Bonjour Invité

Messages récents

Pages: [1] 2 3 ... 10
1
Gay / Re : Au camp scout (Ado - gay) (reprise Docti)
« Dernier message par Bouffondelalune le Aujourd'hui à 10:23 am »
Bonjour @Philou0033
J'avais déjà entendu parler de cette façon d'accueillir les nouveaux élèves qui entrent en première année en humanités.
Phil a été choisi par Patrice pour qu'il soit son mentor. Phil découvre au fur et à mesure que Patrice est lui aussi gay, raison pour laquelle il a choisi Phil. Le jeune ado a appris que Phil est gay, qu'il a sauvé un ami scout durant le camp et qu'il est très fiable.
Phil se réjoui de savoir que Fabrice l'ai choisi car il se reconnais un peu en lui.
Phil est quand un peu interloqué de savoir que Patrice savait autant de choses sur lui et sur sa vie!
Merci Philou pour cette suite.
Bon dimanche à toi et à tes lecteurs.
Je t'embrasse
Philippe
2
Dr Rémi pousse la conscience professionnelle vraiment très loin, déjà l'empathie poussée au-delà du strict cadre médical (et encore  ::) ), puis enfoncer un collègue, sur un cas tristement banal, il faut dire... Ensuite, son 'investissement personnel' dans la thérapie de reconstruction de Patrick, de la part d'un supposé hétéro en couple, qui ne l'est donc pas tellement...

Après, j'ai un grief de base contre les médecins, pour des trucs, mais il y a un Rémi dans l'immeuble, qui pourrait être un Nicolas, et qui me plait (argument à la c**, je sais), du coup, le perso prend du crédit  :)

Pas de bulles, cette fois, mais des tournures de phrase très Loukloukiennes, je pense  ;)
3
Hospitalisé, quatrième lit:



Il lui sembla être beau, ce docteur-là, à Nicolas... avant qu'il perdît les sens.
En cette nuit de juin, il s'était retrouvé aux urgences, et il se réveilla le lendemain matin endolori et seul dans une chambre évidemment blanche.
Une infirmière parut, entre deux âges et engageante, qui lui fit avaler quelques cachets. Il reprenait vie, ce gentil mecton de vingt ans, après l'agression dont il avait été l'objet la nuit précédente. Homophobe, l'agression.
Et vers midi, ayant récupéré, il s'entendit dire qu'il pouvait y aller. Or il allait vers la sortie en empruntant un long couloir lorsqu'il croisa un mec en blouse blanche... en lequel il reconnut son agresseur.
Une seconde plus tard, il se retournait et le héla :
— Eh, Monsieur ! La sortie, c'est bien par ici, ou par là ?
Et pas de doute, l'air du mec était celui du sale con qui lui avait intimé de le sucer avant qu'il ne lui tordît les couilles... et qu'il en reçût un fameux ramponneau.1
Le mec ne le reconnut apparemment pas, mais c'était lui, pas de doute ! Du coup, il alla vers le bureau des infirmières, qu'il venait de quitter, et il demanda :
— J'ai absolument besoin de voir le médecin qui m'a reçu hier soir, aux urgences, s'il vous plaît !
— Il n'est pas ici dans la journée, et ne commence son service qu'à vingt-deux heures trente. Laissez-lui un message, on lui donnera !
— Mais... Oh... Oui, oui !
Où Nicolas précisa que la chose était de la dernière importance, laissant son adresse mail, et son téléphone.
Le soir même, un samedi, il était appelé, à dix heures et demie du soir.
— Bonsoir ! Vous vous êtes évanoui, alors que vous commenciez à me raconter votre histoire, une agression, en apparence... Je connais ça... Mais en quoi cela a-t-il une importance si grande ? demanda une voix douce.
— Monsieur... Docteur... si vous avez une minute...
Et Nicolas de conter son aventure, à la stupéfaction du médecin.
— Oui, c'est grave. Avez-vous porté plainte ?
— J'y vais demain matin.
— Pourrais-je vous y accompagner ? Je termine mon service à sept heures demain matin et...
Bien sûr, que Nicolas accepta ! Et bien évidemment aussi qu'il commença à se faire de jolies petites histoires dans sa tête, alors qu'il n'avait vu le docteur que quelques minutes, et en étant mal en point... Il ne savait même du reste la couleur des ses yeux, ni celle de ses cheveux !
Dimanche matin : rendez-vous au commissariat. Il hésitait à entrer quand une main se posa sur son épaule :
— Nicolas ? Bonjour !
Ah oui, qu'il était beau, le docteur ! Assez grand, mince, avec un joli visage fin et ouvert, lui donnant à la fois un air masculin et une allure enfantine... Des yeux bleus et un adorable sourire complétaient ce délicieux ensemble.
On entra donc au commissariat, et le docteur y alla aussi de son témoignage. Puis il pria Nicolas en un café voisin.
— Mais... vous allez pas dormir, Monsieur ? osa Nicolas.
— Non, je dors avant d'aller bosser. Et puis... si on se tutoyait ? Moi, c'est Rémi.
— Oh ! C'est rare, ça... et joli aussi.
— Merci, fit le docteur avec un sourire à damner les anges.
Avant de soumettre Nicolas à un interrogatoire serré, mais tout en finesse... au point qu'iceluy ne se rendit compte de rien. Avant tout, cependant, il comprit que Rémi était un mec bien, sérieux, et s'intéressant à lui. Et il en avait besoin, Nicolas !
— Cette histoire me pose un rude problème, tu sais ? Je vais devoir t'aider à confondre le coupable, et l'on verra ça comme si je dénonçais un collègue... Mais bon ! Je n'ai pas le choix. Il faut poursuivre le combat et...
— Le combat ? coupa doucement Nicolas, étonné.
— Contre l'homophobie. Une de mes petits cousins a fait une tentative de suicide à seize ans ; il s'en est sorti mais il a quitté la famille et on ne l' a plus jamais revu.
— Oh !...
— Je me promets de le retrouver un un jour ou l'autre, mais là, je commence ma carrière, et j'ai beaucoup de boulot à l'hôpital. Et puis... je ne vis pas seul... J'ai une copine.
— Ah !
— Nous nous reverrons donc, car je compte bien agir contre ton agresseur, et vite !
Les choses ne traînèrent pas, en vérité, car l'agresseur fut convoqué par la police dès le lendemain. Il mentit, évidemment, mais une confrontation, le surlendemain, avec Nicolas lui fit perdre de sa superbe.
Le docteur témoigna contre lui, arguant de propos maintes fois entendus, et le malandrin fut envoyé devant le juge, et renvoyé de l'hôpital.
Non sans que Rémi lui fît passer un examen de conscience, si l'on peut dire, devant le psy de l'hôpital. D'où l'on apprit que ce jeune homme n'avait jamais digéré la gaytitude de son p'tit frère...
— Et toi, comment tu vas, maintenant ? demanda Rémi à Nicolas une dizaine plus tard.
— Oh !... Je... j'ai toujours peur de sortir et...
— Tu veux que je t'accompagne ?
— T'as ta vie, et rien à faire avec moi...
— Je ne suis pas prisonnier de ma vie, tu sais ? Et si je peux t'aider, un peu, à reprendre confiance en toi...
— T'es gentil, mais...
— Oui ?
— Oui.
Le soir même, on était au Héron rond, brasserie sympa au style très altmodisch,2 devant une vaste chope de Leffe.
— Ici, c'est un endroit tranquille, non ? demanda le docteur avec son sourire ravageur.
— Faudrait juste pas en sortir !
— Tu seras pas tout seul, ce soir.
On causa donc fort gentiment, et Nicolas se sentit en confiance avec ce mec, qui avait pile sept ans de plus que lui mais ne le faisait jamais sentir.
— Bon ! J'te raccompagne chez toi ? dit enfin Rémi.
On quitta donc l’établissement, cependant encore bien animé, vers onze heures. Et paf ! On tomba juste sur une scène déjà connue : une agression dans une ruelle voisine.
Où Rémi surprit grandement Nicolas en sautant sur l'agresseur pour le neutraliser d'une simple clé de judo.
— Tiens ! Patrick ! On dirait que t'as pas tout compris, toi ! Bon ! Tu viens causer chez moi, ou tu préfères les flics ?
Car le mec était l'agresseur de Nicolas... qui tremblait dans son coin.
Toujours bloqué par Rémi, le mec accepta de suivre, tandis qu'il fut demandé à la victime de ne pas porter plainte — mais Rémi lui demanda son numéro de téléphone.
Le docteur logeant tout près, le nommé Patrick, dûment tenu par le bras, y fut mené incontinent.
— Hop ! Tout le monde à poil ! ordonna le docteur, à l'intense surprise d'un Nicolas qui suivit pourtant le mouvement... comme son agresseur.
Il ne fut pas déçu, ce loupiot-là ! Car outre que le docteur était d'une exquise finesse délicatement velue, la brute homophobe était une authentique et esthétique merveille : entendez qu'elle était velue de sombre, cette bestiole, et très joliment musclée. Et pourvue d'une belle petite gueule d'amour... Tête à claques, aussi, mais enfin...
— Bon ! Puisque tu sembles aimer les bites, mon gars Patrick, t'en a d'jà deux à sucer, là ! C'est parti !
— Maiiis !... bêla le mecton, tandis que Rémi lui mettait d'autorité sa jolie mais encore molle pine sous le nez.
— Hop ! T'ouvres la bouche, ou c'est la guillotine !
— Nooon ! gémit le mec en ouvrant péniblement la bouche.
Ce bel objet enfourné, Rémi se tourna vers Nicolas :
— Tu me donnes la tienne, mon grand ?
— Mais... Tu...
— Viens, bébé.
Ô le sublime instant qu'iceluy ! Car oncques il n'avait été sucé, le jeune Nicolas. Dire qu'il trouva ça bien serait mentir, car il fut vite aux anges, ce minet ! Et banda, banda !...
— Allez, Patrick, maintenant tu suces notre petit pote, hein ? T'as une belle queue, tu sais ? Allez, j'te branle !
Ainsi fut fait. Le gars Patrick était rudement équipé d'un  épais braquemart non mutilé. Superbe engin, en vérité, révélé dès avant que le docteur le manipulât.
Patrick suça donc sa ci-devant victime. Et ma foi assez gentiment... tandis que Rémi lui agitait le rondin.
Vite, donc, les choses s'établirent en toute urbanité : on se fit une gentille partie à trois. Où même le supposé homophobe fut prié de niquer le docteur... tout en bouffant la rondelle de Nicolas, qui se faisait pomper le nœud par Rémi. Or donc, un beau moment, comme vous le devinez.
— Quand on vous dit que les homophobes sont en bonne part des gays refoulés ! dit enfin Rémi.
— Non ! Je suis pas... comme ça, moi, protesta Patrick.
— Dis pas que t'as pas pris ton pied avec nous !
— Non, mais...
— Peut-être que... il aime le sexe, tout simplement ? osa timidement Nicolas, venant au secours d'un Patrick qui eut un genre de sourire.
— Patrick ? demanda le docteur.
— Oui, je crois que c'est ça.
— Bon ! Merci Nicolas ! Donc toi, est-ce que t'es capable, maintenant, de plus casser la gueule aux gays... avec qui t'aimerais t'envoyer en l'air, au contraire ?
— Euh... fit le mecton en baissant les yeux.
— Si t'aimes le cul... ça, on l'a bien vu... tu dois être capable de l'assumer... et de pas tout mélanger. T'es p'têt' bisexuel, tu crois pas ?
— Je sais pas... murmura le garçon, piteux, oui, p'têt'...
— On va se revoir, tous les deux : faut qu'on cause.
On relâcha le garçon, et Rémi prit Nicolas en ses bras.
— Bien, comme tu l'as défendu !
— Oh ! Je pensais pas que...
— Mais t'avais sans doute raison. Je vais le cuisiner un peu plus. Il te plaît, n'est-ce pas ?
— Oh ! fit Nicolas en rougissant vivement.
— T'es un gentil mec, toi, continua Rémi en venant prendre doucement la bouche du jeune homme.
Moment de tendresse, s'il en fut ! Nicolas ne savait plus trop où il en était, en vérité. Oui, le docteur était adorable, et bi affirmé, lui... mais le rude Patrick lui avait fait de l'effet, aussi ! Et même... il l'avait trouvé non seulement excitant, mais attirant. Bref... pas clair, tout ça !
Nicolas eut cependant le courage de s'en ouvrir à Rémi.
— Te mets pas la rate au court-bouillon ! répondit celui-ci en un grand sourire, et laisse venir ! Apparemment, il est calmé, et... il commence à aimer la vie. Sa vraie vie.
Quelques jours plus tard, appel de Rémi :
— J'ai parlé longuement avec ton p'tit con de Patrick... Il a convenu de ce que je pensais... et il m'a bien sucé, et plus si... Je vais le faire réintégrer à l'hôpital. Je crois pas que ce soit un mauvais mec... Maintenant, c'est à toi de t'en faire un pote... de baise d'abord... voire...
De fait, ce fut un Nicolas totalement éberlué qui reçut, une semaine plus tard (semaine entièrement passée à se branler en pensant au viril Patrick) un appel de son excitant agresseur.
— Je voudrais... m'excuser... si tu veux bien... Nicolas.
Une demi heure plus tard paraissait chez Nicolas la jolie brute. Une chaste étreinte fit cependant bander Nicolas... ce qui fit sourire Patrick.
— P'tain... t'es chaud, toi ! souffla celui-ci.
— J'essaye de t'imiter.
— Oh !
La suite fut celle que vous espériez : des plus charmantes. Après avoir dûment enculé Nicolas, puis l'avoir fait jouir de la belle façon après une pipe olympique, Patrick tenta de s'excuser de son agression ; Nicolas le laissa parler (conseil de Rémi), et l'assura de sa bienveillance... devant le juge.
Dès lors se mit en place une relation d'abord timide — Nicolas ne voulait pas brusquer Patrick — mais sympa. Une fois par semaine, on passait une soirée sexe... sans aller bien au-delà que ce qu'on faisait toujours : Patrick baisait Nicolas, puis le suçait et le faisait gicler.
Un matin, Nicolas reçut cette invitation de Rémi :
— Tu viens chez moi ce soir... avec Patrick, hop !
Il était à poil, le fin docteur, quand il ouvrit à Nicolas.
— Je sais pas s'il t'a dit, ton connard, mais... il est prêt pour passer à la vitesse supérieure...
— Hein ? Mais quoi ? coupa Nicolas, achevant de se déloquer.
— Il a fini par m'autoriser à l'enculer... mais j'ai pensé que c'était à toi de le dépuceler. Il est prêt pour ça, ce soir... mais je lui ai pas dit que tu serais là.
— Rémi ! Mais t'es fou !
— Je sais qu'il te baise toutes les semaines... et tu n'aurais pas envie de le lui faire aussi... alors que tu me l'as fait ? Et que tu l'aimes, surtout... non ?
— Oh, ça... murmura Nicolas en baissant les yeux.
On sonna : Patrick, qui eut une seconde d'effroi en apercevant Nicolas, nu dans le salon. Mais qui se déshabilla sans moufter, tandis que les autres échangeaient des regards complices... Et Rémi déclara à voix basse :
— Tu sais que Nicolas te trouve vachement beau, Patrick ?
Le garçon sourit maladroitement, et contraint... mais qu'il fut beau, à cet instant, aux yeux de Nicolas !
Un signe de Rémi indiqua à Nicolas d'aller bouffer la velue rondelle de Patrick... et les choses s'engagèrent avec délicatesse. Rémi incita ces jeunes gens à s'unir le plus étroitement et... son plan réussit parfaitement. Mieux ! Patrick osa dire à Nicolas qu'il aimerait le voir plus souvent.
Depuis, les choses se sont bien améliorées, dans la commune ! Bien qu'on aille de temps à autre prendre les conseils du docteur, on y va plus par courtoisie que par réel besoin, car... ces jeunes gens on fait des progrès, en l'art de l'amour.
Mais on n'y va pas non plus à reculons, car... chez le docteur, on ne s'ennuie pas ! Surtout depuis qu'il a recruté un brancardier, noir Antillais de toute beauté, qui se prête à toutes les fantaisies de ces Messieurs... sans jamais quitter un sourire à damner les soviets les plus atrabilaires !
4
Gay / Je n'aime pas, j'aime...
« Dernier message par Nostalgique le 22 janvier 2022  »
Voilà, je commence un nouveau récit d'un genre assez différent par rapport aux précédents, sensiblement plus soft (pour l'instant tout au moins !) mais qui pourrait faire réfléchir un peu plus loin que le bout de son sexe, excusez-moi de son nez.


L'appartement sentait bon, jusque dans ma chambre à proximité de la cuisine où ma mère officiait en préparant un pot-au-feu, ce plat tout simple, presque prolétaire mais que j'aimais tant : y-a-t-il quelque chose de meilleur que le bouillon arrosant le riz ? Bien sûr la viande est indispensable car c'est elle qui donne toute sa saveur à ce plat dont la recette vient de ma grand-mère qui, très probablement la tient de sa propre mère.
Moi, Matthias blondinet d'à peine quatorze ans, la raie impeccable sur la gauche, des yeux bleus presque transparents, heureux de vivre sans soucis de quelque sorte dans une famille sans problème ce qui, c'est vrai est facile car je suis enfant unique. Mon père est parti à ma naissance avec une très jeune femme mais subvient généreusement à mon entretien et à mon éducation.

Je travaille correctement au collège mais j'ai des problèmes en mathématiques. Aussi ma mère m'avait suggéré de rechercher un camarade qui pourrait me donner un coup de main. En garçon obéissant, j'en ai parlé autour de moi et un garçon nettement plus âgé que moi s'est proposé. Il était doué pour l'enseignement car, après quelques séances, j'ai fait de gros progrès. Il est gentil mais il me laisse très indifférent ce qui n'est pas étonnant vu la différence d'âge et nos discussions se limitent vraiment aux mathématiques jusqu'au jour où il me dit : "Je vais t'apprendre quelque chose, cela pourra toujours te servir" et, à ma stupéfaction qui me laissa sans réaction, il descendit ma culotte courte en même temps que mon slip et s'empara de mon jeune sexe qui n'en revenait pas. Dans le même temps, il avait déboutonné sa braguette et sorti son membre qui me parut monstrueux sur lequel il avait mis d'autorité ma main. Il exerçait des mouvements bizarres sur mon sexe qui restait parfaitement indifférent alors que le sien avait tendance à devenir encore plus monstrueux. Cela me parut durer un temps infini alors que rapidement, devant mon manque de réaction, il s'arrêta tout en me demandant : "Cela te plaît ?" à quoi je répondis par un non catégorique tout en précisant que cela me dégoutait de le toucher là d'où sortait son pipi. Il ricana en me traitant encore de bébé et il partit pour ne plus revenir. Je ne sais même plus quel était son prénom, Pierre, Paul ou Jacques, peu importe. Je l'ai très vite oublié, je ne l'ai jamais revu et cet incident est rapidement sorti de ma mémoire. Curieusement, alors que je racontais tout et n'importe quoi à ma mère, je n'ai jamais fait mention de cet incident, pour moi c'était un non-événement.

Quelques années plus tard, au lycée, j'étais un élève assez brillant. J'avais choisi la section classique, c’est-à-dire avec étude du latin et du grec. À vrai dire, ce choix était plutôt un choix par élimination pour éviter les mathématiques que je continuais à maudire, même si je ne me débrouillais pas si mal. Mais je dois admettre que très rapidement ces langues me passionnèrent d'autant que parallèlement nous étudiions l'histoire romaine et grecque. C'est en particulier la culture grecque qui m'intéressait par la personnalité de ses héros, leur courage intrépide et, je dois l'admettre, par cette relation particulière que les citoyens adultes entretenaient avec les jeunes adolescents pour les former à la vie. Cette sorte d'apprentissage cessait dès que les premiers poils apparaissaient et tout rentrait dans l'ordre. Cette sexualité primaire m'attirait car, ne l'oublions pas, je n'avais jamais eu de père ni d'hommes à la maison de sorte que l'âge aidant je prenais conscience que quelque chose manquait à mon éducation. Peut-être inconsciemment marqué par ma première expérience, je refusais tout contact physique avec mes camarades, filles ou garçons, mais plus particulièrement avec ces derniers, ce qui n'était pas évident car je passais pour un beau mec, mystérieux mais en raison même de ce mystère comme digne de confidences. Je savais quels de mes congénères sortaient avec quelles filles, tous ou presque se vantaient d'avoir sinon fait l'amour tout au moins eu des relations très poussées alors qu'en réalité ils étaient aussi novices voire puceaux que moi. Les filles étaient plus discrètes mais me demandaient souvent conseil sur la méthode pour approcher tel ou tel mâle qui les attiraient ou en tous cas leur plaisaient.
 
J'étais probablement le seul à avoir des connaissances sur la sexualité des jeunes grecs car nos professeurs se gardaient bien de traiter de ces mœurs scandaleuses dans notre conception d'aujourd'hui. Ce que j'en savais (et j'en savais pas mal !) je l'avais appris en faisant des recherches dans les bibliothèques universitaires où de jeunes stagiaires ne se montraient pas trop regardants sur mon âge en me prêtant des livres que je devais consulter sur place. Bien entendu, je ne consultais pas que les ouvrages "réservés" de sorte que j'étais un des lecteurs assidus de la B.U. Les bibliothécaires, professionnels ou en formation me connaissaient bien et notamment avec ces derniers j'entretenais un contact de plus en plus amical, malgré la relative grande différence d'âge, facilement d'une dizaine d'années ! Avec certains de ces fonctionnaires, je savais qu'il était parfaitement inutile de leur demander certains titres, j'aurais risqué de me faire retirer mon badge que je n'étais pas certain d'avoir le droit de  posséder. À part un, les stagiaires étaient très conciliants, allant jusqu'à me recommander tel ou tel titre que je ne connaissais pas et qui souvent était très croustillant ! J'en arrivais à remettre en question tout ce qu'on nous racontait sur les mœurs antiques qui me paraissaient terriblement dévergondées, tout au moins dans certaines classes de la société. Pour le petit peuple, le peuple travailleur, la rigidité régnait en maîtresse, la licence étant dans tous les cas soigneusement cachée.
Un de mes fournisseurs préféré était Sébastien qui préparait un doctorat. Il avait vingt-six ans, quand même sept ans de plus que moi, il était l'image que j'aurais voulu représenter : beau mais sans excès, d'une exquise gentillesse et plein de petites attentions. Il avait fait de brillantes études et, comme moi, il n'avait pas de père ce qui avait contribué à nous rapprocher.
La lecture des auteurs grecs n'est pas forcément évidente et il m'arrivait d'avoir des problèmes que je ne parvenais pas toujours à résoudre. Alors que la bibliothèque allait fermer j'avais eu un soir une réaction rageuse qui avait attiré son attention. Il me proposa spontanément de m'aider et me suggéra de venir chez moi pour solutionner cet obstacle. Ma mère avait déjà dîné, s'apprêtant à sortir au cinéma avec une amie mais heureusement il restait largement suffisamment d'un délicieux gratin de pommes de terre pour deux. Mon problème linguistique fut assez rapidement résolu et nous poursuivîmes la soirée en discutant littérature. Il attira mon attention en évoquant certaines pratiques sexuelles de l'époque que j'ignorais mais que mes confrères de l'antiquité semblaient bien connaître. Il faut rappeler que j'étais moi-même très innocent et que vu l'exiguïté de notre appartement, il me fallait être très prudent. Ma mère était large d'idées, mais il y a avait des limites à respecter, en particulier tout ce qui avait trait à la sexualité. Jusqu'à il y a peu, cela ne m'avait pas vraiment gêné mais cela commençait à être pesant, j'avais quand même dix-sept ans, presque dix-huit !

Nous avions chacun bu deux bouteilles de bière, j'avais déniché des cacahouètes et dans le réfrigérateur une saucisse à l'ail. Nous passions un moment convivial auquel je n'étais pas vraiment habitué car j'avais très peu d'amis et surtout je ne les aurais pas invités à la maison. Soudain, Sébastien me demanda

-   Dis-moi Matthias, on se connait depuis un certain temps mais c'est la première fois qu'on se voit en dehors de la B.U. Ça te dérange ?
-   Mat / Non, pourquoi voudrais-tu que cela me dérange ? Au contraire cela me fait plaisir, tu es un fonctionnaire tout à fait fréquentable !
-   Seb / Non ! mais tu te fiches de moi, quel culot ! Mais es-tu certain que je suis fréquentable ?
-   Mat / Ben, c'est vrai que je ne te connais pas vraiment mais oui, je crois que tu es fréquentable. Si je me trompe je le verrai vite
-   Seb / J'aimerais Matthias te poser une question très personnelle ; si tu ne veux pas répondre, tu te tais, je ne t'en voudrais pas
-   Mat / Allez, vas-y !
-   Seb / [après un moment de silence] Est-ce que tu te masturbes ?
-   Mat / [un peu interloqué et hésitant] Ben, eh
-   Seb / Excuse-moi, oublie ma question, tu vois, je ne suis pas fréquentable !
-   Mat / Non !
-   Seb / Non quoi ?
-   Mat / Non, tu n'es pas "non fréquentable" et encore non, je ne me masturbe pas mais j'en ai de plus en plus envie
-   Seb / [après un nouveau moment de silence] Dis Matthias, tu serais d'accord qu'on se masturbe tous les deux, là maintenant ? Moi aussi j'en ai vraiment envie et je crois qu'il serait plus que grand temps que je m'y mette. Tu comprendras pourquoi je …
-   Mat / Tais-toi, cela ne me regarde pas mais par contre, regarde-moi !

Et ce faisant, Matthias se lève, enlève sa ceinture, ouvre son pantalon qui descend sur ses chevilles. Il s'arrête, regarde Sébastien dans les yeux, met sa main dans son slip et fait sortir son sexe au-dessus de la ceinture élastique, un slip tout mou.
Sébastien est stupéfait et reste quelques instants sans réaction sinon que son visage vire au rouge. Quelques secondes plus tard, Sébastien est debout, pantalon et slip sont au sol, encore deux-trois secondes et son T-shirt a rejoint les autres pièces. Il est parfaitement immobile, une larme au coin de l'œil. Matthias ne sait plus où se mettre, il ferme les yeux, bafouille. Il se reprend, se penche vers Sébastien, se penche encore plus et dépose délicatement un baiser sur le sexe de celui qui est devenu son ami. Sébastien a un organe labouré de cicatrices, difforme, avec de multiples greffes de peau également sur ses testicules et son bas ventre. Le vision est horrible d'autant qu'inattendue. Matthias réalise l'immense détresse de Sébastien, sa honte en même temps que l'effort surhumain qu'il a dû faire pour se montrer tel qu'il est. Matthias l'embrasse encore une fois puis il saisit prudemment, sans serrer avec la peur de lui faire mal ce trognon de sexe et, encore plus prudemment, exerce un léger mouvement de va et vient. Sébastien grimace de douleur et, peut-être de chagrin devant sa destruction. Matthias arrête son mouvement, regarde une nouvelle fois son ami en lui disant :  "Ne t'en fait pas on va recommencer tout doucement, on va prendre tout le temps qu'il faudra mais je veux que tu retrouves du plaisir, je te le promets". Sébastien pleure à chaudes larmes, il est dans les bras de Matthias qui cherche à le calmer comme un petit enfant. Il lui enlève les mains que Sébastien a placées devant sa mutilation et le regarde calmement :  "on va arranger tout cela".
La mère de Matthias vient de rentrer, elle a entendu du bruit et frappe à la porte de son fils et s'apprête à entrer lorsqu'elle entend la voix de son fils, impérative au plus haut degré :  "Non, maman, tu n'entres pas, sous aucun prétexte, je t'expliquerai demain". Et se tournant vers Sébastien :  "Toi, tu dors ici avec moi".
5
Divers / Re : Bonne année à tous !
« Dernier message par Godefroy de Montmirail le 22 janvier 2022  »
Réponse un peut tardive, mais bonne année !

En espérant qu'elle soit remplie de bonheur et qu'elle soit meilleure que 2021 !
6
Hé bé, cette fois cela va être "le Repos du Guerrier" pour tous ces héros, sauveurs de mondes et spécialement de notre bonne vieille Terre qui, une fois encore, l'a échappé belle!
Un très grand, que dis-je, un immense merci à Inny pour avoir créé ces palpitantes aventures et un hyperbolique merci à son truchement, Inny-2, qui, chaque soir que fait le Seigneur (pas celui auquel s'adressaient encore Thibault et Philippe avant le miraculeux redressement de situation) nous a donné les séquences retrouvées.
Et une bise à tous ceux qui le voudront bien.
KLO 7514.
7
Tout thème / Re : Florian 18 ans surdoué livre 4 tome 4
« Dernier message par KLO7514 le 21 janvier 2022  »
Comme l'on dit des chevaux, les cavaliers "ont senti l'écurie" et se dépêchent d'arriver. Il en ont leur claque de voyager durant tout ce temps. Qui ne les comprendrait? Et leurs montures, qu'en pensent-elles? Je suppose qu'elles aussi ont hâte d'arriver et de "s'enquiller" une bonne ration de picotin! Puis une bonne siste réparatrice...sur les rotules. Le pansage attendra bien demain de la part des valets d'écurie.
8
Le prix de la liberté

Marc

- Ton maître le sait aussi bien que moi... si tu tues Ludvik, je détruirai ce cristal. Et je sais pertinemment que si je lâche mes armes, tu le tueras de toute manière... nous sommes dans une impasse.
- Certes... mais combien de temps tiendras-tu ?
- Pas longtemps, car je sais qu'il a envoyé du renfort... aussi le seul choix qui me reste... est celui-ci, dis-je en concentrant mon pouvoir et en projetant ma dague vers le cristal.
Philippe pousse un cri et utilise son propre pouvoir, déviant mon arme qui se plante avec violence dans le mur.
- Grave erreur, me dit-il avant de plonger son arme dans la gorge de Ludvik.

Markam

- Le rituel est accompli, Seigneur.
- Il était temps ! Le piège va pouvoir se refermer... J'ai perdu le contact avec Thibault, Cédric doit être mort, maintenant. Plus rien ne peut s'opposer à nous.
Markam entre dans la salle de conjuration, plongée dans l'obscurité la plus totale. Condition nécessaire pour l'invocation d'un esprit des ténèbres...
Les protecteurs l'ont capturé lors de l'avant-dernière guerre des ténèbres, et l'ont asservi, scellant son essence dans une prison dont il ne peut sortir qu'en étant invoqué par le rituel approprié. Et contraint d'obéir, bien sûr. Mais cela reste dangereux et n'est utilisé qu'en dernier recours...
Toutefois, les forces de Ludvik et de ses amis ne sont pas du genre que l'on sous-estime sans goûter rapidement toute l'amertume de la défaite... aux grands maux, les grands remèdes.
- Shök'no'draar ! Par les sceaux qui te tiennent prisonnier, je t'ordonne de m'obéir en tout point, et de respecter tant la lettre que l'esprit de mes ordres !
Silence. L'entité nous hait à un point qu'aucun mortel ne saurait imaginer. Il est temps de diriger cette haine vers une cible appropriée...
- Empare-toi du couloir marqué par les runes et tue tous ceux que tu y trouveras ! Maintenant !
Silence.
- Résister ne sert à rien... tu le sais. Veux-tu expérimenter une nouvelle fois la souffrance du sceau de punition ? Très bien.
S'avançant, Markam pose ses mains sur l'autel et les fait glisser lentement le long de l'appareillage de cristal, lisant les runes au toucher et les prononçant doucement jusqu'à trouver la bonne.
C'est à ce moment-là que le sort de Cédric le frappe, traversant ses défenses en utilisant le canal qui le relie à l'amulette de Philippe.
Hurlant de douleur, il porte ses mains à sa tête, renversant le sceau et le projetant dans la salle, le faisant voler en éclats.
L'instant d'après, une chose faite de haine et de ténèbres s'empare de son âme avant de franchir la porte.
Hors de tout contrôle.

Thibault

J'ai plongé hors de mon corps aussitôt libéré de l'emprise du sortilège. Trop étourdi pour pouvoir lancer un sort, je peux toutefois me rendre très utile en dégageant la voie pour mes amis.
Je leur dois bien ça.
J'enrageais de ne rien pouvoir faire, mais maintenant c'est terminé. Il ne me reste que la vengeance.
Je parviens au niveau des soldats et de leurs étranges armes, en choisis un sur le coté et plonge en lui.
Lisant dans ses souvenirs, j'apprends qu'ils ont pour ordre de ne pas nous laisser avancer... mais pourquoi ? C'est inquiétant... ça sent le piège à plein nez. Je lui fais activer son arme et viser ses camarades.
L'instant suivant, je flotte dans le couloir dévasté, sidéré. Ils sont tous morts...
Pourquoi, mais pourquoi n'ont-ils pas attaqué avec ça ?
Je retourne en arrière et plonge dans le corps de Thomas.

- C'est Thibault ! Merci de m'avoir libéré, Ced. J'ai dégagé la voie devant... mais c'est trop bizarre, ils avaient ordre de nous bloquer et d'attendre... alors qu'ils auraient pu faire un carnage ! Ça sent le piège.
- Tu as raison... nous devons retrouver Ludvik et Philippe et sortir de là le plus vite possible. Vous, prenez son corps et ressortez. Dites aux autres de se préparer au départ. J'ai un mauvais pressentiment...
- À vos ordres.
- Ça va, Thomas ? Excuse-moi d'être entré à l'improviste. Je te laisse le contrôle.
- Je suis content de te retrouver.
- Moi aussi.


Marc

Je me précipite vers Ludvik lorsque Philippe s'effondre. Il n'est qu'assommé, heureusement. La lame ne lui a rien fait... jeter mon arme contre le cristal a détourné son attention vers elle le temps nécessaire pour que je lance mon pouvoir là où je voulais qu'il porte. Lorsque son épée a touché la gorge de Ludvik, une violente décharge électrique a projeté Philippe en arrière, l'assommant net.
Un souffle de mon pouvoir ranime mon homme, qui cligne des yeux et sourit en me voyant.
- Phil ?
- Dans les pommes. Ça va aller ?
- Oui. Le cristal ?
- Je m'en occupe, dis-je en me relevant et en récupérant mon arme. Je pulvérise le focalisateur d'un coup puissant et sens l'écran anti-magie s'effondrer, ainsi que le sort empêchant la téléportation.
- Les autres ne devraient pas tarder maintenant.
- Oui, mais on a un autre problème... les protecteurs ont certainement envoyé des gardes vers cette salle, ils nous faut bouger...
- Trop tard... ils arrivent, et ils ont l'air nombreux.
Nous les entendons, en effet... il n'y a pas d'autre issue, il va nous falloir tenir.

Stephan

Guidant les autres vers le cœur du sortilège, je m'arrête brusquement en le sentant se briser.
- Je l'ai senti aussi, dit Cédric. Bonne nouvelle... dépêchons-nous de les rejoindre.
Nous entendons des bruits de combat devant nous et pressons le pas, déboulant dans le dos d'un groupe de gardes et les frappant sans merci jusqu'à ce que le dernier soit à terre.
- Filons d'ici, dit Marc.
- Tout à fait d'accord. Demi-tour !
Le sol se met à vibrer tandis que nous revenons au tunnel principal. Nous nous mettons à courir, de plus en plus inquiets.
- Que se passe-t-il ?
- Aucune idée !
Nous nous ruons hors de la forteresse, retrouvant le reste de nos hommes. Cédric commence à invoquer le pouvoir de l'ondine pour nous transporter tous loin d'ici.

- J'ai un sentiment d'échec malgré tout, dit Ludvik. J'aurais voulu voir cette forteresse tomber en ruines...
Comme si le destin n'attendait que cela, le sol se met à trembler fortement, projetant tout le monde à terre et rompant l'appel de Ced. La forteresse s'effondre sur elle-même, soulevant un nuage de poussière.
- Mais...
- Serait-ce dû à la destruction du nexus ?
- Le Phœnix ! Je l'avais oublié !
Lud se concentre et secoue bientôt la tête.
- Askash a vaincu le gardien de l'Harmonique. Il attend...
- Qu'est-ce qu'il attend ?
Le sol entre en éruption, projetant haut dans le ciel de gros blocs de rochers qui sont projetés si loin qu'ils retombent bien au-delà de nous.
Le nexus apparaît alors, complexe enchevêtrement d'énergies toujours changeantes.
- Si ce n'est pas le Phœnix, qu'est-ce qui fait ça ?
- Non... Askash dit que les ténèbres sont là... elles se connectent au nexus...
- Quoi ?!

Je m'avance vers eux.
- Qu'est-ce qu'il attend, alors ? Pourquoi ne pas tout fermer ?
- Les Rêveurs...
- Quoi ?
- Il attend que les rêveurs retournent sur Terre. Lorsque le nexus a été reconnecté, deux mille cinq cent jeunes adolescents ont été choisis pour servir de liens vivants pour relier notre monde sans magie à Outremonde. Je... je ne peux pas les laisser mourir sur Terre et plonger autant de familles dans la douleur. Ce qui se passera si le nexus est fermé avant qu'ils n'y retournent.
- Je crains qu'on ne paie un prix terrible si rien n'est fait maintenant ! Je ne sais pas d'où sort cette entité des ténèbres, mais ça ne présage rien de bon. Elle gagne en puissance en ce moment même !
- Je ne peux pas, Ced. Mon cœur ne le peut pas, et sachant cela, Askash attend.
- Très bien... dans ce cas, je n'ai qu'une chose à faire.
- Quoi ?
Faisant jaillir la lame de lumière de l'extrémité de son bâton, Ced se concentre sur le nexus et se téléporte.
- Cédric !

De terribles déchaînements d'énergie émanent du nexus, devant nous.
- Il est le seul à pouvoir mener un tel combat, et il le sait. Il savait que ce moment viendrait, quand il a accepté de porter cette arme et de devenir le champion de la Lumière.
- Non ! Il n'a jamais voulu ce destin ! Il a été manipulé, comme nous tous ! Maudite soit la Lumière ! Si seulement je pouvais mettre la main sur ce damné serviteur de la Lumière...
- Nous ne pouvons qu'attendre, malheureusement...
- Ced...
Le combat dure, ce qui est peut-être rassurant... nous l'encourageons en pensée, priant pour qu'il s'en sorte...
- Les Rêveurs commencent à partir ! Dit Ludvik.
- Tant mieux... puissent-ils se dépêcher...

L'attente est terrible, nous ne pouvons rien faire, faisant face à des forces qui nous dépassent...
- Ça y est ! Dit Ludvik. Vas-y, Askash ! Ferme les mondes, isole-les à jamais, et mets fin à toute cette folie... détruis l'Harmonique !
Pendant un moment, rien ne semble se passer... puis une extraordinaire colonne de flammes jaillit du nexus, engloutissant le combat entre Cédric et les ténèbres, et ne laissant rien derrière elle, rien qu'un cratère vitrifié...
- Non... c'est pas vrai... Ced ?
Seul le silence nous répond.
- Askash... qu'as-tu fait ? Pourquoi... pourquoi ne réponds-tu pas ?
- Ludvik...
Nous nous retournons tous, et voyons Cédric, un pauvre sourire aux lèvres.

- Ced !
- Je suis désolé... Askash a tout donné pour sauver tous les mondes. Il nous a quitté et nous ne le reverrons pas avant des siècles.
Ludvik se jette dans les bras de son ami, et il faut un moment avant que Ced puisse continuer.
- Il m'a sauvé avec le peu qui lui restait de forces...
- Et les ténèbres ?
- Affaiblies par l'assaut d'Askash, elles n'ont pu résister à mon bâton, mais il a été détruit en même temps. C'est fini... c'est bel et bien fini.
- Alors, rentrons chez nous. Pour de bon, cette fois.
Cédric acquiesce, et appelle l'ondine qui nous ramène vers nos foyers. Une fois ce qui reste de notre armée déposée près du pays sans ciel, nous nous téléportons au royaume Valnari, où tout à commencé.
Et aucune force au monde ne nous en fera repartir, cette fois.

Enfin...
Je l'espère.

FIN
9
Gay / Re : Deux cousins - Deuxième partie : Peace and Love (gay)
« Dernier message par Lange128 le 21 janvier 2022  »
Je vous conseille d’écouter un « Bransle gay » en lisant cette suite. J’ai découvert qu’il existe de la musique ancienne qui porte ce titre prémonitoire. Le branle était une danse dès le 16ème siècle.

Mes personnages sont, quant à eux, de grands onanistes devant l’Éternel (si j’ose utiliser cette expression). Toute ressemblance avec l’auteur de ce récit ne serait qu’une impure coïncidence.



Chapitre 12 - La rentrée (3)

Samedi 29 août 1964, en train entre Amsterdam et Interlaken

Koen ne répondit pas, il devait bien admettre que les jumeaux l’excitaient au plus haut point, mais pas assez pour lui faire oublier la rigueur scientifique. Il s’assit entre les deux puis éteignit la lumière du compartiment. Il vérifia au toucher quel membre avait le grain de beauté, c’était celui de gauche. Il alterna des caresses énergiques sur l’un et très douces sur l’autre.

Les jumeaux semblaient très concentrés et Koen ne percevait aucun signe qui pût indiquer s’ils aimaient ces branlettes. Il avait oublié de regarder sa montre pour mesurer le nombre de minutes jusqu’à l’éjaculation, il avait d’ailleurs hâte qu’elle survînt, mais les jumeaux n'étaient pas pressés. Même s’ils n’étaient pas télépathes, ils pouvaient contrôler leur éjaculation, comme les Japonais l’avaient fait à Zurich quelques semaines plus tôt. Ils devaient s’être beaucoup entraînés.

Sans prévenir, les jumeaux jouirent presqu’en même temps, juste une dizaine de secondes de décalage. Koen ralluma la lumière.

— Vous êtes convaincu, Monsieur Grotelul ? demanda Sacha.
— Pas vraiment, ce n’est peut-être que le hasard, une expérience doit être reproductible pour être validée.
— Une autre fois, fit Vania, la télépathie demande une grande concentration et nous sommes épuisés ce soir.
— Tout comme nos liquides séminaux.
— Il faudra que j’en parle au Prof Latte, dit Koen, tout en se lavant les mains.
— C’est qui ce professeur ?
— Il enseigne à Heidelberg, il a un centre de recherches sur l’orgasme. Vous feriez des sujets d’étude idéaux, il faudra me laisser votre adresse.
— Participer à une recherche sur l’orgasme ? Qu’en penses-tu, Sacha ?
— S’il faut passer par là pour convaincre le monsieur que nous sommes télépathes, je suis d’accord. On lui donnera notre adresse demain. Tu crois qu’on pourrait aussi jouer avec le zizi du monsieur ?
— S’il est d’accord. Demande-lui.
— Je n’ose pas.
— Il ne va pas te manger, tout au plus te sucer. Monsieur Grotelul, pourrions-nous jouer avec votre zizi ? Ce n’est pas dans un but scientifique, seulement dans un but éducatif.
— Je vous le permets.
— Couchez-vous, nous allons nous rincer le zizi dans le lavabo et nous sommes à vous.

Koen s’étendit sur la banquette, les jumeaux s’agenouillèrent après avoir posé une serviette sur le sol, Sacha titillait les tétons tandis que Vania s’attaquait à la bite.

— Je suis déçu, fit ce dernier, le monsieur a un plus gros zizi que le nôtre.
— Pas tellement, les nôtres peuvent encore grossir.
— Je ne pense pas, notre puberté est terminée. Et ce n’est pas la taille qui compte.

Koen faillit leur faire une théorie à ce sujet, il se retint pour savourer la lente montée du plaisir. 

— Tu penses qu’on pourrait sucer le monsieur ? demanda Sacha à son frère.
— Tu veux sucer le zizi du monsieur ? Tu ne l’as jamais fait.
— Vous pouvez, dit Koen, tout ce que vous voulez.
— Le monsieur est très coopératif.

Sacha approcha sa langue du gland de Koen qui se demanda s’ils étaient vraiment des débutants, ils étaient très sûr d’eux.

— On pourrait aussi mettre un doigt dans le derrière du monsieur, proposa Vania.
— C’est sale.
— Il s’est lavé entre les fesses.
— Oui, j’avais oublié.

Vania introduisit un doigt dans le rectum et massa la prostate, il était très habile et Koen douta encore plus de l’innocence des deux frères, il eut rapidement un orgasme très intense. Sacha prit son slip bleu et nettoya le sperme sur le ventre et le torse, il ne l’avait pas avalé.

— C’était bon, Monsieur Groutelul ?
— Très bon, merci. Je me demande si c’était vraiment la première fois que vous étiez avec un autre homme.
— Nous vous assurons que c’était la première fois.
— Maman nous avait pourtant dit de nous méfier des inconnus dans le compartiment.
— Elle croit que nous sommes toujours des enfants.
— Vous avez quel âge ? questionna Koen.
— 18 ans, pourquoi ?
— Juste pour mes statistiques, je désire établir une distribution de la taille du pénis en érection en fonction de l’âge.
— Trop compliqué pour nous, fit Vania. Il se passe quoi dans les wagons-lits après le touche-pipi ?
— Le conducteur vient préparer les lits et l’on dort. Je vais l’appeler.

Koen sonna. Dirk arriva immédiatement, il ouvrit la porte avec sa clef carrée et vit les jeunes hommes nus, il leur dit :

— Il me semble que vous avez fait connaissance si j’en crois vos tenues très… légères. Dommage que la comtesse de Gueldre ne soit pas avec nous ce soir, elle vous aurait reçus avec plaisir dans son compartiment.
— Nous avons déjà joui, dit Koen.
— Je m’en doutais, dommage, vous auriez aussi pu venir dans le mien. Non, je plaisante, je n’ai pas le droit de coucher avec les voyageurs et je tiens à mon travail. Je vais préparer les lits, pourriez-vous sortir dans le couloir, en mettant au moins un slip ? Il est dommage de cacher de si belles queues, mais le règlement est le règlement.

Les jumeaux rirent en voyant Koen enfiler son sous-vêtement poisseux. Ils ne croisèrent personne et profitèrent de l’air frais qui circulait grâce aux fenêtres ouvertes, avant de se coucher et de s’endormir rapidement.


Dimanche 30 août 1964, Interlaken

Les jumeaux descendaient aussi à Interlaken, Dirk les réveilla au dernier moment. Ils eurent juste le temps de débander, de pisser, de se débarbouiller et de s’habiller. Koen regretta de ne pas avoir pu répéter l’expérience de la veille.

Le train arriva à l’heure en gare d’Interlaken Ost, à 7h21. Koen eut la surprise de voir Frédéric qui l’attendait sur le quai. Ils se firent la bise discrètement. Sacha demanda à Vania :

— Tu crois qu’ils sont amoureux, les deux messieurs ?
— Amoureux, je ne sais pas. Amants, certainement. Et nous deux, nous sommes amants ?
— Je ne sais pas, ce n’est pas très convenable entre frères, je ne t’ai encore jamais enculé. Amoureux, certainement.

— Tu es déjà là ? s’étonna Koen. Tu es parti à quelle heure de Lausanne ?
— Je suis venu hier et j’ai dormi à l’hôtel, répondit Frédéric.
— Tu étais si impatient de me revoir ?
— Oui, mon grand dadais, tu me manquais… Et aussi parce qu’Urbain était libre hier pour me conduire.
— Tu as couché avec lui en arrivant ?
— Tu es très curieux, et toi, tu as couché avec tes compagnons de compartiment ?
— J’oubliais, je dois leur demander leur adresse. Je vais te les présenter.

Koen et Frédéric se dirigèrent vers les jumeaux restés en arrière.

— Voici mon ami Frédéric. Et voici Sacha.
— Bonjour Monsieur Frédéric, moi c’est Vania.
— Je me trompe toujours, dit Koen, l’autre est donc Sacha.
— Non, je suis aussi Vania.
— Deux Vania ? Ce n’est pas possible. Nous ne saurons jamais, il y a le jumeau sans et celui avec.
— Sans et avec quoi ? demanda Frédéric.
— Un grain de beauté sur la bite.
— Tu as couché avec eux, alors.
— Une expérience scientifique très intéressante. Je te raconterai, je vais en parler au Prof Latte.

Koen sortit son carnet de sa poche en demandant :

— Pourriez-vous me donner votre adresse ?
— Ce ne sera pas nécessaire.
— Pourquoi ?
— Parce que nous allons nous voir toute l’année, Monsieur Grotelul, nous sommes dans la même école que vous.
— Comment le savez-vous ? Je ne vous l’ai pas dit.
— Nous avons lu dans vos pensées, une preuve de plus que nous sommes télépathes.
10
Tout thème / Re : Florian 18 ans surdoué livre 4 tome 4
« Dernier message par laurentdu51100 le 21 janvier 2022  »
 CHAPITRE 138 : « au cœur de la forêt dite interdite » « Min »

Alexandre le voit plonger son nez dans le bol de gruau et par pur respect pour le jeune prince, il se lève pour quitter la pièce en le laissant seul à se ressaisir.

Pourtant il aurait juré qu’il en savait plus qu’il ne le prétendait, trouvant pour sa part des plus curieux que depuis maintenant plus d’un an qu’il est parmi eux, personne ne le lui ait fait entendre.

Min relève la tête de son bol pour vérifier que maitre Ale s’est bien éloigné, respirant d’un coup beaucoup mieux de ne pas avoir à lui répondre.

Bien sur qu’il est conscient que s’il veut se mettre avec Thom, il devra sans doute faire des concessions, ne s’attendant pas venant de lui, qu’il abandonne cette vie qui d’après ses propres sources semble particulièrement bien lui convenir.

Il termine son petit déjeuner pour ensuite retourner se reposer, s’attendant à une journée particulièrement épuisante le lendemain du fait que ce sera la dernière et que maitre Ale leur a bien fait comprendre qu’il n’y aurait pas d’autre halte, personne n’ayant jamais oser braver l’interdit marquant cette forêt depuis la nuit des temps.

***/***

Le lendemain en milieu d’après-midi. »

La pause accorder par maitre Ale arrive juste au bon moment ou tous n’en pouvaient visiblement plus, les fessiers couverts d’ecchymoses se rappelant douloureusement à leurs souvenirs.

C’est donc en restant debout qu'ils apprécient la petite heure accordée, Rom tendant sa gourde au jeune prince après s’être rapprocher de lui.

- Tient !!
- Merci !! Nous sommes encore loin du but ?

Rom essaie de se souvenir avec les quelques repères qu’il a gardé de l’année passée.

- Encore deux ou trois heures maximums.
- Je pense que ce seront les plus dures.
- Bah !! Tu auras tout le temps que tu veux ensuite pour te reposer.
- Tu m’as l’air bien sur de toi sur le coup, imagine que maitre Wong décide de retourner chez lui !!
- Si cela avait été le cas il n’aurait pas demandé à sir Ale de venir.
- Hum, oui !! Ce n’est sans doute pas faux !!

Rom sourit à voir son ami se frotter le bas du dos en prenant garde aux endroits devenus sensibles, il en profite pour le faire se retourner en lui passant doucement une main sur le fessier.

- Eh !! Qu’est-ce que tu fais ?
- Juste pour me faire une idée de ce que va en penser le maitre hi ! Hi !

Heureusement Min connait suffisamment Rom pour qu’il le prenne comme il se doit à la plaisanterie, faisant semblant ensuite de le fixer aux endroits les plus viriles.

- Oh mon prince !! Je plaisantais, ne va pas te faire de fausses idées surtout !! Si les mecs m’intéressaient, je n’aurais pas attendu dix ans pour le faire.
- Hum !! Je ne sais…
- De quoi !!
- Ce n’est pas tout à fait ce que j’ai entendu venant de nos amis, à l’époque où vous vous êtes connus.
- Nous étions des gamins et ce n’était que des jeux sans importances, de plus nous découvrions nos corps à cette époque, ne me dis pas que cela ne t’es jamais arrivé ?
- Bah non !!
- Même pas avec Thom quand vous viviez ensemble ?
- De quoi tu parles au juste ? j’ai peur d’avoir mal compris !!

Ben lui fait le geste bien connu par tous les garçons du monde.

- Juste ça ? je pensais à beaucoup plus sérieux.
- Juste ça en effet, qu’est-ce que tu croyais ? alors toi et Thom ?
On se l’est déjà montré, puisque tu sembles vouloir tout savoir.

Rom répète son geste, avec cette fois un sourire moqueur.

- Et pour…
- Quelques fois, j‘avoue, mais chacun pour soi et nous étions vraiment très jeunes, surtout lui ! Hi ! Hi !
- Comment ça, explique toi, j’adore ce genre de ragots que je vais replacer au bon moment à qui de droit s’il joue les innocents.
- Je suis son ainé d’un an et à cet âge-là cela comptait beaucoup au niveau de la taille… tu… comprends ?
- Tu veux dire que Thom en avait encore une toute petite ?
- C’est le moins qu’on puisse dire, sans un poil comme de bien entendu, mais il savait déjà comment en jouer, malgré qu’il n’en sortît rien à l’époque.
- Tandis que toi ?
- Un an de plus cela compte.

Le tout avec un énorme clin d’œil qui stoppe le sujet, Min n’étant pas à vouloir révéler trop de choses sur son intimité d’avec Thom, quoiqu’il n’y ait rien d’autre à rajouter au demeurant.

Le fait pourtant de ressasser ses souvenirs d’enfance, lui ont fait oublier ses douleurs fessières et retrouver encore plus fort l’envie de serrer son ami dans ses bras, ne doutant pas un instant que ce ne soit pas réciproque.
C’est donc avec un réel plaisir qu’il remonte en selle, ayant toutefois prit soin de rajouter une couverture épaisse avant de s’assoir.

***/***

« Début de soirée au camp d’entrainement. »

Les cours de la journée une fois terminés, chacun vaque à ses propres besoins en attendant de prendre son tour de garde.

L’ambiance reste joyeuse et ce malgré un entrainement rigoureux, amenant les hommes bien souvent à la limite de leur résistance.

Pourtant de devenir un membre de la fameuse garde fantôme du groupe marchand Wong, leur fait accepter toutes les épreuves en sachant qu’ensuite une vie dangereuse soit, mais dépourvue de pauvreté les attends eux et leurs familles.

Donc ce soir là comme tous les autres ayant précédé tout va pour le mieux, Thom avec Dri se promenant en se tenant par la taille en amoureux qu’ils sont.

- Maitre Ale devrait arriver sous peu, le rapport indique qu’il est venu avec le reste de la garde rouge et un jeune inconnu venant du royaume de Baeck, c’est tout du moins ce qui en ressort à ses yeux et son teint de peau.

Thom devient rêveur, repensant à son ami d’enfance.

- Je me demande comment il va.

Dri sait de qui il parle sans avoir à poser la question, le jeune prince ne prenant cet air malheureux que quand il pense à une personne bien particulière pour lui.

- Aux dernières nouvelles il vit tranquillement sa vie loin du palais et surtout de ses frères.
- Comme j’aimerais qu’il soit resté avec moi.
- C’est moi sans doute dans ce cas qui ne serais peut-être pas là à partager ta couche.

Le regard que lui lance Thom amuse le maitre espion.

- Quoi ?? je n’ai pas raison ??
- Si nous étions restés au palais je ne dis pas, mais depuis avoue que depuis question polygamie nous sommes servi, alors un de plus un de moins.
- Je vois que ta largeur d’esprit n’a d’égale que celle de la queue de ton maitre Hi ! Hi !

Thom va pour répliquer d’une boutade, quand un bruit de galops se fait entendre au loin en prenant de plus en plus de force au fur et à mesure qu’il se rapproche.

- Qui est-ce donc ? nous attendions quelqu’un ?
Pages: [1] 2 3 ... 10