Bonjour Invité

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Gay / Re : Le Voisin de Stéphane
« Dernier message par lelivredejeremie le Aujourd'hui à 12:00 am »
Stéphane, l'instigateur/organisateur/facilitateur finit en participant aux soirées moins hétéros du 3è, pour son plus grand plaisir au final   ;D  Je le dis trop (et trop souvent), les hétéros auraient intérêt à être plus curieux des autres mondes  ::)
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Gay / Re : Deux cousins - Deuxième partie : Peace and Love
« Dernier message par Lange128 le 07 août 2022  »
Chapitre 14 - Voyage en Allemagne (12)

Mardi 6 octobre 1964, Heidelberg

À son réveil le lendemain, Koen constata qu’il n’avait pas souillé le drap pendant la nuit.

— Je suis déçu, dit-il à Frédéric, je n’ai pas eu de pollution nocturne.
— Tu n’as plus 16 ans, tu vieillis.
— Je me suis pourtant abstenu assez longtemps.
— Un seul jour… Nous serons séparés pendant plus d’une semaine, tu pourras rester chaste.
— Ouais, fit Koen, peut-être au début chez mes parents aux Pays-Bas. Mais si la fiancée de mon frère est absente, il voudra peut-être…
— Tu n’as pas honte de coucher avec ton frère ? l’interrompit Frédéric.
— Ce n’est que du touche-pipi bien innocent, à moins que Piet ne désire découvrir ce qu’est une pénétration anale avant de se marier.
— Je ne le ferais pas à ta place, sinon il va aimer et renoncer à se marier pour vivre avec des hommes. Pense à sa fiancée, elle serait déçue.
— Après, je reviens en Suisse en wagon-lit, je fais toujours des rencontres intéressantes. Ensuite, je logerai chez Dominique pour le stage à la clinique, ton cousin Daniel a aussi les vacances et sera chez elle.
— Parfait, dit Frédéric, tu seras seul dans ta chambre et tu pourras t’abstenir.
— Pas certain, ils vont sûrement m’inviter pour partager leurs ébats et je ne pourrais pas refuser.
— Ce serait impoli, tu as raison.
— Et, à la clinique, je devrais peut-être fournir des échantillons de sperme pour la recherche médicale.

Frédéric soupira :

— Impossible pour toi de rester chaste pendant dix jours, je comprends.
— Mais toi, tu pourrais le faire et me dire ensuite combien de pollutions nocturnes tu as eues.
— Moi ? J’ai invité Daniel le week-end prochain à Lausanne, il sera seul car Dominique travaillera, je ne vais pas le laisser dormir dans la chambre d’amis, il viendra dans la mienne.
— Ce serait impoli, en effet, dit Koen. Après, tu seras seul chez les architectes.
— Leur masseur me proposera certainement de me détendre après le travail et je ne pourrais pas refuser non plus.
— C’est raté, j’ai une autre idée : je vais écrire au moinillon que nous avons croisé chez les architectes pour lui demander s’il a des érections et des pollutions nocturnes.
— Je pense qu’il a pris goût à la chose et que les soirées au couvent sont chaudes. Allons plutôt nous doucher, sinon nous serons en retard.

Koen eut de la chance, deux autres étudiants se lavaient à la salle de bain, il regretta d’avoir déjà vu leurs bites la veille au cours de la soirée. Il leur demanda s’ils avaient toujours des pollutions nocturnes. L’un d’eux répondit en riant :

— Nous savons comment on fait pour les éviter, en nous branlant souvent. Tu ne sais pas comment on fait ? On pourrait t’expliquer.
— Non, je sais, c’était juste une question pour mes études.
— Il semble que le Prof. Latte a un émule.
— Il vous a demandé si vous en aviez ?
— Avant de participer à ses expériences, ses cobayes doivent remplir un très long questionnaire où ils doivent tout dévoiler de leur sexualité. Nous sommes tous au courant du but de votre visite, préparez-vous à le faire.

Effectivement, lorsque Koen, Frédéric et les jumeaux arrivèrent à l’université, la secrétaire du professeur remit à chacun d’entre eux un questionnaire et les conduisit dans une petite salle de réunion pour le remplir. Elle précisa qu’ils n’étaient pas obligés de répondre à toutes les questions, avant de les laisser seuls. Koen parcourut le sien en diagonale et dit :

— Je ne vois aucune question gênante : quelle est la longueur de votre pénis au repos et en érection ? Sa circonférence ? Combien avez-vous d’éjaculations par semaine en moyenne ? Seul ou avec des partenaires ? À quel âge avez-vous eu votre première éjaculation ? Quelle est votre orientation sexuelle ? Êtes-vous circoncis ? Si oui, pour quelle raison ? Si non, avez-vous un long prépuce ? Pouvez-vous décalotter au repos et en érection ? etc.
— Tout à fait normal, dit Frédéric, pour toi… Peut-être pas pour tout le monde. Enfin, que ne ferait-on pas pour la science.
— Tu penses que je pourrais avoir accès à tous les questionnaires dans leurs archives ?
— Non.

Les jeunes gens répondirent consciencieusement à toutes les questions et rendirent les questionnaires à la secrétaire. Les jumeaux n’en avaient rempli qu’un seul, leurs réponses étant toutes identiques.

Le professeur les accompagna dans l’amphithéâtre où se déroulerait l’expérience. Beaucoup d’étudiants étaient déjà assis, ils se levèrent à leur entrée. Le professeur expliqua brièvement que les jumeaux pouvaient éjaculer en même temps sans contact visuel et qu’ils se prétendaient télépathes. Il désirait prouver que ce n’était pas possible.

Les jumeaux se déshabillèrent derrière le paravent puis se couchèrent sur les tables. Dieter et Lothar installèrent toutes les connections aux appareils, sous la supervision du professeur, et testèrent leur bon fonctionnement. Les jumeaux demandèrent un programme de musique classique dans leur casque. Le professeur mit ensuite des papiers dans une boîte, autant que le nombre des étudiants présents. Sur deux d’entre eux, il y avait les lettres « L » pour links, gauche, et « R » pour rechts, droite. Ils tirèrent chacun un papier, le sort désigna Sören et Heinrich pour masturber les jumeaux. Le professeur fit asseoir Koen, Frédéric, Dieter et Lothar sur les estrades. Lui seul supervisait l’expérience. Il fit verrouiller les portes de la salle et éteindre la moitié des plafonniers.

Le silence se fit, Sören et Heinrich débutèrent leur office, avec des techniques différentes. Les jumeaux semblaient détendus, ils bandaient bien. Koen pensa qu’ils s’étaient aussi abstenus la veille, ils étaient consciencieux. Ils éjaculèrent exactement en même temps, après 12 minutes. Le professeur consulta immédiatement les sorties papier des appareils. Il dut avouer sa perplexité, car les courbes étaient identiques.  Il déclara :

— Je vais évidemment étudier ces résultats avec soin. Nous allons maintenant faire la même expérience avec deux hommes qui n’ont jamais prétendu être télépathes.

Koen et Frédéric prirent la place des jumeaux, d’autres étudiants furent tirés au sort : Gunther et Volker. Koen demanda de la musique folklorique dans leurs casques. Les masturbations débutèrent et, de manière inattendue, les deux amis éjaculèrent aussi exactement en même temps, après 13 minutes. Le professeur n’en crut pas ses yeux. Il regarda les papiers. Les courbes n’étaient pas identiques, mais ils avaient bel et bien joui en même temps. Koen se leva, la blouse ouverte et encore relié aux appareils, laissant voir à tout le monde son pénis dégouttant de sperme et de précum. Il déclara triomphalement :

— Vous voyez, nous sommes aussi télépathes !

Le professeur était désemparé, sa foi en la supériorité de la science sur toute autre croyance ou superstition allait-elle s’écrouler après cette démonstration ? Il ne comprenait pas comment Koen, en qui il avait eu toute confiance jusqu’à présent, avait pu affirmer si péremptoirement une contre-vérité ?
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La porte extérieur du sas s’ouvrit, Maël parcourut l’arrière du vaisseau, où était entreposé le matériel destiné aux sorties, puis descendit la rampe qui s’était déployée ; il eut une curieuse sensation lorsqu’il posa le pied sur le sol de la planète.
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Gay / Re : Le Voisin de Stéphane
« Dernier message par Philou0033 le 07 août 2022  »
Bonjour @Louklouk !

Beau récit, amusant et fort plaisant à lire. J'ai passé un excellent moment et j'imagine bien le troisième étage qui est "ouvert" aux garçons ....

Bon dimanche!

Je t'embrasse!
Philou
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Maël était ému, il se dirigea pourtant tout droit vers le sas de sortie, sans se retourner ; après tout, il ne quittait le vaisseau que pour quelques heures et ne voulait pas montrer son émotion qui devait être visible sur les consoles car son cœur battait très fort.


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Il entra dans le sas, la porte se referma derrière lui ; il put suivre la progression de la dépressurisation sur un écran, sans remarquer de différence à l’intérieur de sa combinaison.
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Merci @bech pour ton commentaire.

Pas de souci pour l’attente, je suis bien conscient qu’on ne peut pas commenter chaque jour.

J’aime bien cette phrase qui évoque la « force », car elle n’évoque pas forcément celle de Star Wars. La force peut être une force que l’on a en soi ; cela peut être la force que nous procure une autre personne ; cela peut être la force que donne une croyance religieuse ; et cela peut être n’importe quoi d’autre qui nous aide à vivre et à surmonter les moments difficiles.

Ils connaissaient leurs classiques dans une histoire sensée se dérouler en 2101. Ou alors c’était une phrase rituelle, comme l’allusion au capteur sur le pénis.

Je vais d’ailleurs bientôt changer cette date et revoir toute la chronologie. J’ai parlé d’un nouveau départ de la conquête spatiale en 2060 et de la participation du capitaine au premier vol supra-luminique. Ce serait étonnant qu’il soit encore en activité après 40 ans.

Un autre date symbole pour mon récit serait le 21 juillet 2069, soit 100 ans après les premiers pas de Neil Armstrong sur la lune. Le premier vol supra-luminique aurait eu lieu vers 2040. La citation modifiée de Maël serait parfaitement justifiée ce jour-là.
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Gay / Le Voisin de Stéphane
« Dernier message par Louklouk le 06 août 2022  »
Le Voisin de Stéphane

Il partageait le troisième et dernier étage de ce petit immeuble ancien avec un type de son âge, dans les vingt-quatre ans, garçon sympa mais semblant si timide ! Au point qu'on en était resté, depuis six mois, à de simples bonjour, bonsoir...
Stéphane était un garçon sportif, mais sans excès, qui se payait du bon temps plus souvent qu'à son tour : car il, était fortement engageant, ce châtain-là, avec son sourire, et sa grande gueule !
Quant à Quentin, son voisin, il avait tout de l'intello coincé... à en croire la gueule des amis qu'il en avait croisé dans l'escalier ! Gentil et bien élevé, certes, ce grand garçon avait tout du puceau de base, oui !
Et d'ailleurs, il s'en foutait royalement, Stéphane. Mais ce samedi matin-là, il sortit faire des courses, après avoir entendu claquer la porte d'en face peu avant.
Et surprise ! Il trouva par terre une liste de courses. Il la ramassa en souriant et y jeta un coup d'œil distrait. Du crémant, des biscuits apéritifs, du saucisson... Bon ! De quoi se faire un apéro sympa, quoi !
Et puis... « gel ». Il sourit : ce mec était le plus naturel du monde, et ne se mettait pas de gel du tout. La suite était : « essuie-tout ». In fine, il y avait « vodka ».
— Oh p'tain ! Y serait pas en train de nous préparer une bonne petite soirée baise, l'enfant de chœur, là ? murmura Stéphane, soudain intéressé.
Problème : il en préparait une aussi, de soirée baise, avec un de ses potes de gym, et trois fillettes peu farouches. Il n'aurait donc pas l'occasion d’épier son voisin par l’œilleton de sa porte...
Il était chez lui lorsqu'il ouït son voisin rentrer, et il alla aussitôt sonner chez lui :
— Ciao ! J'ai trouvé ça par terre... T'en as peut-être encore besoin ?
— Oh, non, non, ça ira ! fit le mecton en jetant un œil au papier. Merci, en tout cas !
— T'as pris quoi, comme vodka ?
— Hein ? Euh... La Poilosky.
— Bon! C'est pas le top européen, m'enfin, elle est pas russe !
On se sourit, et Stéphane enfonça le clou :
— Tu reçois, ce soir ?
— Ben... Oui.
— Alors amuse-toi bien, et tu me pardonnes d'avance si t'entends des bruits venant de chez moi ? J'ai un peu de monde, et... on compte s'amuser.
— Aucun problème.
La partouze de Stéphane se déroula selon les règles de l'art, et il oublia vite fait son pâle voisin... Ses amis étaient chauds de partout, et la soirée fut de première bourre.
Ces demoiselles se commandèrent un taxi, et son pote Victor, très bel enfant brun musclé à souhait et poilu comme un grand, resta dormir là, comme souvent.
— J'ai les couilles à sec ! affirma cet enfant, au lit.
— Oh p'tain ! À propos, j'ai oublié mon voisin !
Et Stéphane de conter les faits du matin à un Victor qui l'assura qu'il n'y avait rien de perdu.
— Tu lui demandera si les cris des filles l'ont pas empêché de dormir... et t'en rajouteras une petite dose, juste pour le faire rougir !
Et tandis qu'on déjeunait, le lendemain vers dix heures passées, Stéphane entendit la porte de son voisin et se précipita sans réfléchir... vu qu'il était à poil comme Victor, et il ouvrit... juste pour voir son voisin rouler un patin à un mec.
Stupeur de part et d'autre ! Le mec s’engouffra dans l'escalier, tandis que Quentin allait refermer sa porte.
— Non ! cria Stéphane. Je voulais juste te demander... On n'a pas fait trop de bordel, hier soir ? demanda-t-il en se montrant entièrement nu à sa porte.
— Nous n'avons rien entendu du tout, merci.
— Oh ! T'as déjeuné ?
L'autre ne répondit pas, figé.
— Viens ! Allez, viens ! insista Stéphane en tendant la main.
Le mec prit sa clé et vint, l'air glacé. Il eut un mouvement de recul en apercevant Victor, qui se leva pour lui tendre la main — oh, la belle bête ! — et articula :
— Mais... je vous dérange, là !
— Non, la fête est finie, et on reprend des forces : fais comme nous ! affirma Stéphane. Assieds-toi !
Le garçon prit place, toujours archigêné, et Stéphane ajouta :
— En tout cas, tes invités sont super discrets ! Nous, on avait trois copines qui ont tendance à gueuler un peu, quand on les chatouille de près !
— Non... fit doucement le mec en acceptant du café, chez moi... on n'était que deux.
— Ah ! fit Stéphane, en hésitant une seconde, donc... le garçon que j'ai vu ?
— Oui, fit Quentin en rougissant.
— C'est... ton copain ?
— Non ! Enfin... je sais pas encore.
— Excuse-moi, ça ne nous regarde pas ! Alors je te souhaite bonne chance.
— Merci, fit timidement le garçon.
— Nous, tu vois, on n'est pas plus avancé, vu qu'on n'a de copine ni l'un ni l'autre... Alors on en est réduit à organiser des soirées patronage avec des orphelines dans le besoin !
Victor éclata de rire, et Quentin dut suivre. Et Stéphane, qui était un luron, sut que le rire serait de bon aloi pour nouer le contact. De fait, Quentin se détendit peu à peu au point que, sans qu'il racontât sa vie, on apprit quand même qu'il avait toujours été seul.
— Sans être indiscret, j'ai vu sur ta liste de courses que tu aimais le crémant... Nous aussi... tu vois les cadavres, là-bas dans le fond ! Alors si ça te dit, on en fera péter, des bouchons !
— C'est gentil. Je bois pas trop mais... oui, avec plaisir.
On échangea sur le boulot et autres choses du quotidien et vers midi, Victor déclara partir :
— Faut juste que je remette ma culotte... si je la retrouve !
Les deux autres pouffèrent. Et Victor retrouva ses dessous... non sans s'être bien exhibé dans le salon.
Quand on fut seuls, Quentin prétendit partir aussi.
— Attends ! On a ouvert une dernière bouteille, qui est restée presque entière... On va se la finir !
Stéphane vit que le garçon n'osait refuser ; il l'intriguait, ce mecton, dans sa timidité, mais aussi il l'attirait : il devinait un intello peu en prise avec la réalité, comme un mec super gentil.
Et il décida de ne pas se rhabiller... puisque le voisin était gay. On alla se poser sur le sofa.
— Ils sont très beaux, tes verres, remarqua le garçon.
— Dépareillés, mais... du cristal de famille !
On sirota donc, et après la deuxième flûte, Stéphane jugea que Quentin était mûr pour les questions... de société.
— J'imagine que t'es pas familier des réunions comme la nôtre hier soir ?
— Ah non, alors !
— Ça te rebuterait ?
— Ben... s'y a des filles...
— Et s'y a des garçons... bi ?
— Hein ?
— J'ai des potes bi qui sont pas farouches, et j'ai toujours eu envie d'organiser un truc bi... sans oser le faire. Là, tu me donnerais une bonne raison.
— Tu sais, moi, j'me vois pas vraiment dans un truc pareil !
— Si tu rencontres mes amis avant, peut-être que... Et puis si vraiment les filles te repoussent, je peux inviter que des garçons ! Ceci au cas où ça marcherait pas avec ton nouveau pote. Au fait... tu m'en dirais un mot ?
— Je sais rien. C'était sympa, mais... je suis pas sûr... qu'il ait envie de recommencer.
— Alors compte sur moi !
— Merci, t'es gentil. Mais...
— Si, si !
Malgré les réticences qu'il affichait, le fin Quentin, un grand maigre et brun au teint pâle, sembla apprécier sa conversation avec Stéphane. Et lorsqu'on se sépara, les bulles exterminées, on avait convenu de dîner ensemble le soir même, et en tout cas de toquer chez l'un ou chez l'autre au moindre prétexte.
Il tenait une bouteille de crémant lorsqu'il se présenta, Quentin, vers sept heures et demie.
— Il buvait encore moins que moi, et j'avais prévu large ! dit-il en un adorable sourire — au jugé de Stéphane.
— Entre ! Je me suis pas rhabillé... mais j'ai travaillé pour toi.
— Pardon ?
— S'tu veux, tu peux virer tes fringues... ou au moins te mettre en boxer... Seulement si tu veux !
— Heu... fit le garçon, qui ôta pourtant son t-shirt. C'est vrai qu'il fait bon, chez toi.
Cachectique, qu'il était, le Quentin !... mais sur sa peau pâle étaient, harmonieusement disposés, des poils noirs du plus bel effet.
— Ouais, j'ai recensé les mecs que je pourrais te présenter, au cas où...
— Ben, justement... Il m'a appelé, et... j'ai eu juste une vague promesse... autant dire : rien.
— Viens voir... non : viens boire !
On trinqua donc, et Stéphane pria Quentin de considérer son grand écran, où devaient défiler une demi-douzaine de mecs de leur âge... tous nus et en érection.
Mais Quentin faillit s'étrangler en voyant le premier.
— C'est... C'est...
— Un super beau mec, oui !
— Non : un collègue !
— Ah ! Ah ! Ah ! éclata Stéphane, t'as bien fait de venir, tu vois ! Tu savais qu'il...
— Rien du tout !... Et je vais pas savoir le regarder, demain matin !
— Eh ben tu le laisses te mater, et voilà ! Il sait que tu es gay ?
— Non, je suis super discret au boulot.
— Il te plaît ?
— Ben... Il drague toutes les nanas du bureau... et ça marche, je crois, mais...pour les mecs... il est discret aussi. Mais oui... il est craquant.
— Et bien monté !
— Euh... oui, évidemment, reconnut Quentin, tout bas.
— Tu te sens de force à le retrouver ici... à poil ?
— Oh, ça, je...
— Bon : on regarde les autres !
Où Quentin dut reconnaître que tous étaient sympas... à commencer par son collègue. Mais Stéphane le prévint :
— Rappelle-toi qu'ils sont tous bi !
— Et que t'es pas une agence matrimoniale !
— Tu serais partant pour une soirée... chaude ?
— J'ai plutôt la trouille, oui !
— J'ai une idée : on convoque ton collègue, s'il est libre, juste pour faire connaissance... à poil. Et on lui demande de te raconter comment se passe une soirée bi.
Il fallut argumenter, oui ! Mais Stéphane était excité par l'idée de décoincer son fin voisin, qui accepta enfin.
Quelques instants plus tard, l'autre acceptait de venir : il restait une demi-heure aux garçons pour se faire beaux. Où Stéphane eut une jolie surprise : la bite à Quentin était un fort bel engin... qui ne tarda pas à s'animer. Il ne fit pas de commentaire, et l'on se sécha gentiment, à la demi-dure.
— Oh putain ! fit Benoît en entrant dans le salon, Quentin, c'est toi ?
— J't'ai pas dit de venir pour rien ! affirma Stéphane. Bon! Tu vires tout, tu prends ton verre et tu nous dis tout sur ta vie sexuelle ! Bisexuelle, surtout !
Autant vous dire que ce mignon loupiot ne se fit pas prier ! Blond cendré, mais au poil noir, il était gracieux comme tout, et le contraste entre sa sombre poilure et sa gracilité le rendait fort troublant...
Et la demi-dure de Quentin acheva sa mutation...
— T'es toujours pas bi, toi, depuis le temps ? demanda Benoît à Stéphane.
— Je viens d'acquérir le statut d'observateur.
Benoît narra sans se faire prier ses aventures récentes et anciennes, puis, ayant avalé brusquement une vaste lampée de bulles, il émit un joli rot, qui fit rire les autres... et sans prévenir se jeta bouche ouverte sur la belle, très belle quéquette de Quentin.
— Aaaah ! gémit iceluy en fermant les yeux.
L'instant dura, aux gémissements appuyés du patient... et lorsque Quentin rouvrit les yeux, un bon quart d'heure plus tard, c'était Stéphane qui le suçait avec ardeur.
Ça ne le fit pas débander, non ! D'autant qu'il voyait Benoît bouffer le cul de son voisin... On peut donc dire que cette « soirée-découverte » avait déjà atteint son but...
Prié d'enculer Benoît, Quentin le fit sans minauder et,  après qu'il eut joui ès profondeurs dudit, Stéphane y fut invité à déborder aussi... et sans plus de manières, le joli châtain alla bourrer le jeune Benoît.
Et là, après la douche réglementaire, les bulles et les restes de pâté, il y eut un événement que nul n'attendait :
— On se revoit, Quentin ? demanda Benoît.
— J'allais te demander la même chose, dit Stéphane.
— Mais... fit Quentin, stupéfait. Je... Je...
— T'emmerde pas, gentil garçon : t'es libre ! dit Benoît.
Il y eut un genre de silence gêné, tandis qu'on sirotait. Puis Stéphane suggéra une grande soirée... entre mecs.
— Non ! fit Quentin.
— Et pourquoi ?
— Ceux que je connais... me vont.
On se regarda avant d'éclater de rire. Ce dimanche-là, ce fut Benoît qui dormit avec Quentin... qui partagea ensuite ses nuits avec les deux autres. Avant de pencher plus certainement, un mois plus tard, pour Benoît. Mais il y eut un autre coup de théâtre : reparaissant céans, le p'tit coup raté de Quentin fut happé par un Stéphane qui lui en fit voir de belles ! Car Stéphane... avait appris des choses, et voulait les mettre en pratique
Certes, il y eut des moments d'incertitude, quand ce joli monde se croisa sur le palier du troisième ! M'enfin... Stéphane avait assez l'habitude du monde (vous me suivez) pour que les choses se passassent du mieux qu'il pouvait et... ma foi, depuis ce temps-là, on ne s'ennuie pas, au troisième !

3. IV. 2022
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Gay / Re : Une journée sur Kepler-16 b (SF, défi : une phrase par jour)
« Dernier message par bech le 06 août 2022  »
J'ai préféré attendre une autre intervention pour éviter une coupure de plus de la liste des phrases.

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L’Explorateur était maintenant totalement autonome et prêt pour la sortie ; le Capitaine Bacha le confirma (...) et ajouta : « Que la force soit avec toi, mon… mon cher Maël ! ».

Cette allusion cinématographique m'a bien fait rigoler.

Pour la phrase d'hier :

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Maël était ému, il se dirigea pourtant tout droit vers le sas de sortie, sans se retourner ; après tout, il ne quittait le vaisseau que pour quelques heures et ne voulait pas montrer son émotion qui devait être visible sur les consoles car son cœur battait très fort.

elle me rappelle l'échange publié il y a 5 semaines :

091

Le Capitaine demanda à Maël : « As-tu peur d’exécuter cette mission ? »

092 

« Pas vraiment de la peur de me rendre dans cet endroit, plutôt de l’appréhension de ce que je vais y découvrir. »

093

Maël continua : « J’ai le pressentiment que cela concernera surtout ma propre vie, l’inverse des mots de Neil Armstrong : un grand pas pour un homme, insignifiant pour l’humanité. »
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Bonjour @Lange128 !

Oui, il y a des précautions à prendre concernant l'urine et les matières fécales. L'idée de ce "sac récolteur d'urine" accroché au moyen d'adhésif est très proche de la réalité. Pour le reste une couche fera bien l'affaire.
L’harnachement de Maël se fait de manière méthodique, il vaut mieux! Le tout est de toute manière visible sur les écrans de contrôle!

Voilà Maël qui se dirige vers de sas de sortie pour l'exploration de quelques heures en dehors du vaisseau spatial.

Nous allons donc entrer dans une phase de découverte. Merci Daniel pour ce que tu nous a déjà fait découvrir.

Je te souhaite un très bon week-end!
Je t'embrasse!
Philou

Bonjour @Philou0033 et merci pour ton commentaire.

Malgré les progrès de la technique, les fonctions corporelles des être humains restent les mêmes. Pourquoi ne pas utiliser les vieilles méthodes qui ont fait leurs preuves ? Je trouvais intéressant de parler de cela, pour l’aspect érotique, bien sûr, mais aussi parce que normalement on évite d’évoquer cela dans les films et romans.

Nouvelle phase de découverte, nous allons laisser de côté ces aspects corporels, même si je pense que Maël ne va pas garder sa combinaison tout le reste du récit… Je n’en dis pas plus pour le moment.

Je te souhaite un très bon week-end et t’embrasse.
Daniel
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Bonjour @Lange128 !

Oui, il y a des précautions à prendre concernant l'urine et les matières fécales. L'idée de ce "sac récolteur d'urine" accroché au moyen d'adhésif est très proche de la réalité. Pour le reste une couche fera bien l'affaire.
L’harnachement de Maël se fait de manière méthodique, il vaut mieux! Le tout est de toute manière visible sur les écrans de contrôle!

Voilà Maël qui se dirige vers de sas de sortie pour l'exploration de quelques heures en dehors du vaisseau spatial.

Nous allons donc entrer dans une phase de découverte. Merci Daniel pour ce que tu nous a déjà fait découvrir.

Je te souhaite un très bon week-end!
Je t'embrasse!
Philou
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