Bonjour Invité

fablelionsilencieux

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Hello !

Le mec à clochettes est-il un défi hors-série (ce que j'ai cru spontanément), ou juste là pour faire beau ?

Mon bon Louklouk,
La photo était un clin d'œil au 1er mai mais si cela t'inspire - et d'autres auteurs - je me ferai un plaisir de le(s) publier, bien évidemment !

emmanolife

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C'est peut-être le centaure qui va lui brouter les clochettes !

fablelionsilencieux

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Coucou les gens,

Petit rappel:


Centaure

Et pour ceux qui préfèrent le "végétarien", une autre source d'inspiration

les clochettes

puis le prochain hors-série titre (rappel, sur une idée que notre Louklouk international m’a soufflée, il faut écrire une histoire y correspondant.) :

« Les malheurs de Sofiane »

Que vous avez jusqu’au 29 mai pour me le(s) faire parvenir.


Bref, au boulot !




PS: les  hors-séries phrasette,

Je me relève tant bien que mal, ma tête pesant des tonnes. Je m’appuie contre le mur, constatant que mon équilibre est légèrement instable…

Sont en retard - mea culpa - un souci d'ordi personnel :o!
Ils vont suivre. :P

fablelionsilencieux

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Deuxième hors-série phrasette :

Je me relève tant bien que mal, ma tête pesant des tonnes. Je m’appuie contre le mur, constatant que mon équilibre est légèrement instable…
Pourtant, mes copains m'avaient bien prévenu, au bord de la falaise surplombant la plage de beau sable fin où deux splendides représentant de la race humaine se prélassaient, sans vêtement aucun : « N’essaie pas, tu vas te casser la binette !»

Je me réveillai, complètement perdu, sur un lit médicalisé avec poignée trapézoïdale suspendue à 20 cm de mon menton. Je me tâtai le ventre, les jambes, ma passai les mains sur les bras opposés : ça paraissait normal et je ne ressentais pas de douleur particulière. Je réussis à m'asseoir puis descendis de ce lit pour me diriger vers ce qui me paraissait être une salle d'eau dans cette vaste pièce que je reconnaissais comme une grande chambre d'hôpital ou de clinique. « Vite, j'ai envie de m'épancher dans une tinette ». Ainsi fis-je quelques secondes plus tard. Puis, en jetant un regard vers le miroir au-dessus du lavabo, je poussai un cri : « Mais...mais qu'est-ce qui m'est arrivé ? Oh là là, j'ai vraiment la gueule de bois !». De fait, m'étant examiné de plus près et n’osant y croire, je vis que mon crâne avait changé de forme ; il ressemblait à un cube et mes joues étaient plates et obliques vers un menton plat vertical, mon nez en forme de cône pointu vers l'avant : exactement comme Pinocchio ! Quelle horreur !

J'entendis la porte de la chambre s'ouvrir et apparut un jeune homme plus beau que ceux que j'avais pu voir jusque-là. Blouse blanche et stéthoscope autour du cou, je compris qu'il venait aux nouvelles du patient quelque peu transformé.

« Alors, jeune homme, enfin levé ! voilà trois semaines que vous êtes chez nous. Je vois que vous pouvez à peu près vous tenir debout. Vous étiez vraiment dans un sale état quand vous êtes arrivé aux urgences. Et, le seul moyen de vous sauver a été de vous reformer un visage avec des matériaux tout nouveaux. Certes, c'est un peu particulier comme résultat mais vous vous y ferez.

-Mais, docteur, je me sens très bien, lui dis-je. Et, le souvenir revenant, j'ajoutai : vous savez, je ne voulais que me tremper les pieds, j'avais très chaud sur la falaise. » Je sentis à ce moment un bizarre phénomène comme si mon nez conique devenait télescopique et prenait cinq centimètres ! Mes plates joues se mirent aussi à devenir chaudes.

« Pourquoi rougissez-vous ? me demanda le jeune médecin. Et votre nouvel appendice nasal qui prend de l’ampleur ! D'ailleurs, il n'y a pas que cet "appendice-là", ajouta-t-il en baissant les yeux. » De fait, devant un tel spécimen, quelque chose au bas de mon ventre commençait à se faire remarquer, soulevant peu à peu le bord de l'espèce de caraco en intissé qui me recouvrait jusqu'au niveau des cuisses.
«Ah, je vois, continua la splendeur, surtout pas de panique, j'apprécie beaucoup ces réactions masculines vis-à vis de moi. Et je puis vous le montrer, si vous me le permettez. » Et, deux tours d'un pass dans la serrure plus tard, il s'avança vers moi puis me fit l'honneur et la joie d'une saisie "mobilière" d'un genre particulier et quelque peu alternatif de deux puis trois doigts bien placés. Et ce fut bientôt après dans l'orifice sous son propre nez que disparut, une fois agenouillé, ma "chose" quelque peu ragaillardie. Ohhh, quelle merveille ! Depuis ces trois semaines de repos forcé et inconscient, vous pensez bien qu'il y avait de la pression dans le pipe-line !

Logiquement, je voulus le remercier de tant d'attentions à mon égard. Aussi, entre deux hoquets, je lui proposais la réciproque. Il accepta bien volontiers et en moins de cinq secondes, son joli fessier m'apparut, une fois pantalon blanc et boxer quasi jetés bas d'un geste élégant. Une idée saugrenue advint en mon esprit taquin : un petit coup de léchouille bien placée puis introduction de mon nez là où il le fallait. Derechef, je déclarai que j'étais en train d'éplucher des poireaux et mon nez s'allongea, pour le plus grand bonheur du jeune médecin qui se mit à pousser de petits cris étouffés.

Après huit à neuf minutes de ce régime exploratoire, je me relevai à mon tour et remplaçai mon "explorateur" par un autre d'assez jolie taille mais un peu moins pointu, sis sur ma "devanture". Nouveaux petits cris de l'impétrant de la Faculté...Et là, ce fut une double extase qui se termina en beauté par l'apothéose finale au bout d'un bon quart d'heure. Et, malgré ma "pomme en bois", il tint à m'embrasser pour finir.  En se rhabillant après essuyage sur mon caraco, il me glissa dans la main un petit carton avec son adresse, me disant : « Quand tu sortiras, appelle-moi. Je tiens beaucoup à te revoir à la maison. »
Finalement et résultat des courses, ce que j'avais entrepris en descendant sur la falaise rocheuse s'était concrétisé bien autrement.

Le Destin nous joue parfois de ces tours...


lelivredejeremie

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Complètement barré, perché, j'ai bien aimé  :D  Avoir un nez (ou autre chose) à géométrie/envergure variable en fonction d'un gentil mensonge du genre de ceux qu'on ose parfois à des fins peu avouables, qui impliquaient moins l'épluchage de poireaux que des chicons (endives blanches pour les Français) ...  ::) 
Après, la référence à l'uniforme de patient d'hôpital et à celui du médecin visiteur me font imaginer que l'auteur pourrait avoir dernièrement au moins vaguement connu la situation  8)
Some girls can make my day, but only boys make my hole weak.

fablelionsilencieux

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Troisième hors-série phrasette :

Je me relève tant bien que mal, ma tête pesant des tonnes. Je m’appuie contre le mur, constatant que mon équilibre est légèrement instable…


Mais je mets la charrue avant les bœufs, si je ne vous explique pas vous n’allez rien comprendre.
Je me présente, je m'appelle Michel Sylvester.
Jeune sexagénaire, sportif et actif. Il y a déjà quelques temps que j'aurais pu prendre ma retraite mais je n'y pense même pas, mon travail c'est ma vie ! Je voyage à travers la France entière pour rencontrer mes clients et ma réputation est devenue telle que ce sont les (futurs ou non) clients qui me harcellent pour que je passe les voir et non un collègue. En quelque sorte, un vacancier perpétuel qui gagne de l’argent !

Cependant, toute médaille a son revers. De fait, je possède un très bel appartement mais où je ne suis que trop rarement que pour en profiter, je n'ai presque plus d'amis, parce que je ne peux jamais être avec eux – ce qui les lasse. Et pour ce qui est de ma vie sentimentale c'est le néant. Je n’ai pas eu le temps de m’attacher à quelqu’un, vu ma vie !
.
Et, cerise sur le gâteau, je n'ai plus de contacts avec ma famille qui m'a renié quand, à mes trente ans, je leur ai dit que j'étais gay.

En revanche ma vie sexuelle, enfin si j'ose l'appeler ainsi, se passe pas trop mal, bien qu’à présent elle se résume à un escort que je loue pour toute la nuit une fois par mois et quelques brèves rencontres dans des saunas gays quand j'ai le temps d'y aller entre deux rendez-vous.
J'en vois déjà certains qui froncent les sourcils à ma façon de faire, mais je m'en moque complètement. Je fonctionne comme ça depuis plusieurs années et ça me convient très bien. Du moins me convenait…

Flashback,

Aujourd'hui je suis à Bayonne. Ce soir la féria commence et quand il y a du monde on a parfois de bonnes surprises. Il faut que je me dépêche parce que j'ai un date (payant bien sûr) avec un petit minou de 23 ans fort bien fait de sa personne qui m'a promis monts et merveilles.
Il est, parait-il, aussi doué avec sa queue que son cul est accueillant. Il doit me rejoindre au bar de l'hôtel où je loge pour quelques jours. Il ne devrait pas tarder.
Je sirote une bière en l’attendant. Il arrive avec 5 minutes de retard. Il est encore plus beau que sur ses photos. Il se dirige vers moi tout sourire.

— Je suis désolé de mon retard mais dehors c'est de la folie.
— Oui, je peux imaginer ça. Tu veux boire quelque chose Gabin ?
— Un coca s'il te plait, Michel.

Tout en buvant il me parle de ses études, de sa vie estudiantine, me questionne sur mon boulot, mes hobbies. Il s'intéresse à moi comme personne ne l'avait fait depuis longtemps. Je ne me leurre pas. C'est professionnel mais ça entretient la conversation. Et puis de le voir sourire même rire quand je lui raconte une anecdote me ravit. Il est bientôt 21 heures et son estomac gargouille.

— Tu as faim ?
— Un peu oui, ça commence.
— Tu veux qu'on mange au restaurant de l'hôtel où tu préfères aller ailleurs ?
— C'est comme tu voudras mais en venant j'ai vu un gars qui préparait une paella géante et ça sentait bon.
— Je te suis, sois mon guide.

La paella est excellente et je lui propose de faire un tour.

— Si ça ne t'ennuie pas je préfère qu'on rentre à l’hôtel.
— C'est comme tu veux.

On monte dans ma chambre et sitôt la porte fermée il m'enlace et m'embrasse avec passion. Je sens sa queue raidir à travers son pantalon blanc. Eh oui il est tout habillé de blanc mon Gabin sauf un foulard rouge qu'il porte autour du cou. Nos mains ne sont pas inactives non plus. Je sens ses muscles durs sous son tee-shirt et ses fesses sont d'une fermeté exceptionnelle. Les siennes sont plus timorées. Une me caresse le dos tandis que l'autre joue avec mon oreille avant de descendre s'occuper de mon sein.
On s'allonge sur le lit et on continue nos câlins. Petit à petit nos vêtements disparaissent et quand nous ne sommes plus qu'en sous-vêtements, un boxer bleu pour moi et un mini slip blanc pour lui, je lui demande :

— On prend une douche ?
— J'allais te le proposer.

Je quitte mon boxer tandis que lui garde encore son mini slip blanc qui a du mal à contenir son érection. Je l'ai mi molle. Avec l'âge je suis devenu comme ces vieux diésel, longs à la chauffe mais qui une fois en route sont increvables.
Gabin, a réglé l'eau à bonne température puis se place sous le jet de la douche et j'ai la joie de voir apparaître son gourdin à travers son mini slip blanc, devenu transparent. Je me colle à lui et on s'embrasse une nouvelle fois. J’en profite pour terminer de le dénuder, comme Il s'empare de mon gel douche et nous en met dessus. Chacun lave l'autre en le caressant. Aucune partie de nos corps n'échappe à notre lavage.
Puis nous nous retrouvons au lit où chacun laisse libre cours à son imagination pour donner du plaisir à l’autre.
C'est lui qui le premier me prend mais il se retire juste avant de jouir et il me redonne de la vigueur pour qu'à mon tour je m'occupe de sa rondelle.
J'ai toujours eu un problème avec les préservatifs ! Dès que j'en enfile un je débande, pas en plein mais assez pour ne plus pouvoir honorer mon partenaire sans avoir du auparavant me masturber un peu pour redonner de la vigueur à mon sexe. Gabin s'en rend compte et il prend mon sexe mis mou en bouche jusqu'à ce qu'il soit redevenu turgide. Tout comme lui je m'arrête juste avant de jouir.
Et nous continuons comme ça une bonne partie de la nuit. Mais là, je n'arrive plus à me contrôler. Je prends son sexe en main et je le masturbe en même temps que je le sodomise. Il jouit et je n'ai pas le temps de me retirer car dans un dernier mouvement de bassin, j’éjacule à mon tour, avant de m'effondrer sur lui à cause de l'effort que je viens de fournir.
Je me relève doucement, mon cœur bat la chamade. Je sens sa main attraper la mienne et il me tire de sur le lit.

— On a le temps d'aller à la douche.

Et il recommence à me caresser et à me câliner. Dès que je suis remis de mes émotions je lui rends la pareille et après une douche réparatrice où je le fais jouir une nouvelle fois en le suçant on s'est finalement endormi.
Le lendemain matin il dort encore quand je me réveille et de voir son joli sexe légèrement décalotté posé sur sa cuisse me donne envie de le sucer. Il ne bande pas et de le sentir gonfler dans ma bouche est un réel plaisir et de boire son lait une béatitude. Il veut me rendre la pareille mais je refuse. C'est que je n'ai plus vingt ans …
nous allons prendre un brunch dans un café voisin et au retour Gabin a voulu qu'on refasse l’amour. Et cette fois encore, il me fait grimpé des sommets et me laisse pantelant !
Finalement, je me dirige vers l'armoire où il y a un petit coffre et j'en sors une enveloppe que je lui donne pour sa prestation et j'y rajoute un billet en guise de pourboire.

— On va se revoir Michel ?
— J'espère que quand je reviendrai d'ici 3 mois tu seras libre pour moi.
— Tu ne reviens que dans 3 mois ? Pas avant ?
— Non Gabin.
— Dommage. J'aime faire l'amour avec toi, j'aime être avec toi, tu as un petit plus qui me fait craquer.
— C'est presque une déclaration d'amour que tu me fais là.
— Quand même pas, mais j'avoue que t'avoir pour sexfriend ça me plairait beaucoup.
— À moi aussi mais je ne peux pas laisser tomber mon boulot comme ça du jour au lendemain et je ne peux te demander d’arrêter tes études pour me suivre.
— Je t'ai menti Michel, j'ai terminé mes études l'an dernier, c'est pour garder mon appart que je fais escort, en attendant de trouver un boulot. Mais je préfère, généralement, dire que je suis toujours aux études.
— Ok, ben dans 3 mois quand je repasse on en reparle.

Il est déçu et s'en va, non sans m'avoir embrassé longuement. Un mois plus tard c'est un de mes clients qui me trouve LA solution, sans le savoir. J'arrive chez lui, il me fait entrer dans son bureau où un jeune homme se trouve déjà.

— Michel, je te présente Anthony, mon neveu, qui va me succéder dans trois ans. Je suis comme toi, un acharné du travail mais je dois reconnaître que ça me pèse de plus en plus et ma santé en pâti. Alors je forme Anthony pour qu'il me remplace quand je partirai à la retraite. Tu devrais faire pareil.
— J'y songerai quand je serai vieux.

On parle boulot, je les invite au restaurant et une fois qu'ils sont partis j'appelle Gabin.

— Salut Gabin, c'est Michel.
— Oui, j'ai vu ça. Tu es un des rares dont j'ai enregistré le numéro. Tu es revenu dans le coin ?
— Non, pas avant deux mois. C’est pour une proposition de travail que je te téléphone, ça te dit de me rejoindre et que je t'apprenne mon boulot ?
— Tu es sérieux là ?
— Bien sûr que je suis sérieux.
— Evidemment que ça m’intéresse ! Mais… on pourra encore faire l'amour ensemble ?
— Hé, hé, hé ! Bien sûr, mon mignon, autant que tu voudras.
— Alors c'est d’accord.
— Tu peux venir me rejoindre à Lyon après demain ?
— Oui pas de problème. Je t'envoie un SMS pour te dire à quelle heure arrivera mon train.

Depuis ce jour, Gabin me suit de partout en France. On ne fait pas l'amour tous les soirs et comme il a plus de besoins que moi, je ferme les yeux sur les plans qu'il fait. Je l'ai même adopté et je me suis débrouillé pour qu'il hérite de mes biens. Comme il adore conduire je lui laisse souvent le volant de la voiture. Et comme il est doué en affaire, les nôtres se portent à merveille.
Depuis qu'il est avec moi j'ai retrouvé une nouvelle jeunesse du moins dans les affaires parce que d'enfiler un préservatif me fait toujours débander ...   

 Epilogue :

Je me relève tant bien que mal, ma tête pesant des tonnes. Je m’appuie contre le mur, constatant que mon équilibre est légèrement instable… 

 Voilà plus d’un mois que, juste après nos galipettes, j’ai ces vertiges.
J’ai réussi, jusqu’à présent, à cacher la vérité à Gabin, parlant de simples fatigues. J’ai consulté différent spécialistes en cachette el la faculté m’a avertie qu’il ne me reste que quelques mois à vivre. Gabin fête ses trente ans dans quinze jours et je veux qu’il passe cette journée sans un seul nuage. Après… 
 

KLO7514

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Ouahouuu! les dernières lignes de ce beau texte nous flanquent une sacrée claque! Nous savons bien que nous ne sommes pas éternels mais l'apprendre ainsi fait quelque peu froid dans le dos!!
Sinon, que c'est joliment écrit pour tout ce qui précède, tant des termes que du style.
Gabin et Anthony? Ma foi, pourquoi pas dans quelque 7 à 8 mois? Ce serait une réédition du «Veuf Joyeux».

lelivredejeremie

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Ah ouais, quand même...  :o  J'ai trop dit que je suis parfois gavé des happy endings, je dois approuver, et même applaudir des deux mains devant le plot twist de la fin ! Après, l'histoire un peu trop belle de l'amour qui transcende presque les deux générations d'écart, ça s'est vu (bon surtout en fiction, genre dans le film Gerontophilia) et ça doit exister, mais pas sans la notion de 'coups' du Gabin de chaque histoire, du coup, la conclusion apporte juste l'élément de drama et de réalisme qui fait passer le truc ! C'est très bon  :)
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fablelionsilencieux

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Quatrième hors-série phrasette :
Je me relève tant bien que mal, ma tête pesant des tonnes. Je m’appuie contre le mur, constatant que mon équilibre est légèrement instable…

— Merde ! Ou je suis moi ?

La pièce, que je ne reconnais pas, est chichement éclairée par une loupiotte au haut du mur et n’a pas de fenêtre. C’est une chambre assez spartiate que je devine dans cette pénombre et le brouillard cérébral qui ne m’a pas quitté.
Il me faut une paire de minutes pour réaliser que je suis à poil, que mes fringues sont aux abonnés absents, que je n’ai aucune idée de comment j’ai pu atterrir ici et que le tangage et cette espèce de ronronnement qui bourdonne à mes oreilles, que je croyais sortis de mon imaginaire, sont bels et bien réels ! Tilt !!!

 *Putain ! Dans quel bordel je m’suis fourré encore, j’suis sur un bateau qui navigue et… *

Mon questionnement s’arrête là, la porte s’ouvre et un gars, sourire aux lèvres, avec un plateau de victuailles en mains fait son entrée.

— Alors, la belle au bois dormant, bien dormi ? Houlà, à voir ta tête, tous tes neurones ne sont pas connectés. Rit-il, en déposant son fardeau sur la petite table qui occupe l’angle de l’endroit avant de tendre la main vers l’interrupteur et allumer le plafonnier qui m’ébloui un peu.

Ben, là ! Je suis de nouveau avec des questions qui se télescopent dans ma boite crânienne et que ma bouche n’arrive pas à formuler, mes yeux sont écarquillés et pourtant je ne parviens pas à croire ce qu’ils voient.
Imaginer : après mes premiers raisonnements -sans répondre à aucune de mes interrogations- la présence soudaine de ce mec relance mes ?????, !!!!! et !?!?! car le gaillard qui me fait à présent face, les mains sur les hanches, a pour tout vêtement un bâchi (bonnet de marin) blanc posé sur son crâne chauve. D’ailleurs, en parlant de ‘chauve’, hormis cils et sourcils, son corps n’a pas la moindre trace de pilosité, même pas un duvet ou une ombre de repousse sur ce… géant, (proche des deux mètres, à vue d’œil) superbement battit -et pas que du côté musculaire- qui, pointant une chaise, m’invite de la main à passer à table, puis se retourne pour verser du café dans les tasses qu’il a amené. L’arrière vaut l’avant, ce type, que je classe dans les 35 - 40 ans, peut rivaliser avec bien des sportifs de 10 ou 15 ans plus jeunes, sans compter le pendule XXL qui se balance à son bas ventre.

Il a de quoi me foutre des complexes, pourtant, je suis plutôt bien équipé et mon physique, du haut de mes 166 cm - hélas, à 24 printemps, j’ai déjà fini ma croissance - n’est pas sans musculature, loin de là. Mes années dans l’équipe universitaire de gymnastique m’ont bien servies… mais on ne concourt pas dans la même catégorie. Même ma pilosité sombre me semble soudain moins virilisante, à présent que je me compare à cet Hercule glabre comme le marbre. Je suis tellement à côté de mes pompes que je le rejoins, bras ballants, en faisant fi de ma nudité… Pas que je sois pudique, l’habitude des vestiaires.
Il me laisse m’installer puis, prend la seconde chaise où il s’assied à califourchon, les bras croisés sur le dossier.
Sa bite est, avec ses grosses couilles sur lesquelles elle repose, en totale exposition et, malgré sa flaccidité, son gland réussi a glissé son ‘’nez’’ de trois bons centimètres entre les barreaux. Ainsi mise en lumière, la couture de sa circoncision tranche plus claire sur son bronzage intégral.
Mon regard remonte son torse et, après son sourire qui fait de jolies fossettes sur sa mâchoire carrée, fini son trajet dans des iris gris bleuté qui m’observent avec bienveillance.
Je dois avoir l’air d’un abruti complet car son sourire s’accentue avant qu’il ne reprenne la parole.

— Tu es toujours dans le noir, dirait-on, Jérôme ? Boit ton café et mange un peu, si ton estomac est d’accord. Je vais essayer pendant ce temps de t’éclairer les idées.

Comme pour lui donner raison, mon estomac fait des borborygmes, et l’attrait des aliments est une bonne raison pour calmer ma curiosité et le laisser raconter, sans l’interrompre car ma maman m’a appris que l’on ne parle pas la bouche pleine.
Donc, je mords dans le premier croissant que j’empoigne, en attendant ses explications.

 — Bien, je vois que tu n’as pas perdu l’appétit. C’est déjà ça ! Se marre-t-il.
Tu te rappelles que tu faisais la tournée des bars quand on s’est rencontrés ?

Je dodeline de la tête, entre oui et non, me souvenant que j’étais parti pour me cuiter méchamment, ma nana - la salope pour qui j’avais même accepté la pratique régulière du pegging, jusqu’aux gros modèles - m’aillant largué et viré de son appartement la quinzaine passée pour un gars friqué. Elle m’a baisé, au propre comme au figuré. Ce qui m’a fait retourner chez mes parents qui me les cassent depuis avec leur « On te l’avais bien dit ! » condescendants. Et mon connard de patron, lui m’avait lourdé hier après-midi pour raison de restriction budgétaire… mon cul, oui !
 En réalité, ce faux jeton voulait mon poste pour y installer prochainement son neveu. Je lui souhaite bonne chance au vieux, Kevin, son parent, a fait des stages pendant les dernières vacances et ce n’est ni le courage, ni l’intelligence qui le caractérise, ce jeune pistonné n’est même pas foutu de mettre trois mots d’anglais l’un derrière l’autre convenablement -moi qui suis parfait bilingue et baragouine assez bien l’espagnol. Tout ça pour faire plaisir à sa frangine.
Bref ! La tournée des grands ducs, oui, mais de cette rencontre…

 — Aucun souvenir ! Je marmonne, la bouche à moitié pleine.

— Ok, tu étais bien entamé quand tu as poussé les portes du pélican rose sur le port et tu nous as raconté tes déboires professionnels et privés. Tu as fini par nous demander ce que nous faisons comme taf et par la même occasion si on n’embauchait pas. A l’affirmative, tu m’as demander d’envoyer un message à ton paternel pour le prévenir que tu t’absentais pour six mois et que tu les recontacterais ultérieurement. Ensuite, nous sommes montés à bord, tu as signé ton engagement et on t’a amené en cabine pour que tu cuves. Comme tu as dégueuler sur le trajet, on a fait un crochet par les douches pour te refaire une beauté. Tes affaires personnelles sont dans le tiroir de la table de chevet et tes fringues sont à la lessive mais tu ne vas pas en avoir besoin avant un bon moment. Notre prochaine escale n’est que dans trois jours et pour l’instant les cabines ne sont occupées qu’à 60 %. Le capitaine te laisse 48 heures pour connaitre le navire et assimilé les bases du boulot.
Au fait, je suis, Fabrice, le chef des stewards et tu seras sous mes ordres, au cas où tu l’aurais aussi zappé.

J’ai les neurones en vrac mais avec mon deuxième café certaines bribes de ma virée nocturne refont surface. J’ai un vague souvenir d’être monté sur un grand navire de croisière… soudain, dans toute cette purée de pois, une question me returlupine, la raison que je sois à poil, il vient de me la donnée. Mais lui ???
Ok, la température est relativement élevée, pour autant elle ne m’explique pas qu’il ne soit pas habillé un minimum… et pourquoi vient-il de me dire que je n’aurai pas besoin de mes fringues avant un moment ? Surement que je vais recevoir un uniforme…

Ce doit-être un devin car avant que j’ouvre la bouche, Fabrice reprend, en tirant de sous l’assiette de viennoiseries des papiers et me tend l’un d’eux :

— Bon ! Jérôme, il te manque quelques précisions importantes. Comme tu sembles avoir oublié notre conversation d’hier, voici le double de ton contrat pour les six mois à venir. Comme tu peux le constater, le salaire est d’une belle somme. Je peux te dire que, en plus de ton salaire, les clients sont généreux en pourboire et qu’il m’est arrivé de faire doubler ma cagnotte à la fin du voyage, sans compter les ‘’cadeaux’’ reçus de certains. il y a un dédit – assez onéreux – en cas de rupture de contrat de ta part, sauf force majeure et, évidemment, une clause de confidentialité. Bien entendu, tu seras logé, nourri, blanchi et équipé par la compagnie.
Maintenant passons à la partie croisière. Nous sommes à bord du ‘lovely boy’
La sérénité, la liberté et la convivialité sont au rendez-vous dans cet endroit où tout le monde vit en harmonie, de 18 à 88 ans, selon notre slogan !
Mais je ne vais pas te refaire notre historique !
Voici la brochure publicitaire du navire. Jettes-y un œil, pendant que je termine mon café. Après je répondrai à tes questions ! Ensuite on ira faire le tour du bâtiment et tu feras connaissance des collègues et de nos passagers.

Je commence la lecture,

« La façon ludique de naviguer…

Prince Désir Cruise est un service de croisière, naviguant depuis divers ports de toute l'Europe vers des destinations ensoleillées.
Célébrez la vie avec des vacanciers partageant les mêmes idées dans des destinations authentiques, savourez des spécialités locales, détendez-vous et amusez-vous sous le soleil en parcourant ses différents itinéraires.  Les Caraïbes, l'Amérique du Sud, l'Espagne et les iles Canaries ou les îles grecques en sont les circuits vedettes.
Il existe des options de partage de cabine pour les voyageurs en solo, une seule place peut être réservée dans une cabine double spacieuse avec des lits simples. La deuxième place sera comblée selon vos affinités.
Les croisières comprennent les petits-déjeuners, un dîner de bienvenue du capitaine, ainsi que des services de ménage quotidien à bord par notre équipe d'experts.
Les autres repas et boissons à bord peuvent être facturés, si vous optez pour un restaurant gastronomie ou bar VIP, mais l'équipe est également là pour vous recommander les endroits où manger et dîner à bord du navire, avec différents choix de cuisine, compris dans votre forfait. Les navires disposent également d'une connexion Wi-Fi gratuite et des serviettes de plage sont mises à disposition autour de la piscine. Chaque cabine dispose d'une salle de bain privée avec WC / douche et climatisation. Services en cabines (repas, boissons,…) possible avec petits suppléments.
boutiques, wifi gratuit, forfait croisière, activités à bord, longue traversée ou saut d'île en île. »


Suivent, quelques photos de différents navires, à quai ou en mer. Tout cela m’a l’air fort sympathique. Sourire aux lèvres, je lève les yeux vers Fabrice qui sirote son café. Fabrice ne dit rien mais n’a surement rien perdu de ma lecture, puisqu’il me fait le geste de tourner le dernier feuillet.

Encore la photo d’un bateau. Celui-ci est lettré Lovely Boy et dessous se trouve un nouveau texte.

« Le navire de croisière Lovely Boy a également d’autres spécificités, il est petit et de style humain, avec seulement 100 cabines (180 passagers max), ce qui vous permet de faire assez facilement connaissance de vos compagnons de voyage, seul, en couple ou en groupe.
Et, comme pour nos autres croisières, il est entièrement destiné à une clientèle gay mais celle-ci est exclusivement ‘’naturistes à bord’’, les passagers -et du capitaine au simple mousse- vogueront dans la nudité totale. (hors montée ou descente lors des escales)
Caractéristiques
•   croisière naturiste gay, divertissement gay, (Gogo parties, la nuit blanche, le repas du capitaine, tirages au sort et concours divers à bord)
•   Soirées à thème avec DJ
•   Performances d'artistes et chanteurs, animations journalières de drag Queens
•   2 piscines extérieures et 2 jacuzzis
•   Gym et spa, Discothèque, bars, salons et restaurants
Bon voyage en notre compagnie ! »
***

— Hein ? Mais...

ô moment de stupeur ! À présent, après pareil électrochoc, j’ai le palpitant qui fait du rodéo et ma cervelle est en surchauffe tellement ses rouages tournent à plein régime. J’ai la chair de poule. Ma gorge nouée m'empêche de parler.
Je suis complètement ahuri et, croyez-moi, ma gueule de bois n'a plus rien à y voir !
Dans le coltard, il y a peu, j’ai un flashback en accéléré de la veille ! Je suis sous le choc.


— Jérôme, quelque chose me dit que tu as fini par remettre tout en place, du moins les détails de notre conversation !
— Donc tu es… J’arrive à articuler, faiblement.
— Gay, Oui !
— Et tout l’équipage est…
— Aussi !
— Évidemment, les passagers sont…
— Aussi !
— Oh ! Et la conversation d’hier était bien…
— Mais oui !
— Alors, j’l’ai pas rêvé ce…
 — Mais non !

*Mon Dieu ! Dite-moi que ce n’est qu’un cauchemar et que je vais me réveiller. * un immense frisson me parcours l’échine, accompagné de sueurs froides. Je me suis avachi sur mon siège, les bras pendant sur les côtés. Inerte, tel un pantin à qui ont a coupé les fils !
Sans un mot, Fabrice se penche, posant une chaude paluche sur ma cuisse gauche et de l’autre, me caresse délicatement les cheveux, le cou, la joue, l’épaule...

J’ai fermé les yeux, ma tête a le tournis. Finalement, cette mains amicale me fait du bien et la chaleur qui irradie de l’autre remonte jusqu’à mon estomac tourmenté et m’apaise…


Maintenant, il me faut appréhender la réalité et les six mois à venir…



… Vous imaginerez la suite !

lelivredejeremie

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Je pense que j'imagine assez, oui... Jérôme l'hétéro est coincé pour 6 mois au milieu de 200+ gays de tous âges (quoique, qui se paie une croisière ?  ::) ), même si l'environnement et les conditions de travail semblent cool... Toutes proportions gardées, c'est un peu comme si j'avais un contrat de 6 mois dans un salon de beauté à faire le maillot à des MILFs  ???
Le Pélican Rose, c'est du Louklouk, mais plusieurs autres éléments me font penser que le Lion lui-même...  ;)
Some girls can make my day, but only boys make my hole weak.

KLO7514

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Petite histoire assez désarçonnante pour ce pauvre cher Jérôme. Le procédé rappelle très fortement les "sergents recruteurs" de l'époque royale qui faisaient signer ou poser une croix sur le contrat d'engagement des "volontaires" quelque peu éméchés et qui se retrouvaient enrôlés...mais trop tard pour reculer. Là, Gégé est coincé. Trouvera-t-il tout de même un peu de bonheur?
Ça m'évoque ce qu'écrivait Pierre Daninos dans ses "carnets du Major Thompson : "La belle-mère du major disait à sa première épouse (Il avait laissé cette "lady" pour une petite française) : «Ma fille, ce sera ainsi : quand votre mari voudra vous "honorer" et que vous ne vous sentirez pas prête, fermez les yeux et pensez à l'Angleterre!»
Je crois que Jérôme devra y penser souvent!  :D

fablelionsilencieux

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Coucou les gens,

Je livre l'ordre des auteurs par récit du hors-série « Phrasette » :
Je me relève tant bien que mal, ma tête pesant des tonnes. Je m’appuie contre le mur, constatant que mon équilibre est légèrement instable…
Ce qui donne comme "nominationnés" :

1 - @Louklouk
2 - @KLO7514
3 - @gaetanbg
4 - @fablelionsilencieux

lelivredejeremie

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Petite histoire assez désarçonnante ...
Je crois que Jérôme devra y penser souvent!  :D
Si on mixe les deux situations, on obtient celle des mousses sur les bateaux, encore moins enviable  :-\
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