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RE: Le monde de Cylian (fantastique avec quelques personnages gays) - KLO7514 - 14-12-2024 Ouf...Cyl respire un grand coup : il y a de quoi, après les alarmes. Comme quoi, un "paternel BI", ça existe, même si c'est encore parfois bien caché. Bienheureux garçon qui pourra encore mieux aimer son Toni sans craindre les foudres paternels (P.S : «UN »foudre, ça existe, pas seulement pour désigner un wagon contenant du pinard...! On parle bien d'un "foudre de guerre". C'est aussi le symbole formé d'éclairs rattachés par leur base). RE: Le monde de Cylian (fantastique avec quelques personnages gays) - bech - 18-12-2024 Chapitre 19 : La nuit, tous les chats sont gris Voici un extrait de nos tarifs* concernant les téléportations établie par notre société « Telis » : Paris-Londres 100 euros Paris-Marseille 200 euros Paris-Montréal 500 euros Paris-Sydney 1000 euros Paris-Madrid 300 euros *prix TTC (taxe de la Guilde des pouvoirs incluse) Nous vous rappelons qu'il est strictement interdit de fumer lors du saut spatial. (D'après la loi de Levin, l'oxygène contenu dans le monoxyde d'azote et le dioxyde de carbone de l'air est libéré, la faille spatiale se trouvant dès lors saturée en oxygène.) Plus d'informations sur notre site : http://www.teleportez-moi.fr Bruno Ferrer (président de la société « Telis »). Toni patientait sagement dans le jardin quand il entendit le chuintement sourd de l'arrivée de Cylian dans le ciel. Lorsque ce dernier atterrit il courut à sa rencontre. — On se voit toute la journée et tu n'as pas eu le courage d'attendre demain pour me revoir ? Les deux garçons s'embrassèrent en une suite de baisers langoureux. — Tu me manquais déjà ! répondit Cylian. Non en fait, comme je te l'ai déjà dit au téléphone, mon père a découvert ce qu'il y avait entre nous deux ! Nous avons en quelque sorte sa bénédiction ! — C'est génial ! J'espère que si mon père l'apprend aussi cela se passera tout aussi bien ! — Toni, j'ai bien cru te perdre à jamais ce soir, tu es ma raison de vivre, je t'aime à en devenir fou, je ne peux me passer de toi. Cylian chuchota ses mots en collant son front contre le front de Toni. Dans sa chambre, Kevin était assis sur le bord de son lit, passant sa main sur sa nuque la tête inclinée, balançant ses jambes dans le vide, il repensait à son week-end chargé en souvenirs qu'il n'en trouvait pas le sommeil. Il avait entendu son frère descendre en toute hâte dans le jardin après le coup de téléphone de ce qu'il supposait venir de Cylian. Il pensa en lui-même : « Il n'y en a que pour Cylian, Toni vit le parfait grand amour et moi que dalle ! ». Son regard se dirigea vers Sirius, installé confortablement sur la chaise de sa table de travail. — Tu as de la chance toi, tu ne te plains jamais, il ne te manque que la parole ! Quoi ? Qu'est ce que tu veux me dire ? Il me faudrait une petite copine ? Oh mais j'y travaille ne t'inquiètes pas ! Kevin leva les yeux au plafond. — Voilà que je parle à un chat maintenant, je deviens fou... je m'ennuie, à vrai dire, j'aimerai être à la place de Toni en ce moment. Sirius se mit à ronronner les yeux fermés. Quelques instants après avoir préparé son sac de cours pour le lendemain, Kevin alla chercher la guitare dans la chambre de Toni. Il brancha son ampli et s'installa sur son lit. Autant mettre à profit les leçons de musique que lui avait appris Cylian aujourd'hui. La première note qu'il joua le fit sursauter. Kevin avait laissé l'ampli à pleine puissance. La chambre fut envahie par un bruit assourdissant. Sirius bondit comme un éclair blanc et détalla comme une flèche par la porte entre ouverte en poussant un miaulement aigu. — Hey ! attend, je ne voulais pas te faire peur ! Je vais te montrer que j'arrive à jouer un air qui tient la route ! Kevin s'élança à la poursuite du félin pour arriver dans le couloir désert. La porte de la chambre de son frère était entrebâillée laissant échapper un filet de lumière d'une lampe. Kevin s'approcha de la chambre, il se trouva devant la porte quand il entendit la respiration d'une personne à l'intérieur. À se moment là, il se raidit de tout son être et se colla contre le mur, l'oreille collée tout contre. Pas de doute. Sirius n'était pas seul dans la chambre, une autre personne faisait des bruits de pas étouffés contre le parquet. « Cela ne peut pas être mon frère, il est dehors en train de discuter avec Cylian... » La curiosité de Kevin lui dictait de savoir qui était dans la chambre... son cerveau se mit à cogiter... un espion envoyé par Selenn ? Il avait entendu dire par son frère qu'une fille ferait tout pour arriver à conquérir le cœur de Toni. Kevin poussa lentement la porte... AHHHHHHHH ! Quand il vit ce qu'il y avait à l'intérieur de la chambre de son frère s'échapper par la fenêtre, il poussa un cri de frayeur. Le lendemain matin, Toni prit sa douche en sifflotant, il se sentait vraiment d'une forme à courir un semi marathon ce matin, se remémorant le week-end de rêve qu'il avait passé avec son amour, l'effet sur sa verge se fit aussitôt sentir, il dû éteindre ce feux intérieur par une séance de va-et-vient sur son sexe, imaginant son doux chéri s'occupant de tout son être sous la douche, malaxant ses testicules et suçant sa tige gonflée de sang, il éjacula bientôt quelques jets puissants de sperme qui se mêlèrent à l'eau claire. Après avoir accomplie sa masturbation matinale, il s'essora le corps à l'aide d'une de ses minis tornades et descendit prendre son petit déjeuner, son père était en train de boire son café, lisant les nouvelles du jour, assis d'un coté de la table, son frère de l'autre. — Salut p'pa ! — Salut Toni, alors ce week-end ? Rien de neuf en mon absence ? — Non. Cylian est venu s'amuser avec nous, nous avons passé un merveilleux moment, même Kevin était ravi ! Toni fit un geste de la tête en direction de son frère pour qu'il confirme à leur père que tout avait été pour le mieux. Mais c'est à peine si Kevin avait prêté attention à la présence de Toni, les yeux rivés sur la table. Toni devina en un instant que Kevin était bizarrement pensif, quelque chose n'allait pas. Sans le quitter des yeux, il l'observait tourner nerveusement sa cuillère au fond du bol de chocolat au lait. — Ça ne va pas Kevin ? Tu m'as l'air soucieux ? — Si, tout va bien ! Mais vas y je t'en prie ! Raconte ton week-end avec ton amou... euh avec Cylian ! Kevin se ravisa, conscient de la présence de son père. — Excusez moi, je ne suis pas très bien ce matin... Oui Toni le week-end fut merveilleux, finit il enfin à dire sans plus de convictions. — Au fait, où est Sirius ? Il était là hier soir, se demanda Toni. A la question de Toni, Kevin sembla gêné, il déglutit avec peine son chocolat et rentra la tête dans les épaules. — Euh... Là je n'en ai aucune idée ! Toni fini de prendre son petit déjeuner sans rien dire, de peur de donner à son père quelques soupçons, il préféra focaliser son attention autour de la table, en regardant de temps en temps les gros titres du journal que tenait son père. Sur le journal du matin il lut : « Deux éthérés agressé par des psychiques à Paris, le début d'une nouvelle guerre entre ces deux sociétés ennemies de toujours ? » « Qui succédera au président Lexin ? Le président vieillissant ne se représentera pas à la tête de la Guilde au bout de deux mandats lors des élections qui auront lieu dans trois ans. Cervantès, le chef de l'armée des éthérés se dit prêt à accepter ce poste. » Les deux ados finirent leurs petits déjeuners et filèrent dans leur chambres se préparer pour partir au lycée. Toni frappa à la porte de la chambre de son frère. — Kevin ? — Oui entre ! — Si tu as un problème ? Tu peux me le dire tu sais, ne sois pas jaloux, pour toi aussi, l'amour viendra, tu n'as pas trop à t'en faire. Au fait, évite de faire des gaffes concernant Cylian et moi lorsque papa est là ! — Excuse moi Toni, pas de souci, tu n'auras plus à t'inquiéter, pardon si j'ai mal agi, je ne serais plus jaloux pour vous deux je te le promets ! — Merci ! Encore un détail. Si tu veux mes fringues dans mon armoire, tu peux me le demander, inutile de me les piquer sans rien dire ! — Euh ah oui ! d'accord, excuse moi, j'ai oublié de t'avertir ! RE: Le monde de Cylian (fantastique avec quelques personnages gays) - KLO7514 - 18-12-2024 Un Sirius transformable : ça, c'est du nouveau ! Encore un espion de Wladimir...Mais que faisait-il donc dans la chambre de Toni à planquer une bombe à retardement?? «De plus en plus bizarre, mon cher cousin : comme c'est étrange...Bizarre, bizarre!» RE: Le monde de Cylian (fantastique avec quelques personnages gays) - bech - 21-12-2024 Sirius transformable ? On n'en saura pas plus aujourd'hui. Mais qu'est-ce qui a fait crier Kevin et pourquoi est il si mystérieux lors du déjeuner (petit ou normal selon l'endroit) ? RE: Le monde de Cylian (fantastique avec quelques personnages gays) - bech - 21-12-2024 Toni rejoignit le Lycée, Cylian et Lætitia discutaient ensemble, quand il les rejoignit, il eut l'impression que plusieurs dizaines de paires d'yeux les observaient, Lætitia l'accueillit avec un sourire amical puis leva la main tendu vers le ciel. Elle énonça distinctement. — Faisons appel aux ténèbres ! Une bulle noire enveloppa très vite les 3 amis. Cylian donna un baiser sur les lèvres à Toni, l'occasion était trop belle, autant profiter du fait qu'ils étaient cachés. — Salut Lætitia, pourquoi ce manège ? Et pourquoi j'ai l'impression que tout le monde me regarde ? — Salut Toni, excuse moi mais je dirais plutôt: « Pourquoi tout le monde NOUS regarde ? » Ils croient que nous sommes ensemble toi et moi, autant t'y faire, car notre stratagème ne durera pas longtemps. La fée lumineuse ajouta. — Je ne peux pas tout le temps t'embrasser, Cylian ne le supporterait pas, n'est ce pas Cyl' ? Mais je dois t'avouer que j'y prends goût, dommage, un aussi beau garçon que toi ! Et Selenn... n'ayant plus la côte, ça me fait plutôt marrer. Tous les trois poussèrent un petit rire. — Cylian, tu lui as dit pour ton coming-out avec ton père ? — Chut Toni ! Ne parle pas si fort ! Ma bulle ne dévie pas les sons ! Lætitia reprit plus calmement. — Oui il m'a dit, c'est cool pour vous deux ! Aller, nous avons mis les choses au point, je lève le voile, il est l'heure d'aller en cours. Tout les trois reprirent le chemin vers la salle de cours comme si de rien n'était. Toni aperçut Selenn au fond du couloir se dirigeant vers eux, personne ne pouvais l'ignorer, elle tranchait du reste de la classe par ses vêtements très distingués : tailleur noir et longues escarpins d'un noir laqué qui reflétaient la lumière des néons du couloir. Toni voulait s'assurer d'une chose, il s'avança vers elle et fit un clin d'œil à Cylian. Selenn sourit en voyant la silhouette du surfer blond s'approcher d'elle. — Salut Selenn, je voulais savoir, notre devoir de math c'est bien demain ? — Salut Toni, oui bien sur ! C'était prévu depuis la semaine dernière... Selenn était visiblement déçue, la raison pour laquelle Toni s'était déplacé, ce n'était pas ce qu'elle avait imaginé, son regard devint encore plus blême lorsqu'elle vit l'anneau de métal scintillant autour du cou de Toni. Elle n'arrivait plus à défaire son attention sur l'objet, exprimant une légère grimace. Toni s'aperçut alors que le rouge à lèvre s'effaça comme une encre invisible sur la bouche de la jeune fille, d'ailleurs, l'intégralité de son maquillage disparut aussi vite. Après quoi, il eut un léger sourire puis il répondit d'une voix calme : — Merci... c'est tout ce que je voulais savoir... Il se retourna ensuite en direction de Cylian, le poing fermé et le pouce dirigé vers le haut discrètement. Selenn était vaincue. La journée fut monotone, Cylian et Toni s'échangèrent quelquefois des regards entre les tables et les élèves. Durant le repas de midi, Cylian eut une discussion avec Vincent qui lui confirmait que sa relation avec Abel était mise sur la touche pour le moment. Vincent avait bien essayé de briser le cœur d'Abel pour que ses pouvoirs reviennent en sa présence mais sans succès. Ils s'aimaient trop pour se faire le moindre mal. La journée tirait à sa fin. Comme chaque soir, Toni arpentait le chemin du retour, le soleil était couché depuis belle lurette ne laissant qu'une aura pourpre dans le ciel, les lampadaires s'étaient allumés en diffusant leurs lumières sur l'asphalte sombre de la rue. Arrivé chez lui, Toni poussa la grille du portail quand il entendit une plainte sourde, on aurait dit quelqu'un qui pleurait. Ce gémissement lui donnait la chair de poule, au fur et à mesure qu'il marchait, le son s'amplifiait, il en avait la certitude maintenant, ces gémissements n'avaient rien d'humain. Toni chercha l'origine des sons en direction du jardin, c'est alors qu'il vit Sirius rampant dans l'herbe, le chat miaulait de douleur. RE: Le monde de Cylian (fantastique avec quelques personnages gays) - bech - 25-12-2024 Merde, Sirius ! Mon pauvre minou, un chien à dû te prendre en chasse ! Toni saisit délicatement l'animal et le ramena à l'intérieur de la maison. Sous la lampe du salon, il procéda à un examen rapide des blessures de l'animal. Ce n'était pas beau à voir, le félin était sévèrement amoché. Le sang invisible sur son pelage dans la nuit, prenait toute son ampleur sous la lumière de sa teinte carmin, cela sauta aux yeux de Toni qui eut un sursaut de dégoût. Une des pattes avant était sévèrement ouverte et une plaie béante sur le flanc vomissait des coulées rouges dans la fourrure blanche. « Là, il te faut un vétérinaire d'urgence ! Mon vieux, je ne peux rien faire pour toi » Sirius, miaulait toujours à tue tête, sa souffrance était palpable à travers ses yeux, Toni en avait mal au cœur. — SIRIUS ! NON ! Toni tourna la tête en direction de son frère qui dévalait les escaliers à en perdre haleine, il aurait été plus vite en passant à travers la rambarde en bois de l'escalier mais la limitation devait déjà être en action à cause du sang de l'animal. Kevin colla son visage entre les oreilles plaquées en arrière de Sirius, le jeune garçon ne pu contenir son chagrin, des larmes ruisselèrent le long de ses joues, ses pleurs allèrent jusqu'à couvrir les miaulements de la petite boule blanche agonisante. — Pas toi ! Non ! Tu peux pas me faire ça ! Toni le posa délicatement sur l'épaule tremblante de son frère. — Kevin, ce n'est qu'un chat, il va s'en sortir, je vais appeler un vétérinaire ! Kevin se retourna d'un geste rapide plein de colère en direction de son frère : — Non, justement tu ne comprends pas, ce chat est plus qu'il n'y paraît ! Évidemment tu n'en as pas conscience ! Ce n'est pas un vétérinaire qu'il lui faut ! Sirius c'est... oh et puis merde ! Reste avec ton Cylian, tu ne peux pas comprendre, cela te dépasse ! — Kevin ! Arrête ! Pas besoin de te mettre dans des états comme ça ! Mais déjà Kevin avait emporté l'animal terrorisé entre ses bras et courait dans l'escalier en direction de sa chambre. Toni essaya de crier pour lui faire entendre raison : — Je vais chez Logan ! Je vais l'avertir que son chat est blessé ! Pas de réponses... Toni, haussa les épaules et sortit, marchant d'un pas rapide dans la rue. « Voyons voir... ah je crois que Logan habite ici ! C'est la première fois que je vois cette voiture devant cette maison » Il appuya sur la sonnette jouxtant la porte d'entrée, après quelques instants, la porte s'ouvrit, une jeune femme lui souriait. — Excusez moi je suis un voisin ami de Logan, est il ici ? La jeune femme se recula en écartant la porte. — Oh tu dois être un des jeunes voisins dont mon fils nous a si souvent parlé, Toni ou Kevin, je t'en prie, entre ! Je suis sa maman, Il doit être dans sa chambre, c'est au fond du couloir à droite ! — En effet madame, je m'appelle Toni et Kevin c'est mon petit frère. Toni entra et suivi l'index que pointait la mère de Logan en direction du couloir. Il se trouva devant une porte et se retourna en direction de la jeune femme, elle lui adressa un rapide hochement de tête indiquant qu'il était au bon endroit, il tourna la poignée et entra. Toni trouva l'interrupteur en cherchant à tâtons et éclaira la chambre, il fallait se rendre à l'évidence, Logan n'était pas là. Il jeta un coup d'œil autour de lui. Sur les murs de la pièce, était accroché des posters de divers félins : Tigres, lions, panthères, tous ces fauves semblaient avoir comme mission de défendre la chambre contre d'éventuels intrus qui viendraient rôder en ces lieux. Toni ne se sentait pas rassuré : sur la table du bureau traînaient des livres ouverts où l'on voyait des planches anatomiques d'animaux disséqués. Sur les étagères, des animaux empaillés qui finir par convaincre Toni de rebrousser chemin, un peu mal à l'aise devant les passions morbides de Logan. Revenu devant la porte d'entrée, la mère de Logan l'attendait. — Merci madame mais Logan n'est pas ici, j'étais venu pour lui dire de passer chez nous au plus vite dès qu'il aura le temps. Toni ne jugea pas nécessaire de parler de Sirius, autant que Logan ne se fasse pas de mauvais sang concernant son chat, Sirius était entre de bonnes mains. Après avoir salué la jeune femme, il rentra à la maison. Il devait appeler un vétérinaire mais avant cela, il préféra s'assurer de l'état stable de Sirius qui devait toujours être avec Kevin dans la chambre. Devant la chambre de son frère il toqua contre la porte : — Kevin ? C'est moi, ouvre la porte, je dois voir comment va le chat ! Kevin répondit par une voix étouffée mais d'après le son de sa voix il ne pleurait plus. — Laisse nous, il se porte mieux ! — Kevin, laisse moi rentrer ! Ça suffit maintenant ! Toni fit jouer la poignée, manque de chance la porte était verrouillée... — Kevin ! Je défonce la porte je te préviens ! Au bout de quelques instants, la porte grinça et s'ouvrit lentement, Kevin apparu devant Toni — Laisse moi passer s'il te plaît ! — Toni, c'est plus grave que ça en à l'air, si tu rentres tu me jure de ne pas de mettre en colère ? Tu risques d'être surpris tu sais... — Kevin arrête, j'ai déjà vu un animal agonisant... Dans un dernier sursaut Kevin se plaqua contre son frère, se balançant de chaque coté, l'empêchant de regarder au fond de la chambre. Seule la lampe de chevet émettait une lumière pâle éclairant faiblement les murs de la pièce. Quand Toni posa enfin son regard sur le lit de Kevin, il porta instinctivement sa main devant sa bouche pour étouffer le son de surprise venant du plus profond de ses poumons. Le corps d'un jeune homme était allongé, entièrement nu d'après lui. Il reconnut Logan... il n'avait qu'un drap blanc pour lui couvrir le corps, lui arrivant à la hauteur du nombril. Toni ne pu s'empêcher de pousser un cri quand il se rendit compte de l'horrible coïncidence qui n'était certainement pas l'œuvre du hasard : Le jeune garçon avait la main droite ensanglantée, l'autre main était plaquée contre le torse qui saignait également. Quand le regard du garçon vint enfin croiser celui de Toni qui se tenait au milieu de la pièce, un regard plein de tristesse et de pitié. Toni se rendit compte que Logan avait toujours ses yeux magnifique en amandes, ce regard... il l'avait déjà vu plusieurs fois auparavant, si familier, qui lui rappelait quelque chose... Ces grands yeux qui lui faisait penser au regard... d'un chat. Kevin et son frère restèrent quelques instants à observer Logan. Son visage qu'éclairait la faible lumière de la lampe était d'une pâleur tel qu'on aurait cru qu'il était sculpté dans l'albâtre, ses lèvres fines teintés d'un rose clair et ses yeux entre ouvert luisant comme des diamants, ce qui lui donnait une beauté extraordinaire. Toni pensait contempler une peinture de Le Titien ou autres peintres vénitiens. Le clair-obscur du visage de Logan au milieu de la pénombre de la chambre était un spectacle qui serrait les cœurs des deux témoins de cette scène tragique. Toni se tourna vers son frère, qui avait encore les yeux embués de larmes, il éprouvait en cet instant les mêmes sentiments que lui. Cette situation changeait beaucoup de choses, le chat blanc si fragile il y a quelques heures avait laissé place à une personne. Toni pensa : « Cette fois ci je dois appeler un guérisseur et vite ! Si mon père rentre, ou si les parents de Logan apprennent se qu'il s'est passé, cela va compliquer les choses. » RE: Le monde de Cylian (fantastique avec quelques personnages gays) - bech - 28-12-2024 Toni fut le premier à briser le silence : — Tu es quoi au juste Logan ? Est tu un homme ? Logan répondit d'une voie ténue, ses lèvres tremblaient et peinaient à articuler les syllabes. — Tu le sais maintenant Toni, je suis un garçon timide qui n'ose pas aller vers les gens pour leur parler et en ce moment, je ne suis que chagrin de penser que je vous ai menti durant tout ce temps, préférant laisser à Sirius le plaisir de vous approcher, de recevoir l'amour de Kevin. À travers l'entité corporelle « Sirius » j'ai pu enfin avoir... des amis qui ne me fuyaient pas. Tu l'as deviné. Je suis... un polymorphe animal comme il existe des polymorphes humains ou végétaux j'imagine. Cela ne m'aide pas beaucoup pour me faire des amis, les gens me regardent avec dédain la plupart du temps. Kevin s'approcha quand il entendit les dernières paroles de Logan, posant sa main sur la main valide de Logan : — Mais tu es toujours mon ami, Sirius ou pas ! Vous ne faite qu'un ! J'ai moi aussi trouvé un ami dans l'histoire, qu'importent les apparences, tu seras toujours mon Sirius. Toni ne trouvait pas les mots pour expliquer ce à quoi il était en train d'assister. Il n'avait jamais entendu parler de polymorphe animal, ils appartiendraient aux légendes, selon certains ! Ils sont certainement à l'origine de certains mythes comme celui du vampire ou du loup-garou, imagination débordante dans l'esprit des hommes pour ceux qui ont rencontré de tel polymorphes. Toni frissonna en repensant à l'œuvre de Kafka. C'était un écrivain, auteur de roman fantastique d'un style qui lui était propre. Il avait lu une de ses œuvre appelée « La métamorphose » par le plus grand des hasards lors d'un voyage interminable en train lorsqu'il s'était rendu à Lyon voir des amis. Il fit un bref effort pour se rappeler de cette histoire. Un homme se réveille dans son lit un beau matin... transformé en une énorme araignée, incapable de bouger, pris de panique de savoir comment ses proches vont le percevoir, il se laisse aller à une foule de raisonnements sur son état, sur l'intolérance des uns envers les autres. Toni fut rattrapé par la situation et il y avait urgence ! — Je pars chercher un guérisseur, Kevin, veille sur Logan en attendant mon retour, si papa arrive, ne lui dit rien de tout ça ! — Attends moi je viens avec toi ! Mais Toni était déjà dans les escaliers. Kevin s'élança pour le rejoindre. — Kevin, s'il te plaît, reste avec moi. La phrase de Logan le cloua sur place. « Kevin s'il te plaît, reste avec moi » ses mots résonnèrent plusieurs fois dans sa tête. Il se retourna vers Logan, le jeune homme étendu levait sa main valide dans sa direction. Kevin s'approcha silencieusement de son ami s'accroupit à ses coté et prit sa main. Il était de nouveau submergé par l'émotion, mais ce n'était pas comme avec Sirius, le visage qu'il avait devant lui était plus expressif, leurs doigts s'entrelacèrent et Logan porta sa main et celle de Kevin sur sa poitrine. Là, le trans-pass sentit le battement du cœur de son ami, ainsi qu'une bienfaitrice chaleur, Kevin n'avait jamais observé un garçon si dévêtu jusqu'à cet instant, sa peau était douce, des pensées l'assaillirent dont il ne comprenait même pas le sens. L'instant d'après, les deux garçons se regardèrent dans les yeux sans échanger une seule parole, seul le souffle de leur respiration venaient troubler le silence de la petite pièce. Et par une pure coïncidence, Kevin et Logan se mirent à rire en même temps. Le rire de Logan était plus crispé que son camarade, l'expression qu'il tirait fit rire de plus belle Kevin. Quelques instants s'écoulèrent quand un bruit monta les escaliers. — Mince, ça doit être le docteur ! Vite Logan ! Je vais t'enfiler un boxer ! S'il te trouve dans cet état, il va se poser des questions ! — Bon d'accord, mais fais doucement ! Toni et un homme assez âgé entrèrent dans la chambre. — Logan, voici notre médecin de famille ! Le vieil homme grand et sec salua chaleureusement Kevin lui gratifiant d'un sempiternel compliment du genre « tu as grandi depuis la dernière fois Kevin ! » et salua d'un geste de la tête, le garçon étendu devant lui, qu'il ne connaissait pas. — Monsieur, c'est un de mes camarades, nous étions en train de jouer quand un chien l'a attaqué ! Le guérisseur l'inspecta rapidement et fit remarquer sans quitter son air calme : — Pour un chien, il devait être énorme alors. Je sens deux doigts cassés et une blessure profonde à l'abdomen, de plus, la blessure est sale. Il y a des poils blancs d'animaux blanc dedans, avant de procéder à la régénération des tissus, je vais nettoyer la plaie. A grand renfort de coton, gaz stérile et antiseptiques, l'opération mit quelques dizaines de minutes, puis le guérisseur posa sa main sur le torse de Logan, une curieuse impression le chatouilla lors du contact. Le guérisseur fit de même sur la main déchiquetée, après quelques minutes, les blessures s'étaient d'elles même résorbées. Toni et Kevin remercièrent chaleureusement le vieil homme, qui ne vit pas d'inconvénients à faire passer la facture au nom de Kevin pour son père. Après que le médecin soit parti, Logan semblait se remettre vite de ses blessures, la magie du guérisseur y était pour beaucoup. Logan se redressa pour s'asseoir sur le rebord du lit, Kevin s'assit à ses coté. Le jeune garçon regarda sa main régénérée et replia ses doigts plusieurs fois, s'assurant qu'il n'y avait pas de séquelles, il bredouilla timidement à Kevin : — Bon... je crois que je vous dois des explications... — Je crois en effet — La nuit dernière, alors que j'étais seul avec ton frère sous ma forme féline, Kevin a malencontreusement provoqué le retour à ma forme humaine en jouant de sa guitare. Kevin m'a ensuite surpris, j'ai du m'enfuir précipitamment et t'emprunter quelques vêtements Toni, mais je te les aurais rendu dès que j'en aurai eu l'occasion, crois moi ! — Quoi ! Kevin, tu étais au courant du pouvoir de Logan et tu ne m'a rien dit ? Je comprends la raison de ton mutisme ce matin ! Kevin baissa la tête, confus, il marmonna pour sa défense : — Et alors ? Moi aussi je voulais avoir mes secrets, tu en aurais pensé quoi si je t'avais dit : « Oh pardon mon frère, j'ai surpris Logan hier soir qui se ballade à poil dans ta chambre, c'est normal ? » Et puis je ne savais pas encore toute la vérité sur son pouvoir ! Logan souriait enfin, il voyait le comique de la scène à présent. — Bon fit Toni, je comprends un peu ton raisonnement et donc pour la guitare... pas la peine de chercher plus loin... la limitation ! — Les ondes sonores puissantes sont ma limitation, je vois que ce n'est pas la peine de te faire un dessin Toni. Logan se leva doucement pour marcher dans la chambre. — J'étais paniqué, je m'en voulais, Kevin avait découvert mon secret, mais ce qui me faisait le plus mal, c'est d'avoir trahi votre confiance, j'étais persuadé qu'après cela, Kevin aurait été fâché après moi, je me suis retransformé en chat dans un jardin tout proche, mais par manque de chance, un chien que je n'avait pas vu m'a sauté dessus, je n'ai pas eu le temps de quitter mon enveloppe féline. Impossible de me concentrer, j'ai eu la peur de ma vie quand les canines du molosse se sont refermées sur moi. — Attend ! Logan ! Ne me dis pas que sous ta forme féline, tu as... vu tout ce qu'on faisait ! — Pardon Toni, mais je garde tout mon esprit, mes yeux et mes oreilles dans mes formes animales... Toni et Kevin rougirent de concert, à leur tour d'être mal à l'aise. Logan mis la main devant sa bouche pour couvrir ses éclats de rire. — Kevin et Toni, vous êtes gay et alors ? Cela ne me dérange pas. Et puis Toni, tu étais tellement mignon dans les bras de... Cylian, c'est ça ? Quand à toi Kevin, quel baiser avec Cylian quand vous vous êtes embrassé, j'aurai aimé être à ta place ! Euh enfin... c'était un beau baiser ! Logan, se ravisa, conscient d'avoir dit un mot de trop. Kevin le dévisagea en silence, sans rien dire, il n'arrêtait pas de l'observer, depuis le début de la discussion et maintenant, Logan souriait enfin ! Il l'avait attendu ce sourire, comme la première fois depuis sa visite sur le pas de la porte devant chez lui, un sourire si craquant que son cœur s'était soulevé, ce petit diablotin aux yeux si doux cachés par une tignasse brune. Ce sourire clair et chaud, cela lui mettait du baume au cœur de savoir son ami enfin heureux. Logan continua la suite de ses explications. — À vrai dire, le polymorphisme animal est très compliqué à réaliser, nous ne développons notre pouvoir que très tard contrairement à vous, nos entités corporelles se limitent à des animaux évolués comme les mammifères, parfois les oiseaux ou les reptiles. Impossible de se transformer en insecte, trop compliqué, je potasse pourtant les livres de dissection pour que mes transformations soient les plus réalistes possible. — Et tu t'y es très bien pris souligna Kevin, nous y avons vu que du feu ! — Pourtant, ça pas toujours été le cas, je n'arrive toujours pas à synthétiser cette maudite mélanine de la fourrure ! — La quoi ? Elle vient faire quoi Mélanie là dedans ? C'est ta petite amie ? Kevin était perplexe Logan gloussa de rire : — La mélanine ! petit couillon ! Je n'ai pas de copine. La mélanine, c'est la protéine qui donne la pigmentation à la peau ! Je ne me transforme qu'en entité albinos, pour le moment. — En vérité, « Sirius 3 » est la première entité que je maîtrise, j'en ai une ou deux autre, mais je vous les montrerai plus tard. Ce fut long, il y a 2 ans, j'ai commencé me transformer. « Sirius1 » fut la première entité. Et quel fiasco ! Ma mère tomba dans les pommes en voyant un chat sans peau, comme écorché vif, les os sortant du corps et se traînant lamentablement sur le carrelage de la cuisine un beau matin ! — Berrrk c'est dégoûtant ! remarqua Kevin. — Mouais... assez surprenant j'avoue. Puis vint après quelques mois « Sirius2 », un peu plus amélioré, quand à « Sirius3 », il est presque parfait ! Un jour, « Sirius4 » verra le jour, il sera enfin tout noir ! Ce sera mon chef-d'œuvre. Pour vous aider à vous représenter le truc. Le polymorphisme s'apparente à un jeu de lego grandeur nature. Vous construisez, arrangez, détruisez une forme pour atteindre un objectif proche de la réalité, c'est assez dur à comprendre pour des gens qui ne sont pas habitués à ce genre de pouvoir. Logan jeta un coup œil sur le réveil de la chambre, la discussion s'était déjà bien étendue sur quelques heures. — Mince déjà 22 h heures ! Ma mère va me tuer ! Je dois vite rentrer ! — Non attend reste encore un peu ! Kevin se leva d'un bond, le jeune garçon le suppliait en le tirant par l'épaule avec sa main pour l'empêcher de partir. Logan se tourna vers son nouvel ami. Kevin, merci du fond du cœur pour avoir veillé sur moi, tu es plus qu'un ami pour moi maintenant, en espérant que tu me pardonnes, Toni également. Toni fit un rapide signe de tête et ajouta : — N'en parlons plus, mieux vaut tard que jamais, mon frère et moi voulons que tu reviennes, tu es ici comme chez toi ! Et la prochaine fois, nous t'achèterons... une gamelle pour chat ! — Bande de sacrés comiques ! J'y crois pas ! Il n'y a pas un frère pour remplacer l'autre ! Toni... tu es très beau quand tu fais l'amour et Kevin... ne laisse pas ton frère te chatouiller ! Logan fit un clin d'œil aux deux frères, ceux là même qui, sous le coup de la révélation en avait la bouche ouverte à s'en décrocher la mâchoire et les yeux écarquillés. — Toi si je t'attrape ! Petit lutin malicieux ! Les chatouilles sont pour toi ! — Essaye voir ! J'ai d'autres surprises en réserve qui pourraient te faire peur Toni ! Bon il est l'heure pour moi de disparaître, à bientôt ! Logan rentra la tête sous le menton, visiblement très concentré et se parla à lui-même. Euh... c'est comment déjà ? Ah oui, initiation... transformation... stabilisation... Sirius3... n'oublions pas d'augmenter nos battements cardiaques de 60 à 150 pulsations, descente de la masse à 2 kilos... Les yeux de Logan s'enflammèrent, un feulement rauque s'échappa de la bouche de ce qui était quelques secondes auparavant un jeune homme. De ce qui était... Car tout son corps semblait se disloquer, les os éclatèrent, les ongles se changèrent en griffes, quand Logan tomba sur le sol, il disparut, un corps de félin avait pris le relais en un fraction de secondes, il ne se passa que instants de plus que déjà, Sirius3 courait déjà en direction de la fenêtre de la chambre laissée ouverte et s'insinua pour bondir vers l'extérieur dans le jardin. Kevin et Toni se regardèrent quelques secondes, comme si toute cette soirée n'était qu'un rêve un peu fou, comme si demain, ils ne se rappelleraient de rien concernant ce visiteur d'un soir. La main de Toni vint se poser sur la tête de Kevin, il devina l'expression de mélancolie dans les yeux de son frère et le rassura : — Je suis fier de toi ce soir, tu t'es occupé de Logan faisant fit de tes préjugés, quoi que je pouvais dire, tu ne l'as pas laissé tomber, tu es vraiment majeur maintenant ! — Tu parles, je n'ai rien fait, c'est normal de protéger quelqu'un qu'on... aime. Tu en ferais autant avec Cylian non ? — Oui mais avec Cylian ce n'est pas pareil ! Kevin laissa planer un moment la conversation. Dehors, un léger vent s'engouffrait par la fenêtre et faisait valser les rideaux de la chambre. — Je file dormir, bonne nuit Kevin, à demain ! — Oui à demain ! Je file prendre une douche et je fais de même ! Kevin prit une serviette et couru en direction du mur, sauf que... Un grand bruit et Toni se retourna, il aperçut Kevin allongé par terre, grimaçant de douleur, se tenant la tête et se plia de rire. — Tu ne peux pas utiliser ton don dans ta chambre ! Tu as oublié ? A moins que ton esprit soit occupé à penser à autre chose ? Toni était penché au dessus de son frère les mains sur les hanches, le sourire jusqu'aux oreilles. — Bien sur que non ! Je le savais, j'ai eu un moment d'égarement, c'est tout ! Toni avait déjà gagné le couloir mais ses rires résonnèrent dans toute la maison. — Sacré Kevin, un moment d'égarement, tu parles ! Tu l'aimes... cela ce voit comme le nez au milieu de la figure ! RE: Le monde de Cylian (fantastique avec quelques personnages gays) - bech - 01-01-2025 Chapitre 20 : Le psychique noir Nous aurons tant attendu ce jour radieux nous chevaucherons ensemble les rayons de l'astre du jour qui étincelle Mon amour, sentir tes mains contre les miennes dans les cieux Si proche du paradis, ici dans le ciel Je t'aimerai De là haut, les champs de coquelicots se changent en des coulées de sang Les mers sont semblables à des torrents de larmes Pareil à toi mon amant Dont ton visage qui pleure et sourit m'emplis de tout tes charmes Je t'aimerai Abaissons le saar* et l'enclar*, mon amour. Sache que je t'aimerai toujours En ce frais matin Ma main effleure ta bouche carmin Tes lèvres posées sur les miennes Tel un papillon dans la rosée, butine son pollen Je t'aimerai * armes des Éthérés « Journal de Cylian, poème à Talion, son amour Juillet 2009 » Lycée privé des élèves psychiques, salle 314 Bâtiment A Yann tapotait nerveusement la surface du bureau du bout de ses doigts. « Bon sang que fait il ? Encore en retard... comme d'habitude ! » Il se leva d'un bond pour se diriger nerveusement comme par habitude quand il attendais un visiteur vers la grande fenêtre qui donnait sur la cours, comme un aigle aux aguets du haut de son promontoire, jetant un regard soucieux sur la masse d'élèves, tous habillés en noir. Telle était la tenue réglementaire pour tous les étudiants psy, de la maternelle à la fac. Il ne saurait en être autrement, méthode efficace pour les discerner du reste de la population. Trois étages plus bas, un étudiant, visiblement pressé, poussa les portes de l'entrée du bâtiment en courant, pour s'engouffrer dans le vaste corridor blanc et froid, nimbé de lumière artificielle des néons. « Pardon, poussez vous ! Je suis pressé ! Excusez moi ! Je dois voir le coordonnateur ! » Julien renversa à son passage une jeune fille qui discutait avec un groupe d'amies. Celle-ci, apparemment surprise, jeta un regard noir à Julien, visiblement vexé d'avoir été interrompu dans un échange mental de la plus haute importance avec ses camarades. « Bande de culs serrés » pensa-t-il tout bas. Une pensée mentale qui se voulait être perçu comme un juron de la part de la jeune fille s'écrasa contre les tempes de Julien, il ignora royalement l'avertissement. « Ouais c'est ça ! Parle à ma main, pauvre radasse ! » Personne ne riait dans les locaux, personne ne parlait, d'ailleurs, tout se faisait par un échange d'ondes cérébrales entre les élèves. Julien envoyant à tout va des ondes de « bonjours » aux élèves rencontrés comme l'exigeait la bienséance dans l'établissement. L'avantage d'être dans le lycée n'était pas moindre. Les personnes dotés de pouvoir psychiques étaient autorisés à se servir de leur pouvoir et certains élèves ne s'en privaient pas. Brimés de ne pouvoir le faire à l'extérieur, ils se laissaient aller sans la moindre retenue. A mesure que le fil de l'histoire de l'humanité se déroulait, la classe des psychiques et des éthérés avait adopté un double langage pour se faire comprendre au sein d'une même caste et par eux seulement. A dire vrai cette ressemblance était bien... la seule. Julien gravit les trois étages qui le séparaient du bureau du coordonnateur : Il envoya une impulsion mentale sur la porte au lieu de frapper, celle ci s'ouvrit devant un jeune homme vêtu de noir, très grand et mince comme Julien, la corpulence des deux psychiques étaient tellement voisine qu'on aurait dit deux frères, Yann étant un peu plus grand que lui, même cheveux noir corbeau et yeux sombres. — Bonjour Yann ! — Bonjour Julien, je t'attendais, j'ai cru que tu ne viendrais pas. Après un salut psychique de circonstance entre les deux garçons, Julien fut invité à s'asseoir sur une chaise devant le bureau de son ami. Yann était son supérieur mais les rapports entre eux était qualifiés d'amicaux pour les personnes qui croisaient Julien et Yann ensemble. Julien étant un psy de classe C, contrairement à Yann, psy de classe A, cela imposait le respect. La mine de Julien se renfrogna lorsque ses yeux firent un rapide tour de la pièce, froide, blanche, aucune chaleur humaine ne transpirait en ces lieux. Yann était debout, dos à lui, les bras croisés derrière le dos scrutant attentivement les allées et venues des étudiants derrière l'imposante verrière. Julien rompit ce silence qui le mettait mal à l'aise — Qu'as tu as me dire Yann ? — Tu as lu les journaux j'imagine. La guerre semble avancer d'un cran entre les psychiques et les éthérés. — Oui et alors ? Ce n'est qu'une querelle passagère... — Passagère ? Je ne pense pas Julien ! La Guilde des pouvoirs va bientôt devoir se trouver un président, tous les conseillers de la Guilde scrutent nos deux camps à travers leurs agents, l'enjeu du combat c'est bien entendu la présidence de la Guilde que leurs conseillers voteront d'ici peu. Le problème est que Cervantès, le chef auto-proclamé de l'armée des éthérés jouit d'un grand prestige au sein de la Guilde, d'un autre coté, il est trop influent, trop charismatique, la Guilde a peur de lui... Voilà pourquoi la Guilde relâche son attention sur nous depuis quelques temps. Il est grand temps Julien, que les psychiques prennent la tête de la présidence à travers l'un de nous afin d'imposer nos idées ! Oublions nos vieilles querelles intestines avec la Guilde. Acceptons là dans tout ce qu'elle peut nous apporter ! Il est temps pour nous de sortir de l'ombre et d'imposer nos exigences ! Regarde ce qui se passe en ce moment. La Guilde est affaiblie, gangrenée par les politicards véreux ! Cette organisme indépendant est corrompue par des pots de vin versées par des personnes influentes cela doit cesser ! — Tu as peut-être raison, mais je pense que notre guerre arrange bien les affaires de la Guilde. Elle ne lèvera pas le petit doigt pour aider l'un des deux camps. Bien installée dans son siège, elle regarde le spectacle. Nous nous entretuons et au final, elle réagira pour supprimer le vainqueur et mettre à sa tête, un incandescent ou autre... — Les incandescents ? Tu me fais rire ! Cette caste est dépassée ! Jadis grande puissance, ne jurant que par l'Alpha, appartient désormais au passé. Caste soumise et indécise, servant aussi bien le clan des éthérés que notre clan. Non, je te le dis, l'avenir se joue entre nos deux camps. Julien se leva et rejoignit son compagnon devant la fenêtre, il ne comprenait pas ce qu'il avait à voir là dedans ni ce que Yann attendait de lui. Yann sentit sa présence. Les yeux toujours vissé contre la vitre, il enchaîna : — Le plus fâcheux, c'est que les éthérés recrutent des psychiques à présent, des traîtres reniant leurs convictions. — Et alors ? les mecs, il va falloir revoir vos moyens pour garder vos hommes ! Peut-être que les éthérés se battent pour une cause plus juste que la notre, où alors quand ils recrutent, ils donnent peut-être en prime des tickets resto ou des lecteurs MP3, va savoir ! Yann ne releva pas la plaisanterie, il enchaîna imperturbable : — Tout comme toi Julien, tu t'es laissé corrompre par un éthéré. Un certain Cylian... Si mes pensées s'avèrent exactes. Tu t'es lié d'amitié avec lui, tu as été jusqu'à aller en prison à cause de lui ! Julien ! Regarde toi ! Tu m'as déçu ! Gâcher ton formidable talent au service de cette... personne ! Julien se raidit de tout ses muscles. Comment Yann avait pu avoir connaissance de Cylian ? Voici le vrai but de cette entrevue ! Il avait toujours caché ses pensées quand il était à l'institut psy, il ne relâchait son attention qu'à l'extérieur quand les bracelets de sécurité empêchaient les personnes dotées du pouvoir psy de pouvoir s'en servir... à moins que... — Dis moi Yann, ton bracelet... — J'ai deviné tes pensées mon cher Julien, ainsi... Cylian est ton ami d'enfance, pas besoin de me le cacher quand à mon bracelet, je vois où tu veux en venir, il présente des dysfonctionnements en ce moment. Sachant ce qu'il devait savoir Julien s'apprêta à prendre congé de son soi-disant « ami ». — Je dois... — Partir... oui je sais, alors bonne journée, Julien et pense à ce que je t'ai dit. Surveille un peu mieux tes relations à l'avenir. Je suis ton ami, tu le sais bien. Si tu as un souci, n'hésite pas à m'en parler et... salut Camille de ma part, ça fait longtemps que je ne l'ai pas vue. Julien était très perturbé tout à coup, il fallait qu'il prévienne Cylian qu'il risquait d'avoir une visite un peu spéciale. Yann avait la sale habitude de régler les problèmes à sa manière. — Oui je sais, tu es mon ami Yann. À dire vrai, Julien n'avait à présent que de l'indifférence voire du dégoût envers Yann et ses semblables mais il s'efforçait de contenir ses pensées vis-à-vis de son alter ego, son enseignement lui permettait de cacher la plupart de ses sentiments. Il reprit. — Laisse moi m'occuper de cette affaire, tu veux bien ? — Si tu veux, j'irai voir tout de même Cylian pour m'expliquer avec lui... nous nous reverrons plus tard. Julien partit en toute hâte, laissant Yann devant la porte, un sourire énigmatique sur le coin des lèvres. RE: Le monde de Cylian (fantastique avec quelques personnages gays) - KLO7514 - 01-01-2025 Hé-là : il va falloir aviser très rapidement avant que n'arrive la "cata". Sinon, "Cyci" va avoir chaud aux plumes...! RE: Le monde de Cylian (fantastique avec quelques personnages gays) - bech - 04-01-2025 Effectivement, maintenant qu'on en sait plus sur Sirius et Logan (quoique ...) et que tout marche bien entre Toni et Cylian, ce que s'apprête à faire Yann va constituer la dernière péripétie majeure du livre 1 de ce récit. RE: Le monde de Cylian (fantastique avec quelques personnages gays) - bech - 04-01-2025 Les cours de la journée étaient terminés. Toni était assis sur le rebord d'un muret, non loin du lycée. Il venait de s'acheter un sandwich, la nourriture du réfectoire ce midi n'était pas trop à son goût. Il aimait s'asseoir un moment et laisser son esprit vagabonder. Toni avait le cœur serein, rien ne pouvait troubler sa bonne humeur qui s'était installé depuis quelques temps, voilà quelques mois qu'il était amoureux d'un garçon et rien ni personne, encore moins le vent froid de décembre ne pouvait altérer l'amour qu'il avait pour Cylian. Un amour que même le temps n'arriverait pas à égratigner. Il regardait les gens passer avec leurs sacs remplis de cadeaux, la fête de noël approchait à grands pas, c'est fou se dit il comme il est intéressant de les observer. Ici, une mère de famille appelait son fils collé à la vitrine d'un grand magasin de jouets qui feignait d'ignorer les appels de sa mère, de l'autre coté de la rue piétonne, un couple s'embrassait, se tenant par la main. Toni se surprit à sourire en les observant. La fatigue le prit tout à coup, c'est vrai que la nuit dernière avait été pour le moins agité avec la visite de Logan métamorphosé, couvert de sang. Il se frotta les yeux quand des gants en cuir se posèrent sur son visage. — Devine qui c'est ? — Cylian, tu es discret comme un éléphant dans un magasin de porcelaine ! — J'ai fini de faire mes achats, si on rentrait chez moi ? On boirait un chocolat pour se réchauffer ? A moins que tu aies une autre idée ! Cylian avait un sourire à craquer sous sa capuche, une fossette au coin des joues était apparue ce qui lui donnait encore plus d'attirance. — Cyliaaaan... espèce de petit coquin ! Tu deviens moins timide de jour en jour ! Les deux garçons repartirent et arrivés a quelques mètre de la maison, ils profitèrent de l'occasion de ce qu'aucune personne n'était présente pour s'embrasser, Cylian enleva ses gants et porta ses mains sur les joues de Toni pour le réchauffer. — Bon sang, Toni, tu es gelé ! Il frotta ensuite ses mains sur celle de Toni pour le réchauffer — C'est bon Cyl' , j'aime quand tu t'occupes si bien de moi mais quand même ! Je ne vais pas tomber malade ! En plus, nous sommes presque arrivés ! Passé la porte de la maison, il rejoignirent la chambre de Cylian et jetèrent leurs manteaux sur le lit. Cylian s'approcha de Toni et passa ses mains sous son pull, ses doigts posés sur ses pectoraux réchauffèrent vite le jeune garçon. Les doigts caressèrent ses tétons raidis par le froid et descendirent le long du torse sous le jean, pour s'engouffrer dans le boxer. La main de Cylian s'attarda contre les doux poils pubiens et pris le sexe endormi de Toni entre ses doigts. Toni poussa un gémissement de plaisir et se cambra pour se coller contre le corps qui lui donnait autant de plaisir. Cylian entreprit de libérer le membre qui gonflait entre ses doigts de l'étau de tissu qui le retenait. Il se mit à genou et déboutonna le pantalon de Toni, qui tomba sur ses genoux. Une belle bosse était apparu sous le boxer de Toni, laissant deviner les contours de la queue imposante cachées dessous, Cylian empoigna le sexe à travers le tissu et fit quelques va et viens avec sa main, suçotant son extrémité à travers le boxer. Ce traitement mettait au supplice Toni qui baissa lui-même son boxer sur les genoux, offrant sa tige, dur et raide devant les yeux de Cylian. Le gland était déjà à moitié décalotté, une goutte translucide perlait à son extrémité. Toni releva sa chemise blanche qu'il cala sous son menton pendant que Cylian donnait des petits coups de langues sur le bout de son sexe érigé à la verticale. Puis les lèvres du garçon remontèrent le long de la hampe, tandis que ses doigts malaxèrent délicatement les boules de Toni. — Plus vite mon cœur, c'est bon... Tony se retira, sentant que le feu remontait le long de son ventre, Cylian se releva et pencha, son ventre collé contre le rebord du lit et défit sa ceinture, Toni baissa lentement le pantalon et le boxer de son bel ado brun et l'invita à s'allonger sur le lit. Il parcourut son dos et ses fesses de baisers et introduisit sa main dans le creux de sa raie. Un doigt ne tarda pas à traverser sa rosette, suivi d'un autre. Il introduisit doucement sa queue tendue au maximum entre les fesses de son adoré. Cylian poussa un cri étouffé, le plaisir était vite arrivé à son paroxysme, synergie de bonheur décuplée entre les jeunes garçons, quand Cylian devina que Toni allait jouir, il serra son anus pour garder dans le fourreau de ses fesses musclées, les puissants jets chauds qui venait le souiller. Toni retourna son compagnon sur le dos et s'occupa de branler sa queue qui n'allait pas tarder à exploser. Ce qui se passa bientôt, quand la queue de Cylian macula le bas du ventre de Toni de longues traînées blanches. Les deux garçons se rhabillèrent et se firent couler un bon chocolat chaud quand les parents de Cylian arrivèrent. Toni se leva pour aller les embrasser, le père de Cylian lui demanda : — Comment va notre grand Toni aujourd'hui ? — Bien monsieur. — Appelle moi Sébastien et puis, tu fais un peu partie de la famille maintenant non ? Les joues de Toni devinrent instantanément rouges à cette réflexion sachant ce que cela signifiait en décryptant ses paroles. — Rien de spécial, Sébastien, votre fils s'occupe bien de moi. — Que dirais-tu de venir manger avec nous pour le réveillon de Noël ? — Ça me ferait très plaisir ! Merci ! Mon père ne fait jamais rien de spécial mais Kevin... — Et bien amène-le aussi ! Je suis sûr que Claire n'y verra pas d'inconvénients ! La mère de Cylian répondit par un grand sourire à son mari, signifiant son accord. — Merci mille fois ! Je vais demander à mon père ce qu'il en pense, mais je dois rentrer pour l'instant. Cylian sauta sur l'occasion pour le raccompagner. Quand ils traversèrent le pont gelé menant au quartier de Toni, la nuit était tombée. La route qu'ils empruntaient faisait un angle droit contournant un parc qui masquait la visibilité de son prolongement par des barrières métalliques massives. C'est à cet endroit que deux garçons les interpellèrent : « Ça va les pédés ? On profite de la soirée pour se balader et s'embrasser ? » La nuit cachait en partie les deux silhouettes de sorte que ni Toni ni Cylian savaient à qui ils avaient affaire. Cylian compris qu'il avait toujours sa main serrée contre celle de Toni, ce geste même visible de loin les avait trahis... Mue par un instinct de protection, Toni passa devant son amour, le protégeant derrière lui, il vociféra : — Qu'est ce que ça peut vous foutre bande de cons ? Est-ce que l'on vous ennuie nous ? — Hey ! Tu restes tranquille toi où ça va mal aller pour toi ! la pédale ! Toni tourna lentement la tête où se trouvait la seule personne qui avait de l'importance pour lui en cet instant et qu'il fallait protéger coûte que coûte ! — Cylian, écoute moi, il va peut-être falloir se battre, avec mon pouvoir, j'aurai pu les terrasser en un rien de temps mais la nuit est déjà tombée, je ne peux rien faire. Par chance, l'obscurité peut permettre ta fuite, quand à moi je surveille tes arrières... il ne t'arrivera rien je te le promets ! — Toni, non ! Je peux encore voler et cela peut nous permettre de nous échapper ! — Et s'enfuir comme des lâches ? Je ne le peux pas ! J'ai ma fierté ! Ils recommenceront sinon. — Au diable ta connerie de fierté ! Tu n'as rien à y gagner, s'il t'arrivait malheur, je ne m'en remettrai jamais ! C'est pas toi qui va leur faire changer d'avis sur leurs idées ! La main de Cylian serrait le bras de son amour à lui faire mal, au loin les bruits de pas se rapprochèrent, les 2 garçons ne devaient plus être qu'à 20 mètres d'eux. Cylian essaya de calmer sa respiration, Toni lui apportait toujours le courage nécessaire dans les situations tendues, si jamais sa moitié venait à être blessé, il était prêt à se ruer sur les agresseurs pour leur arracher les yeux ! Une violente colère monta en lui à cette idée, d'un coup il se sentait remonté à bloc ! Cylian farfouilla dans ses souvenirs, il se rappela par hasard d'une litanie qu'il avait jadis appris par cœur pour lutter contre ses peurs : « Je ne connaîtrai pas la peur, car la peur tue l'esprit. La peur est la petite mort qui conduit à l'oblitération totale. J'affronterai ma peur. Je lui permettrai de passer sur moi, au travers de moi. Et lorsqu'elle sera passée, je tournerai mon œil intérieur sur son chemin. Et là où elle sera passée, il n'y aura plus rien. Rien que moi. » Plus qu'une dizaine de mètres séparait les deux groupes. Les 4 jeunes se distinguaient aisément, nos amoureux avaient malheureusement en face d'eux des garçons d'une stature assez imposante, tous les deux étaient grands et de corpulence imposante. Dans quelques secondes tout allait s'enchaîner très vite... En désespoir de cause, Cylian serra les poings et grimaça à la façon du Haka des guerriers néo-zélandais qu'il avait vu dans un reportage du national géographique. Il se prépara à faire vrombir ses ondes anti-gravités du plus fort qu'il pouvait, en espérant que cela les intimides quelques secondes. Toni l'avait dit. Pas question de fuir si il restait là à le protéger alors autant résister avec lui ! C'est alors que venant de nulle part, un rugissement guttural déchira la nuit. Les 4 garçons s'immobilisèrent de frayeur... Cylian scrutait le ciel sombre, il pensa tout d'abord à une fréquence émise par un autre éthéré venu à son secours mais le son était beaucoup trop différent de se qu'il avait eu l'habitude d'entendre avec William. Une ombre blanche, massive transperça les épaisses ténèbres. Quand cette forme de 2 mètres d'envergure se trouva sous le halo lumineux d'un lampadaire. les garçons et leurs agresseurs eurent le souffle coupé quand ils virent... un énorme tigre blanc se jeter à leur poursuite ! L'éthéré constatait avec effroi que lorsque les pattes du prédateur prenaient l'impulsion sur le sol pour bondir, un tremblement de muscles puissants se propageait dans le corps de l'animal comme une goutte d'eau au milieu d'un lac, depuis les coussinets de l'animal jusqu'à la patte, relayé jusqu'à l'épaule, ils étaient tous en action. Le félin s'arrêta net à quelques dizaines de mètres des agresseurs et ouvrit sa gueule garnit de dents acérés, nouveau rugissement à faire s'arrêter de battre un cœur d'effroi. A ce moment, seul Toni exultait ! Il se tourna en direction de Cylian pâle comme un suaire et lui chuchota : — Ne t'inquiètes pas, ce tigre ne nous feras rien ! Nous sommes sauvés... Déjà les deux autres garçons détallaient comme des lapins sous les rugissements de l'animal, ne demandant pas leur reste ! — Toni... tu fais quoi là ? Il faut qu'on se tire d'ici ! — Cylian, regarde le gros minou, je suis sûr qu'il est gentil comme tout ! — Non mais t'as vu la tête du "minou" ? Il va te caresser avec sa patte et va t'arracher la tête, ton... « chaton » ! — Merci Logan ! S'écria Toni devant le tigre des neiges qui s'était assis sur ses quatre pattes toisant d'un air serein du haut de sa hauteur, Cylian et Toni. — Attend ! Quoi ? Tu connais ce tigre Toni ? Tu l'appelles par son petit nom ? C'est quoi ce délire ? Laisse moi deviner... il était sous le lit chez toi quand on faisait l'amour ? — Ben oui ! — Arrête de te foutre de ma gueule ! Déjà Toni était parti à la rencontre de l'animal, arrivé à sa hauteur, il caressa le puissant mufle de l'animal qui se mit à ronronner les yeux fermés. — Sacré Logan ! Tu nous à été d'un grand secours, je regrette de ne pas avoir flanqué une correction à ses mecs, mais là, étant avec Cylian, il ne fallait pas trop jouer au héros. il lui chuchota à l'oreille : « Logan, va voir mon frère... il a besoin de te voir, tu lui manque, me semble t'il... » L'ordre de Toni fut parfaitement entendu par le tigre. Celui-ci bondit et disparut dans la nuit. Quand Toni se retourna, Cylian s'était recroquevillé à terre. Il se mit à hoqueter et versa quelques larmes. Son Narcisse vint le relever et il le serra dans ses bras. — Qu'est ce qui ne vas pas ? Tu as eu peur du tigre ? C'était un ami polymorphe à Kevin et moi, tu n'as pas à t'en faire, a moins que ce ne soit les 2 agresseurs ? — Tu ne comprends pas... j'ai été blessé ce soir... dans mon âme... Cylian se blottit contre Toni — Décidément, c'est une habitude chez toi que je serve de doudou ! — C'est que... c'est la première fois que je me fais traiter de pédé ! Tu comprends ? Cela ne fait pas le même effet de l'entendre, quand ça nous est adressé directement ! C'est dur à accepter, nous n'avons rien fait de mal pourtant ? Pourquoi les autres ne l'acceptent ils pas ? — Cyl' , je le sais bien, il y a des idiots et des intolérants partout dans le monde, certaines barrières refusent toujours de céder, les gens ne comprennent pas que l'amour peut avoir plusieurs visages. Peut-être comprendront ils un jour... En attendant... je suis presque arrivé, tu es fatigué après cette épreuve, tu trembles toujours, envole toi et rentre chez toi si tu t'en sens capable, à moins que tu passes la nuit avec moi si ça ne vas pas. De là tu appelleras tes parents pour les rassurer. — Non je te remercie, je vais rentrer tout seul... je t'aime Toni — Je t'aime Cyl' notre amour survivra à tout, je resterai toujours à tes cotés... RE: Le monde de Cylian (fantastique avec quelques personnages gays) - KLO7514 - 05-01-2025 Ouf : Sirius 3-Tigron est arrivé à temps, pas comme les carabiniers d'Offenbach qui pointent le bout de leur mousquet quand tout est fini ! Comment a-t-il su que Cyl et Toni avaient rencontré des intolérants? Il les suivait à la trace? Il est vrai que les félins ont un flair beaucoup plus développé que nous les humains. Notre flair "animal" s'est beaucoup amenuisé. Il paraît que ce sont les fines et longues moustaches des chats qui leur permettent de repérer toute une série d'odeurs, de vibrations que nous ne percevons plus. Je comprends mieux, maintenant, que les hommes à l'époque de Napoléon III voulaient retrouver ce flair perdu en laissant leurs moustaches à l'horizontale, sans doute par mimétisme avec nos matous.... Si Kévin est un fana de belote, il choisira à tout coup et à son tour, «Matou cœur»! ![]() ![]() RE: Le monde de Cylian (fantastique avec quelques personnages gays) - bech - 08-01-2025 Le jour suivant, Toni fut très matinal, lorsque Kevin descendit les escaliers à son tour, il surprit son frère en grande conversation avec leur père. — Bon sang Toni ! Rentrer à une heure si tardive, ce n'est pas sérieux ! Vous avez eu de la chance de ne pas vous faire agresser Cylian et toi ! Sans parler que tu perds tes pouvoirs une fois la nuit tombée ! Ne te ballade jamais avec de l'argent sur toi ! Ces gars ils voulaient te racketter ? — Je pense oui en tout cas, heureusement que Logan était dans les parages sinon il fallait imaginer le pire ! Toni devait bien mentir sur la vrai raison de l'altercation, à savoir le fait qu'il tenait Cylian par la main et que ce geste avait failli tourner à la bagarre. — Tu es grand, fais attention à l'avenir ! Le travail m'appelle, passez une bonne journée, embrasse ton frère pour moi... à le voilà ! Kevin embrassa Toni et son père, il attendit que la porte se soit refermée et que la voiture ait démarrée pour enfin se décider à sortir de sa léthargie. — J'ai attendu Logan toute la soirée et maintenant tu me dis qu'il était avec vous ! — Oui, nous avons failli nous faire agresser hier soir, heureusement que Logan nous a prêté main forte pour faire fuir les gars qui nous en voulaient, juste parce que Cylian me tenait la main. Tu aurais du voir sa transformation en tigre, Cylian ne s'en est toujours pas remis ! Kevin remonta avec un air de dédain la mèche blonde qu'il lui descendait sur les cheveux. — Il ne pense même plus à moi alors... — Ça je ne pense pas, vu le regard que vous vous êtes jetés tous les deux lorsque je suis arrivé avec le guérisseur en dit long sur ses sentiments. Toni se leva en direction de la cuisine pour mettre son bol dans le lave-vaisselle quand une forme blanche se colla contre la fenêtre. Le blondinet se mit à sourire, une idée lui traversa l'esprit. Il ouvrit discrètement et fit entrer Sirius, le prenant dans ses bras. Sa tête s'avança vers celle de l'animal et il lui susurra : — Logan, fais ce que je te dis. Reste dans la cuisine et écoute... viens dans le salon lorsque je t'appellerai... Miaulement de la petite boule blanche en guise de réponse. Toni revint dans le salon d'un pas nonchalant, tournant autour de la table les bras croisés, il regardait le plafond, cherchant ses mots puis après quelques secondes, il s'adressa à Kevin d'une voix anormalement forte et distinct. — Bon Kevin, c'est si dur que ça de me dire que tu as des sentiments pour Logan ? Tu sais, je commence à savoir interpréter certains regards qui veulent tout dire. Chez les personnes qui ont des yeux bleus c'est difficile mais ton regard renvoyé au travers des yeux noisettes de Logan, ne trompe pas je t'assure. Vous n'êtes pas discrets. Vous vous êtes dévorés des yeux l'autre soir ! Kevin lâcha sa cuillère au fond de son bol. Le son du métal sur la faïence résonna dans la pièce. Toni se dit qu'il avait touché un point sensible chez son frère. — Qu'est ce que tu racontes ? J'aime bien Logan, c'est sûr. Il n'a personne comme ami et puis il est sympa voilà... Bon c'est évident qu'il est beau gosse je ne le cache pas. — Donc, tu ne l'aimes pas ! Tu n'es pas amoureux de lui ! Long silence... — Mais Toni, à quoi ça sert de l'avouer ? Si ça se trouve, il me voit juste comme un ami, un pote qui s'occupe de lui quand il est sous la forme d'un chat. Je ne suis peut-être rien de plus qu'un moyen de le rassurer ! — Je te trouve bien dur Kevin ! Les vrais amis ne sont pas comme ça ! Toni se rassit et se servit tranquillement un autre café quand il ne s'aperçut même pas que son frère s'était approché en face de lui. Kevin s'appuya de ses deux mains contre la table et cria à Toni qui surpris, sursauta, ne l'ayant pas vu arriver : — OUI ! JE L'AIME ! JE PENSE SANS ARRÊT A LOGAN DEPUIS LE JOUR OU JE L'AI RENCONTRE ! Voilà t'es content ? Monsieur-je-me-mêle-de-tout ? — Et bien tu vois ? Ce n'était pas si difficile à admettre, non ? Kevin serrait les poings tandis que sur les lèvres de Toni se dessinait un large sourire de satisfaction. Les yeux toujours vissés sur sa tasse, un bras calé entre sa tête et sa chaise, Toni tourna la tête en direction de la cuisine et enchaîna : Logan ! Tu peux venir maintenant ! Le félin sortit de la cuisine en petites enjambées guillerettes et s'immobilisa devant Kevin rageant de colère. Kevin était visiblement vexé que les murs aient des oreilles et s'étouffant presque, il lança : — Pff ! Bravo Toni ! Tu as eu ce que tu voulais ? Me fâcher avec mon nouvel ami ? C'était un coup monté entre toi et Logan, vous êtes vraiment cons ! — Attend Kevin ! Ce n'était pas mon intention de te blesser, je t'assure ! Kevin fit demi-tour et battit en retraite dans sa chambre. Il se coucha sur le traversin, fâché à mort par l'attitude de son frère. Il leva la tête pour regarder son réveil : l'heure d'aller en cours... Le garçon plongea la tête sous l'oreiller poussant un grand soupir entre ses lèvres... Il n'irait pas en cours, la faute à son idiot de frère. « J'ai l'air de quoi maintenant ? Que doit penser Logan de moi ? » Kevin leva la tête en direction du miroir de son armoire. Il avait du mal à supporter son propre regard, honteux d'avoir eu ces paroles. Quelqu'un frappa à la porte de sa chambre... — Purée Toni, laisse moi ! Je ne veux pas de tes excuses ! pas de réponse... puis une voix s'éleva, venant de derrière la porte — Kevin s'il te plaît, c'est moi... Logan je peux entrer ? Cette voix fit bondir Kevin qui vint se trouva en position assise en un éclair. — Euh... c'est bon vas y entre ! Logan entra timidement, à la vue de son ami rouge de honte. Il se mit à sourire, une expression proche du rire tellement il était amusé de voir cet ado blond mal à l'aise sur son lit, la tête enfoncée dans les épaules. Logan était torse nu en baggy, Toni venait certainement de lui fournir ses vêtements après sa transformation. Kevin le toisa l'air penaud, il chuchota : — Je suis sûr que tu dois trouver mon attitude ridicule, en fait je suis vexé que tu ne m'ais pas rendu visite depuis ton accident, tu devrais sortir de ma chambre. C'est pas la peine qu'on s'explique sur mon attitude, je crois. — Tu n'as rien à te reprocher Kevin, ne m'en veux pas si j'ai aidé ton frère hier. Il en avait besoin, c'est aussi mon ami. Mais Toni m'a dit que tu avais besoin de moi. Ne le prends pas mal, mais tu manques de maturité. Tu ramènes tout à toi. Il faut que tu sois satisfait avant les autres. Parfois, en amour comme en amitié, il faut faire passer son prochain avant soit-même... tu comprends ? Kevin leva les yeux et ne trouva pas les mots devant le regard profond de Logan qui le fixait intensément. Son visage reflétait à une expression sérieuse, mais les yeux malicieux de Logan prenait le dessus. Kevin ne put s'empêcher de sourire. — Je te promets de faire un effort à l'avenir, Logan. Logan vint s'asseoir à coté de Kevin. Il était plus chétif que son ami blond mais son sourire cachait une certaine maturité, pourtant l'un comme l'autre étaient du même âge. Le visage de Logan s'illumina en une seule seconde et gloussa. — Et puis, si tu veux que je parte, tu connais la règle: je ne partirai pas avant d'avoir eu un baiser ! — Hein quoi ? C'étais mon idée ça au départ... . Hummmpff ! Logan s'était jeté sur les lèvres de Kevin qui s'affala sur le lit. Après deux secondes ils se retirèrent l'un de l'autre, les paupières de Kevin papillonnèrent d'un regard incrédule. — Petite rectification. Si tu voyais ta tête à cet instant, alors là oui, tu as l'air stupide ! Les deux garçons gloussèrent de rire — Hey, tu m'as pas laissé le temps de te donner ma réponse ! De nouveau les deux visages se rapprochèrent et Logan ferma les yeux sentant les lèvres douces de Kevin se coller aux siennes. — Mais toi non plus ! rétorqua Logan. Tu ne m'as pas prévenu, là. — Je dois t'avouer que ce baiser, je le veux depuis que je t'ai couché sur mon lit lorsque tu étais agonisant. Je n'ai pas osé. Tu étais si beau malgré la douleur qui se lisait sur ton visage... — Je sais Kevin. Je te l'aurai donné ce baiser mais j'avais peur que tu le prennes mal. Tu voulais peut-être qu'entre toi et moi ce ne soit juste uniquement que de l'amitié... — Dis moi, tu es donc gay ? — Ta question n'a pas de sens Kevin, je suis polymorphe ! — Et alors ? — Tu ne comprends pas, raisonnes comme si tu étais à ma place. L'identité psychologique d'un polymorphe n'a que peu d'importance quand il se demande de quel sexe il est, je peux être mâle ou femelle, il suffit de faire migrer quelques cellules sexuelles entre les jambes pour être de sexe mâle où à l'intérieur du ventre pour être de sexe femelle, l'identité sexuelle n'est qu'un détail dans notre cas. Quand nous aimons, nous nous attachons plutôt à la personne en elle-même, ses traits de caractère, ses sentiments qui eux ne peuvent pas être copiés. En cela les êtres sont uniques. Presque tous les polymorphes sont bisexuels. Ceci dit, je suis d'abord un garçon, j'ai tout ce qui faut à l'origine entre les jambes. Logan éclata de rire. Kevin approcha de nouveau son visage vers lui. Ils étaient toujours couchés l'un sur l'autre. — Je t'aime Logan — Je t'aime... mon petit blondinet. Si tu peux comprendre le sens du mot « aimer ». La porte de la chambre s'entre-ouvrit. Toni passa la tête en souriant à travers l'ouverture et vit les deux garçons occupé à se rouler une pelle de tous les diables. — Je vois que ça va vous deux ! Dépêchez vous ! Vous allez être en retard ! — Mince les cours ! s'écria Kevin ! — Ne t'inquiètes pas... fit Logan en posant sa main fragile contre sa bouche, maintenant, je m'occupe de toi. Nous allons vite rejoindre le lycée, j'ai toujours quelques tours dont je garde le secret ! RE: Le monde de Cylian (fantastique avec quelques personnages gays) - KLO7514 - 08-01-2025 Que c'est beau, ce que nous lisons en ce moment ! Aimer quelqu'un n'est pas seulement d'ordre "génital" mais bien plus vouloir son bonheur, le/la voir sourire, rire, plaisanter et aussi agir réciproquement pour nous et pour "les autres". Les "relations sexuelles" sont alors une façon de lui prouver qu'on l'aime. Ainsi va la vie...! RE: Le monde de Cylian (fantastique avec quelques personnages gays) - bech - 11-01-2025 Temps maussade du petit matin. La porte du bus déversa son flot continu de lycéens devant la grille du lycée. Parmi eux se trouvait Cylian. Sa nuit avait été agitée... Les évènements de la veille avaient donné l'occasion de peupler son sommeil de cauchemars où il s'était vu agressé par des inconnus qui l'avaient jeté dans une fosse aux tigres, il avait bien essayé de crier à l'aide mais personne ne venait à son secours. Même Toni s'était changé en tigre, son amour en venait à le menacer, ne le reconnaissant plus. Cylian s'était levé en sueur en plein milieu de la nuit, rêve stupide. Il se remémora la nuit dernière et se consola en se disant qu'il avait l'avait échappé belle, grâce à l'apparition de ce mystérieux animal. Quand il voulut pénétrer dans l'enceinte de la cour, une main l'attrapa par le bras, levant les yeux, pour savoir qui le retenait, il reconnut son ami. — Julien mais qu'est ce que tu fais ici ? Tu n'es pas à l'institut ? — Salut Cyl' , si ! J'y allais, mais avant, il fallait que je te vois. — Pourquoi tant d'empressement ? Est-ce si urgent ? Cela ne te ressemble pas d'être anxieux. — A vrai dire, je me suis fais piéger par mes propres pensées, elles m'ont trahi. Pourtant je suis entraîné à les dissimuler aux yeux des autres psychiques d'habitude, mais cela n'a pas suffit. J'ai eu une discussion avec mon coordinateur, c'est comme cela que nous appelons nos chefs de groupe. Son nom est Yann, il a découvert en scannant mon esprit mes liens d'amitiés avec toi... et vu les circonstances actuelles, il n'est pas bien vu de notre coté qu'un psychique se lie d'amitié avec un Éthéré. Tu auras certainement l'occasion de le rencontrer bientôt, il va certainement lire dans tes pensées, étant classé A. Un conseil, si tu l'aperçois, évite de le rencontrer et si malgré tout il entre en contact avec toi, essaye de penser fortement à une chose sans intérêt, cela retardera Yann à scanner ton esprit. — Bon et bien il n'y a pas de quoi s'inquiéter pour si peu ! — Je l'espère Cyl' , mais écoute moi bien : Yann est un peu jaloux de notre amitié, mon don est puissant il veut me garder comme pièce maîtresse. Il s'imagine que tu m'influences dans mes actions, dans le choix de mes fréquentations, ce qui bien sûr, ne le regarde pas. Je suis ton ami et je me moque de ses conseils en dehors de nos cours. Fais tout de même très attention, si les psychiques ne sont pas violents, ils peuvent te briser moralement. Ne lui donne aucun souvenir dont il pourrait se servir contre toi ! Julien tendit son bras devant Cylian pour l'empêcher d'avancer plus loin. N'oublie pas : il n'est plus question de blondinette polymorphe cette fois. Yann est cent fois plus dangereux si il est poussé à bout. Dis lui que tu ne souhaites plus me voir et cela suffira. Enfin j'espère. — Entendu Julien, je te fais confiance. Que puis-je faire d'autre de toute façon ? — Il faut que j'y aille et surtout souviens toi de se que je t'ai dit ! Bonne journée Cyl' ! Encore un problème en vue se dit Cylian et puis non, c'est le problème de Julien, pas le sien. Après l'épisode de hier soir, il se dit qu'il ne pouvait rien lui arriver de pire. Ses préoccupations s'envolèrent quand il vit son beau Narcisse arriver. Les deux garçons se retrouvèrent, échange de poignées de main... à contre cœur, l'attitude type à adopter en public. — Ah ! Cyl' ! tu vas bien ? Je me suis fais beaucoup de soucis à ton sujet depuis hier. — Ne t'inquiètes pas, je m'en suis remis. — Il faut que je te dise la grande nouvelle : Kevin s'est trouvé un petit copain depuis hier ! — Là tu m'en bouche un coin ! Non ? La petite crevette c'est trouvée un amour ? Tes relations déteignent sur lui ! Et je le connais son « copain » ? — Oui, c'est le polymorphe animal que tu as vu hier soir, je crois qu'il t'as marqué, tu ne vas pas l'oublier de sitôt ! — Tu parles si je m'en souviens, il m'a foutu une frousse bleue ! Il s'appelle Logan n'est ce pas ? J'espère le rencontrer, mais sous sa forme humaine. Leur discussion fut interrompue par un appel au fond de la cours : Kevin venait à leur rencontre. Il héla Toni qui fut surpris de voir son frère. — Kevin ! Comment as-tu fais pour venir aussi vite en loupant le bus ? — Ah ça... C'est mon secret ! Au fait, salut Cylian ! Est-ce que l'ange va bien ? Il paraît que tu as vu un gros chat hier soir ? Kevin éclata de rire — Ne vous moquez pas ! J'ai vraiment eu la trouille de ma vie ! — Je te le présenterai, il est moins terrifiant sous sa forme originelle. La cloche indiquant le début des cours résonna, les garçons se séparèrent Kevin d'un coté, Toni et Cylian de l'autre. Ils furent rejoints par Vincent avant d'entrer dans le bâtiment. La journée était finie quand Selenn descendit les escaliers du perron du bâtiment en farfouillant dans son sac à main. Elle en ressortit son portable pour vérifier les messages qu'elle avait reçu lors de la journée. Le froid était vif, Selenn plissa les paupières et rajusta son écharpe contre son cou. Augmenter sa corpulence pour résister au froid ? Elle y avait déjà pensé mais un instinct de coquetterie le lui interdisait. Ses yeux fixaient le fond de la cour quand ils s'arrêtèrent sur une silhouette familière. Elle se dirigea calmement vers le garçon sans le quitter d'un regard anxieux et curieux à la fois. Arrivée à sa hauteur, elle lui adressa un sourire amer. Le garçon lui rendit son sourire et avant qu'elle ne décide d'ouvrir les lèvres il engagea la discussion en premier. — Bonjour Selenn, ça faisait longtemps... La longue veste noire du garçon se soulevait suivant les caprices du vent, comme un étendard annonçant de sinistres présages, ses longs cheveux noirs s'agitaient devant ses yeux bleus. — Bonjour Yann, je ne m'attendais pas à te voir, tu me surprends je dois dire. — Comment vas-tu ? — Bien et toi ? Tu t'occupes toujours des affaires de l'institut où des affaires des autres ? Remarque c'est un peu la même chose ! Yann tiqua des lèvres à la réponse ironique de Selenn. Il n'en attendait pas moins d'elle. Selenn sortit un étui à cigarettes et s'alluma une clope, attendant une réponse de Yann. — Tu n'as pas changé Selenn, à ce propos, je me disais que nous pourrions de nouveau nous revoir, tes dons me seraient fort utile... comme au bon vieux temps. — Comme au bon vieux temps... où veux tu en venir ? Selenn expira des volutes acres de fumée qui cachèrent son expression de mépris. — Tu as une drôle de façon de voir les choses Yann, au départ tout allait bien entre nous, jusqu'à ce que je comprenne que nous n'avions pas la même conception de l'amour. La voix de Yann se fit plus douce : — Selenn j'ai besoin de toi, nous sommes à un moment où les psychiques peuvent enfin se faire entendre. Si tu désires quelque chose, je peux te l'apporter. A ces paroles, Selenn tira sur sa cigarette et rejeta une bouffée de fumée qui s'écrasa contre le visage de Yann. — Merci, c'est très touchant de ta part mais je peux me débrouiller seule, tu n'as jamais su me faire profiter du bonheur lorsque nous étions ensemble. Cette fois encore, je risque de ne rien recevoir en retour, je ne gagnerai rien dans cette histoire sinon servir tes motivations égoïstes. — Comme tu veux, c'est toi qui décides... Le ton de Yann se fit plus insistant : Je sais que tu as un petit copain depuis peu, ce serait dommage qu'il apprenne que tu le trompes avec un autre garçon... Le regard de Yann se fit dur. Il venait d'abattre sa carte maîtresse, le tout pour le tout. Il savait dès le départ que Selenn ne se laisserai pas séduire aussi facilement, aussi avait il prévu d'en arriver à cet extrême si il n'obtenait pas d'elle ce qu'il souhaitait. La réaction de la jeune fille ne se fit pas attendre, après la surprise, ses yeux se remplirent de colère. — Comment oses tu me menacer ! Je croyais qu'au moins, avec moi tu aurais eu la décence de ne pas lire mes pensées, surtout en dehors de ton établissement. Tu ne me respecte pas, je me suis trompée, je ne suis qu'une fille comme les autres pour toi. Tu es resté toujours le même Yann, tu joues à faire souffrir les personnes qui t'entourent. Les sentiments des gens ne sont que qu'un moyen pour toi d'arriver à tes fins ! Concernant ma réponse, tu peux te la mettre là où je pense ! Adieu ! Yann regarda partir Selenn d'un pas décidé, il lui cria : — Tu risques de le regretter ! Selenn se retourna et lui lança un regard sévère : — Toi aussi si tu tentes quelque chose contre moi ! |