses yeux tombèrent sur ceux de Cylian, il laissa doucement retomber sa main contre le long de son corps. Les deux garçons se regardèrent de longues secondes immobiles, le temps semblait s'être arrêté, seul le vent s'amusait à agiter leurs mèches de cheveux devant leurs yeux. Cylian était tétanisé, il aurait voulu tendre la main pour attraper Toni, bouger ses lèvres pour en laisser échapper quelques mots mais il n'y arrivait pas. Même un mot aurait suffit, mais son cerveau en était incapable. Par où commencer ? Tant de choses à dire, à expliquer. Aucun mot ne pouvait sortir de sa bouche. Désarçonné, Cylian se mordit les lèvres avec ses dents. Il se sentait le pire des idiots dans cette situation. « Cylian ! Parle, dis quelque chose ! » lui disait une petite voix au fond de lui-même. Dans ce lieu si reculé, jamais il ne se serait douté, ne serait ce que quelques heures auparavant qu'il puisse se trouver là, en face de celui qu'il aimait. Il avait tant pensé aux mots qu'ils devait dire pour racheter sa mauvaise conduite à Toni et maintenant qu'il était là, devant lui ! Ses pensées s'embrouillèrent dans sa tête, tout effort de sa part était vain, il n'y arriverait jamais. Tout à coup, le corps de Toni fut traversé par un soubresaut et se jeta sur Cylian... Cylian ferma sans réfléchir ses paupières et contracta les muscles de sa mâchoire pour serrer les dents, il eut un mouvement de recul. La première pensée qui lui vint à l'esprit était que Toni allait lui coller son poing dans la mâchoire, après ce qu'il lui avait fait. Cylian attendit... secondes douloureuses au bout desquelles il ne sentit finalement pas de choc contre sa figure. A la place, il sentit deux bras l'enlacer par la taille et une douce respiration contre son visage, des lèvres, pulpeuses et douces, si familières se collèrent aux siennes... Ce baiser, l'impression d'une éternité passée avant de ressentir à nouveau cette douce chaleur, il se rendit compte que cela lui avait tellement manqué. Il retira ses lèvres et ouvrit les yeux sur ceux de Toni à moitié fermés. Quand il réalisa enfin ce qu'il se passait, l'amour toujours présent dans le cœur de son aimé. Le visage de Cylian se crispa et des larmes coulèrent le long de ses joues, il se blottit contre Toni, en l'implorant : — Pardon Toni, pardon pour tout le mal que je t'ai fait. Je t'aime tu peux pas savoir ! Je ne peux pas vivre loin de toi. — Mon Cyl' ... que c'est bon d'être enfin contre toi, tu m'as tant manqué ! — Toni, si tu veux des excuses, n'importe quoi, dis le ! Je te les présente, à genoux s'il le faut ! — C'est bon. Julien m'a tout expliqué sur ce qui s'est passé. J'aurais du me douter que tu ne m'aurais pas fait ce coup là ! Mon dieu que j'ai été bête ! — Non c'est moi ! — Mais non, puisque je te dis que c'est moi, l'idiot ! Toni et Cylian se mirent à rire, le visage baigné de larmes, Cylian chuchota à l'oreille de Toni — Toni ? — Oui petit cul volant ? — Embrasse moi, s'il te plaît, ça m'a trop manqué ! Un son se fit entendre à coté : Clap clap clap clap ! Vincent applaudissait, il fut repris par Camille puis par toute l'assemblée pendant que Toni et Cylian s'embrassaient à nouveau, des baisers à se manger la bouche entière, tellement l'attente était cruelle entre les deux jeunes amoureux, leurs larmes salées se mélangèrent à leurs salives. Kevin et Logan arrivèrent en courant, ils se figèrent devant leurs amis qui tapaient dans les mains à tout rompre. Quand ils virent Toni et Cylian s'embrasser, des sourires illuminèrent leurs visages et ils se mirent eux aussi à frapper dans leur mains. Kevin lança à la cantonade un : — Vive les amoureux ! Ils sont trop craquants ! Il courut entre Cylian et son frère et parcourut leurs joues de baisers. Vincent fut très ému aussi, Abel vint derrière lui et quand son adoré tourna la tête, il l'embrassa, Kevin et Logan firent de même. Lætitia envoya même dans les airs quelques feux d'artifices qui jaillirent de ses mains pour fêter l'événement. Pour Cylian, c'était enfin un soulagement, trop de pression en si peu de temps, submergé par autant de bonheur, il lui fallait s'éloigner du groupe et remercia le ciel... d'avoir des amis hors du commun. Toni, main dans la main avec Cylian qui ne le quittait plus d'une seule seconde comme pour rattraper le temps perdu alla trouver Julien. Il le remercia chaleureusement pour ce qu'il avait fait pour les avoir réconcilié et lui demanda des détails sur son plan d'attaque. — Concernant ton opération, Julien, il est temps de nous en dire un peu plus ! Asseyons nous et commençons à discuter de ce que tu envisages concernant ce maudit psychique ! — Pas encore Toni ! Patience. Nous ne sommes pas tous au complet ! À l'heure qu'il est, Ariel est en train d'aller chercher le dernier membre qui participera à l'opération. — Quoi nous ne sommes pas tous là ? Je ne vois pas qui d'autre veux nous aider, Cylian et moi. — Tu vas voir Toni, mais jure moi de rester calme. Je crois que cela ne va pas te plaire... Ah ! Justement quand on parle du loup, voilà Ariel en compagnie de la dernière personne que j'attendais. Quand Ariel sortit de l'épaisse forêt en empruntant le sentier, tous écarquillèrent les yeux, en proie à une stupéfaction froide et muette qui laissèrent nos amis sans voix, surtout Cylian et Toni littéralement médusés de cette arrivée imprévue. Toni regarda à nouveau Julien et lui déclara d'un ton plein de colère en frappant du poing la table : — Quand on parle du loup ! Hein ? C'est tout à fait l'expression qui convient ! Julien, tu es en train de te foutre de nous ? Ariel et la nouvelle venue gravirent les marches du perron en direction de la terrasse, des bruits de talons résonnèrent sur le marbre. Après avoir saluée tout le groupe, les yeux la regardant avec des airs suspicieux, Selenn s'arrêta à coté de Toni qui fulminait de rage, ne la quittant pas des yeux. Elle s'adressa à lui d'une voix douce : — Je m'attendais à cette réaction venant de ta part mais nous devons faire équipe Toni ! J'ai quelques comptes à régler avec Yann moi aussi. Il est temps d'oublier nos querelles et d'unir nos forces. Je comprends que tu ne m'aies rien pardonné concernant ce qui s'est passé entre Cylian et toi mais laisse moi une dernière chance. Je te promets d'être correcte sur ce coup là ! Julien renchérit en dévisageant Toni : — Toni, essaye de comprendre. J'ai absolument besoin de Selenn pour ce plan. Son aide nous sera très utile. RE: Le monde de Cylian (fantastique avec quelques personnages gays) - KLO7514 - 02-02-2025 Un renversement d'alliances s'impose, apparemment. On a connu ça durant la guerre de 7 ans en Europe sous Louis XV et ça a failli se reproduire en 1944 mais refus de Churchill à plusieurs reprises. Quel va donc être ce futur combat libérateur? Y aurait-il des conséquences quant à la présidence future de la Guilde? Tout cela est à souhaiter. RE: Le monde de Cylian (fantastique avec quelques personnages gays) - bech - 02-02-2025 Pour le futur combat libérateur, on aura quelques d'informations mercredi, mais surtout sur sa phase préliminaire. Il faudra attendre quelques publications pour en découvrir les détails et éventuellement les contretemps. À la place de Cylian, après le baiser, j'aurai offert à Yann un baptême de l'air, au moins pour sa phase ascensionnelle car, comme avec les fusées, une fois le carburant du premier étage épuisé, on s'allège pour la suite du vol. Et cette partie du récit se déroulant fin 2007, SpaceX n'avait pas encore mis au point la récupération du 1er étage de ses fusées. Mais tout comme Selenn a l'occasion de reprendre du service dans cette phase du récit, Yann refera parler de lui dans le livre 2 qui se déroulera un an et demi après. Pour la présidence future de la Guilde, il faudra attendre la toute fin du récit. RE: Le monde de Cylian (fantastique avec quelques personnages gays) - bech - 05-02-2025 L'heure de la réunion tant attendue fut quelque peu retardée, Cylian et Toni ayant décidé de faire une petite ballade dans la forêt de pins et de chênes lièges jouxtant la maison. Le soleil froid de décembre dispersait encore ici quelques rayons chaleureux, loin de la zone septentrionale. Le couple nouvellement réuni éprouvait le besoin d'être ensemble, de se parler et de se réconforter après la dure épreuve endurée. Toni passa de longs moments à embrasser Cylian appuyé contre un chêne vert. Ils rentrèrent comme ils étaient partis, c'est-à-dire main dans la main. Pendant ce temps, les filles préparaient le repas du soir dans la cuisine. Kevin, Vincent et Julien buvaient un apéritif sur la terrasse. Allongés sur des transats, tous allaient de leurs commentaires sur le déroulement des opérations à venir avec une part d'excitation mais aussi avec beaucoup d'appréhension. Cylian et Toni furent surpris contre toute attente de trouver Logan et Selenn discutant ensemble dans un coin du living-room. Occultant ce qu'il se passait autour d'eux, les deux polymorphes étaient rentrés dans une discussion où il était question pour Logan de récupérer quelques lacunes que Selenn s'appliquait patiemment à lui enseigner. Toni jugea cet étrange couple un peu sévèrement en marmonnant quelques mots entre ses lèvres. Kevin partagea un peu l'attitude de son frère, lui aussi mis sur la touche. — Et bien je vois que Selenn à trouvé quelqu'un d'intéressant à qui parler, Logan n'a même pas profité de cette après-midi pour rester avec moi ! — Que veux tu Kevin ? Ce sont deux polymorphes. Ils doivent avoir beaucoup de choses à se dire, pour une fois que ton Logan a en face de lui quelqu'un qui le comprend, contrairement à nous. Nous ne saisirons jamais certaines des subtilités qui leurs sont propres. Cela peut se comprendre même si je trouve que Selenn est très peu recommandable pour un garçon comme Logan. Enfin... espérons que son influence ne déteigne pas sur lui. Quand Julien rentra dans le salon accompagné de Camille et de Lætitia, le reste du groupe le rejoignit pour se placer autour de lui. Cylian resta en retrait dans un coin du salon avec Abel qui pestait contre cette mise à l'écart ce qui fit bien rire Cylian. — Et voilà. Monsieur exige que je reste toujours loin de lui pendant tout le temps que cela sera nécessaire. — Voyons ! Tu te trompes, nous sommes tous très contents de t'avoir à nos cotés et moi le premier. Je n'oublierai jamais le jour où tu m'as proposé ton aide pour la première fois. Tu t'en rappelles ? — Et comment ! Je te vois encore à te poser mille questions sur moi ! Sur les lèvres d'Abel apparut un sourire de connivence partagé par Cylian. — Concernant Julien, tu sais bien ce qu'il se passera si par hasard tu le touches mon cher Abel. C'est reparti pour une bonne migraine et le risque de te revoir péter les plombs ! — Tu parles, je prête ma maison secondaire et on me prend pour un pestiféré en retour ! Pourtant Julien s'inquiète pour rien, tant qu'il y a Vincent dans les parages, je ne risque pas d'utiliser vos pouvoirs. Au moins je suis content d'être avec lui. Votre réconciliation de cet après-midi nous a insufflé à nouveau l'idée d'être ensemble et puis, je me fait tout doucement à l'idée d'avoir moi aussi ma limitation. Cylian posa sa main sur son épaule. — Je suis vraiment content que ça aille mieux pour vous deux. Abel, vous apprenez petit à petit à vous accepter et puis, vous allez tellement bien ensemble ! — Mais comme toi et Toni mon cher Cylian... Comme toi et Toni. Les deux amis piaffèrent de rires sous l'œil interrogateur de Vincent et de Toni qui les regardaient à ce moment là. Quand Cylian tourna la tête, il vit que Logan s'était assis à coté de lui, le garçon chétif était en train de le dévisager. Logan lui rendit un sourire gêné quand le regard de Cylian rencontra le sien. — Cylian, on ne s'est pas encore parlé depuis ton arrivée. Je suis Logan, tu me connais... enfin d'une certaine manière, nous nous sommes déjà croisés, mais tu n'as pas dû faire attention à moi. J'étais sous une apparence différente à chaque fois. — Salut Logan, Toni m'a déjà beaucoup parlé de toi. Je suis bien content de te rencontrer. — Certainement que tu es plus heureux de me rencontrer maintenant que la dernière fois ! C'était moi le tigre dans le parc l'autre jour et je... Cylian le coupa net : — C'était donc toi ! Purée, Logan, Tu m'as fichu une peur bleue ! Enfin... je dois te remercier : tu nous a bien tiré d'affaire Toni et moi ! Logan s'esclaffait de rire : — Si tu avais vu ta tête à ce moment là ! — Oui et bien je te signale qu'on ne rencontre pas un tigre dans un parc tous les jours ! — Tu aurais préféré quoi ? un... Leur discussion s'arrêta là, Julien commença à exposer la situation. — Bien ! Etant donné que maintenant, tout le monde est là, commençons. Nous allons mettre hors d'état de nuire le psychique connu sous le nom de Yann, qui a fait tant de mal à certains, mais en usant d'un peu de sagesse, c'est la police qui va l'arrêter quand il utilisera à nouveau son pouvoir. Il y a quelque chose que nous psychiques, appréhendons autant que notre limitation. Joignant le geste à la parole, il tendit sa main en l'air, avec un objet noir au bout des doigts. — Ceci est une clé d'activation de notre bracelet de sécurité, cette clé est hors d'usage, je l'ai pris dans un container destiné au recyclage des objets de l'institut psy pour que vous montrer à quoi elle ressemble. Stupéfaction de l'assemblée. — Et oui continua Julien : nous allons réactiver son bracelet de sécurité, il se fera arrêter ensuite par les forces d'interventions spécialisées quand celui-ci sonnera et il va fonctionner dès qu'il sera activé, vous pouvez me croire ! Chaque psychique possède une clé d'activation : Yann possède la sienne et moi également. Celle-ci est gardée en sécurité à l'institut psy où nous étudions. Seul Yann a accès à la salle des clés, étant nommé haut responsable. Mais pour désactiver les bracelets, il faut un code à rentrer dans la clé puis l'insérer dans le bracelet, seul un agent de la Guilde des Pouvoirs pouvant rentrer dans la chambre est habilité à le faire, mais étant donné que c'est l'activation du bracelet qui compte, je vous dis cela à titre informel. — Demain matin, j'irai avec Selenn qui aura pris l'apparence de Yann à l'institut psy pour qu'elle puisse passer la porte de la salle des clés et s'emparer de la clé d'activation de Yann. Bien sûr, notre pouvoir étant toléré dans l'établissement, je contrôlerai l'esprit de Selenn pour que d'autres psychiques ne puissent pas scanner son cerveau et découvrir la supercherie. Selenn est d'accord pour la première partie du plan, elle ne se souviendra de rien ensuite. Après, c'est là que vous intervenez... — Une minute ! objecta Toni. Pourquoi ne pas laisser Abel prendre le pouvoir de Selenn et y aller avec toi ? Je n'ai pas confiance en Selenn, si jamais elle nous trahissait ? Julien se racla la gorge : — Tout simplement Toni parce que d'une part, si Abel peut prendre n'importe quel pouvoir il n'a pas l'habitude de les exercer à la perfection. Le don de polymorphisme est difficile à parfaitement domestiquer et nous n'avons pas droit à l'erreur. Selenn excelle dans son domaine et puis d'autre part parce que... Yann est son ex petit ami ! Elle le connaît sur le bout des doigts ! Cylian et Toni roulèrent des yeux de surprise et de dégoût. — Ah je vois ! Qui se ressemble, s'assemble ! s'exclama Toni. Julien envoya un regard terrible à Toni, le regard qui signifiait : « Il est temps que tu t'écrases maintenant, c'est pas le moment ! ». — Bon, bon, j'ai rien dit ! Continuez ! — Ensuite et c'est là où ça se complique. Je dirai à Yann que vous avez sa clé d'activation. Il sera tellement remonté que le connaissant, il ne cherchera même pas à savoir comment vous l'avez eu. Il viendra vous trouver, demain après-midi à votre retour et certainement avec ses deux gardes du corps incandescents dont Cylian a déjà eu affaire. Ceux là Toni tu... — J'ai compris. Je m'en occupe, je leur fais mon coup de la tempête. — Exactement. Tu t'en charges ! compléta Julien. — Le plus dur sera d'approcher Yann pour rentrer la clé dans son bracelet. À la seule pensée voulant dire : « je m'approche de toi » et Yann sera déjà sur le qui-vive. Heureusement, comme tout les psychiques, Yann ne peut scanner qu'un seul esprit à la fois et cela prend du temps, il va falloir l'occuper par une extraordinaire diversion ! Cylian leva la main pour poser une question à son ami. Toni lui donna en réponse un coup de coude en lui susurrant : — Ben vas y gros malin lève le doigt comme à l'école ! Tu vas te faire rembarrer comme moi avec ta question stupide. — Ce que je veux comprendre, comment Yann a réussi à s'entourer de ces deux idiots d'incandescents ? — Tout simplement par le chantage Cylian. En pouvant rentrer dans la tête de n'importe qui, il les a certainement menacés, comme il a menacé Selenn, comme il t'a menacé de divulguer ton secret à tes proches et... comme il m'a menacé moi de te faire du mal si je ne le suivais pas. D'un souffle d'air, Toni envoya voler de colère quelques verres qui s'écrasèrent au sol. — Merde ! Mais c'est un vrai c... Camille posa la main sur l'épaule de Toni, heureusement le blondinet en colère n'eut pas le temps de finir sa phrase. Cylian poursuivit son raisonnement stoppé quelques secondes auparavant par Toni. — Bon d'accord Julien et qui va donc avoir l'honneur de lui sauter dessus pour insérer la clé ? — Toi mon cher ! — Qu... quoi ! Moi ? Julien lui lança un sourire pour calmer son anxiété. — Ce sera facile avec la diversion que nous allons préparer ! Par contre, je ne pourrai pas vous aider avec mes pouvoirs, sauf cas de force majeure, mon bracelet est actif lui et je me ferais arrêter fissa. De plus, Yann a été formé à contourner mon pouvoir si je l'utilise sur lui. ... — Pour terminer, faisons le tour des limitations. Nous attaquerons demain après-midi, impossible que ce soit en soirée. Vincent, tu te tiens à l'écart. Cylian et Toni, vous ôtez vos pendentifs en argent et bien sûr, en espérant que demain... il ne pleuve pas. Ariel vous ramènera demain matin, Selenn et moi, nous rentrons ce soir, nous avons des choses à préparer pour la dure journée à venir. La soirée fut enfin finie quand chacun eut compris son rôle à jouer pour le lendemain. Après avoir prévenu leurs parents qu'ils ne rentreraient pas pour la nuit, tout le monde partit se coucher dans la grande maison où Abel se proposait de leur offrir une nuit de repos bien mérité avant le lendemain qui serait mémorable. Cylian et Toni s'étaient vus proposés par Abel l'une des chambres la plus somptueuse en plus d'être spacieuse. Sur le mur, trônait une petite cheminée en marbre ornée de moulures de feuilles d'acanthes dorées qui contrastait avec des canapés design posés ça et là. Cylian était allongé contre Toni, tous les deux nus, savourant leurs retrouvailles dans un grand lit surplombé par un immense lustre en cristal. Le doigt de Cylian parcourut l'échine du dos musclé de Toni, celui-ci prenait des teintes dorées à la lumière de la lampe de chevet. L'éthéré en savourait chaque parcelle de chair, sa main gravit l'épaule et alla se lover contre un des pectoraux dur et soyeux de son bel amant. Cylian un peu inquiet rompit cet instant de silence. — Maintenant que j'ai failli te perdre, je savoure encore plus cet instant, te sentir près de moi, ton odeur, le crissement des tes cheveux entre mes doigts Toni se renversa en direction du visage de Cylian qui lui apparut dans une lumière ambrée, ces yeux scintillaient de bonheur. — Cyl' je suis là maintenant, je serai toujours là pour toi et si la vie nous sépare un jour, je reviendrai ! Cylian retroussa ses lèvres, dans un sourire rêveur. — Je sais mon gros jaloux ! Tu n'y as pas été de main morte avec Selenn, tout à l'heure, toi qui est le moins bavard et le plus introverti de nous deux ! — Mouais, tu es moins rancunier que moi, toi. Je ne pardonne rien de ce qu'elle nous a fait à tout les deux. L'ex de Yann, pff ça me fait rire ! Cela ne m'étonne pas que ça n'a pas pu marcher entre les deux. Yann maîtrise l'esprit et Selenn, le corps, c'est deux notions très différentes, comme beaucoup d'autres critères. — Ah oui ? Explique moi ? J'irai me coucher moins bête ce soir. — C'est toujours pareil, Cyl' deux méthode de raisonnement : les matheux et les littéraires, certains n'admettent rien d'autre que la logique cartésienne tel que 2 + 2 = 4 et d'autres, les littéraires, admettent qu'il est bon de s'égarer par d'autres chemins pour arriver à la même solution. De même, ceux qui ont une mémoire visuelle et les autres une mémoire auditive, certains aiment le sucré et d'autre le salé ! — Oui mais Toni, cette dichotomie appliquée aux personnes ne veut pas dire que l'une ne peut pas s'entendre avec l'autre ! — Humm, j'en sais rien ! Toni éclata de rire puis il reprit : — Tu en penses quoi du plan de Julien ? — Humm, j'en sais rien ! Cylian gloussa de rire puis il enchaîna : — C'est un bon plan, je sais que tu seras là si les choses tournent mal pour moi mais comment dire... Il y a quelque chose qui m'intrigue, comme si c'était trop facile, comme si Julien nous cachait quelque chose... Je le connais mieux que quiconque et il y a un truc qui cloche dans tout ça mais... enfin... je ne sais pas quoi ! — Mouais, on verra bien, au pire, plan B : je casse la tête à tout le monde et on rentre chez nous, ça te va ? — T'es bête des fois Toni ! Mais Cylian gratifia immédiatement Toni d'un baiser sur les lèvres. — Au fait ! J'ai eu William hier sur mon portable, je lui dois beaucoup de m'avoir remonté le moral, lui aussi a promis qu'il y aurait bientôt « une tempête qui se soulèverait contre nos ennemis ». Je me demande ce qu'il a voulu dire par là. — En voilà une bonne nouvelle ! Mais ne t'inquiètes pas Cyl'. Demain tout ira bien. Demain, n'aie pas peur. J'ai le pressentiment que nous allons avoir notre revanche et assister à des évènements qui vont nous surprendre ! — Mouais... Mais en attendant il est tard ! Allez dodo ! Cylian éteignit la lumière, mais les deux amours ne s'endormirent pas tout de suite. Toni se coucha contre Cylian, son sexe blottit entre les fesses rondes et douces de son adoré. Il n'en fallut pas plus pour que son membre prenne vigueur. Cylian sentit la bite dure de Toni frapper à l'entrée de son intimité et son bassin fut agité de spasmes d'avant en arrière, il s'empala sur le sexe dur de son amour en poussant des râles de plaisir, quelques secondes après, il sentit des puissants jets chaud lui remplir les entrailles puis il se tourna vers son amant qui à son tour le fit jouir de plaisir en prenant son membre entre ses lèvres. Les deux anges s'endormirent l'un contre l'autre, les deux pendentifs reposant dans un écrin fait de bras entrelacés. RE: Le monde de Cylian (fantastique avec quelques personnages gays) - KLO7514 - 05-02-2025 J'ai vu, voilà bien 60 ans, un film avec Fernandel dans le rôle principal, intitulé «Uniformes et grandes manœuvres». Hé bien, nous voyons là que la suite se prépare. À défaut d'uniformes, il y aura les manœuvres. Souhaitons qu'elles soient couronnées de succès heureux*. -------------------------------- *Un "succès" est, étymologiquement, une manière de se sortir d'une affaire : ça peut être bien comme l'inverse. On ne cite plus, de nos jours, un succès malheureux quand ça se termine mal pour les acteurs qui agissent. Il y a toujours un risque lorsque l'on entreprend quelque chose dont l'issue est incertaine. |