Bonjour Invité

Louklouk

*
  • ***
  • 197
  • +57/-0
    • Voir le profil
Anatomie comparée
« le: 09 novembre 2021 »
Bonjour !
Ma dernière...

Anatomie comparée

— Qu'est-ce que tu mates, là ? C'est pas ma bite, quand même ? demanda soudain Bérenger ayant surpris le regard de son pote Gwenaël sur cette partie de son anatomie, dans les douches de la salle de gym du quartier. Remarque que ce serait plutôt flatteur... vu que t'as pas l'air moins bien monté que moi ! Alors ?
— Ben... Euh... non, c'est... balbutia Gwenaël, gêné.
— Oui ?
— Ton prépuce.
— Hein ? Mais ça fait un an qu'on se douche ensemble une fois ou deux par semaine, et c'est maintenant que tu le remarques ? Et pis, t'en as un aussi, y m'semble !
— Oui, mais... pas aussi long.
— C'est vrai, ça, fit Bérenger en souriant, et en se prenant le prépuce pour tirer dessus. Ouais, j'aime bien, moi !
Bérenger, très beau mec blond nettement mieux balancé que Gwenaël, fit alors des figures avec son long morceau de peau... sous l'œil décidément intéressé de Gwenaël.
— Hep ! reprit-il, me dis pas que t'aimerais toucher ?
— Ben...
— Oh ! Eh ben... vas-y , allez !
Gwenaël tendit la main, mais il n'osa pas atteindre l'objet de sa curiosité ; Bérenger lui prit les doigts et le referma sur son long, long prépuce.
— Allez, amuse-toi, mon pote ! fit-il, très rigouillard. Allez, hésite pas ! Y a pas une meuf qui m'a admiré pour ça, ah ! ah !
Gwenaël tripota alors le grand morceau de peau, le tirant délicatement.
— Oh ! Tu peux y aller, c'est pas sensible ! Amuse-toi, j'te dis !
Gwenaël s'enhardit un peu, et se mit enfin à retrousser la peau blanche de son pote... qui émit un « Hmmm... » significatif.
— Tu vas me faire bander, comme ça...
— J'arrête, alors.
— Non ! J'aime bien... Et pis c'est étonnant... Les meufs font pas ça.
Gwenaël osa donc continuer. Et ce qui devait arriver arriva : Bérenger banda. Oh ! quelle splendeur il offrit alors aux regards émerveillés de son pote de gym ! Car cette pine-là n'était pas un vague accessoire d'opérette, nenni da !
Longue mais encore assez fine, elle était un sceptre de toute majesté. Saisi, Gwenaël hésita sur la conduite à suivre.
— Vas-y, murmura Bérenger.
Gwenaël y alla donc, et eut la surprise de sentir sous ses doigts un vit de la plus grande dureté. Il s'était agenouillé et avait alors ce sublime engin sous les yeux. et... et il se demandait s'il n'allait pas le prendre en bouche, tout simplement.
Précisons ici que ces jeunes gens, vingt trois ans chacun, étaient hétéros et pourvus chacun d'une petite amie... qui pouvait changer selon les saisons. Là, on n'y pensait guère, en vérité. Et Gwenaël s'aventura à poser un bisou sur le beau prépuce, puis un autre, et d'autres encore...
Et l'on ouït soudain :
— Y a encore quelqu'un ?
C'était la voix du tenancier, un gentil mec d'une trentaine d'années fort avenante, et nommé Ludovic.
On rectifia immédiatement la position, et l'on se sécha vitement, ayant crié qu'on y allait presto.
— Excusez-moi, les mecs, mais je dois y aller... J'espère pas vous avoir coupé la chique , hein ?
Les garçons baissèrent les yeux, et l'on se retrouva vite fait sur le trottoir.
— Tu crois qu'il nous a vus ? demanda Gwenaël.
— M'en fous : il m'a dit un jour en avoir vu de bien bonnes, dans ses douches, et il est pas vicieux du tout. Je le crois honnête. Est-ce que... tu viens prendre un pot chez moi, si t'es libre ? Moi oui, et j'habite à côté.
— Ben... S'tu veux, oui.
On fut un peu coincé, d'abord. Bérenger ouvrit une bouteille de crémant de Jura, que Gwenaël estima délicieux... mais l'atmosphère restait un peu froide.
— Ça t'amusait, de me faire des bisous sur la queue ? demanda enfin Bérenger, très doucement.
— Chais pas... Je me suis pas posé la question. Oui, bien sûr. T'es... choqué ?
— Oh non ! Et même... tu revoudrais... là ?
On se regarda, un peu interdit ; Gwenaël souffla :
— Ben ouais... Toi ?
— Ouais, c'était sympa. On vire tout ? fit-il en se levant pour se déloquer, imité par Gwenaël.
À l'intense surprise de Gwenaël, une fois nu il fut enlacé par cette magnifique baraque de Bérenger, à la fois fermement et doucement, et un petit moment... Moment qui parut un enivrant moment de ciel bleu à un Gwenaël qui osa alors poser les mains sur les fesses de son copain.
— Première fois qu'un mec me touche, murmura Bérenger.
— Tu m'arrêtes, hein ?
— Ah non, pas question ! T'es trop doux...
Où Bérenger vint poser des bisous dans le cou de Gwenaël. Qui bien sûr les lui rendit. Avant de sentir contre sa queue croître celle du beau blond.
Bérenger laissa Gwenaël pour aller se vautrer sur son canapé, les jambes écartées. Il bandait complètement, et se tira le prépuce.
— Tu t'amuses avec comme tu veux : c'est ton jouet, mon pote, d'accord ?
— Merci, M'sieur ! fit Gwenaël, ému mais souriant.
La suite fut des plus charmantes, d'abord. Mais les bisous ne devaient avoir qu'un temps : Gwenaël était fasciné par la bite de son pote, mais ne savait réellement que faire.
— Gwenaël... On est tous les deux... Fais ce que t'as envie de faire, et te pose pas de question, surtout !
— Et toi... tu feras ce que t'as envie de faire ?
— Ben... Oui, j'te promets.
Alors Gwenaël décalotta le gland de Bérenger avant de le prendre en bouche, au vif sursaut de son propriétaire.
— Oh p'tain, p'tain... feula Bérenger. C'est bon, oui, c'est bon !
Puis on se vautra sur le sofa. Gwenaël sentit alors Bérenger lui prendre la bite, et le branler doucement ; un peu plus tard, il se sentit être en la bouche de Bérenger. Moment d'ivresse qui se traduisit par une succion plus intense encore... On ronronnait ferme, dans la carrée, en pompant comme des damnés !
Au moment de gicler, on se prévint l'un l'autre en sorte que ce fut sur le museau de l'autre qu'on déchargea vivement, et presque en même temps.
— Trop fou ! J'y crois pas ! fit Bérenger.
— Merci, en tout cas ! C'était... super bien.
— Ouais... Oh...
On alla se doucher. Tout de suite, Gwenaël sentit que Bérenger, s'il faisait bonne figure, n'était pas à son aise. Il ne dit rien, évidemment, et ce fut bien songeur qu'il rentra chez lui, la tête encore pleine de son rêve...
Trois jours plus tard, on se revit à la salle, et Bérenger y fut des plus réservés. Bien sûr que ça toucha Gwenaël ! D'autant que Bérenger s'en fut assez tôt, prétextant, avec un sourire forcé, un rendez-vous galant.
Triste, Gwenaël continua à pédaler sur son vélo un temps, avant que Ludovic, le patron, s'approchât de lui.
— Tu me casses la gueule si je me mêle de ce qui me regarde pas, hein ?
— Moi, casser la gueule à qui que ce soit ! T'as vu mes biscoteaux ?
— Chut ! J'ai vu aussi que tu appréciais le prépuce de Bérenger.
— Hein ? Oh !...
— T'affole pas : c'est entre nous. Je sais pas trop comment te dire ça, mais... je suis pas moins bien équipé que lui.
— Ludovic ?
— Juste pour s'amuser, bien sûr.
Gwenaël regarda Ludovic : ce joli brunet bouclé arborait une paire d'yeux bleus à réduire à néant les soviets les plus acariâtres... et il y succomba incontinent.
Une demi-heure plus tard, Ludovic offrait, curieux hasard, des bulles aussi à un Gwenaël qui en redemanda. La plastique de Ludovic était quasi parfaite, et sa fine poilure châtain, qui se développait jusque sur ses petites fesses carrées et musclées, offrit à Gwenaël un champ d'investigations qu'il n'eût imaginé — rappelez-vous qu'il était hétéro, ce mignon-là !
Ludovic ne fut pas le dernier à s'agiter, au demeurant, qui emboucha vite fait le joli membre de Gwenaël. Lequel s'enivra tout aussi vite du long prépuce de son partenaire.
Bref, la séance fut un succès. D'autant que Ludovic demanda à se faire tirer, et que pour sa première fois, Gwenaël baisa un mec... sans déplaisir aucun. Et même !...
Ni serments, ni promesses : on se sépara en se promettant seulement qu'en cas d'envie... on savait qui appeler.
Ce fut rasséréné que Gwenaël rentra chez lui. Il regarda seulement alors ses messages, pour tomber sur celui-ci : « Excuse-moi. Je suis sur un coup sérieux. Merci quand même ». Voilà qui ne présageait pas une nuit si sereine que ça ! Mais un message de Ludovic suivit presque aussitôt : « Merci, gentil garçon ! Quand viens-tu dîner ? »
Voilà qui, au contraire, annonçait de jolis rêves... et Gwenaël les fit, vraiment.
La séance suivante ressembla à la précédente.. sauf que Bérenger fut obligé de constater que les attentions de Ludovic pour Gwenaël avaient un côté appuyé qui lui parut louche.
Gwenaël, lui, était rayonnant. Et ce jeune homme ne regarda pas, ou presque pas, un Bérenger qui s'en fut assez rapidement... sans saluer personne.
— Tu crois qu'il me déteste ? demanda Gwenaël à Ludovic.
— C'est lui-même, qu'il déteste.
— Pardon ?
— S'il t'a laissé lui tripoter la bite, tu crois pas qu'il a un problème avec ceux... et celles qui lui tripotent la bite ?
— Mais... fit Gwenaël, désemparé.
— T'embête pas : des mecs sympa, y en a des tas... si c'est les mecs qui t'intéressent. Et si c'est les nanas... j'ai pas besoin de te conseiller, je crois ?
— Oh, Ludovic... Je sais pas trop, en fait.
— Moi, je suis là pour toi, pour autant que t'auras besoin de moi, tu sais ? Tu viens dîner ?
— Oh oui !
La soirée chez Ludovic fut chaude, comme bien vous l'espériez ! Et Gwenaël y apprit encore des choses, bien !
Trois jours plus tard, Gwenaël recroisa Bérenger à la salle. Il y fut distant, quand bien il remarqua les timides sourires de Bérenger à son endroit.
Ludovic, lui, venait conseiller et aider Gwenaël, tout sourire. Et ce ne fut pas Gwenaël qui en refusa l'aide !
— Mon prépuce ne t'intéresse plus ? demanda Bérenger sous la douche, alors qu'on s'était à peine regardé pendant la séance.
— J'ai rencontré celui de Ludovic... et son sourire, aussi.
Bérenger parut accuser le coup. Il murmura quand même :
— Jamais eu envie de te blesser, Gwenaël.
— Oh ! Tu ne l'as pas fait : je sais que tout n'est pas simple.
— J'aimerais te parler... si tu veux. Gwenaël ! Je... Je suis... pas gay. Mais... je t'apprécie beaucoup et...  je sais pas tout.
— Personne sait tout. Des fois... on sait qu'on aime plus une personne qu'une autre, et...
— Parle-moi, Gwenaël !
— Oh ! C'est pas facile, ça ! Et de quoi, d'abord ?
— Pourquoi mon prépuce ?
— Oh ! fit Gwenaël, surpris par cette directe question. Ben... il va avec toi
— Moi ?
— Il est beau... et toi aussi.
Silence, évidemment. Ayant avalé plusieurs fois sa salive, Bérenger articula enfin :
— Tu crois que... tu pourrais penser à moi ?
— Je sais pas. J'étais pas gay avant de te rencontrer. Maintenant... je sais plus trop. Je pense à toi, oui. Tout le temps, et... tout le temps.
On ne se regardait pas, ce disant. Gwenaël ajouta :
— T'es pas beau qu'à mes yeux, tu sais ?
— Hein ? Mais où, encore ? fit Bérenger, surpris.
— Dans mon cœur.
Tableau ! Où Bérenger sembla perdre pied. Gwenaël reprit vitement la main :
— Oui, oui, je sais que t'es pas gay... et je l'étais pas non plus. Mais... t'es dans mon cœur, c'est tout.
Nouveau silence, enfin rompu par Bérenger :
— Je sais pas quoi te dire... T'es un mec super, mais...
— Laisse tomber : je t'embêterai jamais avec ça. C'est fini.

Les jours suivants furent d'une rare âpreté, pour ces garçons. Ce que Bérenger refusait de se dire éclatait en plein visage de Gwenaël. Mais... la présence tendre et presque paternelle de Ludovic lui redonnait le moral, s'il s'efforçait de n'en pas dire trop au joli trentenaire.
Il apprit ce qu'était de faire l'amour avec un garçon, Gwenaël, en les bras tendres et efficaces d'un Ludovic qui n'en fit jamais trop. Et qui, un soir où Gwenaël allait se lâcher, lui objecta doucement :
— Non, c'est pas moi que tu aimes.
Gwenaël s'écrasa, avec une petite larme quand même. Deux jours plus tard, il recroisa Bérenger, qui lui demanda de ses nouvelles.
— Bof... Ludovic veut pas de moi.
— Hein ? Et pourquoi ?
— Chuis trop jeune pour lui... Un p'tit con, quoi.
— Ah non, ça non ! T'es tout sauf ça !
— T'es gentil mais... c'est tant pis pour moi, et voilà tout.
Bérenger sembla réfléchir un instant ; il dit enfin :
— Je viens de rompre avec Valentine... Si on pleurnichait un peu ensemble ?
— Oh ! C'est gentil, ça ! fit Gwenaël, tout sourire.
— Viens.
On ne pleurnicha pas, chez Bérenger. Mais on s'y enlaça étroitement avant d'y perdre ses effets, et les sens... Bérenger parut lors décidé à tout, et Gwenaël n'eut pas de mal à mener la danse, ivre qu'il était de la beauté de son aimé...
Puis on dut apprendre les choses qu'on ne savait pas... puisqu'on était hétéros. Ce ne fut pas sans hésitations, et sans rires non plus.
Et même... on organisa un concours de prépuces, avec Ludovic !
Pour s'aimer, on n'eut pas besoin d'apprendre.

7. XI. 2021

Philou0033

*
  • ****
  • 1784
  • +549/-0
  • L'amitié, c'est la joie de l'autre.
    • Voir le profil
Re : Anatomie comparée
« Réponse #1 le: 10 novembre 2021 »
Bonjour @Louklouk !

Beau récit!
J'ai une nouvelle fois passé un très bon moment de lecture, merci à toi!

Je t'embrasse!
Philou

lelivredejeremie

*
  • ***
  • 315
  • +59/-0
    • Voir le profil
Re : Anatomie comparée
« Réponse #2 le: 11 novembre 2021 »
On sait qu’on a poussé le fond du placard pour mettre le pied dans le Monde de Louklouk quand au moins un protagoniste est timide et hésitant (enfin, plus ou moins, et surtout au début) et l’autre est au minimum hétéro-curieux, ça fait oublier un moment une réalité parfois légèrement moins idéale  ¯\_(ツ)_/¯
Ici, il y a un élément de plus, Ludovic aide Gwenaël à cadrer ce qu’il voudrait p-ê plus qu’il ne veut se l’avouer, puis avec qui il le voudrait, avant de s’effacer… Un altruisme également assez rare que pour ne pas être apprécié  :)
C’est probablement assez fréquent d’être attiré par un trait de caractère, ou un élément du physique, généralement les yeux, pour bien des raisons qui vont de la couleur et la forme à la symbolique un peu ridicule des ‘fenêtres de l’âme’, mais un prépuce, c’est plus rare  0.0  Du coup, j’ai plutôt inutilement essayé d’imaginer, mais de ce que j’ai vu, ceux qui l’avaient long… l’ont courte. Mais bon, il n’y en a pas deux qui se ressemblent, au hasard des rencontres, qui sait ?
Merci pour le moment tout doux, m’sieur.
Some girls can make my day, but only boys make my hole weak.