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Messages - Leflaneur40

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Hétéro / Re : De l'homme et de la plénitude
« le: 08 octobre 2021  »
J'aimerai tant qu'une femme me parle comme ça, mais ce n'est qu'un fantasme peut-être...

Bravo à toi, mayalabee, pour ce très beau texte.  :)

Leflaneur40

2
Tous étaient dans les " vaps' ", tellement le " trip' " fût intense. Ce fût Diane qui brisa ce long et agréable silence, après l'effort. Cette douce félicité, elle la rompît à peine en murmurant à l'oreille de l'adolescent :

_ T'as le canon prêt à tirer, mets-le dans ma chatte, tires-moi, fais-moi sentir ton gros sexe, s'il te plaît, ta braguette...

Les sens affolés, Diane sortait un flot de propos insensés. Mais c'étaient les mots d'une femme follement amoureuse, sincère dans ses déclarations. Et lorsque le jeune homme capta sa demande, chuchotée d'une voix extrêmement douce, il lui glissa à son tour :

_ Pas tout de suite, s'il te plaît... Frottes-toi encore sur moi, masturbes-toi, ça m'excite...

Enchantée par la perspective de faire durer le plaisir, Diane reprît ses mouvements. Comme un couple de marathoniens unis dans la performance, tous deux suffoquèrent longtemps. Bien que concentrée sur le plaisir, son cerveau lui rappela, l'espace d'une fraction de seconde, un souvenir ; lorsqu'elle était sportive, elle s'était inscrite à une course de quinze kilomètres, dans une ville voisine. Plus que l'épreuve elle-même, l'approche et le franchissement de la ligne d'arrivée fûrent un supplice. Bien qu'entraînée à l'époque, pratiquant régulièrement le jogging et le trekking, elle ne souhaita pas renouveler l'expérience par la suite.

C'était en 1996 que Diane avait arrêté le sport, pour se consacrer à ses études. Depuis cette date, jamais plus qu'avec Gaétan, il ne lui avait semblé reprendre une activité physique avec autant de plaisir. Soudain, un violent soubressaut remua le corps du garçon. Sa queue avait bondi dans le carcan de tissu, d'une agréable fulgurance et, n'en pouvant plus, il ouvrît sa braguette. La jeune femme, écartant sa jupe en ampleur, forma une vaste corolle protectrice aux intimités bientôt unies. La verge, liberée du caleçon, émergea enfin. Diane frissona. Le bout de l'organe, impatient, cherchait la fente. Effleurant le clitoris, il la fît réagir de picotements au ventre.

Alors, progressivement guidé par les doigts de la jeune femme, dont les ongles longs effleuraient autant sa virilité que la peau des phalanges, sa robuste texture, le phallus trouva enfin le chemin. Diane apprivoisa un cylindre extrêmement brûlant, aussi doux au toucher que dur à la consistance, vibrant de battements de coeur ; sensations extrêmes qui l'impressionnèrent fortement. Arrivant entre ses petites lèvres, le gland s'introduisît en douceur dans le vagin. Et ce fût pour les amants le plus agréable choc de découvertes.

Soudainement, de fortes trépidations secouèrent le ventre de Diane. Ses muscles fessiers s'agitant, ce fûrent ensuite ses abdominaux qui lui comprimèrent l'intimité. Déjà le muscle constricteur frissonnait, savourant d'avance le festin proposé. Comprenant qu'elle ne pourrait plus se dégager de cette protubérance extérieure, devant aller jusqu'au bout désormais, la jeune femme se soumît aux forces du sexe. Elle n'éprouvait aucune peur cependant ; pleinement consentante, son corps et son âme étaient prêts à subir le grand chamboulement. Une ultime pensée traversa son esprit : jusqu'où le plaisir allait-il la mener ?

La professeure n'eût pas le temps de creuser la question, car le gland, à peine entré en elle, spongieux et doux, la fît redoubler de frissons. Cette puissante et agréable fièvre, elle la transporta plus encore de bien-être. Diane émît alors un doux sanglot, accompagné
d'autres... Et de contractions pulmonaires, sans cesse croissantes... Tant elle eût l'impression de chevaucher une " chose " hors normes...

Mais il n'y avait pas qu'elle à avoir peur. Ressentant le fourreau absorbant progressivement son gland, Gaétan avait peur lui aussi. On lui avait raconté que certaines femmes, et notamment les prostituées, savaient se servir de leurs muscles pour " purger " toutes les queues, même les plus robustes et endurcies de la Terre. Mais quand il sentît la douceur soyeuse du vagin, qui enveloppa bientôt son vît d'une bienveillance humidité, comme l'annonce d'une pluie tropicale, alors il cessa d'avoir peur.

Ressentant pleinement le madrier sur lequel elle s'empala avec toute son âme, Diane couina longuement. Ces vocalises d'abandon, l'adolescent les ressentît jusqu'au fond de son coeur, comme le plus beau des cadeaux. Et lorsqu'il se mît à râler profondément, il rejoignît la jeune femme en plein confort. Tous deux étaient pleinement reliés par leurs intimités ; désormais leurs corps n'existaient plus : elle était en lui, il était en elle. L'énergie de Gaïa, la déesse-terre, circulait en eux, passant de l'un à l'autre sans discontinuer. Tambourinant leurs corps, leurs coeurs se confondaient en battements sourds. Leurs esprits, envolés dans une autre dimension, étaient inaccessibles à d'autres qu'eux, trésor ultime offert à de soudains initiés.

Bien calée en son amant, la jeune femme savourait cette queue ultra-puissante lui developpant le buste en secousses orgasmiques ultra-fabuleuses. Son corps devenait celui d'une athlète olympique, partant à la quête d'un record personnel, celui de la plus grande jouissance au monde, emmenant son partenaire à se découvrir lui-même, en toute complicité. Diane haletait puissamment, en longues saccades ; le jeune homme, en amples inspirations et expirations. Leurs poumons, oppressés, ne parvenaient plus à leur fournir la quantité d'oxygène nécessaire pour absorber davantage de plaisirs. Leurs visages écarlates exprimaient tout leur bonheur de vivre, tout comme leur limite humaine.

Mais le couple tenait vaillamment. Comme la locomotive à vapeur, remontant péniblement une forte côte à pleine chaudière, tiroirs expulsant abondamment les longues traînées blanches sur son passage, " respirant " bruyamment comme les corps frénétiques des deux amoureux s'ébattant furieusement dans le canapé crissant. Mais la locomotive arrivait toujours au sommet, tractant de sa force invincible le convoi. Et Diane et Gaétan formaient en quelque sorte deux locomotives, unissant leurs tractions pour monter toujours plus haut, expulsant toujours plus de souffle de leurs bouches exacerbées. Comme la montée du train à vapeur dans les montagnes, leur ascension serait longue mais fantastique, véritable épopée humaine, inoubliable pour celles et ceux l'ayant vécu.

( A suivre )




3
L'adolescent planta alors son regard dans celui de la jeune femme. Un éclair passa entre leurs yeux, donnant le signal du départ. En se déplaçant légèrement, Diane ressentît l'érection prolongée du jeune homme ; une soudaine pulsion l'envahît, croissante. Avec une rapidité stupéfiante, elle se mît à califourchon sur l'adolescent. Ce dernier tenta bien de se dégager, mais mollement ; le plaisir l'ayant envahi également, il se laissa faire. Prise de frénésie, la jeune femme frotta son entre-jambes sur sa braguette, déclenchant en lui le bien-être.

Gaëtan venait de réaliser que, sous sa jupe, Diane ne portait pas de culotte. Malgré les étoffes, il sentît excellement la luxurieuse fente lui labourant la braguette. Tandis qu'il lâchait un discret grognement de bonheur, la jeune femme, ne contrôlant plus sa vulve, haletait comme une diablesse. C'était comme un besoin physique, trop longtemps contrarié, que la rencontre du jeune homme avait soudain réveillé. La professeure entraîna l'adolescent dans ses époumonnements, permettant à leurs corps de s'exprimer enfin. Bientôt les amants unirent leurs essoufflements à la conquête du plaisir.

Dans son émoi, le garçon constata les premiers spasmes féminins de sa partenaire : des tremblements issus de son ventre, bientôt transformés en fortes secousses, lui percutant le buste. Ses seins, durcis à l'extrême, tressautèrent alors dans le pull rouge et Gaëtan, collant son front contre celui de Diane, pût deviner en baissant les yeux, la voluptueuse poitrine ballotant fièrement sous son vêtement.

Après un nouvel orgasme, Diane recula le tronc et Gaëtan, plongeant la tête sur le buste offert, y posa la bouche, embrassant à travers le pull les seins enfin à portée. Après un premier contact, des plus somptueux, sa langue et ses lèvres léchèrent la laine, humidifiant la fine matière recouvrant le galbe et les tétons au plus près. La texture râpeuse ne le décourageât point, et de femme attendrie, Diane devînt sollicitée.

_ OHHH !!!! Arre-e-ête !!!! Tu m'exci-i-te....
_ Tes seins... Je veux les voir...
_ Plus tard, s'il te plaît...
_ Montre-les moi.
_ Plus tard.

Elle le repoussa contre le canapé ; les amants se regardèrent alors quelques instants, désorientés par cette fulgurance inédite. Avant Diane n'éclata de rire, entraînant Gaëtan dans son hilarité. Tous deux se serrèrent ensuite longuement dans les bras, jusqu'à ce que la jeune femme demande :

_ C'était bien-n-n... On le refait ?
_ Oh oui !

La jeune femme se tortilla brièvement, le temps de retrousser complètement sa longue jupe, permettant à son clitoris de frotter davantage  sur l'excroissance bombée. Embrassanr longuement le jeune homme, avant de lui raboter à nouveau la braguette. La frénésie sexuelle augmenta. Prise de spasmes de plus en plus puissants, Diane hocquetait. Gaëtan sentît sa bite trépider, et cria :

_ OH ! MON DIEU !

Sa queue, prise d'une violente secousse, avait fait trembler tout le reste de son corps, manquant de le précipiter dans son pantalon. Diane, que le cri masculin avait temporairement interrompu, entoura le cou de son amant dans ses bras, l'embrassant longuement en récompense de son ardeur. Leurs langues se découvrîrent alors une commune passion, celle de la sensualité, et prîrent tout le temps d'en profiter. Multipliant de leurs mains tremblantes, des caresses de plus en plus fébriles, la passion embrasa les amoureux définitivement.

A travers le pull en laine, les mains baladeuses de Gaëtan ne pouvaient s'empêcher de palper les seins volumineux de Diane. Sous l'étoffe rêche, ses paumes captèrent le galbe gonflé, et surtout ses tétons furieusement durcis. Tant de sollicitations suffoquèrent Diane, qui multipliait les grognements, faisant chavirer davantage le jeune homme. Elle dût repousser les assauts du jeune homme, lui écartant les mains presque avec violence. Devenue tigresse, elle cherchait à dompter le tigre. Elle le fixa brièvement à nouveau, dans les yeux ; L'adolescent crût lire un mélange de fureur, de domination, heureusement contre-balancé par une immense tendresse, et un sourire coquin ne laissant aucun doute sur ses intentions.

Collant à nouveau sa bouche sur la sienne, la jeune femme gémissait langoureusement. De ses cris etouffés, elle guidait le jeune homme qui, du fond de sa luxure, ne cherchait plus à comprendre. Elle avait passé la main sous les vêtements de Gaëtan, caressant inlassablement son dos musclé, son torse aux pectoraux et abdominaux développés... Diane en était convaincu maintenant, la chance avait mis sur son chemin un taureau de concours, qui allait lui offrir une monte puissante. Elle sentît également, à travers les fringues de son partenaire, ses tétons durcis, l'excitant davantage.

L'adolescent l'était tout autant. Enflammé comme un brasier, il dévorait la jeune femme à tous sens. Entre sa langue s'entre-mêlant furieusement à la sienne, en un furieux ballet, comme ses féminines mains sur sa peau, lui donnant une chaleur relaxante comme il ne l'eût jamais vécue. Alors qu'il voulût une fois de plus lui palper les seins à travers le pull, Diane s'arracha de sa bouche en grognant puissamment, repoussant ses bras une fois de plus. Nullement découragé, l'adolescent rugît et, se ruant sur le cou de Diane, l'embrassant toujours plus goulûment. Le contact des lèvres survoltées, bientôt accompagnés de coups de langues frénétiques, fît défaillir la jeune femme qui, entre deux soupirs étouffés, eût à peine la force de glapir :

_ Oh ! Arrête ! Arrête !

S'écartant de lui, il ne chercha pas à la retenir. Lui aussi, avait été bien secoué par cette furieuse passion. Reprenant lentement leurs esprits, les deux amants se retrouvèrent assis l'un à côté de l'autre. Encore chamboulés par cette torride expérience, ils se regardèrent longtemps, aussi surpris l'un que l'autre. Leurs vêtements ayant fait les frais de leurs ébats, Gaëtan remis son tee-shirt dans le pantalon et réajusta le sweet-shirt ; Diane en fît de même avec son pull de laine, que l'adolescent manqua de peu retrousser, dernier barrage recouvrant la si convoitée poitrine.

La jeune femme, au visage caché par la longue chevelure en désordre, rejeta d'un brusque mouvement de tête, sa belle crinière dans le dos, écartant ensuite quelques mèches rebelles, du bout des doigts, sur ses épaules ; le tout sous les yeux d'un Gaëtan admiratif.
Emu, il ne pût s'empêcher de faire un compliment :

_ Diane, tu es la Reine des Amazones !

Amusée par le compliment, elle décida de prendre Gaëtan au mot :

_ Sais-tu qui étaient les Amazones ?
_ Des guerrières.
_ Des guerrières de la Grèce Antiques. Elles étaient des femmes-soldats qui vivaient entre elles, ne s'accouplant qu'avec des prisonniers de guerre qu'elles massacraient ensuite. Elles ne gardaient que les nouveau-nés féminins, pour assurer leur descendance, tuant les masculins.
_ Charmant programme !
_ Les Amazones ont changé, Gaëtan. Elles ont compris qu'il fallait faire l'amour, pas la guerre. Elles s'accouplent aujourd'hui avec les hommes, plus pour les tuer, mais pour les faire renaître. Elles ont retrouvé toute leur âme, et si jamais les Amazones de l' Antiquité Grecque revenaient, nous serions horrifiées qu'elles massacrent nos partenaires.
_ Il nous faudrait alors prendre les armes.
_ C'est ça ! Femmes et hommes unis dans l'égalité pour vaincre ce péril commun : des tueuses menaçant nos vies et celles de nos hommes, voulant nous empêcher d'être épanoui(e)s sexuellement comme sentimentalement. Il nous faudrait ressortir les antiques lances, épées et boucliers de nos ancêtres, et massacrer les ennemies de notre mode de vie. Et, après les avoir vaincues, faire l'amour sur le champ de bataille ; et dans la plus belle des orgies, faire renaître la vie, encore et encore, au milieu de la mort...

Diane avait improvisé une envolée lyrique d'une telle intensité, qu'elle se reflétait à travers son sourire, jusque dans son regard. Gaëtan la regardait, fasciné. De nouveau, l'éclair de la passion transperça leurs iris. Diane ne pût réprimer une pulsion soudaine : son corps lui ordonna de se remettre à califourchon sur le jeune homme. Alors qu'elle fût sur lui, un puissant grognement traversa sa gorge, sa vulve impatiente la remerciait du geste, bientôt suivi par un doux râle du garçon, heureux de retrouver sa partenaire sur lui.

Et quelques baisers plus tard, la professeure reprît ses frottements sur la braguette, passionnée comme jamais de cette organe recroquevillé dans un blue-jeans trop étroit. A mesure que l'extase augmentait, l'adolescent, de plus en plus excité, étouffait de bien-être, tout comme la jeune femme, tremblante de tous ses muscles y compris intimes. La passion augmentait au rythme de leurs ébats, toujours plus débordante. Il leur faudrait bientôt ouvrir toutes  les vannes, la pudeur ayant volé en éclats depuis longtemps, et le barrage de leurs vêtements ne pouvant plus contenir leur fougue prochaine.

Soudain, Diane se sentît humide, peut-être même comme jamais elle ne l'eût été au cours de sa vie sexuelle. Vagin, clitoris, petites lèvres... Toute sa féminité s'était dilatée, gorgée de sang brûlant. La cyprine, inondant ses entrailles les plus fines, les plus intimes, alla jusqu'à tomber en un long filet chaud sur la braguette du jeune homme, tandis qu'un cri puissant le tétanisa. C'était Diane qui hurlait son bonheur, d'un bref mais déchirant hurlement de confort, tellement puissant qu'elle ne pouvait l'extérioriser entièrement.

La jeune femme n'en pouvait plus, son ventre savait ce qu'elle voulait et Diane savait ce que son ventre voulait. La professeure, pour la première fois de sa vie, se sentait partagée en deux. Deux parts égales d'elle-même, en apparence opposées, mais pourtant complémentaires, la chair et l'esprit, toutes deux dirigées vers un même but : atteindre l'inatteignable, accéder à l'inaccessible, rejoindre l'injoignable... Les qualificatifs se bousculèrent tant dans son esprit qu'à la fin son cerveau disjoncta : l'ineffable avait triomphé de la volonté. Un nouveau cri lui arracha les poumons ; c'était le plaisir, qui lui faisait comprendre que la jouisseuse avait priorité sur l'intellectuelle désormais. D'ultimes secousses l'agitèrent encore, vite interrompues par un brusque sanglot. Aussi épuisée qu'essouflée, Diane s'écroula sur le corps de Gaëtan, lui aussi harassé.

( A suivre )




 


4
_ Diane ?
_ Euh !... Oui, excuses-moi, fît la jeune femme, soudainement tirée de ses songes, j'avais la tête ailleurs...
_ L'alcool ?
_ Oui, peut-être... C'est vrai que je ne tiens pas le whisky, mais... Si l'on allait s'asseoir ?

Tous deux s'installèrent sur le canapé, l'un à côté de l'autre. Diane embrassa le jeune homme sur les lèvres, ce dernier lui rendît le baiser ; tous deux se bécotèrent un petit moment, avant de reprendre lentement leurs esprits.

_ Excuses-moi, je ne sais pas ce qui m'as pris... dit-elle en riant.
_ C'est normal.
_ Pourquoi ça ?!
_ Tu m'as dis que tu ne tenais pas l'alcool, non ?!
_ Moi ? J'ai dit ça ? dit-elle en souriant.
_ Diane, tu as des seins magnifiques, lâcha le jeune homme, aussi désinhibé que sa partenaire.
_ Oh le dragueur ! Je suis une paire de seins !
_ Je voudrais les voir, les prendre dans mes mains...
_ Mais ça va pas ?! lui lança-t'elle en riant, qu'est-ce qui te prends ?
_ Rien, je voulais juste...

Le garçon se tût alors ; il avait trop parlé. Confus, il ne savait plus quoi dire, ni même comment réagir. Ce fût Diane qui brisa heureusement le silence.

_ Ah, garçon, tu es complètement fou. C'est ce que j'aime chez toi...

Et elle le prît dans ses bras, le serrant comme elle bien tendrement. Cela suffît à rassurer l'adolescent, se blottissant contre sa bien-aimée.

_ Diane, je t'aime !
_ Moi aussi...

Après une longue étreinte, la jeune femme vînt alors s'asseoir sur sa cuisse droite, manquant de lui frôler l'érection toujours présente. L'adolescent chercha à lui entourer le buste, avec des arrière-pensées sur sa belle poitrine, mais la professeure prévînt ses intentions.

_ Dis donc, petit vaurien, la taquina-t'elle tout en repoussant ses mains baladeuses, veux-tu laisser ça tranquille ?
_ J'ai jamais vu de seins, je voudrais juste les voir s'il te plaît. Pas toucher, juste voir...
_ Ca ne se fait pas, mon chéri... lui répondît-elle avec douceur. Pour obtenir quelque chose d'une femme, c'est avec son consentement. Sinon, c'est une agression...
_ Et comment je peux savoir, qu'elle l'est ?!
_ Tu plaisantes, ou t'es bête ? lui dit-elle sans moquerie.
_ Diane, j'ai peur de mourir sans avoir jamais vu des seins de ma vie.
_ Allons, garçon... Qu'est-ce que tu racontes ?! Tu as toute la vie devant toi...

Diane entoura le garçon par les épaules, et l'attirant vers lui, colla son front contre le sien. Chuchotant pour adopter un ton propre à la discrétion. Elle avait compris que son petit ami ne se sentait pas bien, qu'il avait besoin de se confier.

_ Garçon, tu es paniqué. Reprends-toi.
_ Diane, j'ai peur. Si tu ne veux pas me montrer tes seins, je n'irais pas contre ta volonté... Mais je voudrais en voir, rien qu'une fois...
_ Tu sais... Il y a plein de possibilités... Les plages du Cap d' Agde, par exemple...
_ C'est quoi ?
_ T'en a jamais entendu parler ? C'est une plage libertine, beaucoup de corps nus, et de couples passionnés... Pas maintenant, bien sûr... Mais quand tu seras majeur, tu pourras y aller...
_ Tu veux dire que ça baise, là-bas ?
_ Oh le vilain mot... On dit : ça fait l'amour... Seulement, t'as interêt à prévoir des capotes. Et j'aimerais pas te savoir contaminé par une MST. Je tiens à toi...
_ Et toi ? osa demander l'adolescent.
_ Moi ? Aucun risque ! Ca fait des années que je n'ai plus fait " ça ". Et toi, tu es vierge, c'est pour ça que j'ai confiance en toi.

Nouvelles embrassades ; Diane et Gaëtan, leurs bouches collées comme des ventouses, ne pouvaient plus se séparer l'un de l'autre. Leurs ventres enfievrés leur faisaient comprendre l'envie de baiser, de plus en plus forte. Mais leur part d'humanité l'emportait encore sur leurs pulsions ; l'un comme l'autre voulaient faire l'amour quand ils le désireraient. Mais l'adolescent, malgré sa volonté, avait de plus en plus de mal à se contenir, et la jeune femme le sentait ; elle ne pourrait plus le retenir davantage.

Leurs souffles s'accéleraient, et Diane était sur le point de sombrer elle aussi. A l'ultime limite, elle arracha ses lèvres, aspirant celles du jeune homme, qui ne demandait qu'à poursuivre pourtant. Craignant d'entendre un long grognement de frustration, qui marquerait la fin de tout rapport possible, la jeune femme fût soulagée de le voir reprendre son souffle, lentement. Leurs coeurs battaient la chamade autant l'un que l'autre, et Diane, lui prenant le poignet, le rassura.

_ Tu sais, lui dit-elle soudainement, beaucoup de femmes font l'amour en soutien-gorge.
_ Pourquoi ?
_ Parce qu'elles ne veulent pas montrer leurs seins.
_ Mais pourquoi ?
_ Parce que notre corps nous appartient, et qu'un homme ne fait pas le difficile si une femme lui propose de faire l'amour. Tu piges ?

Gaëtan ne répondît rien. La délicieuse paume entourant son poignet, avait plongé l'adolescent dans une relaxante torpeur. La peur avait disparu, ne restait plus que la confiance accordé à son " éducatrice " et son attention complète. Diane poursuivît alors son propos.

_ Etre consentant, c'est accepter de participer. Proposer ses désirs, mais ne pas les imposer. Se laisser aller pour satisfaire ta partenaire, mais le lui faire comprendre si ça te plaît pas. Ne jamais brusquer... OK ?

Le garçon écoutait toujours cette douce voix, fasciné. Comme venant du fond des âges, elle exprimait tout le savoir sexuelle de ces femmes qui avaient su unir leurs corps avec ceux de leurs partenaires, multipliant les feux d'artifices orgasmiques à travers le temps et l'espace. Ponctuant chacune de ses paroles de longs silences, pour laisser au jeune homme le temps d'appréhender ses sensuelles sentences, Diane reprenait, toujours plus planante dans la voix :

_ Et lorsqu'un homme accède au consentement de la femme amoureuse, c'est un privilège unique qui s'offre à lui. Tu veux savoir lequel ?... S'il donne toute confiance à sa partenaire, alors il atteindra l'égalité avec elle, et deviendra un partisan du féminisme.
_ C'est quoi, le féminisme ? articula le garçon, encore plongé dans un délicieux coma.
_ C'est l'égalité avec ta partenaire. Ni domination ni soumission de l'homme sur la femme, et inversement...
_ Diane, tu es mon égale.
_ Gaëtan, je te déclares mon égal. Et nous le serons définitivement en une nuit un jour...
_ Une nuit un jour...
_ Toutes mes copines ont converti leurs compagnons comme ça... Une nuit un jour...

( A suivre )



5
Une histoire bien écrite, notamment dans la description des lieux ( haras, paysage... ). Dans un décor si idyllique, les deux adolescents ne peuvent que s'aimer, tout simplement...  :)

On attend la suite avec impatience.  :)

Leflaneur40


6
Envahie par un trouble de plus en plus puissant, Diane eût beaucoup de mal à dissimuler son émotion, et se contrôla difficilement. Ayant gardé la veste en cuir contre elle, elle la tendît au garçon :

_ Tiens ! Il y a une penderie là-bas, au vestibule, dit-elle en montrant l'endroit des yeux, tu peux me la suspendre s'il te plaît ?... Prends un cintre en bois...

L'adolescent rangea dans le placard intérieur le vêtement de cuir avec autant de soin que s'il fût le sien. La jeune femme sourît en voyant l'attention qu'il portait à sa veste ;  il était aussi précautionneux qu'elle, pas de doute. Un garçon aussi bien que lui ne pouvait pas être mauvais, un excellent amant même...  Cette pensée la remît en émoi...

Lorsque Gaëtan revînt sur ses pas, il frissonnait. Sachant qu'une fois la veste en cuir retirée, il aurait pleine vue sur le pull rouge, gonflé par l'opulente poitrine, la grosse laine tricotée moulant ce galbe exceptionnel, caressant les formes au plus près jusqu'à leurs deux points culminants ; mamelons délicieusement provoquants, tendant le corsage au maximum pour mieux affirmer leur féminité L'adolescent savait qu'en repassant le seuil du salon, la vue de cette déesse lui brûlerait davantage le coeur. Et cette délicieuse perspective renforça sa fébrilité.

Lorsqu'il la vît enfin, si sensuellement vêtue, il en resta figé, les yeux rivés sur son buste,  pupilles dilatées par l'amour. Se sentant fière du pouvoir qu'elle avait sur lui, mais vaguement inquiète du tourment qui pourrait la submerger, Diane lui sourît. Gaëtan sentît alors l'érection déformant son pantalon s'accentuer, tendant la braguette au point de la faire craquer. La jeune femme s'en aperçut, et ses désirs secrets s'en confortèrent d'autant.

Elle avait déjà servi les boissons. Diane prît alors un verre , et s'avança vers l'adolescent pour le lui tendre. Experte en séduction, la jeune femme avait fait quelques pas, ondulant subtilement sur elle-même, seins tressautant au rythme de la marche, sous sa chemise fluide. Mais la vue de cette braguette, déformée d'expressive virilité, réveilla en elle une puissante chaleur, et la jeune femme eût bien du mal à tendre le verre, sans faire gicler le whisky, car elle tremblait. Son ventre la brûlait, et elle comprît qu'elle ne tiendrait plus longtemps. En voulant tendre un piège d'amour à Gaëtan, et lui donner l'image d'une femme, libre, fière, indépendante, et inaccessible... Diane s'était piégée elle-même, et était devenue l'esclave de ses propres phantasmes ...

En une fraction de seconde, des pensées entremêlées jaillîrent en elle ; des images, des sons, des souvenirs... Des grincements de lit, des râles masculins, des gémissements féminins, l'orgasme, son corps en Andromaque planté dans le sien, ses seins durcis jusqu'à s'enflammer, le vagin qui explose, un cri puissant...

_ Tiens, c'est pour toi ! lui dit-elle d'une voix devenue, malgré elle, très suave. Son ventre la brûlait de plus en plus, et Diane n'arrivait plus à se contenir. Tout juste avait-elle pû lui donner son verre sans le lâcher. Le coeur des futurs amants battait la chamade, mais ils n'osaient se l'avouer l'un l'autre...

_ Merci, Diane, répondît l'adolescent d'une voix étonnement rauque.
_ C'est ce que l'on doit à un homme exceptionnel comme toi...
_ C'est toi qui est exceptionnelle !

Ravie et gênée à la fois, elle éclata d'un petit rire discret, sans vulgarité :

_ Moi ? Mais je ne suis qu'une femme, tu sais... Comme tant d'autres...
_ Mais non, tu n'es pas comme les autres...
_ Allez, santé ! coupa Diane.

Ils trinquèrent :

_ A... A nous, osa Gaëtan, balbutiant.
_ A nous, lui répondît Diane, soupirant de désirs.

Ils vidèrent leurs verres, lentement, sans se presser, comme vaguement inquiets. Le garçon observait la délicate pomme d' Adam de la jeune femme, remuant au passage du liquide. Elle s'en aperçut, mais ne dit rien ; trop de pensées confuses flottaient dans sa tête.

_ Hmmm !!!! Très bon ce whisky, excellent même.
_ Je suis ravi qu'il te plaîse.
_ Et moi, je suis content de l'avoir goûté. Tu sais pourquoi ?

Diane guetta sa réponse.

_ Parce que mes parents ne m'auraient jamais autorisé à prendre de l'alcool; tu sais...
_ C'est normal, ils font attention à toi.
_ Toi aussi, tu fais attention à moi.
_ Moi c'est différent, c'est parce que je t'aime.

Posant leurs verres, le couple vînt s'embrasser. Des lèvres au fort parfum d'alcool que Diane promena sur le visage de son homme avant de les remettre sur les siennes, tout en douceur. Gaëtan était au ciel. Le temps s'était suspendu, voluptueusement, pour leur plus grand bonheur.

_ C'est très bon quand tu m'embrasses... reprît le garçon
_ Mon amour... chuchota-t'elle alors.
_ J'aime quand ça me brûle la gorge...
_ Moi aussi, si tu savais...

Soudain, Diane se tût. Emporté dans ses pensées, une image érotique lui était revenue malgré elle. Un souvenir qu'elle croyait avoir oublié, mais qui se rappelle toujours, tant il marque les chairs. Quand Diane était lycéenne, elle eût une liaison torride avec son petit ami d'alors. C'était un samedi soir, une rue sombre après une sortie d'un bar irlandais. La bière rousse avait dû couler. Elle lui avait ouvert la braguette, avait pris son sexe dans la paume, l'avait branlé délicatement. Tenir dans sa main cette chose, dure et douce, chaude et brûlante, vibrante, battante, vivante, sans savoir comment elle fonctionnerait mais sachant qu'elle fonctionnerait...

Tout ça lui réchauffait le ventre, elle aurait voulu se la mettre dans le vagin, sentir le feu lui ravager l'intérieur... Mais sans préliminaires, quel intêret ? Et puis, tous deux étaient dans la rue... Heureusement, il n'y avait personne dans cette impasse, et puis les volets était clos. Il faisait nuit depuis longtemps déjà... Diane massait cette bite majestueuse, arrachant de puissants râles de bonheur à l'adolescent. Petit à petit, la lycéenne découvrait le comportement de cet organe, inconnu d'elle jusqu'alors. Soudain, un lampadaire situé juste au dessus d'eux, et qui était éteint suite à un dysfonctionnement, se ralluma.

Inquiets, tous deux regardèrent aux alentours. Heureusement, il n'y avait personne, et la lycéenne reprît dans la main cette chose merveilleuse dont elle apprenait les pouvoirs magiques avec régal. A présent, elle pouvait voir la chose en même temps que la caresser.
La queue devait bien faire seize centimètres de long pour trois et demi de diamètre. Des veines et des vaisseaux la parcouraient, chef-d''oeuvre de finesse sous une peau brûlante et veloutée. Le gland se dévoilait, écarlate de passion comme le visage de Nathan ( le prénom lui était revenu ) qui suffoquait, multipliant les râles. Petit à petit, Diane dosait les sollicitations, intercalant des pauses pour permettre au garçon d'accéder au bien-être. Puis elle recommençait ; cela l'excitait autant que ça l'amusait.

Mais les meilleurs choses ont une fin. A plusieurs reprises le garçon se mît à râler : " âââaahh !!!!!!!! Je vais pâââaartir !!!!!! ", tandis que Diane poursuivait la branle. Ayant entendu parler, comme n'importe quelle autre lycéenne, de la fellation,  elle fût prise d'une impulsion subite. Se mettant immédiatement à genoux devant lui, elle prît sa queue en pleine bouche, qu'elle cala contre son palais. Maintenant la bite sur le coussin confortable de sa langue, elle attendît la suite, hûmant la fraîcheur des testicules à pleine narines.

Alors, enveloppé avec une telle délicatesse, et autant de prévenance, Nathan sentît la puissante décharge électrique traverser sa bite. C'était le signal du départ, que ressentît également Diane, avec le tréssautement puissant de l'organe. L'instant d'après, sa langue capta la secousse violente du canal séminal ; la première giclée de sperme surgît aussitôt, elle l'avala.

_ OOH !!! AAAH !!!!!

Aux cris du jeune homme, d'autres éjaculations succèdèrent, et d'autres cris encore...

_ AAAH ! OH ! P..... ! C'EST BON ! OOH  !!! AAAH !...

Et Diane avalait à chaque fois... GLOUP ! ... GLOUP !... AAAHH !!!!... GLOUP ! OH ! GLOUP !... GLOUP !...

Combien le fois le jeune homme avait-il giclé ? Elle ne s'en souvenait plus. Comment le pourrait-elle d'ailleurs ? Le plaisir était si bon... Peut-être dix fois maximum... Lorsqu'elle sentît les jets faiblir, puis disparaître, elle se retira lentement, et prît le soin, avant d'ôter le sexe complètement, de lécher le gland du bout de la langue, afin d'ôter soigneusement le reste de sperme y subsistant. Encore à genoux, contemplant la chose encore raide et tremblante, elle leva les yeux pour observer le visage de son petit ami, empourpré comme jamais. Lorsqu'il ouvrît les paupières, elle vît ses pupilles encore dilatées d'extase, et lui sourît. Et lorsqu'il murmura d'une voix rauque " Merci ! ", elle sourît encore plus, exprimant à sa façon la reconnaissance qu'elle avait pour lui. Ce sperme qu'elle avait avalé, mélange de fines herbes et d'ail, avait été le plus bon des repas. Ayant bien aimé, elle était prête à recommencer.

Et elle avait recommencé... Et leur histoire avait duré, faite de rapports intimes, depuis la Première jusqu'en Terminale. Et puis, le baccalauréat obtenu, leurs chemins s'étaient séparés. Elle lui envoyait des lettres, il y répondait, puis un jour il ne répondît plus. Elle rechercha sa trace, en pure perte ; il était parti. Quelques années après, Diane avait appris, en recroisant une ancienne copine, que Nathan avait rencontré à l'Université une étudiante allemande, prenommée Inge. Cette dernière lui avait raconté leurs relations passionnées, peu de temps avant qu'elle et lui ne partent s'installer en Allemagne. Nathan était parti de France depuis longtemps, et vivait en Bavière, où il devait être heureux à tous points de vue...

Si Diane s'attendait à apprendre une pareille nouvelle ; après autant de temps, il avait probablement refait sa vie ; le chagrin n'en fût pas moins immense. Nathan avait été son premier amour, pas seulement pour la découverte de la sexualité, mais aussi pour tous les bon moments partagés, leur complicité... bref, la joie d'être ensemble, tout bonnement... La jeune femme réalisa que tout cela était bien fini maintenant, et que la fellation, même si elle restait un bon souvenir, aurait un goût bien amer désormais...

( A suivre )






7
_ Non, ça ne fait pas mal, répondît-elle enfin, de sa voix toujours si envoûtante, je te l'ai déjà dit... D'ailleurs, le gars t'as vu ; il est parti en colère, mais pas en hurlant de douleur.

L'argument sembla faire mouche en la tête de Gaëtan, qui sembla vaciller. Entre ce couple hyperlibéré, et sa compagne des plus charmantes, tout se mélangeait... jusqu'à n'y plus rien comprendre. La jeune femme en profita pour marquer l' avantage :

_ D'ailleurs, si c'était le cas, il aurait hurlé plus fort...

Sagement, sans un mot, il écouta, pendant qu'elle, continuait :

_ Tu as vu le pire, ça t'a choqué, je comprends, c'est normal... Moi-même, je ne voudrais pas t'infliger ça, contre ta volonté, et j'aimerais pas que tu me forces à subir ce que je ne veux pas. Your body is yours, my body is mine. Mais il y l'amour le vrai, consenti...Laisse-moi te l'offrir, si tu le veux... Et si tu le veux seulement. Il est physique par ce qu'il respecte les corps après accord. Il épanouit intérieurement quand il est fait avec complicité. Il apporte le repos au petit matin quand les chair épuisées se retrouvent blotties, tendrement, l'une contre l'autre, après la nuit fiévreuse... L'amour, c'est pas la baise ; c'est tout à la fois et c'est rien. C'est une énergie qui vient de nulle part, et qui s'en va après avoir tout ravagé... C'est fragile comme une feuille morte, et c'est puissant comme les chutes du Niagara... L'amour, c'est le partage, tu comprends... ?!

Etonnée de sa propre volubilité, la jeune femme se tût immédiatement : elle allait lui raconter ses manifestations topless avec les FEMENs il y a quelques années à Paris, souhaitant à grands cris  un très mauvais sort au patriarcat. Ou encore, cette peinture rouge lancée sur un homme politique de premier plan, avec les mêmes slogans que précédemment... Ce n'était peut-être de troubler Gaëtan davantage, se disait-elle... Frappé par cette prose allégorique, de haute volée, l'adolescent fixa longuement la trentenaire. Les pupilles de leurs yeux se dilatèrent et, instinctivement, tous deux comprirent qu'ils s'uniraient ce soir dans le plus grand secret. La peur était dans leurs têtes, mais l'envie s'ancrait dans leurs chairs. Leurs corps fusionneraient quand d'autres dormiraient.

Le garçon sentît alors son rythme cardiaque s'accélérer, et son pénis gonfler dans le calaçon, déformant outrageusement son pantalon. Diane ressentît cette merveilleuse protubérance contre le bas-ventre l'effleurant, la faisant chavirer. Son corps trésaillît, basculant brusquement la tête en arrière, elle poussa un grognement, des plus suggestifs. Tous deux fûrent tétanisés, comme figés par une décharge électrique, l'espace de quelques instants. Ensuite, leurs bouches se rapprochèrent lentement, encore hésitantes, avant de se joindre. Alors, sans un mot, ils s'embrassèrent à la folie. Leurs langues se ruèrent, affamées depuis trop longtemps ; Diane et Gaëtan se roulèrent des pelles à n'en plus finir.

Ce n'étaient plus seulement leurs êtres respectifs, mais également leurs corps ayany besoin l'un de l'autre. C'était ici et maintenant qu'ils avaient besoin de faire l'amour, dans un lieu sûr, et au plus vite. En plein milieu de l'allée recouvertes de feuilles mortes, entourés de feuillus déshabillés, le jeune couple avait donné le signal de leurs préliminaires, avec fougue. Bouches collées, la professeure et son amant ne prêtèrent plus attention au monde extérieur, et aux passants défilant autour d'eux, en cette belle journée ensoleillée... Ils étaient seuls au monde, fragiles car seulement deux... Mais ils se sentaient forts, car unis.

Quand enfin ils se détachèrent, haletants comme des athlètes, la jeune femme lâcha précipitammment :

_ Allons chez moi !

Lancée après quelques instants d'hésitation, ces paroles résonnaient encore dans sa tête. Sa voix, toute excitée, était blanche de peur ; peur d'être vue en compagnie de l'adolescent. Vague crainte du rapport à venir, malgré une certaine expérience. Gaëtan, lui, oscillait entre l'inexpérience et la peur : on lui avait tellement raconté que des femmes pouvaient avoir la vulve puissante comme un étau, que le garçon craignait qu'elle ne lui broie peut-être le pénis.

A présent, Diane avait repris Gaëtan par la main ; tous deux se dirigèrent alors vers l'une des trois sorties du parc. Leurs coeurs battaient, leurs ventres se nouaient... Une terrible angoisse étreignaient leurs corps, que reflétait leurs visages, désemparés. Tous deux tremblaient devant l'inconnu ; dans quelques heures, ils partageraient leurs intimités respectives. Créatures fragiles découvrant la part de l'autre, et ressentant cette énergie issue du fond des âges, les dépassant largement.

_ C'est loin ?
_ Après la sortie, on tourne à droite et on marche cinq minutes en longeant la rue. Ma résidence est tout au bout...
_ Diane...

Le garçon, angoissé, n'osa finir sa phrase. Diane resserra tendrement sa main dans la sienne, et lui murmura dans l'oreille :

_ Ca va bien se passer, détends-toi...

Leurs doigts entrecroisés se serraient d'une force intense, et leurs respirations étaient si puissantes, que Diane dissimulait à grand-peine la peur s'emparant d'elle. Elle voulait montrer sa complicité au garçon, et lui prouver sa confiance. Ensemble, ils sortirent du parc et marchèrent en direction du domicile de la jeune femme. Se serrant l'un contre l'autre pour se rassurer, ils avancèrent en bloc, obligeant les passants d'en face à les contourner. Leurs regards fixés au loin ne prêtèrent pas attention aux piétons les dévisageant, avec inquisition parfois. Le couple n'en avait cure ; tous deux étaient déjà l'un dans l'autre, mentalement.

Tous deux approchèrent enfin de l'immeuble où vivait Diane. C'était un bâtiment de quatre étages, de style " années 30 ", bien que construit au début des années 1950, avec ses larges baies vitrées et ses petites fenêtres octogonales. Il n'y avait pas d'ascenseur, et il faudrait grimper pas mal de marches avant d'arriver au but... si l'on ose dire.

_ Ca te plaît ? lui demanda-t'elle.
_ Super ! J'aimerais bien y habiter !
_ Attends de payer un loyer pour ça... le taquina-t'elle.
_ C'est cher ?
_ Pas le loyer, en tant que tel, mais le chauffage en hiver,... C'est pas donné...
_ Y'a un ascenseur ?
_ Non, il faudra grimper les marches. Découragé ? lui lança-t'elle avec le sourire.
_ Non, pas du tout. lui répondît-il.

Tous deux se regardèrent alors, sachant que ni l'un ni l'autre ne pourraient reculer. Quelque secondes d'hésitation, et un baiser complice sur les lèvres plus tard, Diane et Gaëtan s'élancèrent comme une seule et même personne. Traversant la rue, la jeune femme lui murmura :

_ C'est à toi de décider, j'ai envie...

Le couple arriva à la porte du bâtiment, c'était une double portée vitrée translucide, datant de l'époque de la construction. La jeune femme, cherchant ses clefs dans sa sacoche, eût un soupir puissant et murmura précipitamment, comme écrasée par ses propres poumons :

_ Je ne veux plus être séparée de toi...

Cette supplique frappa le jeune homme au coeur. Diane ouvrît alors la porte et la tînt, le temps que Gaëtan rentre. Mais Gaëtan ne bougea pas ; ému, il comprît enfin que cette jeune femme ne voulait pas le forcer à avoir de rapports, seulement lui proposer son amour, et pourquoi pas sa passion... Il resta immobile, sur le pas de la porte, à contempler Diane, la chasseresse ; Diane l'inaccessible, qui en d'autres temps, l'aurait transformé en cerf, et que ses chiens auraient dévoré vivant. Et Diane fixa à son tour son homme, à la transe si touchante, avec des yeux emplis de tendresse. Elle lui tendît la main, et L'adolescent se surprît à tendre la sienne. Leurs doigts s'entrecroisèrent, ce qui sortît Gaëtan de sa torpeur, et elle le tira, le décidant à rentrer dans le hall. Et la porte se referma sur eux.

Maintenant ils étaient en sécurité, et le couple se serra l'un contre l'autre, soulagé. Mais Diane s'arracha bien vite à l'étreinte de son partenaire, lui murmurant :

_ Pas ici, siteuplaît...

Prenant son compagnon par le bras, les amants grimpèrent les larges marches d'escaliers prestement. Leurs pas claquaient sur le marbre d'époque, résonnant dans le palier ; la jeune femme craignît qu'une porte d'un des appartements ne s'ouvrît, et qu'un des voisins ne les voît ensemble. Heureusement, ce ne fût pas le cas, et tous deux arrivèrent au dernier étage sans souci. Il n'y avait que deux portes, et ce fût tout de suite à gauche. Une massive porte de bois, épaisse, avec une serrure d'époque et un judas... C'était cette donc cette belle pièce de menuiserie qui protégerait leurs amours, pensa brièvement le jeune homme, fébrile, pendant que la jeune femme cherchait nerveusement, dans son sac à bandoulière, les clefs de son appartement.

Ses doigts angoissés parcouraient le contenu de sa sacoche, remuant tout le contenu. Le jeune homme aperçut, alors qu'elle retirait ses clefs, la boîte de préservatifs émergeant du lot. Diane s'en aperçut, et lui lança agacée :

_ Mais qu'est-ce que tu regardes comme ça ?

Avant de s'arrêter immédiatement, regrettant de s'être laissé emporter ainsi. Complètement surpris, le garçon ne dit rien. Diane ouvrît la porte et fît rentrer l'adolescent. Après avoir mis le verrou, elle tînt à s'excuser :

_ Excuses-moi... Je ne sais pas ce qui m'a pris... Je ne voulais pas te... m'en prendre à toi..
_ Ce n'est rien... On est tous éprouvés, on a eu une dure journée... Les nerfs lâchent...
_ Oui, ça doit être ça.
_ Ah... Diane...

Il ouvrît ses bras, et Diane vînt se blottir contre lui. A présent qu'ils étaient en pleine intimité, ils pûrent s'embrasser passionnément. Longuement, la jeune femme et l'adolescent jouèrent avec leurs langues ; il n'en fallait pas plus pour lui redresser davantage la trique, et elle, sentir son ventre lui réclamer cette force masculine dans ses entrailles, instamment. Pour la première fois de sa vie, peut-être, la jeune femme eût peur de son propre désir et repoussa doucement l'adolescent. Lui adressant un sourire rassurant, pour lui prouver que tout allait bien, elle l'emmena dans le salon, pièce meublée avec goût.

Une grande table, et quatres chaises autour. Un téléviseur et un magnétoscope dans un meuble dédié, dans le coin. Un buffet à deux corps, avec des bibelots entre deux. Au sommet, trônait une collection de poupées en porcelaine, magnifiques. Accrochés aux murs, quelques sous-verres représentant des paysages divers, souvenirs de vacances d'été. Se dirigeant alors vers ledit buffet, imposant monument occupant une bonne largeur de mur la jeune femme en sortît deux verres et une bouteille de whisky, qu'elle posa sur la table.

Sur cette dernière, se trouvait un vase avec des fleurs, lui même posé sur un napperon en dentelle. Diane écarta le tout sur le côté, avant de glisser bouteille et verres au centre de la table. Mais avant de servir, elle se précipita pour débarrasser Gaëtan de sa parka. Lui dézippant le vêtement avec douceur, et le faisant glisser doucement, la jeune femme rassura l'adolescent. Une trentenaire aussi bienveillante ne pourrait pas lui être fatale, se dît-il avec l'inexpérience de ses quinze ans. Ensuite, pliant la parka soigneusement, elle la posa sur le canapé situé juste derrière eux, et demanda à son amant de faire de même :

_ Tu peux m'enlever ma veste, s'il te plaît ?

Gaëtan obtempera bien volontiers, à cette injonction donnée d'une voix si suave. Il retira avec soin la veste en cuir de la jeune femme, et tenta de la plier... sans bien savoir s'y prendre.

_ Attends... Je vais te montrer...

Et elle plia sa veste, avant de la poser aussi délicatement que l'autre, sur le canapé, toutes les deux ensemble. Pendant que Diane s'occupait de son vêtement, Gaëtan écoutait les doux crissements du cuir plié, formant un paquet aussi délicat que soigné. Et lorsque Diane enleva son écharpe, le jeune homme pût " voir ", moulée à même la peau, sa généreuse poitrine, par son fin pull de laine rouge.
Les yeux rivés sur cette apparition de rêve, Gaëtan n'en avait pas fini d'avoir la trique dressée.

Voyant à nouveau cette protubérence affirmée, la jeune femme fût pour la première fois gênée. Croisant les bras contre sa poitrine, elle cacha son embarras derrière son plus beau sourire. Ce n'était pas que le garçon ne la faisait plus craquer, au contraire : elle éprouvait toujours l'envie de coucher avec lui, mais elle craignît de passer à ses yeux pour une dévergondée en manque de sexe, ce qu'elle n'était pas alors que... elle avait bien envie de sexe... mais avec lui, seulement...

( A suivre )




8
Merci à toi, grostimido. La suite vient...  :)

Pour l'heure, Christelle suçait toujours, pour le plus grand plaisir de l'homme. Pénis et testicules étaient aussi bien épilés que la vulve de la fellatrice, preuve que ce couple était grand amateur de sexe. Diane était de plus en plus gênée, car elle ne connaissait que trop bien l'audacieuse jeune femme. Christelle était une camarade de classe, au lycée, ayant pris par la suite un mauvais chemin. Après avoir raté son baccalauréat, elle ne l'a pas repassé et, enivrée par la promesse d'une vie facile, malgré les avertissements de son amie, a enchaîné les mauvaises fréquentations.

S'étant mise en marge, elle s'est égarée dans une vie licencieuse. Et, devenant très vite volage, a pris un goût immodéré pour les relations sexuelles, se faisant entretenir par des personnages douteux. Ce pathétique spectacle arracha le coeur de Diane ; plutôt que de revoir son ancienne amie dans une telle dépravation, elle eût préféré ne point la recroiser. Tout à coup, Christelle accéléra le mouvement, augmentant les râles de l'homme. Lui soupesant les burnes, elle constata combien l'éjaculation fût proche. Inspirant une longue bouffée d'air, la jeune femme fît rentrer le pénis au plus profond de sa gorge, le coinçant avec sa langue contre les muqueuses. Une sensation de " brûlure ", très agréable, s'offrît à lui, et bientôt, sa queue se mît à bondir malgré lui. Les testicules prîrent aussitôt le relais, s'apprêtant à déverser leur contenu.

Christelle sentît alors le canal séminal gonfler, simultanément, avec le premier jet de sperme, qu'elle avala aussitôt :

_ GLOU :

C'était un brusque gargouillis, mais une longue habitude pour elle, la fellatrice ayant dû en boire des litres et des litres... Pourtant, malgré quelques mauvais souvenirs, elle ne changerait de pratique pour rien au monde. Poursuivant ses soins avec application, la jeune femme absorba le liquide, imperturbable, avec la même assurance que s'il s'eût agi de lait condensé en boîte. L'homme hurla alors son plaisir, au rythme de ses expulsions :

_ AHH !!! ARGHHHHH !!!!!! ARGHHHH !!!!!!! C'EST BO-N-N-N !!!!! ARGHHH !!!!! ARGHHH !!!!! ... ARGH! ARGH !ARGHHH !!!!!

Christelle avalait le jus délicieusement offert par le partenaire, sa pomme d' Adam trésaillant à la même cadence que le canal séminal, qu'elle percevait sur sa langue, tréssautant précipitamment. Bientôt, les bruits de l'homme et de la femme se mêlèrent en d'étranges vocalises :

_ GLOU ! ARGHHHHH !!!!!!! GLOU ! ARGHHH !!!!! GLOU !... GLOU !... GLOU ! ARGHHHH !!!!!!! GLOU ! ARGHHHH !!!!!! GLOU ! ... AHHHH !!!!!!! GLOU !... ARGHHHHH !!!!!!!!!!! AHHH !!!!... AHH !!!... AHH !!!

Quand tout fût achevé, la fellatrice se retira délicatement. Prenant soin au passage de lécher le gland, pour en faire disparaître les dernières traces de sperme, dont un discret filament subsista malgré tout sur les lèvres. Puis elle se rassît par terre, se calant le dos contre le mur juste derrière, pour reposer sa bouche pleine de crampes. L'homme aussi eût besoin de s'asseoir, vidé s'il en était par cette " gorge profonde " qui faisait la réputation de Christelle.

Le mince filet de sperme traînait toujours, gluant, sur les lèvres de la fellatrice. Passant les doigts sur ses lèvres, elle étira cette substance qu'elle ne pouvait se débarrasser en la léchant, sa cavité buccale ayant été déjà bien servie. Christelle s'essuya donc les babines du revers de la main et, après avoir sorti des mouchoirs en papier de son sac à main, se frotta la face externe pour en ôter les dernières traces de virilité y subsistant. Enfin, elle se tamponna délicatement les lèvres, histoire de se donner une allure convenable avant de sortir.

Laissant traîner les mouchoirs à terre, au mépris du " règlement municipal sur la propreté des parcs et jardins ", Christelle aperçut soudain Diane et Gaëtan, dont les visages emplissaient l'embrasure du mur d'en face, et reconnaissant son ancienne amie, héla le couple d'un ton gouailleur :

_ Alors, les voyeurs, on n'a pas honte ?!
_ Oh non, se plaignît l'homme, c'est pas vrai !
_ Du calme, lui répondît Christelle, ce sont des amis.
_ Amis ou pas, je ne veux pas que ma femme soit au courant, répliqua-t'il d'un ton sec et contrarié.

La fellatrice sortît à la rencontre des deux jeunes gens, tandis que le " mari " s'éclipsait.

_ On reste en contact ? lui lança Christelle.
_ Si tu me refais un coup comme ça, c'est non ! lança l'homme, furibard, avant de s'éloigner.

Ne voulant croire à une telle promesse, Christelle secoua la tête en souriant :

_ Il est terrible... Mais c'est sa bite qui parle... Il reviendra...

Puis, s'adressant à Diane, elle s'enthousiasma :

_ Mais c'est un beau gosse que tu nous ramènes là, dis donc ! Il s'appelle comment ?!

Gênée, la jeune femme fît les présentations :

_ Gaëtan, je te présente Christelle, une camarade de lycée ; et libertine assumée. Et lui, c'est Gaëtan, mon " mec "... Tu vois...
_ Waouh ! Félicitations, ma belle. Tu l'as rencontré à quand ?
_ Euh... Il y a peu...
_ Allons, ne fais pas ta timide... Au lycée, t'étais plus extravertie que ça. Allez ! Si on allait boire un coup pour fêter ça ? J'ai la gorge sèche...

En entendant cette dernière phrase, l'adolescent, se contenant avec difficulté, pouffa de rire. Diane s'empressa de répondre :

_ Non merci, Gaëtan et moi on s'en va.
_ Tu ne veux vraiment pas ?
_ Non vraiment, merci à toi. C'est très chic...
_ Comme tu voudras...

Christelle dévisagea avec insistance Gaëtan, le mettant mal à l'aise. Outre le fait qu'elle n'avait pas reboutonné son manteau, offrant la vue d'une poitrine opulente et d'un pubis épilé, ses yeux d'une étrange fixité ne lâchaient plus le jeune homme d'une semelle. Des yeux qui avait contemplé des bites par dizaines, que la fellatrice avait préparées et sucées, comme autant de mécaniques sexuelles l'excitant autant, malgré les années.

_ C'est dommage, dit-elle alors en se tournant vers Diane, vous auriez pû venir chez moi après... On aurait fait une partie à trois...

En prononçant ces paroles, le jeune couple crût deviner en la bouche de Christelle, des reflets de semence subsistant sur sa langue. En réaction, Diane serra son amant contre elle, et répondît fermement :

_ C'est non ! Gaëtan est mon homme ! Je ne le partage pas !

Avant de rajouter, comme pour se faire pardonner sa rudesse de ton :

_ Excuses-moi, mais c'est comme ça.

Etonnée par la fulgurance du ton, mais pas surprise sur le fond, Christelle n'insista pas :

_ Bon, hé bien... Je vais vous laisser... Au revoir...

Diane et Gaëtan saluèrent la jeune libertine, qui s'en alla tout en reboutonnant son manteau. Soudain, après avoir quelques pas, elle se retourna, et leur lança :

_ ... et bonne baise !

Gênés de cette spontanéité, la professeure d'anglais et son désormais compagnon esquissèrent un sourire poli, mais embarrassé. Lorsque Christelle se fût éloignée, l'adolescent sidéré, demanda à la jeune femme :

_ Mais c'était qui, cette dingue ?!
_ Une copine de lycée. Nous avons été longtemps amies, répondît Diane, avec une pointe de regret dans la voix. Quand elle a raté son " bac ", elle a voulu mener la grande vie en draguant des " mecs "... Elle s'est même installée dans une grande ville, pour approcher des étudiants... Elle a cru que l' Université était comme dans les séries américaines : des fêtes, du sexe, la vie facile... Et voilà le résultat...

Les deux jeunes gens se regardèrent, consternés. La jeune femme prît alors son compagnon par le bras, pour l'emmener hors du parc :

_ Allez, viens... Ne restons pas là.
_ Où on va ?!
_ Chez moi. On sera mieux qu'ici.
_ Ecoutes... Je ne sais pas... Après ce que j'ai vu, j'hésite... Vraiment...

Gaëtan se dégagea de la jeune femme, sans brusquerie, et fît mine de partir. Mais Diane le retînt aussitôt. Lui posant calmement une main sur l'épaule, elle tenta de lui parler :

_ Attends. Laisses-moi t'expliquer.
_ Tu crois ça ? répliqua-t'il, ironique.
_ Mais écoutes-moi seulement. Après tu partiras si tu veux. Mais non, ne pars pas...

La jeune femme était désespérée ; ce garçon, qu'elle était parvenu à conquérir après tant de mal, allait lui filer entre les doigts. Elle ne savait plus quoi faire pour le retenir. Le garçon s'était maintenant immobilisé, attendant ce que Diane avait l'intention de lui dire.

_ Ecoutes. Je suis désolé pour ce qui s'est passé, mais je ne le voulais pas... Vraiment pas.
_ Vraiment ?!
_ D'habitude, cet abri était fréquenté par des amoureux, pas par des prostituées.
_ Parce que ton amie, ton ancienne amie... en est une ?
_ Je ne sais pas, mais elle en a pris les manières. Nous avions perdu tout contact depuis le lycée, et ce n'est qu'il y a deux ans que nous nous sommes retrouvés. Tu sais comment ?
_ Non.
_ J'étais dans une boîte de nuit, avec des copines. Je vais aux toilettes. Il y avait de vastes toilettes pour dames, dans cette discothèque. Je rentre. J'entends dans le cabinet d'en face des bruits de succions, des cris masculins rauques... Je vais pisser dans l'autre, mal à l'aise. Quand je ressors, l'autre cabinet s'ouvre ; un jeune homme en surgît, rouge comme une tomate. Et Christelle en sort juste après... C'est comme ça que nous nous sommes revues.
_ Eh bien... lança Gaëtan.
_ Je n'ai plus reconnu la jeune fille, sage et bien élevée, de mes années-lycée. Ca fait de la peine... avoua-t'elle, un léger sanglot dans la voix.
_ Tu m'étonnes... Elle se prostituait, alors ?
_ Peut-être... Mais elle m'a dit qu'elle était libertine, qu'elle avait plusieurs partenaires... Alors, dans le fond, ça ou autre chose... Je ne cherche plus à comprendre...
_ C'est sa vie, après tout. Pas la tienne. Elle en fait bien ce qu'elle veut...

La jeune femme soupira quelques instants, avant de reprendre la parole. Un poids pesait sur sa conscience ; de ce qu'elle dirait, et de comment elle le dirait, dépendrait l'attitude future de Gaëtan à son égard. Après avoir pris une longue respiration, elle se lança :

_ Ecoutes... En t'emmenant ici, je voulais te proposer une séance de voyeurisme discrète. Des amoureux qui se roulent des patins, se frottent jupe contre braguette...
_ Du " soft ", quoi... résuma le garçon.
_ Et au lieu de ça, tu as vu tout le contraire de l'amour : la pornographie. Je ne voulais pas t'imposer ça, je suis désolée...

L'adolescent fixa longuement Diane dans les yeux. Il pouvait y lire ses regrets et ses peurs, et ne douta point de sa sincérité. Il s'en voulût presque de s'être laissé emporter par un évènement extérieur, dont elle n'était pas responsable. Et lorsque la jeune femme lui lança, d'une voix plaintive...

_ Reste avec moi, s'il te plaît.

... tout en lui prenant le coude, délicatement, il fût touché par sa détresse de femme amoureuse. Emu, Gaëtan vînt se serrer contre elle. Tous deux restèrent enlacés dans les bras l'un de l'autre, un long moment, sans dire un mot. Les amants venaient de passer leur première épreuve ensemble, et l'avaient surmontée haut-la-main. Réjouie et rassurée, Diane s'apprêtait à emmener le garçon chez elle, quand ce dernier fût repris par ses angoisses :

_ Diane, je ne peux pas. J'ai peur.
_ Tu ne peux pas, ou tu veux pas ?
_ Je voudrais le faire, mais je ne le peux pas.
_ Si tu ne le peux pas, mais que tu voudrais le faire, c'est normal...
_ Pourquoi ?
_ Parce que tu ne l'as jamais fait, et que je peux t'aider.
_ Tu l'as déjà fait ?

Alors, fixant l'adolescent dans les yeux, elle lui répondît :

_ Oui, j'ai déjà fait l'amour.

Sa voix pleinement sincère, son visage lumineux, ses yeux éblouissants de tendresse...  En observant la jeune femme, qui lui avait lancé cette phrase, le jeune homme en fût tout estomaqué. A tel point qu'il ne contrôla plus ses paroles :

_ Et c'est comment ? lança-t'il tout émoustillé.

Elle ne répondît pas, se contentant de garder le sourire.

_ Tu l'as fait combien de fois ? demanda-t'il alors.

Pas de réponse non plus. Inquiet, Gaëtan se demandait s'il n'allait pas perdre à son tour Diane. Multipliant les questions les plus indiscrètes, comme les plus scabreuses, il se heurta à chaque fois au silence obstiné de la jeune femme, affichant son plus beau sourire mutin, aussi charmant qu'étrange. Et l'adolescent persistait :

_ Tu l'as fait avec combien d'hommes ?

Devant cette douce détermination, Gaëtan se sentît prêt à capituler. Mais auparavant, il posa une ultime question, et s'il n'avait toujours pas de réponse, alors il cèderait... Il ne saurait pas ce qu'il ferait par la suite, mais tant pis... Mais cette ultime question, que le garçon avait soigneusement mûri en sa tête, s'éclipsa soudainement. Désarçonné par le charme de Diane, autant que par son assurance, il en perdît ses moyens, au point de lui demander :

_ Est-ce que ça fait mal ?

La même question qu'il avait posé tout à l'heure ! Le garçon s'aperçut tout de suite de sa méprise, mais c'était trop tard. Ses lèvres avaient lancé la phrase fatidique. Gaëtan contemplait, inquiet,  le visage rebelle de Diane, aussi impassible que souriant. Comment allait-elle réagir ? Et lui, que pouvait-il faire ?

( A suivre )



9
Lorsque l'adolescent serra la jeune femme contre lui, cette dernière sentît la forte protubérance lui déformant la braguette. Outre qu'elle s'aperçut que le garçon portait un pantalon, Diane comprît que sa virilité ne supporterait pas longtemps d'être emprisonnée en ce carcan de tissus. Aussitôt, la jeune femme ressentît un puissant appétît sexuel surgir entre ses jambes. Esclave de son vagin, elle n'aurait d'autre choix bientôt, que d'accueillir ce beau garçon lui plaisant tant.

Si elle avait refusé d'aller à ce rendez-vous, ou même congédié le jeune homme, sans doute serait-elle resté célibataire quelques temps encore, le temps de trouver un homme, " son " homme, pour ses trente ans. Mais voilà, maintenant c'était trop tard ; l'occasion s'était présentée plus tôt que prévu, et elle ne pouvait plus renoncer. Diane s'était attachée à Gaëtan, et ne voulait plus le lâcher.

Rester à lui faire comprendre sa soif de volupté ; pas facile pour une femme d'exprimer son envie de sexe à un homme, sauf à passer pour une nymphomane ou une prostituée. Et la réciproque n'est pas convenable non plus, sous peine d'être catalogué libidineux. Mais Diane ne réfléchît point en ces circonstances : elle était une femme amoureuse, et comme ses consoeurs en pareille situation, les mots sortent de la bouche sans filtre :

_ Gaëtan, murmura-t'elle d'une voix frénétique, tu m'excites. Tu ne peux pas savoir comment. Je te veux... Tout de suite...
_ Diane, j'ai peur.
_ Qu'est-ce qu'il y a ?
_ J'ai envie de toi, moi aussi, mais ces envies me dépassent. J'ose même pas te les dire, c'est dire...
_ Moi aussi, j'ai des envies qui me dépassent. Ca fait plusieurs nuits que je me tripote l'abricot, quand je pense à toi. C'est trop fort !
_ C'est vrai, ça ? Tu te branles ?
_ Qu'est-ce que tu crois ? Y'a pas que les mecs pour faire ça !
_ Mais tu fais comment ?!

La jeune femme s'esclaffa, avant de lui répondre :

_ J'approche mon majeur de mon minou, je fais lentement le tour de mon clitoris, j'accélère au fur et à mesure que la fièvre monte, je diminue pour la faire redescendre, je ré-accélère... et ainsi de suite. Et je me triture jusqu'à l'orgasme.
_ Et comment tu le sais, que tu vas atteindre l'orgasme ?!
_ Mais c'est l'orgasme qui vient à moi, chéri. Les cuisses qui tremblent, le ventre en feu, et mon bassin qui me soulève comme si j'étais une plume... Je ne me sens plus dans ces moments-là... Mhhh... Rien que de t'en parler, j'ai envie de baiser...
_ Et... ça marche ?
_ Oh oui, que ça marche ! Et ça marche encore mieux quand je m'enfonce deux doigts dans le fourreau... C'est là que j'ai vraiment besoin d'une bite dans ma chatte... Le " top ", c'est vraiment quand la queue me fourre jusqu'à profond... Oh ouiii...

Devant des propos d'une telle audace, l'adolescent resta bouche bée. Diane reprît alors la parole, articulant chacun de ses mots distinctement, d'une voix envoûtante pour hypnotiser le jeune homme :

_ J'ai envie de faire " ça "... Suis-moi...

Elle lui prît la main, et voulût l'entraîner dans son sillage. Mais le garçon, transi, résista. Il avait vraiment peur, et le dit :

_ Diane, j'ai jamais fait ça.
_ C'est normal, tenta-t'elle de le rassurer.
_ J'ai vu un " porno ", l'autre jour. Les hommes et les femmes crient comme des bêtes. C'est pas normal...

La jeune femme aurait voulu lui expliquer que les films X ne reflètent pas la réalité, et que les actrices et acteurs ne sont que des majeurs acceptant, autant le dire carrément, de se prostituer devant une caméra. Mais Diane ne voulait pas perturber davantage l'adolescent, ni lui infliger une leçon de morale ; elle répondît évasivement :

_ Si les hommes et les femmes crient pendant l'amour, c'est que ça leur fait du bien. Voilà...
_ Est-ce que ça fait mal ?
_ Je voulais dire... Quand on met... On met...

Le jeune homme n'osait pas employer les mots-tabous. Diane lui épargna alors cette peine :

_ Une queue dans un vagin ? Non, aucune douleur...
_ Et moi ?
_ Toi ?
_ J'aurais mal ?

Aussi émue par sa timidité, que touchée par le bien-fondé de ses questions, elle lui répondît le plus sincèrement du monde, avec un large sourire pour le mettre en confiance :

_ J'ai plein d'amies qui sont en couple. Elles font toutes l'amour, et jamais leurs compagnons ne se sont plaint d'avoir eu mal lors des rapports...
_ Et toi, justement... Si tu me faisais mal... Je veux dire... Sans le faire exprès...
_ Non, impossible...
_ Qu'est-ce que t'en sais ?!

Une fois encore, Diane s'en sortît par une pirouette, improvisant sur le fil une réponse des plus inattendues :

_ Si mon vagin faisait mal, comme tu dis, c'est moi qui souffrirait le plus. Car, chaque fois que je me masturberais, c'est bien mes entrailles qui se serreraient, non ?!

Ecoutant attentivement la démonstration, le garçon ne répondît rien. Et Diane poursuivît :

_ Et donc, si j'avais mal, crois-tu vraiment que je proposerais à un homme de le faire souffrir avec moi ?

Gaëtan restait silencieux. La jeune femme insista :

_ Est-ce que je ferais, Gaëtan ?! Réponds-moi !

Diane était sincère, et ne cherchait pas à mentir. Son coeur de femme cherchait seulement à lui donner le courage de se lancer dans l'aventure, avec elle, et en toute conscience. Inquiète, elle attendait les paroles de son ( peut-être ) futur amant ; les secondes lui semblèrent des heures.

_ Non, Diane, articula-t'il enfin. Tu ne le ferais pas.

Enfin rassurée, Diane l'encouragea en douceur :

_ Alors, il faut se faire confiance. Tu comprends ?

Le garçon opina du chef.

_ Je ne te veux pas de mal, conclût-elle.

Et sitôt la discussion terminée, Diane prît le jeune homme par le bras, ce dernier se laissant emmener docilement.

_ Où on va ? demanda-t'il.
_ Chez moi. Ca te va ?
_ Oui, oui...

Et le couple nouvellement formé refît le trajet inverse, celui de la jeune femme seule, à l'aller. Toutefois, cette dernière fît un détour de dernière minute. Empruntant un chemin menant au grand parc municipal, Diane fît découvrir à son compagnon la beauté des arbres, histoire de le décontracter :

_ J'aime l'automne, lui dit-elle, pas toi ?
_ Moi aussi, j'aime l'automne. Tout est si différent...
_ Et si paisible...

Le soleil de novembre arrosait silhouettes d'arbres et bâtiments d'une dorure flamboyante, leur conférant un " habit " aussi romantique
qu'éphémère. Progressant sous les colosses végétaux, Diane et Gaëtan foulaient les feuilles de platanes, de chênes et de tilleuls, étalées sur leur passage. Gaëtan, mis en confiance, se livrait désormais ; Diane lui livrait quelques souvenirs... Bientôt, elle et lui abordèrent leurs vies, parlant de leur avenir... Leurs pas les menèrent alors à travers les allées intérieures du parc, délimitées par de grandes haies. Tous deux marchaient sereinement, lorsque Diane s'arrêta brusquement.

_ Qu'est-ce qu'il y a ? demanda le garçon.
_ Chut ! siffla-t'elle entre ses dents.

La jeune femme fît alors signe au garçon, encore décontenancé, de la suivre sans bruit ; derrière une des haies, se trouvait un chemin extrêmement étroit, menant à un minuscule bâtiment. C'était un vieil abri en pierre, plus ou moins délaissé avec les ans. Diane avait entendu des bruits faibles, mais insolites, provenant de sa direction. Il y avait une minuscule ouverture dans le mur, et la jeune femme fît de nouveau signe à l'adolescent, de jeter un coup d'oeil discret cette fois-ci, à l'intérieur. Ce qu'il vît alors le saisît, autant surpris par l'ouïe fine de la jeune femme, que sidéré par le spectacle s'offrant à lui.

Un homme debout, la trentaine, haletait à l'intérieur. Le visage rouge écarlate, il suffoquait à puissants soupirs. A genoux devant lui, une jeune rousse du même âge, aux longs cheveux bouclés s'étalant sur ses épaules, lui cachant le visage. De sa bouche experte, elle suçait l'organe viril déployé hors de la braguette, avec incontestable ardeur. Christelle, c'était son prénom, émettait de petits grognements excitants se mêlant à des bruits de succion intenses, produisant ainsi une étrange et envoûtante mélodie. Portant un long manteau, grand ouvert sur son corps nu, l'homme pouvait voir entre deux transports ses seins voluptueux, gonflés d'excitation sexuelle, pointant aussi fièrement que sa grosse queue. Sa vulve, imprégnée de cyprine depuis un long moment déjà, ne demandait qu'à être fourrée en profondeur, et ramonée avec soin.

Mais Christelle aimait faire durer le plaisir, quitte à en ressortir frustrée à l'extrême. La jolie rousse était en effet une passionnée de fellations, son bon plaisir étant de tester toutes les queues possibles. Elle était même parvenue à établir un classement général, toutes catégories confondues, qu'elle avait malheureusement perdu entre-temps. Il faut dire que la jeune femme notait ses impressions sur des feuilles volantes, et que, prise dans le feu de l'action, la fellatrice perdait le fil de ses notations, quelque peu subjectives, faute d'une méthodologie rigoureuse.

A son tour Diane, contemplant le spectacle, fût choquée. Pensant avoir surpris un couple d'amoureux s'embrassant tendrement, et voulant le montrer au jeune homme, ce fût finalement un spectacle pornographique s'offrant à elle aussi. A la fois fascinés et révulsés par ce qu'ils virent, Diane et Gaëtan restèrent immobiles, buvant jusqu'à la dernière goutte un numéro n'ayant plus de fin. Comme paralysés, tous deux voyaient l'action dans son ensemble, iréelle, à la puissance subjective intense, et interminable.

Christelle faisait glisser lentement ses lèvres sur le mât brûlant, pilier de plaisirs enfin accessibles : chaque nouvelle bite était pour elle une découverte ; la jeune femme pouvait même deviner la psychologie d'un homme rien qu'en le suçant. Et celui-ci semblait tout à fait à son goût. Il émettait des grognements de plus en plus forts, et elle aimait en moduler la puissance, à mesure que la gâterie se poursuivait.

C'était peut-être ce que la fellatrice aimait le plus dans son art : entendre des cris masculins dans leurs capacités, comme leurs diversités. Sa langue et ses lèvres expertes arrachaient aux propriétaires des phallus irradiés, des surplus d'énergie sonore l'abreuvant de bonheur. Christelle aimait cette queue, dont elle avait rencontré le possesseur il y a peu, pourtant. En parfaite connaisseuse, elle en explorait le moindre centimètre carré sur le pourtour, absorbant chaque centimètre cube jusqu'à la garde.

Le gland spongieux, les vaisseaux et les veines... Et surtout... Surtout... Cette chaude, et brûlante ardeur, des corps caverneux enfiévrés, remplis de sang bouillonnant... Tout ce que la jeune rousse aimait dans un homme... La fellatrice en parlait à ses rares amis, dans la confidence, avec un luxe de détails et une exaltation tels que ces dernières, manquants de s'évanouir sur place,  étaient si chamboulées, qu'une fois rentrées dans leurs appartements, elles se masturbaient alors frénétiquement, jusqu'à se démolir l'abricot.

( A suivre )

10
En cette froide journée de novembre 2007, la ville bruissait de rumeurs. La fête foraine, installée depuis peu sur la grande place, faisait entendre sa musique et ses cris de joie. C'était la fin des vacances scolaires, et les familles profitaient des derniers jours de loisirs ensemble.

C'était un samedi d'automne ensoleillé, aux rayons dorés de fin d'après-midi, qui échauffent les coeurs. Les rues étaient encore noires de monde, les passants profitant des dernières lueurs du soir avant de rentrer chez eux. Aux terrases des cafés, l'on refaisait le monde ou on évoquait les derniers évènements familiaux et amicaux. Pour beaucoup de jeunes gens, c'était l'occasion des dernières rigolades entre potes, et pour les jeunes couples, les derniers moments tendres avant la reprise des cours.

D'autres profitaient également de leur place privilégiée en terrasse, pour observer le spectacle de la rue, en autant de saynètes multiples, aux scénarii inépuisables. Entre klaxons de voitures, passants pressés, ou retrouvailles inopinées... Quelques-uns prenaient le temps d'observer la foule coulant le long des trottoirs, dense et compacte. L'occasion pour les amateurs d'observer les femmes, que se soit les étudiantes de vingtaine, les trentenaires épanouies, ou les mûres quadragénaires...

Mais, au milieu de ces défilés de parkas et anoraks, qui aurait prêté attention à Diane, vingt-sept ans, marchant au milieu de tous ces anonymes, plus pressée encore. Certes, des regards se détournaient parfois pour la regarder. Mince, mesurant un mètre soixante cinq,
avec ses longs cheveux bruns en flots dans le dos, elle était la beauté inaccessible. Son visage aux traits fins, ses sourcils droits et ses yeux lumineux, son nez grec et ses lèvres fines... Tout cela en faisait une Aphrodite vivante, une Galathée qu'un Pygmalion malchanceux eût laissé échapper de son atelier.

Mais Diane était trop préoccupée pour prêter attention aux regards masculins. Béret noir vissé sur la tête, ses yeux scrutaient les alentours au fil de sa progression ; elle semblait chercher quelque chose... ou quelqu'un. Sa jupe longue et ample, imprimée bleu foncé, s'envolait au fil de ses pas, dévoilant à peine le bout de ses bottes. Sur ses épaules, une veste de cuir noir grande ouverte, dévoilant un pull rouge moulant ses formes. Autour de son cou, une écharpe multicolore que la jeune femme s'était passée, espérant cacher cette poitrine volumineuse faisant paradoxalement sa fierté, mais aussi parfois son embarras.

Pressée par le temps et les évènements, Diane s'était habillée en vitesse. Elle avait enfilé à même le buste son pull-over rouge, ses seins pointant dessous majestueusement, tétons dardant à travers la laine, provoquants. Corps droit et pas assuré, la déesse de la ville poursuivait ainsi son chemin, faisant balloter ses seins au rythme de la marche. Trois lycéennes se retournèrent sur son passage, admirant sa beauté et espérant, peut-être vainement, un jour lui ressembler. Plusieurs adolescents s'extasièrent dans son dos, espérant l'avoir dans leur lit, pure vanité là aussi.

Mais si les uns et les autres pouvaient savoir la raison pour laquelle cette jeune femme, si pressée et inquiète, regardait tout le temps autour d'elle, toutes et tous en seraient sidérés. Diane, professeur d'anglais au lycée privé de la ville, le lycée Saint-Thétique, se rendait à un rendez-vous, et pas n'importe lequel... Puisqu'il s'agissait de l'un de ses élèves, Gaëtan, quinze ans, en classe de Seconde. Telle une bête traquée, la jeune femme ne cessait de scruter, de chercher, de dépister la moindre anomalie autour d'elle ; sa hantise étant d'être repérée par une tête connue pouvant rapporter le moindre de ses faits et gestes par la suite.

Diane était prise entre deux feux ; depuis qu'elle avait pris son poste il y a deux semaines, en remplacement d'un professeur en arrêt-maladie, et que leurs regards s'étaient croisés, l'un et l'autre avaient senti l'émoi traversant leurs coeurs, infiniment puissants. Leurs nuits suivantes en fûrent bouleversées. Diane dût se masturber plusieurs fois, tant sa vulve la torturait, et Gaëtan se branla avec tant de force, qu'il éjacula sur la sol de sa chambre... Leurs corps n'en pouvaient plus de se sentir séparés, tous deux devaient se retrouver ; mais comment, et dans quelles conditions ?

Essoufflée, la jeune femme devenait angoissée ; et sa nervosité était perceptible désormais. Retrouverait-elle le jeune homme au lieu convenu, et sans témoins gênants ? Et surtout, comment  ferait-elle comprendre ses sentiments, et davantage encore, vis-à-vis de lui ; aucun des deux n'étaient parvenus à franchir le pas, maladroits l'un comme l'autre : elle, chamboulée par une passion si intense qu'elle en perdait ses moyens ; lui, trop timide, car impressionné par cette femme puissante.

Au détour d'un couloir, Diane lui avait cependant demandé son numéro de portable. Et l'avait obtenu à la va-vite, entre deux cours, juste avant qu'une horde de lycéens ne déferle, compromettant les futurs amants. Risquant le tout pour le tout, elle l'avait contacté. De longues conversations téléphoniques s'engagèrent alors, les faisant chavirer un peu plus chaque jour. A la voix tremblante du garçon, répondait celle, suave, de la jeune femme. L'émotion fût trop forte et, ne pouvant plus supporter la pression, tous deux convînrent d'un rendez-vous pour se retrouver en dehors du " bahut ".

Malgré tout, Diane demeurait inquiète. Marchant à vive allure, le souffle court, elle décida de faire un arrêt, d'autant qu'elle n'était plus très loin du lieu de rendez-vous. Il y avait un jardin public, non loin de là, et des bancs libres s'y trouvant. Personne à l'horizon. Elle s'assît. Enlevant son sac à bandoulière, qui pendait en sautoir, elle y plongea la main dedans, vérifiant qu'elle n'aît point oublié la boîte de préservatifs, achetée deux jours auparavant au supermarché, la jeune femme se demandant quand et comment les envies intimes se manifesteraient... Ceci fait, elle chercha son " Blackberry " qu'elle sortît aussitôt. Pianotant sur le clavier, la jeune femme envoya un " texto " :

_ Gaëtan, c'est moi, où t'es ? Y'a du monde ? Réponds-moi.

A peine eût-elle rangé son portable, qu'il vibra aussitôt. Diane lût la réponse :

_ Je suis là, personne d'autre. Viens.

Elle rangea alors son téléphone, songeuse. En lisant le dernier mot " Viens ", un trouble l'envahît alors, une intense chaleur qu'elle n'avait plus ressentie depuis la fin de ses études secondaires, avec son petit ami d'abord. Après avoir surpris ce dernier, embrassant à pleine bouche une autre fille, Diane l'avait laissé tomber. Des années après, elle redevenait donc lycéenne, à la fois impatiente et inquiète de reprendre un nouveau chevalier servant.

Elle reprît sa route, et quitta le jardin public. Après avoir longuement marché, la jeune femme arriva à proximité du lieu de rendez-vous. C'était d'abord un vaste parking, entouré d'arbres, situé juste derrière la gare SNCF, qu'elle traversa sans s'attarder. Il y avait là plusieurs issues, et Diane emprunta celle passant entre deux bâtiments pour arriver vers une ancienne briqueterie, transformée depuis en médiathèque. Il y avait là un recoin caché par une grande haie, endroit bien connu d'amoureux depuis des années. Lorsque la jeune femme s'avança, elle vît le garçon en surgir.

Comme libérés d'un poids immense, Diane et Gaëtan s'élancèrent l'un contre l'autre, se serrant avec force dans leurs bras impatients :

_ Enfin !!! s'écria la jeune femme, au risque d'être entendue dans tout le secteur.
_ Ohhh... Tu m'as manquée... grogna le garçon.
_ Toi aussi... murmura-t'elle.
_ Je voulais te dire... Quelque chose...
_ Quoi donc, mon chéri ?

Le jeune homme tenta de parler, mais il balbutiait. Diane était à nouveau inquiète. Qu' allait-il se passer ? Allait-elle apprendre une mauvaise nouvelle ?

_ Voilà, tenta d'articuler l'adolescent... Je ne sais pas comment... Le dire... Voilà... Je... Je... Quelque chose me trouble... Je me rapproche de toi... J'ai envie de... de... C'est plus fort que moi... Quelque chose... Plus je suis avec toi, plus je me découvre...

Gaëtan ne pût en dire plus, tant il craignît d'avoir été direct, malgré les précautions de langage. Il se tût, redoutant désormais la réaction de Diane. Mais la jeune femme, en l'entendant parler, sentît une puissante chaleur lui monter dans le corps, et une fulgurance inattendue, gagner son cerveau. A peine eût-il fini, qu'elle se mît à crier, comme prise d' orgasme intense :

_ OUIII !!!!!!!! J'ai envie de toi !

Et sans lui laisser le temps de répondre, collant ses lèvres aux siennes, elle l'embrassa à pleine bouche. Diane avait saisi la tête du jeune homme entre ses mains, et ce dernier l'entoura dans ses bras, par la taille. Leurs langues se télèscopèrent longuement, affamées, et leurs souffles puissants les stimulaient d'autant. Leurs mains baladeuses exploraient leurs corps de caresses sensuelles, et insistantes, comme si tous deux craignaient de ne jamais se revoir. Rouges de passion et bouillants d'amour, leurs paupières se maîntinrent écarquillées, dévoilant des pupilles dilatées et autant d'iris flamboyants ; leurs regards s'exprimant mutuellement leur fortune et leur avenir, le définissable comme l'infini.

( A suivre )








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